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Les actualités à Madagascar du Lundi 30 Novembre 2020

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Suspension de Base Toliara : La population bénéficiaire du projet crie famine

Base Toliara attend encore la décision de l’Etat pour la reprise des activités sur le site.

Les autorités feront-elles l’impasse sur un investissement de 560 millions de dollars et ses retombées sociales et économiques ? La question continue de se poser après une année de suspension des activités de Base Toliara par le gouvernement

La cinquantaine, et mère de 9 enfants, M.N se désole de la suspension du projet d’extraction de sables minéralisés pour la production d’ilménite, de zircon et de rutile de Base Toliara. Loin des querelles et des conflits d’intérêts qui tournent autour de cette suspension qui nourrit la polémique depuis un an, elle n’a qu’une seule chose en tête : Que Base Toliara reprenne le plus rapidement possible car sa famille qui habite Ranobe, à une cinquantaine de kilomètres de la ville de Toliara et où est implanté le site d’extraction, crie famine.

Palabre des “raiamandreny” de Ranobe qui attendent impatiemment la reprise.

Actions sociales. « Depuis la suspension du projet, rien n’est plus comme avant », regrette-t-elle en expliquant que les habitants de son fokontany ont perdu beaucoup d’avantages qu’ils avaient obtenus à travers les actions sociales menées par le projet. « Pendant que le projet était encore opérationnel, j’étais parmi le groupe de femmes qui exploitaient la pépinière mise en place avec la collaboration de Base Toliara à laquelle, nous avions vendu des plants ». Grâce, en effet, à ce projet de pépinière villageoise, les mères de famille de Ranobe avaient reçu des formations et étaient dotées de matériels pour la production de plants, notamment de baobab et de “kily”. Des plants que Base Toliara rachète à raison de 1.000 ariary l’unité. Par ailleurs, des fils de M.N ont bénéficié des retombées du projet à travers des emplois. « Notre seul souhait c’est la reprise des activités de Base Toliara », conclut-elle avant de retourner dans sa case et voir comment elle va faire pour nourrir sa famille. Tout comme M.N, la grande majorité des habitants de Ranobe militent pour cette reprise de Base Toliara. Davida, le Chef Fokontany montre le château d’eau construit par Base Toliara mais inachevé à cause de la suspension du projet. Et pourtant, il s’agit d’une infrastructure qui aurait permis d’approvisionner non seulement la population en eau potable, mais également les bétails et même l’irrigation. Base Toliara avait également d’autres projets sociaux comme la construction d’une école et d’un hôpital mais qui sont également suspendus. Dans les communes concernées par le projet, la question des déplacements des tombeaux pose également des problèmes. En collaboration avec Base Toliara, des tombeaux ont été effectivement construits, mais là encore l’initiative n’a pas abouti à 100%, toujours à cause de la suspension du projet. C’est encore le cas à Ranobe où deux personnes ont été enterrées dans des tombeaux provisoires. Sur ce point, d’ailleurs, la population locale ne manque pas d’attribuer les récents décès survenus dans les environs à la non pratique des cultes ancestraux liés aux enterrements et qui nécessitent justement des tombeaux dignes. « Si le projet reprend, le déplacement des dépouilles figurera parmi nos priorités », reconnaît la population de Ranobe.

Une vie tranquille malgré la misère.

Adversaires actifs. Maire de la Commune rurale d’Ankilimalinika, M. Longin estime pour sa part que c’est la désinformation totale qui provoque la zizanie dans cette histoire. Il pointe notamment du doigt l’artiste Théo Rakotovao, l’un des adversaires très actifs de Base Toliara. « Il n’est pas aussi populaire qu’il le croit, sinon pourquoi n’a-t-il eu qu’une poignée de voix à Tsianisiha lors des élections des députés à Toliara II ». Ce que ce maire déplore, c’est surtout la résurgence de l’insécurité depuis la suspension des activités de Base Toliara. « Faute d’occupation, les jeunes deviennent oisifs et s’adonnent à des délits », déclare-t-il en lançant un appel à l’Etat pour une reprise de Base Toliara, un projet qui vaut aussi son pesant d’or en matière de recettes fiscales communales, régionales et nationales. En effet, avant la suspension des activités, Base Toliara participait à hauteur de 36% des recettes de la Direction régionale des impôts. Une potentielle source de richesses et de développement en somme.

Le Chef Fokontany de Ranobe montrant le terrain sur lequel devait déjà s’ériger une école si le projet n’avait pas été suspendu.

Manœuvres anti-Base. Et pourtant, une année après sa suspension, l’avenir du projet Base Toliara est encore incertain. Cette suspension, rappelons-le, a été décidée par le gouvernement pour de soi-disant troubles sociaux susceptibles de provoquer des divisions auprès des communautés. Une situation minée par l’intervention de politiciens et d’élus tuléarois, qui ont visiblement des intérêts à protéger pour en arriver à utiliser des médias acquis à leur cause pour défendre l’arrêt définitif du projet. Sur place, on parle même de distribution d’argent pour rameuter des partisans de l’abandon du projet qu’ils taxent de « destructeurs de l’environnement ». Les manœuvres perpétrées par des politiciens « anti-Base » commencent en tout cas à inquiéter des observateurs qui se demandent quels sont les intérêts en jeu pour que l’on en arrive à bloquer un projet de cette envergure dont la région Sud-Ouest a besoin. Pour cet opérateur économique établi à Toliara depuis 25 ans, le raisonnement est simple. « On a une richesse que l’Etat malgache ne peut pas lui-même exploiter et il n’y a aucune raison à ce qu’une grande compagnie minière s’en charge », annonce-t-il en faisant toutefois remarquer que  tout est question de bon sens afin que l’Etat malgache et surtout la population puissent tirer convenablement profit du projet. « Les richesses sont là, nous n’avons pas les moyens et les connaissances pour les extraire, malheureusement, jusqu’à présent, les conditions d’exploitation restent problématiques et on n’avance plus surtout depuis la suspension du projet. Alors pourquoi l’Etat et Base Toliara ne s’organisent pas pour trouver la meilleure option », ajoute-t-il. Non sans poser l’autre problématique de la sécurité des investissements à Madagascar. « Ce genre d’histoire qui fait le tour du monde ne fait que dissuader les potentiels investisseurs à venir à Madagascar ». Et d’ajouter que « la sécurisation des investissements sera toujours un vain mot si on change tout le temps de conditions d’exploitation et de réglementations ».

Les plants des femmes pépiniéristes ne trouvent, pour le moment, pas de preneurs.Le château d’eau de Ranobe est lui aussi à l’abandon.Tombeaux provisoires à Ranobe.

Un Forum pour le développement de la région Atsimo-Andrefana se tiendra à partir de demain à Toliara. Base Toliara figure parmi les invités à cette grande réunion mais étant interdite de communiquer, la compagnie ne pourra probablement pas se prononcer. Il reste à savoir si l’on pourra faire dans un tel événement sur un projet d’investissement de 560 millions de dollars avec à la clé 4.000 emplois directs et indirects, 43 millions de dollars d’impôts lors de la phase d’installation des infrastructures et 35 millions de dollars par an de ristournes.

R.Edmond.

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Andraisoro : Tovovavy dimy tratra nanao « porno » sy nahatratrarana « cocaïne »

Teo « am-panaovana ny asany » mihitsy izy ireo no tra-tehaka. Niboridana toa kankana, teo am-piolakolahana sy teo am-pilalaovana irony kilalaon’olon-dehibe, hikarohana fahafinaretana irony, manoloana solosaina. Dimy vavy izy ireo no tra-tehaka tetsy Andraisoro, ny herinandro teo. Ny iray tamin’izy ireo no voalaza fa manakarama ireo ambiny. Ambonin’izay, dia mbola nahitàna rongony mahery vaika tao amin’izy ireo. Raha ny fampitam-baovao dia niainga tamin’ny fampahafantarana nataon’olon-tsotra ny fisiana vehivavy mitarika ny namany hanao asa mamoafady ny fanadihadiana nataon’ireo mpitandro filaminana. Nandray an-tanana ny raharaha tamin’izany moa ny Sampan-draharahan’ny zandary mikaroka ny heloka bevava etsy Fiadanana. Fantatra tamin’ireo loharanom-baovao io fa eny Andraisoro ireto tovovavy ireto no manao izany asa ratsy ataony izany ka dia nidininana teny an-toerana. Tratra am-bodiomby, am-body solosaina  angamba raha ny marimarina kokoa izy rehetra. Izay mbola samy niboridana avokoa. Fitaovana maromaro, toy ny solosaina, fitaovana samihafa natao hifandraisana amin’ny alalan’ny aterineto, ary ankoatra izay dia mbola nahitàna rongony « cocaine » tao amin’izy ireo. Nambaran’ny fampitam-baovao mantsy fa mandray ity zavamahadomelina ity aloha izy ireo vao manao ilay asany. Tamin’ny famotorana no nahafantarana fa mandray any amin’ny telo hetsy ariary isan’andro any ilay tovovavy voalohany, ary manakarama ireo namany, enina alina ariary isan’andro, isanisany. Tato ho ato tokoa dia niha-nahazo vahana ity fanaovana « porno » amin’ny alalan’ny aterineto ity. Efa maromaro ihany ireo tovovavy no voasambotra, tsy teto an-drenivohitra ihany fa na hatrany amin’ny faritra aza. Mampiasa olona hanao asa mamoafady, fampivarotan-tena amin’ny alalan’ny aterineto dia voarara ary enjehina araka ny fehezan-dalana famaizana, and-334 sy 334 bis. Ankoatra izay dia raisina ho toy ny fanandevozan’olona ihany izany, hoy hatrany ny eo anivon’ny zandarimariam-pirenena. Ireo moa no anenjehana ireto tovovavy nanao « porno » tao an-tranony tetsy Andraisoro ireto, miampy ny fividianana, fandraisana rongony mahery vaika.

m.L

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Art de vivre : Tinah Raf, un nectar aux mille facettes

Anjatiana Harimalala Andrianirina, une pionnière du rhum arrangé au féminin.

Anjatiana Harimalala Andrianirina est une femme qui a une petite brasserie « Tinah Raf ». Elle commence à se faire connaître chez les amateurs de nectar des dieux, elle transforme le rhum artisanal en rhum arrangé avec des couleurs et des saveurs recherchées. D’autant plus, la boisson artisanale est maintenant légale, ouvrant de grandes perspectives. Elle a répondu à quelques questions pour discuter de cette nouvelle tendance qui gagne du terrain au pays.  

Tout d’abord, pouvez-vous nous parlez de votre produit ?

Tinah Raf, « Raf » ça vient de mon mari, c’est une marque de rhum arrangé artisanal. Le projet a commencé un peu avant le début du confinement. Je travaillais comme commerciale dans une petite boite et le salaire était loin de couvrir nos charges et le travail de mon mari dépendait du tourisme. On n’espérait pas grand-chose de ce côté-là. Après la fermeture des frontières, on commençait à galérer un peu, au point de vendre mes collections « perso » de rhum arrangé fait maison à des proches. A ma grande surprise, ils en raffolaient. En même pas une semaine, mon stock était épuisé. C’est là qu’est venue l’idée de lancer le projet « Tinah Raf ». Nous avons fait une descente à Fandriana pour trouver la source du meilleur rhum. Nous avons ensuite profité de la descente pour rendre visite à un ami apiculteur qui nous a généreusement donné quarante litres de miel qu’on pouvait payer par tranche. « Tinah Raf » est une marque de rhum arrangé fait maison à base d’Ambodivoara et de miel d’eucalyptus.

Quelle est la base de votre fabrication ?

A ma façon, tout commence par l’amélioration du rhum. Pour ce faire, j’utilise soit de la vanille, soit de la cannelle, soit des zestes d’orange. C’est ce rhum que j’utilise après pour mes arrangements.

Je laisse macérer, lentement, au moins six mois avant d’ouvrir et de déguster. Avec d’autres petits commerces, on mettait un peu d’argent de côté pour acheter du rhum. On arrivait à rassembler entre quatre-vingt et cent litres d’Ambodivoara par mois. C’est ma tante qui nous les expédie directement de la source.

Pourquoi une macération d’au moins six mois ?

Pour le goût et le parfum. En six mois, on obtient la macération parfaite. Le rhum aura réussi à s’imprégner du goût et du parfum de la macération. On retrouve toujours le goût du rhum, mais bien amélioré.

Quelle est la gamme que vos clients préfèrent ?

Avant de lancer « Tinah Raf », j’avais déjà ces gammes pour ma collection personnelle. Et même plus… D’après mes premiers sondages, ce sont celles-ci que les gens aiment le plus, ou qui leur apporte des solutions. Le G.C.K  – Jessica – par exemple, qui est le plus commandé, contient du gingembre, du cola et du « Katy ». A la fois un booster et un rhum aphrodisiaque qui aide dans bien des choses.

Les produits « Tinah Raf », plaisirs des yeux et des palais.

Comment choisissez-vous la matière première, c’est-à-dire le rhum qui se trouve à la base ?

Le choix du rhum, je le fais surtout par dégustation. Pour faire un bon rhum arrangé, il faut choisir du rhum facile à avaler, léger à la bouche, mais fort en alcool, dans les environs de cinquante degrés.

Si un client vous demande conseil sur l’occasion idéale pour déguster votre produit : en apéro, en digestif, entre amis, en couple ou encore en accompagnement. Que conseillerez-vous ?

Une chose que j’ai remarquée avec l’Ambodivoara, c’est qu’il rapproche les gens. Il se marie donc avec toutes les ambiances et toutes les compagnies. En accompagnement, je propose d’être généreux, surtout avec de la salade, des fruits et des grillades. Il ne faut pas se retenir, l’Ambodivoara stimule l’appétit.

En tant que femme brasseuse de rhum, avez-vous reçu des remarques désagréables ? 

Non, pas du tout. Ou dans mon dos, je ne sais pas. Par contre je pense que ça choque moins les gens de nos jours, il y en a même qui m’achètent du rhum parce que je suis une femme. Complicité entre filles peut-être (Rires).

Vous avez rapidement sauté le pas de la vente aux connaissances, pour élargir votre clientèle… Est-ce que cela prouve que les Malgaches apprécient l’artisanal, le produit « made in Madagascar » et naturel ?

Oui, déjà on oublie les gueules de bois, c’est plus économique et surtout, je pense que c’est le fait que la vente se fait directement entre l’artisan et le consommateur.

 Quel est le produit que votre mari apprécie le plus?

GCK, une évidence. (Rires)

Comment reconnaître un rhum arrangé fait avec du rhum traditionnel ?

A travers le goût, l’odeur, la façon de faire, le taux d’alcool. Tout d’abord il faut connaître le goût « nature ». « Ambodivoara », « Fahizay », « Ambatry », ou même les rhums manufacturés des types de rhum. Il y a plusieurs types de rhum artisanal à Madagascar. Presque, pour ne pas dire tous les groupes humains ont leur rhum artisanal.

Recueillis par Maminirina Rado

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Marc Ravalomanana : Interpellé par les forces de l’ordre à la sortie d’un culte religieux

Marc Ravalomanana a été encadré par les forces de l’ordre à Soavinandriana.

Marc Ravalomanana n’apprécie pas la manière dont il a été traité, hier, à Soavinandriana Itasy.

L’ancien président Marc Ravalomanana est, depuis vendredi, en tournée dans la région Itasy et Bongolava. Invité à plusieurs reprises à assister à des cultes, l’ancien président a profité de l’occasion pour faire une virée politique. Il organise des réunions publiques improvisées dans les villes comme Tsiroanomandidy, Ankadinondry Sakay ou Soavinandriana. Un petit discours devant quelques personnes et le voyage de Marc Ravalomanana sur la route Nationale 1 se transforme très vite en une tournée politique. D’ailleurs, ses lieutenants l’accompagnent durant ce passage à Bongolava et Itasy.

