Participer à la campagne crowfunding de FoodWise Madagascar

Les actualités à Madagascar du Jeudi 31 Décembre 2020

Modifier la date
Midi Madagasikara820 partages

St-Sylvestre : Stéphanie en reine du réveillon 2020

Stéphanie confirme son statut de star incontestée de la variété malgache en cette fin d’année.

Après trois ans de réveillon loin de la capitale, la chanteuse Stéphanie revient ce soir en force pour célébrer la Saint-Sylvestre et tout cela en tête d’affiche. D’un autre côté, ces festivités du dernier jour de l’année servent d’évaluation de la renommée des artistes de la chanson malgache. Et cette année, la belle Stéphanie remporte haut la main le trophée.

Puisqu’elle est sollicitée de partout, dont deux soirées exceptionnelles chez « Yandy By Pass » pour le « plus grand réveillon de Tana ». Et une autre à l’espace Lion d’Or à Anosiavaratra. Les deux événements débutent à 21 heures. Stéphanie, en tant que tête d’affiche est rompue à ce genre d’exercice, sauter de scène en scène et garder le contrôle total de sa musique.

Pour la chanteuse, c’est aussi une très belle manière de retrouver ses marques dans la capitale. Cette année, malgré le confinement dû à la crise sanitaire, elle a pu livrer deux tubes à ses inconditionnels. Avec « Iha malay », sorti en mai, son clip a recueilli plusieurs dizaines de milliers de vues. Elle refait la même prouesse avec « Ny vehivavy », une chanson engagée pour les droits de la femme, récoltant au passage plus de 80 000 vues.

Pour les deux soirées tananariviennes de ce soir donc, elle sera épaulée par Elidiot, Tinah, une autre princesse de beauté et Mario au Yandy By Pass. Tandis que Firmin et Big Mj seront à ses côtés au Lion d’Or. Des moments bien choisis pour entendre à nouveau les « ‘zah aminao », « Mila fitiavana », « Anao aho » et d’autres encore.

Maminirina Rado

Midi Madagasikara49 partages

Tennis de table-Championnats nationaux : Joli doublé du club Jovena 

Lino Razafindralambo décroche son deuxième titre de champion de Madagascar en 1série  A individuel, après celui obtenu en 2015.

Lino Razafindralambo et Rondro Rajaonah sont les nouveaux champions de Madagascar de tennis de table en première série,  version 2020. Les pongistes d’Analamanga ont dominé les débats lors de ce sommet national.

Les titres changent de main. Les championnats de Madagascar de tennis qui ont duré quatre jours au Palais des Sports Mahamasina ont connu leur dénouement hier, avec la domination des grands pongistes. Pourtant, les tenants de titres de l’an dernier n’ont pas pu conserver leurs couronnes en perdant en demi-finale et en finale. Les nouvelles références du tennis de table malgache sont désormais Lino Razafindralambo en première série masculine tandis que Rondro Rajaonah chez les dames. Tous les deux sont des licenciés du club Jovena Analamanga.

A 27 ans, Lino Razafindralambo, le numéro Un malgache de tennis de table retrouve les sommets au niveau national et confirme sa place dans l’équipe nationale. Il a décroché son deuxième titre de champion de Madagascar, qui l’a échappé depuis quatre ans. Il a mis fin à la malédiction après avoir détrôné Setra Rakotoarisoa, le champion de Madagascar en titre en demi-finale mardi, et s’est imposé face à Jimmy le chinois du club Acacia, lors de la finale d’hier.

En effet, Lino a défait ce champion d’Analamanga en titre en sept manches (11-7; 5-11; 11-8; 9-11; 7-11 ; 11-7 ; 11-9). Lors de ce dernier match, on s’attendait à un duel palpitant et on n’était pas déçu. La première manche fut remportée par Lino, à l’issue d’un combat qui a tourné court. Il a ensuite subi la très belle réaction du Chinois, lors de la deuxième manche. Il avait un peu perdu sa concentration mais s’est très vite repris et revenait au jeu. Incisif, Jimmy confirmait sa domination dans les cinquième et sixième manches. Lino ne baissait pas de rythme et conclut l’affaire en termes de septième manche très serrée. «La pression était belle et bien là, mais il a fallu que je garde ma concentration au maximum, et de jouer toutes les balles point par point. J’avais l’impression de jouer à une rencontre internationale. Mon avantage c’est que j’étais en Chine pour le stage en 2019, d’autant plus que je n’arrêtais pas de m’entraîner durant l’épidémie de Covid-19. Remporter mon deuxième titre était toujours mon objectif, et maintenant, j’en suis très heureux », a déclaré le champion.

Nicky du club Acacia a confirmé son hégémonie en s’imposant face à son coéquipier Dadane par 3 sets à 2 en 1ère série hommes B. Narindra du club ASA a défait Raitra celui du CRJS Atsinanana sur le score de 3 sets à 1 et est sacré champion en 2e série hommes, tandis que le titre de la 3e série a été arraché par Kanto du Galaxy Young en éliminant Mickael du Gecko Sport en finale.

Chez les hostilités féminines, la finale 1ere série était jouée par les deux pongistes du club Jovena. Rondro Rajaonah était sacrée championne en s’imposant face à Tiana Ratsimbazafy, la championne en titre, sur le score de 3 sets à 2. Océane du CRJS a remporté le titre en 2e série dames, après avoir battu Rotsy celle de Galaxy Young par 3 sets à 0.

Manjato Razafy

Midi Madagasikara8 partages

Les Malgaches sans Illusion sur leur avenir

Dernier jour de l’année 2020. C’est sans regret que l’on va quitter cette deuxième décennie du 21ème siècle qui nous a beaucoup éprouvés. Ces 12 mois qui se sont écoulés ont été certainement les plus durs que nous avons vécus depuis le début des années 2000. Nous n’étions pas encore remis des séquelles de la crise de 2009 et après le quinquennat de Hery Rajaonarimampianina, Andry Rajoelina entamait le sien, avec beaucoup de promesses à la clé. Et nous sommes de nouveau entrés dans une crise sanitaire qui nous a tous éreintés. Les conséquences ont été désastreuses. Et l’on ne sait pas dans combien de temps nous allons pouvoir nous en relever. C’est avec  une certaine lucidité que l’on doit appréhender l’avenir qui nous attend.

Les Malgaches sans Illusion sur leur avenir

Les Malgaches ne vont pas faire bombance ce soir et demain. Seuls les privilégiés pourront festoyer et accueillir la nouvelle année en trinquant. La majorité de la population restera chez elle et fera un repas  frugal. Les commerçants n’ont d’ailleurs pas caché leur désappointement devant la baisse de leur chiffre d’affaires.  Les temps sont durs pour tout le monde. Les bourses sont vides. L’Etat, lui-même, doit faire face à de nombreuses échéances et est en train de chercher les moyens financiers nécessaires pour y faire face. Les entreprises du secteur privé sont dans leur majorité en cessation d’activité. Le discours du chef de l’État ce soir devrait être un appel à l’unité dans l’épreuve  et comporter un message d’espoir. Les citoyens vont l’écouter sans illusion car ils connaissent la situation. Ils  aborderont  la nouvelle année avec la résignation dont ils ont fait preuve depuis. Les jours à venir sont  incertains, l’incertitude viendra de l’évolution de l’état sanitaire du pays , des aléas climatiques subis par la Grande île et par ricochets des nouveaux dégâts matériels qui en résulteraient. Ils savent  que de nombreuses difficultés les attendent. Néanmoins, ce soir et demain, ils  essaieront  de passer d’agréables moments en  famille .

Patrice RABE

 

Midi Madagasikara8 partages

Nouvelles souches de la Covid-19 : L’OMS appelle à une plus grande surveillance en Afrique

Avec la récente apparition dans la Région africaine de nouvelles souches de la Covid-19 qui semblent avoir une transmissibilité plus forte, l’OMS appelle les pays à renforcer la surveillance afin de détecter les nouvelles mutations. Pour rappel, l’Afrique du Sud a récemment détecté une nouvelle souche du SARS-CoV-2, qui semble se transmettre plus facilement et est probablement liée à l’augmentation actuelle d’infections dans le pays. «L’apparition de nouvelles variantes de la Covid-19 est un phénomène courant. Néanmoins, celles avec une vitesse supérieure de transmission ou une potentielle pathogénicité élevée sont préoccupantes.. », a déclaré Dr Matshidiso Moeti, directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique. Et d’ajouter : « Alors que la surveillance et la détection de la COVID-19 sont des éléments cruciaux de la riposte à la pandémie, les mesures de santé publique telles que le lavage des mains, la distanciation physique et le port du masque demeurent essentielles pour limiter les infections. Les mesures actuelles de prévention sont aussi efficaces pour les nouvelles souches de SARS-CoV-2». Les nouvelles variantes sont apparues alors que les infections à la Covid-19 sont en augmentation dans les 47 pays de la Région africaine de l’OMS, approchant le pic atteint en juillet 2020. Au cours des 28 derniers jours, l’Algérie, le Botswana, le Burkina Faso, la RDC, l’Éthiopie, le Kenya, la Namibie, le Nigeria, l’Afrique du Sud et l’Ouganda ont enregistré les plus hauts nombres de nouveaux cas, représentant 90 % de toutes les infections de la Région africaine.

