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Les actualités à Madagascar du Mercredi 30 Décembre 2020

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Régions : Qu’en est-il de l’évaluation des gouverneurs ?

Le premier conseil des gouverneurs s’est tenu à Antsohihy en octobre dernier.

Au niveau des régions, les gouverneurs donnent la cadence. La moindre fausse note risque d’être coûteuse.L’année touche à sa fin et l’heure est à l’évaluation au sommet du pouvoir. Les projecteurs sont braqués sur les membres du gouvernement. L’exécutif est-il à la hauteur des ambitions du président de la République ? Depuis une semaine, les membres du gouvernement sont déjà passés au tableau pour faire étalage de leurs réalisations et des perspectives dans le cadre de la réalisation des « Velirano » du chef de l’Etat et de la mise en place du Plan émergence Madagascar. Les résultats de cette évaluation des ministres, très attendus sous les chaumières, devront être alors connus dans le courant du mois de janvier 2021. Et les moins performants risquent, en effet, de quitter la barque pour donner naissance à une nouvelle équipe.Système. Toutefois, de leur côté, les gouverneurs constituent également un élément majeur dans le dispositif du régime. Ces derniers ont été nommés, non seulement pour « marquer une rupture avec le passé », mais aussi et surtout, pour orchestrer le développement économique au niveau régional. « La nomination des gouverneurs de région reflète la volonté réelle du gouvernement de concrétiser la décentralisation effective et accélérer le processus de développement », a affirmé la présidence de la République. Ils seront alors au cœur du système qui va impulser les réalisations des « Velirano » de Andry Rajoelina. « La mission de chaque gouverneur consiste à identifier, programmer et mettre en oeuvre des projets de développement appropriés à sa propre région », a-t-il annoncé lors du premier conseil des gouverneurs à Antsohihy, en octobre dernier.Bilan. Et, « désormais, les gouverneurs des régions sont devenus les premiers responsables de la résolution des problèmes régionaux, indépendamment des membres du gouvernement et du Chef de l’État « , a martelé Andry Rajoelina à Antsohihy, en octobre dernier. Et ce ne sont pas les problèmes qui manquent dans les régions. En effet, après une année aux commandes, voire plus, pour beaucoup de gouverneurs, l’heure est également au bilan pour ces grands manitous des régions. Sont-ils à la hauteur des attentes de leurs circonscriptions? Certains observateurs estiment alors qu’il est temps qu’on fasse une première évaluation des gouverneurs de région.Appuis. Des moyens leur ont été octroyés, à cet effet, pour réaliser des travaux dans leurs circonscriptions respectives, notamment en matière d’infrastructures. Sur le plan financier, une enveloppe de 5 milliards ariary sera mise à disposition des régions, selon la loi de finances 2020. L’effectivité de ces appuis financiers pourrait alors constituer un matelas financier nécessaire pour faire bondir des projets au niveau des régions. L’Etat central a aussi affiché une volonté de laisser une marge de manœuvre aux régions pour les permettre d’« élaborer, d’une manière autonome, des projets de développement répondant aux réalités, de mobiliser des ressources supplémentaires et de rattraper ainsi leur retard en matière de santé, infrastructures, éducation, développement économique, social et culturel » selon la présidence de la République.Rija R.

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Fin d’année : Les prix explosent, les consommateurs sonnés !

Les prix des PPN ont connu une hausse considérable depuis début décembre.Photo d’archives.

Riz, huile, œufs, farine, sucre,… aucun PPN, ou presque, n’est épargné par la hausse des prix depuis début décembre, au grand désespoir des consommateurs qui ont du mal à satisfaire les besoins basiques en matière d’alimentation, en cette période de fête.

Sur le marché tananarivien, l’œuf se vend jusqu’à 700 ariary, voire 800 ariary ; le kilo de riz à 2 600 ariary ; le litre d’huile de soja à 6 000 ariary, et au-delà de 8 900 ariary pour l’huile en bouteille cachetée. Dans les régions, le prix de l’huile est affiché à 9 000 ariary le litre, comme c’est le cas sur certains marchés de Mahajanga ; celui du riz à 3 300 ariary le kilo à raison de 900 ariary voire 1 000 ariary le « kapoaka » dans certaines localités du Sud du pays. Jusqu’ici, le prix du riz à 550 ariary le « kapoaka » – soit moins de 2 000 ariary le kilo – indiqué par le ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, il y a quelques semaines, n’est visible nulle part sur le marché à Antananarivo. Les consommations sont sérieusement freinées par cette hausse des prix, selon le constat des marchands de PPN depuis le début du mois de décembre. Autrement dit, les valses des étiquettes ont donné le tournis aux consommateurs, contraints de revoir à la baisse leurs ambitions pour les fêtes.

 Strict minimum. En effet, les produits de première nécessité, et plus particulièrement les produits alimentaires de base, sont hors de prix pour les ménages à revenus modestes. Même ceux à revenus moyens se plaignent des difficultés à remplir leur panier en prévision de la fête de fin d’année. La semaine dernière, le budget alimentation pour Noël était déjà réduit au strict minimum. Cette semaine pour la Saint-Sylvestre et le Nouvel An, il en sera sans doute de même.

Outre l’alimentation de base, les repas de fête connaissent également peu d’excès. Les volailles qui ont disparu des tables de nombreuses familles, ces dernières années, restent peu prisées dans les grands marchés de la capitale, comme à Andravoahangy et Analakely. Ici, les dindes sont proposées entre 150 000 ariary et 180 000 ariary ; les dindonneaux à 100 000 ariary. Des prix prohibitifs pour les budgets moyens. Les oies et les canards sont alors des choix beaucoup plus réalistes par rapport au pouvoir d’achat. Fort heureusement, les possibilités sont nombreuses pour composer un repas de fête, sans se ruiner !

Hanitra R.

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Nuit de la Saint-Sylvestre : Big MJ en exclusivité au Lion d’Or

Cette année, Big MJ animera le réveillon dans son pays natal.

Diverses animations auront lieu pour célébrer la nuit de la Saint-Sylvestre aussi bien dans la capitale que dans les régions de l’île. A l’affiche, le grand artiste BIG MJ sera en exclusivité au Lion d’Or à Anosy Avaratra. En effet, cela fait cinq ans que cet artiste de renom n’a pas animé le réveillon à Madagascar. Cette fois-ci, il va clôturer en beauté l’année 2020 et accueillir le nouvel an 2021 dans son pays natal, et ce, en enflammant la scène musicale et la piste avec ses meilleurs tubes pour un répertoire parfait. En outre, Stéphanie et Firmin l’accompagneront pour d’autres interprétations. Et ce n’est pas tout ! Rija Deejay ou Dago Mix Club assurera l’ambiance discothèque. Une chose dont on est sûr, ce sera une ambiance rythmique pour toutes les générations. Concocté par Lax Pro, réputé pour les événements qu’il organise, un buffet gastronomique à volonté est également réservé à la clientèle. Ceux qui font une réservation pour dix personnes auront droit à une bouteille de whisky tandis qu’une champagne sera offerte à minuit, sans oublier le partage du gâteau du nouvel an, selon les organisateurs.

Navalona R.

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Andry Rajoelina : Hausse des salaires et remise de peine au mois de janvier

Inédite. C’est le moins que l’on puisse dire de l’événement que la Présidence de la République envisage d’organiser vers la fin du mois de janvier prochain. D’après les informations, le président Andry Rajoelina organisera une grande conférence avec les bailleurs de fonds, les partenaires techniques et financiers, ainsi que les investisseurs nationaux et étrangers. Un évènement durant lequel le Chef de l’Etat fera la présentation officielle du Plan Emergence Madagascar (PEM). Mais face aux difficultés socio-économiques subies au quotidien par la population, suite à la pandémie de la Covid-19, les Malagasy attendent plutôt des mesures concrètes concernant le volet social. Selon les informations, mise à part la présentation du PEM, le Chef de l’Etat annoncera aussi lors de cette conférence une augmentation des salaires pour les fonctionnaires, et une remise de peine pour ceux qui sont en prison, comme il est d’ailleurs de coutume pendant les périodes de fin d’année. Le cadeau du nouvel an arrivera donc au mois de janvier pour les agents de l’Etat. La question est toutefois de savoir le taux de l’augmentation. Pour le moment, la Présidence de la République entretient le suspense. Il convient de rappeler que l’année dernière, Andry Rajoelina a accordé une hausse des salaires significative de 13% alors qu’auparavant, l’augmentation était toujours limitée entre 7 et 10%.

Davis R

Midi Madagasikara2 partages

Séquelles de la Covid-19 : Les demandes de soutien psychologique affluent

Les services en dehors de cette cellule d’écoute téléphonique sont payants, selon cette psychologue clinicienne et psychothérapeute.

Les psychologues sont très sollicités suite aux bouleversements induits par le Coronavirus. Pour le moment, il y a une ligne verte pour la téléconsultation mais pour l’année prochaine, un centre pour consultation gratuite ainsi que l’organisation des visites à domiciles sont en gestation.

Deuil, anxiété, angoisse, stress. Ce ne sont que des exemples des difficultés ressenties par les malades du Coronavirus, leur entourage ainsi que les professionnels de santé durant la crise sanitaire. C’est dans cette optique qu’a été créée la ligne verte 902 pour toutes les personnes qui souhaiteraient avoir un appui psychologique depuis le mois de juillet. C’est un projet de l’ONG « douleurs sans frontières » avec l’Ordre national des psychologues de Madagascar qui est disponible du lundi au vendredi de 9 heures à 18 heures. Cette cellule d’écoute téléphonique reçoit en moyenne vingt-cinq appels par semaine, selon la psychologue clinicienne et psychothérapeute, Holitiana Rajaonarivony Rabarison. Les effets de cette pandémie sur la santé mentale des individus ne devraient pas être pris à la légère, selon cette spécialiste. Etre malade, la peur de tomber malade ou d’avoir des proches malades est une source d’anxiété pour de nombreux individus. S’ajoutent à cela, les pertes d’emplois ou encore le manque de relations sociales. « Certaines personnes ayant survécu à cette maladie deviennent paranoïaques et ne souhaitent plus sortir de chez elles par peur de contracter à nouveau le virus. En première ligne pendant cette terrible bataille, certains soignants ont également vécu des traumatismes après avoir assisté aux décès de leurs patients », a-t-elle indiqué

Consultation à domicile. Pour le moment, la consultation se fait exclusivement par téléphone. Les psychologues qui réceptionnent les appels ont déjà bénéficié d’une formation pour que cette téléconsultation puisse apporter ses fruits. Mais l’ouverture d’un centre de consultation gratuite est déjà envisagée pour ceux qui ont besoin d’une assistance physique des psychologues, d’après toujours Holitiana Rajaonarivony Rabarison. Ce projet devrait voir le jour l’année prochaine. Une consultation gratuite à domicile est également en gestation pour les personnes qui ne peuvent pas faire le déplacement. Une équipe multidisciplinaire composée de psychologues, d’assistantes sociales, d’infirmiers et de médecins se mobilisera à cet effet pour assister les personnes en détresse psychologique.

Narindra Rakotobe

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France : Covid-19 – les essais des vaccins ont commencé

La deuxième vague de coronavirus continue de frapper en Europe, en cette période de fête. Le virus reste un danger pour la population européenne et cette deuxième période de pandémie pourrait être plus dangereuse que la première, selon certaines prévisions.
En même temps, les recherches continuent, afin de mettre en place un vaccin efficace pour prévenir contre ce virus du covid-19. Les premiers essais se sont déroulés depuis ce 27 décembre dernier, pour le vaccin Pfizer/BioNTech, à l’hôpital René Muret à Servan, Seine-Saint-Denis. Le vaccin est totalement gratuit et chacun pourront choisir de participer ou non à cet essai selon le président de la République Française Emmanuel Macron.
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Madagascar : Un bon nombre de nouveau cas de covid-19 dans la région Diana

Le nouveau bilan du covid-19, publié en fin de semaine a annoncé 81 nouveaux cas pour Madagascar, entre le 19 et le 25 décembre 2020. La région Diana se trouve en tête de liste avec un nombre de 33 nouveaux cas enregistré, juste avant la région Analamanga, 26 cas et la région Haute Matsiatra, 13 cas.
Face à cela, l’organisation GIZ a offert à la région Diana, par le biais du Centre Régionale de Commandement Opérationnel (CRCO), des matériels de protection contre le coronavirus, ainsi que des équipements de prélèvement PCR au nombre de 200.
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Sénat - De bleue, la couleur vire à l'Orange

L'année 2020 a été une année électorale riche grâce à l'organisation des élections sénatoriales. Deux formations politiques composent les sénateurs élus : l'IRD et le MMM. Ce dernier fera office de balise dans cette seconde institution de la République, et ce dans les débats parlementaires.

 

L'organisation des élections sénatoriales pour l'année 2020 a été incontournable. Le mandat des sénateurs arrivant à terme, il est indispensable de procéder à de nouvelles élections et nominations, conformément au prescrit constitutionnel. Et jusqu'à maintenant, seule l'organisation des élections sénatoriales a été faite.

