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Les actualités à Madagascar du Dimanche 31 Janvier 2021

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Conjoncture - Le FIZAFAFI très critique envers des députés de l’Opposition

Les membres du « Fikambanan’ny zanak’i Fianarantsoa » (FIZAFAFI) ont présenté leurs vœux à leur présidente et non moins présidente en exercice de l’Assemblée nationale Christine Razanamahasoa, ainsi qu’aux 4 sénateurs natifs de la Province de Fianarantsoa, en fin de semaine dernière. Pour cause de Covid-19, seuls les membres au sein du bureau permanent de l’association ont effectué cette présentation de vœux.

L’occasion de cette sobre cérémonie a été choisie par les membres du FIZAFAFI pour effectuer une déclaration sur la situation politique dans le pays. Parlant de l’actualité du moment, l’association parle de tentative de destabilisation perpétrés par certains députés de l’Opposition. Le secrétaire général du FIZAFAFI, qui est par ailleurs directeur de cabinet de la présidente de l’Assemblée nationale, dénonce par ailleurs des attaques personnelles ainsi que des critiques infondées. Il fustige l’éthique de ces parlementaires en cette période d’inter-session et appelle à éviter les provocations et les diffamations à l’endroit des dirigeants étatiques. « Ce sont également des responsables dans le pays », martèle le SG du FIZAFAFI. Et lui de soutenir qu’il serait dommageable de devoir revenir en arrière alors que le pays a à sa tête un dirigeant convaincu de pouvoir faire avancer le pays. 

La cérémonie a été choisie par le FIZAFAFI pour rappeler les efforts accomplis par l’association dans les domaines du social et du politique. Et eux de rappeler ainsi les efforts accomplis lors des élections communales et municipales, notamment à Antananarivo Renivohitra. L’an dernier, le FIZAFAFI affirme avoir aidé à l’élection des actuels sénateurs issus de la Province de Fianarantsoa. L’association œuvre aussi dans le domaine environnemental. Un reboisement a été effectué à Ambalavao Antananarivo. « Notre démarche s’inscrit dans le cadre de la politique de l’Etat pour le reverdissement de Madagascar », soutiennent les membres du bureau de l’association.  Parlant de la lutte contre l’épidémie de la Covid-19, cette association a apporté sa pierre à l’édifice, en remettant des dons au Centre régional de commandement opérationnel des Régions de Haute Matsiatra et d’Amoron’i Mania. L’association a en outre émis sa reconnaissance à l’endroit du pouvoir central, pour la confiance accordée aux natifs de la Province de Fianarantsoa, qui sont nommés dans diverses institutions du pays. 

La Rédaction

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Assassinat de Danil R. et exportation illicite d’or - Laissons parler la Justice !

La parole à la Justice. L’affaire du meurtre de Danil Radjan a connu dernièrement un rebondissement. Le patron d’une société de gardiennage a été placé en détention préventive à Tsiafahy en fin de semaine dernière. Un placement sous mandat de dépôt qui fait suite à un déferrement dans la journée même, consécutif à son arrestation quelques heures plus tôt.

Aucune information sur les raisons de cette mise sous mandat de dépôt n’a été communiquée. L’hypothèse la plus répandue serait que cet emprisonnement ferait suite aux vidéos circulant sous les manteaux, montrant les aveux du prévenu dans l’affaire du meurtre de Danil Radjan. Face à la caméra, le ressortissant étranger placé à Tsiafahy a reconnu son implication dans cette sordide affaire. Il a également mentionné le nom de deux personnes qu’il accuse d’être les commanditaires, deux ressortissants de nationalité française. Des dénonciations qui ont été faites sans preuve. Outre ces vidéos, des procès-verbaux d’audition des trois employés de la société de gardiennage ont également fuité sur les réseaux sociaux. Ces agents avouent leur crime et dénoncent l’implication de leur responsable en contrepartie d’une somme d’argent. 

Le « Vazaha » envoyé à Tsiafahy avait été interpellé par les Forces de l’ordre avec trois Malagasy quelques jours après la découverte du corps sans vie de Danil Radjan dans le parking du centre commercial La City, Ivandry en septembre 2020. Il avait ensuite bénéficié d’une liberté provisoire mais a été placé sous contrôle judiciaire pendant l’instruction. Trois Malagasy, quant à eux, avaient par contre été placés sous mandat de dépôt à la maison de force de Tsiafahy. La suite de l’affaire est en tout cas entre les mains de la Justice.

Toujours en parlant de justice, l’attention des observateurs sera braquée à un peu moins de 2 200 kilomètres d’Antananarivo. Johannesburg abritera en effet ce jour un évènement qui tient en haleine l’opinion malagasy depuis un mois. C’est dans la Capitale sud-africaine que se déroulera le procès des trois présumés passeurs d’or arrêtés à l’aéroport de Johannesburg. Interpellés à cet aéroport en possession de 73,5 kg d’or dans leurs bagages à main, ils sont inculpés pour transport illicite de métaux et violation des lois douanières sud-africaines. L’issue de la demande d’extradition transmise aux autorités sud-africaines par la Justice malagasy sera donc scellée ce jour. 

