Les actualités à Madagascar du Samedi 31 Octobre 2020

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ESUM Academy : Formation des jeunes entrepreneurs de demain

Le Président de l’ESUM Academy, Tovonanahary Rabetsitonta, est intervenu lors de la conférence-débat, hier à l’Ibis Ankorondrano.

D’aucuns reconnaissent qu’il faut beaucoup apprendre pour pouvoir créer une entreprise solide et pérenne.

L’université digitale arrive à Madagascar. « Elle a été conçue par 120 professeurs talentueux pour former des jeunes bacheliers à devenir les entrepreneurs de demain. Il s’agit de l’ESUM Academy ou l’Ecole Supérieure de Management qui propose six mentions, à savoir la Gestion, l’Informatique, l’Economie, la Statistique, les Droits privés et la Communication. Nous sommes convaincus que l’université de demain sera numérique. Il suffit ainsi d’avoir une connexion internet sur votre ordinateur ou sur votre téléphone portable pour pouvoir accéder en ligne tous les programmes d’enseignement, les cours et les travaux dirigés », a déclaré Rabetsitonta Tovonanahary, le président fondateur de l’ESUM Academy, lors d’une journée porte-ouverte qui a eu lieu hier, à l’hôtel Ibis à Ankorondrano.

 Défi de la réussite. Notons que les promoteurs de ce projet l’ont préparé bien avant la crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19 à Madagascar. « Cette formation à distance s’avère plus appropriée et adaptée à toutes les circonstances, surtout si jamais cette pandémie revient au pays. Les étudiants pourront, de ce fait, continuer à suivre leur formation tout en restant confinés chez eux. Mieux encore, ils auront l’avantage d’avoir deux diplômes qui seront reconnus par le ministère de la Fonction Publique, en choisissant deux mentions différentes étant donné que l’enseignement se fera en ligne. Notre devise est le défi de la réussite », a-t-il enchaîné. Dans le cadre de cette journée porte-ouverte, une affluence de visiteurs a été observée. Des offres promotionnelles y sont d’ailleurs lancées pour ceux qui veulent s’inscrire auprès de l’ESUM Academy ou via le site www.esum.academy.

 Projet bancable. Dans l’après-midi, une conférence-débat a été organisée par cette université digitale avec Solidis et l’EDBM (Economic Development Board of Madagascar). A cette occasion, le directeur général de l’EDBM, Andry Ravalomanda, a, entre autres, soulevé qu’il faut payer moins de 400 000 Ar pour créer une petite entreprise, et ce, en trois jours. « Divers accompagnements sont également offerts aux futurs entrepreneurs tout en leur proposant les opportunités existantes au pays. Notre mission consiste également à améliorer l’environnement des affaires pour que ces entrepreneurs puissent pérenniser leurs activités », a-t-il poursuivi. Quant à Jean Marc Ravelomanantsoa, le directeur général de Solidis, il a évoqué que tout promoteur de projet doit avoir de l’expérience dans le domaine d’activité qu’il veut développer. « Et cette activité devrait répondre à un besoin quelconque des consommateurs ou bien elle consiste à fournir des produits innovants tout en se démarquant de ceux des concurrents. Solidis est là pour soutenir les projets bancables en fournissant soit des garanties, soit un appui financier pour des entrepreneurs opérant dans différents secteurs », a-t-il précisé.

 Pépinière d’entreprises. Matina Razafimahefa, la jeune directrice générale de SAYNA, un autre intervenant à cette conférence, a témoigné qu’un entrepreneur fait toujours face aux difficultés mais il faut les surmonter en persévérant. « Le financement n’est pas un obstacle. Mais il faut d’abord aller à la rencontre des clients en demandant leurs avis tout en ayant toujours le courage, la résilience et la foi », a-t-elle conseillé. Les intervenants et autres participants ayant pris la parole lors de cet événement ont reconnu qu’il y a beaucoup à apprendre avant de monter son entreprise; et l’ESUM Academy arrive ainsi à point nommé. « Cette université digitale va apprendre aux futurs entrepreneurs comment évaluer les risques possibles en leur encourageant à créer une entreprise solide et pérenne dans des secteurs modernes, et ce, via ces six mentions proposées. L’ESUM Academy a également le devoir de former des cadres compétents grâce à son enseignement en ligne de haut niveau. Une chose dont on est sûr, on ne délivrera jamais des diplômes au rabais car notre objectif est de créer une pépinière d’entreprises à Madagascar », a conclu Tovonanahary Rabetsitonta.

Navalona R.

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Colisée Anatirova : Les descendants d’Andrianjaka pour l’arrêt de la construction

Le comité des descendants d’Andriamanjaka Imerina hausse le ton pour la deuxième fois. Hier, à l’Espace Pho Lounge Ampasamadinika, les membres ont organisé un point de presse. L’arrêt immédiat de la construction du colisée à Anatirova a été évoqué lors de la conférence. Selon les membres de cette association, la construction du colisée dénature le patrimoine, le Rova Manjakamiadana. En outre, le comité exige la démolition immédiate et sans condition de ce colisée et la restitution en l’état du reste. Ce, suivant les règles et en présence des descendants des Andriamanjaka et des défenseurs des lois, des coutumes et du fady.

Iss Heridiny

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Marché des devises : L’ariary continue de chuter, l’euro à 4 550 Ar, et le dollar à 3 900 Ar

Une intervention de la Banque Centrale est souhaitée pour stopper la dégringolade de l’ariary

L’euro dépassera-t-il bientôt la barre des 5 000 Ar ? C’est ce que craignent, en tout cas, les cambistes, au vu de l’évolution actuelle de la monnaie nationale. Une évolution marquée par une forte dépréciation depuis le début de l’année, qui commence à inquiéter au plus haut point la population, et en particulier les économistes.

Hier, sur le marché interbancaire des devises (MID) l’euro était à 4 545 ariary, contre 4 180 ariary en début juin. En seulement cinq mois, la monnaie malgache a perdu 365 points. En 2019 sur une même période de cinq mois, l’ariary n’avait perdu que 15 points, force est de constater que la dépréciation de la monnaie nationale est plus importante cette année. La chute est cependant moins importante par rapport au dollar qui était hier à presque 3 900 ariary contre 3 770 ariary en début juin, soit une perte de 130 points.

Pandémie. La situation actuelle confirme les prévisions selon lesquelles la conjoncture mondiale, marquée par la pandémie de Covid-19, frappera durement les grands secteurs d’activité pourvoyeurs de devises, en l’occurrence, les mines, le tourisme, le textile et la pêche. De plus, la situation ne risque pas d’évoluer positivement si l’on tient compte, par exemple du cas du secteur minier où le blocage du projet d’extraction d’ilménite de Base Toliara inquiète les investisseurs. Par ailleurs, Ambatovy qui rapporte des centaines de millions de dollars de devises n’a pas encore repris son fonctionnement normal. En conclusion, les perspectives ne sont pas bonnes pour l’ariary. Particulièrement en cette fin d’année, on ne pourra visiblement pas compter sur la filière vanille qui, elle non plus, n’est pas à l’abri d’une crise. En ce qui concerne la demande de devises, de toute évidence, les importations pétrolières augmenteront en cette période. D’après la dernière analyse de la Banque Centrale, les importations des biens de consommation ont également connu une forte augmentation depuis la crise sanitaire, sans oublier les 45 000 tonnes de riz qui devraient être importées jusqu’à la fin de l’année.

