Les actualités à Madagascar du Vendredi 31 Juillet 2020

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Lutte contre la pandémie - Airtel renforce sa contribution

Multiplication des gestes de solidarité sur tout le territoire malagasy. Dans son engagement dans la lutte contre la Covid-19, Airtel Madagascar vient de répondre à l'appel à solidarité récemment lancé par le ministère des Postes, de la Télécommunication et du Développement numérique (MPTDN). Ledit opérateur a ainsi remis 10 000 masques lavables et réutilisables à la population dans le besoin, afin d'accompagner l'observance des gestes barrières. D'un autre côté, ladite société leader en matière de télécommunication a remis un kit de connectivité internet au profit d'un centre de traitement, pour faciliter le suivi de l'évolution de la pandémie.

« La pandémie Covid-19 est bien réelle et nous sommes tous, d'une certaine manière, exposés à ce virus qui fait des victimes à Madagascar. Il est important de nous protéger et de protéger les autres en observant le port obligatoire de masque pour contribuer au ralentissement de la propagation du virus. En partenariat avec le Gouvernement à travers le MPTDN, nous ne lésinons pas sur nos efforts pour soutenir la population dans cette lutte et aussi faciliter l'accès à la bonne information grâce à la connexion Internet », a déclaré Eddy Kapuku, directeur général d'Airtel.

 La remise des dons s'est tenue vendredi dernier au siège de l'ARTEC à Ivandry, en présence du numéro « un » du 3e  opérateur mobile mondial et de celui du MPTDN. « … Au regard de l'ampleur de cette crise sanitaire qui frappe durement  pays, le ministère des Postes, des Télécommunications et du Développement numérique s'est porté volontaire pour coacher la Région Vatovavy Fitovinany dans la lutte contre le coronavirus. La mobilisation de tous est nécessaire pour garantir le bien-être de l'ensemble de la population.  Ce geste d'Airtel manifeste une fois de plus son engagement à accompagner les efforts du Gouvernement dans cette lutte sans précédent contre la Covid-19. Il est essentiel que l'on puisse se serrer les coudes particulièrement en ces temps difficiles », a avancé le ministre Andriamanohisoa Ramaherijaona à l'occasion. Notons que depuis le début de la crise sanitaire, ladite entreprise a mené diverses actions citoyennes dans la lutte, démontrant son engagement et sa solidarité envers les institutions publiques et la population.

Recueillis par Patricia R.

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Tirs sanglants à un barrage de Gendarmerie - Le gendarme stagiaire en cause à Tsiafahy

Comme nous l’avons annoncé dans l’une de nos précédentes publications, le gendarme stagiaire de la Force d’intervention (FIGN), pointé du doigt d’être à l’origine de graves blessures par tirs d’arme à feu à la fois sur son homologue, son supérieur hiérarchique, et un passant, risque vraiment gros. Les faits sont survenus au cours de la semaine passée à un check point de Gendarmerie à Ambohimangakely. Presque une semaine après, au jour le jour,   le concerné était déféré au Parquet à la suite de quoi cette instance judiciaire l’avait ensuite placé sous mandat de dépôt à la maison de force à Tsiafahy, dans l’attente de sa prochaine comparution. A part les sanctions pénales, celles purement militaires l’attendent aussi.

 

D’après les premiers éléments de l’information, le gendarme stagiaire en cause aurait un problème personnel, une situation qui l’a rendu aigri et agressif ainsi, au point qu’il a été poussé à employer les grands moyens : ouvrir le feu avec son AK-81 sur ses collègues. Pour revenir toujours sur ce qui s’est produit mardi soir, l’autre semaine, le concerné avait eu de vifs échanges verbaux avec son collègue, également stagiaire. L’altercation dont l’origine n’a pas été encore élucidée, s’est produite juste au moment où ils allaient monter dans le véhicule, qui devait les ramener à leur base le même soir. Aveuglé de colère, l’élément mis en cause de cette Force a alors visé d’abord son ami, qui a dû être par la suite hospitalisé du fait de ses blessures, mais aussi deux autres personnes dont son chef.

