Les actualités à Madagascar du Dimanche 30 Août 2020

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Aide aux travailleuses domestiques au Liban - Une malagasy au front

Chaque samedi, Sophie*, d'origine malgache, descend en bus vers Beyrouth depuis Bikfaya, à la montagne, pour distribuer des sacs de nourriture. Depuis le mois de juin, l'église protestante française de Kraytem, dans le quartier ouest de la capitale libanaise, finance l'équivalent de cinquante paniers par semaine à destination des travailleuses domestiques immigrées.

 

«Quand il a commencé à faire très chaud, j'ai supplié l'église de m'aider. Je leur ai dit: “Si vous êtes religieux, s'il vous plaît aidez-nous, parce que les filles s'essoufflent.” L'église m'a répondu qu'elle allait aider seulement les gens de la paroisse, alors je leur ai parlé encore, j'ai dit: “Si c'est seulement les gens de l'église, pourquoi on est une église? Toutes les filles dehors qui me demandent, elles ont besoin d'aide.” J'avais une liste de soixante-dix-neuf personnes. Ils ont accepté.»

L'église est aujourd'hui la seule organisation à leur venir en aide, face au désengagement du gouvernement, des ONG et de la société civile, qui ne s'en préoccupent pas. Dès décembre 2019, la paroisse protestante avait voulu monter une épicerie sociale et solidaire mais les moyens nécessaires à son organisation avaient manqué. Désormais, en plus de la distribution de médicaments et de vivres, elle prend en charge leur transport et participe à des collectes de dons en leur faveur.

Depuis la terrible crise économique qui frappe le Liban, à laquelle est venue se greffer la pandémie de Covid-19, la situation des travailleuses domestiques n'a fait qu'empirer. Avec les manifestations d'octobre, l'argent a commencé à manquer, puis le travail, et beaucoup se sont retrouvées à la rue, renvoyées par leur employeur ou leur bailleur. L'explosion du port de Beyrouth, qui a ravagé la ville le mardi 4 août, a encore ajouté au désastre sanitaire.

Le confinement sans un toit

Au Liban, les travailleuses domestiques immigrées sont soumises à la kafala, un système de parrainage souvent assimilé à un esclavage moderne qui les place dès leur arrivée dans le pays sous la tutelle de leur employeur, et les prive de tous les droits fondamentaux. Elles sont entre 250.000 et 300.000 dans cette situation -sur une population totale d'environ 6,6 millions de personnes, dont 1,9 million sont réfugiées.

Une partie d'entre elles travaillent sous contrat permanent avec un employeur, chez lequel elles habitent, et qui retient généralement leur passeport; une autre vit de différents emplois maigrement rémunérés, souvent dans une situation irrégulière qui les expose à la précarité, la violence et la déportation. La plupart viennent d'Afrique (Éthiopie, Kenya, Mali, Ghana, Nigeria, Madagascar...) et d'Asie du Sud et du Sud-Est (Sri Lanka, Philippines, Indonésie, Bangladesh, Népal, Vietnam...); elles se regroupent par communautés, quand elles en ont les moyens.

Avec le confinement, celles qui ne vivaient pas chez l'habitant ont presque toutes perdu leur emploi: «Il n'y a plus de bus pour se déplacer et les patrons ne veulent pas que quelqu'un qui vient de dehors rentre dans leur maison à cause du coronavirus», explique Sophie qui travaille depuis vingt-trois ans au Liban comme domestique.

«De nombreux lieux de travail ont été fermés en raison du manque d'argent. Les employeurs ne pouvaient ou ne voulaient plus payer leurs domestiques, alors ils les ont jetées dans la rue, parfois en les accusant de les avoir volés ou de s'être enfuies, parce que la kafala le permet », ajoute Tsigerada Birhanu, qui fait partie de l'association d'aide aux travailleuses domestiques éthiopiennes Egna Legna (littéralement, «de nous à nous»).

Les victimes anonymes du port

Plus d'une semaine après l'explosion du port, le bilan des victimes continue de s'alourdir. D'abord absentes des rapports officiels, les informations sur le nombre de réfugiés touchés commencent à sortir, notamment grâce au travail des ONG sur place. Selon l'Agence des Nations unies pour les réfugiés, au moins 34 personnes seraient mortes et 124 blessées. Elles s'ajoutent, au moins en partie, au dernier bilan de 181 morts (dont 140 Libanaises).

Dans les groupes WhatsApp d'entraide à travers lesquels les domestiques immigrées s'échangent des informations, les nouvelles circulent au compte-goutte: au moins cinq Philippines seraient mortes pendant l'explosion et deux personnes originaires d'Éthiopie, un homme et une femme. Les Philippines, dont les services sont très prisés par la bourgeoisie libanaise, ont été particulièrement touchées, dans la mesure où elles sont nombreuses à résider du côté d'Achrafieh, un quartier relativement aisé de Beyrouth, touché de plein fouet par l'explosion.

Mais il est encore difficile de mesurer l'ampleur des dégâts au sein de la communauté, étant donné que beaucoup de travailleuses immigrées n'ont pas accès à un téléphone et sont dépourvues de papiers d'identité: il y en a que personne ne cherchera ou ne reconnaîtra.

Samuel, un travailleur immigré éthiopien qui a fondé l'association solidaire Mesewat, était dans le quartier musulman de Hamra, à l'ouest de Beyrouth, au moment de l'explosion: «Je n'ai jamais ressenti ça dans ma vie. Tout tremblait, les immeubles, la poussière, les vitres brisées... Beaucoup de gens ont été blessés et beaucoup n'ont pas pu aller à l'hôpital à cause des embouteillages qu'il y a eu dans les rues, mais ceux qui ont pu s'y rendre ont été soignés comme tout le monde», raconte-t-il. Habituellement, les domestiques n'ont pas accès aux soins, dont le coût est bien trop élevé si leur kafil, leur garant, n'accepte pas de les prendre en charge.

«Il y a cinq filles malgaches qui travaillaient dans les parages. Certaines sont gravement malades et d'autres légèrement blessées. Il y en a une qui ne veut même pas dire qu'elle est blessée pour rassurer sa famille, mais je sais que ça ne va pas, relate Sophie. Les autres, les patrons les ont amenées avec eux à l'hôpital, et maintenant la vie continue, on travaille, on nettoie tout ce qui s'est cassé... En plus on est en confinement, on ne peut pas sortir. Moi je sors un peu parce que ma dame me fait confiance, alors le week-end je vais aider les autres filles.»

Après l'explosion du port, 300.000 personnes se sont retrouvées sans domicile. De nombreuses familles libanaises ont quitté Beyrouth pour s'installer temporairement dans les montagnes, chez des proches ou dans leur résidence secondaire, sans nécessairement emmener leur domestique avec elles. Ce sont alors les associations qui prennent le relais pour leur trouver des places en foyer:

«On paye des endroits en ce moment pour celles qui ont perdu leur maison. On a envoyé les femmes qui habitaient à la Karantina, à Gemmayzeh ou à Mar Mikhael [les quartiers à proximité du port] principalement à Ras el-Naba'a [au sud] ou Bourj Hammoud [le quartier arménien, dans la banlieue est], décrit Tsigerada Birhanu. Par exemple, il y a des Nigérianes à douze dans un appartement, et on a trente-cinq femmes du Sierra Leone dans deux chambres.» Grâce aux fonds récoltés par Egna Legna, près d'une centaine de femmes de différentes nationalités ont ainsi pu être secourues -temporairement.

Pour autant, la situation est loin d'être stable. Marie*, d'origine philippine, et qui œuvre depuis 2016 pour l'Alliance des travailleuses domestiques immigrées aux côtés de Sophie, rend régulièrement visite à deux amies qui vivent à l'hôtel depuis l'explosion. Elles travaillaient sur un bateau de croisière et ont dû abandonner toutes leurs affaires quand les 2.750 tonnes de nitrate d'ammonium ont fait sauter le port et la ville. Cela faisait déjà cinq mois qu'elles ne recevaient plus de salaire de leur employeur; elles n'ont aujourd'hui plus rien.

Diminuer les rations de nourriture

Avec la récession économique, la dévaluation de la livre libanaise et la crise du Covid-19, la nourriture a commencé à manquer dans les foyers à mesure que les prix des denrées de base explosaient.