Intervention. Cette dépréciation de l’ariary impacte incontestablement les prix. Les consommateurs commencent à s’inquiéter au sujet du niveau des prix des biens de consommations courantes devenant excessifs. Cependant, des économistes estiment une augmentation modérée. Et ce, étant donné que la majorité des importations de Madagascar se fait en dollars, 65% d’après la Banque Centrale. Or, la dépréciation de l’ariary, qui est de 3,9 % par rapport au dollar, est moins importante par rapport à l’euro à 11,4%. Autrement dit, et comme l’affirme d’ailleurs la Banque Centrale, la dépréciation de l’ariary par rapport à l’euro n’impactera pas significativement le niveau des prix extérieurs. Cependant, les opérateurs économiques attendent actuellement une intervention de la Banque Centrale pour rendre l’ariary plus compétitif. Une intervention que cette dernière est en position de réaliser car celle-ci dispose d’une réserve de devises assez suffisante.

R.Edmond.

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Cybercriminalité : Tena manao facebook ny mpanendaka

Nitovy avokoa ny fomba fiasan’ireo olon-dratsy izay miisa dimy ary tsy mpiray tendro kanefa samy mitovy ny fanao dia ny fanendahana, fisolokiana ary famonoan’olona izany. Nampiasa ny tambajotra sosialy facebook izy ireo mba hahafahana « manjono » ireo olona izay hatao lasibatra. Ny roalahy voalohany dia ireny olona mivarotra kodiaran-droa ka mandefa izany amin’ny facebook no arahin’izy ireo akaiky. « Miditra amin’ireny vondrona fivarotana moto ireny izy ireo ary milaza fa hividy ny entana amin’ny tompony izay hifaneraserany mazava hoazy. Rehefa raikitra ny ady varotra dia mifanao fotoana amin’izay mba hijery ny môtô. Ny iray amin’izy ireo no mipoitra raha miandry lavidavitra kosa ny namany. Misy ny fanaovana andrana ilay môtô ka miara-mitaingina amin’ilay tompony ilay olon-dratsy dia izy ihany koa no mitondra. Entiny mamonjy ilay namany izay efa miandry azy amin’ny toerana mangina ny môtô. Rehefa tonga eo amin’izay dia mody lazaina fa misy tsy mety ilay kodiaran-droa ary asainy midina ny tompony. Eo amin’izay dia hanavaon’ireo tambabe eo ilay olona ary entin’izy roalahy mitsoaka ny môtô avy eo », raha araka ny fanazavan’ny polisy izay miandraikitra ny fanadihadiana momba ny heloka amin’ny aterineto. Nahazo antso haingana avy amin’ny niharam-boina ny polisy tetsy Soavina ary ireo no nifanampy tamin’ny fisamborana ny olon-dratsy, niaraka tamin’ny fanadihadiana izay ataon’ny sampana cybercriminalité. Tsy io ihany ny tranga mitovy fa mbola nisy roalahy hafa koa saingy ny mpivarotra finday amin’ny tambajotra indray no tena hataon’izy ireo lasibatra. « Miditra amin’ireny vondrona misy fivarotana sy fifanakalozana finday ireo ary milaza ny hividy amin’izay mandefa tolo-barotra. Rehefa raikitra ny fotoana hifanomezana dia asa fanendahana no hasetrin’ny iray amin’izy ireo ny tompon’ny finday. Efa misy indray ny mpivarotra an’izany rehefa vita ny asaratsy. Eny amin’ny manodidina an’Andravoahangy no fandefasana ny entana raha araka ny fanazavan’ny polisy indray momba ity tranga faharoa ity. Ny tranga farany dia ny fisian’ny vehivavy iray izay milaza fa mahavita mikirakira antontan-taratasy hahafahana mipetraka sy miasa any ivelany. Mazava hoazy fa avy amin’ny fampiasana tambajotra sosialy sy mailaka no tena hanaovany ny asa fisolokiana. Misy hatramin’ny adiresy mailaka izay ampitondrainy ny anaran’olona izay voalaza fa miasa ao amin’ny masoivoho Frantsay. Maro no tafiditra tao anatin’ny fandrikany ary voasoloky. Voasambotra ihany io ramatoa io ary efa nidoboka any am-ponja. Miasa ary tena miasa mafy ao anaty tambajotra sosialy ny mpanao ratsy, ary ireny no mendrika tena hataon’ny mpitandro filaminana hazalambo fa tsy voatery ireo manelingelina amin’ny tsy fitovian-kevitra amin’ny politika…

D.R

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Election au CSM : Pour la transparence sur les fonds de campagne

Les magistrats qui veulent devenir membres du conseil supérieur de la magistrature sont sollicités de jouer la carte de la transparence sur l’origine de leurs fonds de campagne.

 Le Conseil supérieur de la Magistrature est une clé de voûte de la machine judiciaire. « La qualité de nos juges et des services prestés dans les cours et juridictions dépend grandement de la qualité des décisions du Conseil en matière de gestion des ressources humaines et d’application rigoureuse des règles déontologiques », a affirmé la commission de réforme pour l’intégrité judiciaire, le conseil en éthique et déontologie, l’ONG Ivorary et le MEDEM. En effet, il est temps de promouvoir un « encadrement » de l’élection de ces membres et l’intégrité des candidats à ces postes, ont-elles avancé. Ces organisations mijotent alors une « charte de bonne conduite et d’intégrité » dans ce cadre.

Financement. Et dans le cadre de la promotion de cette charte, toujours selon ces organisations, les candidats seront invités à participer à une série de débats en ligne, traitant des thématiques telles que l’Indépendance du CSM, la lutte contre la corruption dans le secteur de la justice, la transparence des financements de la campagne électorale, la gestion de carrière pour les magistrats, le corporatisme au sein de la magistrature. En plus des débats, selon ces organisations, les candidats seront également invités à déclarer publiquement leurs sources de financements. Les chartes, les déclarations des sources de financement dûment signées par les candidats ainsi que les enregistrements vidéo seront partagés en ligne et disséminés auprès des électeurs pour promouvoir l’intégrité des candidats, ont annoncé ces organisations dans un communiqué publié jeudi dernier. En cas d’élection, soulignent-elles, une fiche de suivi du respect de la charte sera envoyée périodiquement aux magistrats et justiciables pour s’assurer du respect de leurs engagements.

Contrôle. Les élections des nouveaux membres du Conseil Supérieur de la Magistrature (CSM) devraient avoir lieu ce mardi 10 novembre. Cette coalition de société civile oeuvrant dans le domaine de la justice veut mettre en place des balises pour cette élection des futurs membres de cette instance-clé de la machine judiciaire. Les candidats devront passer un contrôle a priori et approfondi de moralité, qui sera « fait par le Bureau Indépendant Anti-Corruption », défendent ces organisations. Et durant les campagnes électorales, selon toujours ces dernières, les approches individuelles menées par les candidats doivent être interdites, comme les invitations au restaurant, ont évoqué comme exemple ces organisations.

Conflits d’intérêt. Ces « mauvaises pratiques » doivent alors cesser à partir de cette élection de novembre prochain, estiment-elles. Un « loabary an-dasy » dans chaque circonscription, en l’occurrence la Cour d’Appel, la Cour Suprême et la Chancellerie, autour duquel tous les candidats présentent tour à tour leurs programmes respectifs devant les électeurs, doit être privilégié durant la campagne, ont soutenu ces organisations. Aussi, les chefs de cour et de juridiction ne devront pas se porter candidats, ajoutent-elles, afin de respecter le principe d’égalité des chances des candidats, et éviter les conflits d’intérêt inhérents à leur élection.

