Les actualités à Madagascar du Jeudi 30 Juillet 2020

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Ivato : Deux karana arrêtés pour avoir agressé un gendarme

Depuis mardi, deux karana d’origine Pakistanaise sont placés en garde à vue pour enquête à la brigade territoriale de la gendarmerie de Talatamaty. Ils sont poursuivis pour avoir agressé un gendarme du Groupe spécial d’intervention et de sécurité (GSIS) de la gendarmerie nationale à Ivato et pour avoir exercé de la violence sur la femme de celui-ci. Leur arrestation a fait suite à la plainte déposée par cet élément des Forces de l’ordre. Ces actes ont été commis le mardi 28 juillet près de l’Institut national de la formation professionnelle (INPF) à Ivato quand le couple sortait faire des achats dans le coin. Sur la route, le mari a dû s’éloigner de sa femme pour aller acheter des cigarettes dans une épicerie d’à côté. Les deux karana ont profité de cette occasion pour intercepter la dame et commettre leur forfait. Le mari affirme les avoir surpris en train de toucher le postérieur de son épouse quand il allait rejoindre cette dernière. Pour les empêcher d’aller plus loin, le gendarme a tenté de leur expliquer que cette dame était sa femme. Malheureusement, les agresseurs, portant des armes blanches, l’ont tabassé avant de prendre la fuite. Blessée, la victime, un adjudant-chef, a réussi à localiser le domicile de ses assaillants et a tout de suite saisi la brigade de la gendarmerie de Talatamaty. C’est pourquoi, ils furent vite arrêtés chez eux. On attend alors la suite de l’enquête, laquelle devra déboucher sur le défèrement des présumés.T.M.

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PAM : Premier vol pour personnels humanitaires

Des personnels humanitaires à leur arrivée, hier.

Le premier vol pour personnels humanitaires (travailleurs humanitaires et intervenants sanitaires) affrété par le Programme Alimentaire Mondial (PAM) a atterri mardi dernier à Antananarivo, en provenance de Johannesburg. D’autres suivront puisque ces vols pour personnels humanitaires et cargo léger auront lieu tous les mardis et jeudis de ce mois de juillet et du mois d’août. Le PAM a mis en place ces vols pour soutenir les agences des Nations Unies, les organisations non gouvernementales et la communauté des diplomates et partenaires. Il organise ces vols en sa qualité de chef de file mondial de la logistique humanitaire. « Le PAM est en première ligne pour fournir des services de transport aérien essentiels afin de garantir que la communauté humanitaire et le personnel médical aient accès aux pays, dont Madagascar, si le gouvernement et la population ont besoin de leur appui », souligne Moumini Ouedraogo, représentant du PAM à Madagascar.

Autorisations. Pour Madagascar, le PAM a pris toutes les mesures possibles pour obtenir à temps les autorisations pour ces vols, en travaillant avec les autorités concernées telles que le ministère de la Santé publique ; celui de la Sécurité publique ; celui des Transports et du Tourisme, ainsi que le Bureau National de Gestion des Risques et Catastrophes (BNGRC) et l’Aviation Civile de Madagascar (ACM), en respectant les mesures de protection sanitaires nationales.

Rappelons que depuis fin janvier, plus de 135 cargos humanitaires et médicaux comprenant des équipements de protection individuelle (EPI), des respirateurs et des trousses de secours d’urgence, ont été envoyés dans 91 pays pour soutenir les gouvernements et partenaires dans leur réponse au Covid-19. A la mi-avril, le PAM a organisé plus de 20 vols depuis Addis-Abeba vers 52 pays d’Afrique, dont Madagascar, pour l’envoi de plus d’un million de kits de test ; 5,4 millions de masques et des centaines de milliers d’articles de protection.

Recueillis par Hanitra R.

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Nouvelle espèce de lémurien : Découverte du Microcebus Johani

Le Microcebus Johani porte le nom du défenseur des lémuriens malgaches, le Pr Jonah Ratsimbazafy.

Onze années de recherche ont abouti à la découverte de cette nouvelle espèce de lémurien. L’animal est originaire du Nord-Est de Madagascar.