«Moi, madame me nourrit, mais les portions ont diminué et il y a beaucoup de filles à qui la dame ne donne plus rien. Nous les Malgaches, on mange du riz, la dame n'en achète plus, donc on me demande chaque semaine des sacs de riz. La nourriture a réduit, je dirais, de 60%; il faut faire attention à tout. Si les Libanais mangent un petit bout de fromage, nous on ne peut pas, alors qu'on travaille, on a besoin d'énergie. D'habitude il y avait des petits biscuits, des petits chocolats, des petites choses... Maintenant il n'y a plus rien. Les filles ne mangent plus à leur faim et les patrons gardent les choses pour eux; nous, on ne compte pas. Ce n'est pas le Covid qui va nous tuer, c'est la famine. On vit dans une situation tellement terrible que ça fait toujours mal au cœur, c'est stressant. J'ai pas eu beaucoup de problèmes encore, mais je vois à côté de moi, tout s'écroule», raconte Sophie.

Depuis l'explosion, la liste de Sophie ne fait que s'allonger. Aujourd'hui, c'est 115 femmes malgaches et 65 africaines francophones à qui elle s'efforce d'apporter une aide alimentaire, avec les fonds que l'église a reversés à l'Alliance: «On commence à diviser les sacs. Chaque samedi, on fait le tour: il y a un peu d'huile, du riz, des spaghettis, des sardines... Ça fait trente-cinq sacs pour les Malgaches et quinze pour les Africaines. Il y a une Éthiopienne, deux Bangladaises et deux Sri-Lankaises qui ont des enfants, et qui ont aussi besoin de lait. On fait avec le budget que la communauté protestante nous a donné. Jusqu'à la fin de ce mois-ci, ça va, mais après, on ne sait pas si ça va continuer.»

Les ONG dépassées

Alors que la communauté internationale s'est mobilisée pour venir en aide aux Libanaises depuis le drame du 4 août, les étrangèr·es en demeurent les victimes anonymes. «Même avant le Covid, personne ne nous regardait. Maintenant que les Libanais sont victimes, toutes les aides se concentrent sur eux. Bien sûr, je suis désolée pour eux, mais quand même, on vit ensemble, on est aussi là au Liban, c'est notre pays d'accueil», déplore Sophie.

Les ONG qui habituellement soutiennent les travailleuses domestiques immigrées, comme le Migrant Community Center, ou Rosa-Luxemburg-Stiftung, se retrouvent débordées par les demandes et ne peuvent donner suite à tous les appels à l'aide -et ce depuis des mois déjà. À cela s'ajoute une segmentation des communautés de soutien, qui privilégient les circuits de solidarité entre les femmes de même nationalité: Éthiopiennes d'un côté, Philippines de l'autre, Kenyanes ici, Sri-Lankaises là... Sans que la communication entre toutes soit toujours maintenue.

 «Il est impossible dans ce pays de s'organiser sans être rattaché à une association légale ou étrangère. Nous devons avoir une structure qui nous chapeaute pour gérer un budget et recevoir des dons», explique Samuel, de Mesewat. La plupart du temps, les personnes immigrées se rassemblent donc dans des associations informelles qui subsistent dans la semi-clandestiné.

Et puis il y a la honte des invisibles, dont témoigne encore Sophie: «Hier ma sœur était à Sassine [la grande place d'Achrafieh]. Il y a trois dispensaires depuis l'explosion où ils distribuent de l'eau, des sandwiches, des petites choses. Ma sœur avait faim, elle m'a demandé par téléphone si elle pouvait prendre quelque chose. Je lui ai dit d'y aller, mais il n'y avait aucun étranger là-bas. Elle avait peur qu'on lui dise non, donc elle n'a pas osé demander. Elle a dit: “Je reste à ma faim et je rentre à la maison.” Il y a aussi des réfugiés syriens et palestiniens, qui sont comme nous. On n'ose même pas demander, parce que ce n'est pas pour nous tout ça, on a peur du refus. C'est un peu honteux, pour un petit bout de nourriture... J'aimerais qu'une ONG vienne nous dire que toutes les tentes qu'on voit, c'est pour tout le monde.»

Sur les murs de certains dispensaires de Bourj Hammoud, on commence d'ailleurs à voir apparaître des panneaux «Lebanese only».

À cause du Covid-19, l'aéroport -désormais endommagé par l'explosion du port- était fermé, de même que les frontières. Pour rentrer chez elles, les travailleuses immigrées devraient encore payer un billet d'avion; or la plupart sont désormais sans papiers et sans ressources, n'ayant pas reçu de salaires de la part de leurs employeurs depuis des mois.

Généralement, le salaire des travailleuses domestiques tourne autour de 150 à 500 dollars [127 à 423 euros] par mois, dont une partie est reversée à leur famille restée au pays. Mais depuis la dévaluation de la livre libanaise, il a plus que réduit de moitié. Avant la crise, 1 dollar valait 1.500 livres libanaises. Aujourd'hui, cela en vaut environ 8.000, et les salaires, quand ils sont acquittés, se payent en livres.

«Notre consul a dit qu'il faudrait payer pour le billet d'avion et pour la quarantaine, qui coûtent 500 dollars chacun, détaille Sophie. Il y a des filles qui depuis octobre n'ont pas de travail, qui va avoir les 1000 dollars? On est obligées de rester jusqu'à un rapatriement gratuit.»…

Slate.fr

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Football Ligue 2 - Première victoire à domicile pour le Paris FC de Bôlida

Après sa victoire face à Chambly (0-3), le Paris FC a enchaîné au stade Charléty en battant le Valenciennes FC (1-0) grâce à un très joli but de Gaëtan Laura en début de seconde période. Une victoire méritée tant les Parisiens se sont procuré des occasions de but. Un début de saison idéal qui permet au Paris FC d’entamer sereinement la trêve internationale.

 

« Sur l’ensemble du match, l’équipe adversaire a mis beaucoup de difficultés contre nous. C’était un match difficile face à une équipe solide et bien organisée. C’était un match qu’il ne fallait pas perdre. Nous avons montré qu’on n’est pas là à subir en permanence. On a des garçons qui vont vite et c’est encourageant pour l’équipe malgré l’absence de beaucoup de joueurs à cause de la Covid. Malgré ce handicap, on a un groupe de joueurs qui a l’envie de vivre quelque chose de bien. A partir du moment où ils ont l’expérience, on peut espérer qu’ils ont envie de faire un bon match. Le groupe qui se crée des occasions et qui marque, ça donne plein de possibilités. Il y a beaucoup de très bonnes équipes dans ce championnat et ça va être très compliqué. Quatre joueurs ont été touchés par la Covid , on va essayer de les récupérer et de les répartir le mieux possible après la trêve », a expliqué René Girard coach de l’équipe lors de la conférence de presse d’après match.

Deuxième victoire en deux matchs pour le Paris FC et pour Lalaina Nomenjanahary  en Ligue 2. Le Paris FC s'est imposé ce samedi à domicile, 1-0, face à Valenciennes. Gaëtan Laura ouvre le score pour le Paris FC. Lancé en profondeur, l'attaquant parisien mystifie la défense et enroule sa frappe. Poteau rentrant. Quelques minutes auparavant, ou précisément à la 44ème minute, Lalaina Nomenjanahary, l’international malagasy qui évolue dans l’équipe de Paris FC, déclenche à 30 mètres du but un tir qui rase le montant ! Un beau geste positif qui lui a permis d’être une nouvelle fois titularisé après avoir délivré un bon match. Crédité d'une note de 7.5 sur l'indice Sofascore, le joueur des Barea de Madagascar a réussi 89% de ses passes et a surtout remporté 9 de ses 10 duels au sol. Lalaina Nomenjanahary a été remplacé à la 65ème minute.

Recueillis par Elias Fanomezantsoa

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Président Andry Rajoelina dans le Vakinankaratra - Infrastructures et aides sociales à l’honneur !

Pour sa 2ème journée de visite dans la Région  du Vakinankaratra, samedi, le Président Andry Rajoelina a procédé à la distribution de Vatsy Tsinjo au stade colonel Rabetrano Laurent Jocelyn à l’académie militaire d’Antsirabe. 1 000 foyers ont été les bénéficiaires de cette première distribution tandis que les autres organisations reposent entre les mains du gouverneur de la Région. Cette aide de l’Etat qui est déjà à sa 2ème édition vise à alléger les besoins de la population face à la crise de  la Covid -19. « Le peuple n’est pas seul face à cette crise », a réitéré le Président.