Moralité. Pour éviter le manque de professionnalisme de certains membres du CSM et le problème de moralité dans le passé du CSM, ces membres de la société civile tirent alors la sonnette d’alarme pour une « élection saine » au niveau de cette structure. Cette situation n’a pas aidé à la reconquête de la confiance du public en la Justice, selon toujours ces derniers, mais « au contraire, a considérablement contribué à sa déconsidération, causant la déception générale quant à l’authenticité d’un assainissement tant espéré de la Magistrature ». En effet, selon cette coalition, le choix des membres du CSM est un tournant majeur dans la restauration de la confiance citoyenne vis-à-vis de la justice. « La mise en place de représentants et membres intègres constitue ainsi un enjeu important pour améliorer la Justice à Madagascar et promouvoir une gestion de carrière impartiale et performante des magistrats », a affirmé le communiqué publié jeudi dernier.

Rija R.

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Précarité alimentaire : Risques réels d’embrasement spontané d’émeutes de la faim

Selon Serge Zafimahova, un modus vivendi de la classe politique malgache sur les priorités économiques consiste à établir une stratégie pour éviter qu’à chaque alternance politique les acquis antérieurs soient remis en cause.

La plateforme Dinike a procédé à la présentation des membres de son bureau permanent, hier, à Behoririka. Serge Zafimahova en est le président national. D’autres membres influents composent également ce bureau, entre autres, Virapin Ramamonjisoa et Constant Raveloson. Cette plateforme compte actuellement 25 entités dont 14 partis politiques et 11 membres de la société civile. Lors de son intervention, Serge Zafimahova n’a pas manqué de souligner que « la pandémie de Covid-19 entraîne une grave crise sociale et économique. Le confinement contribue à favoriser le blocage de l’économie réelle, le tout aggravé par une recrudescence de l’insécurité. La crise sanitaire frappe de plein fouet l’économie réelle et les emplois principalement dans le secteur privé fortement impacté par la pandémie, l’amputation des salaires, les chômages techniques, les licenciements…et même par la fermeture d’entreprises et des cessations d’activités économiques génératrices de revenus. Pourtant, l’usage de la planche à billets pour financer le secteur non productif est inflationniste ».

Besoins vitaux. Et de continuer que « la situation de précarité alimentaire, particulièrement dans les zones urbaines, impacte la résistance à une maladie comme la Covid-19. Comme des vases communicants, l’impossibilité d’approvisionnement des besoins vitaux liés à la vie quotidienne accroît l’insécurité… les risques d’embrasement spontané d’émeutes de la faim sont réels ». Connu pour son franc-parler, l’ancien ministre et non moins ancien directeur de cabinet du professeur Albert Zafy a martelé que les chiffres des trafics sont étourdissants. Il a ainsi cité comme exemple les trafics d’or, se chiffrant entre 12 et 20 tonnes. Les retombées économiques de la Covid-19 ont également été soulevées par Serge Zafimahova. La crise sanitaire engendrée par la Covid-19 rebat les cartes économiques internationales tout en soulignant au passage l’archaïsme de la réglementation des opérations en capital et le sous-développement du marché financier. Par exemple, retirer ou déposer auprès d’une banque la modique somme supérieure ou égale à 10 millions ariary, soit l’équivalent de 2 300 euros, passe par des procédures fastidieuses, une vraie ineptie. A lui de conclure que « la décentralisation est incontournable ».

Centriste. De son côté, Virapin Ramamonjisoa, n’a pas manqué de rendre hommage aux victimes de la Covid-19 et de souhaiter un prompt rétablissement à ceux qui en sont encore malades. Egalement, il a loué les efforts fournis par le corps médical dans la lutte contre cette pandémie. Selon ses dires « Dinike n’hésitera pas à dire ce qui ne va pas au pays ». Et d’enchaîner que cette plateforme se positionne en tant que centriste. Il pense, en outre, qu’il faudrait laisser de côté les divergences de points de vue et plutôt penser à l’intérêt général. Il propose notamment l’instauration d’un dialogue entre les tenants du pouvoir et l’opposition.

Dominique R.

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Lutte contre la détention provisoire abusive : Garantir l’accès aux deux prisons de Madagascar

(crédit photo : Princy)

Depuis 2017, la fédération internationale des ACAT (Associations caritatives à Antananarivo) a décidé d’oeuvrer dans la prévention de la torture et des mauvais traitements à Madagascar. Elle s’est donc focalisée sur la lutte contre le recours abusif à la détention préventive, jugée comme facteur de la surpopulation carcérale au pays. Après une première phase qui s’est étendue de 2017 à 2020, le projet a été prolongé pour 36 mois de plus et s’étendra à une nouvelle prison cible qui n’est autre que celle d’Ambalatavoahangy, Toamasina, outre la maison centrale d’Antanimora. Cette deuxième phase du projet a été lancée hier au Carlton Anosy en présence des acteurs engagés dans cette cause comme l’Agence Française de développement ou encore le Brot für die Welt. Grâce à la « Détention Préventive Abusive, Phase II », FIACAT et ACAT espèrent le soutien des autorités et des partenaires et la sensibilisation des différents acteurs ainsi que du grand public. Selon les explications entendues lors de la cérémonie d’hier, les résultats de la première phase du projet auraient été probants malgré la crise sanitaire. D’ailleurs, les efforts de tous les responsables ont été loués. « Seulement moins de 100 cas positifs à la Covid-19 ont été répertoriés en milieu carcéral sur plus de 27 000 détenus. Ce qui témoigne de l’efficacité des mesures prises par l’Etat », pouvait-on entendre de la coordinatrice nationale du projet. Néanmoins, il faut maintenir les efforts face à la hausse du taux de criminalité et l’augmentation du nombre de la population, deux facteurs qui pourraient entraîner la surpopulation carcérale.

Anja RANDRIAMAHEFA

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Madagascar : Effondrement d’un bâtiment du ministère – quatre personnes ont été blessées

Une partie d’un bâtiment du ministère de la culture et de la communication, localisé à proximité de la gare de Soarano, sur l’Avenue de l’Indépendance s’est effondrée ce jeudi 29 Octobre vers 11 heures. Il s’agit d’un vieux bâtiment, déjà assez usés et serait, justement, en phase de démolition.
Les personnels du ministère y travaillant ont déjà été déplacés bien avant. C’était pendant la démolition que la partie supérieure s’est écroulée. Quatre personnes ont été blessées selon le ministère de la culture et de la communication. Ces personnes ne sont d’autres que les ouvriers qui ont été sur place pour la démolition.
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Sénatoriales : Les campagnes officielles à partir du 19 novembre

La commission électorale nationale a finalisé hier le classement sur le bulletin unique et l’ordre des temps d’antenne sur les chaînes nationales pour les candidats aux élections sénatoriales pendant la période de campagne. Les candidats dans la province de Toamasina constituent le premier groupe, tandis que ceux de Fianarantsoa le second et ceux de Mahajanga le troisième. Ceux d’Antsiranana forment le quatrième, Toliara le cinquième et les candidats d’Antananarivo se trouvent dans le sixième groupe. La campagne débutera officiellement le 19 novembre prochain et durera quatre semaines. Toutefois, les candidats sont actuellement en pré-campagne pour essayer de décrocher, le 11 décembre prochain, les voix des grands électeurs, notamment les maires ainsi que les conseillers municipaux et communaux.