Depuis l’éclatement de cette affaire, le Président de la République, affirmant son intransigeance, a exigé que tous ceux qui sont impliqués dans cette affaire soient traduits devant la Justice. L’Etat malagasy a porté plainte au niveau du Pôle anti-corruption pour faire la lumière sur cette affaire. Dix personnes soupçonnées d’être mêlées au trafic ont été placées sous mandat de dépôt. En fin de semaine dernière, les autorités ont lancé des avis de recherche à l’encontre de sept personnes dans le cadre de cette affaire. Il s’agit notamment d’Andriafendrianana Amstrong, Azaly Failaza, Toky Nathan dit Teddy, Ben Hassan Salimo,  Saady Fanohizana, Andrianantenainambinintsoa Pierre Stenny et Mahamodo Saïd. Ce dernier serait le fils de Mahamodo, l’un des trois Malagasy arrêtés en Afrique du Sud avec Anjaranantenaina Heriniaina et Regasy Francis Deliot.

La Rédaction

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Ministre de l’Education nationale - Multiples dotations dans l’Ifanadiana

La ministre de l’Education nationale Sahondrarimalala Marie Michelle est en tournée dans le Vatovavy- Fitovinany. Dans le District d’Ifanadiana, l’EPP et l’école catholique Sacré cœur ont été dotés de kits scolaires. Elle a également effectué un suivi de chantier de l’école manara-penitra.

Première descente. La ministre de l’Education nationale Sahondrarimalala Marie Michelle effectue sa première descente en Région depuis le début de l’année. Elle a choisi la Région de Vatovavy-Fitovinany pour développer le secteur de l’éducation auprès de la population. De multiples matériels scolaires ont été distribués.

L’EPP de Ranomafana- Ifanadiana a été dotée de kits scolaires par la ministre de l’Education nationale. Des dictionnaires, des cahiers, des stylos, des règles et des ardoises ont été distribués au profit des élèves. Elle a également fait part de sa volonté d’apporter des améliorations au niveau de la cantine scolaire.

Après la visite de l’EPP, la ministre et son équipe ont visité l’école catholique Sacré cœur de Ranomafana- Ifanadiana. Une école où il y a des élèves depuis la préscolaire jusqu’à la classe de terminale. Ne faisant aucune distinction en ce qui concerne les élèves, la ministre a également doté cette école de matériels scolaires, surtout des dictionnaires.

Profitant du passage à Ifanadiana, la ministre a effectué un contrôle de chantier de l’école manara-penitra de Ranomafana. Elle

a notamment repéré des

imperfections dans la construction de l’école. Ainsi, elle a intimé l’ordre à l’entrepreneur d’effectuer des retouches dès lundi prochain pour que l’école soit construite dans les règles de l’art au profit des élèves qui vont y étudier.

En fin de semaine dernière, la ministre a procédé à l’inauguration du CEG de Ranomafana. La construction a été faite en collaboration avec l’UNICEF. Le CEG sera également doté de matériels scolaires comme des tables- bancs, des kits scolaires, des cahiers, des dictionnaires et des manuels scolaires. Le but étant de donner un environnement serein aux élèves et des matériels scolaires pour l’amélioration de la qualité de l’enseignement.

La tournée de la ministre de l’Education nationale ne s’arrêtera pas dans l’Ifanadiana. Elle se rendra à Mananjary puis dans d’autres Districts de la Région de Vatovavy - Fitovinany. Le message principal est d’inciter les élèves à bien étudier et à forger leur avenir.

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A quand le PEM ?

Initialement prévue pour le 19 janvier, la présentation du Plan pour l’émergence de Madagasikara (PEM) a été reportée sine die. Le Chef de l’Etat, Rajoelina Andry, a voulu coïncider l’officialisation du PEM avec le second anniversaire de son accession à la magistrature suprême du pays. Au départ, le programme initial de présentation de cePEM fut programmé dans le courant du premier trimestre 2020 mais le maudit virus de la Covid-19 a tout bouleversé.

En effet, d’après le chronogramme établi, la première année du mandat (2019) a été réservée à la mise en place du régime ainsi que l’élaboration du plan sectoriel de développement au niveau de chaque Département. En deuxième étape, le plan sectoriel intégrera le Plan d’émergence national. Les contraintes et les exigences sinon les priorités imposées par la crise sanitaire dictaient leurs lois. Le reste a dû être relégué au second plan entre autres le PEM, évidemment. Toutefois, une question reste pertinente : « A quand le PEM ? ».

Durant le Conseil des ministres du 9 décembre, le Président Rajoelina sommait le Gouvernement en ce sens que chaque ministre doit remettre sa copie au plus tard le 10 janvier, date de rigueur. En début d’année, le Chef de l’Etat, ayant constaté que certains ministres n’ont pas pu honorer la date voulue, accorda un moratoire. Tout devait être bouclé impérativement avant cette seconde date butoir, le 19 janvier 2021.