La nouvelle redonne espoir et interpelle plus que jamais sur l’impératif de tout faire pour sauver ce qui nous reste comme ressources en matière de biodiversité. La nouvelle c’est la découverte d’une nouvelle espèce de lémurien qui s’ajoute sur la longue liste des espèces que l’on ne retrouve qu’à Madagascar. Une découverte qui intervient après onze années de travail acharné mené par quatorze chercheurs de différentes nationalités dont le Pr Jonah Ratsimbazafy. Le nom de ce dernier a été choisi par la sommité scientifique qui a conduit les recherches pour baptiser la nouvelle espèce qui vient d’être découverte. Portant le nom de Microcebus Johani, cette espèce se distingue par « sa taille corporelle ainsi que plusieurs paramètres morphométriques », peut-on lire dans un communiqué de presse publié par le GERP ou Groupe d’Etudes et de Recherches sur les Primates hier. Le document faisant également savoir qu’originaire du Nord-Est de Madagascar, le Microcebus Johani correspond à un lémurien à gros corps et à oreilles courtes. Une de ses particularités réside également dans sa fourrure de couleur brune rougeâtre avec un ventre crémeux légèrement jaunâtre.

Rôles. Les lémuriens ainsi que les richesses naturelles de la Grande île constituent de véritables atouts touristiques. Outre cela, les lémuriens malgaches – plus de 112 espèces sont endémiques à la Grande Île – jouent un rôle prépondérant dans la conservation de la biodiversité et des milliers d’écosystèmes. En effet, si l’on ne prend que le cycle de renouvellement des forêts, ces animaux remplissent à la fois les fonctions de pollinisateurs et de disperseurs de graines. Des gestes naturels que ces animaux font gratuitement dans leur milieu naturel et que le gouvernement entend faire en dépensant beaucoup d’argents dans son projet de reboisement national. Un projet dont la mise en œuvre est plus que nécessaire étant donné que le pays ne disposerait plus que de 10% de sa forêt originelle. Le pays est à la croisée des chemins. En est-il seulement conscient? Là est la question.

José Belalahy

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Mialy et Andry Rajoelina : 20ème anniversaire de mariage hier

Le mariage de Mialy et Andry à la salle Ravinala de l’ex-Hilton, le 29 juillet 2000.

29 juillet 2000 – 29 juillet 2020. Le couple présidentiel a célébré hier ses 20 ans de mariage. « Joyeux anniversaire de mariage », a publié sur sa page Facebook Andrialy dont le prénom symbolise l’union de ses parents Andry et Mialy qui se sont dit Oui devant Dieu et les hommes à la Cathédrale d’Andohalo, le 29 juillet 2000. Et ce, 6 années après leur première rencontre. Le temps pour Mialy Razakandisa de terminer ses études de Gestion et Finance en France.

Amour. « Je n’ai pas fait Science Po car la politique et moi font deux », nous a confié lors d’une interview celle qui allait être rattrapée par la politique à travers son mari avec qui elle ne fait qu’un depuis 20 ans. « Mialy est l’amour de ma vie », confie Andry Rajoelina dans son ouvrage autobiographique « Par amour de la Patrie » dont le lancement a eu lieu à Paris, dans la Ville Lumière où Mialy avait patienté de 1994 à 2000, avant d’épouser Andry, son « rayon de soleil » comme le sont aussi, pour lui et pour elle, leurs trois enfants Arena, Ilontsoa et Andrialy, fruits de leurs 20 ans de mariage. A l’instar des anniversaires respectifs de la Première Dame et du Président les 29 et 30 mai derniers, leurs noces de porcelaine tombent en pleine crise sanitaire qui renforce davantage les liens sacrés du mariage entre Mialy et Andry Rajoelina qui se sont unis pour le meilleur et pour le pire.

R. O

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Conservation International : 104 bidons de produits désinfectants pour le CCOD Moramanga

Lors de la remise officielle de ce don au CCOD Moramanga.

Conservation International a apporté ses contributions pour lutter contre la pandémie de Covid-19 qui touche presque toutes les régions de Madagascar.