OMC. Hier, à Soavinandriana Itasy, la délégation conduite par l’opposant a croisé le chemin avec des forces de l’ordre à sa sortie d’un culte religieux tenu au temple FJKM de Soavinandriana dans le cadre de la célébration de son 150e anniversaire et durant lequel l’ancien président a été invité. Des éléments de forces de l’ordre se sont présentés devant  la délégation de l’ancien président et l’ont interpellé. Le chef de district de Soavinandriana, patron de l’organisme mixte de conception (OMC) local, aurait lui-même été présent à cette rencontre. L’ancien président aurait été invité à rentrer immédiatement. Ses réunions politiques sont indésirables dans la région.

Liberté fondamentale. Le camp Ravalomanana a vite condamné. « En sa qualité d’ancien président de la République, conformément aux dispositions des statuts des anciens chefs d’Etat, de tels actes nous semblent relever l’excès de pouvoir et l’abus d’autorité ainsi que la violation manifeste de la Constitution qui garantit la liberté d’aller et de venir sur tout le territoire national de tout citoyen malgache », a-t-on souligné. Et de poursuivre que « ces actes constituent également une entrave manifeste aux libertés individuelles et font entorse aux principes aux libertés fondamentales de la démocratie, notamment à la liberté d’opinion, d’expression et de circulation, ainsi que la liberté de culte ».

Sérénité. Les autorités ont déjà appelé à cesser toutes manifestations politiques en dehors de la campagne électorale, pour assurer la sérénité du processus en cours. Mais le camp de Marc Ravalomanana ne l’entend pas de cette manière. L’ancien président essaie de contourner les interdictions de meeting auxquelles ont dû faire face ses partisans durant des tournées dans plusieurs villes, comme à Mahajanga, Toamasina, Fianarantsoa et Antsirabe. Marc Ravalomanana a pris le relais des tournées des parlementaires de l’opposition. Par ces meetings, l’opposition insiste alors à assurer sa présence malgré l’appel des autorités qui ne veulent pas engager le pays dans de nouvelles tensions politiques. Sur les réseaux sociaux, ce voyage de l’ancien président a été relayé par sa page officielle et partagé par ses partisans.

Rija R.

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Entrepreneuriat : « L’Etat doit soutenir les femmes à créer leurs entreprises », exprime Tahiana Raz...

« Ce n’est pas facile d’entreprendre pour les femmes », dixit Tahiana Razanamahefa.

Une conférence-débat sur l’entrepreneuriat a été organisée, vendredi dernier, à l’Hôtel de ville à Analakely, dans le cadre de la célébration de la Journée internationale des régions.

Des entrepreneurs y ont participé pour présenter leurs parcours dans le domaine de l’entrepreneuriat tout en partageant leurs expériences. A titre d’illustration, Tahiana Razanamahefa, une femme entrepreneure, après avoir effectué des études en droit et communication à l’extérieur, a intégré le grand groupe STOI qui a actuellement 23 annéess d’existencer.  Ce groupe se spécialise dans les domaines de l’agri-business, notamment la culture de riz hybride qui commence à se développer dans diverses régions, de l’hôtellerie et de l’immobilier. « Tout récemment, nous avons mis en place la première université digitale dans le pays dénommée Ecole Supérieure de Management ou ESUM où tous les cours sont dispensés exclusivement en ligne. Dans la foulée, j’ai monté ma propre boîte portant l’enseigne de TNT Communication en employant majoritairement des femmes. En effet, je suis convaincue et persuadée que les femmes sont talentueuses, courageuses et compétentes », a-t-elle évoqué.

Résilientes et bienveillantes. En dépit de tout cela, elle a raconté que ce n’est pas facile d’entreprendre à Madagascar, et encore moins pour les femmes d’autant plus que le monde des affaires est encore dominé par les hommes. « Mais l’on ne peut pas atteindre nos objectifs  sans la communication. Il faut également avoir une capacité de leadership pour s’exprimer et se faire entendre tout en ayant confiance en soi. Il y a actuellement des femmes qui intègrent le monde du business et de la politique à Madagascar. Toutefois, l’Etat doit soutenir particulièrement les femmes à créer leurs entreprises, tout en facilitant les formalités administratives, entre autres. En outre,  les femmes entrepreneures doivent être résilientes, audacieuses, persévérantes et bienveillantes.  Pour ma part, je dirige une association dénommée « Ny Avo » dans le but d’accompagner les femmes et les jeunes filles en difficulté tout en leur offrant des opportunités leur permettant d’évoluer.  L’éducation des enfants issus des couches vulnérables constitue également ma priorité étant donné que c’est la base de développement du pays. Par ailleurs, les femmes peuvent bien aménager leur vie professionnelle avec leur vie familiale. Une femme au foyer peut bien ainsi entreprendre si elle a bien cet esprit », a-t-elle soulevé.

Economie circulaire. Dans le cadre de cette conférence-débat, Guillaume Rabary Andriandrano, le directeur des Services aux Investisseurs au sein de l’EDBM a exposé que diverses opportunités s’offrent dans la région Analamanga même en raison de la crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19. On peut citer, entre autres, le développement du commerce en ligne et la production des huiles essentielles. « L’EDBM va lancer prochainement une boîte à outils dite E-Toolia pour accompagner les entrepreneurs, les porteurs de projet ou bien les entreprises déjà existantes », a-t-il poursuivi. Quant à Nirina Rajaonary, il est rentré à Madagascar en 2009 pour monter sa propre entreprise. « Je suis allé au marché des pavillons d’Analakely. Et j’étais choqué par le fait qu’on importe du papier toilette de Chine. C’est à partir de cela que j’ai eu l’idée de fabriquer du papier hygiénique à partir du recyclage des déchets de papier.  Je n’ai aucune technique et je ne suis même pas ingénieur en la matière.  En revanche, j’ai trouvé un partenaire à Maurice et j’ai fait un prêt bancaire. Nous produisons actuellement 60 000 rouleaux de papiers toilettes par jour en recyclant plus de 3 tonnes de déchets par jour. Cette économie circulaire constitue un modèle durable et vertueux qui permet de créer les richesses de demain. Mais ce n’est pas facile d’entreprendre. Il faut avoir le goût du risque et un esprit d’entreprendre.  En effet, on n’a réalisé de bénéfice qu’en 2017 », a-t-il témoigné.

Navalona R.

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Sillon du passé : L’Imerina : d’une petite contrée à un Royaume

Le grand marché hebdomadaire de Tananarive, le Zoma.

Pour comprendre la ville d’Antananarivo de nos jours, il faut remonter à l’histoire d’un processus d’urbanisation de la colline d’Analamanga, du temps des souverains de l’Imerina notamment d’Andrianjaka et celui d’Andrianampoinimerina. D’une « montagne clairsemée », la ville des mille devient un royaume florissant au XIX siècle.

La transformation de la ville des mille, une  petite contrée en un véritable centre urbain, remonte quelques siècles avant, sous le règne d’Andrianjaka, un souverain du royaume Merina. Depuis le XVIIe siècle, l’Imerina  détient un rôle de premier plan dans les domaines politique, économique, religieux et surtout militaire. En effet,  l’ancienne cité “Vazimba” prend une nouvelle appellation Antananarivo, « la cité des mille guerriers ». Ce toponyme démontre  la force de la cité par le nombre de ses habitants depuis le règne d’Andrianjaka. Cependant, à la fin du XVIIIe siècle, Antananarivo accède à son statut de chef-lieu du territoire de l’Imerina, grâce aux œuvres du  souverain Andrianampoinimerina ayant entrepris l’extension de son royaume depuis une petite contrée, située au Nord, Ambohimanga.

À partir de la première moitié du XIXe Siècle, la formation de la ville d’Antananarivo est basée sur l’extension du royaume et sur l’ancrage territorial du pouvoir. Selon l’historien Harimino Elisée Asinome,  « la transformation de la morphologie urbaine dans les principales villes à Madagascar, surtout à Antananarivo, est plus qu’accentuée avec l’expansion du christianisme. Les constructions des églises et des symboliques religieuses activent la métamorphose du chef-lieu merina ». De ce constat, c’est au cours du XIXe siècle que la colline d’Analamanga s’urbanise de plus en plus grâce à l’implantation des édifices religieux et des habitations des illustres familles de l’époque.

Andrianampoinimerina est aussi connu pour son sens de l’organisation en matière d’économie. Les activités commerciales sont fixées les vendredis, jours du marché, sur la place d’Andohalo où les paysans environnants de la région affluent pour vendre ou acheter des produits. Ces dispositifs montrent que le contrôle du royaume nécessite un aménagement de l’espace.

Andrianampoinimerina a ouvert l’Imerina sur le reste de la Grande Île, mais son fils Radama Ier (1810 – 1827) donne surtout un coup d’envoi pour faciliter l’introduction des étrangers, surtout les Européens, sur le territoire merina. Leur présence marque la transformation du paysage de l’enceinte du rova et de nombreux quartiers des collines d’Antananarivo. Les étrangers concourent

effectivement au changement du paysage urbain de la ville. Ils apportent leur savoir-faire en matière de bien immobilier et d’aménagement urbain. Leur assistance permet à la cour de disposer de cadres de vie modernes, largement calqués sur ceux de la monarchie anglaise.

Les souverains merina successifs ont pu profiter de la présence des missionnaires européens pour les travaux de constructions des habitations, des ouvrages d’urbanisme et des chaussées. Cependant, dans le modèle d’urbanisme de cette période des royaumes de Madagascar, le symbolisme religieux est souvent mis en avant.

Recueillis par Iss Heridiny

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Afrobasket 2021 : Madagascar essuie une troisième défaite en trois matches

La RDC a laminé Madagascar sur le score de 82 à 64 hier.

Madagascar n’a pas réussi à gagner, pas même une fois durant la phase qualificative de l’Afrobasket 2021, la semaine dernière, à Kigali au Rwanda. Les matches retour en février seront décisifs pour la bande à Elly.

Trois défaites en autant de matches. La deuxième phase de qualification de l’afrobasket 2021 ressemble à un calvaire pour l’équipe nationale de Madagascar. Les protégés de Tojo Rasamoelina se sont inclinés face à la République Démocratique du Congo, hier, sur le score de 82 à 64. Il s’agit de leur troisième défaite en trois matches pendant cette fenêtre qualificative pour Rwanda de l’année prochaine, Madagascar a déjà précédemment essuyé des défaites face à la République Centrafrique (95-79) et à la Tunisie (89-52). Pourtant, les Rija Lahontan et Cie peuvent encore espérer se qualifier s’ils prennent leur revanche et finissent dans le Top 3 à l’issue des matches retour, prévus se dérouler en février en Tunisie.

Lors de cette rencontre, bien en place défensive et adroits aux tirs, les Congolais remportent le premier quart-temps avec deux points d’avance (17-15). Les Malgaches entament le deuxième quart-temps avec beaucoup de détermination, et ont fait jeu égal avec les Congolais. Mais ces derniers arrivaient encore à mener sur le score de 36 à 33 avant la pause. Au retour des vestiaires, le troisième quart-temps tournait à l’avantage de la RDC qui a décidé d’accélérer le jeu. Ses joueurs ont conclu cette partie avec 13 points d’avance (59-46). Le quatrième et dernier quart-temps a été largement dominé par les Congolais, d’autant plus que Fabrice et ses coéquipiers n’arrivaient pas à stopper leurs actions offensives. Pour résumer, la sélection malgache a particulièrement été maladroite aux tirs, avec seulement 37,21% de réussite à 2 points et 30% à 3 points. Pourtant, on a encore une raison d’être fier de Elly Randriamampionona. Il a été élu meilleur marqueur de cette rencontre avec 17 points engrangés. Ses tirs sont réussis à 46,15%. Ainsi, le majungais a réalisé cinq très jolis tirs à trois points.

Manjato Razafy

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Pr Mamy Andriamanarivo : L’ex-ministre de la Santé n’entend pas se soustraire à la Justice

Le Professeur Mamy Lalatiana Andriamanarivo est le premier ancien membre du gouvernement à avoir répondu à la convocation de la commission spéciale sur la mise en accusation devant la Haute Cour de Justice. C’est ce qu’a fait savoir une source proche de la Chambre basse. En effet, contrairement aux autres anciens ministres qui ont choisi de s’exiler à l’étranger pour échapper à la Justice, l’ancien ministre de la Santé publique du temps du régime “Hery Vaovao hoan’i Madagasikara” s’est présenté à l’Assemblée nationale Tsimbazaza le lundi 23 novembre dernier pour répondre aux accusations qui lui sont portées. Et ce, conformément à la convocation n°03/CSMA-HCJ/AN/2020 en date du 20 novembre. Favoritisme, bénéficiaire de favoritisme, abus de fonction, personne ayant servi d’intermédiaire d’abus de fonction et trafic d’influence. Ce sont les chefs d’inculpation qui pèsent à l’encontre du Professeur Mamy Lalatiana Andriamanarivo. Il a donc été auditionné, en quelque sorte, par les membres de la Commission spéciale sur mise en accusation devant la Haute Cour de Justice. Son sort est désormais entre les mains des députés qui voteront dans quelques jours si son dossier sera jugé ou non devant la Haute Cour de Justice. Contrairement à ce qui a été véhiculé, cet ex-ministre de la Santé publique n’a cherché aucune excuse et n’a envoyé aucun certificat médical à Tsimbazaza même si au mois de juillet dernier, il avait contracté la Covid-19.  » Il n’entend pas se soustraire à la Justice « , a fait savoir un de ses proches. Il, c’est le Professeur Mamy Lalatiana Andriamanarivo qui a bel et bien répondu présent à sa convocation, et se dit prêt à se présenter devant les autorités responsables pour répondre aux accusations portées à son encontre.

Davis R

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Emission « Demokr’Ankizy » : Les enfants face à Andry Rajoelina

Les enfants qui ont rencontré le président de la République.

C’était la deuxième rencontre d’Andry Rajoelina avec les enfants dans le cadre de l’émission télévisée « Demokr’Ankizy », diffusée hier, après une première entrevue en 2018, alors qu’il était candidat à l’élection présidentielle. Cette fois, c’est au président de la République que les enfants se sont adressés en lui donnant rendez-vous à l’EPP (école primaire publique) Soamandrankizay, lieu de la rencontre avec la trentaine d’enfants issus de différents milieux sociaux et de diverses localités : Antananarivo, Sainte Marie, Ambovombe, Vavatenina, Tolagnaro, ou encore Manakara. Certains d’entre eux sont orphelins, pris en charge dans des centres, ou encore en situation de handicap. Pendant près d’une heure d’émission, ces enfants ne se sont pas privés de poser des questions pertinentes à Andry Rajoelina. Parmi eux, Emiliano Mahazoasy, 14 ans, venant d’Ambovombe, a parlé du grave problème de l’eau dans le Sud de Madagascar qui semble ne trouver aucune solution pérenne depuis des décennies. D’autres enfants ont abordé des questions sur l’éducation, sur les enfants vivant avec un handicap, ou encore sur la Covid-19, sans oublier les maltraitances, les violences et les abus sexuels sur les enfants. Notons également les interventions de la petite Mardina, facilitatrice de l’émission, dont l’éloquence a agréablement surpris les téléspectateurs. Du haut de ses 6 ans, cette petite fille a su bien tenir son rôle. Face aux questions des enfants, les réponses d’Andry Rajoelina ont fait référence, entre autres, à de nombreux projets en cours, à venir, ou déjà réalisés. En faisaient partie les projets d’eau pour le Sud, les constructions d’infrastructures sanitaires, mais également les projets concernant l’éducation ou encore la nutrition. Autant de volets qui font partie des droits fondamentaux des enfants.