Mais pour des raisons qui échappent au commun des mortels, la présentation du PEM programmée le 19 janvier a dû être encore reportée. Gageons qu’une ou des raisons majeures motiveraient le second report. Parmi les raisons, la journée du 19 janvier a été dédiée au lancement national du reboisement. C’est un motif de taille ! Dans le « Velirano », le Président Rajoelina s’engage à refaire de la Grande île une « Ile verte ». En effet, ce jour-là, le Chef de l’Etat dirigeait, en personne, les actions de reboisement dans le Sud de l’île, à Taolagnaro. Sous une pluie battante et parcourant à pied sur une distance conséquente, Andry Rajoelina tenait à honorer ses engagements.

Un aventurier dans le désert sans plan de marche précis risquera de s’égarer. Sur route, un conducteursans itinéraire fixé d’avance ira ailleurs. Un navire sans cap précis à atteindre naviguera à vue et se perdra en haute mer. Un avion sans plan précis sera victime de la déviation de Coriolis et risque d’être non repéré par le radar. Etc. Ainsi, un pays sans programme social et économique préétabli errera dans le « désert » de l’indifférence. Des dirigeants sans plan de travail qui cadre les intérêts supérieurs de la Nation sont ni moins ni plus des « aventuriers » sans scrupule qui prendront en otage le peuple tout entier. Le numéro Un du pays, Rajoelina Andry Nirina, ne transige point sur ce domaine précis. Il ne conduira jamais le pays vers l’inconnu.

A quand donc le PEM ? C’est la question. Il ne s’agit pas certainement d’un plan de type socialiste ou communiste dont le contenu sert uniquement à amuser la galerie. Mais c’est le tableau de bord utile pour la visibilité de la conduite des affaires de l’Etat.

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Campagne de reboisement 2021 - 366 000 jeunes plants mis en terre en dix jours

Un bon départ. La campagne de reboisement de l’année 2021 a été lancée officiellement à Taolagnaro, le 21 janvier dernier, par le Président de la République Andry Rajoelina, sous le thème: « Izay mamboly hazo tia tanindrazana, izay mandoro ala mandoro tanindrazana ».

Dix jours après ce lancement, près de 366 510 jeunes plants, soit l’équivalent de 230 hectares, ont déjà été mis en terre autant par des acteurs du secteur public que du privé, dans les quatre coins du pays. En effet, reverdir Madagascar ne repose pas seulement sur les épaules des autorités mais de chaque citoyen. Vu l’état critique de l’environnement du pays, chacun se doit d’apporter sa contribution pour avoir le maximum d’impacts. Toutefois, le chemin est encore loin, sachant que le ministère de l’Environnement et du Développement durable a fixé comme objectif une surface de 75 000 ha à reboiser pour cette année. Il faut savoir que ce reboisement est loin de suffire vu que la Grande île perd au minimum près de 100 000 ha de ses forêts chaque année. En plus du reboisement, les actions de lutte contre le feu et la dégradation des ressources forestières doivent être renforcées. « La lutte contre la pauvreté figure parmi les priorités du ministère aujourd’hui. A ce jour effectivement, c’est la pauvreté qui pousse les communautés résidant à proximité des réserves naturelles à exploiter illicitement ces ressources. Et nous mettons tout en œuvre pour inverser cette situation à travers l’amélioration de la gestion des aires protégées pour que les populations bénéficient des avantages de la préservation et l’exploitation durable des ressources, ou encore la mise à disposition des diverses activités génératrices de revenus. D’autre part, nous appliquons encore la politique " tolérance zéro " pour tout acte nuisant à nos ressources naturelles », soutient Vahinala Baomiavotse Raharinirina, ministre de l’Environnement et du Développement durable. Utile et de proximité Cette campagne se diffère également des autres de part sa vocation. Ce reboisement se veut être utile et de proximité. Chaque arbre planté dans chaque Région a ainsi un objectif spécifique. Il a été choisi pour répondre aux besoins des populations environnantes. Chaque communauté sera ensuite initiée à l’exploitation durable de ces ressources, notamment les arbres à l’origine des huiles essentielles ou encore les arbres fruitiers. Cependant, pour arriver à cet objectif, les suivis du reboisement seront accentués pour les prochains mois. Rova Randria

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FIVMPAMA - Entraide entre opérateurs pour trouver des débouchés

Business to business. Les membres du groupement du patronat malagasy (Fivondronan’ny mpandraharaha malagasy ou FIVMPAMA) se soutiennent mutuellement pour écouler leur produit pendant cette crise économique.