Rija R

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L’incertitude de l’avenir ressenti par les Malgaches

C’est avec une certaine circonspection que l’on écoute les commentaires de l’homme de la rue sur les perspectives d’avenir du pays après ces sept mois d’épidémie. Le soulagement d’être sorti sans gros dommage de cette épreuve ne masque cependant pas l’appréhension de l’avenir. Nul besoin d’être un grand devin pour savoir que les conséquences de la crise vont se ressentir durement à tous les niveaux et qu’il faut se préparer à voir son niveau de vie chuter de manière significative.

L’incertitude de l’avenir ressenti par les Malgaches

 Les effets de la crise ne se font pas encore véritablement sentir ou, du moins, ils ne se ressentent pas encore dans la vie quotidienne. Les prix n’ont pas encore augmenté de manière significative, mais la dépréciation de l’ariary sur le MID laisse penser qu’une flambée des prix ne devrait pas tarder. Le ministère des Finances fait tout pour retarder l’échéance, mais la situation peut devenir très vite intenable. Le marasme qui règne dans l’économie mondiale ne nous permet pas de remettre notre économie à flot, nos partenaires commerciaux étant, eux aussi, touchés par la crise. Les citoyens se trouvent donc dans l’expectative. Pour le moment, il n’y a pas de pénurie. Les étals des marchands sont encore bien achalandés, mais la valse des étiquettes donne parfois le tournis. Bien que la situation ne soit pas encore intenable, une certaine appréhension commence à gagner la population. L’atmosphère politique actuelle n’arrangeant pas les choses, on constate une certaine défiance vis-à-vis des dirigeants. La communication faite par les spécialistes du régime n’arrive pas à convaincre une opinion blasée. Les réseaux sociaux sont le support de tout ce qui n’est pas véhiculé par les médias officiels. L’avenir est plus que jamais incertain.

Patrice RABE.

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Le risque d’une deuxième vague est envisagé

Le début de l’été austral marque pour les pays de l’hémisphère Sud, la diminution de la virulence de la Covid-19. C’est le cas notamment de l’Australie qui a retrouvé son rythme de vie d’avant l’épidémie. Madagascar connaît la même embellie et a abandonné cet état d’urgence sanitaire qui commençait à peser lourdement sur les épaules de ses habitants. Le bilan des cas de contamination, devenu hebdomadaire, montre cependant que le danger n’est pas écarté. Le relâchement constaté ces derniers temps inquiète les autorités et un rappel à l’ordre est plus que nécessaire. Les contrôles faits par les forces de l’ordre cette semaine sur la voie publique témoignent de leur volonté de maintenant remettre certains citoyens dans le droit chemin. La deuxième vague qui a touché les pays européens nous incite à rester vigilants. Le problème sanitaire qui ne peut pas être mis de côté ne doit pas masquer celui tout aussi grave de l’économie. Le gouvernement cherche présentement les meilleures solutions pour remettre en marche une machine aux rouages grippées. Néanmoins, la récession qui est en train de s’installer n’est pas une vue de l’esprit. Le FMI, par la bouche de son directeur régional de l’Afrique l’affirme. Il déclare que Madagascar mettra trois ans pour s’en remettre. La Grande île n’est pas la seule à subir les contrecoups de la pandémie. Le marasme est mondial. La vie politique continue. La session ordinaire des deux assemblées se tient de manière tout à fait normale. Les chroniqueurs restent sur leur faim car aucun dossier présenté à l’Assemblée nationale ne retient leur attention. Le baccalauréat s’est déroulé sans incident notoire. Les férus de football attendent avec une certaine inquiétude le sort réservé aux Barea et aux Eléphants ivoiriens plongés dans l’incertitude à propos de leurs matches éliminatoires de la CAN 2021.

Les pays européens sont quasiment tous revenus à un confinement jugé nécessaire après l’explosion de cette deuxième vague de l’épidémie tant redoutée. L’Allemagne, l’Espagne, l’Italie, le Royaume Uni et la France ont adopté des règles très strictes pour stopper la progression du virus. Les Français ont accepté avec une certaine résignation ce confinement qui durera une trentaine de jours. Il sera moins contraignant que celui du mois d’avril. La liberté de circuler sera tout aussi réglementée. L’enseignement dans les écoles, les collèges et les lycées ne sera pas interrompu. Les étudiants des universités, quant à eux, suivront leurs cours en visioconférence. Le télétravail sera de rigueur pour les travailleurs . C’est dans ce contexte que le pays doit faire face à des attentats terroristes islamistes. L’émotion suscitée par une attaque au couteau dans une église catholique de Nice a été très vive. Le plan vigipirate a été renforcé. Sept mille militaires seront déployés sur le terrain. Les lieux de culte seront surveillés étroitement pendant les fêtes de la Toussaint.

Aux Etats-Unis, les derniers jours de campagne avant l’élection présidentielle du 3 novembre sont extrêmement mouvementés. L’avance de Joe Biden dans les sondages semble large et les commentateurs affirment à demi-mots que les jeux sont faits. Mais Donald Trump ne l’entend pas de cette oreille. Il jette toute sa force dans la bataille en multipliant les meetings.

Le monde reste suspendu à la menace de cette Covid-19 qui reprend son offensive. Les pays européens subissent ce retour de l’épidémie avec une certaine résignation. Les Malgaches observent cette situation avec inquiétude. Leurs dirigeants restent sur le qui-vive.  Le risque de voir une deuxième vague est toujours envisagé. L’avenir n’est pas écrit. Il est encore incertain.

Patrice RABE

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Guide du Week-end

Oxow : Entre Jazz et blues au Fara west

Pour souhaiter une bonne et heureuse année à ses fans, le groupe Oxow assurera un concert au « Fara west » à Faravohitra ce soir. Composé de quatre grands musiciens, Oxow a vu le jour en 2014. Mélomanes et adeptes du brassage musical, ces quatre hommes ont des parcours musicaux plus ou moins différents, mais unis par l’amour de la musique.

Blues-man, Andry Randriamamonjisoa est un guitariste de Bodo, la diva malgache. Cofondateur du groupe « Gasy Groove », Nali Rabarison est également batteur de la chanteuse. Au clavier, Thierry Razakamiadana est aussi saxophoniste d’Olombelo Ricky. Quant à Eric Rakotoary, il est le bassiste de Rija Ramanantoanina. Andry Randriamamonjisoa et ses compères interpréteront des chansons des années 1970 comme celles des Beatles. Cette année, « Oxow » sortira un album. « Oxow » vient du mot malgache « Aoka izao » qui veut dire ça suffit !

Piment café Davis servira de la World musique à son public

Ce soir , ce sera au tour du public tananarivien de recevoir le chanteur. Il offrira un concert au Piment Café à partir de 18 heures. Une occasion à ne pas rater pour les fans de musique fusion car le concert durera 3 heures. Il jouera plusieurs titres de son répertoire et interprétera les morceaux comme Tsaiky Joby, Ravoravo et Princess Lover. Davis a su transcender les genres et s’élever au-delà même de la frontière malgache, mêlant habilement musique traditionnelle et sonorités urbaines. Une typologie qui a fait de ce chanteur un artiste très demandé. Il a ainsi collaboré avec Olombelo Ricky et Fanja Andriamanantena. Actuellement, le jeune homme envisage de produire des musiques pour satisfaire son public.