Midi Madagasikara3 partages

Grande muette : Grogne dans les rangs 

Une autre tournure d’un malaise au sein de l’armée risque toujours de créer des vagues.

Le ministère de la Défense nationale a adopté une nouvelle stratégie depuis 2019 pour sécuriser les zones rurales classées rouges en matière d’insécurité. Les « zones rurales prioritaires de sécurité » (ZRPS) ont été mises en place. Plusieurs centaines  d’éléments issus de l’armée ont été déployés depuis 2019, à cet effet, pour renforcer les forces de sécurité locales. Près de 500 éléments auraient été déployés pour assurer ces missions de sécurisation au niveau des « zones rurales prioritaires de sécurité ». La ZRPS Delta est implantée à Tsaratanàna et dans la zone Nord du pays, la ZRPS Bravo dans la région Vakinankaratra, la ZRPS Charlie pour les régions du Bongolava et Menabe et la ZRPS Alpha pour Ihosy. Et les résultats ont été conséquents et l’insécurité a baissé, a toujours rapporté le ministère de la Défense nationale.

600 000 ariary. Mais la situation du paiement des indemnités de ces troupes dépêchées dans les ZRPS risque de noircir le bilan de cette nouvelle stratégie. Ils sont encore nombreux qui n’ont pas reçu la moindre ariary d’indemnisation depuis le début de la mission en 2019, nous a-t-on révélé. Une indemnité quotidienne qui s’élève à 20 000 ariary par personne et que beaucoup n’auraient pas encore eu leur part. Un militaire touchera ainsi l’équivalent d’environ 600 000 ariary pour un mois de mission au niveau des ZRPS. Pourtant, la réalité semble être différente. « Nous avons fait presque 8 mois de mission dans une ZRPS, mais nous n’avons jamais perçu nos indemnités jusqu’à présent », nous a confié un militaire qui a terminé en septembre 2019.

Malaise. La situation risque de créer un malaise au niveau de l’armée. « Nous avons essayé d’interpeller nos supérieurs sur notre cas, mais en vain », a lâché le militaire. Et, au bout de plusieurs mois de missions, sans avoir perçu la moindre ariary d’indemnités, elle commence à être insupportable pour certains. La grogne commence alors à monter dans les rangs de la grande muette. Des attroupements ont été constatés, hier, au niveau du camp du Capsat à Fiadanana. « On a entendu qu’on allait être payé aujourd’hui », nous a-t-on confié. Mais ils sont rentrés bredouille. Aussi, la prime exceptionnelle promise par le président de la République, en août dernier, pour les troupes des ZRPS, fait également des bruits parmi les hommes en treillis.

Prime. Le Chef de l’Etat a fait une descente à Tsaratanàna, en août dernier, pour équiper la ZRPS Delta et a annoncé une prime pour les éléments déployés. « A la fin de leur mission, chaque élément ayant obtenu de bons résultats en matière de lutte contre l’insécurité, bénéficiera d’un avancement exceptionnel et d’une prime exceptionnelle », a-t-il annoncé. Pourtant, seules les premières vagues envoyées en 2019 auraient reçu ces primes, nous a-t-on toujours indiqué. Pour les autres troupes, le paiement fait encore défaut. Et « on ne sait pas à quel niveau se situe le blocage du paiement de cette prime », a ensuite soulevé un militaire. Les factures des arriérés d’indemnité et de primes semblent être alors salées pour le compte du ministère de la Défense nationale.

Rija R. 

Midi Madagasikara3 partages

Réinsertion des détenus : Des formations certifiantes dans les prisons 

Jean Eric est très fier d’avoir obtenu son attestation pour la formation en mécanique.

Dorénavant, les détenus bénéficieront d’une formation professionnelle dispensée par le ministère de l’Enseignement technique. Les entreprises sont également appelées à appuyer ce projet pour la réinsertion professionnelle des prisonniers 

Des prisons productives. C’est le défi lancé par l’Etat à travers la mise en œuvre des projets de réinsertions professionnelles au profit des prisonniers. L’objectif étant de faire en sorte qu’ils deviennent autonomes et retrouvent leur place dans la société après leur libération. C’est dans ce sens que le ministère de la Justice a collaboré avec le ministère de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle pour la formation de 30 prisonnières et 18 détenus mineurs à la prison d’Antanimora. Certains d’entre eux ont pu renforcer ce qu’ils avaient déjà acquis en dehors des prisons. C’est le cas pour Jean Eric, âgé de 16 ans et qui a suivi une formation en mécanique auto. « Avant mon incarcération, j’avais déjà travaillé dans le garage de mon oncle en tant qu’apprenti. A ma sortie de prison qui est prévue en février 2021, je compte bien gagner ma vie en exerçant le métier de mécanicien », se félicite-t-il. Son cas n’est pas isolé car la majorité des détenus formés sont plus que jamais déterminés à prendre leur vie en main après la cérémonie de remise de leur attestation qui s’est tenue hier, à Antanimora.

Centre d’atelier. Cette formation ne se limitera pas seulement à Antananarivo mais le projet s’étendra sur tout le territoire national. Dans un premier temps, des centres d’ateliers seront mis en place à Antanimora, Moramanga et Toamasina, selon le Directeur général de l’administration pénitentiaire (DGAP) , Ranaivo Andriamaroahina Tovonjanahary. « L’idéal est que dès l’entrée en détention, on commence à préparer la sortie. Les détenus bénéficient également d’une formation en développement personnel pour booster leur créativité et pour qu’ils puissent améliorer leurs relations avec les autres », a-t-il souligné.

Implication des entreprises. La stigmatisation des détenus sortants d’incarcération a été toujours un réel problème. Ils sont certes encouragés à créer des emplois mais certains d’entre eux souhaitent également s’intégrer dans les entreprises. Le ministère de la Justice est actuellement sur le point de chercher des partenariats pour la mise en œuvre de ce projet. Le directeur de la formation professionnelle qualifiante auprès du ministère de l’Enseignement technique et professionnel, Jean Jacques Randrianandrianina, quant à lui, a fait savoir que des efforts seront mobilisés pour la diversification des formations dispensées aux détenus. Pour le moment, la formation en cuisine et en mécanique auto sont les plus prisées.

Narindra Rakotobe

Midi Madagasikara2 partages

Devises : L’ariary termine l’année, en dépréciation

L’ariary était en difficulté cette année.

Les impacts négatifs de la crise sanitaire se sont particulièrement ressentis sur les cours des changes où l’ariary s’est déprécié

Une année difficile. 2020 l’a été pour la monnaie nationale qui a connu une fois de plus une dépréciation.

Assèchement

A la clôture de la dernière séance du marché interbancaire des devises de l’année, l’euro était à 4722 ariary alors que  le dollar affichait un taux de change de 3860 ariary. Pour rappel, l’euro a démarré cette année à 4105 ariary et le dollar à  3670 ariary. En moyenne et selon le dernier rapport de la Banky Foiben’i Madagasikara (BFM), l’Ariary s’est déprécié respectivement de 7,4% par rapport au dollar et de 12% par rapport à l’euro.  L’ampleur de cette dépréciation s’explique notamment par le fait que le dollar s’est lui-même fortement déprécié par rapport à l’euro. Mais il y a également eu l’assèchement des recettes d’exportation liées à la vanille,   des produits miniers et du tourisme, ou encore la régression des approvisionnements des comptes des entreprises minières. En tout cas, cette dépréciation de l’ariary a notamment provoqué une hausse généralisée du coût de la vie.

Niveau suffisant

Mais la situation n’est pas aussi désespérée qu’on peut le croire. D’après la Banque Mondiale, dans son dernier rapport économique sur Madagascar,   la Banque centrale a été en mesure de gérer la dépréciation de l’Ariary et de maintenir les réserves de change à un niveau suffisant ». « La baisse des recettes d’exportation s’est trouvée partiellement compensée par celle de la valeur des importations, provoquée par le repli de la demande en biens d’investissement et l’effondrement des prix du pétrole (dont les importations représentent 18 pour cent des importations totales). En 2020, le déficit de la balance courante s’est toutefois creusé pour atteindre 4 pour cent du PIB, tandis que les investissements directs étrangers (IDE) se sont affaiblis (Figure 11 ; Tableau 3). La Banque centrale a doublé ses achats nets de devises par rapport à 2019 afin de contenir les pressions sur les marchés de changes. Malgré ces interventions, le niveau de réserves de change est resté confortable grâce aux flux de devises liés aux appuis d’urgence des partenaires techniques et financiers. Si Madagascar possède un régime de change flexible, sa Banque centrale a également pour mission de veiller à la stabilité de la monnaie au moyen d’interventions ciblées ».

Recueillis par R.Edmond.

Midi Madagasikara1 partages

Fêtes de fin d’année : Fossé grandissant entre riches et pauvres

Malgré les effets néfastes de la crise sanitaire, chaque ménage va fêter le réveillon du nouvel an comme il se doit et selon ses propres… moyens.