Ils ont lancé, vendredi dernier à Ambatobe, une plateforme digitale permettant de faciliter les échanges. En effet, le secteur privé, surtout les Petites et moyennes entreprises (PME), est le plus touché par les conséquences de la pandémie. Malgré la reprise, la faiblesse du pouvoir d’achat des ménages conduit à la perte de clientèle pour les entreprises. Cette plateforme favorise ainsi la mise en relation entre entreprises. « Il faut qu’on trouve des solutions pour sauver notre activité. C’est la raison pour laquelle on exploite notre réseau. Notre situation n’est plus comme avant. On doit multiplier le nombre de client pour gagner des bénéfices car la majorité des Malagasy ont vu leur revenu baisser à cause de la pandémie. Grâce à cette plateforme, les opérateurs peuvent s’entraider. Il suffit qu'un chef d’entreprise détermine son besoin et le reste propose les services ou l'offre. Notons que le coût des matières premières grimpe en ce moment. Cette stratégie évite les intermédiaires grâce au contact direct avec les fournisseurs » explique Razafiarison Andrianavalomanana, président du FIVMPAMA. D’après les chiffres fournis, le FIVMPAMA regroupe 5 000 opérateurs répartis dans toute l’île. 40% d’entre eux ont cessé leur activité faute de trésorerie. Ils travaillent dans tous les secteurs d’activités pour ne citer que l’agriculture, l’élevage, la transformation, le commerce. Le président du groupement déplore la crise politique actuelle. Le secteur privé recherche une stabilité, selon ses dires. « C’est le moment de faire preuve de solidarité et non pas de créer des tensions. L’activité des entreprises dépend fortement de la situation politique dans le pays. Nous souhaitons d’ailleurs plus de dialogue entre le public et le privé pour rechercher ensemble des solutions face à la crise actuelle », souligne-t-il. Solange Heriniaina

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Fidiniavo Ravokatra - « Pour que le secteur minier contribue à la préservation de l’environnement »

Pointé du doigt par rapport à la dégradation de la nature. Fidiniavo Ravokatra, le ministre des Mines et des Ressources stratégiques, veut enlever l’image négative du secteur minier en participant activement à la campagne de reboisement.

Suite au feu vert lancé par le Président de la République, le 19 janvier à Taolagnaro, son département ministériel ainsi que les organismes y rattachés et leurs partenaires ont planté des arbres vendredi dernier à Tsinjony Ampangabe. « L’objectif consiste à reverdir Madagascar. Conformément à la devise du Président de la République, planter un arbre sauve une vie, couper un arbre coupe une vie. Nous avons ainsi apporté notre part en mettant en terre 7 000 jeunes plants ce jour. On a choisi l’acacia et l’olive. Le secteur minier est toujours considéré comme facteur de dégradation de l’environnement. Mais cette action témoigne le contraire. Nous mobilisons d’ailleurs toute la population à rejoindre cette cause », déclare Fidiniavo Ravokatra, numéro un dudit département. A noter que ce site a toujours été le site de reboisement de l’Office des mines nationales et des industries stratégiques (OMNIS). Une surface de 31,5 hectares a été reboisée jusqu’à ce jour. Solange Heriniaina

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Reverdir Madagascar - Alamino mise sur l’intelligence collective

Une approche inédite pour la Grande île. Alamino, l’Agora des paysages et des forêts, initiative nationale, a été lancée jeudi dernier à Ambatobe par 41 acteurs publics et privés.

A travers cette initiative, les acteurs du reverdissement veulent mobiliser l’intelligence collective et les énergies malagasy, pour réussir le reverdissement national, restaurer les forêts et les paysages agricoles, et lutter contre la pauvreté et les effets de la crise climatique.  « Madagascar peut stopper la déforestation et convertir une grande partie de ses terres dégradées en forêts et paysages agricoles fertiles, permettant ainsi de lutter contre la pauvreté et le réchauffement climatique, et de protéger la biodiversité » explique ​Claude Fanohiza​, président d’INDRI (Initiative pour le développement, la restauration écologique et l’innovation). « Madagascar dispose de nombreux acteurs compétents investis dans la restauration des paysages. Il existe beaucoup d’initiatives, et les bailleurs de fonds sont volontaires pour les soutenir. Pourtant, la couverture forestière n’arrête pas de disparaître. Donc, il faut changer la méthode. C’est ce que nous voulons apporter avec Alamino : faciliter la coordination et réflexion collective entre les acteurs pour aider à inverser la tendance » rajoute Vatosoa Rakotondrazafy​, coordinatrice de l’Agora.Au cours d’une première réunion, les actions à entreprendre cette année pour réduire les feux ont déjà été identifiées. Ensuite, elles vont être publiées prochainement pour inspirer l’action de tous les acteurs à Madagascar. Il faut un vrai consensus malagasy multi-acteurs sur les sujets clés tels que la lutte contre les feux, le secteur foncier et la planification territoriale, ainsi que l’éducation et la sensibilisation, mais surtout le reboisement.Recueillis par Rova Randria

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Coronavirus en milieu scolaire - Fermeture provisoire d’un lycée à Morondava