Actuellement,  l’élément de gendarmerie gravement touché devait être encore sous soins à l'hôpital militaire de Soavinandriana. Dès le lendemain de ces faits, les représentants de la grande famille de la Gendarmerie se sont rendus au chevet de la victime. Ainsi, les Généraux André Randriamanesy, premier commandant adjoint de cette Force et son homologue, directeur de la logistique et de l’intendance, Kassimo, ont tenu ainsi à représenter le secrétaire d’Etat chargé de la Gendarmerie et le commandant de la Gendarmerie pour apporter leur réconfort au gendarme stagiaire blessé. Outre une enveloppe d’un million ariary, remise par les responsables au sein de la gendarmerie, cette Force a également promis de prendre en main tous les soins dont la victime a besoin en vue de son rétablissement.

Franck R.

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Centre de dépistage Andohatapenaka - Plus de 8 000 prélèvements effectués

8177. Du 1er au 27 juillet derniers, le Centre de dépistage Covid-19 situé au Village Voara Andohatapenaka a réalisé 8177 prélèvements pour confirmer la contamination au coronavirus.  Ce sont des patients présentant de formes  symptomatiques qui ont recouru à cette étape importante. Aucun chiffre, se rapportant  au taux de positivité après analyses au sein de laboratoires, n'a été communiqué.  Mais d'après les statistiques partagées par  le Dr Manitra Rakotoarivony, directeur de la Promotion de la santé du ministère de la Santé publique, ce Centre Médical Covid-19 à Andohatapenaka a enregistré 251 visiteurs victimes de problème respiratoire. Et 76 d'entre eux ont été hospitalisés d'urgence dans des établissements sanitaires spécialisés dans le traitement des cas graves voire critiques.   

 

Toujours selon ce responsable du ministère, 12686 individus à savoir 9115 cas symptomatiques et 3763 cas asymptomatiques s'y sont présentés dans cet intervalle de temps afin d'effectuer un test de dépistage du coronavirus. Comme l'ont toujours précisé les autorités sanitaires malagasy, ce sont notamment les personnes présentant des signes évocateurs de la Covid-19 qui sont aptes à passer une analyse en laboratoire.  Aussi,  seuls les médecins en charge des consultations qui se prononcent sur la nécessité d'un dépistage ou non. Ce qui explique  les chiffres de 8177 testés sur les 9115 patients concernés.

En outre, la longue file d'attente aperçue au cours des premières semaines d'opérationnalisation a diminué. Selon Dr Manitra Rakotoarivony, la prise en charge  des cas  symptomatiques modérés auprès des Centres de Santé de base niveau II a plus ou moins tempéré les activités à Andohatapenaka. Si au début,  le centre Andohatapenaka reçoit des centaines de cas suspects, actuellement avec les CBS II  qui totalisent  régulièrement une soixantaine de consultation, le nombre de visite y est assez réduit voire de moitié.

Recueillis par KR. 

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Circulation - 3 000 personnes  entrent et sortent journalièrement d’Analamanga

1 000 camions circulent quotidiennement dans la Région Analamanga. Et au moins 3 000 personnes entrent et sortent chaque jour de cette Région. Cependant, le transport en commun est un moyen de transmission rapide du coronavirus. En effet, si le transport de marchandises a été libéré afin d’assurer le besoin de la population en cette période de crise, une faille dans le contrôle de la santé de ces transporteurs peut être fatale pour la Nation.

 

Face à cette situation, l’Agence de transport terrestre (ATT) a renforcé le contrôle interne dans la région interne. D’après le Général Reribake Jeannot, directeur général (DG) de l’ATT, des cahiers de contrôle sanitaire sont distribués aux chauffeurs de camions. Lesdits cahiers contiennent l’identité de l’équipage à l’intérieur du véhicule ainsi que leur état de santé. «  A chaque passage d’un barrage sanitaire, ce cahier doit être présenté et visé par les responsables », avance le directeur  général de l’ATT. Pour les aides-chauffeurs, ils doivent disposer d’un badge signé par le propriétaire du véhicule ou leurs employeurs. Pour la RN2, le nombre de personnes à bord ne doit pas excéder de 2 et pour les autres axes de 3. Le DG de l’ATT de réitérer qu’enfreindre ces règlements est passible d’une sanction comme la mise en fourrière du véhicule, le retrait des licences et permis. Mais encore, les Forces de l’ordre peuvent traîner les chauffeurs irréguliers devant la Justice, selon la gravité du délit.