Le prix d’entrée dans les soirées de la Saint-Sylvestre varie de 450 000 Fmg à 1 million de Fmg. Le tarif maximum représente donc l’équivalent du SMIG pour les fonctionnaires. Un mois de salaire à dilapider en une seule soirée, sans compter les dépenses en sus telles que le prix des boissons, les costumes et le coût du transport. Pourtant, il s’agit du prix d’entrée pour une seule personne. Les dépenses de la soirée pourraient donc s’élever jusqu’à 10 millions de Fmg (2 millions d’Ariary) pour les familles nombreuses. Bon nombre d’observateurs considèrent cette situation comme « absurde » en cette période où les Malagasy subissent de plein fouet les effets néfastes de la pandémie de la COVID-19, caractérisée notamment par une inflation grandissante. La réaction est plutôt négative si l’on se réfère aux commentaires sur les réseaux sociaux. Actuellement, le prix d’un sac de riz s’élève à 650 000 Fmg. 

« Antananarivo mirehitra jiro ». En tout cas, l’on constate que les couches moyennes et la population lambda ne s’intéressent pas trop aux fêtes. Et ce, contrairement aux années précédentes. Heureusement que les tenants du pouvoir ont installé les lumières et les décorations à Antaninarenina et au centre-ville, ainsi que les spectacles gratuits devant l’hôtel de ville d’Analakely pour que les gens puissent amener leurs enfants faire des promenades nocturnes et découvrir « Antananarivo mirehitra jiro ». Pour le réveillon de la Saint-Sylvestre, la majeure partie des ménages choisissent de rester à la maison et d’organiser une fête sobre en famille, tout en limitant les dépenses et en tenant compte des difficultés « financières » que pourrait apporter le mois de janvier. Le budget prévu par ménage est généralement 10 fois en dessous du prix d’entrée d’une personne dans les évènements organisés dans les restaurants et espaces. Au lendemain de Noël, la circulation est redevenue fluide dans les centres-villes. Cette année, les ventes n’ont pas été flamboyantes pour ce qui est des petits commerces et des marchands ambulants à Analakely, Behoririka et Tsaralalana, contrairement aux années précédentes. Force est aussi de signaler que bon nombre des tananariviens ont choisi de quitter la capitale et de profiter du long week-end de fin d’année pour prendre des vacances en famille ou entre amis. 

Enquête. L’on peut en tout cas confirmer que les fêtes de fin d’année ont accentué le fossé grandissant entre les riches et les pauvres. La Société Malagasy a toujours été marquée par des inégalités sociales flagrantes entre les différentes couches sociales de la population mais cette année, l’on constate que la différence est criarde voire flagrante. L’on sait d’ailleurs qu’à cause de la pandémie du coronavirus, 2020 est considérée comme une année assez particulière, une année de tous les phénomènes inédits, particulièrement en ce qui concerne les domaines du social et de l’économie. Il convient de rappeler ici les résultats d’une enquête menée par les experts de l’INSTAT au mois d’août 2020, qui confirme que le confinement a accentué l’écart entre les riches et les pauvres. Cette étude a démontré que la COVID-19 représente une menace sur les finances de 7 ménages sur 10, surtout au niveau des milieux urbains. 10,2% des ménages ont été touchés par une perte d’emploi durant cette année 2020. Pour ce qui est des métiers de l’art, de la culture et des loisirs, les pertes d’emplois s’élèvent à 39,5%. C’est donc légitime et normal si ces secteurs enclenchent la vitesse supérieure en cette période de reprise. Reste à savoir cependant si la population, lassée des effets néfastes de la crise sanitaire, vont dépenser le peu qu’ils possèdent en une seule soirée. Quoiqu’il en soit, comme ce fut toujours le cas à chaque Saint-Sylvestre, malgré cette inégalité flagrante entre les riches et les pauvres, chaque ménage va fêter le réveillon du nouvel an comme il se doit et selon ses propres… moyens.

Davis R

Midi Madagasikara1 partages

Toseke Vonje Aigna : 32 000 bénéficiaires dans l’Androy et l’Anosy

Les opérations de paiement ont duré dix jours.

Cinq districts de la région Androy et Anosy ont été les cibles d’opérations de paiement de transfert monétaires non conditionnels clôturées le 10 décembre dernier.

L’aridité du sol dans le Sud de Madagascar est aggravée par les effets du changement climatique qui touchent toutes les régions. Une situation qui est d’autant plus difficile à vivre pour la population concernée avec les impacts socio-économiques de la Covid-19. En effet, bon nombre de familles vivant dans les régions Androy et Anosy sont touchées par le phénomène de décapitalisation, ce qui les plonge dans une situation de vulnérabilité. Comme l’ont noté les communications effectuées par les organismes humanitaires oeuvrant dans cette partie du pays «des milliers de familles sont contraintes de vendre leurs bétails. Et lorsque les temps sont durs, les ménages vendent même les ustensiles de cuisine comme les marmites ou encore la vaisselle pour pouvoir s’acheter de quoi manger». Les opérations de «cash for work» menées par le ministère de l’Economie et des Finances avec l’appui du PNUD depuis 2016 entendaient soutenir les ménages les plus vulnérables à se relever face à la sécheresse. L’initiative visait également à «doter les communautés d’infrastructures clés pour le développement comme la fixation de 200 ha de dunes, la mise en place de deux unités de transformation de cactus et deux unités de transformation de ricin, la réhabilitation de 140 km de pistes, la réhabilitation de 4 barrages pour les mini-périmètres irrigués ainsi que la réhabilitation d’un bassin de rétention d’eau».

Urgence. Un projet de soutien financier aux familles vulnérables du Sud a été mené par le ministère de l’Economie et des finances et le PNUD. Mis en œuvre dans l’Androy et l’Anosy, des activités de «cash for work» ont permis à des ménages dirigés par les femmes, ménages mono-parentaux, ménages avec de nombreux enfants de bas âge ainsi que les personnes vivant avec handicap de percevoir une allocation non conditionnelle de 200 000 Ar à travers 28 sites de paiement répartis dans les cinq districts d’Androy et d’Anosy. Il s’agit de «l’équivalent à un Toseke Vonje Aigna de 2 mois et demi, à raison de 80 000 Ar par mois, couvrant ainsi les mois de novembre, décembre et la première quinzaine de janvier».

Recueillis par José Belalahy

Midi Madagasikara0 partages

Filière girofle : 95 exportateurs ont obtenu leurs agréments

La production de girofle connaît une régression.

Dans le cadre de l’ouverture de la campagne d’exportation de girofle pour l’année 2020-2021, le ministère en charge de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, vient de publier une liste d’exportateurs agréés. Au total, on recense 95 exportateurs ayant obtenu leurs agréments. Ils sont classés en deux catégories, à savoir catégorie industriels et catégorie artisans. Ainsi, pour la première catégorie, 40 sociétés sont autorisées à exporter du girofle tandis que pour la seconde catégorie, il compte 55 sociétés exportatrices agréées pour cette campagne.

Retrait d’agrément. Dans la foulée, le ministère de tutelle a communiqué qu’il entend poursuivre des actions de suivi et contrôle sur le respect des normes et les règlements régissant cette filière porteuse ainsi que sur les activités de chaque exportateur agréé. A titre d’illustration, les magasins de stockage ne doivent servir qu’à ranger uniquement de produits de girofle afin de préserver sa qualité. En cas de constatation d’une situation qui n’est pas conforme au cadre légal, ce département ministériel prévoit de prendre des mesures y afférentes en intervenant immédiatement. Ces mesures pourraient être constituées d’un accompagnement ou d’un encadrement de l’exportateur concerné, voire même le retrait de son agrément, le cas échéant, a-t-on appris.

En nette régression. Parlant de la production de girofle pour cette campagne, le groupement des exportateurs de ce produit de rente et d’autres épices de Madagascar, connu sous le sigle de GEGM indique que c’est en nette régression par rapport à la dernière campagne. Elle n’atteint plus que 6 000 à 8000 tonnes en ce moment contre 18 000 tonnes auparavant. D’après ses explications, cette baisse considérable de la production est due notamment aux impacts des aléas climatiques survenus depuis le début de cette année. C’est également dû au cycle de l’arbre. Il faut savoir que la campagne de récolte de clous de girofle a déjà démarré, il y a plus de deux mois, dans les deux régions à forte potentialité, à savoir Analanjirofo et Atsinanana.

Navalona R.

Midi Madagasikara0 partages

Biens de consommation courante : Des produits périmés vendus sur le marché

Du fromage avec des moisissures, vendu sur le marché, cette semaine.

Les consommateurs se plaignent de l’existence de produits inconsommables, vendus sur le marché. Des déchets bien emballés, selon leurs dires.