Cette émission « Demokr’Ankizy » était à sa 4e édition, après celle à l’Assemblée Nationale en 2019 avec plus de 150 enfants, et celles avec les deux candidats à l’élection présidentielle. Cette initiative de l’UNICEF vise surtout à encourager la participation des enfants et à renforcer l’expression de ces derniers, également un de leurs droits fondamentaux.

L’an prochain, à l’occasion de la journée mondiale de l’Enfant, le rendez-vous a déjà été fixé par Andry Rajoelina avec les meilleurs élèves, pour passer une journée avec lui.

Hanitra R.

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BAZARIKELY ANTSIRANANA : Mitaraina amin’ny fisian’ny ranom-potaka ireo mpivarotra

Tsiahivina fa nandritra ny fitondran’ny Ben’ny tanàna tamin’ny fotoam-pitondrany teo aloha dia nodradradradraina ny hanamboarana ny ao anatin’ny bazarikely, nitohy tamin’ny nitondrany ankehitriny, dia mbola tsy nanomboka ihany amin’izao fotoam-pahavaratra izao ilay fampanantenana nefa tena mampijaly ny mpivarotra sy ireo mpiantsena ny gôdra na ny fotaka.

Tahaka ny tongo-bakivaky ny ao bazarikely mandritra ny asara, sady maharary no mahamenatra satria toerana ivarotana sakafo dia ambonin’ny fotaka maloto izay ahiana amin’ny aretina vokatry ny loto.

Vao nilatsaka kely ny orana taty Antsiranana ny sabotsy teo dia tsikaritra fa feno rano maloto sy gdra tao bazarikely. Amin’izany dia maharitra andro vitsivitsy vao afaka izany na dia efa mijanona aza ny rotsak’orana. Azo heverina, araka izany, fa efa tsy amin’ity taona ity ny hanamboarana ao anaty bazarikely na dia horakorahina etsy sy eroa aza ny hanatanterahana izany. 

Tamin’ny tsy nahavitana ny asa teo aloha dia nolazaina fa tsy mety hafindra ireo mpivarotra. Ankehitriny efa nanaiky izany ireto farany dia mbola tsy voakitika ihany ka tratran’ny fidiran’ny fotoam-pahavaratra izao. Manaitry ny tompon’andraikitra voakasika mba hanatanteraka ny fanamboarana ao bazarikely.

Mpanjono

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RENIVOHITR’I TOAMASINA : Mirongatra ny halatra fitaovam-pitaterana

Vokany, lehilahy roa lahy saron’ny polisin’ny Fip tao Valpinson, ny alin’ny zoma teo, tokony ho tamin’ny 9 ora alina, ka nahatrarana an’ i Fano Gaetan 25 taona, "mécanicien" mpiasa amina garazy iray ao Morafeno sy Mahafehy Armand Laurent, 35 taona, "mécanicien" eny amina garazy iray ao Morarano. Tuc-tuc mitondra laharana 7647 AH kosa ilay nangalarina ary an-dRajaonarison Hery monina ao Tanambao Fahadimy.

Lasibatra ihany koa ny posiposy bisikileta

Ny alakamisy 26 novambra antoandro, tokony ho tamin’ny 1 ora, raha sendra mbola variana nisakafo ny tompona posy bisikileta iray dia nanararaotra nangalatra ilay posiposy ny tovolahy iray antsoina hoe Roro Justin 20 taona, ka nitondra ny posy bisikileta nitsoaka nandositra. Nisy nahatsikaritra izany ka raikitra ny fifanenjehana, ka tratra ihany ilay mpangalatra farany ary raikitra teo ny daroka sy vono. Raha tsorina dia efa nananontanona ny fitsaram-bahoaka, efa teny an-tanan’ny fokonolona ny hazo sy vato ary kodiarana handorana azy fa saingy haingana ny fahatongavan’ ny polisin’ny Fip ka tsy tanteraka ny fitsaram-bahoaka. 

Ny polisin’ny Fip izay nanentana ny fokonolona mba tsy hanao fitsaram-bahoaka fa hiantso haingana ny mpitandro filaminana hatrany raha mahita trangan-javatra manahirana toy izao.

Raha iverenana mantsy dia fitaovam-pitanterana tuc-tuc na posiposy bisikileta halatra matetika no ampiasan’ny jiolahy manao ny asa ratsy ao Toamasina.

TH

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FENOARIVO-ATSINANANA : Tsy diso anjara amin’ny ady atao amin’ny herisetra mpahazo ny ankizy

Tsy navelan’ny Fitondram-panjakana handalo fotsiny izany fa nomarihina tamin’ny hetsika sy fanentanana maro samihafa. Anisany tsy diso anjara tamin’ny fanamarihana ny andro eran-tany hiadiana amin’ny herisetra ny tao Fenoarivo-Atsinanana. Ny Minisitry ny Mponina, Bavy Angelica Michelle mihitsy moa no tonga tany an-toerana nitarika ny fotoana ny sabotsy 28 novambra teo. Hetsika izay natao tao amin’ny tranompokonolona nanasana sokajin’olona maro. Nivohitra nandritra io fotoana io ny fanentanana ireo ankizy sy ray aman-dreny ary ireo Mpitondra Fanjakana eny ifotony mba ho sahy hitoroka sy hanenjika ireo fahavalom-pirenena, dia ireo mpanao herisetra sy mpanolan-jaza.

Nomarihin’ny Minisitry ny Mponina fa anisany Faritra matetika ahenoana trangana fanolanana ny Faritra Analanjirofo. Ny zoma 27 novambra teo, dia efa nisy trangana fanolanana tao Vavatenina. Zazavavy kely 2 taona no nisy nanolana. Efa mitsangana ao amin’ny Faritra Analanjirofo amin’izao fotoana izao ny tambazotran’ny mpiaro ireo ankizy amin’ny herisetra sy ny fanolanana izay tarihin’ny eo anivon’ny Fitsarana.Nandritra ny lahateny nataony, nanipika ny Minisitry ny Mponina fa sarotiny dia sarotiny amin’ny fiarovana ny zon’ny ankizy ny Filoham-pirenena Andry Nirina Rajoelina, ka manao vaindohan-draharaha ny ady atao amin’izany herisetra izany ny minisitera izay tantaniny.

TH

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ANALAVORY ITASY : Zazavavy 8 taona naolan’ny mpanampy nandritra fahatapahan-jiro

Marobe ny fitarainana etsy sy eroa. Ny vaovao voaray avy any amin’ny Faritra Itasy iny, zazavavikely valo taona no naolan’ny mpanampy an-trano azy ireo tao Analavory, ny 26 novambra lasa teo. Tovolahy iray 17 taona mpanampy tao an-trano ihany no nahavanon-doza. 

Nidina ifotony nijery ny raharaha moa ny Zandary tao an-toerana nanokatra ny fanadihadiana, nitondra ilay zaza tany amin’ny mpitsabo ihany koa mba hatao fizahana. Voaporofo tamin’izany fa voaolana tokoa ilay zaza, rehefa natao rahateo koa ny famotorana dia voalaza fa nandritra ny fahatapahan-jiro tao an-toerana no nanararaotra nametaveta io zaza io teo ambony fandriany ity mpanampy lahy. Ny renin’ilay zazavavikely no nahatsikaritra avy hatrany ny zava-nitranga. Niaiky ny heloka vitany ity tovolahy tamin’ny fotoana nanaovana ny famotorana. Ny andron’ny 27 novambra no niakatra ny Fampanoavana ny raharaha ary efa nidoboka am-ponja ity nahavanon-doza amin’izao. 

Manafatra ny ray aman-dreny mandrakariva ny mpitandro filaminana mba samy ho mailo amin’ny fiambenana tsara ireo taranaka manoloana ny tranga misesilany sy mamaivay.

Mikasika ilay lehilahy nanolana sy nahafaty zazavavikely roa taona monja tao Toliara ny faran’ny herinandro lasa teo iny ihany koa moa dia efa nahazoana tatitra tamin’ny Polisim-pirenena fa efa voasambotra izy. Nidoboka am-ponja amin’izao fotoana izao taorian’ny famotorana lalina natao azy.

Tatianà R.

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FITSARANA : “Tsy azo ekena intsony ny herisetra mianjady amin’ny zaza sy ny tovovavy”

Manomboka izao, hampiharina ao anatin’ny satan’ny Fitsarana iraisam-pirenena ny fanenjehana faran’izay henjana an’ ireo tsy matimanota sy nahavanon-doza nanao herisetra.

Nivoaka tamin’ny fahanginany ny teo anivon’ny Fitsarana iraisam-pirenena manoloana ny firongatry ny herisetra izay mianjady amin’ny vehivavy sy ny ankizy amin’izao fotoana izao. Tsy ny eto Madagasikara ihany fa Firenena maro maneran-tany no ahitana fa tena manjaka sy mahazo vahana ny herisetra na ara-batana io, na ara-tsaina fa indrindra ny ara-nofo. Ankoatra ny fanolanana zaza tsy ampy taona dia ao ihany koa ny fampanambadiana zazavavy aloha loatra ary ny fanondranana amin’ny endriny vaovao. Ireo rehetra ireo dia heloka bevava saingy misoko miadana eny anivon’ny fiarahamonina ankehitriny. Voka-dratsy maro anefa no aterak’ireo endrika herisetra ireo raha tsy hilaza afa-tsy ny fahasimbana ara-tsaina, ny takaitra ara-batana ho an’ilay niharan’ny herisetra. Tsy azo ekena intsony izany, hoy ny teo anivon’ny Fitsarana iraisam-pirenena momba ny heloka bevava (CPI). Tsy maintsy henjehina ireo tsy matahotody sy nahavanon-doza ka nanao herisetra tamin’ny vehivavy sy ny zaza.

 “Tsy maintsy hihoarana ny sakana rehetra hanenjehana ny mpanao ratsy rehefa voamarina sy voaporofo ny vesatra anenjehana ny voampanga”, hoy hatrany ny teo anivon’ny CPI. Nohamafisin’ny Tonia mpampanoa lalàna eo anivon’ity Fitsarana iraisam-pirenena ity fa mila fongorina ny ady amin’ny herisetra amin’izao taon-jato iainatsika izao. Hisy ny paikady hapetraka hanatratrarana izany toy ny fampiasana ny antontan-kevitra voatahiry ary hisy ihany koa ny famolavolana politika ankapobeny mirakitra ny heloka ara-pananahana sy ny politika ankapobeny momba ny ankizy. Nandritra ny fankalazana ny andro iraisam-pirenena ho famongorana ny herisetra no nanambaran’ny teo anivon’ny Fitsarana iraisam-pirenena momba ny heloka bevava an’ireo rehetra ireo.Miady mafy i MadagasikaraRaha ny tranga eto Madagasikara manokana dia tena mirongatra izaitsizy ny trangana herisetra. Ny fanolanana zaza tsy manan-tsiny no tena nahazo vahana tato anatin’ny telo herinandro nifanesy izay. Anisan’ireo Firenena nankalaza ny andro maneran-tany ho famongorana ny herisetra i Madagasikara, tamin’ny alalan’ny hetsika nataon’ny vadin’ny Filoham-pirenena, Mialy Rajoelina tany Atsimo. Ankilany, ny hery velona rehetra eto amin’ny Firenena dia tsy hitsitsy ny fampiharana ny sazy amin’izay tra-tehaka ka voaporofo tokoa fa tena nanao herisetra.

Ny faran’ny herinandro teo nandritra ny lanonam-pitsarana manetriketrika nanolorana ny Tonia mpampanoa lalàna eo anivon’ny Fitsarana ambaratonga voalohany Anosy sy ireo mpiara-miasa akaiky aminy dia nivohitra fa anisan’ireo tsy hanaiky lembenana manoloana ny fisian’ny trangana herisetra ny Fitsarana Malagasy. 

Mety hiafara hatrany amin’ny figadrana mandra-pahafaty ny fanaovana herisetra. Ny eo anivon’ny Minisiteran’ny Fitsarana rahateo dia mametraka fanamby ny amin’ny ady atao amin’ity tranga mamohehatra ity amin’ny alalan’ny fampihetsehana an’ireo mpitsara efa ho an-jatony.

Avotra Isaorana

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ANTOKO TIM : Raikitra ny ady an-trano eo amin’ireo mpikambana ankehitriny

Milatsaka ny didy jadona amin’ireo ben’ny tanàna sy mpanolotsaina izay nanao fanambaràna fa hanohana ireo kandida natolotry ny lisitra IRD amin’ny fifidianana Loholona, izay hatao ny 11 desambra izao.

Nazava fa efa hatrany am-boalohany no tsy nankasitraka ny hanatanterahana ny fifidianana Loholona ny Antoko Tim izay tarihin’ny Filoha teo aloha, Ravalomanana Marc. Rehefa tsy nahomby ny filazan’izy ireo fa tsy handray anjara amin’ny fifidianana dia ireo ben’ny tanàna sy mpanolotsaina indray no nampiasainy ho sakana kanefa toa nandamoka hatrany izany. Ny sasany tamin’ireto farany mantsy dia sahy nanao fanambaràna fa hanohana tsy misy fepetra ny lisitry ny kandida natolotry ny Vovonana Isika Rehetra miaraka amin’ny Filoha Andry Rajoelina na IRD, ary vonona ny handray anjara mavitrika amin’ny fifidianana. Raikitra ny ady an-trano eo anivon’ny antoko taorian’io fanambaràna izay tena nanaitra ny maro io. Nisy ny fanambaràna nataon’ny Sekretera jeneralin’ny antoko Tim, Randriamasinoro Rina afak’omaly fa hoesorina tsy ho anisan’ ny mpikambana ao amin’ ny antoko Tim ireo Ben’ ny tanàna sy mpanolotsaina nanao fanambaràna fa handray anjara amin’ ny fandehanana mifidy mandritra ny fifidianana Loholona izay hatao amin’ ny 11 desambra ho avy izao. 

Antony, nolazaina fa tsy manaraka ary manohitra ny tenin’ ny Filoha teo aloha Marc Ravalomanana ireo olom-boafidy lany tamin’ny anaran’ny Tim eny anivon’ny Kaominina ireo. Ireto farany anefa dia nanambara mazava fa zon’ izy ireo ny mandeha mifidy Loholona amin’ ny maha mpifidy vaventy azy  ka hanatanteraka izany ry zareo. Mihenjan-droa araka izany ny tady, ka izao niteraka ady an-trano izao io. Manodidina ny 58 ny isan’ ireo Ben’ ny tanàna lany tamin’ ny antoko Tim manerana ny Nosy ary maromaro ihany ireo voafidy ho mpanolotsaina.

Ny fanapahan-kevitra izay noraisina tamin’ireo ben’ny tanàna sy mpanolotsaina dia endriky ny fampiharana didy jadona sy didiko fehy lehibe eo amin’ ireo samy mpikambana. Tsy raharahian’ingahy sekretera jeneraly fa olom-boafidy manana ny zony ireo Ben’ny tanàna ireo ary indrindra indrindra manana ny hevitra izay heveriny fa hitondrana fampandrosoana ao amin’ny Kaominina nahalany azy.

Ny Fanoratana

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TAOM-PIANARANA 2020-2021 : Efa misokatra ny fisoratana anarana ao amin’ ny oniversite ISFPS Leader

Ho an’ ny oniversite " Institut supérieur de formation paramédicale et sciences de la société" (ISFPS Leader) manokana, ohatra, dia efa eo an-dalam-pamaranana ny taona 2019-2020 izy ireo. Araka ny nambaran’ny tale jeneralin’ity oniversite ity, Zino Andrianarivelo dia efa mandroso mankany amin’ny fandraisana ireo mpianatra vao nahazo ny mari-pahaizana bakalorea farany teo izy ireo.