 Pour les 21 autres Régions de Madagascar, toutes les mesures restent inchangées. Par ailleurs, les transports sur les zones nationales sont encore fermées, tandis que celles régionales, reliant les Districts à l’intérieur des Régions peuvent poursuivre leurs activités, autant que les zones urbaines et suburbaines. Avec l’évolution de leur situation épidémique, les Centres régionaux de commandement opérationnel (CRCO) locaux peuvent prendre une décision,  et ce en accord avec le Centre de commandement opérationnel (CCO) Covid-19 à Ivato.

Pour les gares routières et stationnement, toutes les réservations devront se faire par téléphone afin d’éviter les rassemblements au niveau de ces endroits.

Anatra R.

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Salut public ?

Le « Rodoben'ny mpanohitra ho an'ny demokrasia eto Madagasikara » (RMDM) divague, s'égare. Tel un piètre groupe de choristes, ils chantent faux. Et le drôle ou le comble dans tout cela, la bande à Tsarahame, une fois sur scène, ne se rend même pas compte que le public, après quelques morceaux seulement, en a assez de son numéro. Trop préoccupés par les soucis, toujours grandissants, causés par l'attaque de la pandémie de Covid-19, les « spectateurs », les concitoyens,  n'accordent aucun intérêt à leur cacophonie. Mais aussi ridicule soit-il, le « groupe » continue dans ses délires de fous comme si de rien n'était ! Dommage !

 

Madagasikara n'a jamais eu droit à de véritables forces de proposition. Le système contre-balance du pouvoir politique, selon le principe cher à la démocratie, n'existe pas. Les tenants du régime n'ont pas en face d'eux d'authentiques opposants. Il ne s'agit plutôt que des ex de ceci ou des anciens de cela « frustrés » de leurs propres échecs, surtout au scrutin et qui cherchent par tous les moyens à réintégrer le pouvoir. Sanctionnés par les verdicts des consultations populaires, les ténors du RMDM, les vrais-faux opposants, se démènent pour se recaser. Leur arme traditionnelle de prédilection étant la déstabilisation.

Faut-il le souligner que le problème est continental, notamment pour l'Afrique francophone. Depuis la vague de « Putsch des Colonels » des années 60-70, le continent noir est en proie constamment à des sautes d'humeur de certains gradés de la caserne ou à des règlements de compte entre hommes politiques qui digèrent mal leurs ratages. Au fond, il s'agit d'un héritage de la gestion bâclée du pouvoir colonial mené par la France. Elle cultivait et entretenait au sein de l'élite locale, tout au long de son règne en Afrique, le concept « diviser pour régner ». Après le supposé départ de ces indélicats « vazaha », l'héritage reste et prend même des dimensions inquiétantes voire avilissantes. Et le pays ne s'en remet plus ! Dans presque tous les pays d'anciennes colonies françaises, les conditions de vie de la population se dégradent à vue d'œil. Le Martiniquais Frantz Fanon a vu entièrement juste dans son livre « Les damnés de la terre », publié peu avant sa mort en 1961, à travers lequel il traite des sujets préoccupants, de l'heure, entre autres « l'aliénation des colonisés » (francophones) et la « lutte pour la libération nationale ». Un an après, l'agronome René Dumont enfonce le clou dans son livre « L'Afrique noire est mal partie » paru en 1962 où l'auteur déplore les conditions décourageantes des Africains (francophones) au départ même de la prétendue décolonisation. Tout porte à croire que la France ne peut pas se défiler de ses responsabilités dans ce « merdier » où l'Afrique (francophone) se fait piéger.