Les normes de qualité ne sont pas respectées sur le marché. Comme à l’accoutumée, la consommation est en forte hausse, en période de fin d’année. Bien que le Ministère en charge de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat ait annoncé un renforcement des contrôles des normes, les cas de mauvaises surprises signalés par les consommateurs se multiplient, depuis la semaine dernière. D’après les témoignages, les produits laitiers sont les plus fréquemment touchés par cette situation, notamment le fromage et le yaourt. « J’ai l’habitude de vérifier la date de péremption à chaque fois que j’achète des produits alimentaires. Malgré cette grande prudence, cela fait trois fois que j’ai constaté des produits immangeables, rien que durant ce mois de décembre 2020. A deux reprises, j’ai acheté des produits pourris, qui sentent très mauvais. La troisième fois, quatre portions dans une boîte de fromage que je venais d’acheter contenaient des moisissures. Mon fils avait déjà mangé une portion qui semblait normale. Cela fait peur, car nous savons que ces produits peuvent devenir du poison pour les consommateurs et que le problème de qualité n’est pas toujours visible à l’œil nu », a témoigné une mère de famille, qui nous a contacté au téléphone.

Mauvaises pratiques. Cela fait plusieurs années que le BNM (Bureau de Normes de Madagascar) mène des actions pour lutter contre les fraudes et les ventes de produits hors normes. Des mesures ont été prises, interdisant la commercialisation des produits dont les informations inscrites sur les emballages ne sont ni lisibles ni compréhensibles par les consommateurs locaux. Des campagnes ont également été menées pour lutter contre la falsification des dates de péremption inscrites sur les emballages des produits de consommation courante. Cependant, force est de constater que des produits sans date de péremption, ou indiquant des informations en écriture arabe sont encore vendus sur le marché. Pour l’opinion, ces produits restent douteux, surtout en ce qui concerne leurs composantes et leur qualité. Or, ce ne sont pas les produits qui inquiètent le plus les consommateurs. « Les consommateurs qui achètent les produits en boîte peuvent vérifier la date de péremption sur l’emballage. Mais lorsque ces produits sont vendus par portion ou par pièce, on n’a plus cette possibilité. En outre, pour les cas que j’ai constaté, les emballages indiquent encore 2021 sur la date de péremption », a ajouté notre témoin, qui a tenu à garder l’anonymat. D’après ses dires, les produits avariés constatés ont été achetés dans un supermarché de la Capitale, ce qui laisse douter s’il s’agit d’un problème de norme de production, de fraude sur la date de péremption ou de problème de conservation… Sur les réseaux sociaux, plusieurs cas sont également signalés, pointant du doigt les détaillants du quartier. Bref, les consommateurs s’attendent à ce que les autorités améliorent les contrôles, qui doivent également être plus efficaces, afin de mettre fin aux mauvaises pratiques et assurer le respect des normes, surtout en ce qui concerne les produits alimentaires.

Antsa R.

Midi Madagasikara0 partages

Sénatoriales : Un guide pour les requêtes

La HCC un guide pour les sénatoriales.

S’il y avait des requêtes déposées auprès de la Haute Constitutionnelle, la décision de cette juridiction se résume en général par  « azo raisina fa tsy mitombina », soit recevables mais non fondées. A tel point que cette expression est devenue une expression populaire, si on peut le dire ainsi. Est-ce dans cette optique que  la HCC a sorti un guide sur les requêtes portant notamment sur les sénatoriales. Mais chose curieuse, il n’y aurait point de requête pour les sénatoriales. L’on se demande si on aurait dû publier ce guide bien avant, et ce, du moins pour aviser les gens sur les démarches à suivre. Notons que la forme de la requête soit établie en double exemplaire, comportant les noms et prénoms du requérant, son domicile, l’objet de la demande, les moyens et arguments invoqués, accompagnée de la copie légalisée à titre gratuit de la carte d’électeur ou d’une attestation délivrée par la CENI ou ses démembrements au niveau territorial. En outre, la requête doit être accompagnée de toutes les pièces justificatives, à savoir, documents authentiques ou officiels, témoignages sous forme de déclaration écrite autonome (signée par chaque témoin) ou collective (signée par deux ou plusieurs témoins présents avec mention de leur nom) et autres supports que le requérant estime utiles. Ce que bon nombre n’arrivent pas à comprendre ou à saisir, c’est selon, car ils espèrent avoir gain de cause, ce qui n’est pas le cas, en général.

Recueillis par Dominique

Midi Madagasikara0 partages

Entrepreneuriat rural : 236 jeunes se lancent dans l’agro-business 

Ces jeunes agripreneurs sont prêts à mettre en œuvre leurs projets.

Ils ont bénéficié de l’appui du programme PEJAA et ont obtenu un prêt portant une valeur totale de 5 750 000 000 ariary auprès de la banque BNI Madagascar. 

Après onze mois de formation surtout en pratique au niveau des centres d’incubation, 236 jeunes se lancent maintenant dans l’agro-business. Ils ont bénéficié de l’appui du programme PEJAA (Promotion de l’Entreprenariat des Jeunes dans l’Agriculture et l’Agro-Industrie), financé par la Banque Africaine de Développement (BAD). Il faut savoir que c’est un programme ouvert aux jeunes licenciées de 18 à 35 ans, porteurs d’idées ou de projet d’agro-business et désirant devenir un entrepreneur agricole ou un agripreneur.  L’objectif de ce programme PEJAA qui prendra fin le 31 décembre 2021, vise à promouvoir la création d’emplois rémunérateurs et à générer des revenus pour les jeunes dans l’agriculture et l’agro-industrie. Pour ce  faire, la création des conditions favorables à l’émergence des entreprises agricoles et agro-alimentaires performantes et d’un cadre institutionnel propice à leur croissance, s’impose.

Taux compétitif. Et pour pouvoir démarrer leurs activités, ces 236 jeunes agripreneurs ont bénéficié d’un financement total de 5 750 000 000 ariary par le biais de la banque BNI,  et ce, moyennant un taux d’intérêt le plus compétitif. Il est à noter que leur emprunt est également garanti par le programme PEJAA grâce à un fonds mis en place auprès de cet établissement bancaire. Ce financement va servir à ces jeunes agripreneurs à faciliter leur installation tout en mettant en œuvre leurs projets. A titre d’illustration, une jeune femme agripreneuse, qui a fait des études en agronomie, envisage de produire de la farine de blé complète. Elle a travaillé en partenariat avec les exploitants agricoles dans la région de Vakinankaratra, pour collecter les graines de blé. Elle a ensuite engagé des collaborateurs pour assurer le séchage et la transformation des graines en farine. Son objectif est de produire de la farine à base de blé en vue de satisfaire la demande locale, tout en réduisant la dépendance en importation de ce produit qualifié de première nécessité pour la population à Madagascar.

Innovations. Pour sa part, le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Lucien Ranarivelo, a évoqué lors de la remise officielle de ce chèque portant une valeur totale de 5 750 000 000 ariary , que ces jeunes bénéficiaires, en tant qu’agripreneurs responsables, doivent apporter des innovations. En outre, « l’expansion de leurs activités devra servir de modèle de développement  exemplaire dans le domaine de l’entrepreneuriat rural », a-t-il enchaîné.

Navalona R.

Midi Madagasikara0 partages

Déclaration de patrimoine : 32 députés passibles de poursuites judiciaires 

Christine Razanamahasoa semble avoir prêché dans le désert de Tsimbazaza.

L’année qui s’achève est loin d’être 20/20 pour les députés en matière de déclaration de patrimoine. 

Les 151 membres de la Chambre basse sans exception, sont assujettis à cette obligation légale, au même titre que d’autres personnalités dont la liste exhaustive est fixée par les textes. Jusqu’à la date d’hier, 32 députés ne se sont pas encore soumis à cette obligation qui s’inscrit dans le cadre de la lutte contre la corruption et l’instauration de la culture de la transparence ainsi que du respect de la loi.

3 mois. Les 32 députés en question sont en situation illégale car la déclaration de patrimoine doit être effectuée dans les trois mois qui suivent la nomination ou préalablement à l’exercice d’un mandat. La proclamation des résultats officiels des législatives du 27 mai 2019 ayant eu lieu le 02 juillet de la même année, la déclaration de patrimoine aurait dû être faite le 02 octobre 2019 au plus tard. En somme, ils sont en retard d’1 an et 3 mois par rapport au deadline. Ces législateurs qui ne respectent pas la loi, sont passibles de poursuites judiciaires pour défaut de déclaration de patrimoine qui constitue une infraction matérielle.

Législateurs. Ils sont loin d’être des modèles alors que Christine Razanamahasoa avait justement souligné au début de la présente législature que « l’Assemblée nationale doit être une Institution de référence, non seulement sur le plan politique, mais également dans le respect de l’éthique et de la déontologie parlementaire ». Le Premier ministre Ntsay Christian devait renchérir lors de la session spéciale du 16 juillet 2019 qu’ « en tant que législateurs, les députés doivent faire montre de comportement exemplaire ».

CENI. Un an et demi après, la présidente de l’Assemblée nationale et non moins « Mpiandry » semble avoir prêché dans le désert de Tsimbazaza. Du moins, à l’endroit des 32 députés qui n’ont pas encore rempli leur obligation. À l’instar du nouveau vice-président de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) qui aurait dû effectuer sa déclaration de patrimoine le 21 décembre dernier au plus tard puisqu’il avait prêté serment le 21 septembre 2020. Il le fera peut-être à titre de cadeau de « Bonne Année 2021 ».