 

Le Chef de l’Etat a profité de cette occasion pour annoncer la prochaine mise en œuvre du projet « Titre vert ». Cela consiste à la dotation d’un terrain destiné à la culture ou l’élevage pour chaque famille. Après 5 années d’exploitation, le terrain pourra par la suite  être la propriété de la famille. Il a ainsi fait appel à ceux qui sont intéressés. L’Etat aidera les familles à trouver des marchés pour écouler les produits issus de leur culture et leur élevage. A cela s’ajoutent la proposition de formations pour renforcer leurs activités ainsi que la mise en place d’une usine de transformation de produits locaux.

Logements sociaux et université

Le Président a, par la suite, procédé à la pose de première pierre pour la construction de logements sociaux à Vatofotsy qui comptera 80 duplex. Ces infrastructures profiteront aux familles nécessiteuses qui souhaitent avoir des habitations dignes dont les loyers varieront entre 100 000 à 150 000 ariary. Le même endroit abritera aussi la 6ème  Maison de la communication et de la culture du pays dont les travaux ont été lancés à cette occasion. Le bâtiment s’étend sur 1 000m2 et, une fois achevé, servira notamment à accueillir des évènements culturels ou des réunions. D’après le ministère de tutelle, le coût des travaux s’élève à 1,4 milliard d’ariary.

Le numéro un de l’Exécutif a, par la suite, pris la direction du chantier où se construit la nouvelle université « manara – penitra » d’Antsirabe pour constater de visu l’avancée des travaux. D’après les précisions des techniciens en charge de la construction, 40% des travaux sont achevés et cela inclut le bâtiment principal, l’amphithéâtre et la cafétéria. La fin des ouvrages est estimée vers la moitié du mois de décembre prochain. L’établissement pourra donc accueillir les premiers étudiants pour la nouvelle année universitaire en 2021.

L’EKAR Miaramasoandro fait peau neuve

Pour enchainer sa journée, le Président a lancé officiellement les travaux de restauration et d’extension de l’EKAR Notre Dame de Lourdes Miaramasoandro Antsirabe. Ces travaux font partie des promesses d’Andry Rajoelina aux leaders de l’église au mois d’août 2018 alors qu’il n’avait pas encore annoncé sa candidature à la Présidence du pays. La capacité d’accueil de l’église diminuait au fur et à mesure que le nombre de chrétiens avait augmenté. D’où la nécessité de ces travaux d’extension qui donneront une nouvelle vie à cette église emblématique de la ville d’Antsirabe. Cela est la preuve que le Président est un « homme de parole » a déclaré Mgr Ranaivomanana Philippe, évêque du diocèse d’Antsirabe. Cette cérémonie a clôturé la visite du Chef de l’Etat dans la Région du Vakinankaratra.

La Rédaction 

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Prolongation du mandat présidentiel - Un « fake news » véhiculé par les « opposants »

Fausse information. Un membre de la diaspora issue de l’opposition ou encore un membre du syndicat des magistrats, par leur propos, ont récemment laissé entendre une volonté des dirigeants actuels du pays de procéder à un référendum. Et ce, afin de modifier des articles de la Constitution concernant la prolongation de la durée et le nombre du mandat présidentiel. Pour ces personnes, une telle initiative serait contraire à la loi fondamentale. Ils soutiennent également qu’au vu de la conjoncture politique prévalant actuellement dans la Grande-île, prolonger le mandat présidentiel pourrait entraîner une révolte dans le pays, prenant exemple à la situation en Côte-d’Ivoire.

Interrogée, la porte-parole du Gouvernement, Lalatiana Andriatongarivo indique qu’il n’existe aucune velléité des actuels tenants du régime de prolonger la durée et le nombre de mandat de l’actuel Chef de l’Etat. Celle qui est également ministre de la Communication et de la Culture prévient contre tout amalgame entre l’actuelle session extraordinaire du Parlement et un supposé référendum constitutionnel.

Détails à régler

Un projet de révision constitutionnelle était, pour rappel, effectivement dans les tuyaux. Il visait toutefois uniquement à supprimer le Sénat et à octroyer plus de pouvoir aux autorités régionales conformément aux promesses de campagne du Président Rajoelina, et non à une éventuelle idée de prolongation du mandat présidentiel. L’initiative du Gouvernement de procéder à une révision s’était toutefois heurtée au veto de la Haute Cour constitutionnelle. La plus haute instance judiciaire du pays estimait que le projet de texte devait d’abord être approuvé par le Parlement avant d’être soumis au vote de la population. Or, à l’époque, la Grande-île n’avait pas d’Assemblée nationale, la première Chambre du Parlement, ce qui a contraint le pouvoir à devoir changer de plan en attendant que toutes les conditions soient réunies.  Ainsi, le Chef de l‘Etat a, lors d’un Conseil des ministres décentralisé à Antsiranana, pris une ordonnance visant à réduire l’effectif des sénateurs, toujours dans un souci d’austérité budgétaire. Cette ordonnance devait être ratifiée par le Parlement en début d’année, mais a été rejetée à nombreuses reprises par le Sénat en début d’année. Devant le désaccord entre les deux Chambres, la HCC  avait émis l’avis selon lequel il fallait mettre en place une commission mixte paritaire pour trancher définitivement sur la question. C’est en application de cet avis d’Ambohidahy que l’Exécutif actuel a convoqué la tenue d’une session extraordinaire laquelle a débuté la semaine dernière. « Il est juste question de régler certains détails juridiques afin d’avancer vers les élections sénatoriales » dit Lalatiana Andriatongarivo, précisant que le mandat des actuels sénateurs prend fin en début d’année prochaine. Une précision adressée visiblement au président du Sénat lequel s’était posé des questions sur la nécessité de la présente session extraordinaire du Parlement…

La rédaction

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Prison d’Ankazondrano Fianarantsoa - Un détenu décédé de la Covid-19

Trois décès ont été signalés par le Professeur Vololontiana Marie Hanta Danielle, porte-parole du Centre de commandement opérationnel (CCO) - Covid-19, samedi dernier. L’un de ces patients morts du coronavirus a suivi son traitement au Centre hospitalier universitaire (CHU)  d’Andrainjato. D’après les informations, il s’agit d’un prisonnier âgé d’une vingtaine d’années, incarcéré au sein de l’établissement pénitentiaire d’Ankazondrano Fianarantsoa. « Il a présenté une crise d’asthme en prison il y a une semaine de cela. Les agents pénitentiaires l’ont ainsi transféré à l’hôpital de Tambohobe Fianarantsoa pour cette maladie. Son état de santé s’est par la suite dégradé.

Pire encore, l’analyse en laboratoire a révélé qu’il est porteur du coronavirus. Compte tenu de la gravité de son état, les personnels médicaux l’ont amené d’urgence au CHU d’Andrainjato. Ce patient asthmatique a rencontré des complications médicales ayant conduit à son décès »,  nous informe une source locale. Et d’ajouter que son corps a été inhumé le jour même de l’annonce officielle de son décès à la TVM, juste en présence de cinq individus.  Une autre source à Fianarantsoa a affirmé que cette victime a été isolée dans la chambre de confinement de ladite prison avant même que son malaise apparaisse. Après avoir appris cette première contamination au niveau de la prison d’Ankazondrano Fianarantsoa, les responsables hiérarchiques ont pris en charge ses compagnies de cellule, notamment à l’infirmerie en leur faisant prendre du Covid-Organics durant 7 jours. A cela s’ajoute le renforcement des mesures de barrières sanitaires. « Tous les nouveaux incarcérés sont automatiquement confinés pendant 14 jours avant de pouvoir rejoindre la salle commune. Et cela afin de maintenir la propagation du coronavirus en prison où environ 800 détenus y séjournent », avance un agent pénitentiaire.

Rappelons qu’officiellement, trois prisons ont déjà enregistré des cas de Covid-19, à savoir celles d’Antanimora, Arivonimamo et Toamasina.

13 patients décédés en 5 jours. La semaine dernière, le CCO-Covid-19 a signalé quotidiennement des décès. Si aucun mort n’a été déploré au début de la semaine, rien que ces 5 derniers jours, c’est-à-dire depuis mercredi dernier, 13 patients ayant été victimes de détresse respiratoire aiguë ont succombé. Et depuis le début de cette épidémie, 191 personnes testées positives au coronavirus ont perdu la vie.