Lors de la clôture du dépôt des dossiers de candidature, 13 listes de candidats ont été enregistrées dans tous les Organes de vérification et d'enregistrement des candidatures (OVEC) du pays. La candidature de la plateforme soutenant le Président Andry Rajoelina ou IRK a été majoritaire. Elle a présenté des listes de candidats dans toutes les Provinces. Le parti politique « Malagasy Miara-Miainga » (MMM), dirigé par Hajo Andrianainarivelo, a pris part activement au scrutin.

Les Provinces de Toamasina et d'Antsiranana ont recensé plus de candidatures. Les listes MMM, IRK et une liste indépendante ont été enregistrées à Toamasina. 3 listes de candidats ont également été présentées à Antsiranana. Les Provinces d'Antananarivo, Fianarantsoa et Toaliara ont enregistré chacune 2 listes de candidats. Par contre, l'IRK a présenté une liste unique dans la province de Mahajanga.

La plateforme de l'opposition, composée par le TIM et le HVM ont été aux abonnés absents durant les sénatoriales. Ces partis politiques n'ont avancé aucune liste de candidats et ont même incité les grands électeurs, notamment les maires et les conseillers TIM, à ne pas aller voter. Une attitude anti-démocratique mais qui n'a pas eu grands effets auprès des électeurs.

D'ailleurs, en parlant d'électeurs, il y a eu en tout 12 480 grands électeurs sur la liste électorale. La CENI a rapporté qu'il y a eu 268 additions contre 280 retranchements. Mais le jour du scrutin, 12 465 maires et conseillers sont allés voter. Ce qui fait que le taux de participation est particulièrement élevé, contrairement aux incitations au boycott du TIM et du HVM.

Lors de la proclamation des résultats provisoires des élections par la CENI, la plateforme IRK a raflé 10 sièges de sénateurs. Elle a obtenu deux places dans toutes les Provinces, sauf à Antananarivo et à Toamasina. Dans la province de Majunga, l'IRK a logiquement gagné les deux sièges puisqu'elle n'a eu aucun adversaire.

Le parti politique « Malagasy Miara-Miainga » a obtenu 2 sièges au Palais de verre d'Anosikely, notamment un dans la Province de Toamasina pour Sidonie Raharinirina, la seule et unique femme élue au Sénat, et un autre siège à Antananarivo. Ces deux sénateurs feront alors office de balise dans la Chambre haute durant les débats parlementaires, alimentant ainsi le débat démocratique.

Ce parti politique est notamment réputé pour son franc-parler en matière politique. Il n'hésite pas à entrer dans le vif du sujet, et même à crever l'abcès en cas de besoin. Cela ne fait pas pourtant de ce parti un parti de l'Opposition comme veulent le faire entendre certains polititiens qui veulent semer la zizanie dans les hautes sphères politiques.

La balle se trouve désormais dans le camp de la Haute Cour constitutionnelle (HCC), la seule et unique institution qui a le pouvoir de proclamer les résultats définitifs. De plus, il revient également au Président de la République de nommer les 6 sénateurs restants. Il est fort attendu une forte nomination de femmes. Ce qui ramène désormais le nombre de sénateurs à 18, une grande innovation politique durant ce régime, à défaut de suppression de la Chambre haute.

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Patrimoine - Le Rova renaît de ses cendres

Pendant près de vingt-cinq ans, la vaste bâtisse, qui trône sur les hauteurs de la ville des Mille, n’a montré que son squelette aux habitants de la Capitale. Ce bâtiment emblématique de l’histoire de Madagascar renaît de ses cendres. Le Président de la République Andry Rajoelina a inauguré les palais de Manjakamiadana et de Besakana le 6 novembre 2020, soit vingt-cinq ans exactement après l’incendie ayant réduit en cendres ces édifices. Les travaux de réhabilitation entamés ont été colossaux. De l’Anatirova, il ne restait qu’un vaisseau fantôme.

La reconstruction de ces édifices marque un nouveau départ pour Madagascar.  L’inauguration a réveillé un sentiment de fierté nationale. Un sentiment conforté par le message d’unité lancé par le Président Andry Rajoelina à l’endroit de tous les Malagasy. « Gardons ce qui nous unit et laissons ce qui nous divise », a déclaré le Président de la République. La grande partie des travaux a été financée sur fonds propres de l’Etat malagasy. Toutes les procédures aussi bien du point de vue historique, hiérarchique, culturel et coutumier ont été suivies à la lettre dans la réalisation de ce grand chantier. Le Rova a été remis à son état originel que cela soit pour son architecture, l’aspect extérieur ainsi que la décoration. L’inauguration a vu la présence de nombreux invités de tous bords illustrant ainsi l’unité nationale matérialisée dans le cadre de la cérémonie. Le Chef de  l’Etat devait, lors de son allocution de circonstance, réaffirmer que la diversité devra amener vers le développement. Il a appelé à la solidarité et à l’unité nationale. Dans cette même lignée, l’Anatirova se fera désormais appeler le Rovan’i Madagasikara. Une manière de réaffirmer l’appartenance de ce symbole de la souveraineté nationale à l’entièreté de la population malagasy.

Le moment fort de cette cérémonie d’inauguration a été renforcé par le retour de la couronne du Dais royal de la Reine Ranavalona III. Ce trésor avait été sorti du territoire au début de la colonisation de la Grande île puis exposé au musée de l’Armée français. La France a accepté de restituer au pays ce « symbole de la souveraineté malagasy ». Le Chef de l’Etat a indiqué avoir demandé dans une lettre à la France de rendre cet objet historique. Un travail de négociation a été mené par le ministre de la Communication et de la Culture de Madagascar, Lalatiana Andriatongarivo, auprès du ministère des Armées de France, qui a abouti au retour de cette pièce royale dans les mains des Malagasy. Le retour solennel de ce couronnement Dais Royal marquera la souveraineté de Madagascar. Il revêt également une importance particulière pour les Malagasy car elle a une portée considérable dans la reconstitution et la réappropriation de l’identité nationale et culturelle de ceux-ci. Les Malagasy se réapproprient leur histoire et leurs symboles, leurs récits, leurs valeurs et leurs traditions. Ce processus de reconstruction identitaire et d’hommage au passé pousse les dirigeants du pays aujourd’hui à rapatrier les reliques, pièces historiques et œuvres d’art malagasy qui leur ont été enlevées pendant la colonisation. C’est ainsi que plus de 250 pièces vestiges de l’ancienne vie de la dernière souveraine du pays, Ranavalona III et de la princesse Ramasindrazana ont effectué leur retour au Rovan’i Madagasikara. Les autorités malagasy ont pu récupérer ce lot qui fut mis aux enchères à Londres. 

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Naissance de l'usine « PHARMALAGASY » - Un nouveau souffle pour l'industrie pharmaceutique

L'attente fut longue mais cela en valait la peine ! Concoctée pendant plusieurs mois, la naissance de l'usine PHARMALAGASY fut enfin effective le 2 octobre dernierà Tanjombato, sous la houlette du Président Andry Rajoelina. Il s'agit de l'une des plus grandes réalisations du régime durant l'année 2020 et ce, malgré le contexte de pandémie lié au coronavirus. Installée à la place de l'OFAFA (« Orinasa Fanamboarana Fanafody »), l'usine « PHARMALAGASY » dispose d'une unité de production des plus sophistiquée puisque les matériels utilisés pour sa mise en place ont été importés depuis l'Allemagne et la Chine.

 

Cette étape importante n'est autre que la concrétisation du « Velirano » n° 7 du Président Andry Rajoelina. A travers ledit « Velirano », le Chef de l'Etat s'engage à la promotion de l'industrie dont celle pharmaceutique à Madagascar. Un défi majeur qui s'appuie sur l'utilisation des produits locaux, les plantes médicinales en l'occurrence, comme matières premières. A ce sujet, une coopération avec la société BIONEXX, spécialisée dans la production d'Artemisia, avait été annoncée. L'Artemisia qui constitue l'élément de base dans l'élaboration du « Tambavy » Covid-Organics. Cette décoction qui a fait le buzz et la renommée de Madagascar à l'étranger - en Afrique et en Europe - depuis  le début de la crise sanitaire.

Les gélules CVO + sur le marché

Dès l'ouverture de l'usine, l'équipe scientifique qui y travaille s'est attelée à l'élaboration et la production de nouveaux médicaments. Une douzaine de produits pharmaceutiques portant le label « Vita Malagasy » sont prévus sortir de cette unité de production dans les 3 années à venir. En attendant, les travaux ont déjà commencé en vue de la fabrication de médicaments destinés à lutter contre la Covid-19 à l'instar des gélules « CVO Plus » déjà sur le marché.L'usine produira aussi des médicaments génériques et divers antibiotiques pour traiter des maladies telles que la toux, les problèmes de tension artérielle, la diarrhée, ainsi que tous les médicaments dont les Centres de santé de base et hôpitaux auront besoin.

La présence de la représentante de l'Organisation mondiale de la Santé à Madagascar, le Pr Charlotte Ndyae, à la cérémonie d'inauguration de cette usine n'est pas anodine. Elle a particulièrement félicité le Président Andry Rajoelina pour son leadership dans la lutte contre la Covid-19. Faut-il rappeler que Madagascar est le seul pays du continent africain à avoir initié 3 protocoles de traitement contre le coronavirus, et ceci sous la houlette du Président.

S.R.

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Que nenni !

Quelle désolation ! Année blanche. Année noire. A chacun sa couleur ! Et à tous, les malheurs ! Pauvre planète Terre ! Il ne reste plus quelques petites heures et l'année 2020 termine sa course. Enfin, l'année arrive à son terme. Mais quel parcours nous a-t-elle réservés ! Au tout début, le jour du Nouvel An, le 1er janvier, la nouvelle année 2020 nourrit beaucoup d'espoirs. Des attentes légitimes ! De l'espérance dans tous les domaines ! 2020, l'année des maxima, une note maximale de 20 sur 20 ravive les espoirs. En France, un candidat ou une candidate qui aura obtenu la note maximale de 20/20 au Bac sera reçue d'office à l'une des Ecoles préparatoires pour l'admission aux Grandes Ecoles de son choix. Il ou elle n'a pas besoin de subir les tests de présélection réservés au commun des mortels.

 

Cependant, au trois cent soixante-cinquième jour de l'année, le citoyen du monde n'en finit pas de se désoler. L'épidémie du coronavirus, SARS-Covid-2, qui partait de la Chine en novembre-décembre 2019 devait être, selon les estimations des scientifiques, quelque « chose de passager ». En cette fin d'année, le virus résiste. Il perdure. Au contraire, il redouble d'intensité et dans certains cas, se mue en une nouvelle souche ou variante présentant des caractéristiques encore plus dangereuses.  Et le monde n'est pas sorti de l'auberge !

En Angleterre, l'épicentre de la nouvelle souche du Covid-19, la panique atteint son comble. Acculé et pris en tenaille, le Gouvernement se trouve dans l'obligation de recourir aux fatidiques mesures sanitaires malgré la crise de nerf que cela risque de provoquer au sein des sujets de la Reine.

En France, en Espagne et partout ailleurs en Europe, la seconde vague sème la terreur. Panique à bord ! Français ou Espagnols se révoltent et s'en prennent à leurs dirigeants. C'est une « casse-tête » pour les membres du Gouvernement. Le nombre des contaminés ne cesse de croître et celui des décès ne baisse point. Riches ou pauvres, Covid-19 ne fait pas dans le détail.

En Afrique, en dépit de quelque accalmie favorisée par un environnement climatique général dominé par la chaleur, le sale virus rode toujours dans les parages. Dans certains pays comme l'Afrique du Sud, il reprend du « service » tout en se métamorphosantainsi en une nouvelle variante. Et c'est la panique générale !

L'économie mondiale en pâtit. Le confinement, cette option universelle appliquée pour endiguer la pandémie, attaque de plein fouet les bases stratégiques du système économique de la planète Terre. De ce fait, il sape le fondement même du moral des gens.

Le tourisme mondial en particulier s'agenouille sinon à terre ! Etant le secteur le plus frappé, le tourisme meurt à petit feu. La fermeture presque générale des frontières cloue au sol des dizaines de milliers d'avions. Les grandes compagnies aériennes tout comme les petites et moyennes tailles souffrent à mourir. Ibidem pour les autres secteurs. On végète jusqu'au point où chacun attend impuissamment son sort. Et personne n'est en mesure de déterminer à quand le monde parviendra-t-il à boutde cet invisible et terrible ennemi ?

Que nenni ! Au final, 2020 aura été une année de désolation. Quel avenir la nouvelle année 2021 qui pointe son nez va-t-elle réserver pour les humains ?

Ndrianaivo

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Redressement fiscal, transport aérien, sécheresse - Retour sur quatre faits marquants de l'année

La pandémie de coronavirus a généré une crise économique mondiale. Madagascar n’y a pas échappé. Ce n’est plus une nouvelle pour personne. Mais pour le pays, ce n’est pas le seul événement marquant de l’année, surtout dans le domaine économique. Entre le redressement fiscal de plusieurs opérateurs et la séparation définitive d’Air Madagascar et d’Air Austral, mais aussi la sécheresse accrue de plusieurs régions du pays, beaucoup de secteurs d’activité se retrouvent chamboulés. Cet article recense ainsi les grands événements marquants de l’année 2020, économiquement parlant. Il valorise ainsi les réussites de cette année mais également les erreurs et les leçons qui en découlent.