Après de vaines tentatives d'ébranler ou de secouer le socle de la stabilité du pouvoir, les assidus, encore plus, les radicalisés de Bel-Air recadrent leurs tirs et visent un Gouvernement de salut public. D'emblée, les observateurs avertis s'interrogent de quel « salut public » voudraient-ils entendre ? De quel « public » exactement voudrait-on sauver ? La stricte vérité fait part de la tentative du RMDM à « repêcher » ses pensionnaires naufragés en haute mer.

Ndrianaivo

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CAF - Le président Ahmad prudent sur son avenir

Dans une interview à BBC Sport Africa, le président de la Confédération africaine de football (CAF) depuis 2017, a prôné la prudence à propos de son avenir à la tête de l’instance africaine qu’il préside depuis 2017 et dont les élections sont prévues en mars prochain.

 « Je continue de suivre les conseils de toutes les parties participantes du football africain », a déclaré le président de la CAF en exercice à BBC Sport Africa. « Une fois que c’est fait, je pourrai dire si j’y vais ou non. Je ne fais pas cette fonction par ambition personnelle. Je le fais beaucoup plus par motivation collective et actuellement, même si j’y pense un peu, je ne veux pas trop y penser. Je préfère mettre mon énergie dans les obligations auxquelles la CAF doit faire face ces jours-ci, qui sont très urgentes. Beaucoup de choses doivent arriver », rajoute-t-il.

 

Récemment la CAF a décidé d’augmenter les subventions annuelles pour ses membres de 200 000 $ à 300 000 $ comme une première étape. Ce qui a fait réagir certains observateurs, spécialistes ainsi que ses détracteurs de dire que c’est une manière de se lancer dans une campagne électorale qui ne dit pas son nom. « Nous faisons un effort pour stabiliser nos finances à la CAF mais en même temps, nous aidons considérablement les fédérations », s’est défendu le patron de la CAF. « Nous avons décidé de donner 300 000 $ à chacun d’eux, ce qui implique un engagement énorme de la part de la CAF pour 16,2 millions de dollars, mais c’est une obligation. Nous devons investir pour pouvoir espérer augmenter les revenus futurs », a-t-il précisé.

Il est utile de rappeler que Ahmad fait l’objet d’une enquête éthique de la FIFA après que son ancien secrétaire général Amr Fahmy a fait diverses allégations à l’instance dirigeante mondiale du football lesquelles le Malgache a tout nié. D’autre part, les autorités françaises de lutte contre la corruption ont également été intéressées par l’une des allégations qui porte sur un accord controversé avec Tactical Steel, un fabricant français de salles de sport, peu connu, dirigé par un vieil ami de l’attaché d’Ahmad, et ayant fourni du matériel de sport à la CAF en 2017. Le site Web de Tactical Steel souligne son rôle à la fois dans la fabrication et la fourniture d’équipements de gymnastique et non de football. De son côté, la FIFA n’a pas publié d’informations sur l’enquête éthique mais a envoyé des auditeurs à la CAF, avec Pricewaterhouse Coopers dans un rapport accablant, qui a fui en février, s’interrogeant des fonds manquants s’élevant à plus de 20 millions de dollars tout en appelant à une enquête plus approfondie sur le rôle d’Ahmad dans cette affaire.

De plus, entre août 2019 et février 2020, l’instance mondiale a envoyé sa propre secrétaire générale, Fatma Samoura, pour agir en tant que « déléguée générale pour l’Afrique » dans le but d’améliorer la gouvernance du football sur le continent. Beaucoup ont vu cela comme un aveu que l’instance dirigée par Ahmad avait clairement échoué. Le Malgache voit les choses différemment et insiste sur le fait que c’est lui qui a demandé de l’aide. « Je suis peut-être le seul président d’une confédération à avoir une réelle expérience dans

la gestion des affaires publiques », a déclaré l’ancien vice-président du Sénat de Madagascar. « J’étais dans un Gouvernement, dans un Sénat, et ce sont peut-être ces expériences qui m’ont poussé à collaborer avec elle ». La relation conjointe FIFA-CAF, qui a duré six mois avant d’être brusquement interrompue en février, s’est terminée par l’inscription par la FIFA de 100 points qui nécessitaient une réforme, y compris la révision du comité exécutif de la CAF.