Deux cas confirmés en une semaine. Un élève en classe de 3è et un autre en classe de 2nde sont récemment testés positifs du coronavirus auprès du Lycée privé catholique immaculée conception (LPCIC), selon les informations recueillies. « Ces élèves ont contracté le virus chez eux. Dès que les responsables en étaient informés, ils ont pris toutes les mesures nécessaires pour interrompre toute transmission. L’isolement des classes où les cas confirmés sont inscrits ou encore la désinfection de toutes les salles et bureaux en font partie », souligne notre source locale. Cet établissement sis à Morondava - centre a ainsi opté pour une fermeture provisoire de 2 semaines, afin d’éviter toute propagation de l’épidémie en milieu scolaire. Par conséquent, la suspension des cours s’applique entre le samedi 30 janvier et le dimanche 14 février. Toutes les activités prévues entre ces dates sont également suspendues. Les élèves reprendront la classe à partir du 15 février prochain, selon le communiqué émanant du proviseur dudit établissement, relayé sur la page Facebook d’une station radio locale. Néanmoins, la responsable du LPCIC a tenu à rassurer les parents d’élèves que la situation est sous contrôle, pour éviter toute panique. 

Désinfection de 117 établissements à Antananarivo

Parmi les mesures préventives adoptées. Le ministère de l’Education nationale (MEN) a démarré la campagne de désinfection des établissements scolaires dans la Circonscription scolaire d’Antananarivo- ville. Le week-end dernier, 117 écoles primaires publiques (EPP), Collèges d’enseignement général (CEG) et lycées en sont touchés. La campagne vise, rappelons-le, à lutter contre la propagation de l’épidémie de coronavirus en milieu scolaire afin de mieux protéger les élèves et les enseignants. Dernièrement, 2 élèves et un enseignant issus de 3 établissements différents de la Capitale en étaient contaminés, d’où la nécessité de prendre des mesures. Jery Andrianilanona, directeur de l’Education fondamentale et de la Petite enfance auprès du MEN, a profité de l’occasion pour solliciter la collaboration de la Direction régionale du ministère de l’Eau, de l’Assainissement et de l’Hygiène ainsi que des comités de gestion des risques et des catastrophes pour la désinfection de toutes les écoles dans les 22 Régions. « La désinfection devra être effectuée de temps en temps pour préserver la santé et éviter la propagation de l’épidémie », a-t-il souligné. Pour les établissements privés, aucune campagne n’est prévue jusqu’ici...

Recueillis par Patricia Ramavonirina

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Effondrement d’une construction à Anosizato - Le corps de l’ouvrier disparu retrouvé

L’écroulement d’une construction en béton encore en cours d’extension, et qui devait servir d’entrepôt, a fait un mort et 9 blessés à Anosizato, mercredi matin dernier.  Parallèlement à cela, un ouvrier manquait à l’appel. Il fut déclaré porté disparu, depuis. Samedi après-midi dernier pourtant, l’affaire a connu un rebondissement.

Les pompiers ont finalement réussi à repérer son corps au milieu et sous les décombres de ce dépôt. La victime, un homme de 31 ans, domicilié à Ambatomirahavavy, célibataire, ne présente visiblement pas de blessures apparentes. L’on craint qu’il ait succombé à la suite d’une asphyxieaprès qu’il eut passé plusieurs heures sous des débris, donc dans un endroit où l’air s’est raréfié totalement. “Les sapeurs-pompiers ont dû agir comme avec des pincettes pour dégager la dépouille, de crainte de provoquer un autre écroulement tant l’ensemble de l’infrastructure touchée est instable”, assure une source auprès de la caserne des pompiers à Tsaralalàna. Hier, les proches ainsi que des représentants de l’entreprise où a travaillé le malheureux se sont rendus à la morgue où les médecins ont dû encore l’autopsier. La victime a effectué des travaux de coffrage sur le sommet de la construction. Elle a commencé à faire parler d’elle après que les responsables du chantier se sont rendu compte de sa disparition. Une situation qui a été rapportée à la presse par la présidente du Fokontany d’Anosizato-Est, “Lorsqu’ils ont voulu faire la présence, les responsables se sont aperçus que l’ouvrier manquait toujours à l’appel. Du coup, nous avons dû appeler à nouveau les pompiers pour qu’ils recommencent les recherches”, commente la présidente du Fokontany. De leur côté, les pompiers ont obtenu de l’aide du côté du BNGRC ainsi que d’une entreprise de construction et de bâtiment, entreprise laquelle a dépêché un camion-grue et autres engins sur le site de l’accident, pour les opérations de sauvetage et de recherche qu’ils ont menées.  De son côté, l’entreprise de construction chargée du chantier sur l’entrepôt sis dans l’enceinte de Saify Park, par le biais d’un communiqué, a tenu à apporter une explication sur la cause du drame. Elle évoque l’averse du 26 dernier comme ayant été à l’origine du ramollissement du sol sur lequel est bâti le dépôt et les rafales de vent qui ont occasionné des dégâts sur l’ensemble même du bâtiment. Mais son propriétaire risque gros du fait de la nature des poursuites, essentiellement formulée par la Commune urbaine d’Antananarivo, et dont il fait l’objet : de lourdes amendes, et un emprisonnement l’attend même à cause des irrégularités constatées, entre autres l’absence de plaque où doivent être mentionnés le maître d’œuvre ainsi que le numéro de permis de construire délivrés par les autorités, selon la loi en vigueur.F. R.