"Ny 9 desambra izao ny fidirana andiany voalohany, raha toa ka amin’ny volana janoary 2021 ny faharoa". Mbola mitohy kosa ny fandraisana ireo mpianatra maniry handranto fahaizana ao anefa ary tsy hijanona izany raha tsy aorian’ny fidirana ho an’ ny taom- pianarana 2020-2021 eny amin’ny Anjerimanontolo. Izany no natao dia ho fitsinjovana an’ireo mpianatra tsy tafiditra eny aorian’ny fifaninanana hidirana amin’ ny taona voalohany kanefa mbola maniry ny hanohy ny fianarany.

Ny oniversite ISFPS Leader izay hita eny Tanjombato, Mandrosoa Ambohijatovo dia manolotra lalam-piofanana roa ho an’ireo tanora dia ny " Paramédicaux" izay ahazoana hatramin’ny mari-pahaizana " Licence" na bacc+3 sy ny " Sciences de la société" ahazoana hatramin’ny mari-pahaizana "Master II na bacc +5.

Ankoatra ny eto Antananarivo dia misandrahaka amin’ny Faritra maro manerana an’i Madagasikara ity oniversite ity, toy ny any Toliara, Fort-Dauphin, Ambovombe Androy.

Soa Tahiry

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LALANA MIFEHY NY TETI-BOLA 2021 : “Nifanaraka tsara tamin’ny Lalàmpanorenana”

Nitsipaka ny fandaniana izany ireo Solombavambahoaka avy amin’ny Tim raha niisa 97 kosa ireo Solombavambahoaka nandany izany. Iretsy voalohany dia manizingizina fa tao anatin’ny fanitsakitsahana tanteraka ny Lalàmpanorenana no nanaovana ny fandaniana izany. Ireo Solombavambahoaka avy amin’ny vovonana IRD sy ny filohan’ny Antenimieram-pirenena, Razanamahasoa Christine kosa, ankilany, dia nanamafy anefa fa tena nifanaraka tsara tamin’ny Lalàmpanorenana ny nandaniana an’io lalàna io. 

“Araka voalazan’ny Lalàmpanorenana dia tsy maintsy apetraka eo Antenimieram-pirenena ary 15 andro aorian’ny fametrahana ny lalàna izay vao miditra amin’ny fandaniana izany ireo Solombavambahoaka. Tsy ampy 15 andro anefa  ny nametrahana ilay lalàna mifehy ny tetibolam-panjakana teto amin’ny Antenimieram-pirenena  fa natao tao anatin’ny hamehana ary narahina hazakazaka arahin-tosika”, io ny fanazavana noentin’ireo Solombavam-bahoaka Tim. 

Avy hatrany dia namaly bontana izany ny filohan’ny Antenimieram-pirenena izay nilaza fa samy manana ny fomba andikany sy handraisainy ny Lalàmpanorenana ny tsirairay. “Misy ireo mandika ny andalana amin’ny Lalàmpanorenana izay milaza fa  tsy ampy ny fotoana nandinihana an’ilay lalàna fa fohy dia fohy satria milaza ny Lalàmpanorenana fa 15 andro aorian’ny ahatongavany no tokony hodinihiana. Tsy izay no fijerinay azy fa hoe, manana hatramin’ny 15 andro handinihana an’ilay volavolan-dalàna mikasika ny tetibolam-panjakana ka midika izany fa nahavita alohan’ilay 15 andro izahay dia ara-dalàna. Izahay ao amin’ny IRD efa nalaina ny hevitray ary efa nalaina ihany koa ny hevitry ny rehetra, ka matoa izahay nandany  dia mahatsapa fa mifanaraka amin’izay filana eny ifotony ireny nambarany ireny”, hoy kosa ny filohan’ny Antenimieram-pirenena, Razanamahasoa Christine.

Ahafahana mampandroso ny raharaham-pirenena

Nanamafy ihany koa ny Minisitry ny toe-karena sy ny tetibola fa zava-dehibe ho an’ny Firenena ny fahalanian’iny volavolan-dalàna iny, izay anisany hiantoka ny fampandehanana ny raharaham-pirenena amin’ny ankapobeny. “Heverinay fa tena zava-dehibe eto amin’ny Firenena ny nandinihan-dry zareo an’iny lalàna iny. Tsy sanatria an’izay hoe nanangan-tanana be fahatany amin’izao fa tena nisy ny fanitsiana, nisy ny fangatahana fanazavana ary nisy ny torohevitra maro samihafa sy ny fifanakalozana teo anivon’ny vaomieran’ny fitantanam-bola. 

Azo lazaina fa afaka manohy ny asany soa aman-tsara ny Governemanta ary izany no atao dia heverina fa ahafahantsika manatanteraka ireo vinan’ny Filoham-pirenena Andry Rajoelina”, araka ny fanehoan-kevitra noentin’ny Minisitry ny tetibola sy ny toe-karena, Randriamandrato Richard. Taorian’ny fahalanian’ity lalàna ity teny Tsimbazaza dia handalo fandinihana sy fankatoavana eo anivon’ny Antenimieran-doholona indray izany. Miverina eny am-pelatanan’ireo Depiote indray ary aorian’izay vao halefa eny anivon’ny Governemanta.

Avotra Isaorana

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PARLEMANTERA MPANOHITRA : Mikasa hanao bontolo tsy handany ilay lalàna mifehy ny tetibolam-panjakana

Ny zoma teo no nandalo teo anatrehan’ny fivoriam-ben’ireo Solombavambahoaka io lalàna  io rehefa avy nodinihin’ny vaomiera misahana ny vola tao anatin’ny herinandro. Taorian’ny adihevitra nataon’ireo Depiote dia lany tamin’ny endriny nasiam-panovana ity lalàna ity. Mazava ho azy, fa matoa misy amin’ireo vondrona parlemantera no tsy miditra na mivoaka ny efitrano fivoriana amin’ny fotoana fandaniana lalàna iray dia efa miharihary izay fa tsy ankasitrahan’izy ireo ilay lalàna holaniana. Ny tsiliam-baovao tamin’ny herinandro lasa teo no nilaza fa misy amin’ireo Loholona avy amin’ny mpanohitra ihany koa no mitady izay fomba rehetra tsy handaniana an’ity lalàna mifehy ny tetibolam-panjakana ity. 

Hatreto aloha, tsy fantatra izay tena tanjon’ireto parlemantera mpanohitra ireto fa ny tsy azo ihodivirana dia tadiavin’izy ireo hatao bontolo fotsiny ny tsy handaniana an’io lalàna io. Tsy mahagaga raha ny zava-misy eo anivon’ny Antenimieran-doholona satria ny azy ireo dia filam-boatsiary noho ny tsy fahazoana tombontsoa intsony ao anatin’io volam-panjakana hampiasaina amin’ny taona ho avy io. Ny hany heriny sisa dia mitady ny hirika rehetra hoentina hanakorontanana sy hampikatsoana ilay raharaham-pirenena. 

Ho an’ireo Solombavam-bahoaka avy amin’ny Antoko Tim indray dia nambaran’izy ireo fa tsy ampy ny fotoana nandinihana an’io lalàna io, ka antony tsy nandraisan’izy ireo anjara izany. Voalazan’izy ireo fa natao tao anatin’ny hamehana indray ny fandaniana ity volavolan-dalàna ity satria tsy nanaja ny fe-potoana izay voalazan’ny lalàm-panorenana. Anisany antony nivoahan’izy ireo ny efitrano fivoriana nandritra ny fivoriana itambaram-be tena handaniana ity lalàna ity izany ary tsy nandraisan’izy ireo anjara. 

Amin’ny ankapobeny, toa fanamaivanana ny raharaham-pirenena no ataon’ireto parlemantera ireto. Ny tetibolam-panjakana izay misahana manontolo ny fampandehanana ny raharaham-pirenena ary anisany iankinan’ny fiainam-bahoaka kanefa dia notsinontsinoavin’izy ireo tanteraka tahaka izao. Tsy vao sambany ihany koa fa efa fanaon’ireo parlemantera mpanohitra ny fihetsika tahaka izao rehefa tsy mifanaraka amin’izay eritreretiny. Avy hatrany dia nalefa eny anivon’ny Antenimieran-doholona ity lalàna ity. 

Andrasana indray araka izany izay ho afitsok’ireo Loholona amin’ny fankatoavana na tsia an’ity volavolan-dalàna nasiam-panitsiana mifehy ny tetibolam-panjakana lany teny amin’ny Antenimieram-pirenena ity.

Ny Fanoratana

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« Kere » dans le Sud - Plus de deux milliards d'ariary collectés à La Réunion

Lancée le 22 octobre. L'opération « Kere 2020 » menée à l'île de La Réunion a été clôturée samedi dernier, soit 5 semaines d'appel aux dons et de collecte pour venir en aide aux victimes de l'insécurité alimentaire dans le Sud de Madagascar. Une somme de 560 318 euros, soit environ 2 250 000 000 d'ariary, a pu être collectée durant ces 5 semaines, grâce à la forte mobilisation des Réunionnais mais aussi des expatriés malagasy. Durant cette période, des milliers de personnes victimes de la famine, notamment dans l'Androy, ont bénéficié de vivres distribués régulièrement. Selon le bilan des organisateurs, 19 353 kg de maïs, 6 997 kg de Niébé, 63 035 doses de farine infantile et 275 502 litres d'eau ont déjà été distribués depuis le début de l'opération.

D'un autre côté, 15 puits ont été construits à Tsihombe entre octobre et novembre, afin d'alléger le problème d'approvisionnement en eau. Outre la poursuite des aides alimentaires d'urgence, la somme collectée permettra également de mettre en œuvre des projets à moyen et à long terme, entre autres dans l'approvisionnement en eau et le développement des cultures résistant à la sécheresse, en partenariat avec des ONG et associations locales, dont le Groupe de recherche et d'échanges technologiques (GRET). 

Pour information, l'opération « Kere » a été lancée par la chaîne de télévision Antenne Réunion en 2007, laquelle a permis de construire des citernes et de réhabiliter des bassins d'eaux pluviales. Plus de 50 000 personnes, dont 24 000 enfants, avaient eu accès à de l'eau potable grâce aux citernes de « Kéré ». Ces dernières demeurent fonctionnelles jusqu'à maintenant.

Timide mobilisation à Madagascar

« Voin-kava mahatratra ». Des appels à mobilisations ont été lancés ces derniers temps pour venir en aide aux victimes du « Kere » dans le Sud de Madagascar. Toutefois, ce sont les personnalités publiques telles que les parlementaires, les artistes, les sportifs, ainsi que des associations et clubs de service, à l'exemple du Lions Club, qui ont répondu aux appels. Les citoyens ordinaires semblent moins motivés à faire un geste pour la population du Sud en détresse. « A ma connaissance, il n'y avait pas eu de téléthon ni mobilisation publique pour les victimes du "Kere", contrairement aux cas des cyclones en 2018. Ceux qui veulent faire des dons doivent passer au BNGRC et dans les associations, ce qui n'est pas toujours évident. De plus, la transparence dans l'acheminement et la distribution des dons laisse à désirer », nous confie Dina R., employé au sein d'une banque dans la Capitale. Comme lui, bon nombre de personnes se sont retenus de faire des dons. D'autres ont avancé que la crise sanitaire liée à la Covid-19 ont impacté sur leurs revenus. « En étant aussi en difficulté, nous n'avons pas les moyens d'apporter notre aide aux compatriotes du Sud. Heureusement que l'Etat et l'association Fitia de la Première dame s'en chargent », s'exprime Faneva A., téléconseillère. Notons que les partenaires techniques et financiers ont renforcé leurs actions dans le Sud ces dernières semaines, aux côtés des autorités compétentes.

Recueillis par Patricia Ramavonirina

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VIH-Sida à Antananarivo - 1 225 personnes séropositives en 9 mois

Les données fournies par le programme de lutte contre les IST/VIH-Sida au niveau du ministère de la Santé publique indiquent que 1 225 personnes séropositives au VIH sont enregistrées à Antananarivo au mois de janvier jusqu’en septembre dernier. Au niveau national, sur 177 937 tests réalisés, 6 251 personnes porteuses du VIH sont répertoriées, soit un taux de prévalence à 0,3 %. 5 531 d’entre elles suivent le traitement anti-rétroviral. 54,7 % représentent la gente féminine tandis que 45,3 % sont des hommes. A cela s’ajoutent 2,8 % qui sont des enfants. Il est à rappeler que suivant une Enquête de surveillance biologique et comportementale (ESBC) menée auprès de la population malagasy, notamment les plus exposées au risque du VIH/Sida dont les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH), les consommateurs de drogue injectable (CDI) et les professionnels du sexe (PSI). 

Par ailleurs, 1 779 individus séropositifs ont été recensés en 2019.  Et ce sont surtout les HSH qui détiennent le taux le plus élevé en termes de prévalence (14,8 %). Particulièrement, au niveau des personnes sexuellement actives dont l’âge est compris entre 15 à 49 ans, environ 0,3 % d’entre elles sont positives au VIH-Sida. « De 2010 à 2019, 5 723 personnes ayant contracté le VIH sont enregistrées et dont 5 166 d’entre elles ont accepté de suivre le traitement anti-rétrovirale. Le reste représente les autres malades du Sida qui soit, ils sont perdus de vue, soit ils ont refusé la prise en charge médicale, soit ils sont déjà décédés. Déjà qu’à Madagascar, aucun système ne notifie les morts liés au Sida. Une situation qui s’explique par le fait que l’immunité des souffrants s’affaiblit, et toute autre maladie peut donc être fatale pour eux », explique Randriamanandray Fidy Harinjaka, chef d’unité Suivi-évaluation auprès du Comité national de lutte contre le Sida. En outre, au cours de cette dernière décennie, le taux des personnes vivant avec le VIH a augmenté. Selon le docteur Harivelo Rijasoa Andrianiaina, secrétaire exécutif dudit Comité, Madagascar recense annuellement 10 % de cas positif. 

Une lutte impactée par la Covid-19

La journée d’aujourd’hui est dédiée aux manifestations de soutien aux personnes vivant avec et touchées par le virus du Sida. C’est également le moment de se souvenir de toutes les victimes de cette maladie incurable. Pour cette édition 2020, la Journée mondiale de lutte contre le Sida est axée sur la Solidarité mondiale et la responsabilité partagée. Faut-il savoir que cette année a été marquée par l’épidémie du coronavirus. La Covid-19 a considérablement impacté la vie et la subsistance de la population mondiale.  « La pandémie de coronavirus a menacé les progrès accomplis au cours des 20 dernières années dans le domaine de la santé et du développement, y compris l’évolution de la situation en matière des avancées de la lutte contre le VIH.  Elle accentue les inégalités existantes comme l’ont fait les autres épidémies avant elle. On constate des inégalités inter-sexes, raciales, sociales et économiques. Notre monde s’enfonce dans les inégalités. Aujourd’hui, nous avons plus que jamais besoin de cette force pour surmonter les épidémies concomitantes du VIH et de la COVID-19 », a souligné l’ONUSIDA menant de l’action à l’échelle mondiale pour mettre fin à l’épidémie de Sida comme menace de santé publique d’ici à 2030. Et d’ajouter que dans le cadre de la riposte au VIH, des campagnes en faveur de la délivrance d’ordonnances pour plusieurs mois de traitement du virus, une organisation de livraisons à domicile de médicaments ou une mise à disposition d’une aide financière, de nourriture ou d’un logement à des groupes à risque ont été mises en œuvre l’année dernière. 

Recueillis par K.R.

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Projets présidentiels en éducation - 15 écoles « manara - penitra » opérationnelles, 59 autres à con...

L’année scolaire 2020-2021 démarre sur les chapeaux de roues. En effet, plusieurs établissements « manara – penitra » ouvrent leurs portes dans les quatre coins de l’île. Hier, le Président Andry Rajoelina et son épouse ont ouvert le bal en procédant à l’inauguration du nouvel établissement qui accueille dans son enceinte l’EPP et le CEG à Soamandrakizay. Ce fut également l’occasion de donner le coup d’envoi officiel de la nouvelle année scolaire. 