Ainsi, cet organisme oeuvrant pour la préservation de la nature au profit des générations actuelles et futures a remis tout récemment 104 bidons de produits désinfectants d’une capacité chacun de 5 litres pour le Centre de Commandement Opérationnel dans le district de Moramanga (CCOD). Plus précisément, huit communes dans ce district bénéficieront de ce don étant donné que celles-ci sont les partenaires de Conservation International dans le cadre de la mise en œuvre du projet intitulé « Paysages durables dans l’Est de Madagascar« . Il s’agit des communes de Lakato, Beforona, Ampasimpotsy Gara, Andasibe, Ambohibary, Morarano gara, Fierenana et Amboasary. « Les objectifs de ce projet se résument à la réduction du gaz à effet de serre et au renforcement de la résilience des paysans face au changement climatique », a expliqué José Andrianarivony, le représentant de Conservation International lors de la remise officielle de ces 104 bidons de produits désinfectants au CCOD Moramanga.

Activités menées. En outre, il a mis un accent sur les activités menées dans ces huit communes prioritaires pour la distribution de ces produits désinfectants dans le district de Moramanga. Parmi ces activités, il a cité, entre autres, la préservation du Corridor Ankeniheny-Zahamena à travers les patrouilles faites par les VOI ou communautés de base et le survol de drones. La restauration des forêts dégradées et la mise en place des pépinières ne sont pas en reste. Toujours dans le cadre de la mise en œuvre de ce projet « Paysages Durables dans l’Est de Madagascar », Conservation International apporte son appui dans la formation des pépiniéristes et des paysans formateurs sur l’agriculture climato-intelligente. En outre, des intrants agricoles sont distribués aux associations paysannes bénéficiaires de ce projet et localisées dans ces huit communes concernées en vue de développer des cultures vivrières et des cultures de rente. Ce qui leur permettra d’être résilients face au changement climatique tout en évitant de s’introduire dans les sites protégés pour exploiter des ressources naturelles qui assurent des services écosystémiques plus importants à leur bien-être.

Protection sanitaire. Force est également de reconnaître que malgré cette pandémie de Covid-19, des paysans formateurs locaux continuent de partager leurs expériences et leur savoir-faire à leurs pairs. Les pépiniéristes vulgarisent, de leur côté, les techniques de production plus appropriées. Il y a aussi des patrouilleurs qui poursuivent leurs missions dans les forêts. Raison pour laquelle, Conservation International a priorisé la protection sanitaire de ses partenaires dans les huit communes du district de Moramanga. Il est à noter que le directeur du Cabinet de la région Alaotra Mangoro et l’équipe du CCOD Moramanga, sous la conduite du chef du District et du Chef de la Circonscription Régionale de l’Environnement et du Développement Durable, ont été présents lors de la remise de ce don. A cette occasion, le médecin inspecteur, Razanajatovo Hery, a soulevé que des cas de contamination au Covid-19 sont signalés dans les communes d’Andasibe et d’Ambohibary. « Il faut que les autres communes sirués aux alentours de celles touchées par ce Coronavirus bénéficient également de ce don pour éviter la contamination entre les collectivités territoriales décentralisées, à travers les échanges de proximité », a-t-il conclu.

Navalona R.

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Ampasika : Mpanendaka nitam-basy, niharan’ny fitsaram-bahoaka

Ny ainy sisa no tsy nanefa !

Ny aza tratra ihany aloha fa dia mety ny ain-dehibe mihitsy no ho afaka amin’ny manaraka !

Tovolahy iray avy nanendaka sy nandratra ilay lasibatra tamin’ny alalan’ny tsindron’antsy no voasambotry ny fokonolona teny amin’iny faritra Ampasika, Itaosy iny. Voadaroka, voavono, notaritaritin’ny fokonolona hatreny amin’iny biraon’ny polisy ity farany. Efa raikitra mihitsy aza moa ny hoe « dory velona avy hatrany » …

