Les actualités à Madagascar du Samedi 31 Décembre 2016

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Ici, on mange du porc, on boit de l’alcool et on montre son visage !

Pas de porc à l’hôtel Ibis, appartenant au groupe Accor, une entreprise française : ni pour le brunch de Noël, ni pour le barbecue du Nouvel An. Pourtant, le 16 novembre 2010, l’Unesco inscrivait le repas gastronomique à la française sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l’Humanité. Je me suis toujours dit que l’excellence de la charcuterie porcine participait à cette gastronomie française.Aussi, quand un restaurant comme «Le Relais Normand», à Tsaralalàna, vire halal (courant 2016), je me dis qu’il y a maldonne. On va dans un «relais normand» pour une cuisine qu’on suppose normande et française, et pas pour des kebabs, du merguez ou du couscous. Où est le jambon de Valognes   Qu’a-t-on fait des côtes de porc grillées au camembert   Le chef d’une maison où l’on allait, nous de la rédac­tion de Jureco, tous les mois, voilà vingt ans, ne peut avoir oublié le pied-de-porc d’Argentan !À une autre époque, il y a une dizaine d’années, j’allais régulièrement à la brasserie de l’Hôtel de France, Analakely. On y servait de la bière faite maison et une bonne assiette de charcuterie. Aujourd’hui, le porc est également banni d’un établissement qui continue de s’appeler «Hôtel de France». Je persiste à penser qu’une adresse intitulée «Hôtel de France» est une invite à déguster ce que la France fait de mieux, entre autres, en charcuterie pur porc.«Ici, on mange du porc, on boit de l’alcool et on montre son visage» a fini par s’écrier la ministre norvégienne de l’intégration, Sylvi Listhaug, dans un post sur sa page Facebook, le 18 octobre 2016. Ici, à Antananarivo, on a toujours mangé du porc et je ressens comme une agression la multiplication des enseignes halal. Surtout que cette surenchère coïncide avec l’apparition, absolument incongrue dans nos rues qui en en ignoraient encore jusqu’à l’existence voilà encore quelques mois, de ces femmes en voile intégral, toutes de noir vêtues, corps informe, visage caché dans un quartier aussi «central» qu’Ankadivato.Ici, on mange du porc : chez Lewis Charcuterie et Salaison. Chez Transcovia. Chez Barbero. Chez «Gastronomie Pizza» qui a la bonne idée de servir l’autre plat national malgache, la «soupe chinoise façon Tamatave», avec son bouillon au porc.Le Carat, à Ambatofotsy, derrière la gare sur la RN7, servait de la «dinde au porc à la malagasy», pour Noël. Le «Trano Bongo», juste après le pont de Tanjombato, affichait son «rôti de porc Orloff». «Le monde des grillades», dans la descente d’Antanimora-Nord, vante son cochon de lait et ses tsa-siou. «Batou-Beach», sur la route de Masindray, au-delà de la gare d’Ambohimanambola, propose du canard aux lardons. «La Résidence», à Ankerana, fait dans l’œcuménisme : fondant de porc, dinde traditionnelle, agneau confit. Pour ceux qui voulaient se faire leur propre cuisine, «Jumbo Score» vendait du rôti de porc farci aux raisins secs et porto.Ici, on mange du porc. Je n’oublie pas les sanctuaires de la cuisine porcine, témoins survivants d’une certaine époque : Jasmin, La Rotonde, Doan Van Bien, Motel d’Anosy, La Jonquille. Et le dernier arrivé, Aroyo à la Cité Jardin Mahamasina : j’ai compté, pas moins de 23 plats au porc !«Dis-moi ce que tu ne manges pas, je te dirai ce que tu crois», écrit Claude Prudhomme dans la Revue historique de l’Océan Indien (n°10, 2013) : «Dans un pays où les interdits alimentaires sont différents et concurrents, entre Hindous et Musulmans, l’imposition des obligations de la confession religieuse devient le symbole de la capacité d’un groupe à imposer aux autres son autorité» (p.32).Le jésuite De la Vaissière, dans son livre «Vingt ans à Madagascar» (Librairie Victor Lecoffre, Paris, 1885), proposait un Appendice n°II, sur les exportations commerciales sur la côte Est : bœufs, porcs vivants, porcs et boeufs salés (p.330). Débouché logique pour un élévage comme celui de l’Ambodirano (Arivonimamo, Ambohitrambo, Imerintsiatosika, Antsahadinta, Ambohimandry, Amboniriana) : 12.614 boeufs, 14.342 porcs, 10.217 moutons (Journal Officiel du 3 février 1898).De l’avis de l’archéologue Rafolo Andrianaivo­arivony, «la consommation des suidés semble se concentrer sur les hautes terres, à Ambohimpanompo, à Analamanitra et Ambohimanana. Cette situation est loin de la réalité dans la mesure où le tableau ne comptabilise que les sites où l’on a découvert de restes de suidés. Or, le potamochère est un animal largement répandu à Madagascar. Il est donc vraisemblable qu’il a été consommé un peu partout dans l’île» (in L’alimentation carnée chez les anciens Malgaches, NCAA, n°5-6, 1987-1988, p.22).Ici, on mange du porc. Le Tantaran’ny Andriana (page 16) attribue à Rasoalao, personnage légendaire situé dans la région du lac Itasy, l’introduction de l’élevage du porc, animal austronésien par excellence, au même titre que la poule et le chien. Bien des années plus tard, dans la réalité du Code de Ranavalona, de l’année 1828, le vol de «kisoa» était répertorié parce que l’élevage de porc et la consommation de cochon ne pouvaient pas être une invention chrétienne tardive sous le règne de la reine la plus allergique aux Chrétiens.

Par Nasolo-Valiavo Andriamihaja

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Groupe 18.3 – « On reste sur cette idéologie qui a forgé notre renommée »

Un véritable retour aux sources, comme si c’était hier. Le groupe 18.3 revient pour égayer les oreilles des férus de rap malgache, s’étant refait une jeunesse cette année.

Peut-on revenir sur l’historique du groupe  ?Tout a débuté en 1998 quand les membres de l’un des tout premiers clans de rappeurs hip hop « K’vamdona » décidèrent d’aller chacun de leurs côtés. De là, Slam Jah et moi-même, Tongue Nat, avons alors fait le choix de fonder notre propre groupe, 18,2. On a tout de suite sorti notre premier morceau qui s’intitulait « Adala be roa », très bien accueilli par les amateurs de rap de l’époque. De fil en aiguille, nous avions continué notre petit bonhomme de chemin et nous avions rencontré ce cher Davy. À partir de là naquit le 18,3 tel que le connaissait le public. Un an après, on a sorti le morceau « Minday fihogo » qui a trouvé un écho favorable auprès du grand public et a forgé notre notoriété à travers ses paroles taquines. On a pu faire notre première tournée en compagnie de Samoela. Ce morceau a été alors le fer de lance de notre premier album, s’ensuivit un projet de second album. Mais entre-temps, on a eu chacun de notre côté nos propres priorités et cela ne s’est pas concrétisé. En 2006, on a relancé le groupe avec le rappeur Kayah en collaboration avec la maison de production Do Sol, par le biais de l’album « Zamahany ». On y retrouve, entre autres, le morceau « Number One ». Depuis, le groupe a été mis en stand-by, jusqu’à aujourd’hui.

Comment s’est réalisé ce grand retour de 18,3   ?Le groupe a toujours été là si on peut s’exprimer ainsi, évoluant au gré des années. Ceci étant, ce retour au-devant de la scène du groupe a été longuement discuté entre nous, notamment avec Tongue Nat et Slam Jah alors même qu’ils peaufinaient chacun de leur côté leurs albums solos. Tongue Nat a sorti « Harena an-kibon’i Tongue » en 2013, de même que Slam Jah a édité « Midecl’Art aho sao dia perte ». Par ailleurs, l’idée de sortir un nouvel album pour notre groupe nous travaillait constamment, et c’est ainsi qu’on a décidé de se relancer pleinement dans l’aventure. Davy en personne a fait le choix d’entreprendre une tout autre carrière et il nous a alors donné sa bénédiction pour aller de l’avant.

                                                               « Concernant les thématiques                                                                                 que l’on aborde,                                                                         on garde l’esprit ouvert »

Le groupe se découvre sous un nouveau jour, quelles sont les nouveautés ?  L’essence même du groupe 18,3 demeure le même, on reste sur cette même idéologie qui a forgé notre renommée, toujours aussi taquin, malicieux, critique sociale et un peu fou dans nos textes. La grande nouveauté réside sans doute dans le fait qu’on a plus apporté une touche musicale dans nos nouveaux morceaux. Notamment du Soul et du r’n’b avec la voix de notre nouvelle recrue, La N Bherindr, qui égaye chacun de nos compositions actuelles. On peaufine un tout nouvel album et des projets des plus enchanteurs pour nos fans, entre autres pour l’année 2017. On a récemment lancé notre tout premier single « Maizina », qui illustre parfaitement cette nouvelle couleur qu’on arbore. S’ensuivra un concert à travers lequel on convie nos fans de toujours et les férus de rap du pays.

Racontez-nous les retrouvailles entre vous trois…Tongue Nat et Slam Jah se côtoient et se rencontrent souvent en amont de ce retour du groupe 18,3, cette année. La N Bherindr est un chanteur qui a toujours été familier avec le groupe depuis toujours, notamment depuis le clan Bogota. Nos retrouvailles ont été très marquantes, car dès nos premiers échanges on a convenu ensemble cette nouvelle couleur qu’on arborera et qui nous démarque comme toujours des autres. On a tout de suite été très enthousiastes, et nous trois, on se complète pleinement.

Quelques mots à propos de « Adala vibes »…C’est un qualificatif qui illustre tout simplement notre identité musicale, c’est en quelque sorte notre signature. Pour l’instant, notre prochain album n’a pas encore de titre, cependant on promet au public qu’il retrouvera à coup sûr cette identité du groupe à laquelle il tient particulièrement. Pour information, on y retrouvera même quelques reprises des morceaux qui ont fait notre renommée, de même que de nouvelles compositions. On reste les mêmes, toujours aussi fous dans nos textes, avec une musicalité plus contemporaine et représentative de notre époque. Concernant les thématiques que l’on aborde, on garde l’esprit ouvert, comme d’habitude. Le clip du single « Maizina » est prévu sortir courant de ce mois de janvier.

Texte : Andry Patrick RakotondrazakaPhotos Fireflies

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Patrick Imam – « Se passer des aides extérieures n’est pas réaliste »

Le représentant résident du Fonds monétaire international (FMI) revient sur les résultats de la Conférence des bailleurs et des investisseurs qui s’est déroulé à Paris en début décembre. Il évoque les défis à relever pour un décaissement effectif des aides.

• Madagascar a obtenu une promesse de 6,4 milliards de dollars de la part des bailleurs de fonds traditionnels à l’issue de la CBI, et des investissements jusqu’à près de 4 milliards de dollars ont été annoncés par les investisseurs. Comment interpréter ces chiffres   Peut-on parler d’un réel retour de la confiance aussi bien des partenaires techniques et financiers que des investisseurs ?– Même s’il ne s’agit encore que de promesses d’engagement financier, les résultats obtenus par les autorités au cours de la Conférence traduit une confiance regagnée. Le fait que les promesses obtenues ont largement dépassé les attentes des autorités indiquent qu’il y a une volonté de la part des partenaires et des investisseurs de vouloir donner au pays une opportunité de réaliser les objectifs qu’il s’était assigné sur le plan économique et surtout social.  Et bien que les aides ne soient pas encore tout à fait acquises pour l’instant, les étapes franchies jusqu’ici constituent un bon début que l’Etat se doit de mettre à profit. Les promesses indiquent que les autorités sont sur la bonne voie pour ce qui est de la mise en œuvre des différentes réformes à la fois économiques et notamment structurelles.

• Un économiste avait glissé durant la CBI que si le pays n’était pas aussi gangrené par la corruption, le montant aurait été beaucoup plus important. Partagez-vous son avis   ?– C’est une façon de voir les choses qui pourrait être fondée ou qui pourrait ne pas l’être dans le contexte actuel qui prévaut au pays. Cela peut être fondé vu que les problèmes de gouvernance, notamment de la corruption, ont été au centre des préoccupations de presque tout le monde au pays, allant du simple citoyen aux dirigeants, en passant par les bailleurs de fonds et les investisseurs. Ses effets sur l’économie sont certainement lourds bien qu’une évaluation quantitative n’en soit pas encore disponible. Mais l’idée peut être aussi relativisée dans la mesure où chaque partenaire dispose de ses appréciations propres ainsi que de critères bien précis pour déterminer la magnitude de l’aide qu’ils accordent à un pays donné et à une période donnée.

• Donc, vous diriez que la corruption n’est pas un obstacle au déblocage des fonds ? – Si c’était le facteur clé pour un déblocage de fond, les PTFs donneraient de l’assistance uniquement à des pays comme la Norvège. Ils ont leurs propres critères, leurs propres appréciations ainsi que des priorités telles que la réduction de la pauvreté. Et il est parfaitement envisageable qu’ils allouent plus d’argent à des pays pauvres avec des problèmes de gouvernance, sachant que c’est là que les besoins sont les plus grands. Dans le cas de Madagascar, l’important est que les autorités soient conscients des effets néfastes de ce phénomène dans la vie non seulement économique mais aussi sociale du pays, qu’elles aient déjà pris certaines initiatives pour la combattre et qu’elles continuent, au plus haut niveau même des instances du pays, d’afficher leur volonté de l’éradiquer. Les PTFs est investisseurs sont conscients de cet effort.

• Quelles seraient les conditions pour le décaissement effectif des aides annoncées par les bailleurs de fonds  ?– Il est difficile de donner une réponse bien précise à cette question, étant donné que chaque PTF dispose de ses propres conditions et procédures pour procéder aux différents décaissements. Chaque condition ou critère variera suivant les priorités que chaque PTF accordera à des secteurs qui sont dans leur domaine d’expertise ou auxquels ils ont choisi de se consacrer suivant la politique de leur pays ou de leur conseil d’administration en matière d’aide. Toutefois, malgré les différences des exigences, il y aurait certainement des critères communs à tous les partenaires, notamment ceux relatifs à la stabilité politique, la stabilité et la viabilité du cadre macroéconomique, et quelques critères ayant trait à la gouvernance, notamment à la lutte contre la corruption dans le pays.

• La capacité d’absorption de Madagascar n’est que de 500 millions de dollars par an, en moyenne. Madagascar peut-il espérer faire décaisser toute cette somme promise dans les 3 à 4 prochaines années  ?– En absolu, les promesses d’aide reçues par Madagascar lors de la CBI s’avèrent très importantes, étant à environ 60% du PIB. Il est clair que si l’on s’en tient à la capacité historique du pays, il serait techniquement difficile que ce dernier puisse absorber trois fois plus d’aide que ce qu’il est capable de faire habituellement. Cependant, les choses peuvent changer rapidement, si la dynamique des réformes se poursuit, voire même s’accélère. Il est envisageable que, dans un avenir proche, le pays serait capable d’adresser les facteurs, que ce soient macroéconomiques que microéconomiques, qui l’ont toujours empêché d’utiliser d’une façon optimale l’aide reçue.

• Quels sont ces facteurs, justement, et comment les adresser ? – Parmi ces facteurs, je citerai la faiblesse des institutions, longtemps minées par des problèmes de mauvaise gouvernance et notamment de corruption, le manque d’infrastructures essentielles et le manque de capacité au niveau du capital humain. Ceci inclut entre autres la difficulté des ministères sectoriels de gérer en même temps plusieurs projets financés par différents bailleurs. Il faut aussi noter que l’arrivée de l’aide en elle-même, notamment si elle est bien utilisée, pourrait augmenter la capacité d’absorption du pays. Quand des informations plus détaillées seront disponibles par rapport aux promesses d’engagement financier annoncées, les autorités doivent continuer de faire un travail de priorisation des projets qu’elles comptent mettre en œuvre de façon à l’adapter à la capacité d’absorption actuelle et à l’avenir du pays. Et ce, en priorisant les projets qui ont le plus d’effet sur la réduction de la pauvreté, ou qui ont l’impact le plus substantiel sur la croissance économique, par exemple. En même temps, elles se doivent aussi de mettre en œuvre un plan de renforcement de ses capacités d’absorption.

« Les procédures des bailleurs sont parfois difficiles à mettre en œuvre. »

• Le Premier ministre a aussi évoqué des problèmes au niveau des procédures de décaissement des aides ? – En effet, s’il y a une raison qui explique aussi la faible efficacité de l’aide dans les pays en voie de développement en général, ce sont les procédures des bailleurs ainsi que les conditionnalités qu’ils imposent sont parfois difficiles à mettre en œuvre. Donc, les bailleurs de fonds ont aussi leur rôle à jouer dans le renforcement des capacités d’absorption du pays. Et le fait qu’il y ait plusieurs bailleurs qui interviennent dans le pays ne facilitent pas les choses car chacun a ses propres modes de fonctionnement qui peuvent parfois ralentir la mise en œuvre des projets associés aux aides. Dans ce contexte-là, une meilleure coordination entre les bailleurs peut aider.

• Les ambitions de Madagascar de dépenser 900 mil­lions de dollars pour les Programmes d’investissement public en 2017 sont-elles réalistes ?– Effectivement, le programme d’investissement public à partir de 2017 commencera à être ambitieux. Ce qui est tout à fait justifié compte tenu du retard que le pays a pris en matière d’investissement et du gap d’infrastructures dont il souffre, suite à des sous investissements dans le domaine. Si l’on se réfère à la capacité d’absorption actuelle du pays, ainsi qu’à sa capacité d’absorption d’avant la crise politique avec des institutions moins fragiles, on est en droit de se poser des questions sur le réalisme des chiffres avancés. Toutefois, compte tenu des besoins du pays de relancer la croissance économique, afin de pouvoir réduire la pauvreté, les autorités se doivent d’améliorer leurs capacités en adressant les facteurs qui entravent l’utilisation efficace de l’aide, entre autres à travers le renforcement des capacités des diverses institutions, mais aussi de ses capitaux humains.

• Pour ce qui est des investissements privés, ceux qui ont été annoncés à Paris sont généralement ceux des opérateurs locaux, qui sont déjà présents à Madagascar. Il n’y a pas eu de nouveaux investisseurs. Pourquoi à votre avis  ?– Contrairement aux PTFs qui, généralement, prennent en compte, entre autres, l’aspect humanitaire dans leur décision d’octroyer des aides financières à un pays, les investisseurs disposent de critères différents dans leur décision d’investir dans un pays. Parmi ces critères figurent le retour sur les investissements, mais aussi leur stabilité ainsi que le respect des règles de droit. Pour le moment, en termes de climat d’affaires, et malgré les progrès qui ont été réalisés dans ce domaine, tel que rapporté dans le rapport « Doing Business », Madagascar reste encore à la traîne et beaucoup reste à faire pour attirer et surtout rassurer les futurs investisseurs. Dans ce contexte, il est vrai qu’une grande partie des investissements annoncés sont le fait des opérateurs locaux, mais souvent ce sont des investissements conjoints réalisés avec un partenaire étranger qui apporte soit l’expertise, soit le financement ou bien les deux à la fois.

• Pourquoi les investisseurs étrangers ont-ils besoin de partenaires locaux ?– Les investisseurs nationaux ont l’avantage d’être sur le terrain et d’être au fait des différentes informations dont tout investisseur a besoin pour prendre des décisions. Ils sont beaucoup mieux placés pour évaluer les risques associés à leurs projets respectifs et probablement les stratégies pour essayer de réduire ces risques. Mais il faut aussi noter que le fait qu’il n’y avait surtout des investisseurs nationaux qui ont fait des annonces n’est pas nécessairement une mauvaise chose. C’est le premier signe de confiance, qui incite généralement les investisseurs étrangers à venir ensuite. Et ce, parce que les nationaux servent toujours de référence aux investisseurs étrangers qui pensent investir dans un pays.

• Madagascar, à votre avis, a-t-il réellement besoin des aides des bailleurs de fonds ? – Une réduction de la pauvreté passe nécessairement par une augmentation du taux de croissance économique et, par conséquent, du revenu disponible. En ce qui concerne Madagascar, le pays ne s’est pas encore très bien remis de la crise politique pour disposer des moyens nécessaires pour mener à bien ses politiques de développement. Cette faiblesse est essentiellement attribuée à la fois à un faible niveau mais aussi à un manque d’efficacité des investissements en général, mais des investissements publics en particuliers, qui sont souvent des intrants pour l’investissement privé. Dans le cas de Madagascar, et du fait de la faiblesse des recettes fiscales, les investissements publics ont toujours été financés en grande partie par l’aide extérieure. Les différentes crises politiques que le pays a traversées ces vingt-cinq dernières années, et qui ont vu les retraits des PTFs, s’étaient traduites systématiquement par un repli des investissements publics. Cela pour montrer l’importance des appuis apportés par les PTFs sur le niveau de l’investissement du pays.

• Donc, vous diriez que Madagascar ne peut se passer des aides extérieures ? – Pour l’heure, et ce, malgré les progrès enregistrés au niveau de la collecte des recettes fiscales et douanières, se passer des aides extérieures n’est pas encore réaliste. Au milieu de tout cela, il est important de noter que les bailleurs de fonds ne sont pas seulement utiles pour les appuis financiers, ils le sont aussi pour des questions d’appuis et de conseils techniques. Mais c’est important aussi de mettre l’accent sur l’histoire économique, qui a bien montré qu’aucun pays n’a pu se développer grâce seulement aux aides extérieures. L’aide extérieure est en général bénéfique, si bien utilisée, elle peut agir comme un catalyseur en accélérant le développement. Mais le vrai et meilleur moyen pour un pays de se développer c’est de faire appel à ses propres efforts et mobiliser ses propres ressources. Et ceci est d’autant plus justifié vu le caractère assez volatil de l’aide extérieure. Une trop grande dépendance à l’aide peut aussi générer des problèmes, notamment sur le plan macroéconomique, avec une perte éventuelle de la compétitivité des exportations du pays récipiendaire et une situation d’insoutenabilité de la dette si l’aide est constituée en grande majorité par des prêts non concessionnels par exemple.

Propos recueillis par Lova Rabary-Rakotondravony

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Groupe Socota : 75 millions de dollars d’investissements pour le textile et l’économie verte

Salim Ismail, le PDG du groupe SOCOTA fait partie de ces hommes d’affaires qui réussissent leurs investissements.

Durant la conférence des bailleurs et des investisseurs de Madagascar à Paris, Salim Ismail, le PDG du groupe SOCOTA a annoncé l’extension de sa branche textile et le lancement d’un projet agricole à grande échelle.

Vendre en Chine des produits venant de Madagascar. D’habitude, la règle dans le secteur du commerce extérieur de Madagascar est l’importation, notamment dans le domaine du textile où le marché malgache est inondé de vêtements prêt-à-porter, made in China. Mais il y a aussi les exceptions qui confirment la règle.  C’est notamment le cas du groupe SOCOTA qui exporte vers la Chine des produits de grande marque comme Zara ou Decathlon. Produits dans l’usine Cottonline, branche textile du groupe SOCOTA, ces produits portent l’étiquette Made in Madagascar. Ce qui fait évidemment honneur au pays dont l’économie tire énormément de profit des activités de SOCOTA, un groupe qui fait actuellement vivre, une communauté de 40.000 personnes, employés et familles confondus et qui continue de progresser avec de nouveaux projets encore plus ambitieux que les autres.

Engagement

Présent lors de la conférence des bailleurs et des investisseurs de Madagascar à Paris, Salim Ismail, le PDG de SOCOTA devait d’ailleurs confirmer cet engagement de son groupe à aller toujours de l’avant. Un engagement qui se concrétisera par les 75 millions USD d’investissements que le groupe va réaliser, cette année. Dont 40 millions USD pour le renforcement de sa branche textile. Un investissement destiné à doubler la capacité de la production textile et à créer environ 5 000 emplois supplémentaires. L’autre projet a trait à l’économie verte et consistera en la production et l’exporta          tion de 10 000 tonnes de fruits et légumes par an. Un investissement de 35 millions de dollars dans l’économie verte pour booster l’économie malgache qui reste encore dépendante de l’agriculture. Et bien évidemment de l’industrie et du secteur privé, considéré comme étant le moteur de la relance économique.

R.Edmond

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Gendarme exécuté à Manakara – Un maire arrêté avec une trentaine de personnes

Le chef du poste avancé de la gendarmerie à Namorona a été lynché à mort en voulant protéger d’une vindicte populaire un présumé pyromane. Un autre gendarme est à l’agonie et la caserne a été détruite.

Arrestation massive pour meurtre et agression de gendarmes à Mananjary. Hier, le maire de la commune rurale de Namorona ainsi qu’une trentaine de personnes ont été arrêtés pour une attaque de caserne ayant fait un mort et un blessé grave, dans les rangs de la gendarmerie.L’élu en personne est soupçonné d’être l’instigateur de ces émeutes meurtrières.S’opposant à une tentative de vindicte populaire contre un présumé pyromane, pris sur le fait, dans la nuit de mercredi à jeudi, le gendarme principal de deuxième classe Marcelin Fanambina, chef du poste avancé de la gendarmerie à Namorona, a été froidement tué. Ayant eu plus de chance, le seul gendarme sur place, qui a bravé la mort à ses côtés, agonisait, lorsque la foule en furie en a eu fini avec lui.La situation était délétère à Namorona, lorsque le prétendu pyromane s’est fait coincer jeudi, vers une heure du matin. Mis au parfum que des victimes, anéantis par après une longue série d’incendies criminels qui se sont abattus sur la commune, des villageois ont rameuté la foule, pour arracher le suspect  mis en garde à vue. le chef de poste a préconisé aux petites heures le transfert à Mananjary de celui-ci, pour lui éviter un lynchage à mort.Au réveil, vers 8 heures du matin, le maire de Namorona en personne, aurait incité les habitants à se ruer vers la caserne de gendarmerie, pour faire subir la justice populaire à l’individu arrêté. Il serait même allé jusqu’à menacer de représailles ceux qui étaient réticents. Un adjoint au maire s’y serait fermement opposé, mais cela n’a pas pour autant, suffi à mettre fin aux échauffourées.

Kalachnikov dérobéVers 9 heures du matin, une masse humaine a assiégé le poste de gendarmerie.Pris en tenaille par une horde d’individus enragés, l’adjudant et son seul compagnon d’infortune, ont tant bien que mal essayé d’expliquer que le suspect n’était plus sur place.Ne voulant rien entendre, les assaillants les ont lapidés.Dans la confusion, l’Apanjaka (NDLR: doyen et descendant de lignée royale qui siège en foi des pouvoirs coutumiers qui lui sont conférés), a tant bien que mal, lancé un appel au calme et a essayé de tempérer les ardeurs, mais il a lui aussi essuyé des jets de galets. Alors qu’il s’est retiré sous un déluge de projectiles, les deux gendarmes étaient à la merci de la foule déchaînée. Lorsque la situation a été hors de contrôle, le maire s’est éclipsé en catimini d’après la gendarmerie. Pendant que l’attaque de la caserne faisait rage, il a quitté le terrain.Les portes du poste de gendarmerie ont été dérobées et le toit détruit. Pris au piège après de vains tirs en l’air, le gradé et son compagnon d’infortune ont abandonné les ruines de leur caserne assiégée.Les deux gendarmes ont battu en retraite sous une pluie de galets. Touché à la tête, le subalterne est tombé à terre et a perdu connaissance. Poursuivant son repli, le chef de poste a été lui aussi touché. Sauvagement matraqué en pleine tête, il n’a pas survécu. Ses bourreaux ne se sont pas gênés pour le délester de son Kalachnikov, mais un gendarme à la retraite a rapporté l’arme de guerre dérobée. L’autre gendarme à l’agonie, a été, pour sa part, transporté par des villageois dans le dispensaire d’une commune voisine.Namorona est classé zone blanche en matière d’insécurité. La caserne détruite fonctionnait avec un effectif de quatre hommes.