Le Galcier Du Tsapiky avec Papouzy et Sylange

Que du Tsapiky et du Kilalaky ce soir à 20 heures 30 au Glacier avec les deux étoiles montantes de la région du Sud malagasy. Cela faisait longtemps que Sylange et Papouzy n’étaient pas en communion avec leurs inconditionnels. Alors, c’est une occasion pour eux de se rencontrer. « Double ambiance », tel est le thème choisi ! Sylange Kilalaky interprètera ses morceaux célèbres comme Tsy matahotse adversaire, Tsy ataonao remplaçant, et son single sorti il y a quatre mois « Miverena ». Cette ravissante jeune femme sera escortée par Papouzy. Effectivement, celui-ci fera son entrée avec son titre « ho avy aho ». Avec ces deux stars, la fête durera jusqu’au petit matin.

Maminirina Rado

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Education : Un nouveau bâtiment pour le lycée moderne Ampefiloha

(crédit photo : Princy)

L’inauguration du nouveau bâtiment du lycée moderne Ampefiloha (LMA) s’est déroulée hier dans la cour de l’établissement. Il s’agit d’un bâtiment R+2 (à deux étages) comprenant deux salles de classe au rez-de-chaussée, deux grandes pièces au premier étage pour servir de salles d’études et de centre d’études et de documentation, ainsi que deux autres pièces pour les conférences et la culture au dernier étage. « Grâce à ce nouveau bâtiment, nous allons pouvoir accueillir plus d’élèves pour cette année scolaire », a déclaré l’actuel proviseur du lycée. Rappelons qu’il s’agit de l’un des lycées publics les plus modernes à Madagascar. Et cet établissement a toujours affiché d’excellents résultats au baccalauréat depuis 2009. Le proviseur a d’ailleurs fait savoir qu’il compte encore améliorer les infrastructures et la qualité de l’enseignement au sein de son établissement. « Nous sommes le seul lycée public à proposer en ce moment des cours de mandarin et de langue indonésienne à Madagascar. Je me permets de demander aux responsables du ministère de l’Education nationale de se pencher sur la situation de nos professeurs de langues et de ne pas nous ôter ce plus non négligeable », a-t-il déclaré. A noter que ce nouveau bâtiment est un don de la fondation Viseo en partenariat avec Sanifer et Ocean Trade. La fondation Viseo a d’ailleurs annoncé lors de cette cérémonie qu’un projet similaire est en gestation pour l’EPP Alarobia.

Anja RANDRIAMAHEFA

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Ivato Centre : 4×4 sy môtô nifandona, olona iray maty

Nitrangana lozam-pifamoivoizana teo amin’ny Pk 267+200 lalam-pirenena fahafito, ny alakamisy teo Ivato Centre, distrika Ambositra. Fiara 4×4 iray nifandona tamin’ny môtô, ka naratra ilay mpitondra môtô 71 taona. Maty izy io rehefa tonga tany amin’ny hopitaly. Voalaza fa tao anaty fiholanana no nisehoan’ny fifandonana mafy dia mafy ary izao nitarika ny fahafatesan’ilay rangahibe izao. Notanana avy hatrany ny mpamily ilay fiara 4×4, izay saika hihazo an’Ilakaka. Amin’ny tranga toy izao, tsy maintsy voatazona ny mpamily satria nisy fatiolona. Miafara amin’ny raharaham-pihavanana ny tranga moa rehefa tsy mitory ny fianakavian’ny maty. Manokatra fanadihadiana ny mpitandro filaminana.

Yv Sam

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Soavinandriana : Naolan-drainy ny zanany vavy vao 16 taona

Tsy mifadi-trovana, ity raim-piankaviana nahavita nanolana sy nanao firaisana ara-nofo tamin’ny zanany vavy vao 16 taona. Voasambotry ny Polisy avy hatrany ity raim-piankaviana 57 taona. Araka ny fanazavana, nitsabo tena tany Antsirabe ny renim-pianakaviana ary ilay tovovavy 16 taona sy ny rainy sisa no tao an-trano tany amin’ny faritra Ampatsaharana, kaominina Soavinandriana. Nitsiry tamin’izany ny filan-dratsin’ilay rainy ka ny zanany vavy indray no naolany tao an-trano. Nisy olona nahafantatra ity tranga ity ka nampian’ny vondrona miaro ny zon’ny vehivavy sy ankizy ity olona ity mba hiaraka ho any amin’ny Polisy hiarovana ilay zaza. Nandray ny andraikiny ny Polisy avy ao amin’ny kaomisaria ny Soavinandriana Itasy ary nosamborina avy hatrany ilay raim-pianakaviana 57 taona. Fantatra tamin’izany fa nisy ny firaisana ara-nofo nataon’ny rainy tamin’ilay tovovavy na dia niezaka ny nanafina izany ary ilay zanany noho ny tahotra nahazo azy. Tao anatin’ny fanadihadiana ihany koa no nahalalana fa nitondra vohoka ity tovovavy ity noho io toetra ratsy nataon’ny rainy taminy io ary efa nanala zaza izy.  » Entanina hatrany isika mba hanatona ny mpitandro ny filaminana akaiky antsika raha sendran’ny herisetra atao amin’ny marefo tahaka izao » hoy ny fanamafisana. Hatolotra ny fitsarana tsy ho ela ny raharaha. Tao anatin’ny roa herinandro monja, efa trangana fanolanana miisa telo no hita teto amintsika. Taloan’ity farany ilay zazalahy 14 taona nisy nanolana naterina tao Befelatanana. Mbola mandeha ny fanadihadiana mikasika ity tranga farany.

Yv Sam

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Conduite d’eau de la Jirama : Remplacement achevé pour quatres quartiers sur les 18 ciblés

Les travaux de remplacement des conduites d’eau de la Jirama sont en cours.

Les conduites vétustes et fuyardes sont à l’origine d’une grande partie des problèmes d’approvisionnement en eau potable dans la capitale. Depuis le mois de mars dernier, la Jirama a lancé le projet de remplacement de 90 Km de conduites dans 18 quartiers ciblés, notamment Anosipatrana, Ambohitsoa, Soavimasoandro, Anjanahary IIO, Anjanahary IIN, Ambanilalana Itaosy, Itaosy Cité, Soanierana IIIJ, Ambondrona, Andravoahangy Atsinanana, Antohomadinika, Ambodirotra Antsakaviro, Antanimora Ampasanimalo, Ambohimitsimbina, Mahamasina Sud, Ambatobe, Andohatapenaka III et Befelatanana Ankadifotsy. Selon la Jirama, quatre quartiers ont déjà fait l’objet de travaux de remplacement. Il s’agit d’Anosipatrana, Ambohitsoa, Soavimasoandro et Anjanahary. Les travaux sont actuellement en cours à Ambanilalana Itaosy, l’un des quartiers ayant connu des problèmes d’alimentation depuis plusieurs années maintenant. « L’approvisionnement en eau s’améliore même si ce n’est pas encore à 100%. Auparavant, nous n’avions que quelques gouttes, voire aucune. Depuis la mise en œuvre du projet de remplacement des conduites vétustes et fuyardes, la pression d’eau augmente », témoignent les habitants dans le Fokontany Akany Firaisana, Itaosy. Des propos soutenus par la présidente du Fokontany, Miora Andriamampionona et sa consoeur du Fokontany Ambanilalana, Lalao Voahary Nomenjanahary. Le projet vise à fournir de l’eau sans interruption, réduire les pertes, combler l’insuffisance de la capacité de production et de distribution d’eau par le biais du remplacement des conduites vétustes et fuyardes sur le réseau de distribution d’eau existant, réduire au maximum les travaux de réparation des fuites qui abîment les chaussées et détecter et éliminer les branchements illicites.