Ny zava-nisy: vehivavy iray, avy nivarotra no niharan’ny herisetra sy ny fanendahana tetsy Anosimasina, (Bemasoandro Itaosy), tsy lavitry ny toby fivarotan-tsolika iray. Roalahy ireo olon-dratsy araka ny angom-baovao azo, izay voalaza fa nitondra antsy sy basy poleta. Niezaka niaro ny fananany ity renim-pianakaviana ity no sady niantso vonjy ka tsy nisalasala nampiasa ireo fitaovam-piadiana teny am-pelan-tanany ireo olon-dratsy. Raha ny fitantaran’ireo teny an-toerana dia notrobaran’ny iray tamin’ireo mpanendaka ny antsy ny kibony. Naratra mafy vokatr’izany. Naheno ny antso vonjin’ilay ramatoa ireo mponina talohan’izy nitolefika ka rafitra namonjy. Tetsy andanin’izay kosa, nanao tsoa-pe nitsoaka izy roalahy nony tamy ireo fokonolona saingy nifanenjehan’ireto farany eraky ny tanimbary sy ny elakelan-trano. Tsy lasa lavitra ny iray dia voasambotra. Latsaka teny am-balahany ilay basy poleta niaraka tamina « chargeur » tsy nisy bala.

Efa romotra tanteraka amin’ity resaka tsy fandriampahelamana ity moa ireo mponina ka tao ireo tsy nahatana ny fony intsony fa dia rafitra nidaroka sy namonovono ilay lehilahy voasambotra. Niezaka niaro ny tenany ity farany saingy mbola hitsoaka saingy efa voadidina ka tsy afa-nankaiza. Ny fahenon’ireo fokonolona aza hoe fa namoy ny ainy ilay vehivavy no vao maika nampiakatra ny hatezeran’izy ireo, na dia tsy izay aza no niseho araka ny fampitam-baovao avy amin’ny polisim-pirenena satria « na dia voa mafy aza ilay ramatoa dia mbola ao anatin’ny fitsaboana azy tanteraka ireo mpitsabo ». Notaritarin’izy ireo tsy nanany antra ihany koa ity olon-dratsy ity, izay efa toa tsy mahatsiaro tena intsony noho ny vono nahazo azy. Tamin’izay no raikitra ny hoe « hakao mololo ho dorana velona » saingy mbola nisy noterem-panahy ny sasany tamin’ireo fokonolona ka niezaka nanatitra ity mpanendaka ity ho eny amin’ny biraon’ny polisy. Araka ny fanazavana nomen’ireto farany dia hoe « naratra mafy ity lehilahy voalaza fa mpanendaka ity ary voatery nalefa notsaboina ihany koa. Efa nahazo ny fitsaboana sahaza azy izy ». Efa eny am-pelan-tanan’ny polisy araka iny raharaha ary efa mandeha ny fanadihadiana.

m.L

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Eau potable : Il y a loin de la coupe aux lèvres !

En pleine épidémie de Covid-19, l’eau potable fait défaut à 57% de la population malgache, soit 6 personnes sur 10 parmi lesquelles 4 consomment de l’eau dans laquelle on trouve des fèces humaines. De même, 80% des écoles ne disposent pas d’infrastructure d’eau potable ni de toilettes décentes. Or, la disponibilité de l’eau est vitale pour les gestes-barrière en ce temps d’épidémie. La question est remise sur le tapis par les acteurs du secteur eau, assainissement, hygiène (EAH) à l’occasion du 10e anniversaire, le 28 juillet dernier, de la reconnaissance par l’assemblée générale des Nations Unies du droit à l’eau potable et à l’assainissement en tant que droit humain fondamental. Force est de constater que le secteur eau rencontre un sérieux problème à Madagascar. Raison pour laquelle l’OSCEAH, organisation de la société civile œuvrant dans le secteur EAH a mené la série de plaidoyers devant les parlementaires : le 10 juin 2020 face aux députés et le 2 juillet devant les sénateurs. Le dossier, on s’en doute, est à suivre de près.

Hanitra R.

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Gestion des intrants de santé : Le ministère de la Santé publique sort son rapport

Le ministère de la Santé publique publie, avec des détails, la répartition des intrants de santé. Une initiative applaudie par ceux qui l’avaient espérée depuis le début de la crise.

La répartition des intrants de santé à l’échelle nationale dans le cadre de la riposte contre le Coronavirus vient de faire l’objet d’une publication par le ministère de la Santé publique. Depuis quelques jours, l’accès aux informations relatives aux répartitions des consommables et équipements sanitaires, les équipements de protection individuelle ainsi que les fournitures et médicaments reçus au niveau du ministère du professeur Ahmad Ahmad depuis le 23 mars dernier devient public. Cette publication, disponible en ligne sur le site du ministère, prend l’apparence d’un rapport qui détaille la nature et les bénéficiaires des quantités d’intrants répartis depuis Ambohidahy vers différentes structures nécessiteuses. Aussi, la publication fait-elle savoir que le ministère s’est appuyé sur deux entités différentes dans la répartition de ces intrants, en l’occurrence l’unité de coordination de projet, qui est rattachée directement à son secrétariat général, et le centre de commandement opérationnel covid-19, structure ad-hoc mise en place dans le cadre de la crise sanitaire, dont la présidence revient au ministère de l’Intérieur et de la décentralisation.