Andry Manase

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Nuit de la Saint Sylvestre – Fin d’année au pays pour les dirigeants politiques

Une autre première. Sauf changement, Hery Rajao­narimampianina devrait passer le réveillon du Nouvel an à Madagascar. « Il devrait rester au pays. C’est tout ce que je peux vous dire », a indiqué Tsilavina Ralaindimby, son directeur de la communication, joint au téléphone hier. « Une descente à Mananjary est prévue dans les prochains jours », explique encore Tsilavina Ralaindimby, qui affirme toutefois que « l’on ne sait pas où sera exactement le chef de l’État durant la nuit de la Saint Sylvestre et le jour du Nouvel an. Il est le seul à le savoir », poursuit-il.Les autres hauts responsables du pays devraient également tous rester au pays pour accueillir 2017. Le Premier ministre, le président de l’Assemblée nationale, le président de la Haute cour constitutionnelle passeront tous les fêtes de fin d’année à Madagascar. Le président de la Commission électorale nationale indépendante, Hery Rakotomanana sera en famille, et passera la nuit de la Saint Sylvestre auprès des siens à Amba­tondrazaka. « Je suis déjà ici depuis quelques jours », a-t-il confié par téléphone.Les trois anciens présidents, Marc Ravalomanana, Didier Ratsiraka et Albert Zafy seront également à Madagascar le 31 décembre et le 1er janvier. Andry Rajoelina, ancien président de la Transition, sera en famille sur la côte Est, à Foulpointe plus exactement, sauf changement.

JulianoRandrianja

Midi Madagasikara94 partages

Elections : Finalement en 2019 !

Si le mandat de Rajaonarimampianina devrait s’achever en 2018 conformément aux dispositions constitutionnelles – en l’occurrence les articles 47 et 48 – les élections auront lieu effectivement en 2019. En effet, le code électoral régi par la loi n°2012-005 du 22 mars 2012 interdit  implicitement, en son article 36, la tenue des élections durant les périodes estivales. D’après cet article, « le scrutin doit se tenir durant la saison sèche de l’année, entre le 30 avril et le 30 novembre, sauf en cas de force majeure prononcée par la juridiction compétente ». Par voie de conséquence, les présidentielles devraient avoir lieu entre le 30 avril et le 30 novembre 2019. Sauf bien évidemment en cas de force majeur.

Textes. Il suffit, de ce fait, de suivre et d’appliquer les textes y afférents, comme l’avait affirmé le KMF/CNOE, l’observatoire des élections à Madagascar. « Il faut renforcer le respect des textes en vigueur et l’Etat de droit pour éviter le laisser-aller à Madagascar », affirme un des responsables avant de continuer que « les manœuvres dilatoires à des fins politiques et d’intérêts personnels doivent être écartées ». En tout cas, chacun observera à la loupe le déroulement des scrutins. Pour ce qui est de la Commission Electorale Nationale Indépendante (Ceni), régie par la loi n°2015-020 du 19 octobre 2015, elle n’a plus le pouvoir de fixer les dates auxquelles vont se tenir les élections. Actuellement, c’est par le biais d’un décret pris en Conseil de gouvernement que les électeurs seront convoqués. A partir de là, la Ceni – conformément aux dispositions de l’article 38 de cette loi – se chargera de superviser les opérations électorales. Notons que les projets de textes relatifs au code électoral et aux financements des partis politiques attendront les prochaines sessions ordinaires du Parlement en Mai 2017. Pour l’heure, l’on se pose des questions sur les aboutissements des différents ateliers organisés par la Ceni et les partis politiques portant, justement, sur la révision du cadre légal des élections.

Aina Bovel

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Futsal-IEP – Le premier tournoi inter instituts en gestation

Un événement sportif innovant. L’Institut d’Études Politiques de Madagascar organise la toute première édition d’un tournoi de futsal inter-institut dénommée Kick Off Tournement, version 2017. La compétition s’étale du 1er au 5 février 2017, au gymnase couvert de Mahamasina.L’IEP, premier institut spécialisé dans le domaine de sciences politiques, concocte ce tournoi en étroite collaboration avec la fédération malgache de football qui dispensera quelques jours avant l’événement, par l’intermédiaire de ses techniciens, une séance de formation aux techniciens représentants de chaque institut axée sur les règlements spécifiques du futsal , ainsi que le déroulement du tournoi. La fédération de football fournira les arbitres qui officieront les matches durant les quatre jours de compétitions.« Nous avons choisi le futsal pour ce tournoi, pour sortir un peu de l’ordinaire foot à 11 et les autres disciplines qu’on a l’habitude de jouer , lors de compétitions inter-instituts ou des jeux corporatifs. En plus, il est plus facile de monter une équipe de futsal et les infrastructures de compétition ne sont pas difficiles à trouver », a confié un des responsables au sein de l’IEP, organisateur de l’événement.

DétenteLe tournoi est réservé à toutes les équipes composées des étudiants et personnels de tous les instituts, grandes écoles et départements à l’université d’Antananarivo.Ce sera un moment de détente pour les étudiants et le personnel des instituts de la capitale. Pour cette édition inaugurale, l’organisation limitera à seize les équipes participantes, car cet événement aura désormais lieu chaque année, à la même période. C’est une occasion également pour la fédération de football de détecter des nouveaux talents, après avoir lancé l’année passée, le futsal à Madagascar, en participant pour la première fois à la joute continentale.Trente-et-un matches seront joués pendant ces quatre jours. Les éliminatoires se dérouleront durant les trois premiers jours. Les seize équipes en course seront réparties en quatre poules de quatre et les deux meilleures de chaque groupe seront qualifiées aux quarts de finale prévues se tenir le 4 février matin, et les demi-finales l’après-midi.La grande finale aura lieu l’après-midi du 5 décembre. Divers trophées seront distribués au terme du tournoi, pour l’équipe gagnante, le kick off golden ball ou le soulier d’or, l’équipe fair play, le mister kick off, le meilleur buteur, le meilleur passeur et le ou les meilleurs supporters. En marge du tournoi, un battle de danse urbaine destiné aux étudiants et des concours de freestyle, dribble et tir de traverse seront ouverts au public.

S.R.

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Région Menabe : Le projet « Pool de compétences » lancé pour être mis en œuvre en 2017

Les activistes du CRD-Menabe, lors de la remise de matériels informatiques par le programme Matoy financé par l’intercoopération suisse. (Photo Anastase)

La mise en place du projet « Pool de compétences » sera lancée en 2017, d’après le Comité Régional du Développement (CRD) du Menabe. Celui-ci est une plateforme de concertation créée en 1996. Comme l’a expliqué Gion Cabalzar, membre fondateur du CRD-Menabe, ce projet à mettre en œuvre est l’expression des expériences et réflexions faites par des activistes de la plateforme, tout au long de l’année 2016 et qui sont encore en cours. Le projet vise à intensifier la force de frappe du CRD-Menabe en tant que « pool de compétences » avec la création d’un « Espace CRD », comme centre d’un réseautage qui sera appelé à faciliter la mise en place de différents réseaux de connaissance et/ou réseaux du savoir dans le Menabe. D’après les promoteurs du projet, ce réseautage devra permettre de renforcer les compétences de tous les membres actifs du CRD dans différents secteurs et thèmes, ainsi que sur le plan méthodologique, en ce qui concerne le métier du développeur proprement dit : « C’est la maîtrise de l’ensemble du cycle de gestion de projet et du management de projet. De ce fait, de rendre ces services de plus en plus professionnels », ont-ils expliqué.

Financements. Le projet « pool de compétences » sera financé entièrement par le programme Matoy à travers la mis à disposition d’un local et de divers matériels nécessaires. D’après les informations, le projet débute ce mois de décembre 2016, pour prendre fin à la même période en 2017. Le coordonnateur régional de Matoy-Menabe, un programme financé par la coopération suisse, Raobelison Fidy Denis a exprimé son optimisme, quant au succès au CRD-Menabe dans sa contribution au développement de la région.

Chan-Mouie Jean Anastase

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Ambatondrazaka – Beaucoup de choix pour marquer la Saint-Sylvestre

À Ambatondrazaka, c’est l’évènementiel qui prime à l’approche de la nuit – la dernière – qui termine l’année 2016. Sortant de l’habituelle manière de fêter ce dernier virage et « la dernière ligne droite » menant au jour de l’An, les passionnés de réveillon entre amis auront le choix, cette fois. Il y aura ce que les plus âgés appellent le « standing class » et ce que les jeunes nomment « tous azimuts », c’est-à-dire pour tout le monde sans exception et qui va dans tous les sens de l’ambiance chaudement électrique. Les deux catégories d’activités nocturnes sont proposées par une seule équipe organisatrice.Pour les habitués, c’est du jamais, vu dans la contrée mais surtout une belle opportunité de laisser les « clients »  choisir « sa destination » pour passer à leur guise la nuit de l’incontournable Saint-Sylvestre.« C’est bien de nous proposer le maximum d’offres possibles pour vivre la dernière nuit de l’année. Je ne peux que remercier vivement ceux qui sont derrière ces belles organisations qui, d’après moi et mes amis, sont très créatives. À moi et mes amis de choisir où nous allons faire la fête », a-t-on lâché après avoir écouté attentivement un spot publicitaire passant dans une chaîne de radio locale.Plus d’un souhaitent que, pour la Saint-Sylvestre, la nuit se passera sans encombre,  sans le fameux délestage, une des causes de l’insécurité dans la ville chef-lieu de région d’Alaotra- Mangoro, surpeuplée.

Hery Fils Andrianandraina

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Agriculture naturelle : Un grand attrait des touristes et des consommateurs

Les autorités officielles visitant le box de l’Agrinature lors de l’inauguration du marché écologique.

Trois grands hôtels et des clients particuliers effectuent actuellement des commandes périodiques auprès des paysans professionnels en la matière.

Une grande première à Madagascar. Un marché écologique vient d’être inauguré dans la commune rurale d’Ambohidrabiby, au carrefour menant au Palais d’Ambohimanga. On y trouve notamment des fruits et légumes issus de l’agriculture naturelle promue par l’association Agrinature de Madagascar qui travaille en partenariat avec l’ONG Shumei Internationale basée au Japon.  Des produits artisanaux et des produits biologiques ne sont pas en reste. « Mais il y a un grand attrait des touristes étrangers ainsi que des consommateurs nationaux aux fruits et légumes issus de l’agriculture naturelle », a déclaré Hanitra Lucia Ravoloniaina, un paysan professionnel qui se lance dans l’agriculture naturelle, depuis un an et demie.

Principes. Notons que cette technique dite Shumei est lancée par cette ONG japonaise dans le monde. C’est l’association Agrinature de Madagascar qui la vulgarise dans plusieurs localités du pays, notamment dans les districts d’Avaradrano et d’Atsimondrano ainsi qu’à Anjiro dans la région d’Alaotra Mangoro, depuis trois ans déjà. C’est adapté à toutes les spéculations. Mais les promoteurs optent pour l’heure pour les filières fruits et légumes ainsi que le riz. Rappelons que cette technique Shumei ou l’agriculture naturelle a pour principes un respect et un intérêt profond pour la nature avec une philosophie de l’harmonie avec la terre. Les paysans qui la pratiquent ne doivent employer ni pesticide, ni herbicide, ni engrais chimique, ni fumier de toute sorte. On utilise par contre du compost fait à partir des herbes séchées et des végétaux frais tels que le « Tanamasoandro » ou le « Radriaka », très répandus en culture sauvage à Madagascar afin de maintenir le sol humide et friable.

Traçabilité. « L’avantage de produire des fruits et légumes naturels, c’est que cela permet à la population de consommer des aliments frais et sains. On peut également les conserver de manière plus durable que les produits agricoles conventionnels. Et du côté des producteurs, c’est plus rentable même si la période de récolte dépasse près de 15 jours que d’habitude. En effet, le coût de revient diminue considérablement jusqu’à 80% étant donné que l’on n’achète ni semences ni engrais », a-t-elle soulevé. Il faut savoir que les représentants de l’ONG Shumei Internationale effectuent une visite sur le terrain à Madagascar, et ce, trois fois par an. Les résultats des essais effectués dans plusieurs localités ont été très concluants, selon leurs dires. « Durant leur visite, ils contrôlent notamment nos champs de culture en les trouant pour vérifier si jamais nous utilisons des engrais ou des fumures ou bien d’autres intrants chimiques. Ensuite, ils cueillent nos produits et les goûtent directement. Ces techniciens japonais découvrent immédiatement si c’est bien naturel ou non de par leur goût. En fait, ils contrôlent bien la traçabilité des fruits et légumes issus de l’agriculture naturelle au profit des consommateurs », a enchaîné Hanitra Lucia.

Commandes périodiques. Parlant de la consommation de ces produits naturels, trois grands hôtels dans la Capitale effectuent en ce moment des commandes périodiques auprès des paysans professionnels encadrés par l’association Agrinature de Madagascar. « Nous faisons également des livraisons auprès des clients particuliers. A part la visite de notre box au marché écologique communal d’Ambohidrabiby, les consommateurs peuvent également commander en ligne via notre site web www.ambohidrabiby/tsena.com », a-t-elle évoqué. Notons que ces paysans professionnels deviennent actuellement des encadreurs des autres paysans qui veulent adopter la technique d’agriculture naturelle. Même la lutte contre les mauvaises herbes et les insectes se font d’une manière naturelle. Bref, on laisse agir la nature sur la terre sans rien y intervenir.

Navalona R.

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Easy Park : Pointé du doigt par le Conseil municipal

Le PDG d’Easy Park devant le Conseil municipal hier à l’Hôtel de Ville.

La société dirigée par Maminiaina Rasolondraibe a été avertie hier par le Conseil municipal.

Même si l’opposante Lalatiana Ravololomanana était absente, les conseillers municipaux TIM ont joué hier leur rôle qui est de contrôler l’action de l’Exécutif dirigée par le maire. C’est dans ce cadre qu’ils ont convoqué devant eux Maminiaina Rasolondraibe, PDG d’Easy Park, la société privée à laquelle la commune urbaine d’Antananarivo a confié la gestion de parking dans certains endroits de la Capitale. Le face-à-face, qui a également vu la présence des représentants du maire Lalao Ravalomanana dont le 2e adjoint Julien Andriamorasata et le secrétaire général Heriniaina Razafimahefa, a été organisé au nom de la transparence selon le président du Conseil Municipal Faustin Andriambahoaka. Les conseillers municipaux ont haussé le ton en faisant constater que la mauvaise qualité de service d’Easy Park, dûe notamment à l’incompétence et à l’impolitesse de certains de ses agents, a une répercussion négative sur l’image de la CUA.

20% seulement. On a appris hier qu’Easy Park est encore dans une période d’essai et dans son contrat avec la commune urbaine d’Antananarivo, 20% de son chiffre d’affaire sont annuellement versés à la Trésorerie Municipale. Or, les conseillers municipaux ont constaté hier que pour 2016, ces 20% ne représentent qu’une minime somme. « Avec ces 20%, la CUA est perdante dans son contrat avec Easy Park », a affirmé les conseillers municipaux qui ont proposé que la part de la commune soit doublée, c’est à dire 40% (contre 60% pour la société exploitante) et que le contrat d’essai doit être transformé en contrat définitif. Par ailleurs, le Conseil municipal a proposé la mise en place d’une commission tripartite composée de représentants de l’Exécutif municipal, du Conseil municipal et d’Easy Park. Cette commission aura un droit de regard sur les recettes réelles d’Easy Park. Le Conseil municipal a également décidé l’annulation du mandat d’extension délivré à Easy Park.

1 200 à 1 500 places de parking. Le PDG d’Easy Park a fait savoir hier que sa société gère jusqu’ici entre 1 200 et 1 500 places de parking, si à Tana, on compte jusqu’à 9 000 places. Maminiaina Rasolondraibe a par ailleurs souligné que 500 infractions par jour sont enregistrées. « Au début, Easy Park a été confronté à la résistance des usagers. Mais, au fil du temps, la situation a évolué. Actuellement, entre 50% et 60% des usagers acceptent de se soumettre aux mesures de gestion de parking que nous avons prises », a-t-il expliqué. En tout cas, Easy Park a été interpellé hier sur la médiocrité de certains de ses services. Certains conseillers municipaux sont même allés jusqu’à brandir une éventuelle annulation de son contrat avec la commune urbaine d’Antananarivo.

R. Eugène

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Manakara – Le feu carbonise des cultures

Le feu a ravagé des hectares de champs de culture d’exportation à Manakara. La population locale a eu du mal à maîtriser sa propagation.

L’exportation est en danger. Un incendie gigantesque anéantit depuis quelques jours, des hectares de champs de culture d’exportation dans les communes de Tataho et Mangatsiotra, district de Manakara et région de Vatovavy Fitovinany, selon Benja Urbain Andrian­tsizehena, député élu dans ce district, joint au téléphone, hier.Le feu a déjà carbonisé des milliers de pieds de vanille, de girofle, de « Ravintsara », depuis les premières flammes, peu après la fête de Noël. Des habitations dans ces forêts, auraient également été brûlées. Jusqu’à hier, il n’y a pas eu de perte de vie humaine.Toutefois, la perte est énorme, évaluée à des milliards d’ariary, selon le premier constat de ce député. « Nous craignons que la situation empire. J’ai quitté les lieux il y a quelques minutes, les feux n’étaient toujours pas éteints. Si l’on n’arrive pas à maîtriser les flammes dans les plus brefs délais, le feu détruira totalement ces champs de culture », a souligné ce député.

Eau de merL’extinction du feu serait très difficile. « Le climat est très sec dans notre région, en ce moment, les flammes se propagent très facilement. Pourtant, notre district ne dispose pas de sapeurs-pompiers », rajoute-t-il.Les éléments des forces de l’ordre et des scouts, remplacent temporairement les sapeurs-pompiers. Ils sont une cinquantaine à être mobilisés pour éteindre l’incendie, soit avec des branches d’arbres soit avec de l’eau de mer. « Il n’y a pas de point d’eau aux alentours de ces feux de brousse, nous sommes obligés de transporter de l’eau de mer dans des cuves et des“jerrycanes”, depuis Manakara Be, avec des poids lourds », précise Benja Urbain Andrian­tsizehena.Le feu aurait commencé il y a quatre jours, selon le commandant de la Brigade de la Gendarmerie à Manakara. « Les feux proviennent des activités des charbonniers », explique ce député qui lance un appel d’urgence, aux autorités. « Nous faisons notre possible pour éteindre les feux, mais à nous seul, on n’y arrive pas. Nous ne disposons d’aucun  matériel », conclut-il.Une trentaine d’incendies dans les quatre coins de l’île depuis janvier 2016, en se basant du dernier bilan du ministère de la Population, de la protection sociale et de la promotion de la femme, en septembre. La majorité des villages, en dehors d’Anta­nanarivo, où l’incendie s’est produit ont connu des difficultés à éteindre les feux à cause du manque d’un service de sapeurs pompier.

Miangaly Ralitera

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Saint-Sylvestre : Le menu festif fait aussi sa star !

Les bons fruits de mer de Madagascar mis en valeur !!!

Crème brulée de foie gras, hanim-pitoloha,  terrine de caille… et bien d’autres encore !!! les grands restaurants ont mis les petits plats dans les grands pour mettre l’eau à la bouche, et déjà faire saliver en cette veille du nouvel an. Ce soir, il y a les artistes qui vont animer le réveillon de la Saint-Sylvestre, mais la musique ne suffit pas pour rendre une soirée inoubliable. Le menu est aussi un pilier de l’animation. Pour beaucoup, c’est la variété des plats proposés et la noblesse des produits qui seront mijotés qui font office de show-room, à travers leurs publicités. Et les produits du terroir sont mis en valeur, frais et de qualité. Il y a le bon foie gras à tous les arômes, mais aussi les fruits de mer dont la réputation n’est plus à présenter. Le tout avec une fourchette de prix allant de 30 000 ar à 90 000 ar pour le réveillon du 31 décembre. Le tarif varie en fonction du nombre de plats présentés évidemment, mais aussi de la présence d’un artiste ou pas, car ceux qui ont programmé des chanteurs connus affichent un peu plus cher. En tout cas, tout comme les artistes, les bons petits plats made in Mada font aussi leurs stars !

Anjara Rasoanaivo

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Télécommunication – Orange obtient sa licence

Orange Madagascar vient d’obtenir le renouvellement de sa licence. Ce document lui permet de fournir plusieurs services de télécommunication dont la technologie 4G.

La fin d’un épisode. Après plusieurs mois de négociation, la société de télécommunication Orange Madagascar vient d’obtenir le renouvellement de sa licence. La décision sur ce point, signée le 23 novembre par l’Autorité de régulation des technologies de la communication (Artec), vient d’être publiée sur son site internet. Ainsi l’opérateur mobile est autorisé à exploiter et commercialiser librement dans la Grande île la technologie 4G.Aussitôt autorisée, Orange Madagascar déployé progressivement cette technologie tant attendue par les usagers de l’Internet mobile. Depuis fin novembre, la présence du logo 4G sur les téléphones portables compatibles avec cette technologie a intrigué les abonnés. « La technologie n’est disponible que sur certains sites d’Orange Madagascar. Nous vous donnons rendez-vous en  2017 pour sa commercialisation », a déclaré Michel Degland, le nouveau directeur général de la société, au cours d’une rencontre avec la presse au salon des Industries de Madagascar (SIM) au Forello Expo Tanjombato le 24 novembre.

Pleine autorisationLa commercialisation de cette technologie ne serait plus donc qu’une question de temps. Selon une source auprès de cette société de télécommunication, « elle sera disponible en début d’année 2017 sans pourtant préciser de date ».Toutefois, la décision de l’Artec autorise l’opérateur mobile « à fournir au public sur l’ensemble du territoire de la République de Madagascar le service de transfert de données radio incluant exclusivement la fourniture au public des services, fixes ou mobiles, de transfert de données et d’accès à Internet, par toutes technologies radio, liaison radio point à point, liaisons radio point-multipoint, ainsi que la fourniture de réseaux à usage privé à des tiers, et aussi le service de revente capacité internationale incluant exclusivement la fourniture du service de revente de capacité de transmission internationale au point d’atterrissement, à d’autres opérateurs titulaires de licence ».

Lova Rafidiarisoa

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Mahamasina : Couvre feu de 22 heures à 4 heures du matin

Le bazar de Noël de cette année a rassemblé pas mal de personnes dans la capitale Antananarivo mais plus précisément à Mahamasina, depuis deux semaines. Les petits larcins ou les vols avec effraction ainsi que les actes de brigandage connaissent un accroissement considérable. Les ruelles du quartier deviennent de moins en moins sûres ces derniers temps. Ainsi, les habitants, le commissariat de police et le camp de la CIRGN d’Ankadilalana ne se sentent plus en sécurité et se plaignent de ce problème d’insécurité et de leur difficulté à circuler sans être agressés. Mardi dernier, ils se sont réunis pour définir les mesures de précaution à établir et éviter ainsi une recrudescence de l’insécurité pendant la période des fêtes. Résultat : un couvre feu a été mis en place à partir de 22h jusqu’à 4h du matin. Une mesure de restriction convenant aux habitants passant la nuit de la Saint-Sylvestre chez eux mais peu favorable à ceux qui vont finir l’année 2016 à l’extérieur. Il est alors impératif d’informer les invités et les visiteurs de ces nouvelles dispositions. Une mesure qui est conforme à l’esprit des propos du Colonnel Commandant du groupement de la gendarmerie Analamanga Ravoavy Zafisambatra soulignant lundi dernier, les efforts de ses hommes pour assurer la sécurité de tous.

Kanto R. (Stagiaire)

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Commerce : les exportations en hausse de 17%15 à

Une hausse des exportations est observée pour les dix premiers mois de cette année par rapport à l’année dernière à la même période, d’après le rapport de la Banque mondiale sur l’évolution économique à Madagascar, paru ce mois.

Les exportations enregistrées entre janvier et octobre sont estimées à 1,687 million USD, soit une hausse de 17% par rapport à la même période de l’année dernière. Toutefois, la baisse des prix du nickel depuis 2015 et la baisse des volumes de production ont eu des effets négatifs sur les exportations. D’après les études de la Banque mondiale, Madagascar a exporté 410 millions USD de produits miniers au cours des dix premiers mois de cette année, soit une baisse de 10 % par rapport à la même période de l’année précédente.

Par ailleurs, les exportations non minières ont augmenté de 22,3 % en 2016, principalement en raison de la hausse des recettes provenant de la vanille et des clous de girofle. Les exportations des entreprises de la zone franche sont également passées de 434 millions USD en 20546 millions USD en 2016, principalement tirées par les exportations de textile et de crevettes vers la zone euro. La valeur des exportations de Madagascar dans le cadre de l’African growth and opportunities act (AGOA) devrait tripler en 2017.

Riana R.

 

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KARATE : Un titre de 6è dan pour Patrice Ranaivoson

Karatéka 5è dan, Patrice Ranaivoson a reçu de ses paires de l’union des ceintures noires de Madagascar un certificat de 6è dan de karaté. « Ils sont venus présenter leurs vœux pour les fêtes et m’en ont fait cadeau » a déclaré le Directeur général de l’académie nationale des sports hier . Chercheur en sport, il a apprécié le geste en sachant que cela doit être certifié par la fédération avant d’être officiel. Avec son mémoire de recherches sur le karaté « le transfert proactif et rétroactif de la pratique du kata dans le comportement du combat », il est allé assez loin dans ses recherches. L’association dont il est membre avec les Me David, Me Paul …a comme objectif de partager les acquis de procéder aux échanges. « On peut aussi servir de structure de consultation dans le monde du karaté sur les plans national et international »

Anny Andrianaivonirina

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Elections fédérales : On ne change pas une équipe qui n’a rien gagné !

Les élections fédérales, on est en plein dedans même si pour des raisons obscures, le rugby a pu reculer les échéances en accord avec la directrice du Sport Fédéral, Rosa Rakotozafy.  Sand doute pour mieux préparer la reconduction de Marcel Rakotomalala, l’inamovible président.

C’est parti pour quatre autres années de galère pour le sport malgache confié à des hommes qui ont théoriquement  échoué à la lumière des athlètes qualifiés pour les derniers Jeux Olympiques de Rio où seules Asaramanitra en judo et Saholinirina Eliane sur le 1 500m ont pu se qualifier.

Echec. Le reste notamment la natation par Estellah Rabetsara Fils et Anthony Ralefy , l’haltérophilie par Vania et le décathlon par Ali Kamé étaient à Rio pour battre leurs propres records et pas plus.

Autant le dire que le bilan est loin d’être élogieux. Et plus grave encore, la reconduction des mêmes présidents n’incite guère à l’optimisme. Et si on n’apprend plus aux vieux singes à faire la grimace, il est plus difficile d’attendre quelque chose de positif de ces gens qui ont littéralement échoué.

Mais allez savoir pourquoi, Relaha Jean Claude, le président du cyclisme vient de s’offrir un 5e mandat. S’offrir est bien le mot car il a pris soin d’emmener à Toamasina les présidents des ligues qui lui sont fidèles. Le meilleur résultat du cyclisme reste pourtant en 16 ans de règne, une médaille de bronze des Jeux des Iles de la Réunion par un Antsirabéen, Dama, que la Fédération ne pouvait même pas prétendre avoir préparé tout au long de l’année.

Le procédé est pratiquement le même pour l’haltérophilie même si Harinelina Andriamananarivo a pu grignoter quelques podiums aux championnats d’Afrique. Car lors de l’assemblée générale élective, les 7 ligues ont massivement voté pour lui. Quant aux autres, elles n’étaient même pas à Miarinarivo car elles savent que les dés étaient pipés et que rien ne sert de lutter à armes inégales.

Troisième mandat. Avec la même méthode où ses adversaires n’ont pas voix au chapitre, Siteny Randrianasoloniaiko signe à Fianarantsoa son troisième mandat au sein du judo et probablement aussi au sein du Comité Olympique car rien ne dit qu’il ne va pas changer de statut pour lui permettre un troisième mandat au COM. La question est de savoir où cela l’a mené car en huit années de règne, le judo, s’il ne recule pas, fait du surplace. Et c’est bien malheureux pour une discipline habituée à une place au soleil comme elle l’a été sous la houlette du Japonais Akira Kaï.

Les yeux fermés, on est presque certain, à moins d’un revirement du ministère des Sports qui a intérêt à brandir une obligation de résultats pour chaque discipline, ne serait-ce que pour mettre fin à des années de galère, de voir les hommes de Siteny Randrianasoloniako rempiler lors des élections futures. Herley du tennis de table, Mota du badminton, Marcel Rakotomalala du rugby et Brice du voile. Toute la compagnie qui s’est vu récompenser d’une place aux Jeux Olympiques de Rio. La même qui a voté pour Siteny Rakotomalala pour le poste de président du Comité Olympique. C’est tout aussi simple que cela.

Clément RABARY  

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Une année bénie

Le compte à rebours a commencé pour la fin de l’année. Aux 12 coups de minuit, on dira adieu à l’année 2016. Et bonjour 2017.