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Education physique de qualité - Recrutement de 1 000 professeurs d’EPS

Une pépinière des sportifs. Madagascar est le leader dans la mise en œuvre de l’Education physique de qualité (EPQ) en Afrique. Cependant, le nombre des maîtres et maîtresses d’Education physique et sportive (EPS) exerçant dans le pays est encore largement insuffisant. Si la norme internationale requiert un professeur pour 30 élèves, dans le pays il est de 5 600 élèves.

Afin d’atteindre l’objectif qui consiste à offrir une éducation physique de qualité pour les élèves malagasy ainsi que les objectifs de développement durable, le ministère de la Jeunesse et des Sports - à travers l’Académie nationale des sports (ANS) - a reçu un mandat du Gouvernement pour recruter 200 apprentis par vague pendant 10 ans. Au total, 1 000 maîtres et maîtresses d’EPS recevront leur certificat à la fin du recrutement. La formation dure deux ans et l’entrée à la formation se fait par voie de concours.La sortie de promotion pour la première vague s’est tenue en fin de semaine dernière à l’ANS, Ampefiloha. 156 maîtres et maîtresses d’Education physique et sportive ont reçu leur certificat. D’après le directeur général de l’ANS, ils rejoindront tout de suite leur poste au sein des Collèges d’enseignement général (CEG) répartis sur tout le territoire national. « L’objectif est de former des citoyens responsables en rehaussant la valeur du sport et de l’éducation physique. C’est au moment de leur adolescence que les enfants sont les plus réceptifs et performants », avance-t-il. Quant à l’ANS, elle assurera le suivi-évaluation ainsi que la formation continue de ces professeurs d’EPS. L’éducation physique de qualité est un apprentissage actif, inclusif et mutuel. Ce programme encourage les étudiants dans le développement de leurs compétences physiques, sociales et émotionnelles pour qu’ils deviennent plus tard des citoyens ayant confiance en eux et socialement responsables.Recueillis par Anatra R.

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Journée de mobilisation citoyenne - Un « Tagnamaro » spécial à Andramasina

Réalisée un dernier samedi du mois. L’Ecole primaire publique (EPP) d’Andramasina a accueilli un « Tagnamaro » exceptionnel, samedi dernier. Bien que cette journée de mobilisation citoyenne n’ait pas été réalisée un 3ème samedi du mois, comme les autres éditions, le principe reste le même.

« Les travaux entrepris durant cette journée sont assurés par des bénévoles. De plus, aucun financement de l’Etat n’est alloué pour leur mise en œuvre », souligne Lalatiana Andriatongarivo, ministre de la Communication et de la Culture (MCC). Ce numéro Un dudit département ministériel a conduit la délégation qui s’est chargée des travaux, avec la participation des enseignants, parents d’élèves, communautés et autorités locales.  Selon les informations recueillies, l’EPP d’Andramasina a été choisie pour effectuer ce « Tagnamaro » spécial puisqu’aucune réhabilitation n’y a été menée depuis des années. Les bénévoles se sont chargés des travaux de peinture des salles de classe, de la clôture et du portail. A cela s’ajoutent la construction d’un dallage, la réfection de la toiture ainsi que la rénovation de la cantine scolaire, y compris les tables et chaises, ou encore la plantation d’arbres fruitiers. Après quelques heures de forte mobilisation, l’établissement fait désormais peau neuve. La ministre de tutelle n’a pas manqué de sensibiliser les élèves, parents et communauté sur l’importance de l’entretien de telles infrastructures.Recueillis par Patricia R.

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Tentative d’assauts d’un gang à Anosizato - Trois assaillants meurent fauchés par les balles du SAG

Une effusion de sang vendredi soir dans le quartier d’Anosizato, dans le périmètre du Fasan’ny Karana. Les armes ont crépité tandis que trois corps gisaient inertes sur le bitume au milieu de flaques de sang. Il s’agissait de ceux qui ont tenté, avec 7 autres de leurs camarades à perpétrer un assaut dans le secteur.