R. O

Midi Madagasikara0 partages

Didier Ratsiraka : Nostalgique de ses années socialistes

Un vieux routier de la politique.

Dans un post, hier, sur le réseau social facebook, Didier Ratsiraka a rappelé l’anniversaire de la seconde République. « Le 30 décembre 1975, il y a 45 ans, fut proclamé officiellement le résultat du référendum entérinant la naissance de la deuxième république et sa Constitution, l’adoption de la charte de la révolution socialiste malgache, et l’élection de Didier Ratsiraka », a-t-il annoncé sur son page. L’occasion a été également saisie par Didier Ratsiraka d’affirmer qu’il « n’a jamais fait de coups d’Etat et n’a jamais pris le pouvoir par la force ». Et dans la foulée de ces phrases annoncées avec pleins de sous-entendus, le couple Ratsiraka a présenté  ses « vœux les plus sincères de bonheur, de santé et de prospérité pour l’année nouvelle ».

Rija R. 

Midi Madagasikara0 partages

Belo Tsiribihina : Fifandonana tamin’ny dahalo, miaramila iray namoy ny ainy

Manao ny ataony hatrany ny andian-dahalo any amin’iny faritra Menabe iny. Vao omaly no nisy fifandonana indray teo amin’ireo mpitandro filaminana sy andian-dahalo avy nanafika tanana iray tany amin’iny distrika Belo Tsiribihana iny. Araka ny fampitam-baovao azo dia nisy maherin’ny fon’ny firenena iray indray no lavo tao anatin’izany fifandonana mahery vaika izany. Miaramila iray avy ao amin’ny Holafy faha-510 no maty voatifitr’ireo malaso tao Ambiky, kaominina Masoarivo, distrikan’i Belo Tsiribihana. Voalaza fa nanao ny fanarahan-dia avy hatrany ireto miaramila ireto raha vao nahazo antso vonjy tamin’ireo mponina, mahakasika ilay fanafihan-dahalo. Nifankatratra teo amin’io toerana io voalaza etsy ambony io, ireo mpanara-dia sy ireo nohenjehina ka raikitra teo ny fifandonana. Etsy andanin’izay ireo andian-dahalo, izay mataho-maty ary sahy mihantsy tanteraka ireo mpitandro filaminana sy ireo fokonolona nanenjika azy ireo ary tetsy an-kilany, ireo miaramila izay nanao fianianana ho an’ny Tanindrazana ary hiaro ny vahoaka sy ny fananany. Nahery vaika tokoa izay fifampitifirana izany ka tamin’io no nahalavo ny Serzà Sefo Manjakavelo Gatien, araka ny fampitam-baovao avy amin’ny Tafika. Nentina niverina nihazo ny toby ny vatana mangatsiakan’ity mahery fo lavo an-tanim-piadiana ity raha toa kosa mbola mitohy ny hazalambo sy ny fanenjehena ireo dahalo any an-toerana.

m.L

Midi Madagasikara0 partages

Halatra  taolam-paty : 300 isa hita tany Brickaville, mpibizina iray tratra tany Ankazobe

Gony roa lehibe izay nahitàna taolan-dava miisa teo amin’ny 300 isa teo no hitan’ireo fokonolona teo amoron-dranon’i Rianila, Brickaville, ny talata lasa teo. Mpibizina taolam-paty iray kosa no tratra, iray andro talohan’izay tany Ankazobe.

Mbola fanontaniana goavana tsy mety misy mahavaly tokoa raha ity resaka taolam-paty ity hatramin’izay. Atao inona ary iza no tena mandray azy ? Mazàna tokoa dia saika taolam-balo miparitaka eny ho eny no hany sisa hita na ireo olona aty amin’ny zana-tohatra ambany no voasambotra. Toy ity tany Ankazobe ity, ny voalohan’ny herinandro lasa teo. Rehefa nisy mantsy ny angom-baovao azo teo anivon’ny zandary mahakasika ny fisiana olona voalaza fa mivarotra taolam-paty dia nanao ny fanadihadiana rehetra ireo tompon’andraikitry ny filaminana. Tratra tao Ambohimiadana, kaominina Kiangara tokoa ny lehilahy iray niaraka tamin’ny taolam-paty milanja eo amin’ny 90 kilao teo ho eo tao anaty gony. Saika taolan-dava avokoa moa izy ireo, toy izay efa tratra hatamin’izay. Mbola nisy namany tafatsoaka tamin’io fotoana io ary efa an-dalam-panaovana hazalambo sy fikarohana azy ireo ny tompon’andraikitra amin’izany.

Fa teny amoron’ny reniranon’i Rianila, tandrifin’ny fokontany Morafeno, Brickaville kosa, dia hatairana tsy misy toa izany ny an’ireo mponina raha nahità gony lehibe miisa roa, ny talata. Rehefa notomorina akaiky dia hita fa taolana maromaro no tao anatiny. Nantsoina avy hatrany moa ireo tompon’andraikitra isan-tsokajiny ary rehefa natao ny fizahana dia fantatra fa tena taolam-balon’olona avokoa izy ireo. Taolan-dava izay nahatratra tany amin’ny 300 isa tany ho any. Tsy fantatra hatreto hoe avy aiza ireto gony ireto na an’iza ? Heverina fa varotra tsy raikitra an’olon-dratsy tany ho any izy ireo angamba. Efa mandeha amin’ny fikarohana izay mety ho nahavanon-doza tompon’ireto « entana » ireto moa ireo mpitandro filaminana any an-toerana. Etsy andanin’izay, mazava ho azy fa tsy fantatra rahateo ihany koa na fasana taiza avy no nangalàn’ireo tsy mataho-tody izany taolam-balo izany. Nambaran’ny vaovao mantsy fa tsy nisy trangana fasana vaky tamin’iny faritra iny, nandritra izay fotoana izay. Efa natolotra ny tompon’andraikitra amin’izany moa ireo taolam-balo ireto ary tsy maintsy handraisana fepetra ny handevenana azy amin’ny toerana iray, toa ireo taolam-balon’olona rehefa hita hatramin’izay.

m.L

Midi Madagasikara0 partages

Mahitsy : Une femme appréhendée en possession de 700 grammes de drogue

Hier , les policiers du service spécialisé dans la lutte contre les stupéfiants (Stup) à Anosy ont procédé à l’arrestation d’une femme suspectée d’être impliquée dans un réseau de trafic de drogue. La police est parvenue à mettre la main sur cet individu suite à des renseignements fournis par des personnes de bonne volonté déplorant la présence d’une femme vendeuse de drogues dans ce quartier. N’ayant pas minimisé cette information, étant donné que le quartier figure dans la liste des ceux qui sont supposés comme étant rouge en matière de délinquance,  des policiers se sont rendus sur les lieux pour mener leur enquête. Ayant de bonnes pistes, les limiers du Stup sont tombés sur une femme qui serait censée être membre d’un réseau bien structuré des trafiquants de drogues. La perquisition du domicile de suspect, qui est une femme de 28 ans, a permis de  saisir 700 grammes de drogues. Déjà emballées pour être vendues, ces marchandises ont été découvertes dans 84 sacs bien ficelés. Durant l’enquête, la femme qui est la principale inculpée dans cette affaire a admis qu’elle est la propriétaire, sans avoir dénoncé ses complices. L’enquête sur cette affaire continue alors auprès de la police nationale.

T.M.

Midi Madagasikara0 partages

Behoririka : Une voleuse s’offre le luxe

On ne sait pas trop quelle mouche l’a piquée. Il se pourrait que la convoitise du luxe l’ait poussée à s’offrir par le moyen du vol un sac à main de grande marque et quelques parfums. L’acte s’est passé dans une boutique de mode au centre commercial de Behoririka. Se faisant passer pour une simple cliente dans cet endroit fréquenté, elle est arrivée à se fondre dans la foule et espérait faire un coup facile. Ce qui lui a échappé, ce sont les présences des caméras de surveillance un peu partout dans la boutique et sous les contrôles des agents de sécurité. Au moment où elle allait quitter les lieux, elle a été appréhendée par les vigiles. Elle a avoué ses méfaits et d’ailleurs, il n’y a rien de mieux quand on est pris en flagrant délit pareil. En révisant les vidéos, il a été constaté qu’elle agissait en réseau. Un réseau futé dont les membres sont toutes des femmes. Le mode opératoire est assez simple. Les unes consultent les commerciaux et les caissiers pour demander les prix, histoire d’endormir la vigilance du personnel de la boutique. Pendant ce temps, la dame d’une cinquantaine d’années, de son côté, exécute le vol. Cette pratique revient fréquemment et nombreux sont les propriétaires de boutique qui s’en plaignent. Cette fois-ci, la technologie a bien aidé pour montrer un vol flagrant. Une enquête a été aussitôt ouverte par la police du troisième arrondissement. Elle se penche aussi sur la recherche des autres femmes membres du réseau dont les images sont déjà prises par vidéosurveillance. Voleuses de…luxe.