EPI. En effet, on peut lire par exemple sur le site internet du ministère de la Santé publique que 62 391 unités de consommables comme des gants d’examen non stériles, des masques à haute concentration ou des masques à oxygène pour adulte, des kits de prélèvement ou des barres de savon, ont été répartis par le centre de commandement opérationnel covid-19, lequel a pu appuyer 199 structures comme les brigades d’intervention spéciale d’Antananarivo et de Fianarantsoa ou la « caserne famille de la gendarmerie des Formations spécialisées à Ivato ». Pour sa part, l’unité de coordination de projet du ministère s’est chargée de répartir, en matière de consommables, 32 114 flacons de gels hydroalcooliques au bénéfice de 106 structures comme des centres hospitaliers universitaires et des directions régionales de santé publique. Concernant les équipements de protection individuelle, le centre de commandement opérationnel a distribué 1 064 463 au niveau de 215 structures, lit-on sur le site du ministère de la Santé publique, si l’unité de coordination de projet à Ambohidahy a réparti 771 051 EPI pour appuyer 319 structures. Quant aux médicaments, l’unité de coordination de projet du ministère n’en a distribué le moindre, tandis que le centre de commandement opérationnel s’est occupé d’en répartir 107 692 quantités dans 38 différentes structures.

Félicitations. Cette initiative du ministère de la Santé publique a été bien accueillie dans le milieu de la société civile. « Nous félicitons et remercions le ministère de la Santé Publique pour la mise à disposition des informations concernant la répartition des intrants Covid-19 », a réagi Faraniaina Ramarosaona, une activiste de la société civile. Cette publication « répond aux demandes de transparence exprimées par des organisations de la société civile et des citoyens », poursuit-elle. Les organisations de la société civile ont toujours réclamé à tout bout de champ cette transparence sur la gestion de la crise sanitaire, notamment sur les affectations budgétaires des financements reçus dans le cadre de la riposte ainsi que la répartition des ressources matérielles destinées aux formations sanitaires et au personnel médical. L’absence de transparence et de compte-rendu crée des suspicions de mauvaises utilisations et/ou de détournements chez l’opinion, a laissé entendre, dans un communiqué publié la semaine dernière, le mouvement Rohy, une organisation de la société civile œuvrant dans la gouvernance.

Bonne gouvernance. « La gestion doit être transparente », a martelé le premier ministre, dimanche dernier, sur le plateau de la télévision nationale, en abordant les efforts déployés par le gouvernement pour équiper le personnel médical et les différentes formations sanitaires mobilisées au front pour lutter contre la propagation du Coronavirus. Et le problème n’est plus d’ordre financier, a-t-il rassuré, mais la question repose sur le principe de la bonne gouvernance, selon toujours le premier ministre pour assurer une juste attribution et une équitable répartition des ressources disponibles. Sur ce plan, le ministère de l’Economie et des finances a fait sortir récemment « un rapport provisoire sur les financements relatifs à la lutte contre la pandémie de Coronavirus » qui donne accès au public les informations sur la répartition des enveloppes financières reçues dans le cadre de la crise sanitaire.

Rija R.

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Crise sanitaire : La Grande braderie du Covid-19

Augmentation des offres immobilières à Antananarivo. (photo d’archives)