Les élèves et parents à Soamandrakizay sont ainsi les premiers à bénéficier d’un établissement « manara - penitra » à Antananarivo. D’emblée, le ministre de l’Education nationale, Sahondrarimalala Marie Michelle a, au nom de tous les membres du personnel de l’éducation, fait part de sa reconnaissance envers le Président de la République pour son engagement et son soutien indéfectible au secteur de l’éducation nationale. 

« Le milieu de l’éducation nationale se sent particulièrement gâté grâce à vos efforts », a déclaré le ministre. 

Outre celui de Soamandrakizay, 14 autres écoles « manara – penitra » ont également ouvert leurs portes durant cette nouvelle année scolaire. Au total, 7738 élèves sont inscrits dans ces établissements dans tout Madagascar. L'enseignement y sera assuré par 240 professeurs. L’Etat ne s’arrêtera pourtant pas en si bon chemin. La ministre a annoncé la construction de 59 autres écoles « manara-penitra » et 800 salles de classe, dont les travaux vont débuter dès ce mois de décembre 2020.

Conjuguer qualité et proximité

« Outre la nécessité d’offrir des infrastructures de qualité aux enfants, l’EPP-CEG Manara-penitra Soamandrakizay, à l’instar des autres écoles, a été mis en place pour offrir une éducation de proximité aux enfants. L'objectif est de faire en sorte que les élèves n’aillent plus à parcourir de longue distance pour se rendre à l’école », a souligné le Chef de l’Etat avant d’annoncer que « l’EPP-CEG Manara-penitra Soamandrakizay sera une école pilote ». En effet, il s’agit du premier établissement public qui va accueillir les enfants dès le préscolaire jusqu’en classe de troisième. Il est équipé entre autres, d'une infirmerie, une bibliothèque, un mini terrain de football et un espace de loisirs pour les enfants. L’électricité y est alimentée essentiellement par énergie solaire. Le Président Andry Rajoelina a tout particulièrement apprécié l’utilisation du tableau interactif qui permet aux enfants d’apprendre les cours de manière ludique. 

Cette rentrée scolaire 2020-2021 se démarque par les innovations entreprises par l’Etat afin d’offrir une éducation décente à tous les enfants malagasy, mais aussi pour encourager les parents à scolariser leurs enfants. L’on peut notamment citer la distribution de dictionnaires, des kits et manuels scolaires, ainsi que la prise en charge par l’Etat des frais d’inscription au niveau de toutes les écoles publiques à travers Madagascar.

La Rédaction

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Mise en place d’une commission d’enquête au Sénat - La dernière tentation de … Rivo Rakotovao & Co

Un coup d’épée dans l’eau. C’est le destin qui attend la nouvelle initiative des sénateurs, selon de nombreux observateurs. Le Sénat a adopté, hier au cours d’une séance plénière, la proposition de résolution relative à la mise en place officielle d’une commission d’enquête. Composée de quatre commissions, cet organe enquêtera notamment sur quatre thèmes à savoir, la gestion du budget consacré à la lutte contre la Covid-19, la tuerie lors de la mutinerie à la prison de Farafangana, l’importation d’armes, les « doublons » recensés durant les dernières élections dans le pays. 

La transparence et le respect de la loi, pour les politiciens qui se succèdent à la tête du pays, motiveraient la mise en place de cette commission d’enquête, selon le communiqué officiel émanant de la Chambre haute. Il est du devoir et de la responsabilité des sénateurs devant la population de donner de vraies explications aux questions qui pourraient les titiller. L’initiative fait rire sous cape les observateurs avertis de la vie politique. 

L’on ignore en effet les raisons d’aborder de nouveau des questions auxquelles les responsables ont déjà donné des réponses. Par exemple, sur l’utilisation des fonds de riposte à la pandémie un rapport a été rendu public récemment par le ministère de l’Economie et des Finances. Sur la mutinerie de Farafangana, le garde des Sceaux avait indiqué à l’époque qu’une enquête est déjà ouverte visant les mêmes faits. Pareil pour les deux autres questions auxquelles les autorités compétentes ont déjà avancé des réponses. 

Pour beaucoup, l’initiative apparaît comme un dernier baroud d’honneur pour ces futurs ex-sénateurs qui ne pouvaient pas passer à côté de cette dernière tentation de pouvoir bousculer le pouvoir en place. A moult reprises, des membres du Sénat ont saisi la Haute Cour constitutionnelle, pour dénoncer ce qu’ils qualifient d’irrégularités dans la conduite des affaires nationales. Par autant de fois, les Jean Eric Rakotoarisoa et consorts ont débouté ces sénateurs. Une inimitié issue de la décision du pouvoir actuel de réduire au strict minimum du nombre de sénateurs pour des raisons financières. 

En tout cas, la session ordinaire actuelle du Parlement devrait arriver à son terme d’ici une vingtaine de jours. Les enquêtes envisagées par la majorité des sénateurs ne devraient pas aboutir jusqu’à leur terme vu le temps imparti et les sujets qui doivent encore être abordés par les sénateurs comme la loi de finances. Pour cela notamment, l’initiative pourrait être un nouveau coup d’épée dans l’eau pour les Rivo Rakotovao et compagnie.

Notons par ailleurs que le mandat des actuels sénateurs pourrait par ailleurs s’achever officieusement à la fin de l’actuelle session ordinaire, sauf en cas de tenue d’une très improbable session extraordinaire avant février de l’année prochaine. Même si les sénateurs au mandat finissant espèrent que, par principe de continuité de l’Etat, les nouveaux locataires de la Chambre haute poursuivront ces enquêtes, l’issue en queue de poisson des travaux de cette commission d’enquête ne laisserait que très peu de place au doute. 

La Rédaction

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Période de sécheresse intense - Tout l'océan Indien touché!

A partir d'aujourd'hui, le gaspillage d'eau devient un délit à l'île Maurice. La situation devient de plus en plus critique dans le pays, avec la période de sécheresse qui perdure. Le ministère de l'Energie et des Services publics mauricien a ainsi décidé, le 27 novembre dernier, de promulguer la Central Water Authority (Dry Season) Regulations 2020 pour contrôler le gaspillage d'eau avec la Police. Toute personne prise en train de laver sa voiture ou d'arroser son jardin ou son immeuble avec un tuyau d'arrosage, un arroseur ou tout appareil similaire sera passible de fortes amendes. De même, à l'île de La Réunion, la préfecture a annoncé des restrictions d'eau dans dix communes depuis la semaine dernière.

Comme à Maurice, il y est également interdit de laver les véhicules et d'arroser les espaces verts, mis à part les potagers et les espaces sportifs. Pour Madagascar, les restrictions se font d'elles-mêmes, plus particulièrement sur les Hautes Terres, la partie centrale du pays. A Fianarantsoa comme à Antananarivo notamment, les habitants doivent aujourd'hui réduire leur usage de l'eau au strict nécessaire, vu que les réserves ne suffisent pas pour être gaspillés, les puits et les points d'eau sont presque tous à sec dans plusieurs régions. 

Ces situations démontrent que Madagascar n'est pas la seule île touchée par cette période de sécheresse intense. Elle est en effet en train de se généraliser dans tout l'océan Indien. Au cours des dernières décennies, cette période de sécheresse figure parmi les plus intenses. Et selon les experts, même une saison de pluies normale ne suffirait pas pour remplir toutes les réserves d'eau dans les îles. Il est donc plus qu'urgent de réfléchir à des solutions pérennes pour éviter que cette période de sécheresse intense ne se répète encore pour les années à venir. Des solutions axées sur la conservation des ressources naturelles, mais surtout les zones forestières.  

Rova Randria

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Redressement d’Air Madagascar - « Elaborer un business plan est plus difficile qu’il n’y paraît » ...

La présentation du nouveau business plan d’Air Madagascar a pris beaucoup de retard. Le président du Conseil d’administration de la compagnie aérienne malagasy, Mamy Rakotondrainibe, a annoncé que le nouveau plan de redressement serait finalisé à la fin du mois de septembre dernier, mais il n’en est rien. Cela fera donc aujourd’hui deux mois de retard. « Nous sommes conscients du retard que cela a pris par rapport aux projections annoncées. Mais l’élaboration d’un business plan est plus difficile qu’il n’y paraît. Nous avons même dû demander l’assistance d’experts internationaux dans le domaine de l’aviation afin d’élaborer un plan de redressement réellement viable, crédible mais plus particulièrement réalisable. Nous n’avons plus droit à l’erreur.

Ceci représente le plan de redressement de la dernière chance, donc il vaut mieux avoir du retard que tout faire à la va-vite, et au final faire n’importe quoi », a expliqué Joël Randriamandranto, ministre des Transports, du Tourisme et de la Météorologie, vendredi dernier, dans les locaux du ministère à Anosy, lors de sa rencontre périodique avec la presse. 

Pour le ministre, il ne faut donc brûler aucune étape dans le redressement d’Air Madagascar. Après le retrait d’Air Austral, la compagnie a déjà procédé à la mise en place du Conseil d’administration. Après la présentation du business plan, Air Madagascar procédera au choix de la Direction générale qui sera chargée d’exécuter le plan de redressement.

« Dans cette démarche de redressement de la compagnie, certaines étapes prennent plus de temps que d’autres, comme l’élaboration du business plan. Il ne faut pas oublier que tout le redressement d’Air Madagascar repose sur ce plan. Il permettra de définir toutes les actions qui suivront comme la gestion des arriérés de la compagnie, la spécificité de la flotte ou encore le besoin ou non d’un nouveau partenaire. En tout cas, il devrait sortir d’ici peu, surtout après toutes les révisions faites au cours des derniers mois. Mais il faudra encore attendre la validation venant de toutes les autorités concernées », rajoute le ministre. 

Toutefois, le PCA d’Air Madagascar a déjà annoncé que « le business plan devrait être finalisé au plus tard en ce début du mois ». Il a notamment dévoilé quelques points essentiels composant le plan de redressement de la compagnie comme le renforcement de la flotte, la digitalisation des services et de l’administration ou encore le renforcement de la synergie avec sa filiale domestique Tsaradia. La présentation du plan d'affaires est donc attendue d’ici peu.

Rova Randria

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Taxe sur le marché public - Les prestataires également touchés

Extension. La Direction générale des Impôts (DGI) a élargi les personnes assujetties à la Taxe sur le marché public (TMP) dans le projet de loi de Finances initiales (LFI) 2021. Dorénavant, les prestataires sont également frappés de la taxe de 8 % retenue à la source. « Toute personne ou organisme, titulaire ou bénéficiaire d'un marché public, résident ou non, quel que soit son chiffre d'affaires, est assujetti à cette taxe. Sont également assujettis à la taxe, les sous-traitants de premier niveau du titulaire de marché, résidents ou non. Cela permet de rapporter près de 1,14 milliard d'ariary dans la caisse de l'Etat.

Quant au champ d'application, celui se limitait uniquement à tout marché public et assimilés. Le budget prévisionnel de l'Etat a ainsi apporté une précision sur ce point et a élargi le domaine pour toute utilisation du fonds public. « Désormais donc, la Taxe sur le marché public s'applique à toute utilisation de fonds publics, quelles que soient leurs origines, notamment les ressources propres internes, emprunts, subventions reçues, dons en numéraire, dans le cadre des achats de biens et services ainsi que des travaux au profit des personnes publiques ou non. Par ailleurs, la TMP est également appliquée sur tous les marchés passés en application des accords de financement ou de traités internationaux, sous réserve de l'application des procédures spécifiques résultant des dispositions prévues par lesdits accords ou traités internationaux », note la LFI. 

Pour rappel, le Groupement des entreprises de Madagascar (GEM) a lutté pour la suppression de cette taxe cette année sous prétexte que sa manipulation s'avère compliquée du point de vue comptable. Le directeur général des Impôts, Germain, a pour sa part expliqué que la mise en vigueur de la TMP permet à l'Etat de bénéficier ce qui lui va de droit. « Certaines entreprises disparaissent à la fin de l'exécution du marché public, sans s'acquitter de leur impôt », explique-t-il. 

Solange Heriniaina

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Service autonome de maintenance de la ville d'Antananarivo - Le nouveau DG prend ses services

Une nouvelle tête au sein du Service autonome de maintenance de la ville d'Antananarivo (SAMVA). La passation de services entre le nouveau directeur général du SAMVA, le colonel Andrianaivo Ravoavy et son prédécesseur, le Général Marie William Rakotoarivony, s'est tenue hier à Ampasampito. Durant les trois ans de services de ce dernier, le SAMVA n'a pas pu mener à bien ses missions, lesquelles consistent à assurer la propreté de l'agglomération d'Antananarivo Renivohitra, la collecte des ordures ménagères, l'assainissement des canaux des eaux usées et le traitement des produits de vidange.

A plusieurs reprises, ce département a avancé comme justifications les difficultés financières qui ne lui permettent pas de mobiliser et entretenir les matériels qu'ils disposent comme les camions bennes. Le nouveau directeur général a été nommé durant le Conseil des ministres qui s'est tenu le 25 novembre dernier. Une nomination que bon nombre d'entre les citoyens espèrent apporter un grand changement dans la gestion des ordures de la Capitale.

En attendant, le ramassage des ordures dans la Capitale se poursuit. La Commune urbaine d'Antananarivo (CUA) s'est concentrée sur une opération du côté de Namontana et Anosibe. D'ailleurs, ces quartiers sont mal réputés en termes de salubrité et de désorganisation. En effet, outre la présence des grands marchés de légumes et fruits, les habitants et commerçants jettent leurs ordures partout, sans parler des canaux d'évacuation d'eaux usés qui ne fonctionnent plus. Il faut savoir que la mentalité de bon nombre de concitoyens est loin d'évoluer, et cela malgré des sensibilisations et éducations citoyennes effectuées par divers organismes. 

A noter que durant une descente effectuée par une équipe de la Municipalité dans les rues de la Capitale, dans le cadre dudit projet de collecte des ordures, la semaine dernière, le maire de la ville, Naina Andriantsitohaina a réitéré que la restitution du SAMVA à la CUA est incontournable. 

Anatra R.

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Usurpation de fonction à la Présidence et l’UNESCO - Un suspect placé sous MD à Antanimora

Déféré au Parquet, un homme de 47 ans, accusé d’usurpation de titre et de fonction, a été par la suite placé sous mandat de dépôt à Antanimora, hier. Le 24 novembre dernier, les hommes de la brigade criminelle Anosy ont arrêté le quadragénaire à la fois pour usurpation de titre et de fonction, de faux et usage de faux et d’escroquerie. La victime de cet homme qui prétend être « conseiller spécial » au sein de la Présidence de la République : le directeur général de l’enseignement technique et professionnel, lequel le premier a demandé une entrevue.

Rendu confiant par le titre supposé de son interlocuteur, le Dg n’a alors pas hésité à lui accorder une audience, le 24 novembre dernier.  Dans ses explications, le présumé conseiller spécial se prononçait aussi comme étant un facilitateur auprès de l’UNESCO. Il a argué que cette entité lance un projet qui équivaut à 4 millions d’euros. Et pour mieux séduire encore le Dg, alors dupe, le suspect argue que le Chef de l’Etat a choisi le ministère de l’Enseignement technique pour profiter de ce projet.

C’était dans ces circonstances que l’inconnu a demandé à ce Dg pour que celui-ci appose l’En-tête du ministère ainsi que sa signature sur une lettre en anglais qu’il lui présentait. Une fois le présumé conseiller spécial parti, le Dg a alors investigué au niveau de la Présidence. C’est dans l’amère surprise qu’on lui a appris qu’aucun conseiller spécial correspondant au nom de ce suspect, n’a été trouvé à la Présidence. Même révélation au niveau de l’UCESCO qui déclare franchement ne pas savoir l’existence même dudit projet.