 

Le divorce d’Air Madagascar et d’Air Austral

21 juillet. Le divorce d’Air Madagascar et d’Air Austral, les deux partenaires stratégiques, a été acté à cette date. La collaboration entre les deux compagnies aura duré deux ans. Les deux parties, assistées de part et d’autre par le Groupe Rajabali, la Caisse nationale de prévoyance sociale (CNaPS) ainsi que le ministère de l’Economie et des Finances et celui des Transports, ont en effet signé la résiliation du pacte d’associés, de l’accord de partenariat et du contrat de cession de créances. Pour rappel, les démarches ayant abouti à ce divorce a été entamé par la partie malagasy, en début d’année. Les négociations ont ainsi duré près de sept mois. Au moins, une vingtaine de réunions ont précédé la signature de cette séparation. Les parts de la compagnie réunionnaise dans le capital de la compagnie malagasy, à hauteur de 43%, ont été reprises par la CNaPS. Le reste appartient toujours à l’Etat malagasy.

Après cette séparation d’avec Air Austral, Air Madagascar se tourne alors vers l’avenir avec la CNaPS comme principal partenaire. La compagnie a déjà un nouveau Conseil d’administration en place, avec le directeur général de la CNaPS comme président, à savoir Mamy Rakotondrainibe. Et le plan de redressement de la compagnie est aussi en cours d’élaboration.   

Une sécheresse généralisée dans tout l’océan Indien

23 novembre. La ville de Fianarantsoa lance un appel à l’aide. Le lac d’Antarambiby, source d’eau potable pour la ville, est complètement asséché. Et même les puits et les rizières sont à sec. Les habitants doivent se réveiller à deux heures du matin pour collecter les quelques gouttes sortant de leurs robinets. Après une descente sur les lieux, le ministre de l’Environnement et du Développement durable, Vahinala Baomiavotse Raharinirina, a pu constater que la principale cause de cette sécheresse est la dégradation des zones forestières due aux feux de brousse et les exploitations illicites. Les exploitants de ressources forestières ont particulièrement tendance à oublier, ou ignorent complètement, la relation étroite entre la disponibilité de l’eau et les forêts. Il ne peut y avoir d’eau sans forêts et inversement. Les pluies provoquées ont été la solution d’urgence, mais celle à long terme reste le reboisement, accompagné d’une lutte contre les feux et de la création d’activités génératrices de revenus pour les communautés environnantes des zones forestières et de réserves naturelles.

Fianarantsoa n’est qu’un exemple parmi tant d’autres. En effet, cette situation s’est généralisée dans tout le pays, et même dans l’océan Indien. Les autorités mauriciennes et réunionnaises ont été contraintes de restreindre l’utilisation de l’eau. En cette période, toute personne prise en train de laver sa voiture ou d'arroser son jardin ou son immeuble avec un tuyau d'arrosage, un arroseur ou tout appareil similaire sera passible de fortes amendes.Au cours des dernières décennies, cette période de sécheresse figure parmi les plus intenses. Et selon les experts, même une saison de pluies normale ne suffirait pas pour remplir toutes les réserves d'eau dans les îles. Il est donc plus qu'urgent de réfléchir à des solutions pérennes pour éviter que cette période de sécheresse intense ne se répète encore pour les années à venir.

Assurance Aro : Lantonirina Andrianary, la première femme à la direction

Lantonirina Andrianary est la première femme nommée en tant que directrice générale de l’Assurance Aro. 45 personnes ont déposé leur candidature auprès du cabinet de recrutement COEF Ressources. Mais son profil a le plus séduit les membres du Conseil d’administration. Elle a pris officiellement les rennes le 5 mars dernier. Avant sa prise de fonction, Zafiarisoa Rakouth a assuré la direction en tant qu’intérim pendant huit mois. L’ancien DG a travaillé à la compagnie pendant dix ans.Titulaire d’un MBA Audit et Gestion des risques (ESA Paris) et Master international en Assurances, la nouvelle directrice générale est une ancienne de la maison avant de quitter Madagascar. A son retour, elle a fondé MADARISK, société de conseil spécialisée en gestion des risques.

Dossier réalisé par Rova Randria et Solange Heriniaina 

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Covid-19 à Madagascar - Entre épidémie et découverte scientifique

Comme tout autre pays du monde, Madagascar a aussi sombré durant la pandémie de Covid-19. L’annonce des trois premiers cas dans la soirée du 19 mars 2020 a bouleversé la vie sociale du pays. A la date du 25 décembre dernier, la Grande île a recensé 17 714 cas positifs dont 17 228 patients guéris. Malheureusement, le syndrome de détresse respiratoire aiguë a emporté 261 porteurs du virus ayant développé des formes graves de la maladie. A ce jour, le pays comptabilise encore 225 individus infectés qui sont en cours de traitement. Pour Madagascar, la mise à disposition des tests PCR à tous les cas suspects et les cas contacts, même avant la découverte du premier cas positif, s’est avérée une réussite. A cela s’ajoute le dépistage massif de tous les passagers ayant voyagé lors des vols s’étalant du 11 vers la fin du mois de mars.

 

Record de 614 nouveaux cas confirmés en une journée

Après la découverte des 3 premières contaminations au coronavirus, le Centre de commandement opérationnel (CCO) - Covid-19, sis à Ivato, a pris la commande de la gestion de cette crise sanitaire à Madagascar. Le Professeur Vololontiana Hanta Marie Danielle, porte-parole dudit centre, représentait un visage connu de tous les téléspectateurs. Au début, elle n’a rapporté qu’une dizaine de cas positifs par jour. Mais depuis la mi-mai 2020, Madagascar a connu une hausse inquiétante des cas de Covid-19.

Et le pic de l’épidémie dans notre pays a été atteint en juillet dernier. Particulièrement, le 22 juillet dernier, le nombre record de 614 nouvelles contaminations en une journée a été enregistré. Une situation qui a déboussolé nombreux établissements sanitaires, à savoir le CHU Anosiala, l’Hôpital Manarapenitra d’Andohatapenaka ainsi que le CHUJRB et le CHUJRA à Antananarivo. Lors d’un Conseil des ministres qui s’est tenu le 8 juillet dernier, la mise en place des centres de traitement pour traiter les patients présentant des symptômes graves du coronavirus a été évoquée. Quelques jours après, l’ouverture officielle du Centre de traitement Covid-19 (CTC), situé dans l’enceinte du CCO - Covid-19 Ivato a été effective. Outre le Centre médical Covid-19 du Village Voara Andohatapenaka, d’autres CTC situés notamment au Lycée technique professionnel d’Alarobia, à Vontovorona et au Palais des Sports Annexe à Mahamasina ont également ouvert leurs portes.

 Fini les rassemblements !

Pour contenir la propagation du coronavirus, Madagascar a proclamé un état d’urgence sanitaire d’une durée de 15 jours sur tout le territoire de la République, le 21 mars dernier. Il a fallu 14 prolongations avant que le Président Andry Nirina Rajoelina annonce la levée de cette mesure vers mi-octobre. Cependant, la population a dû se soumettre à différentes mesures durant 210 jours. Les rassemblements ont été interdits en premier. Cette mesure a été accompagnée de la fermeture de tous les établissements scolaires et les universités, les lieux de culte, les discothèques, les karaokés, les espaces de fête et concerts. Seules les réunions de famille ou les compétitions sportives regroupant moins de cinquante personnes ont été autorisées. Le couvre-feu a été aussi appliqué. Entre-temps, les villes d’Antananarivo et de Toamasina ont été confinées pendant 4 semaines. Le mois de juillet dernier, un reconfinement de la Capitale a encore eu lieu. Tout transport, sauf celui de marchandises, y a été interdit. Cependant, les établissements bancaires comme d’autres secteurs d’activité réquisitionnés par l’Etat sont restés ouvertes. Faut-il rappeler que chaque dimanche jusqu’au 18 octobre dernier, le Président de la République Andry Nirina Rajoelina et le Premier ministre Ntsay Christian se sont relayés pour s’adresser à la Nation en vue de faire le point sur l’évolution de la pandémie.

Une découverte scientifique en pleine crise sanitaire

La méthode du Professeur Raoult, qui préconise un mélange de Chloroquine (antipaludéen) et d’Azithromycine (antibiotique), a servi comme premier protocole de traitement des patients atteints de la Covid-19. Mais il a juste suffi quelque temps après pour que Madagascar annonce la découverte d’un remède traditionnel amélioré aux vertus curatives et préventives des symptômes du coronavirus. Le 20 avril dernier, les études scientifiques de l’Institut malgache de recherches appliquées (IMRA) ont abouti à la découverte du Covid-Organics ou Tambavy CVO, composé d’Artemisia et de plantes médicinales endémiques à Madagascar, existant sous forme de décoctions et de tisanes à infuser. Le pays ne s’est pas contenté de cette réussite mais a prolongé ses recherches en collaboration avec des médecins et des chercheurs étrangers, dont des Américains en l’occurrence. Et le troisième protocole qui porte sur la combinaison en forme injectable de l’Artesunate (dérivé de l’Artemisia) avec la vitamine C a été conçu. Le mois de juillet dernier, des essais cliniques ont été même organisés au village Voara à Andohatapenaka, plus précisément auprès d’un nouveau Centre médical Covid-19 (CMC). Mais encore, après quelques mois, une version « gélule », toujours produite à partir d’Artemisia et de plantes locales nommées « Ravintsara », a été lancée. Une nouvelle usine pharmaceutique nommée  PHARMALAGASY, installée à Tanjombato, a été inaugurée le vendredi 2 octobre dont la production peut atteindre jusqu’à 32 000 gélules par jour avec un stock de 275 millions d’unités.

Kanto Rajaonarivony

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Violences à l’égard des femmes et des enfants - Boom du nombre de cas dénoncés, des mesures adoptées

Davantage médiatisés. Les cas de violences à l’égard des femmes et des enfants, notamment les viols et agressions sexuelles, ont été largement dénoncés à la fois sur les réseaux sociaux et dans les médias cette année 2020. L’affaire Tahisy, la jeune femme qui a succombé avec son bébé suite à son accouchement en février dernier, constitue le début de toute une série de cas de violences publiés notamment sur Facebook. Les internautes ont fait appel à la Première dame Mialy Rajoelina pour rendre justice à la victime ainsi que les autres, dont les cas sont peu médiatisés.

Cette Ambassadrice de lutte contre les violences basées sur le genre (VBG) a effectivement suivi de près l’affaire. A l’issue de son passage au Tribunal, durant lequel 14 suspects s’y sont présentés, le compagnon de la victime et un médecin ont été placés sous mandat de dépôt (MD).

Après cette affaire, la médiatisation des cas de violences a été atténuée jusqu’au début de la période post-confinement. De nombreux cas ont de nouveau été dénoncés sur les réseaux sociaux, dont le décès d’une fillette de 7 ans violée à maintes reprises par un membre de sa famille, lequel a suscité une tôlée générale. La Première dame a également évoqué d’autres cas, dont celui de Suzy, une jeune fille de 16 ans, à Ankadivoribe Sud. A cela s’ajoute le viol de 3 fillettes, dont celui d’une jeune fille à Moramanga et d’une autre âgée de 12 ans à Mahavatse Toliara. Une petite fille de 5 ans à Ivato et une autre de 12 ans à Fandriana, une adolescente de 16 ans à Antsirabe ainsi qu’une autre âgée de 15 ans à Toamasina, ainsi qu’une fillette de 7 ans, figurent aussi parmi les victimes. Tifania et le jeune garçon de 14 ans résidant à Alakamisy Ambohidratrimo ont même perdu la vie. L’on a constaté une hausse considérable du nombre de cas dénoncés. Aucune statistique officielle y afférente n’est pourtant disponible jusqu’ici.

Une loi et des structures…

Déclarée conforme à la Constitution, le 13 janvier dernier. La loi n° 2019-008 relative à la lutte contre les VBG a été promulguée par le Président de la République, le 16 janvier dernier. Son application a été effective dans l’immédiat. Rappelons que cette nouvelle loi vise à renforcer les dispositions répressives existantes, tout en introduisant des innovations en matière de prévention et de prise en charge des victimes. La considération de la violence économique fait partie des innovations.

Outre cette nouvelle loi, la Chaîne pénale anti-violences basées sur le genre (CPA-VBG) a été instituée en début novembre pour renforcer davantage la poursuite et la répression des infractions, tant celles déjà connues et punies par le Code pénal que celles introduites dans la nouvelle loi n° 2019-008. Elle permettra également la quantification et la centralisation des données destinées à évaluer la performance de la Justice pénale dans cette lutte. D’un autre côté, le ministère de la Justice recommande à tout magistrat de placer sous mandat de dépôt (MD) ou requérir le placement sous MD toute personne déférée au Parquet pour des infractions liées aux VBG, en cas de charges suffisantes. Ainsi, toute demande de mise en liberté provisoire est irrecevable.