La crise sanitaire commence à peser lourd pour les habitants des régions touchées par le Covid-19. Sans rentrée d’argent stable et suffisante depuis plusieurs mois, certains ménages commencent à proposer à la vente les biens à leur disposition pour gagner de quoi tenir la tête hors de l’eau. Ainsi, des offres de vente de meubles, véhicules, mobiliers, vêtements, jouets pour enfants ou encore de biens immobiliers inondent les réseaux sociaux et les plateformes de vente en ligne ces dernières semaines. « Pour l’instant, je n’ai d’autres choix que de commercialiser les objets qui peuvent me rapporter de l’argent. J’en achèterai d’autres quand la situation se calmera et si j’en ai les moyens. Bien évidemment, c’est dur de se séparer de ces matériels qui sont le fruit de plusieurs années de dur labeur, mais a-t-on le choix ? C’est soit cela, soit ne pas manger », regrette Rina, lui qui vient de conclure la vente de son équipement de studio puisque sa petite entreprise ne tourne plus depuis l’arrivée de la pandémie à Madagascar. Et à en juger par la progression du nombre des offres de vente de maisons et de véhicules publiées en ligne, il n’est pas le seul.

A quel prix ? Parmi ces personnes qui cèdent leurs biens, on peut remarquer qu’ils ne sont pas tous des professionnels de la vente. Pour tout dire, une grande partie d’entre elles le fait à contrecœur et est totalement novice dans la démarche. Aussi, par rapport au prix de vente, chacun y va de sa propre analyse et prospection. Tantôt, les prix de vente sont excessivement élevés, tantôt les biens sont bradés dans l’espoir de trouver un acquéreur le plus rapidement possible étant donné l’urgence de la situation. Néanmoins, on ne peut pas affirmer que la crise sanitaire a réellement impacté le prix sur le marché.

Pas d’acheteur. Mais le petit souci, c’est qu’on a beau faire des offres de vente, en situation de crise, le plus grand nombre est affecté et les acheteurs se font rares. Ceci dit, il y a toujours les plus fortunés qui sont en quête d’opportunités rares même si la plupart des ménages moyens se contentent d’avoir l’eau à la bouche devant les offres alléchantes qui se présentent devant leurs yeux, ne disposant pas de la somme nécessaire pour acheter et encore moins d’un revenu mensuel suffisant pour contracter un prêt auprès des organismes financiers. Bref, une situation qui n’est pas vraiment nouvelle à Madagascar mais qui devient plus difficile à vivre durant les crises traversées par le pays.

Anja RANDRIAMAHEFA

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Kmf-Cnoe : Pour plus de transparence dans la gestion du Covid-19

Le Kmf-Cnoe revendique plus de transparence dans la gestion du Covid-19. (Photo d’archives)

A l’instar de la société civile et des autres formations politiques, le KMF-Cnoe revendique également la transparence dans la gestion du Covid-19. Il estime que le moindre flou pourrait entraîner un manque de confiance chez les gouvernés. Selon le président du Comité national d’observation des élections (KMF/Cnoe), Andoniaina Andriamalazaray, la communication tient une place importante dans la gestion de cette crise sanitaire. Il pense, en outre, que le ministre de la Santé publique ne trouvera rien à dire s’il est muselé par la politique dans ses interventions. Voilà maintenant 31 ans que le Kmf-Cnoe a été mis en place. Il a été surtout connu pour sa participation active dans l’observation des élections. Dans le cadre de cette mission, le Kmf/Cnoe se fixe comme objectif d’émettre des remarques constructives dans le but d’apporter sa contribution à l’amélioration des élections futures. Il a également œuvré dans l’éducation des citoyens.

Recueillis par Dominique R.

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Ambohijanaka : Naolan’ny mpanafika ny vehivavy iray

Mila fisafoana matetika fa mitady hanao izay danin’ny kibony ny jiolahy.