Une année bénie

Et ce qu’il y a de particulier, pour cette nouvelle année 2017, c’est qu’elle commence un dimanche, un jour du Seigneur et se terminera aussi un dimanche. En somme, l’année 2017 commencera, du moins pour les 2,18 milliards de chrétiens, soit le 1/3 de la population mondiale, par des messes d’action de grâce. Et demain, les 50% de chrétiens que compte la population malgache, et ce, quelle que soit leur dénomination, ce sera une occasion de demander la bénédiction de Dieu, lors des séances de prière dans leur église respective. Espérons en tout cas qu’avec un tel élan de prière le jour du nouvel an, 2017 sera une année bénie. Car plus que jamais, le peuple malgache qui a traversé énormément de difficultés durant des décennies, a besoin d’une bénédiction divine pour se refaire une nouvelle vie plus digne et plus prospère. Il est grand temps que Madagascar quitte ce statut de pays immensément riche, mais dont la grande majorité de la population vit dans une pauvreté extrême. Le pays doit aussi se défaire de cette image d’un être squelettique dormant et tremblant de froid, sur (et non pas sous) une montagne de couvertures à double face. Bref, d’un pays qui a tout, mais dont le peuple ne bénéficie pas de ses richesses naturelles. Evidemment, la lutte contre la pauvreté se gagne par le travail. Et Dieu sait, combien, les Malgaches sont travailleurs. D’ailleurs, ils ne peuvent pas faire autrement face aux conditions de survie dans lesquelles, les dirigeants qui se sont succédé, les ont mis. Car malgré toute la bonne volonté de ce peuple qui ne demande qu’à vivre dans de meilleures conditions, la mauvaise gouvernance, la corruption, l’idolâtrie, et toutes les formes de maux et de péchés de la part de certains dirigeants et de la population, ont fait que le pays est devenu maudit. Et le moyen ultime pour sortir le pays de ce marasme, c’est le retour, surtout des dirigeants vers une vie de repentance qui glorifie Dieu. Prions pour que ce verset biblique de 2 Chroniques 7. 14, soit une réalité pour Madagascar. « Si mon peuple sur qui est invoqué mon nom s’humilie, prie, et cherche ma face, et s’il se détourne de ses mauvaises voies, -je l’exaucerai des cieux, je lui pardonnerai son péché, et je guérirai son pays ». 2017, se termine par 7 qui est le chiffre de la plénitude. Gageons que ce soit une année bénie pour la population malgache qui fait partie du peuple de Dieu.

R.Edmond.

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Dossirt – Mariage précoce à Taolagnaro : Kazinome, âgée de 48 ans et grand-mère de 12 enfants raconte

Un fléau social. Le mariage précoce perdure et continue de prendre de l’ampleur dans le pays, en particulier dans les régions sud et ouest de l’île. Le sujet a été la cible d’une approche multisectorielle dans le cadre d’un projet conjoint du ministère de la communication et des relations avec les institutions (MCRI) et le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef). Ce projet a porté ses fruits dans quelques villages du district de Taolagnaro, une de ses régions d’interventions.

Une victime prête à enrayer la spirale du mariage précoce

En moyenne, deux filles sur cinq, sont mariées ou en union avant l’âge de 18 ans, faisant de la Grande île, l’un des pays où le taux de mariage précoce est le plus élevé au monde. Kazinome, une femme de 47 ans, qui habite au fokontany de Mandromodromotra, situé à une quinzaine de kilomètres de la ville de Taolagnaro, figure parmi celles qui ont vécu ce calvaire. Elle n’avait que 11 ans lorsqu’elle a été mariée, sous la pression de ses parents et grands- parents. Elle a mis au monde dix enfants, dont l’un est décédé. A l’heure actuelle, Kazinome est une grand-mère, ayant 12 petits-enfants.

Comme beaucoup de victimes, elle ne s’est jamais envolée en lune de miel. Ce qui aurait dû être les plus belles années de sa vie, s’est transformé en un véritable cauchemar. «J’ai vécu un véritable calvaire à ce moment-là.  Face à mon refus, mon grand-père s’est chargé personnellement de me surveiller, bâton à la main, prêt à me frapper, si je continuais à refuser de coucher avec l’homme avec qui il voulait que je me marie», a-t-elle souligné lors d’une interview.

Elle a témoigné avoir été menacée d’être rejetée par sa famille au cas où elle n’accepterait pas cette union, laquelle d’ailleurs, n’a pas duré longtemps. Son mari l’a abandonnée avec trois enfants. C’était également le cas avec son deuxième époux qui lui a donné trois autres enfants. Toute seule, elle s’est occupée de ses six enfants avant que son troisième conjoint ne soit apparu dans sa vie.

Une tradition qui s’est perpétuée

Malgré les épreuves qu’elle a endurées, cette victime est devenue elle aussi auteur à part entière de cette forme d’irrespect des droits de l’enfant. Elle n’a pas nié avoir réédité les mêmes erreurs que ses parents ont faites avec elle, en mariant ses filles avant qu’elles n’atteignent leur majorité.

«A cause de la pauvreté et sans tenir compte de sa volonté de poursuivre encore ses études, j’ai poussé ma fille aînée à accepter le premier homme qui a demandé sa main, en échange de quelques sommes d’argent, qui m’ont permis de prendre en charge ses cadets», a-t-elle confié avec regret. «Agée seulement de 36 ans, ma fille a actuellement six enfants. Heureusement qu’elle a pu avoir accès aux méthodes contraceptives, sinon elle serait mère d’une dizaine d’enfants à l’heure où nous parlons», a-t-elle ajouté.

Sensibilisation et formation

Kazinome n’était pas prête à abandonner cette pratique avant qu’elle ne reçoive les sensibilisations et formations entrant dans le cadre de ce projet conjoint du MCRI et de l’Unicef, mené en partenariat avec l’ONG Search for common ground (SFCG). Cela consiste à promouvoir un volet de 14 pratiques familiales essentielles touchant différents domaines, dont l’éducation, la santé, l’eau, hygiène et l’assainissement… y compris la lutte contre le mariage précoce. Ce, via différents canaux de communications, impliquant les agents communautaires et les médias locaux.

Mise à part sa fille ainée, ses trois autres filles ont été mariées en étant mineures, ce, en dépit de leurs pleurs. «Aucune de ces dernières n’est parvenue à terminer ses études primaires, car dès l’âge de puberté, je les ai offertes aux hommes qui se sont présentés chez nous avec un peu d’argent, 4.000 à 5.000 ariary», a-t-elle informé.

Une conduite qu’elle a tellement regrettée, mais elle ne peut pas revenir en arrière. Pour y remédier, Kazinome et son mari se sont mis d’accord à assurer l’avenir de leurs deux filles cadettes avant de les marier.

Elise Teresa, veut devenir médecin

Même si les quatre filles de Kazinome sont toutes victimes du mariage précoce, ses deux filles cadettes auront l’opportunité d’échapper à ce fléau. Elise Teresa, 16 ans, a déjà  eu un prétendant, mais fort heureusement, sa mère n’est plus de cet avis. «Après les sensibilisations, menées dans la commune rurale de Mandromodromotra, cette fillette a eu la chance de reprendre ses études  primaires après quelques années  en dehors des bancs de l’école», a témoigné Mosa Maurille, le maire de cette commune.

Etre assise sur le même banc que des enfants en bas âge dans la classe de CE ou T3, ne constitue pas pour elle une honte. «J’ai envie d’étudier pour devenir quelqu’un qui gagne de l’argent dignement. Pour y arriver, je veux devenir médecin, également pour soigner les gens du village», a-t-elle confié.

La pauvreté comme cause principale

Au vu de ces témoignages et conformément aux dires des autorités locales, en l’occurrence le maire de la commune rurale d’Ankaramena, Arline Atallah, le mariage précoce ne résulte pas de la délinquance des jeunes, mais plutôt de la pauvreté. Et ceci est devenu au fil des temps une tradition.

«Ne disposant pas de moyens pour les envoyer à l’école, d’autant que tous les membres de la famille vivent sous le même toit, dans une seule pièce exigüe, les parents sont tentés de donner la main de leur progéniture au premier homme qui frappe à leur porte», a-t-elle souligné.

«Ce programme de communication pour le développement a largement contribué à inverser cette tendance dans cette commune bénéficiaire, en faisant d’une pierre deux coups dans la mesure où les enfants mis à l’abri du mariage précoce ont été remis sur les bancs de l’école», a poursuivi notre source. Raison pour laquelle, Arline Atallah a fait valoir son souhait d’étendre ce projet à l’endroit des neuf autres fokontany dans sa circonscription, outre les trois déjà sensibilisés.

Dossier réalisé par Fahranarison – Photos : Fahranarison

 

Madagascar Tribune26 partages

Imminence d’une autre hausse des prix

Les automobilistes doivent s’attendre dans les prochaines heures à la hausse des prix affichés dans les stations-service ; actuellement on affiche 3 640 Ar pour le super carburant et 3 070 pour le gasoil, contre respectivement 3 560 Ar et 2 990 Ar le mois précédent. Une autre augmentation est incontournable selon le président du Groupement professionnel des gérants libres de station service (GPGLSS), Martin Rakotozafy. Les consommateurs, motocycliste, conducteur de véhicules motorisés et autres utilisateurs de produits pétroliers ne peuvent y échapper car la Banque mondiale et le FMI veillent à ce que la libéralisation des prix à la pompe soit respectée en long et en large et conforme aux fluctuations mondiales, martèle le patron des gérants libres. Or les cours du pétrole ont atteint leur plus haut niveau de l’année 2016. De 27 dollars en début d’année, le cours du baril le 27 décembre 2016 est de l’ordre 56-57 dollars. Ce regain de vigueur du baril risque fort d’être maintenu car le mois de novembre dernier, les grands producteurs de pétrole et l’OPEP ont entériné une baisse de production de 1,2 million de baril par jour, réduisant ainsi l’offre sur le marché mondial.

Réagissant à la compréhension commune qu’il n’y a pas libéralisation et encore moins concurrence entre compagnies distributrices de produits pétroliers, Martin Rakotozafy explique que c’est faux. D’abord les prix à la pompe sont concertés et décidés avec et au sein de l’organe régulateur Office malgache des hydrocarbures (OMH) ; ces prix sont des prix maxima, indicatifs comme prix plafonds (voir en fichier attaché sous PDF, la structure des prix).

En outre, la concurrence est vive entre les quatre compagnies bien qu’elle ne soit perceptible dans les prix affichés. D’ailleurs, d’après Martin Rakotozafy qui assure et veut persuader, c’est cette concurrence qui oblige les sociétés à aligner leurs prix au prix plafonds. Et c’est encore cette concurrence qui se traduit dans les multiples et intenses campagnes commerciales et autres remises aux grands consommateurs, et le nombre croissant de station service – de 230 au début, le parc des stations services est de 260 aujourd’hui, souligne le président du GPGLSS.

Autrement dit, la libéralisation du secteur est de la distribution est une réalité mais elle n’est pas vécu comme il se doit par le petit consommateur. Pire, la libéralisation est perçue par les usagers des station-service et présentée par les leaders d’opinion comme nocive à l’intérêt général, à la majorité de la population qui en subit les conséquences directes et néfastes jusque dans les prix des produits de première nécessité et les prix du transport public.

Midi Madagasikara26 partages

Tana : Affaissement des chaussées, un danger pour les usagers

L’affaissement de chaussée à Nanisana s’agrandit de jour en jour.

Des gros trous partout à Tana. Le danger est réel, surtout à quelques jours du retour de la pluie.

Juste en face de l’ex-garage Mikoja à Nanisana, le coté droit de la chaussée s’affaisse. Le gros trou qui fait presque 10m semble s’élargir de jour en jour. Peut-être qu’il faudra qu’un accident s’y produise pour que les autorités compétentes procèdent aux réparations. Pourtant, de temps en temps, l’on remarque des poids lourds ramasseurs d’ordures du Samva fréquentant ledit garage, stationner de ce coté de la route. Ceci, malgré le fait que la route en question peut s’effondrer en un clin d’œil. Comme si ce n’était pas suffisant que d’autres véhicules des particuliers s’y ajoutent aussi. Personne ne semble avoir conscience du danger que représente ce trou. Des gros trous partout, des affaissements et éboulements ici et là à Tana.

Les piétons aussi. Autant de pièges pour les automobilistes. Les piétons ne sont pas non plus épargnés, surtout face aux égouts qui ne sont plus couverts, à cause des vols d’acier. Or, ces gros trous peuvent parfois engloutir une personne. Du coté d’Analakely, la formation de plusieurs trous dans différents endroits n’échappe pas aux yeux des passants. L’affaissement des chaussées y est toujours pour quelque chose. Le même schéma se répète dans la haute-ville, notamment à Faravohitra et à Ambondrona. Mais qui dit gros trous dit embouteillages. Avec Dame pluie qui s’annonce, la situation risque de s’empirer à Tana. Le danger est réel, surtout si aucune mesure n’est prise dans les plus brefs délais. N’est-il pas temps que les autorités compétentes se réveillent enfin et procèdent aux réparations?

Arnaud R.

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Voahangy R., Nicole A. , Claudine R., Herisoa R. : 2016 sous le signe de la lutte d’intérêts

Le président de la République est tiraillé entre ses proches.

« Iza no tompon’ny lakile ? » Le tube de Dah’mama résume la situation qui prévaut parmi les amazones du régime qui donnent l’impression de se disputer la clé du pouvoir.

A l’image du HVM, l’entourage de Hery Rajaonarimampianina était miné par une lutte d’influence voire d’intérêts durant l’année 2016 qui est en passe de s’achever. Le locataire d’Iavoloha est tiraillé par une guerre des clans entre ses proches parmi les proches.  Chacun veut placer ses pions dans la perspective du remaniement gouvernemental qui devrait en principe, intervenir durant la deuxième quinzaine du mois prochain. C’est dire que la guéguerre risque de se prolonger jusqu’au début de 2017.

Pas de cadeau. Les quatre femmes clé du régime, en l’occurrence, Voahangy Rajaonarimampianina, Herisoa Razafindrakoto, Claudine Razaimamonjy et Nicole Andrianarivoson ne vont pas se faire de cadeau de « Bonne année ». Il est même peu probable qu’elles vont passer le réveillon ensemble cette nuit dans « le cadre féérique de A C Palace qui a sauvé l’honneur du régime durant le sommet de la Francophonie. Ceci expliquant cela, la propriétaire de ce « 4 étoiles » se trouve de plus en plus dans le firmament du pouvoir dirigé par Hery Rajaonarimampianina qui donne l’impression de laisser le temps au temps, pour ne pas froisser les unes ou se mettre à dos les autres. Le poste de Directeur de cabinet est un exemple édifiant. Deux ans, enfin presque, après la démission d’Henry Rabary-Njaka, le DirCab par intérim Herisoa Razanadrakoto n’est pas toujours titularisé. En tout cas, aucun décret officiel n’a été rendu public par rapport à sa situation.

Statu quo. Bon nombre d’observateurs estiment que si le président de la République tarde à la titulariser, c’est pour ne pas heurter la susceptibilité de Nicole Andrianarivoson qui est considérée comme très proche de la Première Dame. La conseillère spéciale du chef de l’Etat aurait déjà mal digéré le fait d’avoir été écarté du conseil d’administration d’Air Madagascar. Alors que l’autre conseillère spéciale, Herisoa Razanadrakoto, est le PCA du Port de Toamasina et aussi celui de Fanalamanga. D’où les rivalités latentes entre les deux proches collaboratrices du locataire d’Iavoloha qui hésite également à nommer les ambassadeurs. 3 ans après son investiture, c’est le statu quo au niveau de nos ambassades pour ne citer que les principales, à savoir Paris, Washington et Berlin.

Méfiance. Pour ne pas faire des mécontents au sein de son entourage, Hery Rajaonarimampianina a décidé de ne rien décider. Au risque de mettre en stand by la diplomatie malgache qui se veut pourtant être au service du développement. C’est l’expectative au 4, Avenue Raphaël à Paris ; au 2374, Massachussets Avenue à washington ; au 22-A, rue Lamartine à Genève… Et ce, dans l’attente de nouveaux locataires dont les nominations restent visiblement tributaires de cette lutte d’influences dans les hautes sphères du pouvoir. Y compris au niveau du HVM dont le président national s’est récemment désolidarisé de Claudine Razaimamonjy dans l’affaire Ambohimahamasina. Avec à ses côtés, les membres du noyau dirigeant du parti au pouvoir. Entre autres et non des moindres, Nicole Andrianarivoson qui était consentante en ne disant « maux » par rapport à la « condamnation » implicite de la célèbre milliardaire par le HVM. Même si cette dernière était à la tribune officielle lors du congrès régional du parti à Fianarantsoa, en marge duquel l’ancien ministre Anthelme Ramparany avait dû être hospitalisé. Ce qui risque d’empoisonner davantage les relations entre les princes et les princesses qui nous gouvernent. Et qui ne mangeront probablement pas à la même table ce soir ou demain.

Davis R

L'express de Madagascar24 partages

Redevance aéroportuaire – Remboursement des passagers

Une bonne nouvelle pour certains passagers. Ravinala Airports annonce le remboursement de la redevance pour le développement des infrastructures aéroportuaires (RDIA) à des passagers sous certaines conditions. Ceux qui ont pris un vol au départ d’Antananarivo Ivato et de Nosy Be Fascène entre le 1er décembre et 23 décembre et ont acheté le billet entre le 3 novembre et 23 décembre peuvent bénéficier de ce remboursement. « Vous pouvez demander le remboursement de la RDIA auprès de la compagnie aérienne sur laquelle vous avez effectué votre vol », communique le nouveau gestionnaire de ces deux aéroports.Cette nouvelle taxe aéroportuaire devait être perçue le 1er décembre mais elle a fait l’objet d’un report. Elle n’est entrée en vigueur que depuis la prise en main du consortium Ravinala Airports de ces deux aéroports, le 24 décembre. Le montant de la RDIA est de 38 euros par passager international et de 20 euros pour les passagers d’un vol domestique. Douze compagnies aériennes desservant ces deux aéroports à d’autres destinations, sont concernées par cette mesure.

L. R.

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Basy vita gasy : Nisy orinasa sarona tao Tsiroanomandidy

Orinasa, izay no niantsoan’ny zandary ilay toerana. Feno basy, feno fitaovana fanamboarana an’izany ary feno kojakoja ihany koa. Efa ela no nandavaka ny fisian’io toerana io ny zandary ao Bongolava, raha araka ny fanamarihan’izy ireo. Izay vao tena sarona ny tompon’andraikitra tao amin’ilay orinasa. Tao amin’ny fokontany antsoina hoe Amboasarikely no nisian’ny fisamborana sy fahitàna ilay toerana miafina. Nisy ny basy vita gasy ary nisy kosa ny basy tena izy, asa mety nangalan’izy ireo modely angamba. Ny famotorana izay nataon’ny GAPJ ao an-toerana no hanamarika an’izay. Pistolet automatique 12 (tena izy) ary vita gasy miisa roa; basim-borona mitondra ny marika “simplex” izay efa nokosehina ny laharany. Io farany io dia mbola niaraka tamin’ny fitaovana fanamboarana azy, ny lasitra  sy ny karazam-by samihafa. Nahitàna karazam-bala ihany koa (7,62mm) ary izany dia niaraka tamin’ny fitaovana fasiana basy eny am-bozona. Niaiky ilay rangahy fa mivelona amin’ny fanamboarana fitaovam-piadiana. Koa satria mbola miala sasatra ny fitsarana dia hotazomina hatramin’ny fiatombohan’ny janoary ao amin’ny zandary izy alohan’ny hanolorana azy ny fampanoavana.

D.R

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Cours du pétrole : Bras de fer entre les acheteurs et les pays producteurs

Le baril de pétrole brut était hier à 53,77USD et le Brent à 56,74USD. Les analystes ne s’attendent pas à une remontée spectaculaire des cours, mais ceux-ci tendent à la hausse, depuis déjà plusieurs semaines.

 

Les cours du pétrole ont atteint leur plus haut niveau de cette année, cette semaine lorsque le baril de Brent a dépassé les 55 USD. Cette évolution est portée par les promesses de réduction de l’offre, de la part des grands pays producteurs, selon les analystes, qui ne comptent pourtant pas sur une forte hausse des cours. Mais selon toujours ces analystes, les intérêts des acheteurs commencent à dominer le marché. « La récente consolidation à proximité de la zone de support à 53,60$ s’est achevée avec le récent redémarrage de la pression acheteuse. Les opérateurs ont attendu le passage à proximité des cours de la moyenne mobile de court terme pour reprendre leurs opérations d’achat et accompagner le mouvement initié début novembre », ont-ils indiqué. En effet, lentement mais sûrement, les cours du pétrole continuent de grimper sur les marchés, pour retrouver leur plus haut niveau de l’année. À Londres, le baril de Brent évoluait autour de 55,60 dollars, mardi 27 décembre en séance. À New York, le baril de brut léger américain (WTI) est un peu au-dessus des 53 dollars.

Bras de fer. Si l’on considère l’évolution annuelle, la hausse du Brent est à peu près égale à zéro. Mais les fluctuations des cours étaient très importantes durant toute l’année 2016. Fin janvier, le Brent avait touché le plus bas, à 27 USD, soit la moitié du cours actuel. En début juin, il était remonté à 52 USD avant de redescendre à 42 USD deux mois plus tard. Le même scénario s’était reproduit en septembre et octobre. Cependant, pour faire remonter les cours, un accord a été conclu entre les producteurs. Depuis novembre dernier, ceux-ci ont réduit l’offre et ont provoqué une tendance haussière. Le premier facteur de la hausse des cours est l’accord de 29 novembre entre les pays membres de l’OPEP (Organisation des pays exportateurs de pétrole) sur un nouveau plafond de production. L’objectif est de réduire l’offre d’environ 1,2 million de barils par jour à partir de janvier, dont 500 000 pour l’Arabie Saoudite. C’est la première fois depuis 2008 que le cartel, qui représente environ un tiers de la production mondiale de pétrole, parvient à s’accorder sur un tel objectif. Le deuxième facteur de hausse des cours est l’accord du même ordre trouvé entre le 10 décembre entre 11 pays non membres de l’OPEP, dont la Russie, qui est actuellement le premier producteur mondial de pétrole. Ils se sont engagés à diminuer leur production de 580 000 barils par jour. Une première pour eux, depuis 2001. Mais tous les acteurs sur le marché savent que les producteurs n’ont jamais vraiment réussi à faire durer très longtemps les effets de ce genre d’accord. Dès que les cours reprennent, tous vont chercher à produire au maximum, pour compenser les pertes de revenus liées à la chute des cours. En d’autres termes, avec l’atomicité des acteurs, il est difficile de défier la loi du marché du pétrole.

Antsa R.

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«Za Gasy sahy mandroso» : 500 personnes bénéficient du « nofon-kena mitam-pihavanana »

Le président de «Za Gasy sahy mandroso», Jean Navandahy Ratiharison, expliquant les objectifs fixés par son association.

« Nous souhaitons que les Malgaches de sang puissent avoir l’occasion de passer une bonne fête. D’autant plus que nous sommes sensibles à la précarité dans laquelle vivent nos compatriotes», soutient Jean Navandahy Ratiharison, président de l’association « Za’Gasy sahy mandroso ». Dans cette optique, cette association, en ambitionnant de redonner sa vraie valeur à la société malgache, vient de réaliser une action de bienfaisance en faveur de ses membres au niveau des six arrondissements de la capitale. 500 personnes, généralement les leaders au niveau des fokontany, viennent de bénéficier chacun de 1kg de riz, de la viande de zébu, ainsi que des sucreries à titre de « nofon-kena mitam-pihavanana », hier, dans le quartier général de Za Gasy à Ambanidia. « Ces dons ont été offerts à l’occasion de la fête de fin d’année, pour remercier le Zanahary pour l’année 2016 et de bénir l’année 2017 », poursuit le numéro un de Za Gasy. Les sacs de riz distribués à ces bénéficiaires proviennent de l’Etat, selon les éclaircissements. Créée le 15 août dernier, ladite association a déjà œuvré au niveau des fokontany pour s’assurer de la santé publique en offrant les soins appropriés pour les communautés. Comme perspective, le président de l’association affirme vouloir renforcer la responsabilisation des jeunes.                

Arnaud R.

Midi Madagasikara23 partages

Accueil du nouvel an : Calme apparent dans la capitale et effervescence dans les autres grandes villes

Un aperçu de l’ambiance de la fin d’année qui a régné l’année dernière dans la capitale malgache.

En apparence, l’ambiance à l’approche de la fête du nouvel an est plutôt tranquille dans la capitale. Ce qui n’est pas le cas dans les autres grandes villes.

La ville de Tananarive a généralement affiché un certain calme durant la semaine précédant l’accueil du nouvel an. Certes, les animations et publicités des différents espaces de fêtes battent leur plein sur les stations audiovisuelles mais cela n’a apparemment pas énormément d’effet sur la majorité de la population. Probablement trop occupée à essayer de combler les vides laissés par les fêtes de la nativité ou encore à anticiper la longue période de soudure qui va bientôt commencer. Car on le sait, cette période, en plus d’être longue, est difficile à finir. « En cette période, c’est à peine si l’on peut trouver de quoi nourrir la famille » annonce avec regret Kanto, une marchande des rues du côté de Behoririka. En tout cas, tout le monde s’accorde à dire que c’est le calme dans la grande capitale de Madagascar. Un calme accentué par le départ massif des tananariviens vers les villes comme Mahajanga et Toamasina. Car selon un responsable auprès d’une coopérative nationale de la gare routière d’Ambodivona, le nombre de personnes ayant quitté Tana pour les provinces aurait atteint 240. Un chiffre élevé par rapport à celui de l’année dernière d’après toujours ce responsable car ils auraient enregistré 140 personnes en partance pour ces deux villes.

 Festive. Par rapport à ce qui se passe à Antananarivo, l’ambiance serait plutôt festive à Majunga et Toamasina. En effet, comme la fête de la Saint-Sylvestre est considérée comme la fête numéro une avant celle de l’indépendance en province, c’est l’effervescence dans ces villes. « Une ambiance amplifiée par la venue en nombre des tananariviens » d’après Monira, une habitante de la capitale de Boeny. Du côté de Toamasina, la situation est la même. La majeure partie des quartiers est bercée par les rythmes des musiques du type tropical ou encore africaine d’après Lydio, un jeune étudiant de Toamasina. Actuellement, la tendance est tranquille dans la capitale mais tout n’est pas encore joué, on verra ce qu’il en est vraiment ce soir.

José Belalahy

News Mada22 partages

Foie gras : un secteur en pleine expansion

C’est en période de fêtes que le foie gras connaît son pic de production, notamment à Noël et durant la fête de l’indépendance. Behenjy, une petite ville de 23.000 âmes, située à une cinquantaine de kilomètres au sud d’Antananarivo sur la nationale 7 est la première productrice de foie gras à Madagascar. Lancée il y a plus de 40 ans, la production de ce produit fait vivre près de 70% des habitants. Plusieurs producteurs en revendiquent la paternité.

Le marché du foie gras constitue aujourd’hui un business rentable et en pleine expansion. Le secret de succès reste toutefois bien gardé. Aucune des quatre grosses sociétés productrices n’a souhaité révéler son chiffre d’affaires mais l’une d’elle produit annuellement 4 tonnes.

Ces sociétés n’élèvent cependant pas les canards, mais collectent directement les foies auprès des coopératives de petits éleveurs. Ces derniers achètent des canards, les tuent après 21 jours de gavage puis ils vendent le foie entre 10.000 et 12.000 ariary, et la carcasse à 8.000 ariary aux collecteurs.

Depuis quelques années, le foie gras est de plus en plus apprécié dans les grands hôtels et restaurants. Si ce sont les étrangers qui se sont intéressés à ce mets auparavant, de plus en plus de familles malgaches en demandent. Pendant les fêtes, le foie gras, surtout en terrine, arrive sur les tables des familles malgaches. Plus accessible, notamment grâce aux petits revendeurs sur les bords de route et aux nombreux points de vente de la capitale, le foie gras de canard n’en reste pas moins un produit de luxe, inabordable pour bon nombre de papilles malgaches.

Arh.

News Mada21 partages

Rentrée judiciaire : menace de grève des magistrats et des greffiers ?

Menace de grève au sein des magistrats ? Le rendez-vous serait fixé dès la prochaine rentrée judiciaire. Les magistrats pourraient être même soutenus par les greffiers. Des informations dont leur président respectif ne semble pas être au courant.

Cette semaine, les bruits ont couru au sein de la magistrature selon lesquels les magistrats envisageraient de tenir une grève dès que la rentrée judiciaire soit officialisée, notamment le 15 janvier prochain. Il semblerait même que les greffiers pourraient grossir les rangs.

D’après les informations, les greffiers ne seraient pas totalement satisfaits de l’issue de leurs revendications et entendent reprendre la grève dès que possible. Cependant, ces rumeurs ne semblent pas être parvenues aux oreilles des principaux responsables, notamment la nouvelle présidente du syndicat des magistrats et le président du syndicat des greffiers.