Par ailleurs, les acteurs de lutte contre les violences ont renforcé leurs interventions cette année, dont l’association Fitia présidée par la Première dame. Celle-ci a enchaîné les sensibilisations sur les réseaux sociaux ainsi que dans les écoles afin de briser le silence et d’encourager la dénonciation. Aussi, le deuxième centre de prise en charge intégrée des victimes de violences à Antananarivo, implanté à Manjakaray, a ouvert ses portes en fin novembre. Ce centre se démarque de celui à Mahamasina par l’existence d’un espace d’hébergement temporaire pour les survivantes qui ont besoin d’abri pour leur sécurité ou pour se ressaisir. Bref, les actions de prévention, de prise en charge et de répression face aux VBG ont été renforcées.

P.R.

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Les faits marquants de l’année 2020 - De l’arrestation de Lama au meurtre barbare de deux femmes

Fin de carrière pour le tristement célèbre Lama

En mai dernier, l’élimination, après 20 ans de cavale, du tristement célèbre Norbert Ramandiamanana, alias Lama, a provoqué un séisme dans l’industrie du kidnapping d’hommes d’affaires indopakistanais de la Capitale. Sa neutralisation, qui a succédé à la libération d’Anil Karim, son dernier otage, a valu aux éléments de la section de recherche de la Gendarmerie de Fiadanana d’être primés. Les 200 millions d’ariary promis sont allés donc dans leurs poches. Car les choses se sont accélérées après la libération de l’otage.D’après le commandant de la Circonscription interrégionale de la Gendarmerie nationale d’Antananarivo, le Général Andry Razafindrazaka, il a fallu cette longue période pour que les enquêteurs réussissent à traquer un bras droit de Lama après avoir interpellé une vingtaine de personnes censées être dans son orbite.

Depuis, ce fut une cascade de dénouements inattendus de l’affaire. Les enquêteurs ont fini par localiser l’endroit où Lama se cachait à Analamahitsy. Pour l’y débusquer, les Forces de l’ordre ont mis en œuvre un traquenard. La maison où Lama s’est planqué fut alors encerclée par des éléments de la Gendarmerie prêts à une action commando. Fait comme un rat, Lama tentait quand bien même de s’enfuir. Ce qui a poussé les hommes de la loi à ouvrir le feu sur le fugitif pour l’immobiliser. Touché au pied, il a rendu l’âme au cours de son évacuation à l’hôpital.Mais avant de rejoindre l’au-delà, il a fait l’aveu. Mieux, il a dénoncé ses complices. Réalisant que sa fin était irrémédiable,  il a indiqué l’endroit où il cache ses otages  après chaque enlèvement à Ambohimahitsy.

L’évasion de Farafangana

Sans doute, la sanglante mutinerie survenue le 23 août dernier à la prison de Farafangana figure en tête de tous. 88 détenus ont tenté de s’évader, profitant du très faible effectif des gardes pénitentiaires que les premiers ont attaqués. Mais ayant obtenu par la suite des renforts de la Gendarmerie et de la Police, les gardes ont ensuite organisé la répression et la chasse à l’homme s’avérait particulièrement musclée ! Le résultat fut effroyable : 20 évadés ont été tués par les Forces de l'ordre et trois autres sont morts des suites de leurs blessures.  Et un garde a été blessé par les prisonniers. L’affaire a provoqué un tollé, non seulement au pays, mais aussi sur la scène internationale. Quatre jours après les faits, le ministre de la Justice s'est rendu sur les lieux où il y est resté pendant deux jours. Il a apporté les circonstances de cette mutinerie à l’opinion. « Les quatre gardes présents le jour de l'évasion n'ont pas pu rien faire face à la mutinerie des prisonniers. Les Forces de sécurité : policiers, gendarmes et militaires de Farafangana sont arrivés sur place après un appel à l'aide de la directrice régionale de l'administration pénitentiaire », a expliqué Johnny Andriamahefarivo, le ministre de la Justice. Depuis, on ne sait plus vraiment où en est-on avec cette affaire, l’enquête peinant visiblement à faire les révélations. L’attente est telle que le public se demande si l’envoi des enquêteurs sur place permet de confirmer ou non l’existence d’un dérapage, d’un abus ou simplement d’une bavure, enfin l’exercice normal de leur action, côté gardes pénitentiaires.  Au ministre de la Justice de rappeler pourtant qu'il y a eu une évasion massive émaillée d’une grande violence. A ses yeux, cette mutinerie portait atteinte réellement à la sécurité de l'Etat.

Incendie à l’ONE, une zone d’ombre persiste

Stupeur chez les habitants de la Capitale lorsque la nuit du mercredi15 juillet dernier, le bâtiment abritant le siège de l’Office national pour l’Environnement (ONE), a pris feu à Antaninarenina. Le bilan est lourd. Au moins une quarantaine de pièces de ses locaux et plusieurs documents ont été complètement dévastés. Les flammes se sont rapidement propagées car le vent a soufflé particulièrement fort cette nuit-là. Mais la vétusté du bâtiment, qui fut construit vers le début du XXe

siècle, explique aussi, du moins en partie l’accélération de sa destruction. En effet, les vieilles boiseries qui forment la majeure partie interne de cette construction, un patrimoine national, s’avéraient particulièrement inflammables. Le lendemain même, c’est-à-dire quelques heures après cette nuit terrible, une enquête a démarré. Elle fut la suite logique de la démarche de la ministre de l’Environnement et du Développement durable de qui relève la tutellede l’ONE, Baomiavotse Vahinala Raharinirina. Etant donné la place occupée par cette entité, une composante de l’administrationdu pays, elle devrait déposer une « plainte contre x » pour élucider cette affaire. A ses yeux, il y a suspicion d’acte criminel. Plusieurs personnes, dont des cadres ou autres responsables mais aussi des gens de maison travaillant au sein de l’ONE, ont été alors auditionnées par la Police, depuis. Cependant, cela n’a pas réussi à faire dissiper des zones d’ombre qui planent sur l’affaire. Pour l’opinion, à en croire qu’il y aurait une certaine volonté de chercher à ne pas ébruiter l’affaire.Parviendra-t-on à supprimer alors ces zones d’ombre ? La réponse n’est pas encore pour demain. Mais une chose est sûre, la tâche des enquêteurs s’avère nettement compliquée. Aux dires de la ministre, il y a une raison de croire, étant donné que des documents et des dossiers importants, voire sulfureux et hautement confidentiels seraient conservés à l’endroit.

Meurtre du Franco-indien Danil Radjan, trois accusés malagasy écroués.

 En octobre dernier, le corps sans vie et meurtri de Danil Radjan, ce Franco-indien de 44 ans a été retrouvé dans un parking sis au sous-sol du grand magasin La City à Ivandry. . La victime a été retrouvée les mains liées et portant des marques de strangulation. La thèse d’un homicide volontaire avec préméditation est privilégiée. Quatre personnes, dont le patron d’origine française d’une société de gardiennage, sont dans le collimateur de la Justice malagasy, mais aussi française. Leur implication avait été prétendument prouvée par leurs images filmées par les caméras de surveillance du local au moment des faits.  Si trois d’entre-elles, des malagasy, et qui sont des agents de sécurité, ont payé, c’est-à-dire écroués à Tsiafahy, du moins provisoirement, on ignore ce qu’est devenu leur patron « vazaha », qui a retrouvé la liberté provisoire, ou précisément avait été placé sous contrôle judiciaire. Les observateurs locaux ne purent s’empêcher de s’interroger sur cette liberté provisoire accordée au directeur étranger alors que les Forces de l’ordre, en s’appuyant sur les images vidéo, l’avaient initialement arrêté au même titre que ses employés. Si cela est considéré comme la première zone d’ombre, plusieurs autres n’ont pas été non plus élucidées. Admettons alors que ce directeur général de la société de gardiennage n’est pas dans la liste des auteurs présumés du crime, la question qui se pose pour savoir sinon identifier le quatrième suspect filmé par les vidéos, demeure sans réponse. Enfin, aucune lumière n’a été apportée ni sur le mobile, encore moins sur les commanditaires de crime. La balle est donc dans les camps de la justice malagasy et celle française pour lever un coin de voile sur cette affaire.

Double meurtre à Ankaditapaka Nord, les deux corps autopsiés et enterrés ce jour

Les corps de Sarah Mayer-Pinet, cette directrice d’agence de 43 ans d’une banque à Tanjombato, et de Bakoly (63 ans), sa cousine, toutes deux assassinées de façon barbare dans leur appartement sis à Ankaditapaka Nord, ont été autopsiés, hier. « L’autopsie s’est déroulée ce jour (Ndlr, hier) et il nous a fallu attendre encore certaines formalités avant qu’on puisse seulement procéder à l’enterrement », confie une source proche de la famille.

A propos, l’enterrement des victimes avait été annoncé et prévu, mercredi dernier. La raison, c’est que les corps sont déjà en état de décomposition avancée, et qu’il faudrait procéder le plus rapidement possible. Mais à cause des formalités à remplir, il a dû être alors reporté ce jour même.  Les victimes seront donc enterrées au cimetière d’Anjanahary, selon toujours notre interlocuteur. Cependant, l’heure n’est pas encore connue.

Un double meurtre odieux, si l’on peut le dire ainsi car les armes du crime, une paire de ciseaux ainsi qu’un objet tranchant, ont été retrouvées dans l’appartement des victimes, sis au 2 étage du bâtiment qui en compte 6.  Partout, du sang maculait les pièces de l’appartement qui a été mis sens dessus dessous, comme les victimes avaient été entraînées d’un endroit à l’autre. « Le(s) assassin(s) ont ensuite verrouillé la porte d’accès principal depuis l’extérieur », commente-t-on auprès de cette source.  Seul indice, un gardien de l’immeuble aurait affirmé avoir entendu un cri d’épouvante et au secours vers 3h du matin, dimanche dernier. Mais il était loin de se douter que ce cri provenait de l’appartement des victimes. De son côté, la Police affiche la plus grande prudence, et préfère ne pas s’exprimer ouvertement sur les tenants et aboutissants de cette triste affaire.  Elle se contente d’avancer que l’enquête (surtout de voisinage) est en cours, et qu’il serait mal placé de dire quoi que ce soit, du moins pour le moment. Il existe une certitude : aucun suspect n’a été encore arrêté.

Le fait que la directrice d’agence ne s’est plus manifestée, depuis lundi dernier, a fini par alarmer ses collègues. Du coup, ils ont pris la décision de se rendre sur place. Le chef Fokontany fut avisé, idem la Police. Enfin, les autorités ont fini par faire le triste constat des faits en se rendant au domicile de celle-ci.  Affaire à suivre.

Franck R.

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Ils nous ont quittés

2020 a été une année sombre pour la musique traditionnelle malagasy, autant que les Eglises. En effet, des grandes personnalités ayant marqué la scène musicale et la foi chrétienne sont parties pour rejoindre l'au-delà.

 

Bakomanga et Ramafadrahona

Mariette Rasoarinala, connue sous le nom de scène « Bakomanga » est décédée le 2 juillet 2020 à l'âge de 67 ans. Elle a été victime d'un accident vasculaire cérébral (AVC). L'artiste est née en 1953 et a baigné dans la musique depuis sa tendre enfance. C'est en 1964 qu'elle a intégré le groupe Ramafadrahona en tant que chanteuse et danseuse. Puis, elle a créé la troupe « Bakomanga » en 1996. Bien qu'elle fît partie des artistes qui ont rayonné et ayant commencé leur carrière musicale dans les années 60, aucune des générations qui se sont succédé ne l'a pas connue à travers ses morceaux comme « Bakomanga », « Raozy Maria » ou encore dernièrement la reprise de « Dia ilay fitia ». La chanteuse a déjà porté haut le flambeau de Madagascar dans différentes pays comme le Japon, l'Algérie et la France. En juin 2014, sa troupe a représenté la Grande île au festival intitulé « Dance Africa » qui s'est tenu à New York (Etats-Unis). Dernièrement, elle a encore participé au clip de sensibilisation contre la pandémie de coronavirus « Stopeo ny Corona ».

Quelques jours après le décès de Bakomanga, un ex-membre de son groupe est également partie la rejoindre. Ramafadrahona, de son vrai nom Rakotomahafadrahona Alphonse, a perdu la vie le 21 septembre, à l'âge de 82 ans, au Centre hospitalier universitaire Joseph Ravoahangy Andrianavalona (HJRA). Dans les débuts des années 80, il faisait partie des artistes qui faisaient danser le public, avec des rythmes inouïs, ponctués de paroles tranchantes et pleines d'humour. Avant de devenir un artiste célèbre, l'interprète de

« Mama » était animateur, producteur et réalisateur d'émissions dans la Radio nationale malagasy (RNM), entre autres « Toko-tapaka », « Vavahady », « Iza io lehilahy io ». Grâce à ses talents, il n'avait suivi aucune formation sur l'animation radio. Par contre, il avait usé de son propre don en tant qu'artiste pour animer son public. Il a pris sa retraite à l'âge de 60 ans mais n'a cessé de travailler avec la RNM jusqu'à ses 80 ans.