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Retour du Président Rajoelina à Nosy Be - Une lueur d'espoir pour les opérateurs touristiques

Cela fait maintenant plus de 4 mois que le cauchemar des opérateurs touristiques dure à Nosy  Be. Le secteur du tourisme est gravement touché par la crise liée à la propagation de la Covid-19 et la situation est désastreuse pour cette partie de la Grande île qui vit entièrement des revenus touristiques. Pour cause, les mesures restrictives qui empêchent toute circulation incluant les vols nationaux et internationaux. Après une première visite durant le week - end dernier, le Président Andry Rajoelina a effectué un nouveau déplacement sur l'île aux parfums en consacrant une grande partie de son temps à une rencontre avec les opérateurs économiques du secteur tourisme. Ce fut l'occasion pour le Chef de l'Etat d'échanger directement avec les acteurs du tourisme sur la relance économique post Covid-19, et ce, en présence du ministre des Transports, du Tourisme et de la Météorologie, du ministre de l'Economie et des Finances, ainsi que de la ministre du Travail, de l'Emploi, de la Fonction publique et des Lois sociales.

 

La politique générale de l'Etat inclut parmi ses grandes lignes la promotion de l'industrie du tourisme. Redynamiser le secteur, attirer les investisseurs, exploiter l'écotourisme et le tourisme vert demeurent les principaux objectifs dans ce sens. Face à la détresse des opérateurs touristiques de l'île aux parfums, le Chef de l'Etat a annoncé qu'une réouverture partielle du secteur du tourisme à Nosy Be pourrait être envisageable vers le début du mois d'octobre. Une décision qui sera, toutefois, conditionnée par l'évolution de la pandémie à Madagascar.

Aide sociales et sanitaires

Pour alléger les charges des acteurs formels du tourisme en cette période de crise, le Chef de l'Etat a également annoncé la possibilité de prêt équivalent à un mois de salaire pour les employés déjà membres de la CNAPS.

« Le délai de remboursement ne dépassera pas 12 mois et il incombera aux sociétés d'établir la démarche auprès des banques pour leurs employés. Ce système de crédit sera destiné aux entreprises ayant été régularisées depuis au moins un an au niveau de la CNAPS. L'objectif étant de préserver le maximum d'emplois durant la période de crise sanitaire », précise - t - on du côté de la Présidence.

Au terme de la rencontre avec les opérateurs touristiques, le Président de la République a, par la suite, enchaîné sa journée par la remise d'aides sociales à la population de Nosy Be dont la majorité vivait du tourisme. Les dons pour chaque ménage sont composés d'un sac de riz, 2 litres d'huile alimentaire et 1 kg de sucre et seront distribués dans les 42 Fokontany de la Commune urbaine de Nosy Be. A entendre le Chef de l'Etat, près de 1 million de foyers vulnérables recevront ce genre d'aide sociale dans tout Madagascar.

Le Président Andry Rajoelina a, par la suite, pris la direction du CHRD de Nosy  Be pour y remettre un appareil de radiologie numérique ainsi qu'une ambulance comme il l'avait promis deux jours auparavant. A ces matériels s'ajouteront une autre ambulance équipée d'appareils de réanimation. Le numéro « un » du pays a aussi promis la rénovation du centre hospitalier afin d'offrir à la population des services de soins adaptés aux normes internationales.

La Rédaction

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Directeur général de l'IMRA - Le CVO a subi le test de toxicité

L'Institut malgache de recherches appliquées a tenu à émettre certaines précisions sur le remède traditionnel amélioré Covid-Organics (CVO). Le directeur général de cet institut, le Docteur Charles Andrianjara a souligné que la production de ce remède a respecté les procédures scientifiques, touchant notamment la question de l'innocuité du CVO laquelle a de nouveau refait surface récemment. Une analyse de toxicité du CVO a été menée sur des animaux en l'occurrence une cinquantaine de rongeurs, explique le DG de l'IMRA. Deux études ont été menées, à savoir une étude de toxicité aigüe et une étude de toxicité chronique. L'étude de toxicité aigüe consistait à administrer une dose élevée de CVO aux rongeurs. A l'issue de cette première étude, aucun mort n'a été compté. Le CVO n'est donc pas toxique jusqu'à une dose relativement forte ou élevée, à en juger les résultats obtenus par l'IMRA.