Recueillis par K.R. 

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Examen du CEPE - Ruée vers les centres d’écrit

 Un grand soulagement pour les parents et les élèves. Les convocations des candidats aux examens du CEPE ont été distribuées vendredi dernier pour la majorité des écoles  privées dans la Circonscription scolaire  (CISCO) d’Antananarivo ville. D’après les parents, ils n’ont aucun problème à acquérir les convocations bien que les frais de scolarité ne soient pas encore payés. Dès hier, les parents se sont rués vers les centres d’écrit pour vérifier le nom et  le numéro de la salle d’examen de leur progéniture et ils l’auront encore jusqu’à cet après-midi pour le faire.

D’ailleurs, auparavant le ministre de l’Education nationale a avancé que les examens se dérouleront cette année comme les examens blancs, c’est-à-dire se tiendront dans chaque établissement des candidats. Mais à la fin, les centres d’écrit stipulés dans les convocations ont été maintenus. Contrairement aux années précédentes,  les parents ne sont plus autorisés à entrer dans l’enceinte de l’établissement, afin de ne pas déranger la concentration des élèves et respecter les barrières  sanitaires.

Mesure exceptionnelle

Vu la situation actuelle, bon nombre des  candidats  sont encore bloqués dans les autres Régions. Toutefois, ils n’ont pas besoin de faire l’impossible pour rejoindre leurs centres mais peuvent concourir dans les centres les plus proches. Les élèves doivent se munir tout simplement du duplicata de leur convocation. D’ailleurs, le ministère a déjà reçu plusieurs  demandes, avance le directeur pédagogique au sein du ministère de l’Education nationale, Raoniherijaona Andriamiakatsilavo. Pour ceux qui n’ont pas encore reçu leur convocation, ils peuvent les retirer auprès de la CISCO ou le centre d’écrit.

Tous les sujets d’examen et les kits sanitaires composés de gel désinfectant sont déjà distribués dans chaque CISCO. Le nombre des candidats au CEPE ont baissé par rapport à l’année dernière. Ils sont au nombre de 521 879 répartis dans 1 900 salles d’examen dans toute l’île.

Anatra R.

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Viol d’une jeune fille psychiquement instable - Un employé du palais de justice bientôt devant le Parquet

Sauf imprévu, un portier du palais de justice à Anosy devra être déféré au Parquet, soit ce jour, soit mardi prochain. Motif : il devra répondre de ses actes devant le procureur pour son incrimination pour viol et séquestration. La victime : une jeune fille de 17 ans, qui est donc finalement saine et sauve après l’annonce de la brève période de sa séquestration, mais qui présente surtout une instabilité psychique. C’est du moins le développement de cette affaire quelques heures après son arrestation à Sabotsy-Namehana où le suspect a ramené sa victime dans cette localité où elle réside, une fois son forfait supposé accompli.

 

Tout a commencé vendredi après-midi dernier à Andohatapenaka après qu’un internaute ait publié sur Facebook la mésaventure de cette jeune femme. Dans sa publication, il a raconté que la victime semblait ne pas être très lucide. D’ailleurs, celle-ci a erré dans un endroit de ce quartier et sa présence a provoqué un attroupement. C’était dans ces circonstances que le portier du Tribunal, était entré dans la danse. Il figurait également parmi les curieux qui ont voulu voir de près cette fille. Mais à la différence de ces derniers, le suspect était venu en moto. « Il a ainsi proposé à la jeune personne de la ramener au Commissariat de 67 Ha, en prétextant le fait qu’il soit un employé du Tribunal », relate une source policière. Sur ce, l’internaute, avec une autre personne qui était en sa compagnie, se méfiant des agissements de cet inconnu, ont décidé de le suivre jusqu’au Commissariat de police.

Effectivement, ce que le facebooker a redouté, semblait se produire. Car au lieu de suivre l’itinéraire menant au bureau de la Police, la moto transportant le suspect et sa victime a bifurqué plutôt à Ampasika. Depuis, on n’a plus retrouvé les traces de ces derniers. Pour en avoir le cœur net, l’internaute et son compagnon ont donc décidé de se rendre immédiatement au Commissariat.

Sitôt informée sur cette situation, la Police a ainsi démarré les investigations. Celles-ci l’ont finalement conduite sur les traces du suspect et de la victime à Sabotsy-Namehana. « Il y avait déjà un moment où les parents de cette jeune fille l’avaient recherchée après l’une de ses disparitions. Cela a donc permis de savoir où elle est domiciliée », confie une source policière. Après son arrestation, l’audition du suspect a permis d’apprendre de sa propre bouche qu’il n’a jamais conduit la victime au Commissariat comme il l’a promis devant les curieux à Andohatapenaka. Car au lieu de cela, il l’a emmenée avec lui à Antaninarenina, vendredi soir. Et ce n’est que le lendemain matin que la Police l’a donc finalement épinglé à Sabotsy-Namehana. Un constat fait ultérieurement a révélé des traces d’un viol sur la victime. Affaire à suivre.

Franck R.

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Ecole de l'Armée nationale - Report des dates du concours d'entrée

Deuxième ajournement. Le concours d'entrée en classe de seconde pour l'enseignement général et en première année pour l'enseignement technique au sein de l'école de l'Armée nationale (SEMIPI) vient à nouveau d'être reporté. Prévue se tenir d'abord au mois d'août et ensuite le 21 septembre, la session aura finalement lieu du 28 septembre au 7 octobre prochain auprès des Régiments militaires (RM) 1, 2, 3, 4, 5, 7 ainsi qu'au 2/RM5 Taolagnaro et 3/RM5 Morondava. Selon le communiqué de l'Etat-major de l'Armée en date du 27 août dernier, ce report d'une semaine s'explique par l'ajournement de l'examen du BEPC, lequel se tiendra du 21 au 25 septembre prochain.

La tenue dudit concours d'admission d'élèves militaires dépend de l'examen du BEPC puisqu'il s'agit du diplôme requis pour intégrer la SEMIPI. Pour l'année scolaire 2020-2021, ledit établissement militaire accueillera 50 nouveaux élèves pour l'enseignement général, dont 25 issus de l'option A et 25 autres de l'option B, ayant obtenu plus de 12/20 de moyenne. Pour l'enseignement technique, plus précisément du génie civil et génie industriel, 20 nouveaux élèves militaires y seront admis.

Délai prolongé pour la candidature

Malgré le report du concours d'entrée au SEMIPI, tous les dossiers de candidature déjà reçus depuis le mois de juin restent valides. Toutefois, les intéressés peuvent encore présenter leur candidature jusqu'au 4 septembre prochain avant 17h. Les adolescents de nationalité malagasy, âgés entre 14 et 17 ans et d'une taille entre 145 et 160 cm, peuvent participer à ce concours. Parmi les dossiers à fournir figurent une autorisation parentale et un certificat médical d'aptitude. Le droit de concours s'élève à 20 000 ariary, à payer via mandat postal. Les dossiers de candidature peuvent être déposés auprès des bureaux des RM ou envoyés par courriers postaux avant la date limite. Les candidats qui ont déjà déposé leurs dossiers dans l'enseignement général peuvent encore les passer gratuitement dans l'enseignement technique, en appelant les numéros des responsables.

Seuls les candidats ayant reçu des convocations peuvent se présenter aux épreuves écrites et physiques, lesquelles requièrent une présence obligatoire. Le regroupement, prévu le 28 septembre prochain, débutera la session de cette année. Les visites médicales s'en suivront le 29 et 30 septembre, tandis que les épreuves physiques de 100 et 1 000 mètres se feront le 1er et 2 octobre. Les candidats de l'enseignement technique s'attaqueront à l'épreuve psycho-technique le 5 octobre. Tous les candidats passeront les épreuves écrites de malagasy, physique-chimie, mathématiques et français les 6 et 7 octobre. Une réunion marquera la clôture de la session, prévue le 8 octobre prochain.

Recueillis par Patricia Ramavonirina

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Consécration !

A en croire à la publication d'un quotidien national dans la Capitale, Rajoelina Andry figure dans le Top 5 des Présidents africains. Selon un sondage effectué, la chaine « Bénin Web.TV » publie un article sur le Top 5 des Chefs d'Etat africains ayant brillé par leurs prises de décisions courageuses en termes de développement et sur la gestion de la réponse à la pandémie de Covid-19.