Pasteur Rakotonirina David

Une semaine après son évacuation dans une clinique privée de la Capitale, le président de l'Eglise luthérienne de Madagascar (FLM), le pasteur Rakotonirina David a rendu l'âme dans la soirée du 11 juillet 2020, à l'âge de 58 ans. Durant une réunion synodale à Morondava, il a été frappé par un malaise. Sitôt après la diffusion de la nouvelle sur la page Facebook du Centre de commandement opérationnel de la localité, le Président de la République, Andry Rajoelina a envoyé un hélicoptère pour l'évacuer à Antananarivo. Il a alors subi un test PCR du coronavirus. Et le résultat a été positif. Ses obsèques se sont tenues le lendemain même dans la cour du temple FLM d'Ambatovinaky où se trouve le caveau des missionnaires. Le révérend Rakotonirina David est né le 18 aout 1962 à Fianarantsoa. Il est titulaire d'un

« Honorary doctor of divinity » de « Niagara lutherian theological institute » (NLTI) situé aux Etats-Unis. En septembre 2016, il a été élu 5ème président de l'Eglise luthérienne à Madagascar. Puis, il a assuré la présidence de l'Eglise protestante de Madagascar (FFPM) et celle du Conseil œcuménique des Eglises chrétiennes (FFKM) en 2020. Par ailleurs, il a déjà occupé le poste de rédacteur en chef au sein de la presse FLM depuis 1998, président de comité d'administration de l'hôpital FLM à Ambohibao depuis 2000, directeur et enseignant au sein du « Sekoly teolojikam-paritany loterana » (STPL) Atsimoniavoko et président synodal d'Antananarivo.  Outre son rôle de pasteur, il a également été un écrivain. La plupart de ses œuvres sont diffusées dans les journaux Mpamangy et Sakaizan'ny tanora, dont « La politique chez Jean Jacques Rousseau », « Asa misiona sy ny fifohazana eto Madagasikara », « Ny lanjan'ny soatoavin'ny fanabeazana kristianina », « Ny Epistily pastoraly ».

Père Pietro Ganapini

Le Révérend père Pietro Ganapini est décédé le 30 juin dernier à Antananarivo, à l'âge de 92 ans. Il a consacré sa vie pour la population malagasy. Depuis son arrivée dans la Grande île en 1961, l'archevêque Ganapini n'a jamais cessé de dépenser toute son énergie pour garantir l'éducation et l'assistance aux enfants des familles les plus pauvres. D'ailleurs, il a construit plus de 100 écoles dans le diocèse d'Antananarivo afin d'assurer une bonne éducation pour les enfants issus des couches vulnérables et ceux vivant dans les zones rurales. Jusqu'à la fin de ses jours, ses yeux ont transmis la joie d'une vie complètement offerte au Seigneur et aux autres. Outre un patriarche des missions diocésaines, c'était un père généreux, compréhensif et émotionnel. Il n'était pas seulement pris à son rôle de dirigeant d'église, mais a également été un père dévoué aux enfants et jeunes, notamment ceux issus des familles nécessiteuses. Il n'a jamais repoussé quiconque ayant voulu son aide, et ce, sans regarder sa croyance, selon ses fidèles à la paroisse d'Ambanidia. Auteur-compositeur, le Révérend père Pietro Ganapini a écrit plusieurs cantiques catholiques dont la célèbre chanson « Tonga nizara ny mofo ». L'archevêque est originaire de Pantano di Carpineti (Italie), où il est né le 19 janvier 1928. Il a été ordonné prêtre le 13 août 1950 et est parti pour l'Afrique après une première expérience d'enseignant au séminaire de Marola. Dans la paroisse d'Ambanidia où il a travaillé pendant 32 ans, il a également fait construire les infrastructures du collège et lycée Saint-Etienne. Dévoué à la population malagasy, le père Ganapini a été enterré à Madagascar.

Pasteur Rabenorolahy Benjamina

Quelques jours après le décès du président de l'Eglise luthérienne malagasy (FLM), son prédécesseur, le pasteur Rabenorolahy Benjamina a également rendu l'âme, le 14 juillet 2020 à l'hôpital luthérien situé à Ambohibao. Agé de 80 ans, il a été atteint d'une insuffisance rénale associée à la Covid- 19. Le pasteur a été à la tête de l'Eglise FLM pendant plus d'une dizaine d'années, notamment de 1989 à 2004. Outre son rôle de pasteur, il a également apporté sa contribution durant les crises politiques ayant secoué le pays en 1991 et en 2002 aux côtés du FFKM. Il est ensuite devenu une figure emblématique de la politique à Madagascar.

A cause des protocoles sanitaires où la sortie de la Région Analamanga était à l'époque interdite, ses obsèques ont été réalisées le lendemain même de son décès à Ambohijanaka, dans l'Atsimondrano.

Recueillis par Anatra Raholimanantsoa

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Rétrospective 2020 - Ahmad suspendu 5ans, un coup bas de la FIFA

La nouvelle est tombée comme un couperet. Un choc qui a ébranlé le monde du sport à Madagascar du fait que le président de la Confédération africaine de football (CAF) a été sanctionné par la chambre de jugement de la Commission d'éthique indépendante de la FIFA. Il a été interdit de toute activité relative au football (administrative, sportive et autre) au niveau national et à celui international pour une durée de cinq ans et à payer une amende s'élevant à 185 000 euros. Un coup bien préparé dont l'unique but n'est autre que d'écarter Ahmad de la course aux prochaines élections de l'instance panafricaine qui auront lieu à Rabat le 12 mars 2021, au lieu de la Mauritanie.

Tout aurait commencé par la candidature du Maroc pour organiser la Coupe du monde 2026. En tant que président de la CAF, Ahmad a milité et fait campagne pour que cette fête quadriennale du sport roi revienne à l'Afrique, 16 ans après le mondial 2010 en Afrique du Sud. Une prise de position qui n'a pas plu du tout à la FIFA dont l'équipe roule plutôt pour la candidature de la paire Etats-Unis - Canada.

Fatma Samoura, nommée par la FIFA comme intérim à la tête de la CAF, a enfoncé encore un peu plus le clou. Elle a été rejetée par le Comité exécutif de la CAF, pour la prolongation de son mandat à ce titre au début de cette année. Un refus qui reste en travers de la gorge de la Sg de la FIFA. Les dossiers sur Ahmad montés de toutes pièces ont été sortis du tiroir. Et ce fut chose faite comme l'atteste cette décision argumentée de la FIFA.

Les accusations mises sur la tête de Ahmad portaient sur des faits d'il y a plusieurs mois, voire quelques années, la plupart au début de son mandat.

L'enquête sur le comportement de Ahmad au poste de président de la CAF entre 2017 et 2019 a porté sur diverses questions liées à la gouvernance de la CAF, dont l'organisation et le financement d'un pèlerinage à La Mecque, ses accointances avec l'entreprise d'équipement sportif Tactical Steel et d'autres activités.

La FIFA ne peut pas nier qu'elle était au courant de ces dossiers et certainement les a étudiés depuis longtemps. Mais l'instance internationale n'attendait de prendre des mesures seulement après l'annonce d'Ahmad de sa candidature pour un second mandat à la tête de la CAF et la déclaration écrite de soutien faite par les 46 présidents de fédération de l'Afrique sur les 54. La FIFA semble rouler pour soutenir le milliardaire sud-africain, Patrice Motsepe.

E.F.

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Prévention de l’intoxication alimentaire : Précautions pour faire une bonne mayonnaise

Un œuf frais ne flotte pas à la surface dans une casserole d’eau froide. (crédit photo : Anja)

Durant la fête de fin d’année et le 1er jour de l’an, bon nombre de foyers malgaches utilisent la mayonnaise pour agrémenter leurs préparations culinaires. Or, mal faite, cette sauce peut devenir dangereuse pour la santé et intoxiquer toutes les personnes qui la consomment. Pour prévenir une intoxication alimentaire collective, le ministère de la Santé publique vient de publier un guide en ligne pour faire convenablement de la mayonnaise chez soi. Ainsi, le ministère recommande l’utilisation d’un œuf de poule frais. Attention à ne pas laver les œufs, les frotter délicatement avec un chiffon suffit amplement pour les nettoyer. Puis, concernant l’huile à utiliser, il vaut mieux privilégier l’huile fraîche qui n’a pas encore servi et qui n’est pas périmée. Ensuite, pour la préparation proprement dite, faire tourner la mayonnaise dans un endroit propre, éloigné de toute source de chaleur mais aussi de l’humidité. Les ustensiles tout comme les mains doivent être bien nettoyés avant de préparer la sauce. Une fois la mayonnaise bien montée, il faut la recouvrir avant de la ranger dans un réfrigérateur. A noter que la conservation ne doit excéder les 24 heures dans le réfrigérateur et 6 heures à un autre endroit. En procédant de cette manière, on peut éviter l’intoxication alimentaire provoquée par la mayonnaise, un phénomène très courant à Madagascar durant les périodes de fêtes.

Recueillis par Anja RANDRIAMAHEFA

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HCC : Aucune requête sur les sénatoriales

La HCC prépare la proclamation des résultats définitifs du scrutin du 11 décembre 2020

J-9 pour la proclamation des résultats définitifs des sénatoriales par la Haute Cour Constitutionnelle qui dispose effectivement de 15 jours après la publication des résultats provisoires par la Commission Électorale Nationale Indépendante.

La HCC n’a pas attendu la CENI pour s’atteler au traitement des résultats du scrutin du 11 décembre 2020 puisque les deux entités étaient en même temps, destinataires des procès-verbaux (PV) provenant des Sections de recensement des matériels de vote (SRMV) implantés au niveau de chaque chef-lieu de province.

Délai de recours. Côté contentieux, aucune requête n’a été enregistrée au greffe de la HCC jusqu’à la date d’hier. Si le délai de recours légal contre les présidentielles et les législatives est de 48 heures après la proclamation des résultats provisoires par la CENI, les textes sont silencieux en ce qui concerne les sénatoriales. Quoiqu’il en soit, la HCC recevra les requêtes éventuelles jusqu’à la proclamation des résultats définitifs.

Règlement intérieur. L’absence de recours est peut-être dû au fait que l’opposition avait boycotté les sénatoriales. Laissant ainsi le champ libre aux candidats pro-régime qui ne vont peut-être pas s’attaquer entre eux auprès du juge électoral. Ceci expliquant cela, la HCC prépare déjà la proclamation officielle du 07 janvier 2021 avant de bénéficier à son tour de vacances judiciaires. Qui plus est, après la décision sur la Loi de Finances pour 2021, il n’y a aucun dossier en instance à Ambohidahy, en attendant le règlement intérieur du nouveau Sénat qui sera soumis au contrôle de constitutionnalité de la haute juridiction avant sa mise en application.

R.O

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St-Sylvestre : L’incontournable du Point d’Exclamation Lounge Bar

Le spectacle de show girl restera un moment à part pour ce « Welcome 2021 ».

« Welcome 2021 », ce sera tout un programme au Point d’Exclamation Lounge Bar Analakely demain à partir de 19 heures, Le dîner de la St-Sylvestre ouvrira le bal avec un menu à la carte. « Verrine de hen’omby ritra », « Foie gras et confit d’oignons », « Crevettes en sauce Nam Man Hoi sur lit de riz cantonais », « Farandole de fruits », etc… les palais des fins gourmets seront gâtés par le savoir-faire gastronomique du chef.

Sombiniaina sera également au four et au moulin pour apporter une touche d’humour à l’assistance. Décidément, ce comédien est en train de faire parler de lui. Sillonnant le pays, mais n’oubliant jamais son jardin, le Point d’Exclamation, pour les grands rendez-vous. Il sera ainsi la pierre angulaire de cette première phase de « Welcome 2021 ». Épaulé par le saxophoniste Haingo pour un mélange inédit de musique et de rire.

Les choses ne s’arrêteront pas là puisque le meilleur reste à venir. A partir de 21 heures, le spectacle de show girl annoncera l’ambiance « Before 2021 » animée par le Dj Nougat. Pour les plus tenaces, après minuit, il y aura l’« After Party » à 3 heures du matin de la nouvelle année. En somme, une fête digne des grandes cités des vêpres et de la bombance comme Cancùn, Bali, Macao…

Maminirina Rado

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Mahajanga : La destination préférée des vacanciers

Une affluence de vacanciers est toujours observée chaque fin d’après-midi au bord de la mer de Mahajanga.

Une forte affluence de vacanciers est observée depuis mi-décembre dans la Cité des Fleurs.

Ces touristes nationaux sont notamment en provenance de la capitale et bien d’autres régions comme Nosy-Be, Antsirabe, Toamasina et Fianarantsoa. « Cela constitue une bouffée d’oxygène pour les opérateurs touristiques dont, entre autres, les hôteliers et les restaurateurs à Mahajanga après la crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19 au pays. Certes, de nombreux sites touristiques les plus accessibles sont très prisés en cette période de fêtes de fin d’année, mais Mahajanga reste la destination préférée des vacanciers, et ce, depuis toujours, grâce aux ambiances festives annuelles. Cela devient même une tradition pour la population malgache », a déclaré Eric Razafimaitra, le PCA de l’Office Régional du Tourisme de Boeny (ORTB).