Joint au téléphone, tous deux semblent surpris d’apprendre la nouvelle. «Personnellement je ne suis pas encore au courant de cette histoire», a indiqué Fanirisoa Ernaivo, présidente du SMM. Même réponse de la part de Haja Randriambololona, le nouveau président du syndicat des greffiers qui n’est d’ailleurs pas dans la capitale. Néanmoins, la tenue d’une grève devrait être décidée en Assemblée générale.

Revendications

Dans tous les cas, greffiers et magistrats semblent avoir quelques revendications en attente. Du côté des greffiers, le côté finance reste l’un des points de discordes. En effet, les greffiers exigeraient la révision de leurs indemnités de risque ainsi que celles destinées de aux titulaires de diplôme de Master. Les greffiers estiment d’ailleurs que seuls 20% de leurs revendications ont été satisfaits.

Pour leur part, les magistrats ont rencontré depuis toujours des problèmes au niveau des affectations, notamment au niveau du remboursement des frais. Un remboursement que le ministère ne semble pas en mesure de respecter. La tenue ou non d’une grève reste alors une éventualité.

A noter que le syndicat des greffiers avait tenu une grève cette année tandis que les magistrats ont fait place au dialogue.

Rakoto

 

L'express de Madagascar20 partages

Circulation – L’Easy park critiquée par la CUA

La qualité de service de la société Easy park ne satisfait pas la commune urbaine d’Antananarivo (CUA). Des points sont à améliorer.

La qualité de service de la société Easy park laisse à désirer. Telle est la « sentence » de la commune urbaine d’Antanana-rivo (CUA), après près d’une année de cogestion des parkings du centre ville avec cette société privée. « Plusieurs de ses services ne nous satisfont pas », a souligné un responsable de la direction urbanisme et développement au niveau de la CUA, hier.Les critiques tournent autour du mode de paiement pour s’acquitter du droit de stationnement. «Nous avons remarqué la défaillance de la disponibilité des cartes pour régler le droit de parking. Il n’y a pas assez de points de distribution. En même temps, le contrôle de sos personnel est défectueux. Plusieurs usagers se plaignent qu’ils ont à peine le temps de se diriger vers l’horodateur,qu’une contravention est apposée sur leur pare-brise, (en guise de sanction pour un soi-disant, non paiement du droit de stationnement) », renchérit ce responsable.Face à ces « imperfections », le projet d’extension des zones d’intervention de cette société est interrompu, temporairement.

Extension reportée« Des améliorations doivent d’abord être effectuées. Si rien ne change, nous pourrions suspendre notre partenariat et avoir recours au service d’un autre opérateur », avertit cette source. Les gains de cette nouvelle gestion seraient plus élevés que ceux estimés au début, d’après des évaluations effectuées par la CUA. Suite à cela la CUA a demandé la révision du taux de recouvrement.« Nous avons demandé 40% de la recette, si le partenariat actuel est de 20% pour la CUA et de 80% pour l’Easy park », explique une source.Cette cogestion des parkings a été discutée, hier, pendant la réunion des  conseillers municipaux à l’hôtel de ville Analakely. Ses membres, présents ont proposé la mise en place d’une commission composée des membres de la société Easy park, les conseillers municipaux et la CUA, pour la bonne gestion des parkings. Ils recommandent, également, que le partenariat devienne un accord définitif, avant de procéder à une quelconque extension.

Miangaly Ralitera

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Commune Lavernose-Lacasse : Convention de partenariat avec Ambohimanambola

La signature de la convention de partenariat entre la commune de Lavernose-Lacasse (France) représentée par son maire Delsol Alain et la commune d’Ambohimanambola par le biais de son maire Donat Ramilijaona a eu lieu le 18 novembre dernier dans cette commune sise en France. Et ce, pour une durée de trois ans. Suivant « la loi Oudin-Santini»  qui stipule en son article 1er,  « les communes, les établissements publics de coopération internationale et les syndicats mixtes chargés des services publics de distribution d’eau potable et d’assainissement peuvent, dans la limite de 1% des ressources qui sont affectées aux budgets de ces services, mener des actions de coopération avec les collectivités territoriales étrangères et leurs groupements, dans le cadre de la convention prévue à l’article L 1115-1, des actions d’urgence au bénéfice de ces collectivités et groupements ainsi que des actions de solidarité internationale dans les domaines de l’eau et de l’assainissement ». Notons que ladite convention a reçu l’aval des conseillers de la commune de Lavernose-Lacasse. Outre les échanges d’expériences entre les deux communes susmentionnées, la lutte contre la pauvreté figure également parmi les priorités de ces deux localités. Toujours dans le cadre de ce partenariat, le maire de Lavernose-Lacasse Delsol Alain va bientôt rendre visite à la commune d’Ambohimanambola pour constater de visu la réalité. Lors de cette visite, le maire de Lavernose Lacasse va procéder à la pose de première pierre de la « maison de coopération » qui va lier davantage les deux communes.      

Recueillis par Dominique R.

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RN2 : « Permis biometrique » sandoka, olona telo nosamborin’ny zandary

Efa nisy nahavita sahady ! Fahazoan-dàlana mamily « biometrique » sandoka no sarona sahady teny amina mpamilina taxi-brousse iray, mampitohy ny renivohitra sy ny renivohitr’Alaotra ny talata lasa teo, teny amin’iny lalam-pirenena faharoa iny. Fisavàna tsotra, toy ny fanaon’ireo zandary eny an-dalana no nahatratrarana ity “permis” sandoka ity, teo Ambatolampikely, kilaometatra vitsy tsy hidirana an’Ambanitsena. Olona roa, ankoatr’ilay mpamilin’ity fiara ity, sy tompon’ilay fahazoan-dalana no voatery notanana sy nanaovana fanadihadiana. Teo am-pijerena ilay karatra fahazoan-dalana mamily “biometrique ireo zandary misahana manokana ny fifamoivoizana eto Tana no somary niahiahy tamin’ilay izy. “Ny voalohany tamin’izany dia ny tsy fisian’ireo marika manokana, nanaovana ireo “permis biometrique” ho tsy azo isandohana. Manarak’izany nampiahiahy ihany koa ny sonia teo amin’ilay izy, izay Tompon’andraikitra mpanampy, avy amin’ny Ivon-toerana misahana ny laharan’ny fiara (CIM) avy any Toamasina no nanao izany” hoy ny fanazavàna nomen’ny Kômandin’ny Vondron-tobi-paritra Imerina central. Nentina tany amin’ny birao, nanaovana fanadihadiana ilay mpamily, izay nilaza fa tsy nahafantatra velively ny maha-sandoka ity karatra eny an-tanany ity. Nanaovana  fizahana lalindalina ilay “permis” tamin’ny alalan’ireo fitaovana manokana famantarana ireo sandoka ka hita tokoa fa tsy izy io. Ambonin’izay, rehefa nanontaniana ny tany Toamasina dia nilaza fa mazava fa tsy manana andraikitra ny hanao sonia fahazoan-dalana mamily ny Lehibe mpanampy ity Ivon-toerana ity. Tamin’ny fanadihadiana dia nilaza ilay mpamily fa olona teny Ambohidahy no nahazoany ilay karatra. Natao ny velam-pandrika ka olona roa no sarona tamin’izany, vehivavy sy lehilahy, izay niaiky ny zavatra nataony. Ity lehilahy ity no tena tompon’antoka tanteraka tamin’ny fanontana ity “permis biometrique”  sandoka ity, mpanampy azy fotsiny ilay vehivavy. Marihana fa mahafantampantatra ny ao amin’ny Ambohidahy fotsiny izy, tamin’ny fanadihadiana natao taminy fa tsy mpiasa na tompon’andraikitra ao velively tsy akory. Omaly moa izy ireo natolotra ny Fampanoavana ka nadoboka am-ponja avy hatrany ity ati-doha nikotrika izao hosoka izao, raha nahazo  fahafahana vonjimaika kosa ilay mpamily sy ny ilay vehivavy.

m.L

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Tsy fahampian-drano : ilàna ny fanovana ny fomba fambolena

Olana goavana maneran-tany mihitsy ankehitriny ny tsy fahampian-drano sy ny fiovan’ny toetr’andro. Manoloana izany, nambaran’ny FAO ny politika hiatrehana izany ankehitriny any amin’ny fambolena. Tsy fahampian-drano sy io fiovan’ny toetr’andro io izao misy fiantraikany ratsy betsaka any amin’ny fambolena. Voakasika amin’izany ny 2/3-n’ny mponina maneran-tany, indrindra fa aty Afrika, hita ihany koa eto Madagasikara. Ankoatra izay tsy fahampian-drano izay, mbola olana iray lehibe hafa ny fitomboan’ny mponina nefa mihena hatrany ny vokatry ny fambolena.

Miantso ny firenen-drehetra aho hametraka fanamby hanatsara ny fambolena na tsy ampy aza ny rano. Noho izany, miantso ny firenena mpikambana rehetra ato amin’ny FAO sy ny mpiara-miombon’antoka rehetra aho hiatrika izany”, hoy ny tale jeneralin’ny FAO, Graziano da Silva. Namaritana ny politika hietrahana izany fivoriana natao tany Maroc, ny 30 septambra 2016. Politika 3A  (Adaptation de l’agriculture africaine), izay efa misy firenena 27 hatramin’izao ny mankato ny hampihatra izany. Atao mifanaraka amin’ny zava-misy, fiovan’ny toetr’andro sy ny tsy fahampian-drano, ny politika momba ny fambolena aty Afrika, nanaovan’ireo firenena ireo sonia io 3A io tany Maroc.

Kely ny vola ho an’ny fambolena

Tsy maintsy ilàna fanovana izany ny fomba fambolena manoloana ny fiovan’ny toetr’andro sy ny tsy fahampian-drano. Vonona miara-miasa momba izany ny ao amin’ny FAO. Eto Madagasikara, misy teknisianina any anivon’ny minisiteran’ny Fambolena manao fanadihadiana any amin’ny faritra maro, toy ny any Alaotra sy Marovoay. Mila famatsiam-bola goavana ny fikarohana sy ny tetikasa hatao hifanaraka amin’ny fomba fambolena vaovao. Ny fantatra aloha izao, 2 % monja amin’ny tetibola ho an’ny toetr’andro ny voatokana ho an’ny fambolena. Hita koa izany eto Madagasikara, raha jerena ny tsy fahampian’ny fampiasam-bola any amin’ny sehatry ny fambolena sy ny fiompiana.

R.Mathieu

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Tandremo ny « Tapenade d’Olives Noires » : misy potika vaky tavoahangy ao anatiny

Nampitandrina ny minisiteran’ny Varotra sy ny fanjifana fa tsy azo hanina ary voarara ny mivarotra ny « Tapenade d’Olives Noires » izay  avy any Frantsa. Vita anaty « bocal » milanja 500 g ity oliva mainty ity.

Toy izao ny mombamomba io vokatra io izay hita eo amin’ny  fonony : Nature : Tapenade noire à la Provençale- Sélection de nos Régions, – Poids : 100 g, – Présentation : Bocal en verre, – Date limite d’utilisation optimale (DLUO): 01/2019, – N° du lot : L 16156 – N° d’Agrément sanitaire : FR 44 089 001 CE

Araka ny tatitra hatrany, voalaza fa misy potika vaky tavoahangy ao anatin’io « bocal » misy oliva io ka mety hitera-doza ho an’izay mihinana azy.

Manaitra ny sain’ny mpanjifa mba hanamarina tsara ny momba momba ny entana voalaza mialohan’ny hiviodianana sy hihinanana azy

Nentanin’ny minisitera ihany koa ireo mpanafatra sy mpaninjara io vokatra « Tapenade d’Olives Noires », avy any Frantsa io, mba hanala izany avy hatrany eny an-tsena.

Fampiasan’ireo toeram-pisakafoana vaventy ny oliva mainty. Mila mailo araka izany ireo handray vahiny sy hampisakafo olona ary tsy tokony hampiasana ity karazana vokatra olive voarara ity.

Tatiana A

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67Ha : Mpangalatra moto sady mpivarotra basy

Nalaza be rehefa notaterin’ny gazety mpiseho isan’andro ny fisian’ny lehilahy iray tratra ambodiomby teo am-pangalarana moto. Tamin’ity herinandro ity izany no niseho ary izy dia nampseho ny basy teny aminy ary nanapoaka izany mihitsy aza mba hampihemotra ny olona. Nosamborin’ny pôlisy ary natao ny fanadihadiana azy. Loharanom-baovao akaiky ireo mpitandro ny filaminana no nanazava fa manana dosie hafa ihany koa izy. Izany dia mahakasika ny fivarotana basy « kalachnikov » iray. Mbola ny loharanom-baovao mitovy ihany no namantarana fa « pistolet automatique » izay mpitandro ny filaminana ihany no niaviany, io nampiasain’ilay olon-dratsy tetsy 67 ha io.

D.R

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Canal+ : Un jeu télévisé spécial Saint-Sylvestre

La fête n’est pas encore finie chez CANAL+. L’opérateur réserve encore des cadeaux à ses abonnés. À l’occasion de la Saint-Sylvestre, il offre encore des programmes sur plusieurs chaînes. Le jeu télévisé « FAMILY MUSIC SHOW » qui réunira la grande famille de « Ma grande famille », qui est une émission spéciale fin d’année, elle sera sur les écrans le 31 décembre sur la chaîne Africaine A+ à partir de 20h30, un rendez-vous de 90 minutes à ne pas manquer, selon les responsables. A noter que A+ est une chaîne qui est présente dans 18 pays en Afrique, disponible sur les canaux 21 et 22. Une chaîne riche en séries inédites, films, téléfilms et divertissements à partager en famille. D’après les promoteurs du jeu télévisé, ces animations prouvent que CANAL+ ne cesse d’offrir le meilleur à ses abonnés.

Koloina H (stagiaire)

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Tapatapany

# – Andohoranofotsy. Halatra piano. Efa maraina tamin’ny faha-27 desambra vao nahatsikaritra ny mpiambina tao amina trano iray teny Andohoranofotsy fa nisy nangalatra ny piano marika Yamaha. Tamin’izany koa no nahitany fa nisy namono ny alika roa tao an-tokotany. Tsy tao an-trano tamin’io fotoana iny tena tompon-trano fa tany Toamasina. Nampandrenesina ny zandary avy ao amin’ny borigady Andohoranofotsy. Misokatra ny fanadihadiana.

# – Antsirabe. Vato sarobidy tsy misy tarataasy. Ny faha-27desambra tamin’ny 12 ora alina, teo amin’ny PK176+200, tratran’ny zandary ny kamiao semi-remorque roa nitondra vato mena tsy misy taratasy milanja 10 taonina. Ana orinanasa iray avy any Ilakaka ireo zaatra ireo, halefa ho aty an-drenivohitra. Nampandrenesina ny « service des mines » ary notazonina ao Antsirabe ireo zavatra ireo.

 # – Betroka. Dahalo nitondra basy FC 20 nanafika. Dahalo roa no fantatra fa maty taorian’ny fanarahan-dia nataon’ny zandary sy ny fokonolona taorian’ny fanafihana nataon’olona miisa hatrany amin’ny 35. Rehefa raikitra ny fifandonana afaka 5 km ny tanàna dia tafaverina avokoa ny omby 30 very. Mitohy hatrany ny fanadihadiana hikarohana an’ireo mpangalatra ireo.

 # – Ambohimahasoa. Fahatratrarana basy AKM.  Ny faha-28 desambra teo tao amin’ny fokontany Ankaditany, kaominina Vohiposa Ambohimahasoa, dahalo maro tsy fantatra  isa nitondra kalaky no nikasa hanafika tany an-toerana. Hitan’ny olona ny fihetsik’izy ireo ka avy hatrany dia nilazana ny zandary. Avy hatrany dia nihazo an’i Vohiposa ireo mpitandro filaminana, nisy ny nandeha an-tongotra, tao ireo nitondra fiara. Raha vao nahita ireo mpanara-dia ny mpangalatra dia lasa nandositra. Tsy nahatratra azy ireo intsony ny mpanenjika. Tamin’ny fotoana nandosirany anefa, latsaka ny basy AKM iray nisy chargeur feno bala. Tazonina ao amin’ny borigady Vohiposa ilay basy.

Nangonin’i r.s.

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Rugby : L’élection pour le 27 janvier

C’est officiel. Après plusieurs reports, l’assemblée générale élective du Malagasy Rugby se tiendra le vendredi 27 janvier 2017. C’est la déclaration du président de la Commission électorale Arnaud Auguste hier. Pour le moment, on ne connait pas encore l’endroit où va se tenir l’élection. Hier après-midi, les membres au sein de la commission électorale ont rencontré les candidats à la présidence du M.R sur le déroulement de l’élection. Ils sont quatre candidats en lice à savoir Marcel Rakotomalalala, Santoni Rakotondramanga, Fenohasina Rakotomalala et Alain Herilalaina Rakotonirina.

T.H

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Fin d’année : Le Groupe Midi Madagasikara en fête

Une salle de rédaction transformée en salle de fête, le tout dans une ambiance « gasy gasy » animée par le Groupe Gasy-Mihanta. Tout le monde a participé, hier, à cette grande fête qui a marqué la fin de l’année. Ce qui a donné l’occasion aux membres de l’équipe de Midi Madagasikara et de Gazetiko, de passer un réveillon avant l’heure. Ce fut alors une soirée conviviale remplie de joie, de rires, de musique et de danse, surtout avec Yvon Ram à l’animation (Voir en page photos). La grande famille réunie a permis un accueil chaleureux pour les nouvelles recrues. Ce qui fut également un au-revoir à Solo Razafindramboa, le chevronné fait-diversier qui a passé plus d’une vingtaine d’années à la rédaction de Midi Madagasikara. L’émotion était ainsi au rendez-vous. A noter que ce moment marque également la sortie du dernier journal de Midi Madagasikara et de Gazetiko pour l’année 2016.

Arnaud R.

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Nativité et Nouvel an : Trêve des confiseurs

Avec les fêtes de la Nativité et du Nouvel an, les diverses associations et les politiciens observent la trêve qualifiée notamment de trêve de confiseurs. Les gens sont ainsi concentrés sur ces différentes fêtes et ne pensent guère à la grève ni au mouvement de rue. Selon Wikipédia, «aux approches de Noël, par une sorte d’accord entre les parlementaires, on ne soulève pas de questions irritantes, qui, troublant l’esprit public, nuiraient aux affaires. Et même, afin de mieux vivre en paix, on se sépare, on se donne des vacances. Donc, point d’aigres propos et pendant cette accalmie, les marchands de sucreries, de gâteaux, de friandises, font, tout doucement, leur petit commerce. Les confiseurs jubilent, profitant de la suspension des hostilités à la Chambre, et cette tranquillité dont ils bénéficient s’est appelée la trêve des confiseurs ». D’ailleurs les membres sont actuellement en vacances depuis le 23 décembre. Ils reprennent du service, à partir du mardi 3 janvier, pour participer notamment au conseil de gouvernement. Aucune manifestation à caractère politique n’est d’ailleurs prévue durant ces fêtes. Toutefois, cette trêve a été entachée par le procès d’Augustin Andriamananoro qui a écopé de trois mois avec sursis.   

Dominique R.  

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Prévoyance Sociale : Vers une redécouverte de la CNaPS

Des formations organisées par la Caisse Nationale de Prévoyance Sociale  à travers les 22 régions de la Grande Ile en partenariat avec le Trésor Public. 

La Direction générale de la CNaPS a décidé de se rapprocher de la population et des principaux responsables dans les régions. Dans ce sens donc, elle a organisé une série de formations durant toute l’année 2016. Ainsi au début du mois d’octobre, ces formations ont été menées dans 18 régions au total. «  Nous savons que pour certaines personnes la CNaPS c’est une équipe de football, pour certains c’est la pension et pour d’autres c’est  l’allocation familiale, etc. » a déclaré Randrianjanaka Daniel, fondé de pouvoir au sein de la société. D’où la finalité de cette série de formations  pour  faire en sorte que chacun redécouvre la CNaPS  et acquiert les connaissances idoines la concernant.

Résultats.  Mise à part cette redécouverte, ces formations ont permis, en premier lieu, de détecter les problèmes des agences et d’en trouver des solutions adéquates. Le deuxième avantage est le fait de convaincre  les employeurs que l’adhésion à la CNaPS ne profite pas non seulement aux employés mais également à la société. Le troisième avantage est la sensibilisation de tous les principaux responsables comme  les horodateurs, les payeurs, les comptables et les gestionnaires de dossier. Lors des formations, ils ont insisté sur le fait que souvent les patrons et les responsables ignorent que leurs devoirs ne se limitent pas à payer les salariés mais que  cela s’étend sur le versement des cotisations patronales pour que ces derniers puissent bénéficier pleinement de leur droit au moment du départ à la retraite, des diverses prestations familiales ainsi que les droits légaux et légitimes en matière d’accidents de travail et de maladies professionnelles. Cette redécouverte permettra un meilleur fonctionnement de la Caisse.

Rova R (Stagiaire)

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Famonoana zandary tany Mananjary : Tafakatra 50 isa ireo olona nosamborina sy nohenoina

Ny alakamisy teo ihany dia efa nandeha ny fisamborana sy fihainoan’ireo vahoaka, izay namono nahafaty zandary “Chef de poste” iray sy nandratra ny namany. Fantatra ary, araka ny loharanom-baovao avy eny anivon’ny zandary fa tafakatra 50 ireo olona nosamborina sy nohenoina tamin’ity resaka ity. Misy amin’izy ireo, hoy ny fanazàna, ireo nandray anjara nivantana, nisy kosa ny vavolombelona tamin’izany. Fantatra ihany koa fa nopotehin’ireo fokonolona tanteraka ity “poste avancé” tany Namorona ity. Potika tanteraka tsy nisy azo noraisina ilay trano. Na izany na tsy izany, tsy nisy very ireo zavatra rehetra tao anatiny, na ny fitaovam-piadiana izany na ny fitaovana hafa. Naverin’ireo fokonolona tany amin’ireo zandary tonga tany ny basy sy ny bala tao amin’ity birao ity. Tsiahivina fa ny marainan’ny alakamisy teo no nitrangana savorovoro tany amin’ity tanàna ity, rehefa nitaky olona voantondro ho mpandoro trano, nosamborin’ny zandary ireo fokonolona. Nokasain’izy ireo hanaovana fitsaram-bahoaka ity olona ity. Tsy namaly ny hetahetan’ireo vahoaka marobe anefa ireo mpitandro filaminana satria efa nalefa nampiakarina any Mananjary ilay olona, hatolotra ny Fampanoavana. Tezitra tamin’izany ireo fokonolona ka ireto zandary roa ireto sy ny birao fiasàna no nanamparan’izy ireo ny hatezerany. Namoy ny ainy vokatr’izany mihitsy moa ny Lehiben’ity “poste” ity, naratra mafy kosa ilay namany. Ity farany dia efa nalefa notsaboina any amin’ny hôpitaly Ampasimanjeva, hoy ny vaovao hatrany. Nampiakarina ao Mananjary kosa ny vatana mangatsiakan’ity mpitandro filaminana lavo teo am-panantanterahana ny asany ity.

m.L

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Soirée de la Saint-Sylvestre : La diversité au rendez-vous : de Jerry Marcoss à Joseph d’Af

31 décembre, synonyme de fête et d’ambiance, pas seulement pour les oreilles et les yeux mais également et surtout pour les papilles. Ce soir, tous les amoureux de fête vont être comblés.

Jerry Marcoss, certainement l’un des meilleurs animateurs de sa génération. Avec le roi du kawitry à l’affiche d’une fête, pas le temps de s’ennuyer ! Depuis des années, l’AC Ivato a donc pris l’habitude de faire venir le chanteur. Cette année, il ne manquera pas le rendez-vous mais cette fois à l’AC Palace. Il partagera la scène avec Melky,  et Stéphanie. A l’espace AC, nous retrouverons Black Nadia, Onja Tinondia et Taa Tense. L’accueil, dit-on, sera exceptionnel puisqu’on va dérouler le tapis rouge pour les invités qui auront chacun droit à une pause photo. Toujours à Ivato, l’Athana royal event propose une soirée lamba blanc avec le Duo Ratsimbazafy : Henri Luc. L’Akany Soafonenako propose deux ambiances. L’une avec Sanda Mozika et une autre avec Nanja qui célèbre ses 20ans de scène.Big bounce au Casc PK0 et réveillon anaty fiderana au Cercle mess Betongolo. Pas de musique tropicale et encore moins des plats concoctés par de grands chefs au menu mais une musique urbaine avec des DJ et une ambiance comme les aime la jeunesse d’aujourd’hui. Outre l’ambiance discothèque, se relayeront sur scène Tann Faya, Martiora freedom, DJ Gouty, Jiol’Ambups et Thiera Bruno pour reprendre tous les titres qui ont fait leur succès et marqué l’année 2016. Si on est encore là aujourd’hui, c’est par Sa grâce. Pour faire part de sa reconnaissance pour toutes ses bénédictions et toutes les bonnes choses à venir, Joseph d’Af, avec plusieurs autres artistes animeront le réveillon « anaty fiderana » au Cercle mess Betongolo. Et qu’on se détrompe, réveillon fiderana n’est aucunement synonyme d’ennui. On peut très bien danser au rythme des titres du chanteur. D’ailleurs, un DJ est également au rendez-vous.

Krypton Ambohimalaza : Buffet gastronomique et belle ambiance musicale avec Diary Mozika. C’est un réveillon convivial et très festif que les organisateurs de la soirée du 31 décembre au Krypton Ambohimalaza promettent à tous ceux qui viendront sur place. En fait, nombreux sont ceux qui ont déjà apprécié l’ambiance de la nuit de la St-Sylvestre dans cet Espace situé en dehors de la ville. Ils vont donc revenir demain soir. Les organisateurs ont une fois de plus décidé de mettre les petits plats dans les grands pour eux, en leur proposant un buffet gastronomique composé de multiples plats. Les gourmets vont donc être particulièrement gâtés. Mais qui dit réveillon de la St-Sylvestre dit ambiance musicale exceptionnelle. Et dans ce domaine, l’orchestre Diary Morika est un orfèvre. Cette équipe composée de jeunes talents n’a rien à envier aux groupes les plus connus. Elle a un répertoire de morceaux très variés, aussi bien classiques que modernes. On est assuré donc de ne pas s’ennuyer un seul instant et d’accueillir la nouvelle année dans la joie et dans la bonne humeur.Mahetsaka/P.R

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Karaté : Felanasandratra à la rescousse

Multiple championne de Madagascar de karaté, Felanasandratra Lalaina est prête pour porter loin les flambeaux de Madagascar. Elle servira de relais entre autres avec Me Georges Hafizou pour la prise en main de 2 ou 3 jeunes karatékas pour aller vers le haut niveau. « Je suis sûre que ce projet d’aller aux Jeux Olympiques peut aller loin, il faut surtout une bonne organisation dès maintenant ». Championne de Madagascar depuis 2012 dans la catégorie des moins de 61kg, elle connait ce monde de karaté féminin mieux que quiconque. En 2014, elle était championne du tournoi international de Saint Pierre à La Réunion en catégorie Open et vice-championne en équipe. 29ans, 158cm, elle a un grade de 3e dan diplômé du Japon et de 2e dan de la fédération malagasy. Elle est membre du club de l’ASKA.

Anny Andrianaivonirina

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Industrie : un partenariat public-privé effectif attendu y

2016 a été une année charnière pour les industriels. Ces derniers attendent plus d’actions concrètes venant de l’Etat.

«L’année 2016 n’a pas été facile pour le secteur. L’industrie a quand même tenu la route contre vents et marées. Il y a eu toutefois des prémices et nous attendons donc les résultats», a  avancé le président du Syndicat des industries de Madagascar (Sim) Fredy Rajaonera lors d’une rencontre organisée à la Chambre de commerce et d’industrie d’Antananarivo (CCIA).

En effet, les problèmes rencontrés par les industriels depuis maintenant quelques années, tels que la concurrence déloyale ou encore les harcèlements fiscaux subis par les opérateurs restent un facteur de blocage au développement. Un signal fort a été lancé à l’Etat cette année, mais les opérateurs sont toujours en attente d’une réelle initiative de la part du pouvoir public.

«Nous souhaitons un peu plus de participation du pouvoir public.  Le secteur privé ne pourra pas faire le développement industriel tout seul. On souhaite qu’il y ait vraiment un partenariat effectif entre le public et le privé», a poursuivi le président du Sim.  Des discussions ont été déjà entamées dans le cadre du dialogue public-privé, mais le secteur privé est en attente d’une d’action concrète venant de l’Etat.