Antsa R.

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Farafangana : Un commandant de brigade abattu par les dahalo

Un gendarme a passé l’arme à gauche dans la nuit de jeudi à vendredi à Farafangana, dans le fokontany d’Ambohitranambo. Il a été tué pendant un affrontement entre les éléments d’intervention de la gendarmerie et des bandits de grand chemin. La gendarmerie locale dont il est le chef de brigade a été saisie d’une affaire liée à une attaque à main armée chez un grossiste à Antongomena-Bevary. Une semaine après la capture de Jalia et ses compères, tous des présumés auteurs du cambriolage, le gendarme du nom d’Apollinaire William a été froidement abattu. La valeur des objets dérobés pendant l’attaque a été estimée à huit millions d’ariary. Pendant l’enquête, les dahalo ont avoué leur crime et ont désigné un certain Pierrot Be qui serait le cerveau du crime. Ce malfaiteur est connu dans la localité pour ses antécédents judiciaires. Les éléments de la gendarmerie ont immédiatement procédé à son arrestation, mercredi dernier à la première heure. Une fois appréhendé, ce dernier a avoué ses méfaits et a indiqué le lieu où se cachaient ses complices. Une série d’arrestations s’ensuivirent après l’enquête de Pierrot Be, notamment au fokontany de Maevavilo. Profitant de l’obscurité et du faible effectif des gendarmes, les malfrats ont pu s’échapper. Une course-poursuite a été engagée et Pierrot Be a été abattu par balles durant cette intervention. Les éléments de la gendarmerie, pensant que le travail était fini, ont pris le chemin du retour. Mais en cours de route, ils ont été pris en embuscade et le commandant de brigade a été tué dans la fusillade. Pour l’heure, on parle d’un règlement de compte des dahalos envers les forces de l’ordre. Une enquête est ouverte et une véritable chasse à l’homme sera engagée.Yv Sam

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Foot-Europa League : Deuxième revers pour Ludogorets d’Abel

Abel Anicet a été titulaire durant la rencontre.

Anicet Abel Anicet et Ludogorets se sont inclinés sur la pelouse de Linz Ask par 4 buts à 3, ce jeudi soir, pour le compte de la deuxième journée de l’Europa League. Avec deux défaites successives, le champion de Bulgarie a assez compliqué leur situation dans le groupe J.

Pourtant, on peut se réjouir de la titularisation d’Abel Anicet après ses blessures. Le capitaine des Barea a retrouvé cette fois-ci le onze de départ deLudogorets. Il a été aligné d’entrée et avait joué l’intégralité du match. Ainsi, on l’a aperçu reprendre sa position d’attaquant. Auparavant, il a été placé en milieu de terrain durant plusieurs matches. Le Malgache a réalisé un bon match en étant la source du deuxième but pour son équipe. Certes, la rencontre s’est conclue sur une défaite de Ludogorets sur le score de 4 buts à 3.

En effet, le coach des Aigles a opté pour un 4-3-3 à cause des blessures de ses trois attaquants. Le premier acte était un véritable cauchemar pour son équipe. Lask a ouvert le compteur dès les 2 premières minutes du jeu. À la 11e minute, le club hôte était proche d’un deuxième but, mais le portier des Aigles a pu faire sortir son équipe du danger. Peu après, Lask a ressaisi et cela n’a laissé aucune chance à l’Iliev. Ludogorets est cependant revenu très rapidement à la rencontre. Elvis Mannu était seul contre le gardien de but et a pu réduire l’écart à la 15e minute. À la 25e minute, Lask aurait pu mener son troisième but mais heureusement, son attaquant a été dérangé et n’a pas bien maîtriser sa frappe. Ludogorets n’arrivait pas à se stabiliser qu’à la 30e minute.

Lors de la deuxième partie, les joueurs de Lask se sont encore une fois montrés très actifs. Ils ont marqué leur quatrième but à la 56e minute, tandis que les Aigles ont marqué un deuxième coup à la 67e. À la 73e minute, Ludogorets a reçu un penalty, et qui a été transformé par Elvis Mannu. Ce dernier a marqué 3 buts en un match pour la première fois en 8 ans. À la fin du match, la bande à Anicet était très proche du but et a essayé d’obtenir quelque chose de plus concrète. L’équipe a deux fois très proches du quatrième but mais en vain. Le prochain match de Ludogorets sera contre Tottenham ce jeudi.

ManjatoRazafy

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Don.FR : Un collectif à suivre de près

Le groupe Don.FR combine un large éventail d’arts de l’île dans le domaine de la musique. Ainsi, il interprète une variété de rythmes tels que le tsapiky, le bassa, le slow et bien d’autres. Rakotonarivo Jean Donné a fondé cette formation en 2017, laquelle rassemble plus de 10 jeunes talentueux. Leur objectif, c’est de transmettre un message aux jeunes malgaches. Prêcheurs de l’amour, ils composent ensemble des titres comme «Allo Tiako», «Tsinjaka», «Maloto lamba», «Tsy mahavita tena», «Modia». Des chansons qui commencent à gagner le cœur des adolescents tananariviens. Ils ont récemment sorti des chansons intitulées «Mother» et «Your Child».

Parmis les artistes qui ont collaboré avec Don.FR, on peut citer If Clark. Don.FR a déjà donné des concerts, notamment à Antsirabe. L’artiste et son équipe envisagent également d’organiser un spectacle dans la capitale. «Nous sommes impatients de rencontrer nos fans, et nous allons leur réserver une surprise», a déclaré le responsable du groupe.

Iss Heridiny

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Kere dans le Sud : Dons de 8,5 tonnes de riz des députés

Après les polémiques autour de la réclamation de véhicules 4×4 et de pension de retraite, les députés de Madagascar tentent de redorer leur blason. Hier, les locataires de la Chambre basse ont fait don de 8,5 tonnes de riz au profit des compatriotes victimes du Kere dans le Sud. Une délégation dirigée par la présidente de l’Assemblée nationale, Christine Razanamahasoa, s’est rendue au siège du Bureau National de Gestion des Risques et Catastrophes (BNGRC) à Antanimora pour assister à la remise officielle de ces dons aux responsables. Cette action sociale a été rendue possible grâce à une cotisation entre les députés.  » Toutes tendances confondues et sans considération de couleur politique « , a-t-on fait savoir. En effet, les membres de la Chambre basse ont tenu à donner l’exemple dans la lutte contre la malnutrition qui frappe la population du Sud de la Grande île. Le Directeur Financier du Bureau National de Gestion des Risques et Catastrophes (BNGRC), le Général Ramanantsoa Gabriel, a d’ailleurs expliqué que les députés sont les premières personalités à offrir des dons au profit des victimes du Kere. Durant la remise des sacs de riz au siège du BNGRC, Christine Razanamahasoa, présidente de l’Assemblée nationale, a lancé un appel à l’endroit de tout un chacun, afin de suivre l’exemple des députés, et de faire preuve de solidarité et de soutien au Sud.

Davis R

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Météo : Temps frais sur Antananarivo durant le week-end de la Toussaint.