Touristes en groupe. Et lui d’ajouter que ces touristes nationaux viennent souvent en groupe, soit ils sont en famille, ou entre amis ou bien ils sont issus d’une organisation inter-entreprise. « Ils passent des vacances dans la Cité des Fleurs, pendant une semaine en moyenne. La plupart d’entre eux préfèrent y clôturer l’année 2020 en beauté. D’autant plus que de nombreux artistes de renom assureront des prestations durant la nuit de la Saint-Sylvestre. Nous avons reçu des demandes depuis le 15 décembre dernier jusqu’au 05 janvier 2021 », a-t-il enchaîné. Si l’on fait une comparaison par rapport au bilan des vacances en 2019, le président de l’ORTB a soulevé que l’affluence des visiteurs choisissant la destination Boeny reste à peu près la même. Des milliers de personnes sont venus, entre autres, à chaque fin d’après-midi au bord de la mer, sans oublier l’accueil chaleureux de la population majungaise. Le site du village touristique est également très peuplé grâce aux diverses animations qui y sont organisées. Outre les diverses ambiances festives, les brochettes party et les plages font aussi la réputation de la ville de Mahajanga.

Dégradation de la route. Par ailleurs, les transporteurs qui desservent Antananarivo et Mahajanga, tirent profit de cette affluence des vacanciers dans la capitale de Boeny. Chaque jour, des taxis-brousse y transportent des touristes nationaux. En revanche, « la forte dégradation de la route, surtout le tronçon reliant Ambondromamy jusqu’à Mahajanga, constitue une principale contrainte au développement du tourisme dans cette destination régionale. Il faudrait parcourir au moins 10 à 12 heures de route pour faire le trajet entre Antananarivo et Mahajanga au lieu de 8 heures de route auparavant. Les chauffeurs doivent être toujours vigilants et prudents car de nombreux accidents surviennent souvent à l’entrée d’Ambondromamy », a réitéré Eric Razafimaitra. Pour en revenir à la destination préférée des vacanciers, il a évoqué que l’ORTB a renforcé ses actions de promotion afin d’obtenir ce bon résultat. « La sécurité qui règne dans la destination Boeny constitue également son avantage comparatif », a-t-il conclu.

Navalona R.

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Police nationale : Culte œcuménique d’action de grâce

Le MSP et son épouse ainsi que les hauts responsables de la Police nationale se trouvaient au premier rang.

Le FFKM a officié hier un culte œcuménique d’action de grâce à la Cathédrale Immaculée Conception à Andohalo. Le Ministre de la Sécurité Publique (MSP), Fanomezantsoa Randrianarison et son épouse, ainsi que des hauts gradés se trouvaient au premier rang ou premier banc des fidèles issus de la Police nationale. Et ce, pour rendre grâce à Dieu « pour sa bénédiction miséricordieuse durant l’année 2020 » et pour lui demander « une année 2021 toujours aussi fructueuse pour la Police nationale ». Ce culte de fin d’année était l’occasion pour les policiers et le MSP de communier ensemble.

R.O

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Fianaratsoa : Lehilahy mbola mpianatra tratra nangalatra moto

Fahantrana sa efa asa fanao mihitsy! Lehilahy roa, ny iray 24 taona mbola mpianatra, ny iray 31 taona « mécanicien », no voasambotry ny polisy miasa ao amin’ny « Commissariat Central Fianarantsoa noho ny resaka halatra Moto, ny alatsinainy teo. Io alatsinainy io tamin’ny 06 ora hariva, tao Ampasambazaha Finarantsoa, no niseho ny halatra. Moto scooter an’ny lehilahy iray mipetraka ao Antanifotsy Fianarantsoa tampon-tanàna no nalain’ireo olon-dratsy. Hita tao Manaotsara, tao amin’ny tranon’ilay mpianatra, ilay moto. Voatana vonjimaika ao amin’ny « Commissariat Central » izy roa lahy hanaovana fanadihadiana. Anisan’ny asa ratsy mirongatra any an-toerana ny halatra moto, ary izao nahitam-bokany izao. Amin’ny faritra maro no isehoan’izany, indrindra ny eto an-drenivohitra. Maro ihany koa ny efa tratra raha ny teto Antananarivo manokana, saingy mbola maro ihany ny tranga. Isan-kerinandro no ahazoana fitarainana na amin’ny polisy na amin’ny zandary. Toy izany koa ny antso vonjy amin’ny tambajotra sosialy toy ny Facebook. Fitandremana no anentanan’ny mpitandro filaminana ny rehetra. Tsy kely lalana ny ratsy ary mahazo vahana amin’izao vaninandro fety izao. Anjaran’ny tsirairay ny mandray fepetra mitandrina ny fananany na manao ny asany aza ny mpitandro filaminana.

Yv Sam

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Art : Le talent malgache n’est pas « reconnu »

Inspiré par la culture, l’art malgache a un style original.

Jusqu’ici, la perception de l’art malgache est influencée par des constructions intellectuelles figées qui, au début du XXème siècle, faisaient partie d’une idéologie caractéristique de l’époque coloniale. De ce fait, on assiste à un mouvement que certains appellent la « mystification » de l’art. Cette évolution privilégie les recherches sur l’association entre certains « fétiches ». Sous un autre angle, les rituels à Madagascar sont limités à des coutumes et traditions.

Certes, chaque société a ses propres savoir-faire, ses connaissances et ses rituels privilégiés et privés. Mais les étrangers assimilent l’art malgache à un art primaire.

L’appréciation de l’art malgache est un phénomène du XXe siècle, associé à des artistes et collectionneurs européens. En effet, l’idée d’une formelle était aussi le produit des sociétés occidentales. Cette idée a servi à transformer les créations culturelles en objets de valeur et d’appartenance sentimentale, objets que les Etrangers pouvaient apprécier en dehors de tout contexte culturel.

La période coloniale et postcoloniale a affecté, de manière profonde, la plupart des artistes malgaches. Les arts inspirés pendant ces périodes participent à la fabrication de l’art malgache contemporain. Le réseau , l’atelier, l’apprentissage et l’expérience dans lequel s’insère la création artistique est semblable à celui mis en place avant le colonialisme, auquel s’est ajouté le modèle colonial d’enseignement de l’art, qui accorde de nouveau une grande considération aux pratiques précoloniales.

Les sculptures et les toiles made in Madagascar sont devenus des objets prisés par les collectionneurs de l’art depuis l’époque de la colonisation. Pour ces amateurs, « l’art primitif représentait leur propre ouverture d’esprit, voire une association à l’ avant-garde. Pour les galeries d’art, il s’agissait de la marchandise de la culture d’autrui. La mise en valeur des qualités esthétiques, définies par les Occidentaux de façon à dissocier les objets de leur contexte culturel servait les intérêts des collectionneurs et surtout des marchands d’art. Pas besoin de connaître, ni d’apprécier la culture d’origine, si on peut apprécier l’objet au nom d’une présumée esthétique universelle ».

La mutation la plus fondamentale se produit dans la conception même de l’existence. La société traditionnelle malgache était essentiellement une société cohérente. Elle reposait sur une structure bien organisée, dirigée par un certain nombre de concepts spirituels qui se marquaient, en une structure identique, dans les différents domaines. L’art malgache est souvent mêlé avec l’univers astronomique, sur la géographie, la culture des champs, les techniques, le vêtement et la parure ainsi que sur les règles sociales. Ce qui lui donne un style original. Mais il n’est pas considéré comme de l’art. Cependant, toute chose a une cause, bon nombre de Malgaches ne disposent pas d’objets d’art dans leur demeure. Ils n’ont pas la volonté de la conservation des vestiges. Ce qui est le cas contraire en occident, un bijou, une cuillère, peuvent passer entre les mains de plusieurs générations d’une famille.

La conscience générale permettant d’édicter des règles de la valorisation du patrimoine est le dernier des soucis du gouvernement. Si dans la capitale on rencontre quelques centres culturels, ceux-ci se font très rares dans les autres régions.

Les musées d’art contemporain sont quasi-inexistants à Madagascar. La création contemporaine malgache se vend mal dans les quelques galeries des principales villes du pays. Alors, c’est à l’étranger que les artistes doivent exporter leurs œuvres. Ce dernier influence donc la façon dont l’art est défini et perçu dans le monde artistique. Ce sont les étrangers qui tiennent une place importante dans l’émergence de cet art contemporain sur la scène internationale. Le dialogue interculturel du monde de l’art rencontre de nombreuses difficultés notamment à cause de la puissance de ce modèle occidental, qui veut imposer ses propres définitions. C’est pourquoi la question du post-colonialisme revient sans cesse dans le discours depuis de nombreuses années.

Iss Heridiny

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Thierry Ramangasoavina, DPC de la Jirama : « A travers Optima, la baisse du tarif sera effective pour 455...

Thierry Ramangasoavina, directeur principal commercial de la Jirama.

Les abonnés de la Jirama ont reçu une lettre concernant la campagne Optima qui pourrait changer les tarifs d’eau et d’électricité. Le directeur principal commercial de la société d’Etat, Thierry Ramangasoavina, apporte plus d’explications. Interview.

 Midi Madagascar (MM). Depuis quelques jours, les abonnés ont reçu une lettre de la part de la Jirama. Pourriez-vous nous en expliquer la teneur ?

Thierry Ramangasoavina (DPC). Effectivement, la lettre que les clients ont reçue entre dans le cadre de la campagne Optima, optimisation tarifaire, lancée par la Jirama. Elle détaille la consommation moyenne des abonnés et conseille sur le tarif à choisir. Parlons du contexte global d’abord : de très grandes disparités et des différences significatives entre les zones tarifaires sont encore constatées à travers la Grande île.Or, le mix énergétique actuel, à travers les apports de plus en plus importants de l’énergie renouvelable, ne justifie plus cette inégalité de traitement entre les 4 zones tarifaires. Un exemple concret : le prix de la zone 1 est de 370 ariary par kWh, le prix zone 3 est de 795 ariary par kWh soit 2,14 fois plus cher. Or, la puissance souscrite est la même : 3,3 kW avec une consommation de moins de 130 kWh. Le mix énergétique est encore appelé à se renforcer à travers les actions étatiques dans les prochains mois. Auparavant, le tarif a été déterminé selon l’utilisation de la fourniture et l’activité du souscripteur et non pas selon le profil de consommation. Dans la plupart des localités de l’île, le coût de l’électricité est considéré comme prohibitif. Cette inégalité est fortement ressentie dans les régions.

Pourquoi avoir lancé une telle campagne dans un contexte économique aussi difficile ?

DPC. A travers Optima, la Jirama ambitionne de réduire les inégalités régionales et de mettre en place une véritable péréquation tarifaire progressive à l’échelle nationale. Cela favorisera le développement des activités économiques, comme l’industrialisation, mais aussi le développement sociétal, à travers le soutien aux classes les plus défavorisées. La compagnie veut promouvoir et soutenir le développement équitable des régions. La simplification de la grille tarifaire permettra aussi d’en faciliter la compréhension par les clients. Aujourd’hui, ces derniers se perdent dans les différentes catégories. Il est important de mettre en place une grille tarifaire selon le profil de consommation du client. De manière globale, il s’agit de favoriser l’accès à l’électricité et de promouvoir l’efficacité énergétique afin de lutter contre les surconsommations.

Comment la nouvelle grille tarifaire se structurera-t-elle ?

DPC. Dorénavant, quatre catégories de tarifs seront mises en place : le « tarif social », qui regroupera selon nos estimations 47% de la clientèle. Il est adapté pour les foyers qui consomment moins de 100 kWh par mois. Le « tarif économique » concerne 45% de la clientèle. Il est indiqué pour ceux qui consomment moins de 155 kWh par mois. Le « tarif confort » (4% de la clientèle) est davantage indiqué pour les foyers consommant moins de 300 kWh. Le « tarif super-confort » (4% de la clientèle) sera adapté aux foyers ou aux personnes qui ont des activités nécessitant une grande puissance et qui dépasseront largement les 300 kWh mensuellement.

Il y a de nombreuses récriminations par rapport à une « hausse déguisée » que la Jirama tendra à mettre en marche…

DPC. Je voudrais souligner l’importance de l’exercice que la Jirama a fait : elle a proposé à ses abonnés la catégorie idoine par rapport à leurs consommations moyennes calculées sur l’ensemble de l’année 2019. Le choix final reviendra au consommateur et à lui uniquement. Il peut choisir la catégorie qui lui semblera adéquate par rapport à sa consommation, aux moyens dont il dispose également. Les agents et les collaborateurs au sein de la Jirama sont prêts à conseiller et à accompagner. Globalement, à travers Optima, la baisse du tarif sera effective pour plus de 80 % des clients, ce qui représente près de 455 000 foyers. Pour les foyers consommant moins de 130 KWh par mois, la baisse peut aller de 6% à 26%.

Recueillis par Antsa R.