Du coup, le directeur général de l’enseignement technique et professionnel a informé la Police. De son côté, notre “conseiller spécial” était loin de se douter de quelque chose. En retournant à son bureau à Ampefiloha, il s’est fait alors cueillir sur place. Aussitôt, le local fut perquisitionné par la Police. C’était de cette manière que les Forces de l’ordre y découvrent de nombreux cachets administratifs, entre autres ceux du ministère des Affaires étrangères, ceux de la Présidence, celui du Consul honoraire de Madagascar à Singapour. Parmi encore les trouvailles de la Police, mentionnons de nombreux documents lui montrant comme étant un directeur général auprès d’un ministère. Interrogé, le faux conseiller spécial a reconnu avoir utilisé ces différents cachets pour le besoin de la soi-disant collaboration avec l’ « Association House of Madagascar » qu’il dirigerait avec ces différents ministères. « Le suspect déclare également ne pas s’être souvenu comment certains cachets ont atterri dans son bureau », explique la Police.  Et cette dernière de préciser encore que l’Association House of Madagascar n’a aucun statut légal. 

A part cela, plusieurs cartes de visite lui indiquant comme étant « conseiller spécial » auprès de la Présidence, du ministère de l’Industrie ont été aussi trouvées sur les lieux. 

Or, à bien comparer les cachets en sa possession avec ceux de l’administration, donc authentiques, les premiers s’avèrent tous faux. Pour les détails, ses cachets n’ont qu’une bordure simple au lieu de double. 

Enfin, la Présidence précise que le quadragénaire en cause, n’est pas du tout son conseiller spécial. Preuve qu’il s’agit d’un faux, il y a déjà un décret abrogeant le service où il se targue de son titre. De son côté, le suspect qui affirme avoir été « conseiller spécial » au sein du service civique de la Présidence, a reconnu avoir parlé de son projet avec le directeur général. Et on connaît la suite.

Franck R.

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Football - FC BFV - N'kono n'est plus

Rares sont ceux qui ne connaissent pas N'Kono que ce soient les footballeurs des années 80 ou ceux des années 2000. Comme le football international, le football malagasy est aussi en deuil. Le décès de l'ancien gardien de but de l'équipe nationale malagasy N'Kono, de son vrai nom Nicolas Hananga, a été annoncé ce lundi à l'Hôpital Jean Joseph Ravoahangy Andrianavalona Anosy. Ce sobriquet lui a été donné par ses coéquipiers, vu l’imitation de jeu avec celui du grand gardien africain de tous les temps -l'inspiration de Gianluigi Buffon- à savoir le camerounais Thomas N'Kono. Il a joué avec la seule équipe malagasy multiple champion de Madagascar et qui avait atteint les demi-finales de la Coupe des vainqueurs de Coupe en 1989 (compétition dénommée aujourd'hui Coupe de la CAF).

Il s'agit du FC BFV avec la génération feu Claude Kely entre autres, Titi Rasoanaivo, feu Ragoavana, Rôro, feu Mbe et Haja... il était portier de l'équipe entre 1986 jusqu'en 2000 et a marqué son nom dans le football africain que ce soit en club ou en équipe nationale. La meilleure performance internationale d'un club dont aucune autre équipe malagasy n'a encore réalisé jusqu'à aujourd'hui. Joueur talentueux, N'Kono a également endossé à plusieurs reprises les couleurs de l'équipe nationale au temps du Club M.

 À la fin de sa carrière de joueur, il s'est reconverti en tant que coach de gardien de but et connu des jeunes footballeurs nouvelle génération. Net Foot FC BFB figure parmi les écoles qui ont bénéficié de ses expériences de grand gardien de but.

La veillée funèbre s'est tenue à Antanety Bemasoandro et la dépouille quittera la Capitale ce jour pour rejoindre son caveau familial dans le Sud. La Rédaction présente ses sincères condoléances à la famille de Nicolas Hananga.

Elias Fanomezantsoa

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Nanolana zaza roa taona : Voasambotra rehefa nifampitadiavana

Natao savahao toa an-tanànan’i Toliara ilay lehilahy tompon’antoka tamin’ny fanolanana izay niteraka fahafatesan’ny zazavavikely roa taona tao an-toerana. Tao Andabizy izy no voasambotry ny mpitandro ny filaminana rehefa nandeha ny fanangonam-baovao rehetra ny amin’izay mety ho niereny. Voasambotra ary niaiky ny heloka vitany rehefa nandeha ny fakàna am-bavany. Fanolanana sy vono olona izany no anenjehana azy avy hatrany. Heloka izay mety hitarika amin’ny sazy faran’izay mafy, indrindra taorian’ireny fanambaràna maro isan-karazany avy amin’ny olom-panjakana sy ny firaisamonim-pirenena fa tsy handeferana mihitsy ny mpanolana. Azo eritreretina ny hizoran’ny fanovàna ny lalàna momba ny fanolanana ho an’ny sazy mafy indrindra dia ny fanagadràna mandra-pahafaty izany. Raha ny tsikaritra mantsy tato ho ato dia niombom-peo hatrany ary nitovy fijery ny rafitra mpanatanteraka sy ny rafitra mpifidy lalàna raha vao io lafiny io no noresahina. Etsy andaniny koa ny firaisamonim-pirenena izay tsy mitsahatra misintona lakolosy manoloana ny firongatr’ity trangam-piaraha-monina izay tena mampivarahontsana ity. Ny antony hahazoan’izany vahana indray dia tsy voafaritra mazava, satria miovaova araka ny tranga. Ny azo tsoahina ao anatin’izany rehetra izany dia ny tokony haha-hentitra bebe kokoa ny ray aman-dreny, satria ankehitriny dia azo raisina ho ambana avokoa ny didina iainan’ny ankizy. Ny faran’ny kely indrindra dia ny tsy famelàna mihitsy ny zaza amin’ny olona tsy atokisana. Ny zavatra tsara indray dia lasa tsy misalasala intsony ny olona mitory rehefa misy ny tranga fanolànana. Matetika mantsy teo aloha, lasa kobonina ny zava-misy noho ny henatra amin’ny fiaraha-monina.

D.R

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Drame à Sambava : Une adolescente tuée par balle par son père, un ancien maire

Les faits se sont produits vers 20 heures à Sarahandrano Sahamazava, région SAVA. Un violent coup de feu a effrayé les habitants des lieux. Les voisins se sont précipités pour voir ce qui se passait. Un ancien professeur venait de tuer sa fille de 14 ans nommée Clerette en tirant sur elle à bout portant. Terrifiée, personne n’a rien tenté car le père de famille tenait encore dans sa main l’arme du crime, un fusil de chasse. Cet incident a horrifié les habitants qui connaissent bien le coupable, un ex-chef Cisco et ancien maire de la ville. Les gendarmes locaux sont intervenus sur les lieux du crime. Selon les premiers éléments de l’enquête sur ce drame familial, le père a abattu sa fille à l’aide d’un fusil lors d’une dispute. La balle a touché son ventre, causant sa mort. On ne connaît pas encore les causes exactes de la dispute et dans quelles circonstances a-t-il tiré sur sa fille. Selon une des versions données, le père, furieux à cause des errements de sa fille, n’a pas su garder son sang-froid et a tiré à bout portant. La gendarmerie a procédé à l’arrestation du meurtrier le jour-même de l’homicide. Une enquête a été ouverte. La possession d’une arme à feu suit une procédure exacte. La loi malgache dispose que la détention d’une arme à feu nécessite une autorisation administrative, qui ne peut pas être accordée à un mineur. La loi prévoit cependant des dispositions dérogatoires en faveur des chasseurs et aux personnes qui utilisent une arme dans un but professionnel, à celles qui ont un intérêt bien particulier, et dans des cas spécifiés, à celles qui ont un intérêt légitime. Le détenteur d’une arme à feu doit être une personne possédant toutes ses facultés mentales et n’ayant aucun antécédent criminel.

Yv Sam

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RFC : Koloina Andriamanantsoa lauréate du “Zébu d’or” documentaire panafricain

Koloina Andriamanantsoa, la seule malgache lauréate des RFC 2020.(crédits photos : Rencontres du Film Court Madagasikara– Stephane Rakotondramparany 2020)

L’honneur du cinéma malgache a été sauvé par Koloina Andriamanantsoa, seule lauréate de l’un des trois “Zébus d’or” de la compétition officielle des Rencontres du Film Court clôturée samedi. Grâce à son œuvre de vingt-trois minutes « ConfidentiELLES », elle a remporté la catégorie : documentaire panafricain. Les autres trophées et distinctions ont été remportés par des réalisateurs et gens du cinéma du grand continent. Les trois autres catégories phares, l’animation panafricaine et la fiction panafricaine, ont été respectivement gagnées par le duo Congo-belge Machini de Franck Mukunday/Tetshim et le Libyen Muhannad Alamin. Il faut l’admettre, depuis que le festival s’est ouvert à d’autres continents, les cinéastes malgaches commencent à être effacés du tableau des lauréats. La situation sanitaire y a sans doute aussi été pour quelque chose. Quoiqu’il en soit, Koloina Andriamanantsoa a réussi à démontrer la dynamique, au féminin, du septième art national. « ConfidentiELLES », c’est un cri de rage sur la situation des femmes. Cependant, il faut aussi savoir que Madagascar est une matriarcale, et que des reines ont fait les beaux jours des royaumes de la Grande Île. La fameuse reine Toera, Ranavalona I et tant d’autres, autant d’exemples pour démontrer que la position de la gente féminine est assez subtile en se basant sur une histoire plus ouverte.

Maminirina Rado

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Problème d’eau à Antananarivo : La JIRAMA annonce un retour progressif de l’alimentation pour l’axe...

Les problèmes d’alimentation en eau perdurent dans la capitale. Seuls quelques quartiers ne subissent pas les coupures d’eau à répétition, parfois sur plusieurs jours ou semaines, voire de longs mois pour certains.

 

La société nationale d’eau et d’électricité JIRAMA, sans cesse sollicitée, affirme chercher des solutions au problème d’eau à Antananarivo. Pour l’axe Avaradrano, en particulier, des manœuvres ont été effectuées pour augmenter le débit et la pression d’eau dans le surpresseur à Nanisana, qui alimente une partie de l’Avaradrano, indique la JIRAMA. Par ailleurs, après l’équilibrage des réseaux et la recherche des fuites qui empêchent l’eau d’arriver jusque dans les robinets des usagers, il est constaté que les bornes fontaines fonctionnent à nouveau, progressivement, annonce toujours la JIRAMA. Force est cependant de constater que le débit de l’eau est encore loin d’être satisfaisant pour les usagers, qui espèrent un retour à la normale dans les plus brefs délais. Faut-il rappeler que les populations de certains quartiers d’Avaradrano, notamment Ankadikely Ilafy, sont au bord de l’explosion, et ont même projeté de manifester sur la voie publique afin d’exprimer leur mécontentement face au problème d’eau qui tarde à être résolu dans leur quartier.

De son côté, la JIRAMA fait savoir que l’installation de citernes d’eau dans les localités les plus affectées par ce problème d’eau, comme Ilafy, Antanetibe, Antsampandrano et Ambohitrarahaba, se poursuit en attendant la mise en service de l’unité de traitement d’eau conteneurisée de 100m3/h, en cours de travaux à Ambohipanja. Solutions provisoires, les citernes distribuant de l’eau aux populations des quartiers concernés, restent insuffisantes pour ces populations. Rationnée à trois bidons de 20 litres par ménage par jour dans certains fokontany, l’eau distribuée par les citernes ne satisfait pas les besoins des usagers, qui se trouvent ainsi contraints de renoncer aux tâches qui font consommer beaucoup d’eau. Les lessives et les douches sont extrêmement réduites, voire impossibles, les usagers préférant consacrer l’eau au strict minimum, notamment la préparation des repas et l’hygiène basique.

La JIRAMA assure, néanmoins que « la recherche de solutions pour les autres localités dans la même situation continue ». Seulement, pour les usagers, la situation commence à arriver à la limite du supportable. Des « projets » de manifestations dans la rue se multiplient dans plusieurs quartiers de la capitale.

Hanitra R.

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Trafic d’animaux protégés : Un réseau de braconniers de tortues pris en flagrant délit

Ce résultat a été obtenu grâce à la vigilance des villageois qui sont déjà conscients de l’importance de ces animaux qui font la particularité de leur région. Douzze (12) jeunes gens dont six de sexe féminin ont été arrêtés par la gendarmerie d’Ejeda, dans le district d’Ampanihy-Ouest, le 26 novembre dernier. Ils ont été surpris en possession de 36 tortues qu’ils ont cachées dans un enclos dans le fokontany d’Ankitikitiky, commune rurale Itampolo. Ces individus sont des habitants du fokontany Beahitse dans la commune rurale d’Ejeda. Les agissements suspects des six jeunes filles ont attiré l’attention des villageois qui les ont tout de suite signalés aux responsables du comité de sécurité villageoise ou « Dinabe ». Interpellées par les membres du comité de sécurité, elles ont avoué qu’elles faisaient du trafic de tortues vivantes. Longuement interrogées par les enquêteurs, elles ont fini par indiquer l’origine de leurs marchandises, un endroit appelé Vombao, fokontany Ankitikitiky, commune rurale Itampolo. Ayant accepté de coopérer, elles ont alors amené des responsables du « Dinabe » accompagnés par des agents de l’association de la protection de l’environnement oeuvrant dans la localité, Madagascar National Park (MNP) à cet endroit où 36 tortues ont été découvertes. Leurs six complices y ont également été surpris. Arrêtés, les 12 suspects ont été transportés au poste fixe de la gendarmerie de Beahitse, à Ejeda pour la continuité de l’enquête, le 27 novembre. Une de ces tortues a péri durant leur transport. Elle a été enterrée en présence des représentants des autorités d’Ejeda pour respecter les procédures en vigueur. Ce qui est étonnant dans cette affaire est d’entendre que certains de ces présumés braconniers sont des mineurs.

T.M.

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Betafo : Rongony 3.000 fototra tsy maintsy nongotana

Fototry ny tsy fandriam-pahalemana ny fidorohana zavamahadomelina ka tsy maintsy fongorina hatramin’ny fakany. Natoron’ny olona ny toerana misy ireo olona mpamboly rongony. Nidina ifotony avy hatrany ny zandray ka sarona tao anaty tany fambolena katsaka ny zanaka rongony 3.000 fototra, nambolen’ny roa lahy, Honoré 30 taona sy Tsitohery 20 taona tao anaty velaran-tany 3 hekitara, tao Andriamamovoka, fokontany Antanifotsy, kaominina Ambatonikolahy, distrikan’i Betafo. Ny komandin’ny tobim-paritra GPHC Ranaivosoa Évrard no nitondra ny zandary niaraka tamin’ny andrimasom-pokonolona sy ny mpitondra teny an-toerana. Hatao fanadihadiana ary hatolotra ny fitsarana izy roa lahy ary ireo zava-boarara kosa dia hodorana araka ny lalàna manankery. Ankoatra ity tany Betafo ity, nahazo vokatra manaraka izao ny zandarimariam-pirenena ao Andapa. Tamin’ny 26 oktobra dia nahasarona sahan-drongony mirefy 30 metatra toradroa tao amin’ny toerana atao hoe Anandraibe, fokontany Ambodihasina, distrikan’Andapa. Nahitana rongony marobe. Olona roa, mpivady, moa no tompon’ity sahan-drongony ity ary nandositra ralehilahy fa ny vadiny kosa dia tazonina ao Ambodiangezoka. Mitohy araka izany ny fikarohana ny vadiny. Tamin’ny alin’ny 26 hifoha 27 novambra dia nisy ihany koa vela-pandrika nataon’ny zandary avy ao amin’ny Kaompania Andapa tamin’ny toerana malaza fa fandalovan’ireo mpivarotra zavamahadomelina. Vokany : tra-tehaka tao amin’ny fokontany Betsakotsako Andapa tamin’ny 8 ora alina ny olona roa avy any Antanambao Ambalarondra, distrikan’i Bealanana, rehefa nitondra rongony roa gony milanja 40 kg. Tazonina ihany koa ao amin’ny Kaompania Andapa izy ireo mba hatao famotorana alohan’ny hitondrana azy any amin’ny tiribonaly.