D.R

Midi Madagasikara0 partages

Hala-jaza teto Toamasina : Zazalahy menavava roa volana tsy hita popoka tao an-tranony

Raha avy nanao vakisiny ity zaza roa volana sy ny reniny ny talata 29 desambra teo, dia nifanena tamin’ity ramatoa iray nilaza fa very tsy hitany ny tany misy azy fa avy any Fenerivo atsinanana ny fiaviany. Nalahelo azy izy miaraka ka nitondra azy tany an-tranony mba haka aina, sy afaka hiantso ny olona fipetrahana eto Toamasina haka azy amin’izy ireo. Vao nivoaka kely teny an-tsena anefa ilay ramatoa renin’ilay zaza roa volana sy ny zaza efa efa lehibebe iray, dia nobatainy ilay zaza roa volana ary netiny ilay zaza efa lehibebe. Avy hatrany dia nanaraka ilay ramatoa tompon’ilay zaza roa volana, saingy ilay iray efa lehibebe no najanony tao an-tsena fa ilay roa volana kosa nentiny nanaraka azy ary iny izy no tsy hita. Avy hatrany dia nametraka fitoriana teny amin’ny polisy misahana ny zaza tsy ampy taona ny polisy misahana ny heloka be vava ny rain’ilay zaza roa volana, ka avy hatrany dia nisy ny fihainona azy nandritra izany. Tamin’izany no nilazany fa izany “Clara” izany no anaran’ity ramatoa mpangala-jaza ity, efa hita koa ny toerana nipetrahany teo aloha saingy efa ela izy no tsy nipetraka tao amin’ilay trano intsony. Manao antso avo vokatra izay ny rain’ilay zaza roa volana ny mba iraisan’ny rehetra hita hanara-maso ny zanany amin’ireo olona manodidina rehetra. Nametraka hafatra ho an’ny vahoaka koa ny polisy mba tsy hatokisana olona be loatra ka hampiditra azy ireny an-trano raha olon-tsy fantatra, fa mazana ny tahaka ireny no tena mampidi-doza ankehitriny, amin’ny resaka hala-jaza izany na halatra entana tsotra. Efa eo am-pelan-tanany polisy misahana ny zaza tsy ampy taona ny polisy misahana ny heloka be vava ny raharaha izao ka ho hita eo ny tohiny.

Malala Didier

Midi Madagasikara0 partages

Double meurtre à Ankadifotsy : Deux pistes creusées par la police 

Deux hypothèses probables sur le mobile du crime, selon la police en ce qui concerne le double meurtre dans un bâtiment à Ankaditapaka Ankadifotsy, mardi dernier. Primo, le meurtre serait lié à un reglément de compte. Secundo, il y aurait eu un cambriolage qui aurait viré en tuerie. L’enquête a été déjà entamée et quelques individus ont été auditionnés par la police. Mardi matin, la directrice d’une banque et sa tante ont été retrouvées mortes dans un domicile à Ankaditapaka, à proximité de l’école sacrée cœur sise à Antanimena. La police de la brigade criminelle a constaté les faits. Arrivée dans le logement des victimes, la police a retrouvé les deux corps sans vie de femmes. Les éléments de la police ont identifié les victimes : l’une âgée dans la quarantaine, Sarah Mayer- Pinet, directrice d’une banque à Tanjombato, l’autre une sexagenaire, sa tante. Les deux occupaient le deuxième étage d’un building à six étages où elles vivaient ensemble. Selon les témoignages sur place, vers 10 heures du matin, les collègues de la directrice ont décidé de lui rendre visite. Ils ont appelé la dame mais son téléphone était injoignable. Elle n’était pas venue au bureau depuis samedi dernier et cela a intrigué ses collègues qui ont décidé de venir chez elle pour comprendre son absence. Connaissant bien la victime, ses collègues ont été étonnés du fait qu’elle ne répondait pas au téléphone. Tout cela leur semblait étrange, ce qui les a poussés à voir ce qui se passait. La dame a été vue par les voisins la dernière fois vendredi 25 décembre. Aucune personne n’a remarqué quelque chose d’étrange chez elle ce jour-là. Les constats de la police présentaient deux femmes cruellement tuées dans des circonstances atroces. Leur chambre était très désordonnée, des objets éparpillés partout. Leurs portables ne se trouvaient pas dans la maison. La voiture de la directrice se trouvait garée sur son parking habituel. Ce crime n’est probablement pas un vol ordinaire et laisse penser à un règlement de comptes. Les dépouilles ont été récupérées par l’équipe du bureau municipal d’hygiène (BMH) dans l’après-midi. La famille des victimes était présente sur les lieux. L’investigation de la police continue pour trouver la vérité sur cette affaire.

Yv Sam

Midi Madagasikara0 partages

Ambohimahasoa : Deux morts dans un accident de taxi-brousse

Deux morts et une dizaine de blessés sont enregistrés dans un accident de voiture à Ambohimahasoa hier matin. Un taxi-brousse reliant Antananarivo à Fianarantsoa est tombé dans un ravin de 300 mètres. Le drame est survenu vers 2 heures du matin. Selon les premiers éléments de l’enquête rapportés par la gendarmerie, le conducteur s’est endormi, provoquant la chute du véhicule dans le ravin. L’ensemble des blessés ont été transférés à l’hôpital. Ce n’est malheureusement pas le premier accident mortel dans les routes nationales. Les routes et les véhicules sont assez vétustes sur la RN7. En mars 2018, au moins cinq personnes avaient péri après, là aussi, la chute d’un taxi-brousse dans un ravin à Ranomafana.

Ivandry, un théâtre d’accidents. Un véhicule Golf qui roulait à vive allure, avec à son bord deux personnes, a percuté un taxi-be 162, hier matin à Ivandry, tout près de l’ambassade de la Russie. Quatre blessés dont un grave dans ce choc frontal entre ces deux voitures. Le chauffeur de taxi-be et une passagère sont encore sous le choc et ils ont été administrés à l’hôpital. Les deux hommes dans la golf, légèrement blessés ont été transportés aussi à l’hôpital. Les policiers qui se sont dépêchés sur place expliquent que les deux hommes dans la voiture plaisir étaient alcoolisés. Le médecin soignant a confirmé cette explication. Une hypothèse se pose pour le moment: le conducteur de la golf et son ami étaient ivres au volant. Une enquête a été ouverte pour cet accident qui a créé un embouteillage monstre dans les environs comme Analamahitsy et  Alarobia.

Yv Sam

Midi Madagasikara0 partages

Rosa Rakotozafy : « Avec ce statut international, nous avons plus d’ouverture avec  les partenaires f...

Madagascar est de plus en plus présente dans les grandes instances sportives internationales. En dépit de la pandémie de Covid-19, le sport malgache n’a pas chômé. La Grande Ile a été choisie pour abriter les 11es Jeux des Iles en 2023. Rosa Rakotozafy, directeur général des Sports, nous accorde une interview par rapport à cette saison 2020 inédite.

Midi Madagasikara : 2020 était une année spéciale pour le sport mondial en tant que directeur général des sports, est-ce que le sport malgache était à l’arrêt total ?

Rosa Rakotozafy (R.R): « Le monde du sport n’a pas été épargné par la Covid-19 et son impact. Outre l’annulation des événements sportifs mondiaux, la pratique du sport en général a été suspendue voire annulée. Madagascar a également été touché par cette pandémie qui a fait plusieurs victimes dont des sportifs. Les événements sportifs ont souffert de la situation car la santé de nos sportifs et dirigeants prime. Ce qui fait que durant la période de confinement déclarée à Madagascar fin mars, le sport était concerné à 100%. Toutefois, la direction générale des sports a trouvé un autre moyen de sensibilisation à travers la pratique du sport chez soi qui contribue au renforcement de notre système immunitaire, utile dans la lutte contre le Coronavirus. Les fédérations sportives ont respecté toutes les mesures mise en place par le gouvernement pour se protéger de cette pandémie et leurs gestes ont été louables »

MIDI: Quelles ont été les grandes lignes des différentes réunions virtuelles auxquelles le ministère de la Jeunesse et des Sports a pris part à travers la direction générale des sports ?