Il vaut mieux prévoir quelques vêtements chauds ce jour, pour les sorties en journée et en soirée.

La chute de température, fortement ressentie sur les Hautes terres ces derniers jours, est encore d’actualité ce week-end, du moins ce jour. Il est préférable de prévoir de quoi se couvrir en cas de sortie, dans la journée et en soirée.

Un temps assez frais, en dépit de quelques apparitions du soleil, est à prévoir ce week-end sur les régions centrales et la partie Est de Madagascar. Dès demain, 1er novembre, cependant, le mercure commencera à remonter progressivement. De plus, le temps venteux qui dominait sur Antananarivo, hier, ainsi que sur les parties Sud et Nord-Est du pays, pourrait encore laisser quelques traces.

Températures. Ainsi, le ciel de la capitale sera plutôt nuageux, ou partiellement nuageux, et les températures assez basses pour une période entre fin octobre-début novembre, avec une minimale de 15°C, ce matin, mais qui grimpera à certaines heures de la journée jusqu’à 20°C, température maximale prévue pour ce jour. En cas de vent persistant comme celui qui a décoiffé les Tananariviens, hier, il est possible de ressentir bien moins que les 15°C de température minimale prévue.

 35°C à Mahajanga et Toliara ! Antsirabe aura droit au même traitement, ou presque, avec des températures minimales et maximales, respectivement de 15°C et 21°C. A l’opposé, Mahajanga, Maevatanana et Toliara enregistreront les températures les plus élevées : une minimale de 26°C et une maximale de 35°C à Mahajanga et 25°C-35°C à Toliara ainsi qu’à Maevatanana. De quoi faire pâlir d’envie les habitants d’Analamanga et du Vakinankaratra !

Demain, 1er novembre, le temps sera globalement sec et il y aura du brouillard sur les Hautes Terres.

Temps sec ici, pluies faibles ailleurs. Comme pour Antananarivo, il y a des chances que le ciel ne soit plus dégagé dans d’autres régions comme le Melaky, mais également dans la partie Est de Madagascar. Météo Madagascar prévoit, par ailleurs, des pluies faibles intermittentes sur les côtes et des crachins sur la partie Est de la région Sofia, pour cette journée du samedi. Aucun orage ni averse n’est annoncé pour les régions centrales. En revanche, on notera des pluies faibles sur les littoraux d’Analanjirofo, Atsinanana, Vatovavy-Fitovinany et Atsimo-Atsinanana. Demain, toutes les régions de l’île renoueront avec le temps sec.

Hanitra R.

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Conseil des ministres : Adoption de la Loi de Finances 2021

Un Conseil des ministres a eu lieu hier. Le président Andry Rajoelina étant encore en voyage en Europe, l’Exécutif a décidé d’utiliser les nouvelles technologies. Le Conseil s’est donc tenu en visioconférence, comme ce fut toujours le cas durant la période de l’état d’urgence sanitaire. Il convient d’ailleurs de noter que pendant son absence, le Chef de l’Etat n’a eu recours à aucune délégation de pouvoir au Premier ministre Ntsay Christian pour permettre à ce dernier de diriger les conseils des ministres. C’est la raison pour laquelle il a dirigé la réunion d’hier depuis l’Europe. Un seul ordre du jour a été débattu durant ce Conseil. Il s’agit du projet de Loi de Finances initiale pour l’année 2021 qui a d’ailleurs été adopté hier au niveau de l’Exécutif. Si l’on s’en tient au rapport du Conseil, le projet de loi de Finances 2021 sera transféré à l’Assemblée nationale pour adoption pendant la session ordinaire actuellement en cours. Et ce, conformément à ce qui est prévu par l’article 75 alinéa 2 de la Constitution. Mercredi prochain, les membres du gouvernement pourront assister physiquement au Conseil des ministres car d’après une source proche de la Présidence de la République, le président Andry Rajoelina sera de retour au pays ce week-end grâce à un vol de rapatriement assuré par la Compagnie Air Madagascar.

Davis R

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Schéma d’aménagement communal : Validation pour 13 Communes de la région Diana

13 Communes de plus, dans la région Diana, disposent de leurs propres Schémas d’aménagement communal.

Le Schéma d’Aménagement Communal (SAC) est un outil essentiel pour la gestion foncière, dans l’objectif d’un développement local, surtout dans les zones rurales. Le 29 octobre dernier, 13 Communes de la région Diana ont pu obtenir la validation de leurs SAC. Ces documents ont été élaborés grâce à une étroite collaboration entre le MATP (Ministère de l’aménagement et des travaux publics) et le Projet PAGE-GIZ, dans la région Diana. Selon les informations fournies, 134 Communes rurales ont commencé à élaborer leurs schémas d’aménagement, depuis l’année 2016. Aujourd’hui 37 Communes sont dans cette phase d’élaboration et 44 autres à la recherche de partenaires pour faciliter cette élaboration. En tout, 215 Communes sur plus de 1 500 dans tout Madagascar ont l’opportunité de procéder aux démarches pour définir leurs SAC. Le Gouverneur de la région Diana et les représentants du MATP ont incité celles qui ne disposent pas encore de cet instrument, à lancer le processus d’élaboration. Ils ont profité de l’occasion pour lancer un appel aux partenaires techniques et financiers, à soutenir les actions du MATP visant à inciter les Communes à relever ce défi de l’aménagement communal.

Antsa R.

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Résultats du baccalauréat 2020 : Publication probable le 17 novembre pour Analamanga

Les corrections des copies des candidats inscrits à Analamanga se font à l’Université d’Ankatso.

La conception et la mise en œuvre du chronogramme relatif aux corrections des copies d’examen du baccalauréat, ainsi que la publication des résultats dudit examen ont été décidées de concert par la direction des examens nationaux et le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique.

« L’organisation des corrections des copies d’examen du baccalauréat est du ressort de la direction des examens nationaux, de l’office du baccalauréat ». Ce sont là les propos d’Elia Béatrice Assoumacou, ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, jeudi dernier, lorsqu’elle a été interrogée par les journalistes sur la phase de correction des copies du baccalauréat. La ministre de faire savoir que « la tâche du ministère de tutelle consiste en la supervision desdites corrections dans l’optique d’éviter d’éventuels troubles ». Les explications des responsables auprès de l’office du baccalauréat suggèrent un bon déroulement de la phase de correction qui en est à la fin de la première semaine. Comme c’est le cas à Mahajanga où « les corrections avancent rapidement et dans de bonnes conditions ». Pour ce qui est des conditions du déroulement des corrections, les organisateurs de cette phase, ô combien cruciale du baccalauréat, ont misé sur la sécurité. Pour le cas d’Antananarivo par exemple, les zones où se déroulent les corrections, à l’université d’Ankatso, sont strictement surveillées. Les salles réservées aux corrections seraient «inaccessibles même au directeur des examens nationaux».

Proclamation. L’entretien entre la ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Elia Béatrice Assoumacou, et les journalistes, jeudi dernier, a permis de savoir que la publication des résultats des examens du baccalauréat devrait se faire en fonction des réalités des régions. Certaines d’entre elles pourraient, en effet, publier lesdits résultats à partir du 14 novembre prochain. « Les corrections avancent à grands pas à Fianarantsoa. Les résultats pourraient être publiés avant ceux des autres régions », avance une source. Ce qui ne serait pas forcément le cas pour d’autres. En effet, la publication des résultats serait tributaire de la distance entre les centres des examens et les régions de correction des copies d’examens. « La publication des résultats du baccalauréat pourrait traîner pour les zones enclavées, contrairement à celle des grandes villes ou des centres proches des ex-provinces», explique notre source. La date de publication des résultats dépendrait également des effectifs des candidats inscrits. Ce serait le cas pour Analamanga qui regroupe le plus grand nombre de candidats. La publication pourrait être fixée pour le 17 novembre pour cette dernière.