 «Si on calcule les horaires qu’on a passés pour le dialogue public-privé, cela nous ferait facilement trois mois de dialogue. Mais nous ne sommes pas vraiment satisfaits», a expliqué  Fredy Rajaonera.

En pourparler

D’après toujours le Sim, la part du secteur industrie  dans le Produit intérieur brut (PIB) national  du pays est restée stagnante depuis les années 1980, en raison du ralentissement de la croissance économique et des crises politiques. A cela s’ajoute le problème de la concurrence déloale touchant plusieurs filières de l’industrie locale.

Selon les chiffres du syndicat, l’industrie enregistrait une part de 10% dans le PIB national entre 1960 et 1975 pour atteindre 14% entre 1982 et 2001 et a stagné à 15% entre 2002 et 2016.

Pour ce qui est de la loi sur le développement de l’industrie, le président du Sim a avancé que,  «La loi fait l’objet d’une étude dans certains ministères. Nous avons encore de grandes étapes à faire avant  que le privé et le public se mettent d’accord au niveau de certains textes et de certains articles». Notons que ce projet de loi aurait dû être présenté à la dernière session parlementaire, clôturée le 16 décembre dernier.

Riana R.

 

L'express de Madagascar5 partages

Festivité – Une fin d’année dans la morosité

La dernière semaine de l’année 2016 est moins festive que d’habitude. Contrairement à la semaine qui précédait Noël, il n’y avait pas d’embouteillage dans le centre ville, malgré les routes coupées à Analakely. Les marchés et magasins sont très peu fréquentés, conduisant quelques commerçants du Bazar de Noël à Mahamasina à remballer leurs marchandises avant le 30 décembre, le dernier jour  accordé par la commune urbaine d’Antananarivo (CUA). « Très rares sont les personnes qui passent pour visiter les stands. Elles n’achètent pas grand chose, à peine si elles dépensent 10 000 ariary», déplore Mahaliana Rahantanirina, une femme tenant un stand de friperie à Mahamasina, hier.L’ambiance dans les stationnements  est aussi calme que celle en ville. « On s’attendait à avoir quatre départs par jour, en cette période de fête, mais nous avons beaucoup de mal à remplir un minibus», explique Ntsoa Andriam-bolaniaina, guichetier à Ambodivona. Il va jusqu’à dire une réduction de 50% des départs journaliers, par rapport à l’année dernière.Même la veillée du nouvel an se fera en famille pour certains. Toutefois, quelques hôtels à Antananarivo et ses environs expliquent qu’il ne leur reste plus que quelques billets, au J-1 du la réveillon (ndlr : hier).

M. R.

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Jery todika 2016 : banga ny toeran’ny mpanohitra eny anivon’ny Antenimiera

 Hatramin’izao,  tsy hita be ihany izay toeran’ny mpanohitra. Banga ny toerana eny anivon’ny Antenimiera roa tonta.

 

Tsy mety ho tafapetraka ny mpanohitra ara-dalàna eny anivon’ny Antenimierampirenena sy ny Antenimierandoholona. Manana zo amin’ny toeran’ny filoha lefitra iray ny mpanohitra ary mitarika ny iray amin’ireo vaomiera farafahakeliny, araka ny And. 78 ao amin’ny lalàmpanorenana.

Apetraka eny anivon’ny minisiteran’ny Atitany sy ny fitsinjaram-pahefana ny lisitry ny mpanohitra. Miainga avy amin’izany ny fahazoana ny toeran’ny mpanohitra. Arakaraka ny vokatra azo sy ny firotsahan-kofidina tamin’ny fifidianana depiote izany, raha tsy mifanaraka ny samy mpanohitra.

Eo ihany izay, fa ny tena olana: ny tsy famoahan’ny minisiteran’ny Atitany ny didim-panjakana fampiharana ny sata mifehy ny mpanohitra. Vokany, banga ny toeran’ny mpanohitra eo anivon’ny Antenimiera roa tonta, na efa misy aza ny antoko milaza fa mpanohitra ary vonona handray izany toerany izany.

Efa nilaza fa mpanohitra ny VPM-MMM

Farany teo, nanambara ampahibemaso ny VPM-MMM fa mpanohitra ny fitondrana amin’izao fotoana izao. Nanome fotoana eny Tsimbazaza, ny 20 desambra, io vondrona politika io handinihana ny amin’izany ny filohan’ny Antenimierampirenena, saingy tsy tonga. Nilaza ny filoha lefitry ny Antenimierampirenena fa tsy manan-kambara, satria tsy mbola nahazo ny hevitry ny Fitsarana avo momba ny lalàmpanorenana (HCC) momba izany.

Tsy misy ny fahalalahana maneho hevitra sy fanoherana…

Tsy vitan’ny hoe tsy misy ny fanoherana ara-dalàna eny anivon’ny Antenimiera lazaina ho lapan’ny demokrasia, fa tsy navelan’ny eo anivon’ny prefet de Police, Antananarivo Renivohitra,  hosokafana ny kianjan’ny Demokrasia, Ambohijatovo, na nanaiky ny fanokafana izany aza ny filankevitry ny tanàna.

Tsy avela hiditra an-dapa na an-kianja amin’ny ara-dalàna ny mpanohitra, raha ny amin’izao fitondrana izao. Nefa izay miteny sy mihetsika rehetra, ampangaina ho manakorontana sy manongam-panjakana. Tsy manosika ny mpanohitra sy ny vahoaka hidina an-dalambe ve ny tsy fisian’ny toerana na sehatra iombonana ara-dalàna ahazoana maneho hevitra? Tsy misokatra ho an’ny rehetra ny haino aman-jerim-panjakana. Tsy zakan’ny mpitondra ny mpanohitra noho tsy fahamarinan-toerana politika?

R.Nd.

 

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Leader Price Tanjombato – Un incendie sème la panique

Alerte dans un centre commercial à Tanjombato, hier en début de matinée. Aux alentours de 6h 30, un incendie s’est déclaré dans la zone boucherie du supermarché Leader Price.«Le pire a été évité de justesse. Il y a des bonbonnes de gaz, dans l’endroit où le sinistre s’est produit. Fort heureusement, l’intervention a été très rapide», lance un agent de sécurité.Selon les informations recueillies sur place, un court-circuit serait à l’origine de toutes ces agitations.Alors qu’une colonne de fumée se dressait et qu’une odeur suffoquante de plastique s’emparait des environs, les responsables de la sécurité, armés d’extincteurs, se sont empressés d’éteindre le feu. La situation était sous contrôle.Le personnel présent sur les lieux est venu à bout de l’incendie, sans que les sapeurs-pompiers n’aient eu à intervenir.Malgré cet incident, le supermarché a pu recevoir ses clients à ses heures d’ouverture habituelles.D’après les responsables, une équipe d’électricien s’est très vite attelée à la remise en état de l’installation électrique défectueuse et au remplacement des câbles défectueux.

A.M.

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Réhabilitation de bibliothèque

Vivo Energy a apporté son soutien à la réhabilitation du centre de documentation et d’information du Lycée Moderne Ampefiloha. À cet effet, le distributeur de la marque Shell à Madagascar a offert trois ordinateurs. Dans son engagement social, la société a fixé comme objectif  l’amélioration de la qualité de l’enseignement à Madagascar à travers des dons de matériel et la mise en place d’un environnement éducatif adapté dans les écoles.

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Croquer les morts

Au fil de l’histoire de l’humanité, la relation des êtres humains avec la mort et les morts a évolué. Les croyances et les rituels changent suivant les sociétés, les époques. Dans la majorité des civilisations, des personnes sont les garants de la gestion de cette relation. Elles sont imbues d’un certain pouvoir sur la vie d’ici et celle de l’au-delà. Dans les cultures orientales et africaines, la place de ces personnages est d’une grande importance, au même titre que le pouvoir que nos aïeux ont sur nos destins.« Ny hanongotsongoina ny maty, tahotry ny handevim-belona » dit le proverbe malgache qui signifie dans un sens global qu’il faut retourner à maintes reprises le décédé par peur d’enterrer un vivant. Suivant les us et coutumes, des gens ont   pour mission de s’occuper des derniers soins prodigués aux morts, notamment les « croque-morts ». Selon des anciennes pratiques de la culture Française et Africaines, le mot croque-mort provient des gestes consistant à mordre l’orteil d’un défunt pour s’assurer de son décès par son manque de réaction. En Belgique, les employés des pompes-funèbres, pour s’assurer de la mort d’une personne et dans la hantise d’enterrer un vivant, mordaient le petit doigt du défunt; d’où le nom de «croque-mort». On ne mordait pas nos morts dans notre culture Malgache mais les veillées funèbres qui pouvaient durer jusqu’à quatre jours se faisaient afin de s’assurer que le mort est bien mort car il n’y avait pas encore de médecins légistes.De nos temps actuels, les activistes se font croque-morts car les morts-vivants d’âmes et d’esprits qui dirigent nos pays sont si nombreux. En fin d’année, on fait le bilan de la vie de nos Nations, et l’on se rend compte que ces zombies ont frappé encore plus fort. Et ils reviennent en force pour l’année 2017 qui est une année de précampagne électorale à Madagascar. Circonstance de Noël, les uns et les autres s’empressent de se faire photographier ici et là, pour redorer une image ou plus vraisemblable­ment jouer avec les émotions du petit peuple. Pour que la majorité s’attarde sur des broutilles, on balance déjà des sujets débiles comme le facies du fils d’un ancien putschiste, la robe de la première dame, la posture sur une bicyclette d’un ancien président. Et on oublie l’essentiel, la vérité. Comme le formol qu’on injecte au défunt, ces personnages inqualifiables injectent à petites doses dans nos esprits, de la communication abrutissante.Alors gare à vos orteils car on ne laissera pas mourir vos âmes et notre pays. Quitte à vous les arracher les doigts des pieds avec les dents, il est de notre devoir de vous réveiller durant l’année à venir. Gare également aux orteils de ceux qui continuent de se jouer de la vie de nos compatriotes. Car le croque-mort mord. Mais à force de mordre vos semblants de consciences et d’âmes et que vous ne réagissez pas, mesdames et messieurs, le croque-mort se résout à vous enterrer, mort ou vif.

Par Mbolatiana Raveloarimisa

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madagate.org vous souhaite une bonne et heureuse année 2017

Nous avons créé votre journal en ligne madagate.com (devenu madagate.org) en février 2001. Depuis, sa ligne éditoriale est restée la même: l’information exacte avec preuves à l’appui (textes, photos, vidéos) et lutte contre toutes les injustices.

2017 marquera les 16 ans de madagate. Mais nous ne célébrerons aucune date-anniversaire tant que Hery Rajaonarimampianina et sa clique seront au pouvoir. Comme leurs prédécesseurs, ils ne feront que passer et finiront extrêmement mal, ce n'est pas sorcier.

Pour lutter contre Lucifer, restons dans la Lumière

10 décembre 2016, jour anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'Homme. Ce quadrillage de tout un cimetière à Itaosy -fait héroïque inédit- par des éléments fortement armés de Florens Rakotomahanina a permis à ce dernier d'avoir été élevé au grade de Général de Division de la gendarmerie.

Cet homme en tenue de combat, ayant perturbé le déroulement de funérailles familiales, a oublié l'essence même de la culture malgache qui est: "Ny Malagasy tsy miady amam-paty" (les Malgaches ne se bagarrent pas avec les morts). Il a jeté la honte sur la famille de la défunte, sur la famille d'Augustin Andriamananoro, sur tous les Malgaches eux-mêmes. Sans mandat, tout simplement parce qu'il "obéit aux ordres"... Mais de qui, au juste?

Anosy, le 20 décembre 2016. Arrivée de Miarinarivo où le tribunal n'a pas voulu prendre en mains cette drôle d'affaire d'arrestation sans mandat ni motif précis. Une escorte digne des plus grands criminels de la planète. Augustin Andriamananoro a passé la Noël 2016 à la prison d'Antanimora

Antanimora, le 27 décembre 2016. Libération d'Augustin Andriamananoro qui aura donc passé la Noël 2016, loin des siens, dans cette Maison centrale

Clinique Saint Paul, le 30 décembre 2016. Si Augustin est libéré pour le réveillon de la Saint Sylvestre, moi, je le passerai ici ainsi que le premier jour de l'An 2017, avec ma famille. Mes conseils pour les mois à venir:

BONNE ANNÉE 2017 A TOUTES ET  TOUS !

Jeannot Ramambazafy, 31 décembre 2016

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Nanohana ny lafiny sosialy ny vadin’ny filoha

Nanompana hetsika betsaka ho an’ny lafiny sosialy ny vadin’ny filoham-pirenena Rajaonarimampianina Voahangy sy ny ekipa mpiar-miasa aminy, tamin’ity taona ity.

Nisongadina ny fahasalamana amin’ny fanamboarana ny rampe izay lalana ahafahan’ny fitaovana fitondrana marary mivezivezy ho an’ny toeram-piterahana sy fitsaboana ny vehivavy Befelatanana, ny volana febroary lasa teo. Miaraka amin’ny masoivoho japoney ny fanatanterahana ny asa. Ankoatra izay, maro ny CSB II nasiam-panavaozana teo amin’ny fotodrafitrasa sy ny fampitaovana maro, anisan’izany ny teny Ambohitsoa, Ampasanimalo, Isotry.

Betsaka koa ny ivontoerana Carmma, toeram-pitsaboana handraisana an-tanana manokana ny reny sy ny zaza naorina avy amin’ny fanohanan’ny vadin’ny filoha. Nahazo izany ny tany Antorampasika (Ampefy), tany Andriampamaky, Faratsiho ary Antohomadinika. Matetika eny amin’ny faritra be olona nefa mbola tsy ahitana CSB no nametrahana ny foibe Carmma isorohana ny fahafatesan’ny reny mitondra vohoka na ny zaza madinika. Raha nohavaozina ny fotodrafitrasa, notolorana fanampiana manokana koa ireo marary. Ohatra ireo zaza voan’ny homamiadana tsaboina ao amin’ny sampana mikarakara izany eny amin’ny HJRA.

Ho an’ny fanabeazana, betsaka ny tanàna na sekoly tsy miankina nahazo toeram-pamakiam-boky ho an’ny mponina (sy ny mpianatra) niaraka amin’ny fahitalavitra sy ordinatera ahafahan’ny tanora manovo fahalalana.

Nivoitra koa ny fanorenana ny toeram-panofanana momba ny asa ho an’ny vehivavy eny Tsimbazaza maniry ny hanatsara ny farim-piainany. Efa nivoaka ny andiany voalohany tamin’ireo mpiofana.

Vonjy A.

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Foot – Can U17 : une victoire en trois matchs de préparation

Un bilan mi-figue mi-raisin. Les Barea U17 ont signé leur seule victoire en trois matchs de préparation pour la Can U17, hier, au centre technique de Carion, face à Elgeco Plus U20. Les deux formations se sont séparées sur le score sans appel de 7 buts à 1.

En voilà un résultat qui a fait le bonheur du staff technique de l’équipe nationale U17. Après deux matchs nuls face à l’Ajesaia U20 et l’ AS Adema U20, hier, les Barea U17 ont eu un sursaut d’orgueil qui tombe à point nommé face à l’équipe renforcée d’Elgeco Plus U20 lors du troisième match amical qui a permis à René Hiddink et son staff d’avoir un aperçu de la performance physique et technique des expatriés.

Les éléments d’Elgeco Plus U20 ont été pris à contre-pied par Bolo et compagnie durant un match gagné d’avance par les porte-fanions malgaches à la Can U17 2017. Ces derniers ont manifestement dominé la première période et ont tenu à se mettre à l’abri dès la 6e minute grâce à un but signé René. Mamisoa lui a emboîté le pas à la 32e minute si Aro n’a pas tardé à creusé l’écart huit minutes après (3-0).

Et cela continue

Les deux équipes ont regagné les vestiaires sur ce score. A la seconde mi-temps et Kévin a enfoncé le clou à la 57e minute (4-0) profitant d’une maladresse de la défense adverse. Le seul but du camp adverse est arrivé à la 75e minute grâce à la prouesse de Petros qui a sauvé l’honneur d’Elgeco Plus (4-1). Les Barea U17 ont eu une faim de loup insatiable durant ce troisième match amical. A l’image de Tojo qui a marqué le 5e but à la 85e minute avant de signer un doublé à la 89e minute. Pour couronner le tout, Bolo a inscrit le 7e but juste avant le coup de sifflet final.

Pour rappel, les Barea U17 ont tout d’abord fait un match nul face à l’AS Adema U20 sur le score de 1 but partout avant de concéder le nul face à l’Ajesaia U20, mardi dernier, sur le score de 4 buts partout. Six jeunes joueurs malgaches évoluant en France participent depuis le 19 décembre au regroupement de l’équipe nationale U17 avec les joueurs locaux du Barea Academy au Centre technique de Carion. Parmi les 4 expatriés qui ont participé  au Cosafa U17 2016 au mois de juillet dernier à l’île Maurice, seuls Joan (gardien de but) et Franco (défenseur) ont été convoqués.

Malheureusement pour René Hiddink et son staff, ils devront travailler avec un échiquier sans le grand buteur Fabrizio Mosa. « En principe, les joueurs qui évoluent dans un championnat de niveau supérieur devaient faire la différence. Le staff technique tranchera sans état d’âme. Nous ne retiendrons que les meilleurs qu’ils soient locaux ou expatriés. Et c’est à partir des matchs tests que nous pourrons évaluer la vraie valeur des joueurs », a affirmé le head coach, René Hiddink.

Rojo N.

 

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Discours de fin d’année – Rajaonarimampianina à l’heure des énumérations

Le troisième discours de fin d’année de Hery Rajaonarimampianina devrait, pour la première fois, n’être consacré qu’à un bilan positif. Et plutôt que de citer les difficultés, le chef de l’État devrait mettre en avant les solutions qu’il a engagées.

Le troisième discours sera finalement différent. Pour la première fois depuis trois ans, Hery Rajao­narimampianina prononcera le traditionnel discours présidentiel de fin d’année à la fin de l’année. Alors qu’il s’était adressé à la Nation le 28 décembre en 2014, puis le 30 décembre en 2015, son allocution devrait bien avoir lieu le 31 décembre cette année. Et plutôt qu’un discours truffé d’excuses et de justifications des mauvaises performances de l’année, comme ce fut le cas les deux dernières fois, l’on s’attend, pour cette année, à un véritable bilan d’autosatisfaction.Pour 2014, Hery Rajaona­rimampianina avait parlé « d’une année de plus dans les difficultés ». Pour 2015, il a évoqué « une année d’épreuves ». 2016 sera sans nul doute qualifié d’année de succès, ou à tout le moins d’une année de performances. D’autant que cette fois-ci, il ne pourra plus évoquer les aléas du climat ou les vicissitudes politiques, encore moins les mauvais choix politiques pour expliquer les éventuels échecs. Comme à son habitude, il mettra les contre-performances de son régime sur le compte de ce qu’il avait hérité de ses prédécesseurs.Sauf grosse surprise, le chef de l’État ne manquera pas de rappeler ce soir la tenue à Madagascar des sommets des chefs d’Etat et de gouvernement de la Comesa et de la Francophonie. A ces deux rendez-vous qui seront certainement présentés comme le retour de la confian­ce de la communauté internationale, sera certainement adjoint le bon résultat de la Conférence des bailleurs et des investisseurs qui s’est tenu à Paris les 1er et 2 décembre derniers.

« Les autres »Le président de la Répu­blique devrait également mettre en avant les différentes réalisations de son gouvernement, en particulier celles qu’il a récemment inaugurées ou celles dont il vient de lancer le démarrage. Comme il l’a déjà dit il y a un an, il soulignera que ce sont les fruits de ce qu’il avait commencé à semer lorsqu’il est arrivé au pouvoir.Pour le cas de la Jirama et des délestages que celle-ci fait subir à ses abonnés, l’un des gros points noirs de 2016, Hery Rajaonarimam­pianina évoquera sans nul doute, comme le Premier ministre l’a encore rappelé hier durant l’émission Salangalanga sur RTA, que « ce n’est pas nous qui avons commencé ». La transition énergétique, la construction des centrales d’énergie renouvelable, mais aussi le plan de redressement de la Jirama devraient néanmoins être rappelés pour indiquer que les autorités, travaillent, malgré tout. Mais il ne devrait pas signaler que tous ces travaux, pour des raisons liées à une mauvaise performance de l’Exécutif, ont quasiment tous pris du retard.L’insécurité, la multiplication des vindictes populaires, la mauvaise gouver­nance, la poursuite des pratiques de corruption, le défaut de résultats concrets dans la lutte contre les trafics de ressources naturelles devraient également être mis sur le dos des autres et sur leur absence de bonne foi, et non sur l’incapacité du pouvoir à faire preuve d’autorité. Mais comme toujours, le chef de l’État devrait néanmoins citer et énumérer tout ce que lui et son équipe ont commencé à faire pour mettre fin à tout cela.« Il y a sans doute des points à améliorer, mais nous sommes sûrs que l’accent sera mis sur les perspectives. Pour nous, le plus important sera de terminer les différentes infrastructures de développement qui seront en chantier en 2017 », a toutefois indiqué au téléphone Rivo Rakotovao, président national du parti présidentiel, misant sur un discours de perspective que sur une allocution de rétrospective.

Juliano Randrianja/Lova Rabary-Rakotondravon

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Multiplication de comptes FB fake, diffusion de fausses nouvelles

Elle est belle la communication web de sa Seignhery dites donc.

Aux dernières nouvelles de cette communication de caniveau, Andry Rajoelina et Mailhol seraient donc en train de préparer un coup d’Etat.

Nous n’avons pas de sympathie particulière pour ces deux personnages mais nous en avons encore moins pour ces énergumènes qui diffusent des fausses nouvelles sur internet.

Il serait peut-être temps d’appliquer le Code de la communication ?

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Guide de fin d’année : où passer un réveillon gourmand dans une ambiance festive ?

Plus que quelques heures avant la fin de cette année et nombreux ne se sont pas encore décidés à choisir l’endroit où ils réveillonneront pour accueillir la nouvelle année. Le choix est moins large cette année, par rapport à la précédente. Outre les groupes d’artistes appelés à chauffer la scène du réveillon, le menu est spécial et le buffet…majestueusement gastronomique, du champagne et des gâteaux à minuit et pour couronner le tout, le traditionnel « vary @anana sy saosisy », à l’aube. Voici le top 10 des soirées du nouvel an à Antananarivo pour terminer l’année en fanfare.

Une soirée 31 décembre à Little Hennessy

Pour clôturer l’année, Little Hennessy au Pack Yellow Café Ivandry offre à ses fidèles clients une soirée spéciale en mettant en avant deux arts différents mais qui sont complémentaires et indispensables pour finir en beauté 2016 et accueillir la nouvelle année. Il s’agit donc de la musique et l’art culinaire. La musique sera assurée par cinq jeunes artistes talentueux qui arrivent à rendre l’ambiance plus électrique. Composé de Sandrine Rajaofetra au chant, Christelle Ratri au chant et à la guitare basse, Mathieu Rajaofetra à la guitare basse, Benkheli Ratri à la guitare et Andry Sylvano à la batterie, le groupe prendra compte des préférences du public en ne choisissant que des titres éclectiques de tout genre : funk, soul, jazz et même rock.

Un duo choc avec Ariane et Christian K

Ariane est une nouvelle étoile montante de cette année. Petit à petit, il a su imposer son style dans le business musical malgache. Après avoir dévoilé le dernier single «Ampelatananao» qui est en featuring avec Christian K, l’ex Pazzapa Kids, les deux chanteurs ont eu l’idée de se réunir ensemble pour chauffer l’ambiance de la nuit de la Saint Sylvestre au ZZ Karak’s Ambohidratrimo. Après le show, le programme se poursuivra avec une animation DJ qui chauffera donc la salle avec les tubes incontournables.

Les jeunes se donnent rendez-vous au PK Zéro

Pour la nuit de la Saint Sylvestre, PK Zéro à Soarano propose une soirée jeune en n’invitant dans ce sens que des jeunes artistes véhiculant la musique urbaine, plus précisément, le dance hall, le roots, le reggae, le rap… «Ce sera le rendez-vous des jeunes. De plus, le lieu se trouve en pleine ville», a affirmé le responsable de PK Zéro. Ainsi ces dits artistes sont Kougar, THT, Jyuni, Tann Faya, Martiora Freedom, Mr. Sayda, Andriann, Jess Flavy One, Jiol’Ampup’s. Après la prestation de chaque groupe, place à l’animation DJ. Et la fête est programmée pour ne se terminer qu’au petit matin.

Du rock au réveillon

Les rockers de la capitale se sont aussi donné rendez-vous ce jour pour clôturer ensemble cette année. Organisé par quelques passionnés, «Rock night réveillon» se tiendra à partir de 15 heures à la grande salle du Kiadin’ny Madagasikara sise à Amparibe. Une dizaine de groupes seront donc à l’affiche durant cette fête, entre autres Anathema, The Bloody park, Sovagist, Ry Mahadomelina, The Revival of sin, Nobles, Smash Death, Djanatt, Within my heart, The Divine Offering…

Iraimbilanja et RyKala Vazo ensemble pour le réveillon

Un spectacle inédit ! C’est ce qui se tiendra, ce soir, à La City Ivandry avec deux groupes différents qui seront en tête d’affiche : Iraimbilanja, les vieux loups du rock malgache et  les jeunes et charmantes demoiselles RyKala Vazo. «Les styles sont différents mais complémentaires», ont expliqué les organisateurs. Effectivement, l’objectif est non seulement de respecter les genres entre les hommes et les femmes artistes, mais aussi de varier la soirée entre le rock et le folklorique.

«Man Vs Food Nation Mada» au «Le Héron» Vontovorona

Le Héron Vontovorona accueille la nouvelle année à travers une soirée résolument gastronomique. Le «man vs food» sera tout particulièrement mis au premier plan tout au long de la soirée. Il s’agit d’une émission de téléréalité américaine à la base mais qui commence à être prisée depuis un certain moment chez nous. Le buffet sera assuré par le Chef Ain et l’animation par l’orchestre Sistain’s Sound.

Rova Kopi Kolé Mireille Mathieu au Lion d’or

L’espace Le lion d’or Anosy Avaratra organise ce samedi «Un réveillon magique». L’espace a concocté une bonne vingtaine de recettes pour les gourmets. Côté ambiance, l’orchestre local accompagnera le sosie de Mireille Mathieu, qui vient tout juste de triompher du concours de téléréalité «Kopi Kolé». Au menu les «Non, je ne regrette rien»,  «La vie en rose»,  «Une femme amoureuse»,  sans oublier les tubes marquants des années 60 à 90.

Jerry Marcoss à l’AC Palace Ivato

A l’occasion de son inauguration et du réveillon, AC Palace Ivato mettra à l’affiche Jerry Marcoss, Melky et Stephanie. Les «salegy» et «kawitry» seront ponctués par la voix douce et mélodieuse de Melky. Le thème de la soirée étant féérique et royal, un buffet raffiné et de haute gastronomie concocté par une ribambelle de chefs cuisiniers sera servi aux fins gourmets.

Black Nadia à l’AC La merveille

Dans la salle La merveille, la gent féminine sera tout particulièrement à l’honneur. Trois figures de proue de la musique tropicale chaufferont la salle jusqu’à l’aurore. On citera Black Nadia, Taa Tense et Onja Tinondia. Avec ces trois sommités, l’ambiance risque d’être électrique et explosive. Le ton sera donné à partir de 21 heures tapantes.

Tana Groupe  à l’espace Vahina Ambatomaro

Fort du succès de la soirée St Sylvestre de l’année précédente, l’espace Vahina Ambatomaro remet le couvert ce samedi pour un réveillon des plus exceptionnels. La soirée va se démarquer par une séance de «photo bouffe» dans le but d’immortaliser la fin de l’année. Sur le volet artistique,    Tana Groupe va assurer l’animation. C’est un jeune orchestre, dont la plupart des musiciens ont fait sensation dans un concours de téléréalité, et qui maîtrise à la perfection un répertoire de toutes les générations.

Mamy Co à la résidence Mioty Soa

La résidence Mioty Soa Alasora va jongler gastronomie et musique. Professionnel aguerri d’interprétation et d’animation, Mamy Co va y mettre à profit ses 15 ans d’expérience sur scène.