R.R : « Plusieurs événements internationaux dans le domaine du sport prévus se tenir en 2020, auxquels Madagascar était invité à prendre part, ont été reportés. Malgré la pandémie, plusieurs réunions et conférences ont été maintenues sous une forme virtuelle, et la situation a permis au monde du sport et les autres domaines d’adopter une nouvelle méthode de travail à travers l’utilisation de la vidéo-conférence qui sera sans doute bénéfique même en période normale, et à laquelle le ministre de la Jeunesse et des Sports, Tinoka Roberto a été représenté. En Juin 2020, il y a eu la réunion virtuelle de la CONFEJES pour démontrer leur engagement soutenu et continu en faveur de la promotion de la jeunesse et des sports dont plusieurs pays membres sont bénéficiaires. En juillet 2020, nous avons eu, avec l’UNESCO le webinaire sur la « Pharmacopée traditionnelle, valeur du sport et Covid-19 : perspective africaine, qui a été une occasion de faire une brève présentation du CVO et son importance. Mais également la forme de collaboration qui doit se mettre en place avec le département dopage de l’UNESCO mais également l’Association Mondiale anti-dopage. En Août 2020, nous avons participé à une téléconférence des ministres responsables du sport sur l’impact de la pandémie de la Covid-19 sur le sport en Afrique, organisée par l’Union Africaine. Nous avons exposé l’impact de la pandémie sur le sport à Madagascar, notre rôle pour atténuer les effets et brève présentation du Covid-Organics pour montrer que Madagascar n’a pas attendu une solution venant d’ailleurs. En septembre 2020, il y avait eu la vidéo-conférence organisée par le bureau des Nations-Unies pour la lutte contre le terrorisme avec comme thème la prévention et lutte contre l’extrémisme violent propice au terrorisme et prévenir l’extrémisme violent grâce aux valeurs du sport, la conférence virtuelle sur le thème « Le Sport en Afrique, levier économique et social » au cours de laquelle nous avons pu exposer sur l’importance des nouvelles infrastructures sportives à Madagascar. A la session ordinaire du CIGEPS qui a été axé sur deux principaux points dont la présentation des étapes pour la mise en œuvre internationale des cinq actions du Plan d’Action de Kazan, les priorités thématiques et les méthodes de travail du comité ont été développées. Plusieurs points relatifs aux recommandations d’Antananarivo ont été abordés. En novembre 2020, Madagascar n’a pas manqué la conférence avec TAFISA et l’Union Africaine sur l’Equité dans le sport pour tous, participation, autonomisation et leadership suivie de la réunion ministérielle et la réunion des experts de la CJSOI pendant laquelle a été discutée la programmation 2020/2021 et l’élection du nouveau secrétaire général de la CJSOI et l’annonce de la candidature de Madagascar pour l’organisation des Jeux des Iles 2023 suite au retrait des Maldives. La dernière réunion était l’initiative de l’Institut Mauricien de l’Education en collaboration avec l’UNESCO sur le thème « Ouvrir la voie à une société inclusive : Education physique inclusive, activité physique et sports »

MIDI : En ce qui concerne les élections fédérales reportées, ces fédérations devront-elles tenir leur élection en 2021 ?

R.R :  » Les élections des fédérations légalement constituées, qui ont déjà été élues à travers une élection démocratique, ont été reportées après la fin du confinement. Plusieurs assemblées générales ordinaires et électives se sont tenues depuis le début du mois de novembre et décembre. Plusieurs fédérations disposant de dérogation spéciale valable un an ont également procédé à leur élection dès la fin du confinement car les responsables savent que leur rôle pendant ce délai est justement de préparer ces élections en mettant en place leurs démembrements qui sont les premiers concernés par l’élection (club, ligues…) »

MIDI : Élue à la tête du CIGEPS et première femme présidente, quelles sont les principales actions de votre mandat ?

R.R : « L’élection de Madagascar à la tête du CIGEPS est un honneur car cela nous permet de contribuer pleinement à élaborer avec l’Unesco les programmes visant à la promotion de l’EPS et de l’EPQ. Sans oublier que Madagascar est le premier pays à avoir organisé la conférence des ministres africains en charge de l’éducation physique et du sport sur la mise en œuvre du plan d’action de Kazan qui a eu pour thème « Un plaidoyer régional en faveur de l’émergence des citoyens en bonne santé, actifs, compétents et engagés pour la consolidation de la paix et le développement durable en Afrique ». Durant cette conférence, plusieurs recommandations, nationales, régionales, internationales en sont sorties. Le CIGEPS, avec l’Union Africaine se doit de sensibiliser les pays pour la mise en œuvre de ces recommandations afin que le plan d’action de Kazan puisse être effectif, en premier lieu en Afrique et partout dans le monde en particulier dans les pays membres. En collaboration avec la Confejes et la Confemen, le CIGEPS pourra faciliter la sensibilisation des pays membres de ces deux entités internationales. Notre rôle aussi est de rassembler les Etats membres et d’engager les gouvernements dans un effort international coordonné pour optimiser les bénéfices socio-économiques tangibles des programmes de sport et d’éducation physique et leur potentiel de retour sur investissement »

MIDI : Qu’est-ce que le sport malgache peut attendre de l’élection de Madagascar à ces instances internationales ?

R.R :  » Depuis la tenue à Madagascar de la première Conférence des Ministres Africains en charge de l’éducation physique et du sport sur la mise en œuvre en Afrique du Plan d’Action de Kazan, plusieurs recommandations ont été adoptées. Ainsi que la mise en place de l’Alliance de haut niveau dans laquelle le CIGEPS peut faciliter et aider dans sa mise en place. Également dans l’élaboration du programme du Président de la république, Andry Rajoelina  qui est le « Champion en Afrique de l’Education physique de qualité et du Sport ». Avec ce statut international, il nous sera plus facile de se mettre en relation avec les partenaires financiers dans le domaine du sport. Vous n’êtes pas sans savoir la place importante qu’occupe le sport à présent à Madagascar. L’Etat n’a pas lésiné sur les ressources pour mettre en adéquation les moyens avec ses ambitions en allouant un budget conséquent pour la réalisation des grandes infrastructures réparties dans toutes les régions de Madagascar conformément à la constitution. Nous aurons plus que besoin de collaborer avec les instances internationales pour la tenue de plusieurs événements sportifs internationaux qui nous sera bénéfique sur tout le plan« .

Propos recueilli par T.H

Midi Madagasikara0 partages

Football : Mort de Ferdinand Rafalimanana 

Le plus grand gardien que le Club M ait jamais connu est mort hier à Bordeaux où il est parti après sa retraite. Ferdinand Rafalimanana, car il s’agit de lui, a réalisé une carrière bien remplie notamment au sein de l’AC Sotema et surtout au sein du Club M. La belle époque en fait quand Madagascar rivalisait avec des grands d’Afrique tels que  l’Égypte d’un certain El Khatib ou encore le Cameroun de Roger Milla et du Dr Abega. La seule ombre au tableau d’une carrière exceptionnelle, c’est cet incident aux Jeux des Îles de 1985 qui a contraint le Club M à rentrer avant tout le monde. La der de Ferdinand mais qui ne met pas en doute sa capacité de meneur d’hommes. C’est lui qui donnait de l’ordre aux deux défenseurs centraux de renom que sont René Rabearisoa et Frédéric Rakotovao. Une sacrée équipe, voire la meilleure de Madagascar, toutes les générations confondues.

Clément RABARY 

Midi Madagasikara0 partages

Fête de fin d’année : Trois grosses pointures partageront la scène  

Tovo J’hay secouera les têtes des inconditionnels.

Le Karibotel, Domaine Manerinerina Ambohibao, accueillera trois artistes de talent ce soir: Jazz Mmc, Johane et Tovo J’Hay. La fête de la fin d’année sera dans une ambiance de Rnb et de Waza.

Après avoir fait le tour des régions Diana et Sofia, Jazz MMC livrera un concert ce jour. Après quelques jours  de repos ,  le revoilà dans la capitale malgache.

De 2015 à 2019, Makoa Mifangaro Culture (MMC) est passé d’un danseur professionnel à un patron de label.  Il est habitué à animer la scène.

Quant à  Tovo J’hay, après quelques années de silence, il signe donc son grand retour. Avec toujours le même style mais aussi un rafraîchissement musical dans le contexte actuel, il est clair que son retour sous les projecteurs est très attendu et pas seulement par ses fans.

Johane et Deejay Jerry accompagneront ces deux hommes. Entre Deejing en concert, ce sera un show.

Iss Heridiny

Midi Madagasikara0 partages

Single : Wawa invite Basta Lion dans « Aza Miady »

Un cadeau pour  la fête de fin d’année ! Wawa sort un tube qui affolera ses inconditionnels. Récemment, il  a  sorti un single en duo avec Basta Lion.  « Aza miady », tel est le titre de la chanson. En fait,  les deux artistes ont su combiner non seulement leurs styles mais  ont également trouvé leur point de jonction.  Tous deux sont des  prêcheurs de l’amour.   Et ce message est  soulevé dans  une musique proche des traditions malgache en  relatant  la vie de couple. Une vie en dent de scie. « Il y a des hauts et des bas, mais on s’accroche car l’amour est plus grand que tout », chantonnent -ils  dans leur couplet.

Ce duo n’était pas une surprise pour les fans  puisqu’il y a  deux mois, Wawa, sur sa page facebook,  a publié l’extrait  en  filmant Basta Lion chanter dans son studio à Nosy-Be.  En fait, bercé par la musique traditionnelle Sakalava  depuis son jeune âge, Basta Lion,  qui est dorénavant  le prince du raggamuffin, pose avec aisance sa voix rauque sur le « Salegy électrique ». En fait, chanter avec Konka (un autre surnom de Wawa) était le rêve le plus cher du jeune homme. Enfin, il s’est réalisé.  Cette satisfaction se lit dans ses yeux lors du tournage  du clip.