 

Mis à part le deuxième rang, les autres nominés de la prestigieuse « liste » sont des vieux routiers du pouvoir en Afrique, des ainés en âge et en termes de durée de règne. Le cinquième est un jeune loup. Un porte-flambeau de la nouvelle garde, de la nouvelle génération de la politique en Afrique. Et pourquoi pas, une icône du courage et de la volonté de changer le continent. Bref, une étoile montante qui brille au firmament de l'Afrique.

En effet, au premier rang trône Nana Akufo Addo, 76 ans, Président du Ghana. En trois ans à la tête de l'Etat, Addo parvient à asseoir une économie robuste pour son pays avec un PIB de 7,1%. Devant Macron, il déclara qu' « il est temps que l'Afrique se débarrasse de son statut d'assistée ». La seconde place revient à Abiy Ahmed Ali, 44 ans, Premier ministre d'Ethiopie, Prix Nobel de la Paix. Ahmed Ali réussit à « renouer la paix et la relation entre son pays et l'Erythrée ». Le troisième rang échoit, sans surprise comme disent certains, à Paul Kagamé, 61 ans, Président du Rwanda. En vingt ans au pouvoir, Kagamé réalise un exploit de taille à savoir hisser le Rwanda au top de la gouvernance et à bâtir une économie prospère. Il ose défier le modèle occidental. La quatrième position revient à Idriss Déby Itno, 68 ans, Président du Tchad, depuis 1990. Itno réussit à tenir tête contre les éléments radicalisés de l'Etat islamique, l'AQMI dans le Sahel. Il ne se plie pas docilement  aux caprices de la mère-patrie. Arrive en cinquième rang le jeune visionnaire et Président de la République malagasy, Rajoelina Andry Nirina, 46 ans. Il accède au pouvoir selon le verdict des urnes en 2018. Animé d'une volonté irrévocable d'apporter le changement à son pays, Rajoelina mène un combat, sans complaisance, contre toutes malversations entre autres l'impunité, la corruption et de toutes les formes de délinquances financières qui, au final, ont ruiné le pays. Dans la guerre contre la Covid-19, Rajoelina Andry fit savoir au monde, notamment  à l'Afrique, que Madagasikara est parvenu par le biais du laboratoire national (IMRA) à mettre au point le protocole d'un remède, Covid-Organics (CVO) contre le nouveau coronavirus. Si la pandémie recule dans le pays, c'est grâce surtout à l'efficacité du CVO. Il sait pertinemment que la démarche initiée déclenche l'ire des grands laboratoires occidentaux mais l'homme ne recule jamais. Il est toujours prêt à en découdre pour défendre les intérêts de la Nation. De la même manière, il a osé braver la volonté néocolonialiste voire expansionniste de la France dans la saga des Iles Malagasy (Eparses).

Incontestablement, on peut affirmer que Rajoelina, cette étoile montante, fait honneur à la noble cause du  Panafricanisme. Le choix de l'intégrer au Top 5 des Chefs d'Etat africains, n'est que le début de la consécration.

Ndrianaivo

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Station de traitement d’eau d’Amoronankona - La JIRAMA reprend les rênes !

Un an après, la construction de la station d’Amoronankona n’est pas encore achevée. Les travaux auraient notamment dû se terminer à la fin du mois d’août de l’année dernière. Mais les constructeurs ont enchaîné les problèmes entre le retard de l’arrivée de la pompe en septembre 2019 ou encore la nécessité de faire des tests supplémentaires. Au mois de novembre 2019, les constructeurs de la station avaient annoncé la fin des travaux, et qu’ils ne restaient plus qu’à faire quelques tests pour voir le fonctionnement de la station.

Malheureusement, jusqu’à aujourd’hui, près d’un an après, la station est loin d’être opérationnelle. Et les plaintes des usagers de la JIRAMA du côté d’Ambohimahitsy et d’Ambohimangakely sur leurs problèmes d’approvisionnement en eau qui fusent sur les réseaux sociaux le démontrent bien. Pourtant, le chantier d’Amoranankona s’inscrit dans le plan d’urgence du ministère pour solutionner les problèmes d’accès à l’eau potable durant la période sèche, plus particulièrement pour cette partie de la ville d’Antananarivo. La JIRAMA a ainsi pris les choses en main.

Depuis hier, les techniciens de la société d’eau et d’électricité ont procédé à la remise aux normes de la station. « Cela afin de pouvoir alimenter en eau la zone Est d’Antananarivo avant la période d’étiage. La station d’Amoronankona est dotée d’une capacité de traitement de 100 m3 par heure. Les localités d’Ambohimangakely et d’Ambohimahitsy en seront les bénéficiaires directes. Cette infrastructure permettra également l’amélioration de l’approvisionnement en eau dans les autres quartiers de la zone Est », explique la Direction générale de la JIRAMA, dans une publication sur les réseaux sociaux. Toujours, dans l’esprit de solutionner les problèmes d’accès à l’eau potable, une autre station de type conteneurisée et ayant la même capacité sera également installée à Amoronankona afin d’alimenter les quartiers d’Ambatomaro, d’Antsobolo jusqu’à Ambohibe Ilafy.

Face à cette annonce, les habitants des quartiers concernés sont ravis, mais gardent quand même leur réserve pour éviter d’autres déceptions.    

Rova Randria

 

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Accès à Internet - Ericsson et UNICEF établissent une cartographie des écoles connectées

Une connexion Internet pour chaque école. Dans le cadre de l’initiative Giga, lancée l’année dernière par l’UNICEF et l’Union internationale des télécommunications (UIT), Ericsson et UNICEF viennent en tant que partenaire mondial pour aider à cartographier la connectivité des écoles dans 35 pays du monde entier. Etendue sur trois années, cette collaboration visera notamment à identifier les lacunes en matière de connectivité dans ces pays. Cette pandémie de coronavirus montre bel et bien l’importance de la place des outils numériques dans l’accès à l’éducation. Ericsson sera ainsi le premier acteur du secteur privé à s’engager à hauteur de plusieurs millions de dollars dans cette initiative.

« Cartographier la connectivité Internet des écoles et des communautés environnantes est une première étape essentielle pour permettre à chaque enfant d’accéder aux opportunités de l’apprentissage numérique », soutient l’UNICEF. Effectivement, cette pandémie de coronavirus a démontré l’importance de la place de la technologie dans l’éducation. « Les fermetures d’école, associées à des possibilités limitées ou inexistantes d’apprentissage à distance, ont bouleversé l’éducation des enfants dans le monde entier. Notre partenariat avec Ericsson nous permettra d’offrir à chaque enfant et jeune l’accès aux opportunités de l’apprentissage numérique » explique Charlotte Petri Gornitzka, directrice générale adjointe des partenariats de l’UNICEF.

D’après les statistiques de l’UIT, aujourd’hui, plus de 360 millions de jeunes n’ont pas accès à Internet. Cette fracture numérique génère notamment une exclusion. Les enfants et les jeunes les plus vulnérables ne pourront également pas développer leur potentiel par manque de ressources et de possibilités pour apprendre. Toutefois, l’amélioration de la connectivité augmentera sans aucun doute l’accès à l’information, les opportunités ainsi que les choix, offrant à des générations d’écoliers la possibilité de construire leur propre avenir.

De plus, la participation d’Ericsson ne se limite pas seulement sur le plan financier. Il fournira également des ressources supplémentaires afin d’accélérer cette cartographie, que ce soit dans la collecte, dans la validation, dans l’analyse mais aussi dans le suivi et la représentation visuelle des données de connectivité scolaire en temps réel. Ces données permettront ensuite aux Gouvernements et au secteur privé de concevoir et de déployer des solutions numériques qui favorisent l’apprentissage des enfants et des jeunes.

Rova Randria

 

 

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Aide aux travailleuses domestiques au Liban - Une malagasy au front

Chaque samedi, Sophie*, d'origine malgache, descend en bus vers Beyrouth depuis Bikfaya, à la montagne, pour distribuer des sacs de nourriture. Depuis le mois de juin, l'église protestante française de Kraytem, dans le quartier ouest de la capitale libanaise, finance l'équivalent de cinquante paniers par semaine à destination des travailleuses domestiques immigrées.