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Pérégrinations hebdomadaires : l’indifférence Ni manifestation d’impatience, ni signe de patience

Les plus hardis rivalisent toujours d’ingéniosité et tentent de joindre des ficelles bout-à-bout. Pourtant comme à un jeu de loterie seuls les plus vernis ont une infime chance de tirer un gros lot, hors les loosers auxquels il ne reste que les yeux pour pleurer quelques petits malins n’ont qu’à se satisfaire de lots de consolation, parfois consistants. Une grosse partie de la population se sent perdue à devoir vivre de l’air du temps : peu chouette destin quand l’air, au propre comme au figuré, est vicié. De quoi perdre patience : patience ? Les gens ne savent plus ce que c’est, on le leur serine souvent aux oreilles  mais il y a longtemps que la population en a égaré la signification. On pourrait alors s’étonner de l’absence de toute manifestation d’impatience ? Impatience dans l’attente de quoi, quand tout espoir s’est envolé ? Lorsque l’on voit chaque jour s’étendre un peu plus la « réserve des plus mal lotis » à la Réunionkely et que l’on devine à l’égale de l’élargissement de la surface d’occupation au sol une augmentation du taux de densité, conclure sur une croissance de la pauvreté ne semble pas aberrant.

 Voilà pourtant trois ans que Monsieur Hery Rajaonarimampianina a accédé au sommet du pouvoir. Et alors ? On ne peut que se remémorer le peu d’enthousiasme soulevé pour saluer cette élection, ce qui signifiait que déjà à l’époque la population n’en attendait ni révolution ni évolution, normale si en retour trois ans après elle ne saurait prétendre être déçue. Ce qui ne la prive du droit ni de se déclarer insatisfaite ni   de l’exprimer avec sévérité lorsque sonnera le délai constitutionnel de procéder à un jugement du quinquennat par un choix pour la succession suivante.

Un pari sur les deux ans

On ne saurait avoir à redresser une situation que si l’on ose regarder qu’elle penche dangereusement du mauvais côté. Ce constat serait vain si il ne s’accompagne d’une objectivité emplie d’humilité à rechercher les manquements, exercice périlleux dans lequel on risque de se noyer, ce ne sont pas les manquements qui manquent. Pour faire bonne mesure et partir du bon pied la sagesse conduirait peut-être à faire table rase et mettre tout à plat, ce qui ne demande pas de gros efforts tant il y a peu à raser. Pas trop d’efforts, c’est aussi vite dit et qu’à vite oublier, par contre à tout moment une charge de courage, à chaque question une réponse qui exige un choix cornélien.

Une croix à porter dès la première question de savoir avec qui entreprendre cette nouvelle étape s’il faut engager un revirement total ? Changer de gouvernement apparait comme condition incontournable, ce n’est pourtant pas facile tant on a rayé le disque, un air du déjà entendu, trois fois en trois ans. Cette fois-ci ça se doit d’être différent, il ne s’agit pas de couper seulement la tête dont l’appétit en mangeant s’est développé exagérément, alors qu’à l’ouvrage l’action de moins en moins performante. Solidarité gouvernementale entend souvent dire pour imposer une omerta concernant le linge sale, l’absence de résultat intègre le linge sale d’autant plus que dans l’hypothèse de résultats probants (simple cas d’école ne concernant pas le cas envisagé) tous les ministres s’en réclament la solidarité du mérite. Et les copains ? Dilemme simple soit porter la croix de leur poids soit les crucifier. L’état d’âme en conséquence se soulage sous le prétexte réel que s’agissant des affaires de l’Etat le « fihavanana » ne pèse pas lourd, la sagesse malgache prévoit

l’exception des domaines où le « andrano-andrano » n’a pas place. Même en se conformant à cette opération de grande lessive autour de soi, la bataille n’est pas gagnée d’avance, il est des précautions à prendre : celle d’apprendre à éviter les dérives qui ont conduit dans un mur et à faire preuve de détermination à vouloir s’arracher des ornières dans lesquelles on s’est enlisé.

Moudre du grain à engraisser l’adversaire

On ne gouverne pas pour se lier des amis et leur faire le lit, pareillement que l’on ne gouverne pour se créer des ennemis et leur réserver le pire sort. La bonne gouvernance peut provoquer comme conséquences des élans de sympathie autant que des rejets d’antipathie, tel ne doit pas toutefois être le but. Une mauvaise gouvernance tente souvent d’ignorer le principe. A l’inverse on voit ériger en méthode le mode ami-ami voire copain-coquin et utiliser le pouvoir comme moyen d’étouffer les gêneurs. Qui trop embrasse souvent mal étreint, et d’avoir fait excès pour avoir désigné Augustin Andriamanoro comme cible idéale d’une « chasse au  sanglier », ou d’une pêche au gros, les zélés du palais qui ont commis l’erreur s’ils ne se sont pas fait taper sur les doigts doivent se les mordre. Menu fretin plus qu’une grosse prise, le ridicule des chasseurs en guise de scalp. A celui qui n’est pas à proprement parler une lame, même s’il s’agit d’un militant remuant, l’épreuve a tressé une couronne de héros d’un jour, couronne dont il pourrait un jour se ceindre pour mener plus déterminé qu’auparavant le même combat.

Sans présence sur tous les fronts pourtant chair à canons

Après trois ans il est des erreurs de débutant qui continuent à faire tache dans le paysage. Zèle, improvisation, précipitation des collaborateurs et courtisans nourrissent les erreurs dont se repaissent les adversaires du Président qui se trouve en premier dans la mire des canons adverses. A croire que l’avidité a présidé à la décision de procéder au « changement de toutes les cartes grises » sur le territoire. On ne sait si par insouciance ou si c’est de façon délibérée que se sont organisées dans un désordre absolu les procédures imposées aux administrés. Du manque de respect de la dignité des citoyens, administrés et usagers des services publics s’en sont fait une raison. Mais à organiser la perception de recettes publiques de cette manière sous prétexte de faire dans la modernité et de sécuriser le système par l’adoption du numérique atteint les sommets de la clownerie. Portes entrebâillées pour l’accès du public aligné le long d’une queue scandaleuse pour la dignité d’être humain, portes dérobées mais connues de tous comme pour favoriser la corruption, multiplication des intermédiaires qui sans que l’on puisse les accuser tous de l’être, ont dans leurs rangs une majorité d’escrocs à la petite semaine. A supposer que l’image du Président ne s’en trouve pas directement ternie par ce mode de procéder, la crédibilité du système qu’il préside en sort passablement écornée.

Léo Raz

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Madagascar il y a 100 ans : les bœufs à l’école

Il existe à Tananarive un boulevard : le boulevard Labigorne, et sur ce boulevard une école ; c’est l’école Le Myre de Vilers, où l’on forme des fonctionnaires en les élevant à la brochette.

Or, il y a quelque temps, un pan du mur servant de clôture à l’école s’écroulait et, en s’écroulant, il entraînait la grille qui fermait cette clôture.

On respecta provisoirement cette brèche, se promettant sans doute de la réparer aux premiers beaux jours. Mais ces derniers tardèrent-ils à paraître ? ou bien encore fut-ce parce que le provisoire dure toujours en France, et même dans les colonies française ? mais la brèche fut religieusement respectée, et l’on ne s’en serait plus soucié, assurément, si des bœufs qui passaient d’aventure n’avaient trouvé bon de pénétrer par la brèche et d’aller jusqu’à l’école dans laquelle ils pensaient trouver un abri.

Il paraît qu’on va réparer la brèche.

Allons, tant mieux.

On ne devrait pas laisser les fous en liberté

Il s’est passé dernièrement, dans la province de Moramanga, un fait monstrueux qu’il vaut mieux attribuer à la démence, d’autant plus que le triste héros de cette histoire, le prospecteur Rigaud, donnait depuis deux ou trois ans des preuves évidentes de folie.

En manière de répression, ce prospecteur a fait jeter dans un four à sécher le graphite trois indigènes, dont deux furent rôtis et le troisième fut mis dans un tel état qu’il alla mourir à l’hôpital.

Les deux complices de ce drame sont deux Sénégalais qui ont déclaré avoir obéi aux ordres de leur supérieur.

de Laborderie, administrateur-chef de la province de Tamatave, et le chef du district ont immédiatement ouvert une enquête.

Mais d’ores et déjà, il est établi qu’on a bien affaire à un aliéné, car jadis, il coupa les mains au cadavre de sa femme pour s’assurer qu’elle était bien morte, et s’il a commis sont dernier forfait, c’est, dit-il, pour échapper à des ennemis « qui lui en voulaient ».

Du moins, on ne devrait pas confier la moindre parcelle d’autorité à des êtres complètement amoraux, ce drame de Moramanga en est la triste

preuve.

Le Courrier colonial

www.bibliothequemalgache.com

 

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Nihena ny mpandeha : 230 ny taxi-brousse mivoaka eo Ambodivona

Na teo aza ny fihenan’ny isan’ny fiara mameno olona ao anatin’izao faran’ny taona izao, fitaovam-pitaterana tsy afa-misaraka amin’ny olona ny taxi-brousse. 

 

Nihena ny isan’ny fiara mpitatitra olona mamonjy morontsiraka tamin’ity faran’ny taona ity raha mitaha ny tamin’ny taon-dasa, hoy ny mpikarakara kaoperativa sasany eny Ambodivona, omaly. Tsapa fa nihena ny fahefa-mividin’ny olona ka ireo manan-draharaha tsy maintsy atao sisa no mandefa taxi-brousse amin’izao fotoana izao. Na izany aza, vanim-potoana betsaka olona mivezivezy indrindra ny fety sy ny vakansy. Ankehitriny, manodidina ny 230 isan’andro ny fiara mivoaka ao amin’ny toby fiantsonan’ny taxi-brousse etsy Ambodivona. Mandeha amin’ny lalam-pirenena faharoa (RN2), fahefatra (RN4) ary fahenina (RN6) ireo fiara ireo. Amin’ny andavanandro, manodidina ny 140 eo ho eo foana ny isan’ny taxi-brousse mandray fiaingana. Ireo mpivarotra miantsena manangona entana eto Antananarivo no maro an’isa indrindra amin’ireo mpandeha. Anisan’izany ny akanjo, kiraro, legioma, kilalao, fanaka sy ny maro tsy voatanisa. Tsy vitsy ihany koa anefa ireo mandeha mamonjy fianakaviana na manararaotra maka rivo-dranomasina amin’izao fety izao.

Anjara asan’ny mpanara-maso eo anivon’ny toerana fanaraha-maso eo am-piangaina (contrôle au depart) ny mijery ny haavon’ny entana, ny isan’ny mpandeha, ny fanajana ny bokin’andraikitra. Miasa manomboka amin’ny 6 ora sy sasany maraina ny tomponandraikitra ao amin’ny birao ka hatramin’ny 7 ora hariva. Anisan’ny kaoperativa betsaka mpandeha indrindra ny Kofmad satria mahafeno fiara 15 isan’andro izy ireo ankehitriny. Manaraka avy eo ny Madavoyage sy ny Cotisse.

Vonjy A.

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Analamanga : la députée Vololona R. optimiste

Le pouvoir doit consacrer l’année 2017 au développement à impact direct sur la population, a déclaré la députée Victorine Raherisoa Vololona, élue du 6ème arrondissement d’Antananarivo-Renivohitra lors de sa rencontre avec la population en cette fin d’année.

La parlementaire a effectué une mise au point sur le financement conséquent octroyé récemment par les bailleurs de fonds à Paris. Elle a expliqué à la population de son arrondissement que ce montant est amplement suffisant à la réalisation des différents projets de développement définis dans le programme du président de la République ficelé dans le PND.

A son avis, les dirigeants doivent souquer dur pour consacrer cette nouvelle année au travail avec les moyens financiers fournis par la Communauté internationale. Elle recommande toutefois plus d’intégrité et de rigueur dans la gestion pour mener à bien cette mission tant attendue par les contribuables.

Manou

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Basket – All Star : Toliara a eu son heure de gloire

La ligue régionale d’Atsimo Andrefana a été le théâtre de chaudes rencontres à l’occasion du tournoi All Star qui a pris fin hier dans la cité du Soleil. Une compétition qui n’a pas fait beaucoup d’échos dans la ville des Mille avant et après les rencontres puisque même le nombre de participants n’a pas été annoncé. Quatre catégories ont été en lice : juniors, dames, hommes et vétérans. Pourtant, l’ambiance était au rendez-vous et une meilleure communication est de mise pour les prochaines éditions.

Chez les juniors, la conférence Sud a pris le dessus sur la conférence Est en s’imposant sur le score peu ou prou serré de 71 à 66. Chez les vétérans, les basketteurs du Grand nord ont frôlé le pire face à la conférence Sud. Les deux équipes se sont séparées sur le score de 62 à 58. Dans le tableau final féminin, on a assisté à un véritable bras de fer jusqu’au quart-temps ultime entre les conférences Est et Ouest. Au final, la conférence Ouest l’a remporté sur le score de 53 à 54 grâce à un panier au buzzer.

Rojo N.

-All star juniors (U18) :

Sud # Est : 71-66

-All old star (Vétérans) :

Nord # Sud : 62-58

-All star dames :

Est # Ouest : 53-54

-All star game :

Toliara A # Vacanciers : 76-61

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Antsiranana – La population prête à fêter le Nouvel an

Dans la capitale du  Nord, la fête de la Saint-Sylvestre marque la fin de l’année et l’avènement du Nouvel an. Elle se veut plus traditionnelle que Noël.

La Saint-Sylvestre clôt la « Semaine joyeuse » (du 24 décembre au 1er janvier) et se déroule normalement dans une ambiance très décontractée. Ce sont des réjouissances très conviviales, souvent fêtées en famille et avec les proches ainsi que les amis.Contrairement à la fête de la Nativité et par rapport à l’année dernière, Antsiranana est en effervescence depuis deux jours. La population se prépare et essaie de bien vivre les dates du 31 décembre et du 1er janvier 2017,  malgré la conjoncture qui entraine une inflation galopante et une hausse des prix spectaculaire au marché.Cette fois, on a déjà constaté que les gens abordent, apparemment, les fêtes avec sérénité, grâce à différentes formules proposées.Ils s’apprêtent à terminer la fin de l’année en beauté et accueillir le Nouvel an  dans l’allégresse. On anticipe les excès, on se fait belle sans se prendre la tête, on profite, sans stresser, des retrouvailles avec ses proches ou camarades, et on fait plaisir à ceux qu’on aime.« La crise ne va pas nous empêcher de marquer ce grand événement, car il s’agit d’une bénédiction de Zagnahary  et c’est aussi un  moment qui ne se reproduira pas deux fois », s’est exprimé  une mère de famille.

Des sacrificesSi les uns sablent le champagne au cours d’un réveillon agrémenté de crustacés, d’huîtres ou bien de foie gras, les autres préfèrent dormir à cause de la fatigue, la pauvreté et la crainte de l’insécurité.Cette fois-ci, outre les soirées dansantes, les temples de la gastronomie locale proposent des menus innovants et appétissants  pour leurs clients aisés, car payer 50 000 à 80 000ariary n’est pas à la portée de tout le monde.Habituellement, une partie de la population, surtout  les jeunes, remplira les discothèques, les bars et les resto- cabarets jusqu’à l’aube.Quoi qu’il en soit, une  frange de la population se dit prête pour les festivités. Mais au prix d’énormes sacrifices, selon les témoignages.

Raheriniaina

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Ambatovy octroie cinquante pompes aspirantes

La société minière Ambatovy a offert cinquante kits complets de pompes aspirantes à la commune rurale d’Amboditandroroho, à Toamasina II, ce mois de décembre 2016. C’est dans cette Commune qui abrite 11 fokontany et une cinquantaine de villages dont la majorité est établie sur le bord du canal des Pangalanes, que l’Usine de transformation de la compagnie est implantée. Cette contribution entre dans le cadre du finance-ment de petits projets sociaux afin d’améliorer les conditions de vie de la communauté aux alentours des installations de la compagnie.

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Face à face corps expéditionnaire et troupes merina à Manonga

Les évènements de Madagascar depuis 1895, date d’arrivée du corps expéditionnaire et de pacification français, occupent de larges places dans les numéros du Bulletin du Comité de Madagascar. Dans son édition de juillet, il donne un résumé des actions des mois précédents.Ainsi le 1er avril, raconte-t-il, trois individus sont surpris à Antsiranana, « faisant des signaux avec les Hovas ». Arrêtés, ils sont conduits devant le commandant Martin. L’un d’eux qui fait des aveux très complets, est acquitté. Les deux autres, Victor Boulanger et Koutiti, Malgaches nés à Sainte-Marie, sont condamnés à mort et fusillés le 3 avril au matin, « devant toute la population indigène ».Est-ce la vue de cette justice expéditive, nul ne le sait, mais toujours est-il que fin avril, un certain nombre de chefs sakalava se soumettent au fur et à mesure que le corps expéditionnaire s’avance dans l’intérieur du pays. Ces soumissions se produisent en arrière de la colonne et non en avant, « de telle sorte qu’elles ne nous rendent aucun service politique ».Pour le compte de mai, le Bulletin reprend des articles du correspondant du « Temps », du 3 au 23 du mois, qui donnent les détails sur les opérations militaires après l’occupation de Marovoay.Le 2 mai, après la prise de ce village, la brigade Metzinger reprend sans tarder sa marche. Le4 mai, le détachement du colonel Pardes, fort de deux compagnies de tirailleurs sakalava, d’une compagnie de tirailleurs algériens et d’une pièce d’artillerie, reçoit l’ordre de se porter au-delà du marais de Marovay vers Manonga, à 12km à vol d’oiseau au sud-est de la localité. Leur mission est de rattraper le gouverneur Ramasombazaha qui s’enfuit dans cette direction.Le 6 mai, la petite colonne arrive à Manonga après une marche rendue très pénible par le mauvais état des sentiers et les nombreux marais qu’elle doit traverser. D’après les villageois sakalava, les Hova sont partis deux jours plus tôt et se sont dirigés vers Trabonjy par des sentiers peu fréquentés, à travers la forêt qui borde la rive gauche de la rivière de Marovoay. Des reconnaissances envoyées par le colonel démontrent, en effet, l’existence d’un rassemblement de troupes hova au village d’Ambodimonty, situé entre Ambohibary et Manonga. Interrogés, les habitants de la contrée déclarent que les Merina sont environ au nombre de 2 000 et seraient armés de six pièces de canon.« Ils venaient directement de Tananarive et devaient renforcer la garnison de Marovoay. Arrivés après l’évacuation de cette ville, ils s’étaient arrêtés à Ambodimonty. Le colonel Pardes reçut alors l’ordre de les surveiller et de garder un gué de la rivière Karembo qui se jette dans le marais de Marovoay et qui pouvait servir aux Hovas pour gagner l’Est au cas où une colonne partie de Marovoay les aurait chassés de leur position. »Le 15 mai, jour fixé pour l’occupation du gué, les Français s’aperçoivent en début de matinée que les Merina tiennent déjà le lieu et marchent sur Manonga. La colonne française se met immédiatement en mouvement en suivant les collines qui bordent la route du gué,profitant des bouquets d’arbres dont elles sont couvertes, pour s’abriter. À 1 500m du village, les éclaireurs signalent les Merina en assez grand nombre, un peu en arrière du mamelon distant de 400m environ.« La section d’avant-garde commandée par le lieutenant Foreston de l’infanterie de marine, s’avança rapidement pour arriver sur le mamelon, avant l’ennemi; au moment où elle atteignait la crête, elle se trouva à quelques mètres des Hovas et reçut presque à bout portant un feu de salve. » La première surprise passée, les Français ripostent rapidement et se précipitent à la baïonnette. Le corps à corps ne dure que quelques minutes.« Les Hovas laissèrent sur le terrain 60 morts. » Un canon Krupp leur appartenant et mis en batterie sur la route à quelques pas du mamelon, est saisi avant qu’ils aient le temps de s’en servir.« Cinq d’entre eux s’étaient laissé tuer sur la pièce. » Du côté français, 12 tirailleurs sont blessés, dont 4 grièvement, parmi lesquels un sergent. Le lieutenant Foreston, qui a brillamment enlevé sa troupe, est légèrement blessé au flanc.À 10 heures, l’engagement est terminé et les Français occupent la rive opposée du gué. « Le lendemain, les Hova évacuaient prudemment Ambodimonty se repliant sur Trabonjy et Ambato. »

Texte : Pela Ravalitera – Photo : Archives personnelles

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Lanonan’ny faran’ny taona : mandany 1 hetsy Ar ny olona iray

Be mpisafidy ny lanonam-pianakaviana any an-tokantrano, eo am-piandrasana ny taona vaovao. Na izany aza, tsy vitsy ireo maniry ny hivoaka sy hikorana any amin’ireny alim-pandihizana ireny. Marobe rahateo ireo hotely sy « espaces » manomana izany. Ny tsikaritra, ny sakafo aloha no hanintonana ny mpanjifa, avy eo, ny mpanakanto hanafana ny fotoana. Izay rehetra izay, sandaina 50.000 Ar isan’olona, raha ny farany ambany indrindra. Miampy saram-pitaterana, mandroso sy miverina, io, tafakatra 1 hetsy Ar, farafahakeliny. Santionany amin’ireo toerana manomana fety sy alim-pandihizana ireto homena anao ireto.

 

 Manasa ny rehetra hamarana ity taona 2016 ity ao anatin’ny mozika mahafinaritra ny Little Hennessy, etsy amin’ny Packyellow Ivandry, anio manomboka amin’ny 9 ora alina. Samy manana ny maha izy azy ireo mpanakanto hanafana ny fotoana, izay tsy iza fa i Christelle Ratri, Andry Sylvano, Benkheli Ratri, Mathieu Rajaofetra ary i Sandrine Rajaofetra. Ho fy sy tsy hisy fetra toy ireo koa ny sakafo.

 Ho ambohimpihaonan’ny tanoa ny etsy amin’ny Cask PK0 Madarail, anio hariva, satria ireo mpanakanto tanora, ankafizin’izy ireo amin’izao fotoana izao, no hanafana ireo sehatra telo samihafa. Anisan’ireo ry Jess Flavy One, Martiora Freedom, Mr Said, DJ Gouty, Mr Nathy, DJ Kiero, Tann Faya, Jiolambups, THT, Yoann Loïc, sns. « Big Bounce » no lohatenin’ny hetsika.

 Rehefa fety toy izao, anisan’ireo gadona tena mampandihy ny mpilanonana, na kely na lehibe, ny salegy. Ny mpanjakan’izany mozika izany, izay tsy iza fa i Jaojoby, no hanafana ny Espace Vohimasina eny Ambohibao Manerinerina. Tsy ho monamonaina ireo mpilanonana, satria hifampizara sehatra aminy i Black Nadia.

Raha mozika mafana no resahina, manana karazany maro isika malagasy. Anisan’ireny ny kilalaky. Ho afa-po ireo mpankafy ity mozika ity, satria ho « Réveillon kilalaky » mihitsy no iarahana amin’i Tsiliva, tsy zovina intsony amin’izany gadona izany, etsy amin’ny Le Glacier etsy Analakely.

 Mpanakanto andriambavilanitra telo samy manana ny maha izy azy i Black Nadia, Taa Tense ary i Onja. Efa mpiaraka eny an-tsehatra izy ireo, matetika, kanefa samy manolotra zavatra vaovaobe foana. Inoana fa tsy ho ambakan’izay efa vita ny hoentin’izy ireo manafana ny lanonana, etsy amin’ny AC Ivato, efitrano La Merveille. Melky, Stéphanie, Jerry Marcoss. Samy tsy zovina intsony ireto mpanakanto telo ireto amin’ny fanafanana lanonana. Eo koa ny fahaizana mitondra an-tsehatra ireo hirana mpanakanto hafa, malagasy sy vahiny. Inoana fa anisan’ny hiavaka ny fiarahana amin’izy ireo, anio hariva etsy amin’ny AC Palace.

Tsy diso anjara amin’ireo lanonana samihafa eto Antananarivo sy ny manodidina ireo efa zokinjokiny. Hanasana azy ireo indrindra ny « Soirée Lamba blanc », eny amin’ny Athana Royal Event eny Maibahoaka Ivato. Mazava ho azy, araka izany anarana izany, i Henri Ratsimbazafy no hanafana ny lanonana.

Miala kely amin’ny mahazatra ! Hitsena ny taona vaovao amin’ny alalan’ny alim-piderana i Joseph d’Af. Fiarahana hotontosaina ao amin’ny Cercle Mess Betongolo anio alina. Ankoatra ireo hira fiderana an’Andriamanitra hanafana ny alina miaraka amin’ity mpanakanto tanora manana ny maha izy azy ity ihany koa ny DJ Denis.

Nangonin’i : Landy R. sy HaRy Razafindrakoto

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Dossiers en instance à la HCC : la déclaration d’opposition du MMM intègre la liste

La déclaration d’opposition du MMM est absente des dossiers en instance à la HCC, mais très vite cette dernière a revu sa copie en compléter la liste. En fait, jusqu’à jeudi dernier, seul le texte sur la réconciliation nationale était inscrit dans le dossier en instance de la Haute cour. Ce qui laissait à s’interroger si la déclaration d’opposition du VPM/MMM était parvenue ou non auprès de l’institution. Mais hier dans la matinée, ladite requête ainsi que le texte sur le Haut conseil de la défense nationale (HCDN) a fait partie des dossiers en instance d’examen.

Le MMM s’interroge

Dans tous les cas, le parti VPM/MMM s’est une fois de plus interrogé sur la volonté de l’Etat à mettre en place une opposition parlementaire. «La HCC n’a publié le texte qu’une fois alerté par les médias», a indiqué le communiqué du VPM/MMM parvenu hier. «Ce fut également le cas avant que le président de l’Assemblée nationale n’ait envoyé la demande auprès de la HCC», a-t-il ajouté. Le VPM/MMM attend donc le verdict.

HCDN

Cependant, un autre dossier attire l’attention, notamment celui du HCDN. Pour rappel, ce texte a été adopté par les parlementaires le mois de juin dernier, mais a été déclaré non conforme à la Constitution par la HCC. Le fait qu’il soit entièrement composé de militaires semble être le principal obstacle. La saisine de Jean-Max Rakotomamonjy concerne ainsi l’intégration des présidents de commissions «Défense et sécurité publique» de l’Assemblée nationale au sein du Haut conseil.

Rakoto

 

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Kitra – Polisim-pirenena : natolotra ny amboara

 Natolotry ny ekipan’ny minisiteran’ny Filaminam-bahoaka, taranja baolina kitra sokajy «vétéran»,  ho an’ny minisitra ny Controleur Général de Police, Anandra Norbert, ireo amboara azon’izy ireo nandritra ny fiadiana ny ho tompondaka nasionaly, teo amin’ny lalao iraisan’ny minisitera sy ny andrimpanjakana na ny (Asoimi 2016), natao tany Mahajanga ny volana oktobra lasa teo sy ny nahazoana ihany koa ny amboaran’Analamanga. Ny alarobia 28 desambra lasa teo, nanaovana izany lanonana izany.

Raha tsiahivina, resin’ny minisiteran’ny Filaminam-bahoaka, tamin’ny famaranana ny ekipan’ny fadin-tseranana Toamasina. Fisaorana sy fankasitrahana no nasetrin’Andriamatoa minisitra ny mpilalao rehetra, noho ity zava-bitan’izy ireo ity. Notsiahiviny fa tokony hanara-dalàna hatrany ny polisy mandritra ny fanatanterahana ny lalao toy izao mba ho fitaratry ny olona,  mba ho reharehan’ny polisim-pirenena. Nanentana ny tenany mba handray anjara mavitrika amin’ny taranja toy izao ny polisy mba ho mariky ny firaisankina sy fitaizaim-batana ihany koa.

 Tompondaka

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Malagasy Rugby : hatao ny 27 janoary ny fifidianana

Hiditra amin’ny fiatrehana ny fanavaozana ny eo anivon’ny Malagasy Rugby, amin’ny taona 2017. Ny volana janoary no hanatontosana izany, raha ny tapaky ny Ceni. Hisy fampahafantarana ny fitsipi-dalao amin’izany fifaninanana izany.

Nolazain’i Arnaud Auguste, filohan’ny vaomiera manokana miandraikitra ny fifidianana na ny Ceni, fa ny zoma 27 janoary no tapaka fa hanatanterahina ny fifidianana, eo anivon’ny Malagasy Rugby. Tsy mbola voafaritra kosa ny toerana hanatontosana izany na Antananarivo na Toliara, izay efa nosafidin’ny Ceni.

Omaly, nisy fampiantsoana ireo kandidà nirotsaka amin’izany toerana izany, niresadresahana sy nampahafantarana ny ho fizotry ny fifidianana, ary nihainoana ihany koa ny fanontaniana manitikitika ireo mpilatsaka ho fidiana.

Nomarihiny fa toy ny amin’ny fifidianana rehetra tsy maintsy mandalo fanadihadiana ny antontan-taratasin’ireo kandidà rehetra izay vao avoaka amin’ny fomba ofisialy, ny anaran’izay nahazo fankatoavana.