 

L'étude de toxicité chronique aurait consisté à l'administration de la dose supposée préventive et la dose supposée curative pendant un temps relativement long aux mêmes rongeurs. Les deux doses ont été administrées pendant trente jours. Selon les résultats obtenus par l'IMRA, aucune modification du comportement général des animaux, aucun mort n'a été recensé à l'issue de l'étude de toxicité, pendant un mois. Par ailleurs, il a indiqué qu'aucun changement notable n'a été décelé à l'issue des analystes menées sur le foie, les reins, la rate et d'autres organes. C'est suite à ces résultats que l'IMRA affirme avoir saisi l'appel du Chef de l'Etat de proposer ce CVO comme remède traditionnel amélioré destiné à prévenir mais également à guérir la Covid-19.

A ce sujet justement, récemment, des études cliniques auraient été menées sur les vertus préventives du CVO face au coronavirus. Une cinquantaine de personnes se seraient portées volontaires pour ces études. Une dose préventive a été  administrée à ces personnes, des volontaires sains, qui n'avaient jamais bu du CVO auparavant. A l'issue des 7 jours du protocole, il a été constaté un renforcement significatif du système immunitaire des volontaires. L'administration du remède a été poursuivie pendant 15 jours après le test à l'issue des 7 jours pour observer si l'immunité du sujet reste présente ou pas malgré une pause.

Sur un sujet connexe, l'IMRA effectue aujourd'hui des dépistages rapides de la Covid-19. 31% des personnes dépistées ont été positifs. La plupart des personnes suivies par l'IMRA et traitées par le CVO se sont remises et ont vu leur santé s'améliorer. Les recherches continuent au sein de l'institut. Les propriétés antivirales du CVO ont également été mises en avant. En outre, le Dr Charles Andrianjara a affirmé sa déception quant aux agissements de certains journalistes venus l'interviewer, lesquels sont sortis du contexte voire déformer certains de ses propos dans leur reportage diffusé récemment concernant le Covid-Organics. Le DG de l'IMRA affirme par ailleurs que ces journalistes se seraient présentés à lui de prime abord avec un ordre de mission de chez Transparency International Initiative Madagascar.

La Rédaction

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Feux de brousse - Les sites touristiques de Boeny menacés

Les pressions anthropiques prennent de l’ampleur. Avec la crise sanitaire actuelle, les crimes environnementaux ont particulièrement augmenté au cours des derniers mois. La menace pesant sur les ressources naturelles, surtout les forêts, s’amplifient qu’aujourd’hui, même les sites touristiques du pays se retrouvent également menacés. Pour la Région de Boeny par exemple, les feux de brousse et de forêts se sont accentués dans le District de Mahajanga II, à cause de la production de charbon. Plusieurs hectares sont déjà partis en cendres.  

« Cette multiplication des points de feux est sur le point de causer la dégradation la grotte d’Anjohibe, dans la Commune de Mariarano, ainsi que les attraits touristiques qui s’y trouvent comme la chute de Mahafanina et les nombreuses concrétions calcaires qui forment les stalagmites. Actuellement, ils se rapprochent en effet de plus en plus de ces sites », rapportent les responsables de la Direction régionale de l’Environnement et du Développement durable (DIREDD) de Boeny Betsiboka. Lors d’une descente, les autorités ont même découvert la coupe illicite de près de 200 mangroves.