 

«Quand il a commencé à faire très chaud, j'ai supplié l'église de m'aider. Je leur ai dit: “Si vous êtes religieux, s'il vous plaît aidez-nous, parce que les filles s'essoufflent.” L'église m'a répondu qu'elle allait aider seulement les gens de la paroisse, alors je leur ai parlé encore, j'ai dit: “Si c'est seulement les gens de l'église, pourquoi on est une église? Toutes les filles dehors qui me demandent, elles ont besoin d'aide.” J'avais une liste de soixante-dix-neuf personnes. Ils ont accepté.»

L'église est aujourd'hui la seule organisation à leur venir en aide, face au désengagement du gouvernement, des ONG et de la société civile, qui ne s'en préoccupent pas. Dès décembre 2019, la paroisse protestante avait voulu monter une épicerie sociale et solidaire mais les moyens nécessaires à son organisation avaient manqué. Désormais, en plus de la distribution de médicaments et de vivres, elle prend en charge leur transport et participe à des collectes de dons en leur faveur.

Depuis la terrible crise économique qui frappe le Liban, à laquelle est venue se greffer la pandémie de Covid-19, la situation des travailleuses domestiques n'a fait qu'empirer. Avec les manifestations d'octobre, l'argent a commencé à manquer, puis le travail, et beaucoup se sont retrouvées à la rue, renvoyées par leur employeur ou leur bailleur. L'explosion du port de Beyrouth, qui a ravagé la ville le mardi 4 août, a encore ajouté au désastre sanitaire.

Le confinement sans un toit

Au Liban, les travailleuses domestiques immigrées sont soumises à la kafala, un système de parrainage souvent assimilé à un esclavage moderne qui les place dès leur arrivée dans le pays sous la tutelle de leur employeur, et les prive de tous les droits fondamentaux. Elles sont entre 250.000 et 300.000 dans cette situation -sur une population totale d'environ 6,6 millions de personnes, dont 1,9 million sont réfugiées.

Une partie d'entre elles travaillent sous contrat permanent avec un employeur, chez lequel elles habitent, et qui retient généralement leur passeport; une autre vit de différents emplois maigrement rémunérés, souvent dans une situation irrégulière qui les expose à la précarité, la violence et la déportation. La plupart viennent d'Afrique (Éthiopie, Kenya, Mali, Ghana, Nigeria, Madagascar...) et d'Asie du Sud et du Sud-Est (Sri Lanka, Philippines, Indonésie, Bangladesh, Népal, Vietnam...); elles se regroupent par communautés, quand elles en ont les moyens.

Avec le confinement, celles qui ne vivaient pas chez l'habitant ont presque toutes perdu leur emploi: «Il n'y a plus de bus pour se déplacer et les patrons ne veulent pas que quelqu'un qui vient de dehors rentre dans leur maison à cause du coronavirus», explique Sophie qui travaille depuis vingt-trois ans au Liban comme domestique.

«De nombreux lieux de travail ont été fermés en raison du manque d'argent. Les employeurs ne pouvaient ou ne voulaient plus payer leurs domestiques, alors ils les ont jetées dans la rue, parfois en les accusant de les avoir volés ou de s'être enfuies, parce que la kafala le permet », ajoute Tsigerada Birhanu, qui fait partie de l'association d'aide aux travailleuses domestiques éthiopiennes Egna Legna (littéralement, «de nous à nous»).

Les victimes anonymes du port

Plus d'une semaine après l'explosion du port, le bilan des victimes continue de s'alourdir. D'abord absentes des rapports officiels, les informations sur le nombre de réfugiés touchés commencent à sortir, notamment grâce au travail des ONG sur place. Selon l'Agence des Nations unies pour les réfugiés, au moins 34 personnes seraient mortes et 124 blessées. Elles s'ajoutent, au moins en partie, au dernier bilan de 181 morts (dont 140 Libanaises).

Dans les groupes WhatsApp d'entraide à travers lesquels les domestiques immigrées s'échangent des informations, les nouvelles circulent au compte-goutte: au moins cinq Philippines seraient mortes pendant l'explosion et deux personnes originaires d'Éthiopie, un homme et une femme. Les Philippines, dont les services sont très prisés par la bourgeoisie libanaise, ont été particulièrement touchées, dans la mesure où elles sont nombreuses à résider du côté d'Achrafieh, un quartier relativement aisé de Beyrouth, touché de plein fouet par l'explosion.

Mais il est encore difficile de mesurer l'ampleur des dégâts au sein de la communauté, étant donné que beaucoup de travailleuses immigrées n'ont pas accès à un téléphone et sont dépourvues de papiers d'identité: il y en a que personne ne cherchera ou ne reconnaîtra.

Samuel, un travailleur immigré éthiopien qui a fondé l'association solidaire Mesewat, était dans le quartier musulman de Hamra, à l'ouest de Beyrouth, au moment de l'explosion: «Je n'ai jamais ressenti ça dans ma vie. Tout tremblait, les immeubles, la poussière, les vitres brisées... Beaucoup de gens ont été blessés et beaucoup n'ont pas pu aller à l'hôpital à cause des embouteillages qu'il y a eu dans les rues, mais ceux qui ont pu s'y rendre ont été soignés comme tout le monde», raconte-t-il. Habituellement, les domestiques n'ont pas accès aux soins, dont le coût est bien trop élevé si leur kafil, leur garant, n'accepte pas de les prendre en charge.

«Il y a cinq filles malgaches qui travaillaient dans les parages. Certaines sont gravement malades et d'autres légèrement blessées. Il y en a une qui ne veut même pas dire qu'elle est blessée pour rassurer sa famille, mais je sais que ça ne va pas, relate Sophie. Les autres, les patrons les ont amenées avec eux à l'hôpital, et maintenant la vie continue, on travaille, on nettoie tout ce qui s'est cassé... En plus on est en confinement, on ne peut pas sortir. Moi je sors un peu parce que ma dame me fait confiance, alors le week-end je vais aider les autres filles.»

Après l'explosion du port, 300.000 personnes se sont retrouvées sans domicile. De nombreuses familles libanaises ont quitté Beyrouth pour s'installer temporairement dans les montagnes, chez des proches ou dans leur résidence secondaire, sans nécessairement emmener leur domestique avec elles. Ce sont alors les associations qui prennent le relais pour leur trouver des places en foyer:

«On paye des endroits en ce moment pour celles qui ont perdu leur maison. On a envoyé les femmes qui habitaient à la Karantina, à Gemmayzeh ou à Mar Mikhael [les quartiers à proximité du port] principalement à Ras el-Naba'a [au sud] ou Bourj Hammoud [le quartier arménien, dans la banlieue est], décrit Tsigerada Birhanu. Par exemple, il y a des Nigérianes à douze dans un appartement, et on a trente-cinq femmes du Sierra Leone dans deux chambres.» Grâce aux fonds récoltés par Egna Legna, près d'une centaine de femmes de différentes nationalités ont ainsi pu être secourues -temporairement.

Pour autant, la situation est loin d'être stable. Marie*, d'origine philippine, et qui œuvre depuis 2016 pour l'Alliance des travailleuses domestiques immigrées aux côtés de Sophie, rend régulièrement visite à deux amies qui vivent à l'hôtel depuis l'explosion. Elles travaillaient sur un bateau de croisière et ont dû abandonner toutes leurs affaires quand les 2.750 tonnes de nitrate d'ammonium ont fait sauter le port et la ville. Cela faisait déjà cinq mois qu'elles ne recevaient plus de salaire de leur employeur; elles n'ont aujourd'hui plus rien.

Diminuer les rations de nourriture

Avec la récession économique, la dévaluation de la livre libanaise et la crise du Covid-19, la nourriture a commencé à manquer dans les foyers à mesure que les prix des denrées de base explosaient.

«Moi, madame me nourrit, mais les portions ont diminué et il y a beaucoup de filles à qui la dame ne donne plus rien. Nous les Malgaches, on mange du riz, la dame n'en achète plus, donc on me demande chaque semaine des sacs de riz. La nourriture a réduit, je dirais, de 60%; il faut faire attention à tout. Si les Libanais mangent un petit bout de fromage, nous on ne peut pas, alors qu'on travaille, on a besoin d'énergie. D'habitude il y avait des petits biscuits, des petits chocolats, des petites choses... Maintenant il n'y a plus rien. Les filles ne mangent plus à leur faim et les patrons gardent les choses pour eux; nous, on ne compte pas. Ce n'est pas le Covid qui va nous tuer, c'est la famine. On vit dans une situation tellement terrible que ça fait toujours mal au cœur, c'est stressant. J'ai pas eu beaucoup de problèmes encore, mais je vois à côté de moi, tout s'écroule», raconte Sophie.