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Basket : Une saison 2020 « limitée »

2019 était l’année de toutes les réussites pour le basketball malgache, Covid-19 a tout chamboulé pour cette saison 2020. Une des fédérations qui ont un calendrier complet et décentralisé, la Fédération malagasy de basket a revu son programme d’activités cette année pour cause de Covid-19. Les différents sommets nationaux programmés ont tous été annulés. Les mesures de confinement et la suspension de toutes les activités sportives ont obligé la fédération à annuler les compétitions. Et pour rattraper ces annulations, la commission technique de compétition de la Fédération malgache de basketball a confirmé la tenue des Championnats de Madagascar N1A hommes et dames. Des sommets nationaux prévus se dérouler du 15 au 24 janvier 2021 au Palais des Sports de Mahamasina. 16 mois après leur dernier match au niveau fédéral, les équipes de la N1A dames et hommes vont monter sur le parquet du Palais des Sports. La Gendarmerie Nationale Basket Club (GNBC) chez les hommes et le Soma Beach Basket Club (SBBC) chez les dames remettent leur titre en jeu. Toutes les équipes ont déjà repris les entraînements en vue de ces championnats de reprise. La compétition se jouera sous la forme de confrontation en match unique et non pas en formule aller et retour comme lors des précédentes éditions. L’équipe championne chez les hommes participera aux éliminatoires de la Basket Afroleague. Afrobasket 2021. Seules les compétitions internationales ont été honorées par l’équipe nationale. Au mois de janvier, l’équipe seniors a participé aux préliminaires de qualification pour l’Afrobasket Men 2021. Les joueurs malgaches ont remporté le ticket pour les qualifications après avoir battu la Zambie et le Zimbabwe. Au mois de novembre à Kigali, Rwanda, la bande à Rija a encaissé trois défaites respectivement face à la Tunisie, la République Démocratique du Congo et la République Centrafricaine. Des résultats qui mettent l’équipe nationale malgache à la dernière place dans le groupe A. La joute retour se jouera au mois de février à Monastir, Tunisie. Une étape qualificative de taille pour l’équipe nationale qui n’aura plus droit à l’erreur. La GNBC qualifiée pour la saison régulière du BAL a mis entre parenthèses son aventure africaine. La FIBA et la NBA, organisatrices de la compétition, ont annulé à maintes reprises le lancement du tournoi. L’autre événement raté cette année est l’IBF Lions Cup au Zimbabwe au mois de novembre. Le camp d’entraînement réservé aux moins de 17 ans a été annulé.

T.H

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Volleyball : La CAVB dévoile le calendrier des compétitions 2021

Bouchra Hajij est la première femme patronne de la Confédération continentale de volley-ball.

Dix compétitions majeures sont programmées pour la saison 2021 dans le continent, c’est ce qu’a publié la Confédération africaine de volley-ball (CAVB), depuis cette semaine. L’instance continentale compte donner un nouveau souffle à la discipline, après une saison presque blanche à cause de l’épidémie de Covid-19. Pourtant, elle invite encore toutes les fédérations nationales à soumettre leurs candidatures pour accueillir une ou plusieurs de ces compétitions, puisque les pays hôtes des six des dix sommets ne sont pas encore déterminés.

En effet, l’ouverture de la saison est prévue en janvier avec les Championnats d’Afrique juniors filles U20. Ce sommet aura lieu en Ouganda. Le Nigeria accueillera ensuite les Championnats d’Afrique U18 filles du 29 janvier au 7 février 2021, tandis que ceux des U19 garçons auront lieu en Tunisie du 1er au 6 février. L’Egypte sera le pays hôte des Championnats d’Afrique juniors garçons du 18 au 26 février. Les Championnats d’Afrique des clubs champions féminins et masculins se tiendront entre mars et mai dont le lieu reste inconnu. Les qualifications zonales aux Championnats du monde sont prévues au deuxième semestre de l’année. La fin de la saison 2020 sera marquée par les Championnats d’Afrique masculins et féminins, et à la fois éliminatoires aux championnats du monde de 2022.

 « Alors que nous continuons de suivre l’évolution de la situation dans le continent, la CAVB est tenue de poursuivre et d’identifier les pays hôtes pour les compétitions 2021. Nous restons dans l’anticipation que la situation sanitaire du continent va bientôt se stabiliser et devenir prévisible, ce qui permettra la reprise des activités de volley-ball dans toutes nos fédérations nationales », a déclaré la présidente de la CAVB, Bouchra Hajij.

Manjato Razafy

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Polibrèves

*Le SG du ministère de la Justice Imbiki Herilaza a annoncé  le renforcement de la sécurité des établissements pénitentiaires. Il a, en outre, indiqué que les familles des détenus peuvent rendre visite à leurs parents  et que les repas qui leur seront servis sortiront de l’ordinaire.

*Les juges d’instruction seront de service durant les vacances judiciaires. Leur travail portera notamment sur les flagrants délits, les demandes de LP et les violences perpétrées à l’encontre des mineurs.

Recueillis par Dominique R.

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Affaire Soavimasoandro : Une peine sursitaire pour le père de famille

Le rideau est tombé sur l’affaire Soavimasoandro. Le tribunal correctionnel a annoncé le verdict hier : trois ans d’emprisonnement assorti d’une amende d’un million d’ariary, le tout avec sursis. Un cri de joie pour la famille du petit Dylan malgré la mésaventure qu’ils ont vécue allant de l’agression à l’emprisonnement et aussi à la mise en internat de l’enfant de 11 ans dans un centre de réinsertion sociale à Bevalala. Me Santanavalona se dit satisfait du jugement. Durant la première comparution, il a accédé à sa plaidoirie sur un vice de forme de la loi sur la violence basée sur le genre ou VBG, une loi dont l’application fait défaut au pays puisqu’il n’y a aucun décret d’application jusqu’à maintenant. Pour lui, il s’agit d’une transposition bête des lois internationales. L’avocat a aussi condamné le fait que les facebookers soient devenus des juges à part entière sur l’affaire qui a généré autant de polémiques au pays. Les avis sont divisés. Il y a ceux qui sont contre toutes formes de violence envers les enfants et, de l’autre côté, ceux qui soutiennent que les parents sont les seuls maîtres de l’éducation de leurs enfants. Ces derniers basent leur réflexion sur l’adage malgache : »Ny zanaka tiana tsy itsitsiana rotsan-kazo » de traduction libre : »Qui aime son enfant, ne ménage pas les coups de bâton ». Sur cette affaire, l’enfant a été autorisé à passer Noël avec sa famille. Lundi dernier, il a rejoint le centre de réinsertion sociale à Bevalala en attendant le jugement sur son sort. Une autre paire de manches…

D.R

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Bavure militaire à Amparafaravola : Un mort et le chef de corps évincé de son poste

Ce qui s’est passé le 28 décembre à Amparafaravola n’aurait pas dû se produire si l’on tenait compte des efforts déployés par les autorités des forces de l’ordre depuis ces derniers temps. Des mesures de redressement et de sanction pour les indisciplinés ont été appliquées. Malgré tout, il y a toujours des réfractaires. Tel est le cas de ces militaires à Amparafaravola. Chargés de sécuriser un site d’exploitation minière à Ampasika Andrefana, ces militaires sont accusés d’avoir torturé des individus qui se sont introduits dans ces lieux sous leur surveillance. Selon les informations, ces militaires ne se sont pas contentés d’appréhender les suspects mais sont allés jusqu’à leur infliger des traitements inhumains. Ayant appris les faits qui se sont produits dans la carrière, les riverains se sont rendus sur place pour prendre la défense des malheureux. Les militaires ont alors battu en retraite. Durant leur fuite, ils ont ouvert le feu, ce qui a provoqué la mort d’un civil. Face à cette situation, l’Organisation Mixte de Conception (OMC) dans la région Alaotra Mangoro a déjà ouvert une enquête. Des mesures ont déjà été prises par le Ministère de la Défense Nationale pour identifier les autorités responsables de ces bavures. Selon les dernières informations, le chef de corps du RM3 a déjà été évincé de son poste. On attend encore les résultats de l’enquête.

T.M / Yv Sam

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Lalam-pirenena faha-2 : Mananika eny ambony fiara ireo jiolahy mpandroba

Raha somary nangingina sy tsy dia re loatra tao ho ao ny resaka sakana sy fanafihana fiara eny amin’ireo lalam-pirenena dia mirongatra indray izany ankehitriny. Ny vaninandro fety izay mahabe ny fivezivezen’ny olona izao angamaba no antony. Fa ny tena mahavariana dia nahita fomba fiasa vaovao ireo mpanao ratsy. Hain’izy ireo ny manararaotra ny zava-misy mba hanaovana ny asaratsiny izay hanairana sahady ny sain’izay tompon’andraikitra mahefa amin’izany. Tsy inona izany fa ity fahasimbana sy faharatsian’ny lalana saika manerana ny Nosy ity, raha tsy hilaza afa-tsy ireo lalam-pirenena izay tena be mpampiasa sy mpifamoivoy isika. Isan’izany ny Lalam-pirenena faharoa(RN2)  izay vao nitrangan’ny fanafihana ny talata 28 desambra lasa teo. Fiara mpitatitra olona iray avy aty Antananarivo ho any Toamasina  no voaroba rehefa nandalo teo Ambinaninony, 80 km tsy hiditra ity Renivonitr’i Betsimisaraka, ny alin’ny sabotsy hifoha alahady, rehefa nisy nanafika teo amin’io toerana io. Araka ny loharanom-baovao dia fiara maromaro izy ireo no niaraka saingy noho ny haratsian’ny lalana dia tsy maintsy madeha mora ny fiara ka somary nifanary izy ireo. Teo indrindra no nisy nanararaotraotra nihanika ity fiara voatafika ity ka nosokafan’ireo jiolajy tamin’ireny fitaovana fanapitsohana fantsika ireny ny varavarana aoriana ary norobain’izy ireo daholo ny entana. Nandritra izany moa dia voalaza fa tsy afa-nanohitra ireo mpadeha tao amin’ity fiara ity fa efa voaambana fitaovam-padiana avokoa. Antsoantso sy horakoraka sisa no henon’ireo olona ireo, izay toa midika fa toa nisy voatafika ihany koa tany ho any, raha araka ny fanazavana.  Soa fa tsy nisy ny naratra na ny maty nandritra izany fa ny entana kosa dia fongana avokoa. Tsy ela ihany koa dia afaka nampandre ny mpitandro ny filaminana ireo niharam-boina. Nandray andraikitra avy hatrany ny zandary ka nanao ny fanadihadiana sy ny fanarahan-dia. Nandritra izany no nahatratrarana olona iray izay nahatratraraba entana maro mampiahiahy. Nosamborina avy hatrany moa ity olona mba hanaovana fanadihadiana.

T.M.

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Madagascar National Parks : Flash-back sur une année 2020 difficile

Le Dr Mamy Rakotoarijaona, DG du MNP, incite tous les citoyens à se donner la main pour instaurer une culture de conservation au pays.

Comme pour beaucoup d’organismes, l’année qui va s’écouler a été dure. Madagascar National Parks en fait partie.

« Au-delà de cibler les parcs et réserves nationaux comme leviers de l’émergence économique, Madagascar National Parks (MNP) favorise aussi la conservation avec les communautés locales et n’oublie pas l’aspect social, voire humain ». C’est ce qu’on peut tirer d’une déclaration du Dr Mamy Rakotoarijaona, directeur général (DG) auprès de Madagascar National Parks ou MNP, organisme sous la tutelle du Ministère de l’Environnement et du Développement Durable, lundi dernier. Faisant la rétrospective de l’année 2020, le numéro Un du MNP a annoncé « 2020 était une année difficile pour le MNP à cause du Coronavirus qui avait handicapé la visite des touristes dans les parcs nationaux ». Le DG du MNP de continuer « C’était dur, mais MNP s’est mobilisé avec sérieux et détermination pour juguler l’impact de cette crise sanitaire. J’entends par là, pas seulement la direction générale et les techniciens, mais tout le personnel ».

Partis. Profitant de son intervention, le Dr Mamy Rakotoarijaona de rendre hommage aux agents et personnel du MNP disparus en 2020 : « Les oublier c’est ignorer leurs actions et efforts». Le DG du MNP rappelle la disparition en mai de Guy Suzon Ramangason, un grand défenseur de la nature, en tant que DG de 2003 jusqu’en 2019. « Il a beaucoup contribué à la gestion et conservation des parcs nationaux ; et cela avec abnégation et efficacité. Ce qui lui avait valu le soutien des partenaires financiers comme la Banque mondiale et l’Union européenne », a noté le DR Mamy Rakotoarijaona. Avant d’évoquer la disparition en juillet dernier de Richard Andréas, un administrateur du MNP. Ainsi que celles de trois autres responsables de l’entité, à savoir Mboly Jean André, directeur du parc national de Marojejy, Todizara Rakotoarivelo, chef de secteur au sein de la réserve spéciale d Ambatovaky (Soanierana Ivongo) et Lydia Simone Raherilalao, agent du parc national de Ranomafana. L’intervention a par ailleurs permis de savoir que la Banque mondiale œuvre en faveur des trois parcs cités. Une manière pour le DG du MNP de faire savoir que la coopération avec cette institution de Bretton Woods est en bonne santé.

Recueillis par José Belalahy

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Tennis de table : La révolte des pongistes expatriés

L’ancien champion de Madagascar de tennis de table, Jean Christian Andrianjatovo, veut tout remettre en ordre.