Pourtant, le tourisme, autant local qu’international, figure parmi les principales sources de revenus de la population de la région. La dégradation des sites touristiques pourrait ainsi impacter sur toutes les activités rattachées à cette filière. « Mahajanga compte parmi les destinations les plus prisées par les vacanciers malagasy. Outre les plages, ils souhaitent aussi découvrir de nouveaux endroits pour le plaisir des yeux. Si ces sites venaient à disparaître à cause des feux de brousse et autres, nous n’aurions plus de quoi proposer à nos clients. Les vacanciers pourraient alors se désintéresser de la région au fil du temps. Ainsi, ce n’est pas seulement l’environnement qui est menacé, c’est toute l’économie locale, mais surtout, malgré cette crise, nous espérons toujours une reprise des activités touristiques », défend un guide touristique de la région.  

Conscientes de la gravité de la situation, les communautés locales se mobilisent pour lutter contre les feux. « Ce site fait notre richesse. Il est donc important d’en prendre grand soin. Malheureusement, certaines personnes n’en prennent pas conscience et continuent de détruire nos ressources naturelles. Mais nous continuons de renforcer nos actions et sensibilisations pour limiter cette destruction », a déclaré la VOI Sambatra, gestionnaire du site. Des suggestions ont été données aux membres de la VOI (Vondron’olona ifotony) Sambatra, concernant le renforcement des patrouilles et la mise en place de pare-feu.

En tout cas, ces sites touristiques ne sont qu’un exemple. Plusieurs sites et réserves naturelles subissent aujourd’hui la même situation. Les actions de lutte contre la dégradation de l’environnement doivent être encore multipliées pour éviter qu’à la fin de cette crise, la Grande île ait épuisé toutes ses ressources naturelles.

Rova Randria

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Fonds monétaire international - Un financement additionnel de 171 millions de dollars pour Madagascar

Un besoin de financement estimé à 580 millions de dollars. La crise sanitaire a réellement engendré un ralentissement de l’économie de Madagascar. Elle se traduit par la baisse du taux de croissance économique et des recettes fiscales. Et pourtant, la mise en œuvre du Plan multisectoriel d’urgence nécessite encore plus de 800 millions de dollars. Une raison pour laquelle l’Etat malagasy recherche des financements auprès des partenaires techniques et financiers pour riposter à la  pandémie de Covid-19. Le Fonds monétaire international (FMI) tend alors la perche au Gouvernement en approuvant un financement additionnel de 171,9 millions de dollars, au titre de la facilité de crédit rapide (FCR).

En effet, le Conseil d’administration de l’institution a donné son feu vert, hier. Il faut dire que l’augmentation de la quote-part du pays à 100%, si elle était initialement à 50%, a permis d’augmenter le montant de l’emprunt. Le chiffre est passé de 80 millions de dollars en juin dernier à 171 millions de dollars. Dorénavant, le prêt à titre d’aide d’urgence auprès de cette institution de Bretton Woods s’élève à 337 millions de dollars depuis le début de la pandémie. L’institution a déjà débloqué 166 millions de dollars en avril dernier. D’après le rapport du ministère de l’Economie et des Finances, cette somme servira à financer le gap dans la finance publique. Plus précisément, le budget sera alloué au renforcement du système de santé et la protection sociale, au plan d’aide économique - dans le cadre du plan national d’urgence du Gouvernement - comme le soutien au secteur privé ainsi qu’à la préservation du secteur financier notamment le taux de change.

Audit

Etant donné que la transparence vis-à-vis de la gestion du financement crée une polémique durant cette crise sanitaire, le Gouvernement malagasy s’engage à établir un rapport auprès du FMI. “Les autorités se sont engagées à faire preuve de transparence et de responsabilité pour s'assurer que les ressources de la Facilité de crédit rapide sont utilisées de manière appropriée et aux fins prévues. Afin de garantir que les financements fournis sont utilisés de manière efficace pour faire face à la crise, les autorités renforceront la transparence, notamment avec la publication des marchés publics liés à la réponse à la pandémie et avec des audits post-crise », note Antoinette Sayeh, Directrice générale adjointe du FMI. A noter que le ministère de tutelle publie mensuellement dans son site web un rapport sur les financements relatifs à la lutte contre le coronavirus. Le dernier mis à jour table un financement extérieur à hauteur de 671 millions de dollars.

Solange Heriniaina