Yv Sam

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Andranomanalina : Mpangalatra moto sarona nampangain’ny GPS

Ity tokoa no tonga amin’ny fiteny hoe, ataovy maranitra ihany ny atidoha vao manaotao foana. Tovolahy iray 25 taona no nosamborin’ny polisy teny Andranomanalina ny faran’ny herinandro rehefa avy nangalatra moto Kymko G5. Araka ny vaovao dia very nisy naka tao amin’ny tokantrano iray tetsy Isotry ity moto ity. Nampandre ny mpitandro ny filaminana avy hatrany ny tompony ary nilaza fa misy GPS io moto io. Niainga tamin’io fitaovana io ary ny fikarohana ka hita fa any Andranomanalina no misy ilay kodiarandroa very.  Nidina teny an- toerana ny Polisy avy amin’ny kaomisaria boriborintany faha-4 etsy Isotry ka tratra tao an-tokotanin’ity tovolahy voalaza etsy ambony ilay moto. Iry voalohany izay efa teo am-pandravana ilay moto no noraisim-potsiny. Nandritra ny fanadihadiana azy no nahalalana fa olona efa nigadra teny amin’ny fonjan’Antanimora ity mpangalatra ity. Telo taona ny sazy noefainy tamin’izany nefa dia izao tra-tehaka mbola nanao asa ratsy izao indray.

T.M.

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JFK, ce grand malade (suite)

John Fitzgerald Kennedy, mort assassiné à 43 ans, après mille jours de présidence à la Maison Blanche devrait figurer dans la liste de ces « Grands malades qui nous gouvernent ». Son bilan de santé n’est pas des reluisants, et ce depuis sa jeunesse. Lyndon Johnson, son adversaire à l’investiture du parti démocrate devenu par la suite son colistier, demandait d’ailleurs qu’il en fasse état publiquement en 1960. Déjà, ses études à l’Université d’Harvard ont dû être interrompues à cause d’une jaunisse, puis sa santé ne l’a pas permis d’intégrer une école d’élève-officiers et qu’on aurait dû impliquer les relations de son père pour suivre des cours accélérés d’une autre école militaire pour pouvoir servir comme officier (enseigne) dans la marine américaine. Et même bien avant, le jeune « Jack » n’a pas été gâté par la nature, jugez-en plutôt, à 3 ans il a été hospitalisé pour une scarlatine, une infection bactérienne qui a bien failli l’emporter ; à 14 ans, on lui diagnostique une « colite », un syndrome du côlon irritable dont les troubles gastro-intestinaux vont persister tout au long de sa vie.

Puis le plus grave encore est son fameux « mal du dos », dont la genèse serait une mauvaise chute lors d’un match de football à l’université, aggravé par une blessure de guerre pour être enfin déclaré par les médecins comme la maladie d’Addison. La suite fut jusqu’à la tragédie du 22 novembre 1963 une suite d’opérations chirurgicales plus ou moins réussies, de médications douteuses (de la marijuana et de la cocaïne ??). En tout cas des douleurs insurmontables que le jeune président voilait pour les besoins de sa fonction. Comme indicateur de la gravité de son mal, il faut noter que de son vivant, comme catholique, il a reçu par deux fois l’extrême onction, le dernier sacrement de l’Eglise.

Enfin, comme si le mal physique ne suffisait pas, JFK a dans sa vie, malgré les sourires « glamour » qu’affichaient sa famille, a aussi dû faire face à des épreuves morales toutes aussi douloureuses. Sa femme Jackie, sur ces 5 accouchements, 2 enfants (Caroline et John) seulement ont survécu. Pour finir, le jour de son assassinat, John Kennedy, portait un corset que certains médecins conseillaient d’enlever, ce qu’il refusa, et pourtant cet appareillage l’empêchait de se baisser, geste qui l’aurait permis d’esquiver les balles du tireur. Ces péripéties conjuguées à la brièveté de son parcours présidentiel ont contribué à la longévité de son aura dans l’histoire des USA et même au-delà. A Madagascar, par exemple, quand au petit matin du 24 novembre 1963, la radio a diffusé la nouvelle, les foyers n’en revenaient que le jour de son enterrement comme s’il s’agissait d’un film.

M.Ranarivao

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Football- Tournoi Art Original Pro : Victoire du FC Mandresy

Les participants au tournoi de Art Original Pro sous la houlette de l’artiste bien connu Roova.

Pari tenu pour Roova de Art Original Pro pour son tournoi de football à 7 au terrain synthétique d’Andohalo. Une très belle fête en somme où l’artiste a mis quatre mois pour organiser un tournoi dans les règles de l’art. En vrai professionnel à l’image de l’arbitre international, Floriant Raolimanana, qui a dirigé la finale ayant opposé le FC Mandresy au FC Vogue, des équipes qui gravitent autour d’Art Original Pro ou résidant à Amboasarikely. Un tournoi familial en fait où l’artiste Roova a mis beaucoup de cœur à l’ouvrage. Il a ainsi organisé une troisième mi-temps très festive pour tous les participants et les habitants d’Amboasarikely. Une manière pour Roova de raffermir les liens d’amitié au sein de ce quartier de la Capitale. Pour revenir à la finale d’hier après-midi, la victoire est revenue au FC Mandresy sur le score éloquent de 5 buts à 3. Le FC Vogue a certes échoué mais on retiendra le fait que Roova a marqué deux des trois buts de son équipe. Le premier sur penalty et le second sur un amorti de poitrine qu’il propulsa dans les buts du FC Mandresy. Le tout sous les applaudissements nourris d’une foule venue massivement à Andohalo. À noter que huit équipes ont participé à ce tournoi appelé à s’inscrire dans la durée. Au final, Roova pense même en faire une sélection et s’inscrire dans le championnat tananarivien.

Clément RABARY

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Société biblique : Fabrice O. Rabenjarisolo Directeur National de la FMBM

Le pasteur Fabrice O. Rabenjarisolo, nouveau directeur national de la FMBM.

La passation de service entre Hubert Rakotoarivony, ancien Secrétaire général et Fabrice O. Rabenjarisolo, nouveau directeur national de la FMBM a coïncidé avec la clôture du 185e anniversaire de la Bible malgache.

La FMBM ou “Fikambanana Mampiely Baiboly Malagasy” change de dirigeants. En effet, la société biblique malgache vient d’accueillir son nouveau directeur national, en la personne du pasteur Fabrice O. Rabenjarisolo. Ancien responsable du département traduction et production auprès de la même organisation, le nouveau numéro Un de la FMBM se fixe le défi de « promouvoir la place de la société biblique malgache dans le domaine de la traduction de la Bible ». Ainsi, la FMBM projette de « produire une première traduction de la Bible en langage des signes durant cette année 2021 ». Outre ces défis et projets, le nouvel homme fort de la FMBM projette de « produire la première Bible Malgache dédiée à l’analyse ». Il conviendrait également de noter que la cérémonie de passation de fanion et de service entre les pasteurs Hubert Rakotoarivony et Fabrice O. Rabenjarisolo coïncidait avec la clôture de la célébration du 185e anniversaire de la Bible malgache. En effet, la première Bible traduite en version malgache a été imprimée le 21 juin 1835. Depuis, la version en question a connu six révisions.

Positif.« La cérémonie d’aujourd’hui est une preuve tangible que la FMBM ou Fikambanana Mampiely Baiboly Malagasy a pu se relever, et même, en cette période du coronavirus ». Ce sont là les propos du pasteur Hubert Rakotoarivony, ancien secrétaire général auprès de la FMBM lors de la cérémonie de passation de service entre lui et le pasteur Fabrice O. Rabenjarisolo, nouveau directeur national le 22 novembre dernier. Profitant de la cérémonie, l’ancien secrétaire général a fait un bref bilan de fin de mandat. « Je suis heureux car le plan de redressement conçu avec la société biblique mondiale a fait ses preuves…La cérémonie de passation de service d’aujourd’hui est la preuve que la FMBM n’est pas en banqueroute », a annoncé le pasteur Hubert Rakotoarivony. Avant de faire savoir que « toutes les dettes de la FMBM ont été liquidées. Les dettes externes ne devraient pas prendre trop de temps pour l’être aussi ». Pour l’ancien Secrétaire général, les efforts menés par l’équipe pour redresser l’association ont « fait que la FMBM est actuellement un modèle au niveau de la société biblique mondiale en termes de liquidation des dettes dans un court délai  ». Des bases sur lesquelles Fabrice O. Rabenjarisolo pourrait partir pour parfaire son mandat pour les quatre prochaines années.

José Belalahy

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Soavinandriana-Itasy : Un militaire tire involontairement sur un maire

Hier matin, le maire de la commune rurale d’Ankaranana, district de Soavinandriana, a été évacué d’urgence au centre hospitalier de référence régional de la localité. Blessé par la balle d’un militaire, il est actuellement placé sous soin intensif. Selon les informations, ce militaire aurait involontairement tiré sur lui. Cependant, les circonstances de ce tir malencontreux reste encore à déterminer, l’enquête étant en cours au niveau de la gendarmerie de Soavinandriana. Quoi qu’il en soit, le gouverneur de la région Itasy a déjà pris ses responsabilités en invitant le commandant de groupement de la gendarmerie d’Itasy à procéder à une enquête approfondie dans cette affaire. Hier matin, il a rendu visite à la victime dès qu’il a été informé de cette nouvelle. Il a également lancé un appel à tous les responsables des services autorisés à manipuler des armes à feu, à veiller de manière stricte à la conduite de leurs agents et surtout au respect des mesures de sécurité relatives aux armes pour prévenir de tels accidents. Le gouverneur a manifesté sa solidarité avec tous les maires et conseillers communaux et sa détermination à collaborer avec eux au développement de la région. Ayant également rendu visite au blessé, le supérieur hiérarchique du militaire concerné a déclaré sa disposition à prendre en charge toutes les dépenses occasionnées par cet accident.

T.M.

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Ecole de Police : Résultats des concours cette semaine, rentrée le 20 décembre prochain

Le MSP a demandé à la promotion « Mandresy » de vaincre la corruption et l’arrogance, en faisant preuve d’intégrité et d’humilité.

Après la sortie de la promotion « Mandresy », d’autres élèves vont prendre leur relève.

« 3 policiers pour 1 000 habitants ». C’est la norme, selon le ministre de la Sécurité Publique (MSP), le contrôleur général de Police, Fanomezantsoa Randrianarison. A Madagascar, c’est l’inverse puisque le ratio est pour l’heure de « 1 policier pour 3 000 habitants ». Ce qui explique les recrutements par voie de concours, c’est-à-dire au mérite.

Affichés. Après la sortie officielle vendredi dernier de 20 Commissaires et 29 Officiers de Police, la rentrée de la prochaine promotion à l’Ecole Nationale Supérieure de Police (ENSP) à Ivato aura lieu le 20 décembre 2020. En effet, les résultats définitifs des derniers concours sont attendus vers la fin de cette semaine. Les épreuves orales étant terminées, les noms des nouveaux 20 élèves commissaires et 30 élèves officiers vont être affichés dans tous les commissariats du pays. Idem pour les 1 000 élèves agents et 100 élèves Inspecteurs qui vont intégrer l’ENIAP à Antsirabe.

Maître-mot. D’autres concours sont prévus en février 2021 pour le recrutement de 1 000 élèves agents, 200 élèves inspecteurs, 30 élèves officiers et 20 élèves commissaires de Police. Ces « numerus clausus » sont déterminés par la qualité de la formation et de la capacité d’accueil de l’ENSP et de l’ENIAP, même si l’effectif est loin de répondre aux besoins avec notamment 60 hommes par commissariat dont au moins deux commissaires, deux officiers et quatre inspecteurs. Qui plus est, avec les départs annuels à la retraite de toute une promotion et tous grades confondus. Sans compter ceux qui sont morts durant leur activité dans les rangs de la Police, où le maître-mot est « l’excellence dans le professionnalisme », d’après le premier policier de Madagascar. Il s’agit évidemment du ministre de la Sécurité Publique qui est pour « une Police proche du peuple et loin de la corruption ».

R. O

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Rugby –« Orange Women’s 2020 » : SCB Besarety sacrée championne

SCB Besarety a surpris FT Manjakaray.

La formation de SCB a été sacrée championne de l’ Orange Women’s 2020. Les joueuses de Besarety se sont imposées face à l’équipe de FTM sur le score de 12 à 10, hier, lors de la finale au stade Maki Andohatapenaka. Les Ladies Manjakaray ont mené au score par 10 à 0, grâce aux deux essais réalisés par Sosoa et Claudia. Après une deuxième mi-temps très équilibrée, c’est Laurence qui a trouvé un dernier essai à la dernière minute et qui a amené son équipe à la victoire. Les filles de Besarety n’ont fait que gérer leur avantage jusqu’au coup de sifflet final. Une belle prestation pour le SCB. Elles ont défait l’équipe de 3FB par 19 à 17 en demi-finale, tandis que FT Manjakary a éliminé RCTS Soavimasoandro sur le score de 10 à 5. Douze équipes féminines issues de différents clubs de la Capitale ont été en lice durant ce premier tournoi post-confinement organisé par le Malagasy Rugby. Cette joute sert principalement à détecter les meilleures joueuses qui pourraient constituer l’équipe nationale dans le cadre du tournoi de repêchage des Jeux Olympiques de Japon en 2021. La liste des 20 joueuses sélectionnées sera publiée cette semaine. Elles suivront un stage bloqué avant cette sortie internationale.

Le classement final:

1-SCB Besarety ; 2-FTM Manjakaray ; 3-3FB ; 4-RCTS Soavimasoandro ; 5-FTFA Antohomadinika ; 6-JSM Mahamasina ; 7-FTVL Lalamaty ; 8-Asut 2 ; 9-Asut 1 ; 10-AJS Tsiadana ; 11-Sab-Nam ; 12-2AM Andravoahangy.

Manjato Razafy

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Sécheresse et eau potable : Solutions d’urgence pour Fianarantsoa

Des bombonnes sont mises en place à Fianarantsoa pour ravitailler la population en eau potable. Il s’agit d’une mesure d’urgence.

Le retard des pluies cause des difficultés d’approvisionnement en eau potable, dans neuf régions de Madagascar. Après les mesures spéciales prises pour certains quartiers d’Antananarivo, la Jirama et le ministère chargé de l’Eau, ont également instauré des solutions d’urgence pour résoudre le problème à Fianarantsoa. Dans ce cadre, les deux entités travaillent main dans la main avec les instances dirigeantes à Fianarantsoa. « 32 Fokontany sur les 52 y sont identifiés comme les plus souffrants. De nombreuses alternatives sont actuellement en cours d’exécution, afin d’assurer le ravitaillement en eau dans la ville de Fianarantsoa. Plusieurs bonbonnes de 10m3 sont déjà installées pour ravitailler la population. Celles-ci seront renforcées incessamment. Les autorités locales s’activent dans la fourniture de camions citernes pour ravitailler les bonbonnes », a indiqué la Jirama dans son communiqué.

Mobilisations. Selon les informations, sept camions citernes sont mobilisés pour ce ravitaillement. Il s’agit de deux camions de 13m3 fournis par le Gouvernorat ; deux camions de 3,5m3 des Sapeurs-pompiers de la commune ; un camion de 5m3 de l’Université d’Andrainjato ; et deux camions de 20m3 de la Jirama. La société Bionexx, une productrice d’eau filtrée, va également fournir 130m3 d’eau par jour pour remplir les bonbonnes.