Rien ne va plus pour le tennis de table malgache qui touche le fond. Une raison suffisante pour les expatriés de tennis de table pour partir en croisade et sauver ce qui peut encore l’être.

Christian Andrianjatovo a réussi à réunir un beau monde pour former les Expatriés Malagasy de Tennis de Table (EMTT). Il a trouvé un argument cohérent pour motiver tous les pongistes dans ce qui serait perçu comme une révolte contre une gestion défaillante de cette discipline.

Passé glorieux. Christian Andrianjatovo revient sur le passé glorieux du tennis de table malgache en citant nommément Guy Kely Raonindriaka médaillé de bronze des championnats d’Afrique de 1972 au Caire avec Gaston Pierre, Hubert, Landy, Dany et Jean Luc.

Il y a aussi cette médaille de bronze des Jeux Africains de 1987 au Kenya avec Landy, Dany, Doda, Mamison et Toanina. Il y a encore les Jeux des Îles de 1985 à Maurice où les pongistes malgaches raflaient six des sept médailles d’or puis le carton plein 7/7 aux Jeux des Îles de 1990 à Madagascar. Les fruits d’une véritable équipe de rêve avec Joelle, Bodo, Rado, Landy, Dany, Jean Luc, Hubert, Sotema, Seta, Mamison, Toanina, Rija et Sambilo.

Il y a enfin cette descente aux enfers durant les Jeux des Îles de 2015 à la Réunion et ceux de 2019 à Maurice où Madagascar s’est couvert de ridicule au tennis de table.

Complices. La goutte d’eau qui a fait déborder le vase au point de se demander si le ministère des Sports et le Comité Olympique Malgache resteront les complices d’une fédération défaillante ou comme l’écrasante majorité des pongistes, accepteront une douce alternance et permettre aux sympathisants des EMTT de prendre les commandes d’une discipline qui a un besoin urgent de retrouver des couleurs. Comme le président de la fédération, Herley Ambinintsoarivelo, a déjà fait savoir que les élections auront lieu après les Jeux Olympiques de Tokyo, les EMTT doivent faire contre mauvaise fortune, bon cœur. En attendant, Christian Andrianjatovo et ses hommes, incluant ceux de Madagascar, vont tout faire pour améliorer les conditions des pongistes locaux en les équipant de matériels adéquats mais également en leur offrant les infrastructures nécessaires. Un début de changement que les EMTT entendent mettre en place pour sortir cette discipline du trou dans lequel elle s’est engouffrée.

Clément RABARY

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Musique : The Almendros, un petit souffle de Madagascar

Naunau Belu et un de ses instruments de prédilection, le kabosy, avec dame Pauline, d’une famille célèbre de luthiers tananariviens.

Le groupe The Almendros, formé dans le Vermont aux Etats-Unis vient de sortir son album « All over the place ». Jusque-là rien de spécial, sauf qu’un Malgache du nom de Médard Antonio Tata, ou Naunau Belu pour la scène, en est un des membres. Il est également affilié au groupe Gumbo Yaya. Selon un média spécialisé en musique, le jeune Malgache possède un génie créatif dans le changement de rythme. D’ailleurs, il occupe le micro, les percussions et le synthétiseur dans cet opus.

En tout, The Almendros est composé de six autres membres. Peter Ryan, qui est chanteur, bassiste et auteur/compositeur. Doug Wilhelm, aux percussions et à l’harmonica, Liz Cleveland de culture punk et qui chante. Il y a également Mark Pelletier, Clint Bierman et John Wallace. Dans l’ensemble, la formation est de plusieurs influences. Notamment, le reggae, le ska et une touche assumée de rock. « All over the place » est composé de dix titres dont trois sont marqués par l’empreinte artistique de Naunau Belu.

A savoir, « Deep in the heart », un genre de rock des années Billy Joel, avec la voix de tête de gospel de Naunau Belu. Un titre joyeux et lumineux, évoquant l’immigration. Ou encore « Message in the air », un reggae au sens propre du terme. Dans l’ensemble, le cœur de « All over the place » bat au rythme de l’amour, de la préservation de l’environnement et de l’espoir. « Je n’oublie pas d’intégrer des textes en malgache », annonce fièrement le jeune homme qui a aussi été un chargé de cours à l’université d’Harvard.

Apparemment, la ville de Vermont et ses environs sont un terreau des talents malgaches. Plusieurs artistes malgaches y élisent domicile. Pour ne citer que Mika, du duo de l’Est Mika et Davis. Dans l’histoire, la localité est aussi très ouverte accueillant un grand nombre de nationalités.

Maminirina Rado

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TIM : Une antenne implantée à Ambohitrimanjaka

TIM fortement implanté à Ambohitrimanjaka.

Le parti TIM continue de multiplier sa présence dans différents endroits du pays. Ce fut le cas notamment pour la commune d’Ambohitrimanjaka du district d’Ambohidratrimo. Une localité où ce parti de l’ancien président est fortement représenté. Toujours est-il que le député élu dans ce district a déclaré que cette commune devrait servir de modèle à Ambohidratrimo. D’ailleurs, cette commune est également connue pour avoir réagi contre l’implantation du projet présidentiel dans sa localité. Des dispositions qui ont fait du bruit dans le temps. Les membres du bureau politique du TIM ainsi que les députés issus de ce parti ont fait également le déplacement. Malgré le confinement mais aussi les fêtes de fin d’année, l’ancien président n’a pas de temps à perdre et fonce dans ses périples. D’ailleurs, le fondateur de ce parti multiplie ses déplacements dans les différentes régions du pays pour montrer qu’il est encore là.

Recueillis par Dominique R.

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Lozam-pifamoivoizana : 24 ny tranga, 8 ny maty tamin’ity volana ity

Niha-nitombo tsy nisy toa izany ny trangan’ny lozam-pifamoivoizana tamin’ity volana desambra ity, araka ny antontan’isa nomen’ny zandary, indrindra moa fa tamin’ireo lalam-pirenena. Efa tafakatra valo ny maty raha io antontanisa io hatrany, ary tranga manodidina ny 24 no voaray. Teo anatrehan’izany firongatry ny lozam-pifamoivoizana izany dia tsy mitsahatra manentana hatrany ireo tompon’andrakitry ny filaminana, mba hitandreman’ny tsirairay, indrindra fa ireo tsy maintsy handeha lalam-pirenena. Nilaza izy ireo fa tsy handefitra velively ho an’ireo mpamily minia manao antsirambina izany. Ny fandehanana mafy sy ny fahamamoana eo am-pitondrana fiara. Ankoatra izay dia nisy ireo toromarika vitsivitsy nomen’ireo mpitandro filaminana ho an’ireo mpamily. Ao anatin’izany ny fitsirihana ara-teknika mialoha ny fiara alohan’ny handehanana. Ny tsy fandehanana mafy, ny tsy tokony hanaovana taingim-be mihoatra ny tokony ho izy. “Araho antsakany sy andavany ny toromarika eny an-dalana sy ireo mari-pamantarana rehetra. Aza misotro zava-mahamamo na midoroka zava-mahadomelina izay tsy ahafehezana ny familiana. Aza misongona amin’ny tsy fotoanany na amin’ny toerana saropady (fiolanana…); Manatòna toby mpitandro filaminana raha misy ahiana ny fandriam-pahalemana; Manatòna toby fanamboarana fiara raha misy ahiana ara-teknika ny fiaranao; Manatòna tobim-pahasalamana raha misy ahiana ny fahasalaman’ny mpamily na fanaviana vokatry ny valanaretina (…)”. Marihana hatrany, hoy ny eo anivon’ny zandamariam-pirenena, fa misy hatrany ireo zandary misahana manokana ny lalam-pirenena amin’iny RN2, RN7, ary ny RN34, izay azo antsoina na andro na alina, ankoatra ireo tobin’ny zandary manerana ny Nosy. Izany rehetra izany dia mba hahafahan’ny rehetra manao fetin’ny faran’ny taona sy taom-baovao anaty filaminana.

m.L

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Conjoncture : Une reprise progressive à partir de 2021

L’amélioration de la productivité agricole figure parmi les clés de la relance économique post-Covid

Les faits donnent raison aux prévisionnistes. Les événements climatiques vont aggraver la situation économique post-pandémique.

Les effets néfastes de Chalane en sont les preuves et confirment que la pandémie et le mauvais temps plongent Madagascar dans une récession économique.

Prudence. Dans son dernier rapport économique sur Madagascar, la Banque mondiale parle même d’une « récession comparable à celle de la crise constitutionnelle de 2009 ». Heureusement que tout n’est pas encore perdu puisqu’une reprise progressive est annoncée dès 2021. La Banque mondiale parle d’une « stabilisation attendue en 2021 » et note que « pour retrouver le chemin de la croissance, le pays devra étendre ses mesures d’urgence visant à préserver les moyens de subsistance et prévenir une résurgence de la pandémie, mais aussi les conjuguer à des réformes structurelles visant à accélérer la transformation économique de Madagascar, renforcer sa résilience aux chocs, et accroître la sécurité alimentaire ». La Banque mondiale fait ainsi preuve de prudence dans ses projections « À Madagascar, la reprise économique attendue pour 2021-2023 sera progressive et pavée d’obstacles. La reprise de la demande mondiale en 2021 devrait marquer le retour des exportations et des investissements, mais la récession de 2021 fera planer une ombre durable sur les entreprises et les ménages ».

Parmi les plus pauvres. Du coup, la croissance sera progressive. « Dans un tel contexte, l’économie ne devrait enregistrer qu’une croissance d’environ 2% en 2021 qui ne suffira pas à faire augmenter le revenu moyen par habitant. En l’espace de deux ans, la crise aura donc réduit d’environ 13 points de pourcentage les prévisions d’avant la pandémie. Le scénario de référence fait état d’une croissance de 5,8% en 2022 puis de 5,4% en 2023, mais la crise risque toutefois de renforcer certaines contraintes structurelles à l’accroissement du niveau de vie moyen telles que l’insuffisance du capital humain, la prévalence de l’informalité et de l’agriculture de subsidence, la faiblesse des infrastructures, de la concurrence, et de la gouvernance. La baisse de la pauvreté devrait reprendre à moyen terme, mais les populations vulnérables resteront très exposées aux chocs. Le retour progressif de la croissance économique devrait faire reculer la pauvreté à partir de 2022, mais les estimations indiquent que la crise pourrait avoir balayé une décennie de lutte contre l’extrême pauvreté, cantonnant du même coup Madagascar parmi les pays les plus pauvres d’Afrique subsaharienne . Le recul de la pauvreté à moyen terme dépendra en grande partie de la capacité du pays à accroître la productivité dans le secteur agricole, à créer des emplois formels non agricoles, à renforcer la résilience aux chocs économiques et climatiques »

Recueillis par R.Edmond.

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Hollywood : Faly Rakotohavana, la coqueluche de Disney+

Faly Rakotohavana (deuxième à gauche) dans son dernier rôle sur « Secret society of second born royals ».

Un petit pas pour Faly Rakotohavana mais un grand pas pour le cinéma malgache, ce jeune garçon est en train de se faire un nom à Hollywood. Il est qualifié de nouveau prodige du septième art.

Peu connu du grand public malgache, Faly Rakotohavana est en train de percer à Hollywood, le temple du cinéma, en ce moment. Pour ne citer que son dernier film en date « Secret society of second born royals », sorti en septembre produit par Disney+ qui l’a définitivement mis au devant des projecteurs. L’accueil de la critique a été plutôt favorable, malgré quelques réserves, et a démontré le potentiel de l’acteur malgache face à des gros challenges et aux côtés d’une grosse industrie cinématographique.

Film de super-héros pour ados, le film raconte le périple de Sam, jouée par Lee Elizabeth Peyton, qui découvre ses pouvoirs. Elle sera amenée à rejoindre une société secrète composée de jeunes aux facultés particulières comme elle. Elle y rencontre alors le Prince Matteo campé par Faly Rakotohavana, un boute-en-train qui s’avère être un allié très utile. Une solide équipe de cinq super-héros se forme alors pour combattre le mal. Tout le monde le sait, les super-héros américains sont là pour stopper les super-vilains, mais pas pour aider dans la lutte contre la faim ou œuvrer pour l’amélioration du rendement agricole.

C’est tout de même la première fois qu’un Malgache intègre une grosse entreprise du cinéma mondial comme Disney+. Faly Rakotohavana a tout l’avenir devant lui du haut de ses 17 ans. Il a connu son premier rôle avec le film « The Mick and Raven’s home ». Pourtant, les cartes n’ont pas été en sa faveur. Souffrant de bégaiement, il a dû suivre une thérapie. Il a réussi à surmonter son petit handicap. De fil en aiguille, il s’est rapproché du métier d’acteur en faisant du théâtre musical. Bref, une totale émancipation.

A tout juste 17 ans, le jeune fan de Leonardo Dicaprio a déjà participé à plusieurs films. Cependant, il met un point d’orgue à réussir sa scolarité, quitte à traverser l’Amérique de long en large. Faly Rakotohavana a grandi à Madagascar avant que ses parents ne déménagent aux États-Unis. Dans ce pays, il est aussi reconnu pour être très engagé dans le mouvement « Black Lives Matter ».

Zo Toniaina