Nohazavain’ity filohan’ny Ceni fa mbola niandry ny fanendrena azy ireo tamin’ny fomba ofisialy sy manara-dalàna avy amin’ny komity olympika izy ireo, vao afaka nanapa-kevitra. Tafiditra tao anatin’izany ny tsy nahafahana nanatontosa ny fifidianana tamin’ny 21 desambra lasa teo, na dia efa voatondro aza.

Nanamarika, Andriamatoa Arnaud Auguste fa mahaleo-tena tanteraka ny Ceni ary tsy misy afaka mibaiko azy amin’ny asany na iza na iza. Izay hampizotra sy hahavita ny fifidianana amin’ny ara-dalàna eo anivon’ny Malagasy Rugby, ny andraikitr’izy ireo. “Tsy miditra na mitsabaka amin’ny resa-pitsarana ny Ceni. Tokony ho ny tribonaly misahana ny ady amin’ny fanatanjahantena na ny TAS no manapaka sy mamoaka ny didy mahakasika ireo olana iainan’ity taranja rugby ity”, hoy izy.  

 Torcelin

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Une fabriques d’armes démantelée : huit revolvers, cinq pistolets et un fusil saisis

Les éléments du Groupement de gendarmerie de Bongolava ont réalisé une véritable prouesse en démantelant une fabrique d’armes à feu à Amboasarikely Tsiroanomandidy.

Après deux mois de filature, les enquêteurs du Groupe d’appui à la police judiciaire et les éléments du Groupement de gendarmerie de Bongolava ont réussi à mettre la main sur un père de famille d’une soixantaine d’années qui fabriquait des armes à feu et des munitions.

D’après le lieutenant-colonel Alain Marius Hardyman Bory, commandant du Groupement de gendarmerie de Bongolava, ses hommes ont agi sur la base d’un renseignement. «Grâce à ce précieux indice, nous avons pu prendre en filature le suspect. Jour et nuit, nous avons placé sa maison et son atelier en surveillance puis nous avons attendu le moment opportun pour agir. Le 28 décembre dernier, forts d’un ordre de perquisition émanant du procureur de la République, nous avons procédé à la perquisition de son atelier», a expliqué l’officier supérieur.

Un ex-militaire

La fouille opérée dans la fabrique d’armes devait aboutir à la saisie de huit revolvers, cinq pistolets automatiques de fabrication artisanale et un fusil de chasse, ainsi qu’une dizaine de munitions. Divers accessoires d’armes à feu, des produits chimiques, de la poudre, ainsi que plusieurs outils ont été retrouvés chez lui.

«Nous avons démantelé une véritable entreprise. Il faut reconnaître que les armes à feu et les munitions n’ont aucun secret pour ce sexagénaire qui est un ancien militaire. Il les réparait, les transformait pour les rendre plus performantes. Il était seul au moment de l’arrestation mais lors d’une enquête sommaire, il a avoué que d’autres personnes travaillent avec lui. L’enquête ne fait que commencer et nous allons essayer de coincer ses éventuels complices», a ajouté le lieutenant-colonel Alain Marius Hardyman Bory.

L’on sait que les armes fabriquées ou réparées ou encore transformées par ce «génie» sont destinées à équiper les dahalo qui écument cette localité. Ainsi a-t-on appris qu’un pistolet se négocie entre 600.000 et 1.000.000 d’ariary.

Notons au passage que trois individus ont été pris la main dans le sac, le 25 décembre dernier, toujours à Tsiroanomandidy, alors qu’ils étaient sur le point de chercher des preneurs d’  armes à feu. Ils se trouvent actuellement derrière les barreaux.

Mparany

 

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Fampahantrana ny taona 2016 : miandrandra fanovana amin’ny taona vaovao ny vahoaka

Tapitra ny taona. Hanao ahoana ny ho avy? Miandrandra fanovana ny vahoaka, raha ny fahasahiranana sy ireo zava-nitranga. Famakafakana…   

Ratsy lavitra noho ny teo aloha ny taona 2016 ho an’ny vahoaka, fa tsy lanja miakatra ny fiainana. Tsy vitan’ny hoe mahantra ny vahoaka, fa ampahantrain’ny mpitondra. Tsy hita, ohatra, izay tena ataon’ny mpitondra amin’ny hoe fiarovana ny vahoaka sy ny fananany. Manjaka ny asan-dahalo, ny fanakanan-dalana…

Ny mpitandro filaminana indray aza no misy mamono vahoaka: fandrobana sy vono tao an-tranon’ny depiote iray teny 67 ha, ny 14 septambra; ny fitifirana mpandeha taksiborosy tany Tombontsoa, Antsirabe, ny 17 septambra. Mampirongatra ny fitsaram-bahoaka ny toy izany noho ny tsy fahatokisana mpitandro filaminana sy mpitsara.

Fiarovana ny vahiny sy ny fananany no mahamaika ny mpitondra? Toy ny tamin’ny fihaonana an-tampon’ny Comesa sy ny Frankofonia. Na ny fiarovana ny Sinoa amin’ny fitrandrahana harena an-kibon’ny tany etsy sy ireo: tsy nifampierana na nifampilazana mialoha amin’ny vahoaka ifotony.

Famonoana vahoaka ny fivarotan-tanindrazana

Fampahantrana vahoaka ny fanomezana tany ny vahiny, indrindra ny Sinoa: famotehana tontolo iainana, fandrobana harem-pirenena… Tsy vitan’izay, famonoana mivantana: darohana, gadraina… izay miaro ny tanindrazany. Ohatra amin’izany i Soamahamanina, fa maro ny toy izany manerana an’i Madagasikara.

Eo ny delestazy mandavantaona, tsy voafehin’ny mpitondra: telo taona izay, na hoe hofoanana ao anatin’ny telo volana aza; ny tsy fanjarian-tsakafo, indrindra ny kere any atsimo; ny fidangan’ny vidim-piainana ankapobeny; ny tsy fisian’ny asa vaovao miforona… Tsy hita mazava izay afitsoky ny mpitondra amin’izany.

Miandrandra fanovana ny vahoaka

Hijery ny sosialim-bahoaka amin’izay ve ny mpitondra? Saika toy izay hatrany isan-taona. Tsy hita izay fanovana. Tato ho ato, mahamaika ny mpitondra ny fiatrehana ny fifidianana, taona 2018, raha ny fijerin’ny mpandinika sasany. Na amin’ny fampandaniana lalàna, ohatra, izany, na amin’ny fametrahana olona etsy sy eroa…

Tsy mbola laharam-pahamehana na tsy hatao izay fijerena ny fiainan’ny vahoaka ifotony? Na izany aza, miandrandra hatrany ny fanovana sy taona vaovao mba hahita-mangirana ho amin’ny fihatsaram-piainana ny tsirairay, ny isan-tokantrano… Amin’ny fomba ahoana na inona no hatao?

Hanova ny fomba fiasany ve ny mpitondra amin’izao taona vaovao izao? Efa hita ny nataony sy ny vitany nandritra izay telo taona izay. Aiza ho aiza koa ny fahatokisan’ny vahoaka ny mpanao politika? Mila manapa-kevitra ny vahoaka, raha te hanova ny fiainany: hatao ahoana ny taona vaovao?

Mirary ny rehetra ho samy hahatratra ny taona vaovao 2017!

R. Nd.

(Tahirin-tsary)

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Fitsaram-bahoaka nahafaty zandary : voasambotra ny ben’ny Tanàna sy olona miisa 30

 Raikitra ny hazalambo taorian’ilay fitsaram-bahoaka nahafaty ny zandary GP2C Fanambina Marcellin “Chef de poste avancé” ao amin’ny kaominina ambanivohitr’i Namorona, distrikan’i Mananjary, ny 29 desambra 2016 teo. Vokany, voasambotra ny ben’ny Tanàna ao an-toerana sy olona miisa 30 hafa. Araka ny fampitam-baovao voaray avy any an-toerana, ahiahina ho isan’ireo nitarika olona nankeny amin’ny birao ny zandary sy tompon’antoka tamin’ny famonoana ny “chef de poste” ity ben’ny Tanànan’i Namorona ity. Lasa nitsoaka any anaty ala avokoa ny ankamaroan’ireo zaza amam-behivavy. Ireo vatan-dehilahy tao an-tanàna sisa tafajanona ka niroso tamin’ny fisamborana avy hatrany ny zandary avy amin’ny Fign notarihin’ny lehiben’ny vondron-tobim-pileovana sy ny kaompania. Mbola raikitra ny fisamborana sy ny fifanenjehana any an-toerana hatramin’ny omaly.

Marihina fa potika tanteraka ny varavarana sy ny tafon’ilay poste avancé nandritra ity fitsaram-bahoaka ity. Novonoin’ireo andian’olona tamin’ny fomba feno habibiana ny GP2C Fanambina. Novelisina tamin’ny hazo sy vy ny lohany ka tsy tana intsony ny ainy. Naratra mafy koa ilay zandary naman’ilay “chef de poste”. Tsy vitan’izay fa mbola nopotehin’ireo olona ireo koa ny entana rehetra tao amin’ny birao. Efa nanao tifi-danitra ihany ireto zandary niharam-boina ireto satria nanantena ho tafavoaka tao anatin’ity fitsaram-bahoaka ity, saingy tsy nampihontsona ireo andian’olona marobe izany ka izao niafara tamin’ny famoizana aina izao.

Efa niala tany Mananjary ary andrasana ao amin’ny fari-piadidian’ny zandarimariam-pirenena ao Fianarantsoa, omaly alina ny nofo mangatsiaka ny GP2C Fanambina Marcellin. Halevina anio ao any Ihosy kosa ny razana.

Jean Claude

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Tsiroanomandidy : tratra ny mpanamboatra basy marobe vita gasy

Basy vita gasy maro niaraka tamin’ny bala sarona tany Tsiroanomandidy. Efa orinasa iray mihitsy ity tratra ity. Voasambotra ny tompony…

Ravan’ny zandarin’i Tsiroanomandidy izay tarihin’ny kaomandin’i Bongolava ny mpanamboatra basy vita gasy, ny 28 desambra lasa teo tokony ho tamin’ny 9 ora maraina.

PA miisa 12 ka ny roa vita gasy; FC iray “marque simplex” efa voafafa ny laharany miaraka amin’ny kojakojam-basy sy fitaovana fanamboarana isan-karazany, bala 7.62mm enina; 14 “etui” vita gasy, “etui” calibre 12 iray; “etui” calibre 16.

Voalaza fa roa volana teo ny nanaraha-maso ilay rangahy mpiketrika basy vita gasy ary izao niafara tamin’ny fisavana sy fisamborana azy izao. Efa azo lazaina fa orinasa mihitsy ity sarona ity. Amidy 6 hetsy ka hatramin’ny 1 tapitrisa Ar ny basy iray. Nosamborina avy hatrany ilay rangahy ary notazomina ao amin’ny zandary Bongolava ireo basy ireo. Ny roa janoary 2017 no hatalotra ny fampanoavana izy io.

Kalachnikov tratra

Nahatrarana Kalachnikov niaraka tamin’ny bala ihany koa tany Ambohimahasoa, ny 28 desambra lasa teo ihany tamin’ny 7 ora hariva. Ana jiolahy nikasa hanafika tany Vohiposa io basy io. Tonga vetivety ny zandary ka nitsoaka ireo jiolahy ary taraiky ny basy. Efa any am-pelatanan’ny zandary io basy io. Maneho hatrany ny tranga toy izao fa betsaka ny basy miparitaka eto amintsika, indrindra tamin’ity taona 2016 ity. Hanao ahoana ny amin’ny taona ho avy.

Yves S.

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67 Ha : zandary taloha nangalatra moto nahatrarana P.A

Voasambotry ny polisy teny 67 ha, ny asabotsy teo, ny lehilahy iray voalaza fa nangalatra moto. Rehefa nosavaina izy io, nahatrarana basy P.A ana polisy tany aminy. Taorian’ny famotorana, fantatra fa zandary izy io ary efa tratra tamin’ny fivarotana basy Kalachnikov. Efa mandeha ny fanadihadiana lalina momba azy ity.

Tsy zava-baovao tamin’ity taona 2016  madiva hifarana ity ny fahatrarana mpitandro filaminana am-perinasa nivarotra basy, nanao asan-jiolahy, sns. Maromaro ny efa naiditra am-ponja, kanefa vetivety ihany izy ireny, efa mandehandeha eny. Milaza ny lehiben’ny mpitandro filaminana fa fepetra hentitra no raisina kanefa tsy tsapa mivaingana izany tamin’ity taona ity. Hanao ahoana indray ny amin’ny taona vaovao hitsidika tsy ho ela.

Yves S.

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Rébellion et meurtre : une trentaine d’arrestations à Mananjary

Deux jours après la rébellion suivie du meurtre du GP2C Marcellin Fanambina et de l’agression dont a été victime un élément du poste avancé de gendarmerie de Namorona, une série d’arrestations a eu lieu à Mananjary.

Selon une source locale, une trentaine de personnes dont le maire de la commune de Namorona ont été arrêtées et font actuellement l’objet d’une enquête serrée. Ayant appris la venue d’une équipe de renfort, les femmes et les enfants auraient quitté le village pour se réfugier dans la forêt. Les éléments des FIGN et ceux des unités territoriales compétentes ont procédé ensemble à la série d’arrestations.

Le GP2C Marcellin Fanambina a été sauvagement assassiné par une bande de foule en colère à la recherche d’un présumé pyromane, arrêté et transféré au petit matin à Mananjary. Pour des raisons de sécurité, le gradé de la gendarmerie a en effet pris la décision d’évacuer le suspect mais les villageois l’ont accusé à tort de complicité avec le malfaiteur.

Mparany

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Fêtes de fin d’année : priorité aux boissons

Un engouement de détaillants et de particuliers s’observe quotidiennement au niveau des distributeurs et des grossistes de boissons depuis une semaine. En effet, les boissons, aussi bien hygiéniques qu’alcoolisées, sont toujours liées à une idée de fête rimant avec l’expression «couler à flots». Et les fêtes de fin d’année n’échappent pas à la règle. A tel point qu’un grossiste a même affirmé que le mois de décembre est toujours le pic des ventes de l’année.

«La vente a un effet de treizième mois en cette période», a-t-il fait remarquer. «Les derniers dix jours de l’année font toujours toute la différence» continue-t-il. Certains grossistes d’affirmer que la vente de fin d’année enregistre au moins 30% de plus par rapport aux autres événements de l’année, comme ceux de Pâques et de l’Indépendance.

Il y a dix ans

Toutefois, selon les dires de ces grossistes, il y a dix ans de cela, les ventes des boissons étaient dynamiques contrairement à l’heure actuelle. «A cette époque, a été facile pour moi de réunir 1 000 cageots de boissons en prévision des fêtes de fin d’année. Actuellement, je n’ose stocker que 700 cageots au maximum, de peur de ne pas pouvoir les écouler», a indiqué l’un d’eux. L’effondrement du pouvoir d’achat des Malgaches, au fil de ces dernières années, a été cité par les grossistes comme explication à cette situation.

Sera R

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Urgence-Fêtes de fin d’année : le CHU-JRA fin prêt

Une permanence 24h sur 24. Toute l’équipe du Centre hospitalier universitaire Joseph Ravoahangy Andrianavalona (CHU-JRA) est fin prête pour faire face aux éventuels cas d’urgence durant les fêtes de fin d’année.

En alerte maximale. Tous les services, les urgences médicales et chirurgicales,  la réanimation en passant par les laboratoires, l’imagerie ou encore la pharmacie… seront fonctionnels durant les fêtes de fin d’année et du Nouvel an. Une équipe soignante a spécialement été mobilisée pour assurer la permanence jour et nuit  durant ces deux jours pour faire face à toutes les éventualités et afin d’accueillir les patients. C’est ce que le directeur général de cet établissement, le Pr. Olivat Rakoto Alison, joint hier au téléphone, a assuré.  En cas d’urgence, l’équipe déjà en place pourra obtenir des renforts à tout moment si besoin est.

«Dans cette optique, les équipes qui se relayent pendant la semaine, sont susceptibles d’être réquisitionnées en cas d’éventuel besoin, mais espérons que les fêtes se déroulent sans incident majeur», souhaite notre source.

En tout cas, le CHU-JRA se tient prêt à tout moment pour intervenir. Mis à part le personnel médical, les matériels médicaux d’intervention d’urgence sont également fin prêts. «Les lits sont assez suffisants pour accueillir les malades tandis que les équipements médicaux nécessaires  sont déjà tous en place et les ambulances prêtes à être utilisés en cas de besoin» a ajouté notre source.

Mieux vaut prévenir

Quoi qu’il en soit, les préventions doivent être  renforcées. Tout  un chacun doit faire preuve de vigilance et de modération pour que les fêtes ne se transforment pas en cauchemar.  «Il est vrai que celles-ci sont synonymes de grands festins, mais il faut quand même respecter quelques consignes pour éviter les risques y afférents, entre autres, l’intoxication alimentaire…», a conclu le Pr. Olivat Rakoto Alison.

Fahranarison

 

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Détenus d’Antanimora : délaissés par la famille au fil des années

En cette période de fêtes de fin d’année, certains détenus condamnés à plusieurs années de peine, à plus de cinq ans, sont totalement délaissés par leurs proches et familles. En général, ce détachement se réalise progressivement. En effet, après les visites et les ravitaillements quotidiens durant les deux à trois premiers mois, ces assistances s’espacent ensuite par des visites mensuelles dans la première année et uniquement les jours de fêtes l’année suivante.

A partir de la troisième année de détention, les visites deviennent de plus en plus rares et les familles finissent par couper les ponts, même durant la période de Noël ou de Nouvel an. «Pour subsister, ces détenus offrent leurs services aux autres qui en ont les moyens, la plupart des cas pour cuisiner ou pour faire la lessive», a indiqué le chef d’Etablissement (CE) d’Antanimora, Olivier Rakotonandrianina.

Heureusement qu’il y a les généreux donateurs qui interviennent toujours durant les périodes de fêtes, en particulier à Noël et pour le Nouvel an. Comme les différentes associations religieuses, les ONG, les entreprises dans leurs activités citoyennes et même des élèves de certains lycées de la capitale.

«Ces interventions sont très importantes, car non seulement cela redonne de  l’espoir aux bénéficiaires, mais  surtout ces actions rappellent aux détenus que la société se souvient toujours d’eux malgré les actes qu’ils ont commis. Un point très important qui motive et facilite leur réinsertion sociale», a souligné Olivier Rakotonandrianina.

Sera R

 

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Association « Za’Gasy » : les chefs fokontany font l’objet d’un sondage

Un projet de sondage sur les chefs de fokontany sera effectué dans la région Analamanga sur initiative de l’association « Za’gasy sahy mandroso » à partir du mois de janvier.

Les lots d’échantillonnage sélectionné auront à donner leur avis sur le mode de désignation des futurs chefs de fokontany mais aussi sur la nécessité de les changer ou non, d’après les explications du président national de l’association, Jean Ravandahy Ratiharison, hier, à Ambanidia. Les membres de cette association apolitique ont précisé que le fokontany étant une collectivité de base et de proximité, la population doit être consultée pour améliorer la structure pour la crédibiliser.

De ce sondage seront connus les noms des personnes pressenties pour être à la tête de chaque fokontany après leur désignation dans le formulaire de l’enquête, d’après les explications techniques de l’association «Za’gasy».

Par cette initiative de sondage privé sur une affaire nationale, l’association n’envisage point de s’opposer à une quelconque décision de l’Etat sur l’administration des fokontany mais essaie de lui communiquer les aspirations réelles du peuple sur son mode de gestion administrative, a déclaré son président national, hier, au cours d’une séance de «nofon-kena mitam-pihavanana» entre les membres issus des six arrondissements de la capitale.

Manou

 

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Village Voara – Ambondrona finit l’année en beauté

Après Samoëla, Ambondrona. Une formule de musique populaire qui ne peut qu’aboutir à un ravissement unanime du public du village d’Andohatapenaka.

Après une magnifique tournée française, notamment à Paris, Toulouse, Strasbourg, Annemasse, Lyon, Belgique et Lille, le groupe est enfin de retour au pays pour clôturer en apothéose son 15e anniversaire, hier à Andoha-tapenaka. Bien évidemment, l’envergure est loin d’être comparable avec ces deux mythiques concerts qu’ils ont assurés à guichets fermés au Coliseum en l’espace de deux ans. Cependant, l’ambiance et l’euphorie ont été au rendez-vous dans ce petit village sympathique. Dans ces lieux qui respirent exclusivement les fêtes, la bande à Kix et Beranto a littéralement transporté le public. Malgré un petit retard remarqué par rapport au timing annoncé à l’affiche, le spectacle en général a été tout ce qu’il y a de plus professionnel.Bien évidemment, le public a été au rendez-vous. Avec un Coliseum plein à craquer, il y a de cela quelques mois, inutile de dire que le petit village de la francophonie a probablement enregistré son plus grand taux d’occupation depuis son ouverture. Certes, le méchant garçon de Be mozika a rameuté la foule avant-hier, mais Beranto et compagnie ont tout simplement fait exploser le village.

NostalgiqueKix, toujours aussi envoûtant, est entré en scène en interprétant les anciens tubes qui ont fait la renommée de ces gars du « vavambiby ». La raison de ces anciens tubes qui passent en premier dans le répertoire s’explique sûrement par les vœux de chaque membre du groupe, qui ont souhaité que les fans puissent ressentir ces moments de nostalgie retraçant ces 15 dernières années.Pari réussi. En effet, la plupart des âmes présentes se sont littéralement vu transporter à ces belles époques, où le groupe débutait pour remplir Antsahamanitra avec leur premier album « Lay tanana», dont ils ont repris la majorité des titres durant le concert d’hier. « Je n’étais encore qu’une enfant à l’époque de la sortie de cet album, mais les revoir reprendre ces anciens titres un à un, m’a tout simplement propulsée quinze années plutôt. Il faut dire qu’ils ont assuré tout au long de ce jubilé, pour finir en apothéose comme aujourd’hui», s’est enthousiasmée Samantha Mandresy, une grande fan du groupe.

Harilalaina Rakotobe

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Saint Sylvestre – Deux Ratsim-bazafy pour accueillir 2017

Les idées de soirée fusent de partout. Il est un peu compliqué de porter son choix sur telle ou telle formule pour accueillir la nouvelle année sur les douze coups de minuit. Certains préfèreront rester en famille, d’autres opteront pour l’effervescence des night-clubs. Entre toutes ces options, se placent les soirées plus classiques, mais qui ne manquent pas d’originalité à l’image de celle intitulée « Soirée lamba blanc», qui se déroulera à l’Athana Royal Event, Maibahoaka Ivato.Pour ce soir, c’est la combinaison entre le savoir-faire du duo Ratsimbazafy Henry et Luc qui sera servi aux convives d’Ivato. D’un côté, le charisme d’un monstre musical, de l’autre le doigté d’un cordon-bleu. Quoi de mieux pour passer le réveillon du Nouvel an que de la bonne musique des années 60-80 et 90 assurée par l’orchestre « Grive Animation », tout en se délectant des plats malgaches en buffet « Hanim-pitoloha ».Rien de tel qu’une symbiose musico-gastronomique, sous la bienveillance de ces deux Ratsimbazafy pour attendre 2017 en toute sérénité.

H. R.

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Cyclisme – Jean Claude Relaha – Le championnat d’Afrique en ligne de mire

La fédération procédera bientôt à des réformes, au sein de différentes structures. L’équipe de Jean Claude Relaha compte envoyer des coureurs au championnat d’Afrique.

À son cinquième mandat, après sa reconduction à la tête de la fédération malgache de cyclisme en début décembre, Jean Claude Relaha veut apporter des changements, procéder à des réformes des structures, dans le but de promouvoir la discipline et avoir plus tard de meilleurs résultats.Relaha a occupé ce poste du président depuis l’an 2 000 et avant, il était directeur technique national pendant les deux précédents mandats. Dans sa carrière de coureur, depuis 1975, il a raflé une quinzaine de ti­tres nationaux et quelques participations à des courses à la Réunion et Maurice, ainsi qu’une formation en URSS.« Avant que j’intégrais la fédération en tant que DTN puis président, le championnat de Madagascar ne se tenait qu’une fois tous les quatre ans. Il n’y avait à l’époque que deux ou trois ligues (…) J’ai créé plus tard des clubs de la Jirama dans plusieurs régions, pour pouvoir créer ensuite des ligues et elles sont actuellement au nombre de neuf. Depuis que j’étais à la tête de la fédération, il y a chaque année le cham­pionnat national. Quelques années plus tard, nous avons créé même d’autres compétitions d’envergure dans notre calendrier, comme le trophée des as, le tour cycliste international de Madagascar en 2004, le Grand Prix de l’amitié depuis  trois ans », a illustré ce président des marques de ses empruntes.Pour ce cinquième mandat, la fédération promet de continuer à inviter des coureurs étrangers à courir sur le sol malgache et d’envoyer des coureurs malgaches, à participer à des courses à l’extérieur. « Outre les deux participations au Tour de Congo, nous comptons désormais participer au championnat d’Afrique à partir de 2018 … Nous avons besoin d’au moins quatre coureurs expérimentés pour pourvoir se mesurer à ceux des grands pays du cyclisme africain comme l’Afrique du sud, le Maroc, l’Algérie et l’Égypte », a souligné Relaha.

Réformes« Nous comptons créer un centre de formation avec l’aide de l’État, à commencer par l’intégration des jeunes coureurs au projet sport-étude à l’ANS Ampefiloha, pour qu’ils puissent suivre des formations continues (…) Nous organisons désormais des formations fédérales destinées aux entraineurs, commissaires et juges, dirigeants, et ils seront plus tard diplômés. On a constaté qu’il y a beaucoup de passionnés du cyclisme mais très peu de vrais responsables », estime ce dinosaure du cyclisme malgache.« Nous allons imposer petit à petit les normes dans toutes les organisations de courses à venir. Et cela dans le but d’attirer encore plus les sponsors. Chaque coureur devrait être titulaire d’une licence et la carte d’assurance, pour pouvoir participer à une course », a-t-il conclu.

Serge Rasanda

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Bemiray – « Pour que la mer ne soit plus la limite de notre rizière »

Avant les Gottlieb, Francis Turbo, Dadavy et autre Gaby Ratsito, Big et Rajao, il y a eu Odeam Rakoto. C’était un illustre comédien doublé d’un talent raffiné d’humoriste. Par ailleurs, Tom Andriamanoro évoque quelques clichés marquants, « Le choc des photos » !

Art et société – Odeam Rakoto, un grand comique oublié 

Le propos n’est point de faire injure à tous les talents actuels qui ont choisi le « faire rire » pour métier. Il est plutôt de regretter que dans un pays  où, dit-on, une personne n’est jamais tout à fait morte tant que les vivants se souviennent, l’oubli semble en fait être la règle. Un fil conducteur à remonter le temps partirait pourtant des Gottlieb, Francis Turbo, Rajao et autres Fou Hehy pour conduire aux Dadavy (pas tout à fait retiré des affaires), Big Olivier Ratsimbazafy (cad-oubé comme « cadavré » et « oublié »), Gabhy Ratsito (cad-oubé), Mamy Nanahary (cad-oubé), Etienne Ramboatiana alias Bouboul (cad-oubé), et aboutir à Odeam Rakoto, notre Source du rire public avec un grand « S ». Lui aussi cad-oubé, sauf par ses propres enfants qui perpétuèrent et entretinrent la flamme pendant un certain temps.«Iza ary aho raha fantatrao   Odeam Rakoto nampiana vao». L’artiste avait cette façon singulière de se présenter, son vrai nom pour l’état civil étant Rakotovao. Mais comme tous ceux qui se sont faits eux-mêmes sans rien devoir aux autres, sa personne a fini par s’effacer derrière son personnage qui fut sa première création. Originaire du village d’Ambohidahara où la Reine Ranavalona III avait l’habitude de choisir ses artistes, notamment ses joueurs de flûte, cet autodidacte se nourrissait aussi bien des grands poètes malgaches que de Shakespeare ou Molière qui fut son modèle, l’amenant même à composer une adaptation malgache des Fourberies de Scapin. C’est dire qu’Odeam Rakoto n’était pas un simple amuseur public, mais un véritable homme de culture, une antithèse de cet autre grand autodidacte sombre et ténébreux qu’était Rabearivelo, puisque lui a, au contraire ,choisi le bon côté de la vie, cristallisé par le rire.De son temps, le showbiz n’existait pas encore, ni dans la forme ni dans le fond. Les spectacles n’avaient pas cette finalité lucrative qu’on leur connaît aujourd’hui, et qui se traduit en millions d’ariary par baisser de rideau. Sur scène comme dans la vie quotidienne, l’artiste était une composante à part entière de la société à laquelle il apportait cette part de brique qu’était son talent. À travers les sketches d’Odeam Rakoto, c’est le Malgache lui-même qui se voyait comme dans un miroir déformant, et choisissait d’en rire aux éclats. L’artiste avait un langage bien à lui pour faire passer le message : un langage qui pouvait être vestimentaire, comme cette tenue mi-masculine (veste et pantalon) d’un côté, mi-féminine (chemisier et robe) de l’autre. Il lui suffisait de se tourner du côté qu’il voulait pour… habiller ses textes et en faire de vrais dialogues !