Traitement. Par ailleurs, la Jirama est en train d’installer une station mobile de purification d’eau, d’une capacité de 80m3 par jour. Le projet de pompage et de traitement d’eau de la rivière Matsiatra est également en étude. Ceci va produire jusqu’à 800m3 supplémentaires, par jour.

Artificielle. En outre, la Jirama, l’Etat et la Direction Générale de la Météo préparent déjà la provocation de la pluie artificielle pour augmenter la pression d’eau à Fianarantsoa. Pour rappel, une station de traitement d’eau, celle d’Ankidona, sur trois, assure le ravitaillement en eau dans toute la ville de Fianarantsoa au lieu de trois avec Vatosola et Tombana qui sont à sec à cause de l’étiage. A noter que la production d’eau à Fianarantsoa n’est que 3000m3 par jour, ce qui est largement insuffisant pour répondre aux besoins actuels de la population locale.

Antsa R.

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FFKM : Lancement de la célébration du 40e anniversaire

Monseigneur Odon Razanakolona, président du FFKM.

Le conseil œcuménique des églises chrétiennes fête ses 40 ans. 40 ans de vie d’œcuménisme pour les quatre églises historiques du pays notamment l’église catholique romaine, l’église réformée, l’église luthérienne et l’église anglicane. « Le conseil a vécu des hauts et des bas », a reconnu, hier lors d’une messe inaugurale à l’église catholique Saint François-Xavier Antanimena, l’archevêque d’Antananarivo, Monseigneur Odon Razanakolona, non moins président en exercice du conseil. « Il reste encore beaucoup de chemin à faire pour vivre la foi et l’œcuménisme dans le pays », a-t-il reconnu en revanche. Cette messe a lancé la célébration de cet anniversaire du FFKM dont le programme devrait se terminer à l’occasion de la conférence générale du conseil prévue se tenir en octobre 2021. Le nouveau président de l’église luthérienne, le pasteur Denis Rakotozafy, lui, a été également présenté officiellement durant la messe en tant que dirigeant du conseil.

Rija R.

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Omnisports : 40 jeunes formés en entrepreneuriat « sportif » à Diego

Après cinq jours intenses de formations et de partage d’expérience  avec des formateurs qualifiés de plusieurs domaines, le séminaire sur les métiers du sport et entrepreneuriat  avec la participation de 40 jeunes sportifs des régions Diana et Sava a pris fin vendredi au centre Botovasoa, Antsiranana. Cet atelier régional, le cinquième du genre après Antananarivo, Mahajanga et Toamasina qui a réuni des jeunes sportifs, des porteurs de projets et des leaders d’association sportive, est organisé par la Maison du Sport en collaboration avec le ministère de la Jeunesse et des Sports, l’Académie  Nationale des Sports et est financé par l’Ambassade de France à Madagascar. Fidèle à sa réputation, les jeunes du Nord n’ont pas déçu et ont participé activement à toutes les activités. « Les jeunes  participants étaient très dynamiques, actifs et motivés. Ils ont du potentiel et ont besoin de soutien et de coup de pouce, et peuvent aller très loin dans ce qu’ils entreprennent. Sans tarder, ils vont passer à l’action à travers la constitution d’une association après cette formation. Ils sont conscients que le sport fait vivre, lorsqu’on s’y met à fond », a souligné Anny Andrianaivonirina, présidente de la Maison du Sport et initiatrice du projet. Tout au long des cinq jours de formation, les jeunes ont pu échanger avec des spécialistes comme Bako Ratsifandrihamanana, la nageuse championne d’Afrique et olympienne. Elle a partagé avec les jeunes sur la gestion et le montage de projet, la mobilisation des ressources et tout ce qui est entreprenariat. Les 40 participants sont issus de plusieurs disciplines à savoir le hip-hop, le volley-ball, le basket-ball, le football, le handball, la danse. Après le Nord, le prochain rendez-vous est donné en fin d’année à Toliara pour les régions Atsimo-Andrefana, Androy, Anosy et Menabe.

T.H

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Le 10 de der

En plus du drapeau de l’Argentine dont il avait défendu les couleurs à la Coupe du Monde, notamment celle de 1986 remportée haut la main par son pays, son cercueil a été recouvert des maillots des différentes équipes pour lesquelles il avait successivement joué.

Le 10 de der

De Boca Juniors au Napoli, en passant par le Barça, sans oublier évidemment l’équipe nationale argentine, le maillot de Diego Maradona était toujours floqué du mythique numéro 10. C’était le Dix de der lors de ses obsèques qui a provoqué à la fois des scènes de liesse et des incidents. A l’instar de sa vie, faite de gloire et de décadence, quoique ses fans aient surtout gardé de bons souvenirs de « el Pibe de Oro », en venant massivement saluer le cortège funèbre, du palais présidentiel la « Casa Rosada » jusqu’au cimetière de « Bellavista ». Un parcours long de 60 kilomètres pour celui qui s’en est allé à l’âge de 60 ans. L’allégorie ne s’arrête pas là car les obsèques qui se sont déroulées dans la nuit de jeudi dernier, rappellent l’ambiance de soir des grands matchs avec des supporters – et pas seulement les ultras – scandant le nom du célèbre numéro 10. Le Dix de der pour la légende du football mondial qui a été enterré dans la plus stricte intimité. Sans avoir officiellement un caractère national en Argentine, ses funérailles ont eu une dimension planétaire dans le monde du football. Pour ne citer que « le Roi Pelé » qui espère un jour jouer ensemble avec « le Dieu du football » au ciel. La photo de l’illustre numéro 10 de la Seleçäo s’inclinant devant le caveau du légendaire numéro 10 de l’Albiceleste, a fait le buzz sur les réseaux sociaux. A l’image du dernier cliché de Diego Maradona pris de son vivant par son médecin personnel Leonardo Luque qui est quasiment l’homonyme de Leopoldo Luque, l’ancien attaquant de l’équipe nationale argentine qui se souvient des passements de jambes et des dribbles du « petit » en rendant hommage à celui qui fut « le plus grand ».

R.O

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Mode d’enseignement : L’Ecole de Demain mise sur l’école à distance

Joyce Randrianandraina, administrateur de l’Ecole de Demain, expliquant aux parents la façon de guider les enfants pour un apprentissage à domicile. (Crédit photo : Princy)

Suite à la précédente crise de Covid-19, l’Ecole de Demain de Mandroseza a tenté une autre approche pour l’éducation des enfants qui y sont scolarisés : l’école à distance. Un mode d’apprentissage qui fait appel à des fiches individuelles à la place du tableau, et bien évidemment au sens de l’autodidactie. Au départ, cette méthode était réservée aux enfants des diplomates et des ambassadeurs en raison de leurs déplacements fréquents et leur impossibilité d’être inscrits de manière permanente dans un établissement scolaire fixe. Constatant les effets très notables de ce mode d’apprentissage sur les résultats des enfants, l’Ecole de Demain a décidé de le proposer aux enfants malgaches. « Dans les écoles étrangères qui proposent l’école à distance, un lot de 10 fiches coûte environ 30 dollars, en plus des autres coûts à supporter comme les frais d’Internet, l’achat d’ordinateur, les superviseurs, et bien d’autres encore. Chez nous, les frais de scolarité ont été adaptés afin que l’école à distance puisse être accessible aux enfants malgaches issus de la classe moyenne », a expliqué Joyce Randrianandraina, administrateur de l’Ecole de Demain.

Atelier avec les parents. Pour aider les parents à faire un suivi plus approprié de la scolarité de leurs enfants, Joyce Randrianandraina et son équipe ont mis en place un atelier dédié au Motel Anosy le samedi 28 novembre 2020. Il s’agissait d’expliquer aux parents comment inculquer l’esprit autodidacte aux enfants, comment les aider à trouver le bon rythme d’apprentissage, comment s’organiser par rapport à l’école à distance et bien d’autres. En effet, selon l’administrateur de l’école, « l’école à distance a été proposée pour faire face à la Covid-19 mais comme de nombreux parents ont souhaité continuer à scolariser leurs enfants avec cette méthode, nous avons décidé de l’offrir aux enfants scolarisés dans notre établissement ». Avec des taux de réussite exceptionnels aux examens officiels chaque année, cet établissement scolaire de la capitale entend améliorer davantage ses performances en matière d’éducation avec l’école à distance, et former ainsi les élites de demain.

Anja RANDRIAMAHEFA

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Antananarivo. Issa Sanogo remercie Mialy Rajoelina, Championne de la lutte contre les VBG

Issa Sanogo, Coordonnateur résident du Système des Nations Unies à Madagascar, lors de son discours de ce 25 novembre 2020

« Brisons le silence, stop à la violence ! ». C’est le thème choisi par les Nations Unies pour célébrer la Journée internationale pour l’élimination des violences à l’égard des femmes, le 25 novembre 2020.

Cette consigne a été reprise par Issa Sanogo, Coordonnateur résident du Système des Nations Unies à Madagascar, lors de son discours sur le parvis de l’Hôtel de Ville d’Antananarivo.

Ce, dans le cadre du lancement des 16 jours d’activisme pour renforcer cette lutte ardue contre la violence sous toutes ses formes à l’égard des femmes et des filles, mais également à l’égard des enfants, des hommes, des homosexuels et des transgenres.

Voici la transcription, à l’écoute, du discours intégral de Monsieur Sanogo.

" Madame la Ministre de la Population, de la Protection sociale et de la Promotion de la Femme,

Monsieur le Ministre-Conseiller de l‘Ambassade royale de Norvège,

Mesdames et Messieurs les Parlementaires,

Monsieur le Maire adjoint d’Antananarivo,

Mesdames et Messieurs les Représentants de la Présidence et de la Première Dame,

Mesdames et Messieurs les Chefs de district,

Mesdames et Messieurs les Chefs de Fokontany,

Chers frères du Système des Nations Unies,

Mesdames et Messieurs en vos rangs respectifs.

C’est avec un grand honneur que je prends la parole en cette Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des Femmes, au nom du Système des Nations Unies à Madagascar.

Les Violences Basées sur le Genre constituent une des violations majeures des droits humains. Le temps est venu de briser le silence. Malgré l’adoption de la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des Femmes, par l’Assemblée générale des Nations Unies, en 1979, la violence à l’égard des Femmes et les filles reste un problème omniprésent dans le monde.

Madagascar fait partie des pays où la problématique de la violence basée sur le genre reste flagrante. Les données de l’enquête par grappes à indicateurs multiples (Note du transcripteur : Multiple Indicators Cluster Survey ou MICS) de 2018 sont, malheureusement la preuve. En effet, presque 38% des femmes âgées de 15 à 49 ans sont victimes de violences physiques ou sexuelles. Environ 41% des femmes âgées de 15 à 49 ans, en union ou en rupture d’union, subissent des violences émotionnelles, physiques ou sexuelles de la part de leur partenaire intime.

Malheureusement, les femmes elles-mêmes acceptent davantage la violence à l’égard des femmes que les hommes. Et les chiffres parlent : 41% des femmes contre 29% des hommes. Environ 32% des femmes sont victimes de violences physiques depuis l’âge de 15 ans, et 14% des femmes âgées de 15 à 49 ans sont victimes de violences sexuelles au cours de leur vie. Environ 1 femme sur 8 est victime de violences physiques perpétrées par son mari ou partenaire actuel ou précédent.

Malheureusement, la pandémie à Covid-19 et le confinement ont aggravé la situation et la hausse des violences conjugales et familiales. Une enquête de perception sur les violences basées sur le genre, effectuée en avril 2020, indique que 46% des répondantes ont annoncé que cette pandémie a provoqué un comportement agressif au niveau des membres de la famille.

Mesdames et Messieurs,

Cette situation n’est pas acceptable. Assez pour toutes les formes de violence contre les femmes et les filles ! La prévention de la violence basée sur le genre est un moyen pour atteindre les Objectifs de Développement Durable. A 10 ans de l’échéance de ces Objectifs, nous devons accélérer les efforts afin d’éradiquer ce fléau une bonne fois pour toute et offrir aux femmes, aux enfants et aux hommes, l’opportunité de jouir pleinement de leurs droits. C’est pourquoi nous disons non à la violence.

Mesdames et Messieurs,

Comme l’a mentionné le Secrétaire général de l’ONU, je cite : « Ces atteintes, qui comptent parmi les violations des droits de la personne les plus odieuses, les plus persistantes et les plus généralisées au monde, touchent une femme sur trois. Il s’agit donc d’une femme de votre entourage ou de votre famille, d’une collègue ou d’une amie, voire de vous-même. La violence sexuelle contre les femmes et les filles prend ses racines dans des siècles de domination masculine.  N’oublions pas que, fondamentalement, les inégalités entre les genres qui sous-tendent la culture du viol sont un déséquilibre des pouvoirs », fin de citation.

C’est pourquoi, je suis particulièrement admiratif des engagements au plus haut niveau du gouvernement de Madagascar au cours de ces dernières années, et particulièrement pendant cette période difficile de la pandémie à Covid-19. Notamment, à travers la promulgation de la loi sur la lutte contre les violences basées sur le genre ; la mise en place de la ligne verte 813 pour les dénonciations, les signalements et les orientations pour la prise en charge ; la mise en place de la chaîne pénale anti-violences basées sur le genre et l’engagement aux sanctions les plus sévères pour les auteurs de violences.

Les sensibilisations sur la prévention et la connaissance des droits et la validation imminente du Plan national de mise en œuvre de la Résolution 13/25 par mes pairs du Conseil de Sécurité de l’ONU. Il est aussi important de relever que 40% des 174 recommandations acceptées par l’État malgache lors de l’examen périodique universel en novembre 2019, portent sur la lutte contre les discriminations et les violences basées sur le genre.

Mesdames et Messieurs,

Si ces statistiques démontrent l’immensité du travail à faire pour réaliser l’égalité des genres et l’autonomisation des femmes, il n’en demeure pas moins vrai qu’elles traduisent l’engagement exemplaire de l’État malgache à renforcer son système national de protection contre toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes et des filles afin que personne ne soit laissé de côté. Un des freins pour l’élimination de ce fléau exécrable que constituent les violences basées sur le genre, est le niveau de tolérance au niveau de la société et, notamment, les règlements à l’amiable de ce genre de violences.

Nous avons souvent tendance, au niveau des communautés, à réduire au silence les plaintes des victimes en les encourageant à revenir au sein de leur foyer ou auprès de leur bourreau sans en dresser en profondeur les problèmes qui engendrent les cas de violence. Ceci rime avec la complicité qui est sanctionnée au même titre que les violences.

Mesdames et Messieurs,

Au nom des Nations Unies, je tiens à remercier toutes les parties prenantes qui ne ménagent aucun effort pour lutter contre toutes les formes de violences et, particulièrement, Madame Mialy Rajoelina, Première Dame de Madagascar et Championne de la lutte contre les violences basées sur le genre. Je tiens également à réaffirmer notre engagement, en tant que Système des Nations Unies, et notre détermination à continuer à travailler avec le gouvernement et tous les acteurs compétents y compris la Communauté pour le bien-être des populations et pour le développement durable de Madagascar.

Continuons notre lutte pour que nos Mères, nos Sœurs et nos Filles soient à l’abri de toutes formes de violence et de discrimination. Nous faisons tous partiede la génération Égalité. Nous avons le droit de laisser à la génération future un monde exempt de toutes formes de violence et de discrimination à l’égard des Femmes et des Filles. Nous répétons, pour terminer : brisons le silence, stop à la violence !

Misaotra, Tompoko,

Merci beaucoup "./.

Transcription : Jeannot Ramambazafy

Photos : Andry Rakotonirainy