Pour Wawa, c’est toute une autre stratégie. Conscient de la montée fulgurante  de la nouvelle génération,  le «  middle » doit entretenir une relation étroite avec cette dernière pour ne pas se faire vite oublier.  Alors,  deux semaines après la sortie de  aza miady, il grimpe déjà haut du classement dans les hits. Ce qui lui permet d’être  le maître du « salegy électrique » même si certains disent qu’il commence à être monotone dans ses propos.

Gravir l’échelon. Joli destin que celui de Wawa, qui voulait secouer  les  têtes de ses copains de quartier à Nosy-Be . Depuis « Mihitsikitsefa », un titre qui lui a permis d’être le petit prince de Salegy, Wawa sillonne le nord de Madagascar. Dès lors, le jeune batteur a su imposer son style.   À présent, il devient  une icône  dans  la Grande ile.  Ses chansons sont également des hymnes  de fêtes. Partout où l’on va, à Madagascar, on entend toujours sa voix. A 20 ans de carrière, l’artiste a connu la montée.

Iss Heridiny 

Midi Madagasikara0 partages

Auteure : Andrea Lee et son Madagascar de l’intrigue avec « The Rivals »

Andrea Lee, une romancière américaine reconnue à travers ses nouvelles.

Andrea Lee tente de prendre à contre-pied tous les clichés du rapport dominant/dominé durant la période coloniale à Madagascar dans son livre « The Rivals ». L’oeuvre, qui à la base est une nouvelle paraissant du 4 au 11 janvier dans le journal The New Yorker, sera prochainement compilée avec d’autres dans un livre « Red Island House ». Septième de la série, ce nouveau récit met au premier plan un trio formé par deux occidentaux et une malgache pleine d’intrigue, Noelline.

Celle-ci jongle avec les deux hommes transis amoureux et en compétition pour avoir les faveurs de la jeune femme. Difficile de ne pas résister à profiter de cette situation, dans une société malgache où le blanc, l’occupant, prend facilement la position du dominé. Et c’est là toute l’intrigue de « The Rivals », l’auteur a tout fait pour que ça soit Noelline qui sort la tête haute de cet imbroglio amoureux. Une femme qu’Andrea Lee décrit comme une battante, une manipulatrice et une businesswoman redoutable.

Elle admirerait presque son héroïne qui sort indemne de toute l’histoire. Selon Andrea Lee, son écriture dans cette nouvelle ne s’arrête pas seulement aux reflets exotiques, limite condescendants, et compassionnels des auteurs occidentaux sur cette époque. Le pouvoir se trouve au centre de son œuvre. Qui se tresse au sexe, à l’argent, à l’identitaire et même à la politique. Voilà pourquoi, le lecteur aura la sensation de ne jamais connaître la fin de l’histoire jusqu’à la dernière ligne.

Comme elle le dit, elle adore « les triomphes inatendues ». Elle y extériorise donc ses vécus sur le sol malgache, puisqu’elle y est passée plusieurs fois pour le tourisme et ses recherches personnelles. Et chose inattendue, cette sortante d’Harvard, éloigne le terme « ethnie » de son vocabulaire. Elle parle de « groupes autochtones ». C’est-à- dire du réalisme assumé de son rapport avec Madagascar et de la documentation qu’elle a faite pour pouvoir pondre « The Rivals ».

Pour cela, Andrea Lee a lu des livres mythiques comme « Ibonia ». Ou encore, elle a avalé les livres d’auteurs locaux : « Au-delà des rizières ». L’auteure est donc remontée très loin, jusqu’à retrouver les écrits de Charles Johnson, « A general history of the pyrates », rédigé par ce capitaine au XVIIème siècle. Selon ses propos, elle a beaucoup apprécié le livre « Ghost of Madagascar » de William S Burroughs. Bref, elle ne s’est pas contentée d’écrire à partir du superficiel.

Maminirina Rado

Midi Madagasikara0 partages

Antsirabe I : Un CEG  « manara-penitra » en vue

La construction d’infrastructures scolaires continue dans l’optique d’améliorer la qualité de l’éducation mais surtout d’offrir une éducation décente pour tous les enfants malgaches. C’est ainsi que la Zone d’Administration Pédagogique (ZAP) Mahazoarivo Avarabohitra d’Antsirabe I va recevoir bientôt un nouveau collège « manara-penitra ». Selon ce qui a été communiqué, il est prévu que l’établissement comprenne 24 salles de classe. C’est mardi que les premières pierres de cette école ont été posées en présence du gouverneur de la région Vakinankaratra, Vyvato Rakotovao et d’autres hauts dignitaires. Pour la réalisation du bâtiment, elle est confiée à la société Nomentsoa. Les travaux devraient durer six mois.

Anja RANDRIAMAHEFA

Midi Madagasikara0 partages

Commune Urbaine d’Antananarivo : Le Standard de service affiché publiquement

Dans l’optique d’améliorer la qualité de ses services, d’accélérer les délais de traitement des dossiers administratifs, mais également de lutter contre la corruption au sein des bureaux administratifs, la Commune Urbaine d’Antananarivo affiche désormais le Standard de service devant l’Hôtel de ville d’Analakely et dans les six arrondissements. Notons quand même qu’une nette amélioration des services dans les bureaux administratifs de la commune a été notée ces dernières années, avec moins de corruption et un délai d’attente appréciable. Avec  cette nouvelle mesure, les Tananariviens espèrent que cela va encore s’améliorer pour l’intérêt de tous.

Recueillis par Anja RANDRIAMAHEFA

Midi Madagasikara0 partages

Météo de la fin d’année : Temps frais et sec, ce soir, à Tanà, canicule dans le Sud

Les réveillonneurs de la Saint-Sylvestre à Antananarivo et les environs, ainsi que dans les régions voisines, devront prévoir de quoi se couvrir, ce soir, car il est possible que le temps soit un brin frisquet durant la nuit. C’est en tout cas ce que prévoit Météo Madagascar qui annonce un régime d’alizé pour les zones Centrales et Est de Madagascar. En revanche, pour les régions du Nord et Ouest, on aura droit à des pluies abondantes pour les trois prochains jours en raison de la présence de la ZCIT (zone de convergence intertropicale) dans cette partie du pays. Ainsi, pour les régions DIANA, Sofia, Boeny, Melaky, et une partie du Menabe, le temps sera plutôt pluvieux. Pluies également dans les régions SAVA, Analanjirofo et Atsinanana, ainsi que la partie Sud du Bongolava, la partie Est du Vakinankaratra et l’Amoron’i Mania. Les prévisions annoncent, par ailleurs, le retour des pluies intermittentes dès ce samedi dans quasiment tout le pays, hormis la partie Sud, là où l’on observera des températures caniculaires, jusqu’à 40°C dans l’Androy et l’Atsimo-Andrefana.

Demain, 1er janvier, dame pluie s’invitera à la fête dans le Nord-Est de Madagascar, si dans le Sud, ce sera toujours la canicule, contrairement aux régions des Hautes Terres centrales où les températures tourneront autour de 27°C.

Ainsi, pour le réveillon du 31 décembre comme pour le jour de l’An, les uns devront prévoir des vêtements relativement chauds, tandis que les autres devront chercher à se rafraîchir au maximum. Dans tous les cas, pour cette fête de fin d’année, par temps frais ou sous la canicule, le conseil sera peut-être de… sortir couverts !

Hanitra R.

Midi Madagasikara0 partages

Parking réservé : Le dépôt de dossier pour 2021 ouvert

Une opération pour retirer les piquets a déjà été lancée par la CUA. (Photo : CUA)

Le renouvellement de parking réservé pour l’année 2021 est lancé selon un communiqué publié par la Commune Urbaine d’Antananarivo. Le dépôt de dossier est désormais ouvert  et ce jusqu’au 31 janvier 2021, toujours selon la CUA. Rappelons que l’ouverture de la réception de dossiers était très attendue puisque cela fait déjà quelques mois que plus personne n’avait le droit de réserver un parking à Antananarivo ville.

600 000 Ariary l’année. La note de la CUA fait savoir que le droit de parking pour une année est de 600 000 Ariary, ce qui équivaut à 50 000 Ar par mois pour celui qui souhaite disposer d’un endroit où garer sa voiture en bord de route. Les nouvelles demandes ou renouvellements sont à déposer directement à l’Hôtel de ville Analakely. Chaque dossier doit comprendre une demande adressée au maire de la Commune Urbaine d’Antananarivo, une photocopie de l’autorisation délivrée 2020 et photocopie quittance, photocopie de la carte NIF/STAT pour les sociétés ou une photocopie de la CIN et d’un certificat de résidence pour les particuliers, une photo du lieu d’emplacement demandé, ainsi que du plan de repérage. La CUA de préciser que tout dossier incomplet ne sera pas recevable.

Actuellement, force est de constater que malgré les interdictions, de nombreux propriétaires de véhicules utilisent encore les grosses pierres ou des piques pour délimiter leurs parkings. Avec les nouvelles autorisations à venir, tout le monde espère une meilleure organisation des places de parking à Antananarivo même s’il semble difficile de croire que toutes les voitures vont trouver leur place.

Anja RANDRIAMAHEFA