Odeam Rakoto (3è g.) était présent à l’inauguration du Centre culturelAlbert Camus (l’actuel IFM), en 1964.

« Lalao e, lalao a … »Odeam Rakoto était aussi un brillant auteur-compositeur-interprète qui a marqué son époque. Il chantait les choses de la vie comme les très craintes sorcières d’Ambohitrarahaba (Ny mpamosavin’ Ambohitrarahaba, nomeko ny daka ka dangy terý ), les ivrognes (Eee Rainilita, zà koa mahavita, fa ny voloko ngita), sans oublier Antananarivo (Haody r’Iarivo, haody r’Iarivo f’ indro fa tonga), mais deux de ses titres sont réellement restés à la postérité sans que beaucoup en connaissent l’auteur: un hymne à l’école avec « Rankizy malagasy » ( Mianara taratasy, vonjeo ny lakilasy) , et surtout son « Lalao e, lalao a », composé spécialement pour l’équipe malgache de rugby des années 50, en partance pour une tournée en France. Une équipe restée invaincue dans tous ses matches, au point que la consigne tomba, claire et sans équivoque, du côté français : le dernier match prévu à Paris doit être gagné coûte que coûte, et par tous les moyens. Ce ne fut alors plus du rugby, mais une véritable chasse aux Malgaches dont la moitié jouait pieds nus. Un des meilleurs éléments, le trois-quarts aile Mbahiny, reçut une terrible torpille en plein estomac, et rendit l’âme pendant son transfert à l’hôpital. De retour au pays, la chanson-fétiche résonna tristement durant la veillée funèbre. « Lalao e, lalao a … »

En hommage à l’artiste éminent, la postea émis une timbreà son effigie, en 1996.

À la mort d’Odeam Rakoto en 1973, ses enfants réalisèrent à la lettre sa dernière volonté : que l’on joue du tambour sur sa tombe ! Puis ils créèrent l’Odeam Circus qui, quatre ans après, devint les Landy Vola Fotsy. Une troupe théâtrale capable de donner 120 représentations par an dans tout Madagascar, et dont la pièce préférée s’intitulait « Anakao ». Cette œuvre, coécrite par leur père et le nationaliste Monja Jaona, racontait l’histoire dérangeante d’un administrateur des colonies qui avait fait un enfant à une fille du village.  Une troupe ouverte sur le monde, programmant aussi bien « l’Opéra de quat’sous » de Brecht (devenu Opera Katisoa en malgache) que « Le Roi et l’Oiseau » de Prévert. Doly l’aîné m’a une fois joué le jeu de la vérité avec cette confidence: « Je vais à la pêche, je suis un grand fainéant, je lis, et n’aime pas avoir des urgences ». Il m’a surtout appris que chaque fois qu’il passe devant le tombeau familial à l’entrée du village, il n’oublie jamais de klaxonner. Un vrai fils de son père.

Photos : Archives personnelles de Norbert Razafindrakoto

Madagascar recèle diverses pierres fines et pierres précieuses.

Ressources minières – Nous sommes riches, pauvre de nous !

Il n’y a pas d’autre mot, l’année qui s’achève a été aussi noire que charbon pour nos masses paysannes, spoliées par une politique minière particulièrement opaque et répressive.  Raison de plus pour parler autrement des promesses de notre sous-sol, le temps que la période des cadeaux redonne la place au gris du quotidien.Vous avez dit l’or    Vert, jaune, rouge, il appartient au bijoutier de trouver la composition idoine à partir de l’or pur 24 carats pour en arriver à 18. Bague coquette et rieuse, ou collier serrant amoureusement un cou, l’or est un messager qui exprime les valeurs les plus nobles. Autrefois, les bijoutiers malgaches venaient surtout de Manandriana. C’est une filière où on est dans le métier de père en fils, ce qui permet à chacun de veiller sur ses arcanes. « L’art » des travailleurs de l‘or doit sa qualité à la convergence du savoir-faire local et des apports novateurs extérieurs, principalement indiens, avec leurs techniques toujours plus audacieuses. Cela a été le cas du filigrané, très complexe puisqu’on y tire l’or fil par fil. La corporation des bijoutiers est consciente de la nécessité de s’ouvrir au monde par le biais de la participation à des salons spécialisés comme celui de Bangkok ou de Beijing, qui sont une véritable leçon d’humilité.Vous avez dit les pierres   On en distingue généralement trois catégories : celle des pierres ornementales (certains utilisent le terme plutôt dévalorisant d’« industrielles ») comme le jaspe ou le labradorite ; les pierres fines (une appellation à préférer là aussi à « semi-précieuses »), parmi lesquelles l’améthyste, la citrine, ou l’aigue-marine ; les pierres précieuses enfin, qui signent les rêves les plus fous. Saphir, rubis, émeraude, ajoutons-y le diamant car s’il n’est pas dit qu’il y en a à Madagascar, il n’est pas dit non plus qu’il n’y en a pas.Il y a une cinquantaine d’années, le principal souci du lapidaire était le poids. Ce critère a depuis cédé le pas à la couleur et à la brillance, une petite pierre scintillante étant autrement plus attractive qu’une autre plus grosse mais terne. Le cheminement est long depuis le morceau de brut qu’on aura analysé pour en connaître les propriétés physiques, jusqu’à l’obtention d’une taille qui mettra en valeur les qualités recherchées. Le but en fait est que la lumière « circule » dans la pierre. Selon qu’il s’agisse de la lumière du soleil, d’une lumière incandescente ou d’une fluorescente, on aura des nuances différentes. Un professionnel averti achètera, dit-on, ses pierres à la lumière naturelle, entre 10h et 15h de l’après-midi. Avis aux incultes qui n’ont que l’impatience de leur affairisme! L’ordinateur permet aujourd’hui de concevoir des schémas de coupe très précis et de faire des simulations de brillance. Car les conditions pour obtenir un beau produit fini se conjuguent selon cette immuable trilogie : un bon brut, un bon schéma de coupe, et un bon lapidaire. Il n’y en a point d’autre.

La photo du cadavre du petit Aylan rejeté par les flots a ému le monde entier.

Témoignages – Le devoir de mémoire par l’image

Où donc est-elle la magie de la photographie, sinon dans ce que Pierrot Men, à ses débuts, disait d’elle, à savoir le plus court chemin d’un homme à un autre, et un raccourci fabuleux permettant de saisir une réalité qui ne se renouvellera pas   Il arrive aux nuages de dessiner dans le ciel des arabesques qui, malheureusement, finissent par se défaire. La photographie a cette faculté de figer le fugace dans le durable, n’osons pas parler d’éternité. Surtout quand elle l’enveloppe dans une charge émotionnelle appelée à le fixer mieux encore dans les mémoires qu’elle interpelle.Les semaines sont devenues des mois, les mois des années, et trois photos continuent à faire vivre ce qui, à l’instant du clic, n’était qu’un fait divers. La première est celle du petit Aylan,  mort en atteignant les rives européennes, rejeté par les flots sur la grève, le visage dans le sable. Dans cet interminable feuilleton des candidats à l’émigration au péril de leur vie, il y eut d’autres Aylan. Comme cette petite fille d’à peine un an, simple tache claire sur les cailloux. Les gardes-côtes n’ont pu faire mieux que de la mettre dans un sac à dos  pour l’emmener à la morgue déjà pleine à craquer. Le chauffeur conduisait lentement, et eut cette explication à laquelle aucun de ses compagnons ne s’attendait : « Il y a trop de bosses sur la route. J’ai l’impression qu’elle va avoir mal, derrière ». Un photoreporter de guerre, pourtant habitué à voir des cadavres en Syrie comme en Libye, finit par éclater en pleurs : « Là c’est pas pareil, on est dans un pays en paix. C’est pas normal de voir des bébés morts sur une plage ». Selon l’Organisation internationale pour les migrations, 330 enfants sont morts sur les seules côtes grecques de novembre 2015 à mars 2016. Ces autres parents finirent par identifier le corps de leur fille unique. Numéro de protocole 197, corps n° 39. Ils l’ont enterré et ont continué leur route sans retour. Elle s’appelait Shahid Ahmad.

BouillonnementDeuxième photo qui ne jaunira pas, celle d’une jeune femme seule, complètement seule, devant un escadron de policiers ressemblant à des cosmonautes dans leur équipement et sur le point de l’arrêter. Les pieds bien plantés sur l’asphalte, étrangement calme, elle manifestait dans sa désarmante immobilité contre les violences faites aux citoyens noirs. C’était le 9 juillet 2016 à Baton Rouge, aux États-Unis. La police n’a pas osé faire usage de brutalité. La femme n’a d’ailleurs rien dit, et n’a pas résisté. Derrière cette scène qui n’a duré que quelques minutes, mais a fait le tour du monde, se cache le drame d’une société américaine à deux doigts de devenir folle et remettant à jour cette exclamation de l’historien Arthur Schlesinger : « Mais qui sommes-nous donc, nous, les Américains   Aujourd’hui nous sommes les gens les plus effrayants de cette planète ». Car certains Noirs ont aussi choisi de répondre à la violence par la violence, comme ces snipers qui visèrent douze policiers et en tuèrent cinq. Leonard Pitts, journaliste du Miami Herald, a trouvé le diagnostic approprié : « Il y a un mal rampant dans notre pays, une putréfaction de l’âme, une corruption de l’esprit. Vous pouvez toujours le nier, moi, je sais que je ne le peux pas. Quelque chose ne va pas chez nous. Et je n’ai pas honte de vous dire que j’ai peur pour mon pays ».

Les forces de l’ordre ont réprimé avec violence la manifestation paysannede Soamahamanina.

Et si ce constat concernait aussi, exactement dans les mêmes termes, Madagascar et les Malgaches   L’interrogation m’est venue à l’esprit, apportée par « ma » troisième et dernière photo : celle d’une pauvre paysanne déjà âgée de Soamahamanina, le visage tuméfié, s’appuyant au bras d’Augustin Andriamananoro. On nous a appris autrefois qu’à Madagascar on respectait les ancêtres, les aînés, les femmes, les enfants, et les rizières. Qu’en est-il resté   Oh, une énième fois on arguera que les politiciens étaient derrière, le refrain est défraichi, éculé. Pense-t-on que s’il n’y avait pas Mandela, les Noirs sud-africains auraient continué sagement à emprunter les couloirs pour « Coloured », s’écartant de ceux « for White only »   Que non, les meneurs ou ceux censés l’être ne sont en fait que les catalyseurs d’un bouillonnement déjà bien réel. Antoine de Saint-Exupéry – encore lui !- le disait d’une manière on ne peut plus claire : « Je me moque bien de connaître s’ils étaient sincères ou non, logiques ou non, les grands mots des politiciens. S’ils ont pris sur toi comme peuvent germer les semences, c’est qu’ils répondaient à tes besoins. Tu es seul juge. Ce sont les terres qui savent reconnaître le blé ».

Rétro pêle-mêle

Année 2003. Philippe Bourgeois, directeur général de Total Madagascar, introduit pour la première fois dans le pays le Super sans plomb 95. La filiale du Groupe Total Elf Fina se pose du coup en leader sur le marché local pour la qualité de ses produits et de ses services. Son budget qui était de 33 milliards en 2001, et de 24 milliards en 2002 à cause de la crise, grimpe à 44 milliards. Une attention particulière est affectée à la formation, au contrôle régulier des stations, et à l’analyse périodique des produits en laboratoire. Le Super sans plomb 95 est réputé contribuer à la lutte antipollution, thème central du Sommet de la terre d’août 2002 à Johannesburg.

Le nickel de Madagascar intéresse de plus en plus les investisseurs étrangers. Après la compagnie américaine Phelps Dodge Corp. associée à la canadienne Dynatec pour Ambatovy, une autre compagnie canadienne, la Diamond Fields International Ltd semble jeter  son dévolu sur les réserves de Valozoro dans la province de Fianarantsoa. Elle est autorisée à évaluer pendant une période de 3 à 5 mois le volume des gisements de cette région, avant d’éventuellement obtenir son permis d’exploitation. On estime néanmoins que le nickel de  Valozoro serait d’assez faible teneur, ce qui n’irait pas sans inconvénient pour son exportation à l’état brut. Mais peut-être n’est-il qu’un prétexte, la Diamond Fields ayant aussi dans son viseur  le … diamant quelque part dans le grand Sud.

Telma lève le voile sur ses nouveaux hommes forts, dont beaucoup sont des transfuges du repreneur Distacom. David White remplace Mamiharilala Rasolojaona à la présidence du Conseil tandis que José Yvon Raserijaona, ancien DG de la BFV, ancien ministre des Finances, entre par la grande porte pour le poste de Secrétaire général. Bruno Andriantavison conserve la direction générale mais avec des prérogatives moindres, malgré la charge des relations avec les instances internationales et la recherche de partenariat. Adel Si Bouekaz, une nouvelle recrue, piochera sur la réorganisation de la Société, tandis que l’audit, le Business Plan, la coordination technique, et l’ingénierie échoient au directeur général adjoint Bernard Lemoine.

Textes : Tom AndriamanoroPhotos : L’Express de Madagascar – AFP

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Transport aérien – Pas de sortie de crise à Air Austral

Impasse. Une partie du personnel navigant d’Air Austral campe sur sa position, et maintient son mouvement de grève illimitée à partir de lundi.

La grève des PNC initiée par Unsa Aérien est toujours maintenue au 2 janvier prochain. Aucune rencontre n’a eu lieu avec la direction. La compagnie a mis en place une cellule de gestion de crise pour pallier aux éventuelles perturbations.La direction et le syndicat Unsa Aérien Snmsac n’ont pas réussi pour le moment à trouver une sortie de crise.Le syndicat maintient toujours sa position et s’en explique : «convaincue que ses revendications listées sur 18 points au total sont justes et posées sur un constat essentiel, la dégradation des conditions de travail, L’Unsa Snmsac tient à préciser qu’elle a été une des deux organisations syndicales à signer le protocole de prévention des conflits mis en place par la direction en août 2015, juste après être sortie d’un préavis posé au mois de juillet 2015, dénonçant des accords de rémunération jugés non acceptables par un grand nombre de PNC (personnel navigant commercial)»Une attitude que ne comprend pas la direction alors que la compagnie aérienne vient tout juste de clôturer ses NAO (négociations annuelles obligatoires. (…)

Désaccord

Le syndicat a retenu 18 points de désaccord avec la direction (renforcement équipage ou embauche d’hôtesses et stewards). Ils ont été abordés au cours d’une réunion (…) qui n’a pas laissé entrevoir une issue favorable, mercredi dernier.En face l’Unsa réplique par une «confiance totalement rompue» avec la direction. «Le syndicat n’a pas signé la charte du dialogue social, en précisant qu’elle n’est pas la seule organisation à ne pas l’avoir signée, c’est bien parce que cette charte est l’antithèse des rapports sociaux existants au sein de l’entreprise (…) le climat social n’a jamais été aussi dégradé. Cette dégradation aujourd’hui s’étend aux conditions de travail. Ce qui n’est plus acceptable», rappelle Marie-Noëlle Wolff, déléguée syndicale Unsa Aérien.Jeudi, aucune rencontre n’a eu lieu entre les deux parties. Une réunion a été prévue hier entre direction et syndicat. Air Austral espère une sortie de crise avant le 2 janvier…

© JIR

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Vahömbey en one man show

Ce soir, Rabearison Vahömbey sera à l’affiche de l’Urban Café Antsahabe. Les lieux porteront pour l’occasion l’appellation d’Urban Beach. Avec cet intitulé, l’ambiance sera bien évidemment axée sur l’aspect cool et original, avec un cocktail offert pour tous ceux en tenue de plage. Le Bezoro de l’activiste retentira à partir de 19h30, et il y convie tous ceux qui désirent accueillir la nouvelle année tout en musique pour les férus de son style. Par la même occasion, il annoncera aussi sa participation à l’après-midi musical du Baobab Rose, qui se déroulera le premier samedi de l’année prochaine.

 

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Kalachnikov découvert

Les forces de gendarmerie ainsi que le fokonolona se sont lancés aux trousses d’une bande armée, à Vohiposa Ambohimahasoa, mercredi soir. Les malfaiteurs ont fait tomber un Kalachnoikov pendant leur fuite.

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Maurice – L’importation de bœufs d’Afrique du Sud en cours

«Des bœufs en provenance d’Afrique du Sud sont toujours importés pour le marché local.» Ce sont là des précisions de Rajesh Daumoo, directeur de la Mauritius Meat Authority (MMA). Il réagissait suite à des correspondances envoyées par l’Association des consommateurs de l’île Maurice (ACIM) au ministère de l’Agro-industrie et à la MMA, hier, demandant des explications quant à l’importation de bœufs.Selon l’ACIM, il n’y aurait plus d’importation d’Afrique du Sud mais que des animaux qui avaient auparavant été vaccinés de la fièvre aphteuse seraient abattus à la MMA. «La MMA continue d’importer du bétail et les bœufs de Socovia, vaccinés contre la fièvre aphteuse, depuis le 28 octobre», précise toutefois Rajesh Daumoo. Il confirme que toutes les opérationsd’abattage sont faites sous la supervision des vétérinaires du ministère de l’Agro-industrie.

© lexpress.mu

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Stéphanie pète le feu

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Double crime à Ankatso

La dépouille d’une jeune femme âgée d’une vingtaine d’années, dont le corps ensanglanté a été découvert avant-hier, au campus universitaire d’Ankatso II, est toujours gardée à la morgue de l’hôpital d’Ampefiloha. Ses proches ne sont pas encore manifestés. Celle d’une quadragénaire retrouvée à ses côtés, est en revanche, sortie, hier, de la morgue.

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Annéeanti

2016 vit ses dernières heures. On n’a pas trop à s’en plaindre pour la majorité. C’était plutôt une année à oublier absolument. Elle aura fait souffrir tout le monde. Une année pleine d’annéecdotes où la population a été annéemiée par une malnutrition chronique, où la liberté a été  annéeantie par un code de communication particulièrement presticide, où les politiciens ont été annéesthesiés par le pouvoir et la force de répression, nouveau rôle attribué à l’Emmoreg. C’est le synopsis d’une année où Rajaonari­mampianina, que l’on prenait pour un doux agneau, a montré qu’il n’en avait que la fourrure mais qu’en réalité, c’est un redoutable loup garou qu’aucune autre bête n’effraie. Il a réduit au silence tous ceux qui tentaient de contester sa suprématie, tous ceux qui osaient dénoncer la corruption et les trafics , de gré ou de force. Aux députés de l’opposition traînant des casseroles voulant une immunité ou plutôt une impunité, il a envoyé le fisc pour les dompter et les reconvertir. Aux parlementaires teigneux traînant une réputation douteuse dans les vols de bœufs, il commandite une perquisition pour les excommunier et les contraindre à troquer leurs amulettes contre une cravate bleue et la soumission. Aux journalistes au verbe haut et à la langue bien pendue qui tirent sans voir sur son régime, il offre un pont d’or pour leur faire dire et écrire le contraire de leur conviction d’hier. Aux universitaires tabassés par les forces de l’ordre lors d’une grève et dont les images ont fait le tour du monde, il propose une collaboration assortie de chantage pour les rendre complètement inoffensifs, voire obéissants.Aux militaires, il offre une promotion exceptionnelle pour avoir bien respecté la devise «pour le patron», en dépit des difficultés que traverse le pays. Aux juges constitutionnels, il offre des privilèges inouïs qui n’ont jamais été octroyés par aucune des quatre républiques.Quand tout le monde est muselé, la stabilité va de soi. Toute velléité de protestation est écrasée sans aménité, toute tentative de manifestation est matée sans état d’âme.De son côté la population est affaiblie par les divers problèmes sociaux que l’État laisse sciemment pourrir son quotidien, n’a plus aucune énergie pour secouer le cocotier. D’ailleurs avec un délestage qui a duré 280 jours de l’année, sans compter les coupures d’eau, il y a de quoi être résigné.C’est le revers de la médaille. Rajaonarimampianina ne verra que l’avers ce soir dans son discours de vœux. Pour lui c’est une année exceptionnelle où il a pu venir à bout de tous les perturbateurs, où il a pu surmonter tous les obstacles, où il a pu gagner tous les paris. Une autosatisfaction qui fera que 2017 sera au moins égale, voire pire que sa devancière. Conforté dans sa prétendue réussite, il continuera sur sa lancée et ne changera point aucune de ses options. Pourquoi changer une formule qui fait recette ? Mieux, il penserait , à en juger les confidences livrées par les journaux qui lui sont proches, à occulter la présidentielle de 2018 . Ce ne serait plus sa priorité, étant donné que ce n’est pas en trois ans qu’il pourra réussir le redressement d’un pays complètement détruit par cinq ans de crise. Il penserait à changer la Constitution à travers un référendum pour revenir à un septennat. En voilà une révolution. Beaucoup vont grincer des dents et hurler de colère. Il faut dire qu’il s’agit de l’annéemosité pour ceux qui réclament à cor et à cri le changement de la loi fondamentale.

Par Sylvain Ranjalahy

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Basketball – All Stars Toliara – La sélection locale brille

La sélection de Toliara a remporté le trophée de la première édition du tournoi de basketball « All Stars » à Toliara, pour la catégorie senior. Cette équipe hôte s’est imposée en finale, face à l’équipe des vacanciers, sur un score de 76 à 61.Chez les dames, la coupe revient à la sélection West qui a défait de justesse en finale celle de l’Est, par 54 à 53. Du côté des juniors, la sélection Sud bat en duel final celle de l’Est, sur un score de 71 à 66.Pour les vétérans, les All Old Stars du Nord ont écarté sur un score de 62 à 58, ceux du sud en finale.Quant aux différents concours en marge de la dernière journée du tournoi, Arnold Howard de 2BC de Vakinankaratra remporte la coupe en dunk, Bebeto Yannick Arley Rakotomalala de JBC de la Haute Matsiatra brille au concours de tir au centre, Fabricio Garnett de l’ASE pour le tir à trois points, et la coupe de reconnaissance revient à Lucien Lahimoa de la ville hôte.

S.R.

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Sawmynaden – Les Jeux des îles en ligne de mire

Ouvrir le chantier en vue des Jeux des îles de l’océan Indien (JIOI) qui auront lieu en 2019… C’est là le principal objectif du ministre mauricien de la Jeunesse et des Sports Yogida Sawmynaden. Lors d’un point de presse, jeudi après-midi à son ministère, il a fait le point sur son bilan pour l’année 2016 et sur ses projets pour 2017.Le ministère souhaite mettre davantage l’accent sur les entraînements professionnalisés avec l’aide d’un staff technique. Il mise aussi sur le potentiel de la jeunesse pour les prochaines compétitions internationales. Et de préciser que Maurice sera présent aux Jeux de la Franco­phonie (du 21 au 30 juillet prochains en Côte-d’Ivoire) et aux Championnats d’Afrique Senior d’haltérophilie prévus en 2017 pour «faire montre des résultats» avant de seprésenter aux JIOI. Les rénovations des infrastructures sportives pour ces jeux inter-îles sont aussi à l’agenda.Le ministre est aussi revenu sur la création de l’académie de football (…) et la création de 50 bourses offertes par le ministère pour permettre aux athlètes de haut niveau mauriciens d’assurer leur après-carrière.

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Prise d’otages

Une vingtaine de dahalo munis de fusils de chasse ont dérobé près de soixante-dix boeufs à Sarobaratra Tsaratanàna, lundi. Les malfaiteurs ont pris sept personnes en otage. Ces dernières ont été relâchées au bout de 20 kilomètres, mais le troupeau est toujours entre les mains des bandits.

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Au sprint

Reconnaissance des meilleurs athlètesTous les athlètes ayant brillé cette saison 2016 et défendu les couleurs nationales seront reçus par le président de la république malgache en janvier 2017, mais la date reste à confirmer. La liste des athlètes sera établie par le ministère de la Jeunesse et des sports. Ce sera une cérémonie de remise de primes de reconnaissance et de décoration.

Élection de la fédération de parasprotsL’assemblée générale ordinaire et celle élective de la fédération malgache de parasports sont programmées pour les 6 et 7 janvier à l’Académie nationale des sports à Ampefiloha. Le président en exercice, Monja Dinard sera le seul et unique candidat en lice à cette élection. L’AGO sera marquée par l’amendement de quelques articles. Un pied du président sortant est donc déjà dans son deuxième mandat.

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Andry Rajoelina et famille. Akamasoa: grande messe de Noël du 25 Décembre 2016

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Un long chemin à parcourir pour sortir de la crise

Madagascar est-elle sur la voie du redressement ? Le pouvoir en est persuadé et il le répète à l’envi ces derniers temps. Fort des succès des deux Sommets internationaux qu’il a organisés cette année et de la promesse faite par les bailleurs de fonds de débloquer dix milliards de dollars de crédit, le régime voit son avenir en rose et compte sortir le pays de la crise profonde où il se trouve depuis le début des années 2010. Et pourtant, en revenant sur cette année 2016, il n’a pas de quoi pavoiser. Les observateurs pourraient qualifier cette dernière d’ « annus horribilis » (« année horrible ») pour les Malgaches. Ces douze derniers mois ont vu la diminution dramatique du niveau de vie des habitants de la Grande Ile dont 80% vivent en dessous du seuil de pauvreté. Madagascar fait maintenant partie du peloton de queue des PMA et les médias internationaux insistent régulièrement sur cette caractéristique qui ne nous fait pas honneur du tout. Cette année 2016 a vu un certain raidissement du régime qui a empêché toute forme de contestation au point de réduire au silence une opposition pourtant décidée à dénoncer toutes les tares de ce dernier. Elle n’a pas été suivie par une population encore traumatisée par les années de crise vécues durant la Transition. 2016 fut l’année du nouveau code de la communication votée par les députés puis promulgué par le président de la République, mais fortement contesté par le monde de la presse. 2016 est l’année du délestage qui aurait dû disparaître d’après les dirigeants et qui a repris de plus belle et risque de gâcher le réveillon de la St-Sylvestre. La nation, cependant, continue à survivre grâce la compétence de certains serviteurs de l’Etat qui font régner une certaine orthodoxie dans la gestion des finances publiques. Ces derniers arrivent à maintenir le cap malgré les dérives constatés dans certains cercles proches du pouvoir.

Un monde qui a beaucoup changé en 2016. Sur le plan international, c’est tout un système qui a changé. Le Proche Orient a vu le changement de toute la géopolitique de la région. Le camp occidental a commencé à perdre son influence et a été supplanté par la Russie et l’Iran qui ont réussi à imposer Bachar Al Assad, dont les armées ont chassé les forces rebelles de la ville d’Alep. Le rapprochement qui se dessine entre la Russie et la Turquie conforte cette nouvelle configuratiion stratégique du Proche Orient.

En attendant l’entrée officielle de Donald Trump à la maison blanche. Personne n’aurait osé parier un sou sur son élection à la présidence des Etats-Unis au début de l’année 2016. Et pourtant, celui qui a été constamment moqué par l’establishment a réussi l’impossible : il est devenu le 45e président des Etats-Unis. Sa victoire a pris tout le monde de court. Le président Barrack Obama a fait bonne figure en le recevant à la maison blanche, mais lorsqu’il a appris les agissements de la Russie de Vladimir Poutine pour interférer dans le processus électoral américain et aider Donald Trump, il a promis des représailles à l’égard de ce pays.

Une Europe qui a changé. Le Royaume Uni a décidé de quitter l’Union Européenne et la décision d’une majorité de ses habitants a complètement changé la configuration d’une Europe qui compte 28 pays. Le poids de la Grande Bretagne sur les plans économique et politique entraîne une véritable réorganisation du système. Ce « Brexit » est en train de redonner de l’espoir à tous les partis qui espèrent remettre en cause la forme de l’Union Européenne telle qu’elle est actuellement.

2017 va être l’année du redressement, assure le régime. Ce dernier se dit prêt à mettre en chantier de nombreux projets qu’il a conclus avec des partenaires importants. La situation actuelle ne lui permet cependant pas de pavoiser. Les problèmes immédiats doivent être résolus. Le chemin à parcourir pour arriver à l’Eldorado promis est encore long et tortueux.

Patrice RABE