Depuis l'explosion, la liste de Sophie ne fait que s'allonger. Aujourd'hui, c'est 115 femmes malgaches et 65 africaines francophones à qui elle s'efforce d'apporter une aide alimentaire, avec les fonds que l'église a reversés à l'Alliance: «On commence à diviser les sacs. Chaque samedi, on fait le tour: il y a un peu d'huile, du riz, des spaghettis, des sardines... Ça fait trente-cinq sacs pour les Malgaches et quinze pour les Africaines. Il y a une Éthiopienne, deux Bangladaises et deux Sri-Lankaises qui ont des enfants, et qui ont aussi besoin de lait. On fait avec le budget que la communauté protestante nous a donné. Jusqu'à la fin de ce mois-ci, ça va, mais après, on ne sait pas si ça va continuer.»

Les ONG dépassées

Alors que la communauté internationale s'est mobilisée pour venir en aide aux Libanaises depuis le drame du 4 août, les étrangèr·es en demeurent les victimes anonymes. «Même avant le Covid, personne ne nous regardait. Maintenant que les Libanais sont victimes, toutes les aides se concentrent sur eux. Bien sûr, je suis désolée pour eux, mais quand même, on vit ensemble, on est aussi là au Liban, c'est notre pays d'accueil», déplore Sophie.

Les ONG qui habituellement soutiennent les travailleuses domestiques immigrées, comme le Migrant Community Center, ou Rosa-Luxemburg-Stiftung, se retrouvent débordées par les demandes et ne peuvent donner suite à tous les appels à l'aide -et ce depuis des mois déjà. À cela s'ajoute une segmentation des communautés de soutien, qui privilégient les circuits de solidarité entre les femmes de même nationalité: Éthiopiennes d'un côté, Philippines de l'autre, Kenyanes ici, Sri-Lankaises là... Sans que la communication entre toutes soit toujours maintenue.

 «Il est impossible dans ce pays de s'organiser sans être rattaché à une association légale ou étrangère. Nous devons avoir une structure qui nous chapeaute pour gérer un budget et recevoir des dons», explique Samuel, de Mesewat. La plupart du temps, les personnes immigrées se rassemblent donc dans des associations informelles qui subsistent dans la semi-clandestiné.

Et puis il y a la honte des invisibles, dont témoigne encore Sophie: «Hier ma sœur était à Sassine [la grande place d'Achrafieh]. Il y a trois dispensaires depuis l'explosion où ils distribuent de l'eau, des sandwiches, des petites choses. Ma sœur avait faim, elle m'a demandé par téléphone si elle pouvait prendre quelque chose. Je lui ai dit d'y aller, mais il n'y avait aucun étranger là-bas. Elle avait peur qu'on lui dise non, donc elle n'a pas osé demander. Elle a dit: “Je reste à ma faim et je rentre à la maison.” Il y a aussi des réfugiés syriens et palestiniens, qui sont comme nous. On n'ose même pas demander, parce que ce n'est pas pour nous tout ça, on a peur du refus. C'est un peu honteux, pour un petit bout de nourriture... J'aimerais qu'une ONG vienne nous dire que toutes les tentes qu'on voit, c'est pour tout le monde.»

Sur les murs de certains dispensaires de Bourj Hammoud, on commence d'ailleurs à voir apparaître des panneaux «Lebanese only».

À cause du Covid-19, l'aéroport -désormais endommagé par l'explosion du port- était fermé, de même que les frontières. Pour rentrer chez elles, les travailleuses immigrées devraient encore payer un billet d'avion; or la plupart sont désormais sans papiers et sans ressources, n'ayant pas reçu de salaires de la part de leurs employeurs depuis des mois.

Généralement, le salaire des travailleuses domestiques tourne autour de 150 à 500 dollars [127 à 423 euros] par mois, dont une partie est reversée à leur famille restée au pays. Mais depuis la dévaluation de la livre libanaise, il a plus que réduit de moitié. Avant la crise, 1 dollar valait 1.500 livres libanaises. Aujourd'hui, cela en vaut environ 8.000, et les salaires, quand ils sont acquittés, se payent en livres.

«Notre consul a dit qu'il faudrait payer pour le billet d'avion et pour la quarantaine, qui coûtent 500 dollars chacun, détaille Sophie. Il y a des filles qui depuis octobre n'ont pas de travail, qui va avoir les 1000 dollars? On est obligées de rester jusqu'à un rapatriement gratuit.»…

Slate.fr

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RAZARA Pierre Ravolaza Fidèle. « Mpanao gazety malazo »…

Tamin’ny alarobia 26 Aogositra lasa teo dia nisy lahatsoratro tamin’ny teny frantsay nivoaka tao amin’ny «La Gazette de la Grande île» sy teto aminy madagate ihany koa. Nikasika an’ny Filoha teo aloha Marc Ravalomanana sy ingahy Silomvavambahoaka RAZARA Pierre Ravolaza Fidèle fantatra amin’ny anarana hoe Fidèle Razara Pierre. Maro ireo liana ary be koa no tsy nahatakatra tsara ilay hoe «Les korsakoffiens du libre-arbitraire». Ka dia indro ary averiko ka mikasika an’ilay faharoa ihany no hifantoantsika avy eo satria manala baraka loatra ny hasin’ny asan’ny mpanao gazety malagasy.

Ny atao hoe «syndrome de Korsakoff» dia aretina ao anatin’ny ati-doha noho ny tsy fahampian’ny thiamina na vitamine B1. Io aretina io dia antsoina ihany koa hoe : «syndrome amnésique avec fabulation, psychose de Korsakoff ou encore démence de Korsakoff». Izany hoe mitarika fanadinoina ka lasa mamorona tranga tsy misy, izay manjary mivadika ho fihetsika sy fitenin’olona very saina, adala. Ingahy Sergueï Sergueïevitch Korsakov, na Korsakoff, neuropsychiatre rosianina anisan’ny nalaza tamin’ny taonjato faha XIX no nahita io aretina io ary nampitondraina ny anarany. Dia ilay teny hoe «korsakoffien» dia avy amin’io anarana io.

Ny «amnésie» indray dia avy amin’ny teny grika hoe amnesia (nisy tranom-pandihizana nitondra io anarana io teto Antananarivo). Fahaverezana tadidy tanteraka na amin’ny ampahany no dikan’io teny io. Tsy voatery hoe aretina no nitarika azy fa mitranga io «amnésie» io noho ny toaka nosotroina be loatra, na noho ny tsy fahampian’ny torimaso, na noho ny avizanana diso tafahoatra na noho ny fahanterana izay mety hitarika ilay aretin’i Alzheimer ihany koa dia ny fanadinoina tanteraka mitsitapitapy («perte de mémoire totale graduelle»).

Ny «fabulation» kosa dia famoronana lainga tsotra izao, miala amina tranga nisy, na aratsiana na atsaraina. Tsy dia aretina izy io fa finiavana fotsiny izao hamadika ny marina ho lainga tsara lahatra araka ny tombontsoan’ilay manao azy. Ary dia mamorona tantara tena mahatalanjona mihitsy (nefa lainga) ilay mpanao azy ary izany no atao hoe «mythomanie».

Raha ny «libre arbitre» ry zareo dia ny fahafahanao, na tsia, manao zavatra tsara na ratsy. Tsy misy faneriterena eto fa tomponandraikitra izay ataonao sy lazainao ianao. Ny «arbitraire» kosa dia mifanohitra amin’izany : fahafahan’olona iray manao izay tiany atao. Jadona no mahalaza azy amin’ny teny malagasy. Ka ilay teny vao noforoniko hoe «Libre-arbitraire» dia milaza «fahafahana manao jadon-kevitra na jadona tsotra izao eo amin’ny lafiny rehetra».