 José Belalahy

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Barea- Absence des professionnels d’Europe : « La situation n’est pas catastrophique », selon Solo José

Solo José est un entraîneur bien connu de la capitale, notamment dans la formation des jeunes pousses.

Les inquiétudes s’installent chez les fans des Barea après l’annonce de Nicolas Dupuis sur l’absence de 17 des 23 joueurs des Barea confinés en Europe. Ce qui n’est pas l’avis de tout le monde et notamment de l’entraîneur de Herofoot, Solo José, pour qui la solution de rechange ne manque pas de charme. Il se confie à Midi Madagasikara.

Midi : 17 des 23 joueurs ne pourront pas participer aux matches des Barea contre les Ivoiriens. Est- ce irrémédiable ou avez-vous une solution à ce problème ?

Solo José : « C’est un problème peut-être mais il existe toujours une solution car les joueurs locaux, avec l’aide des Réunionnais, pourraient faire l’affaire surtout que la Côte d’Ivoire ne pourra pas, elle non plus, aligner les Nicolas Pepe, Zaha et Gervinho ainsi que tous les joueurs évoluant en Europe.

 Je dirais bien que la situation n’est pas catastrophique. En remettant les choses à plat, Madagascar possède encore un effectif assez riche pour espérer battre et même à deux reprises ces Éléphants. »

Midi : A vous entendre, il y a de l’optimisme dans l’air ?

Solo José : « Je dirais peut-être avec l’effectif qui nous reste et qu’on a, les Barea sont capables de tenir tête aux Ivoiriens. Je mettrais dans le but le gardien de l’Adema Nina. Dans un dispositif de 4-4-2 je ferais appel à la charnière centrale de St Pierre avec notamment Bapasy et Mamy Gervais. Sur les côtés, il y a l’incontournable Romain Métanire mais je pense aussi à Patrick de l’Ajesaia à droite au cas où le vol au départ des Etats-Unis ne serait pas possible. A gauche, Tsila d’Elgeco Plus fera l’affaire. Parmi les remplaçants de choix, il y a encore Théodin et le gardien de Fosa Juniors Fab ainsi que Ando, le capitaine de la CNaPS Sport. Bref, des hommes d’expérience.

Dans un dispositif avec trois milieux récupérateurs, il y aura bien sûr Ibrahim Amada mais je mettrais aussi Donga de Fosa Juniors et Ando Manoelantsoa de la Ste Marie qui se trouve aujourd’hui dans une forme étincelante. »

Midi : Pourquoi Donga et pas Baggio ?

Solo José : « A mes yeux, Donga est plus efficace à la récupération. De toute manière, Baggio est aujourd’hui sans club, et à la place de l’entraîneur je ne risquerais pas de l’appeler, nos sans club tels Dimitri Caloin et Alex Ramalingom posant eux-mêmes un problème. Dans la foulée, je citerais aussi Thomas Fontaine et Adrien Melvin qui n’ont plus de temps de jeu avec leurs clubs respectifs. »

Midi : Il reste la ligne offensive ?

Solo José : « Légèrement en retrait, je mettrais Dax car c’est là qu’il est le plus efficace. En attaque, par contre, mes choix vont se porter sur Arnaud et Njiva. Mais je mettrais sur les bancs Fabrice qui vient de rejoindre St Pierre mais aussi Carlos Zozimar devenu une véritable star en Malaisie. »

Midi : Pensez vous réellement que cette formation va gagner ?

Solo José : « Je pense que oui. En les motivant à max, ces joueurs-là sont capables de battre même les pros ivoiriens. »

Clément RABARY

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CAPSAT Soanierana : 1 373 armes illégales détruites hier

Hier, le Ministère de la Défense nationale a officiellement lancé la destruction des 1 373 armes reconnues illégales dont la plupart ont été récupérées chez des malfaiteurs, mais également chez des particuliers qui ont décidé de se soumettre à la loi. Pour ces derniers, cela fait suite à l’action de sensibilisation menée par le gouvernement à travers la direction du service national et des réserves. Cette dernière se charge de l’enregistrement et du recensement des armes détenues par les particuliers sur tout le territoire malgache. Cette opération s’est étalée du deuxième trimestre de l’année 2019 au deuxième trimestre 2020. Pendant cette période, l’armée malgache a pu récupérer 1 373 armes dont 136 fusils de chasse, 1 154 armes de fabrication locale et 83 armes de guerre. En ouvrant la série de discours pour marquer cette opération, tenue au camp du CAPSAT à Soanierana hier, le Général de Brigade Jean Claude Rabenaivoarivelo, chef de l’Etat-Major des armées, a tenu à souligner que l’événement d’hier marquait la réussite des efforts entrepris par le Ministère de la Défense nationale (MDN) dans la mise en œuvre du « Velirano n°1 » du président de la République. Cette opération est devenue un lame maîtresse de la politique générale de l’Etat, à savoir le rétablissement de la paix et de la sécurité dans les plus bref délais. Pour la concrétiser, le MDN a mis en place diverses structures comme les Zones rurales prioritaires de Sécurité (ZRPS) et les Bataillons inter-armes et des détachements spéciaux de sécurité dans les zones réputées pour l’insécurité qui y règnent. C’est à travers des éléments affectés auprès de ces structures que l’armée malgache a pu récupérer ces armes, dont beaucoup ont été saisis suite à des accrochages avec des malfaiteurs durant lesquels des militaires ont été tués. C’est pourquoi le CEMA a demandé l’observation d’une minute de silence, afin de rendre hommage aux militaires tombés sur le champ de bataille durant leur service envers la nation.

Respect des conventions internationales

Honorée par le représentant spécial de l’Union Africaine et quelques membres du gouvernement dont le Ministre de l’Intérieur et de la décentralisation, le Ministre de l’Economie et des Finances, et le Ministre de la Sécurité Publique, la cérémonie d’hier a confirmé la volonté de l’Etat malgache de se mettre en diapason avec les engagements de la communauté internationale, en particulier l’Union Africaine (UA). Présente à cette cérémonie, la représentante spéciale de l’UA à Madagascar a tenu à féliciter les efforts déployés par le Gouvernement malgache, notamment ceux du MDN qui répondent aux objectif définis par le sommet des chefs d’Etat et Chef de gouvernement de l’UA dans la lutte contre la prolifération des armes en Afrique en 2017. Cette lutte devra être également commencée par la limitation de la circulation d’armes illégales dans tous les pays membres de l’organisation. Un objectif qui devrait être atteint cette année dont le slogan est : Faire taire les armes au profit du développement. Pour ce faire, Madagascar a adopté le programme de Réforme du Secteur Sécurité (RSS) soutenu par l’Organisation des Nation Unies (ONU). Dans ce sens, le ministre de la Défense nationale, le général de corps d’armée Richard Rakotonirina, a annoncé que le MDN a déjà des programmes bien ficelés en la matière, dont le Document de la Défense et de la Sécurité. Ces programmes devront être présentés au gouvernement pour être validés d’ici la fin de l’année ou en début de l’année prochaine.

T.M.