Cependant, ils ne s’étaient guère attendus à ce que les hommes du Service antigang de la Police (SAG) s’y étaient déjà embusqués.  Les dix bandits armés ont ouvert le feu en premier, visant les Forces de l’ordre. Il y eut un bref échange de tirs assez violent. Effectivement, la Police était plus rapide dans le maniement des armes. C’était dans ces circonstances que les trois assaillants susmentionnés ont récolté des balles des éléments du SAG. Les victimes furent mortellement touchées. “Leurs cadavres présentent plusieurs impacts en différents endroits, les cranes inclus”, déclare une source auprès de la morgue.  Par ailleurs, les deux pistolets automatiques que les victimes ont utilisés, ont été confisqués par la Police. Selon une information policière, ces bandits ont envisagé de prendre des boucheries du coin comme cibles. Ils ont ignoré totalement que le SAG fut renseigné sur leur funeste projet, et donc leur présence vendredi soir, sur place. “Nous avions été informés de l’intention du gang depuis jeudi soir. Dès le lendemain même, nos éléments étaient embusqués à l’endroit. Effectivement le soir, les bandits pointaient leur nez et étaient armés. Mais ils se sont rapidement heurtés au SAG. Ils ont tiré sur les policiers, débouchant ainsi sur un échange de coups de feu entre les deux camps au cours duquel les trois assaillants furent mortellement touchés”, déclare en substances le commissaire commandant du SAG. Depuis quelques mois, ces bandits ont semé la terreur dans une vaste sphère géographique allant du quartier de Tranodimy à Anosipatrana jusqu’à Ankadimbahoaka, en passant bien sûr par Anosizato Fasan’ny Karàna. “Ces bandits opèrent notamment le soir. Ils ne font pas de distinction de cibles. Souvent, ils s’en prennent aux occupants des voitures qui passent à l’endroit, profitant du fait que celles-ci doivent ralentir l’allure du fait de l’état de la route”, ajoute-t-il encore. Actuellement, les bandits rescapés à cette fusillade avec le SAG seraient encore en cavale. Et ils sont toujours armés.  Ces derniers sont recherchés. Le commandant du SAG s’est félicité du résultat, mais surtout aussi de la coopération de ces informateurs, qui ont livré tous les renseignements ayant permis aux limiers du SAG de prendre les assaillants en embuscade. Créé en 1989, par décret, le service antigang est une force spéciale de la Police nationale. Sa mission première est de combattre le terrorisme sous toutes ses formes, le kidnapping inclus. L’enquête suit son cours.Franck R.

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Ri Chu Jeet Academy Madagascar - Vers l’ouverture

L’année 2021 s’annonce chargée pour le Ri Chu Jeet Kune Do et le Ju Fan Kung Fu à Madagascar dirigés par Sifu Edouard Rajaona plus connu de tous sous le surnom de Sifu Nanou. Les quelques représentants des membres des clubs à Antananarivo et Vakinankaratra ont organisé une présentation de vœux cette semaine à Anosy.

C’est durant l’occasion que le fondateur du Ri Chu Jeet Kune Do, Sifu Nanou a annoncé l’ouverture de la discipline dans les Régions et notamment l’adhésion au sein des branches internationales.« Le Ri Chu Jeet Kune Do et le Ju Fan Kung Fu sont membres à part entière de l’IKM (Institut Karate and Martials Arts) et du WMDO (World Martial Developement Organisation). Ces deux organisations internationales m’ont sollicité pour la vulgarisation de la discipline Self Défense pour être le représentant à Madagascar. Nous sommes en collaboration avec l’Académie d’arts martiaux à Cuba et en Equateur. Actuellement, je suis des formations qui seront suivies d’une évaluation par des experts internationaux pour valider notre crédibilité», explique Sifu Edouard Rajaona. Et d’ajouter « bon nombre de gens restent sceptiques sur notre statut. Mais je tiens à confirmer que nous avons des documents authentiques venant de l’international qui prouvent que nous sommes membres. Et nous ne serions pas là si nous n’avons pas de certificat de conformité venant de l’instance mondiale », a-t-il précisé. Rappelons aussi que le Ri Chu Jeet Kune Do est reconnu par plusieurs experts de cet art. Notamment les premiers disciples de Bruce Lee, fondateur du vrai Jeet Kune, à savoir Tacky Kimura, Ari Arstel, Dan Inosanto, Ted Wong, Jesse Glover,… entre autres l’Academie Inosanto aux Etats-Unis.Le Ri Chu Jeet Kune Do et le Ju Fan Kung Fu Madagascar sont en relation avec la Fondation Linda Emery Lee, la femme de Bruce Lee dans le cadre de la vulgarisation de cet art.A cause du confinement, la vulgarisation était au ralenti l’année dernière mais cette année, les dirigeants prévoient d’étendre la vulgarisation à Toamasina et à Mahajanga. Dans ce sens, les assistants de Sifu Nanou suivent des formations dirigées par les disciplines de Sifu Bertrand pour qu’ils aient l’aptitude d’enseigner la discipline. Cette formation prendra fin avant le mois de juin suivie de la vulgarisation, selon Sifu Nanou.Elias Fanomezantsoa

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CAF - Ahmad rétabli de ses fonctions de président

Ahmad fixé avant l’élection. Le Malagasy Ahmad est rétabli de ses fonctions de président de la Confédération africaine de football (CAF) suite à une décision du Tribunal arbitral du sport (TAS).