Rehefa voazava ireo dia azonao mpamaky an-tsaina amin’izay ny hoe «Les korsakoffiens du libre-arbitraire» azo adika amin’ny hoe : ireo very tadidy manery ny ankamaroan’ny olona hijery na hiaino ny lainga tsara lahatra afafiny. Ohatra amin’izany olona izany dia i RAZARA Pierre Ravolaza Fidèle, na Fidèle Razara Pierre, mpanjakan’ny vaovao iniany disoana sy rain-dainga manala baraka ny asa fanaovan-gazety araka ny efa voalaza tam-boalohany.

Ankehitriny dia Depiote tsangan’olona voafidy tany Ambatondrazaka izy, tamin’ny anaran’ny antoko Tim. Tsangan’olona satria 16 ry zareo Tim no ao anatina Depiote (solombavambahoaka) miisa 151 ao amin’ny Antenimierampirenena ao Tsimbazaza. Raha eo amin’ny sehatra fanaovan-gazety aloha dia tsy nisy nahalala mihitsy izany Fidèle Razara Pierre izany raha tsy nisy ny tolona volomboasary notarihin’ny Ben’ny Tanàna Andry Rajoelina. Aoka hazava mihitsy ny resaka.

Ny 15 desambra 2008 dia nanomboka ilay fandaharana «Anao ny fitenenana» ao amin’ny radio Viva FM 98.8. Ny voalohany indrindra nanolotra ny fandaharana dia : Rolly Mercia, Jean Paul Randriandriaina, Lalatiana Rakotondrazafy, Soava Andriamarotafika ary Fidèle Razara Pierre. Ity farany moa dia tena «nasiaka» indrindra rehefa mitantara ny mikasika an’ingahy Marc Ravalomanana, mbola Filoha am-perinasa tamin’izany vaninandro izany. Nitohy izany hatramin’ny taona 2011. Efa lasa nandositra Dada Ravalo, lasa Filohan’ny Tetezamita i Boay kely Rajoelina ary namorona ny radio Free FM 104.2 i Lalatiana minisitry ny Serasera amin’izao fotoana izao. Ingahy Fidèle Razara Pierre kosa dia nanaraka an’i Lalatiana ary dia tena «duo de choc» tokoa… Na dia tsy nitombona loatra indraindray ny «vaovao» navoakan-dry zareo…

Ny volana mey 2012 kosa, asa izay nanjo azy roa, dia nampamory olona ho eny amin’ny kianjan’Ambohijatovo. Ny antony ? «Tolona amin’ny fahalalahana sy ny fahafahana». Raha teny an-kianja tokoa i Fidèle, nivazavaza ao anaty mégaphone, i Lalatiana kosa tsy tazana mihitsy teny Ambohijatovo fa re tao anaty onjam-peo manome toromarika… Na dia nisy ihany olona tonga, tsy nahomby ilay tetika miendrika fanongam-panjakana an-kolaka. Taty aoriana kely dia nenjehina izy roa ireo, niampy olona iray dia Lalanirina Razanajatovo. Antony : famporisihina famoriam-bahoaka tsy nahazoana alalàna ; vahoaka izay nitam-piadiana ka nandratra mpitandro filaminana («incitation à manifestation non autorisée, attroupement armé et violences envers les forces de l’ordre»).

Tsy ay hoe ahoana kosa fa afaka nialokaloka tao amin’ny ambasadin’ny Afrika Atsimo ao Ankorondrano izy telo ireo. Ny 1 Okotobra 2010 ry zareo no afaka nivoaka avy tao ary nitsahatra ny fanenjehana azy. Ny antony? Tsy vontoatin’ity lahatsoratra ity fa ny azo ambara dia tena olona tsara i Andry Rajoelina…

Tonga kosa ary ny fotoana fisarahana satria lasa nanentana fandaharana tao amin’ny radio Plus FM 100.2 i Fidèle Razara Pierre. Nilaozany izany i Lalatiana sy ny Free FM. Ny 28 aprily 2016, rehefa nanangana ny groupe RLM Communication (izay misy ny AZ Radio sy TV, Radio Télévision Nakay, On Air Radio, La ligne de mire, Triatra, La Dépêche, Akon’i Madagasikara, Le citoyen, La Chasse-info sy 24h Madà) i Mbola Rajaonah dia niazakazaka tany i Fidèle. I Rolly Mercia rahateo efa tao…. Ary dia tao amin’ny AZ radio indray izy no nanohy ny fomba amam-panaony izay tena henatra ho an’ny fanaovan-gazety malagasy.

Diso niaro ny Hvm loatra ny anao lahy ka nanjary nifototra ny fandraisana azy any ka azo lazaina fa i Fidèle Razara Pierre mihitsy no nanafaingana ny fandehanan’i Mbola Rajaona nigadra any Tsiafahy. Mba impiry moa izao izy no namangy an’ingahy P-Dg nanomboka ny volana Febroary 2019 ? Raha rava ny groupe RLM Communication dia nitohy ny AZ radio izay nosoratana tamin’ny anaran’ny vadin’i Fidèle. Ary tao indray no nampiasa ny talentany mpandainga i Fidèle ka ny kandida laharana-25, izay tena nambaniany izay tsy izy tao amin’ny «Anao ny fitenenana» no lasa anjely latsaka an-tany, fa ny kandida laharana faha-13, nipoirany teo amin’ny sehatry ny fanaovan-gazety indray no nanjary devoly.

Ary na dia resy aza ilay notohanany dia mbola mihezaka hatrany izy mamafy lainga sy vaovao tsy marina. Ny farany moa dia tamin’ny 30 Jona 2020. Nolazainy ampahibemaso, satria tao amin’ny AZ radio, fa nitsoaka nandositra any Andafy ny Filoha Andry Rajoelina sy ny fianakaviany. Kanefa amin’ny fotoana izy miteny izany dia teny Tanjombato ny Filoha mivady nijery ny fizotran’ny fananganana ilay Pharmagasy. Fa talohan’izay dia sahin’ity Depiote milaza azy fa mpanao gazety kalaza no niteny fa manome vahana ny fanambadian’ny lahy sy ny lahy na/sy ny vavy sy ny vavy ilay lalàna mikasika ny herisetra mianjady amin’ny lahy sy ny vavy. Fa tsangan’olona moa izy ka dia lany soa aman-tsara io lalàna io ary dia niahaka teo ny anao lahy.

Rwanda, 19 Jolay 1994. Izao izany no tadiavin'ny sasany hiseho eto Madagasikara ? Mila ovana aingana ny Lalampanorenena malagasy ka hanaraka ny an'ny Rwanda eo amin'ny andininy faha-54, izay mandrara ny firesahana fiaviana, indrindra avy amina mpanao politika. Niatra io tany nanomboka ny taona 2003, sivy taona taorian'ny von'olona nahatsiravina : olona 800.000 ka hatramin'ny 1.000.000 no maty vokatry ny adim-poko niniana norangintina

Amin’izao fotoana izao dia mitady hivohy mafy indray ny resaka Tanindrana sy Merina indray ingahy Fidèle Razara Pierre. Tena mpanao gazety «malazo» ity bandy kely tsy mahazaka fahefana ity ka. Fa tsy izy no voalohany ary tsy izy ihany koa anefa no ho farany, rehefa mitoetra ny fankahalana sy ny vola adala tompo. Na izany na tsy izany, eto aho dia mitodika manokana amin’ny Filoha Andry Rajoelina. Jereo ny ao Rwanda taorian’ny vonon’olona mahatsiravina («génocide») nitranga tany ny taona 1994. Niniako tsy nadika teny malagasy ireto manaraka ireo. Ka ambava omana am-po mieritreritra, Tompoko.

La nouvelle constitution du Rwanda, votée par référendum en 2003 et abrogeant la carte d'identité ethnique, prohibe toute discrimination basée sur l'ethnie et interdit aux formations politiques de se réclamer d'une ethnie particulière.

Constitution du Rwanda, article 54 : « Il est interdit aux formations politiques de s'identifier à une race, une ethnie, une tribu, un clan, une région, un sexe, une religion ou à tout autre élément pouvant servir de base de discrimination. Les formations politiques doivent constamment refléter, dans le recrutement de leurs adhérents, la composition de leurs organes de direction et dans tout leur fonctionnement et leurs activités, l'unité nationale et la promotion du «gender» ».

Jeannot Ramambazafy - Nivoaka ihany koa ao amin'ny "La Gazette de la Grande île", tamin'ny sabotsy 29 Aogositra 2020