En novembre dernier, la commission d'éthique de la FIFA a privé pour cinq ans Ahmad de « toute activité relative au football national ou international, et l'avait condamné à 400 000 CFA (185 000 euros) d'amende. Le Tribunal arbitral du sport examinera le 2 mars l'appel de l'ex-président de la Confédération africaine de football (CAF) Ahmad contre sa suspension par la Fédération internationale. Cela peut lui permettre de revenir dans la course pour briguer un deuxième mandat. Si Ahmad est blanchi des manquements éthiques qui lui ont valu sa suspension, il pourrait donc briguer un deuxième mandat, rejoignant les 4 candidats déjà en lice à savoir le Sénégalais Augustin Senghor, l’Ivoirien Jacques Anouma, le Soudanais Ahmad Ould Yahya  et le milliardaire sud-africain Patrice Thopane Motsepe , qui se disputent également la vice-présidence de la FIFA.Dans un communiqué publié le 29 janvier, le TAS a annoncé avoir mis en œuvre une « procédure accélérée » dans l’affaire opposant Ahmad et la FIFA. L’ancien président de la CAF a déposé une déclaration d’appel demandant l’annulation de la décision de la FIFA, et a demandé des mesures provisionnelles afin de pouvoir se présenter aux élections de la Confédération africaine de football. La demande de suspendre les sanctions de la FIFA a été validée, mais uniquement durant la période précédant les élections.Ahmad n'est toujours pas éligible aux élections à la présidence de la CAF en mars, car la décision du TAS est intervenue après que le comité de gouvernance du CAF et le comité d'examen de la FIFA se soient réunis mercredi 27 janvier 2021 pour discuter de l'éligibilité des candidats. La formation arbitrale du TAS qui est appelée à statuer sur cette affaire prévoit ainsi de rendre une sentence avant le jour des élections, le 12 mars prochain. La course à la présidence de la CAF se déroulera à Rabat au Maroc.Recueillis par E.F.

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Initiative « Alamino » : Vers une stratégie offensive pour reverdir le pays

Une quarantaine d’acteurs multidisciplinaires vont proposer des actions originales pour 2021, à l’issue de cette séance d’intelligence collective.

« Alamino » ou Agora des Paysages des Forêts de Madagascar, vise à mobiliser l’intelligence collective.

 

Madagascar perd environ 400 000 ha de forêts par an. Face à ce fait, une quarantaine d’acteurs issus de différents secteurs, dont entre autres, les autorités publiques, les ONG, la société civile, le secteur privé, les experts ainsi que les partenaires techniques et financiers, se sont engagés pour passer d’une approche défensive à une stratégie offensive visant à reverdir le pays d’ici 2030. C’est ce qu’on a appris lors du lancement officiel de l’initiative « Alamino », ou Agora des Paysages et des Forêts de Madagascar, la semaine dernière, à Ambatobe. Celle-ci a été portée et coordonnée par le “think-and-do tank” malgache INDRI (Initiative pour le Développement et la Restauration écologique et l’Innovation), et ce, en partenariat avec l’ONG Fanamby et le Think-tank Democracy, spécialisé dans l’intelligence collective. L’objectif consiste à mobiliser l’intelligence collective et les énergies malgaches pour réussir le reverdissement national, restaurer les forêts et les paysages agricoles tout en luttant contre la pauvreté et les effets du changement climatique.

 

Actions originales pour 2021. Pour ce faire, ces multi-acteurs mènent des réflexions sur des sujets-clés tout en entreprenant des actions communes visant à atteindre cet objectif. Ils ont, entre autres, identifié quatre thèmes de travail prioritaires pour cette année 2021, à savoir, la lutte contre les feux, le foncier et la planification territoriale, l’éducation et la sensibilisation ainsi que le reboisement. Au terme de cette séance d’intelligence collective, ces différents acteurs ont pu dégager des actions originales pour 2021 qui consistent à réduire les feux à Madagascar. Leurs propositions seront publiées prochainement. « Madagascar peut stopper la déforestation et convertir une grande partie de ses terres dégradées en forêts et paysages agricoles fertiles, permettant ainsi de lutter contre la pauvreté et le réchauffement climatique tout en protégeant la biodiversité », a déclaré Claude Fanohiza, le président de l’INDRI.

 

Inverser cette tendance.

Selon​ Vatosoa Rakotondrazafy​, coordinatrice de l’Agora, Madagascar dispose de nombreux acteurs compétents investis dans la restauration des paysages. En outre, « il existe beaucoup d’initiatives et les bailleurs de fonds sont volontaires pour les soutenir. Pourtant, la couverture forestière n’arrête pas de disparaître. Il faut ainsi changer de méthode. C’est pour cette raison que nous avons créé l’initiative « Alamino » qui consiste à faciliter la coordination et la réflexion collective entre les acteurs pour aider à inverser cette tendance », a-t-elle enchaîné. Pour sa part, le ministre de l’Environnement et du Développement Durable, Baomiavotse Vahinala Raharinirina, a salué cette initiative en encourageant les dialogues entre les différents acteurs multidisciplinaires pour pouvoir atteindre l’objectif commun, qu’est le reverdissement national.

Navalona R.