Sady voaolana ny olona no voatafika. Habibiana tsy roa aman-tany toa izany no nitranga tany Ambohijanaka. Valo lahy mirongo basy no tompon’antoka. Nidiran’ireo an-keriny tao amin’ilay tokantrano ary rehefa norahonana tamin’ny basy ny tao anatiny dia tsy nisy afaka namaly intsony. Teo dia nibata izay zakany ireo olon-dratsy no sady naka izay vola tao an-trano koa. Fa tsy vitan’izay fa mbola nanampatra ny habibiany koa ireo talohan’ny nialany ny trano. Naolana ny vehivavy iray mbola tanora. Rehefa vita izay dia nifindra tamin’ny tokantrano iray hafa teo amin’ny manodidina teo ireo. Raha natotaly dia trano telo no voatafik’ity andian-jiolahy ity tao anatin’ny alina iray. Midika izany fa nanam-potoana tsara izy ireo nanaovana ny asaratsiny. Ny tranga toa izao dia mbola manamarina hatrany fa misy ny asan-jiolahy any anaty tanàna any. Raha ny eritreritry ny maro mantsy dia mandry ny fahalemana rehefa samy mihiboka ny olona. Mangina rahateo ny alina ankehitriny noho ny fepetra toa ny « couvre-feu » sy ny hafa. Ny eny amin’ny arabe sy ny lalam-pirenena izay fa ny any anaty tanàna kosa dia toa mainka aza manamora ny asan-jiolahy ny fahanginana. Dikan’izay dia ilaina ny fanaovana fisafoana hatrany ny kartie sy ny tanàna na dia mangina aza. Iaraha-mahalala ny fahasahiranan’ny olona amin’izao vanim-potoana izao ary mampivarina ny sasany ho lasa jiolahy. Eo ihany koa anefa ireo izay efa jiolahy hatramin’izay ary manohy ny asany izay toa mihamora aza noho ny fihibohana. Manaporofo izany ity nitranga teny Ambohijanaka ity ka nahafahan’ireo valo lahy nitety trano sy nanatontosa ny filan-dratsiny. Tsy tokony ho variana amin’ny fanaraha-maso ny fifamoivoizana fotsiny eny amin’ny arabe sy ny lalam-pirenena ny mpitandro ny filaminana fa tohizana hatrany ny fisafoana izay efa nahazatra hatrizay. Raha mbola miampy ny tsy fandriam-pahalemana koa ny adin-tsain’ny olona amin’izao andro sarotra izao dia asa fotsiny. Rariny loatra raha ampiana ny fiarovana ny ain’izy ireo sy ny fananany fa tsy variana amin’ny ady amin’ny Covid-19 irery ihany.

D.R

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Gouvernement américain : 8 millions de dollars pour le Sud du pays

Le gouvernement américain a fourni 8 330 tonnes d’aides alimentaires en faveur des familles du Sud et du Sud-est de Madagascar. (Photo fournie)

8 330 tonnes d’aides alimentaires ont été fournies aux familles dans le Sud et Sud-est de Madagascar pour leur permettre de faire face à la prochaine période de soudure qui s’annonce grave.

C’est l’Agence américaine pour le développement international (USAID) qui a financé cette aide alimentaire destinée à appuyer les besoins nutritionnels de plus de 350 000 personnes, dont 20 500 femmes enceintes et allaitantes. Les vivres sont expédiés au pays depuis janvier. Actuellement, les vivres sont arrivés et sont prêts à être distribués par le Programme alimentaire mondial (PAM) dès que le besoin se fera ressentir. Ces expéditions font partie d’un programme d’aide alimentaire d’une valeur de 8 millions de dollars financé par l’USAID et acheminé sur Madagascar par les soins du PAM.

Ce don alimentaire est composé de 5 910 tonnes de sorgho, de 870 tonnes de pois cassés jaunes, de 660 tonnes de riz enrichi, de 520 tonnes d’huile végétale et de 370 tonnes de CSB +, un mélange cuit de maïs et de soja enrichi de vitamines et de minéraux pour le traitement de la malnutrition.

Ménages vulnérables. Le PAM se chargera de la distribution des vivres auprès des ménages vulnérables dans les régions les plus touchées dans le sud (Androy, Anosy et Atsimo Andrefana) et dans le Sud-est (Atsimo Atsinanana et Vatovavy Fitovinany) de Madagascar. Dans ces régions, en effet, les catastrophes naturelles récurrentes telles que la sécheresse, les cyclones et les inondations entraînent des taux élevés d’insécurité alimentaire et de malnutrition. D’ici la fin juillet, environ un quart de la population du Sud de Madagascar, soit plus de 550 000 personnes, n’aura pas assez à manger au quotidien. Les districts d’Ampanihy et de Tsihombe seront les plus touchés.

Période de soudure. Les prévisions de sécurité alimentaire pour la prochaine période de soudure, qui devrait débuter en novembre, sont désastreuses. Plus de 100 000 enfants dans les six districts les plus touchés du Sud de Madagascar sont prévus souffrir de malnutrition aiguë en 2020, dont plus de 19 000 cas graves. Le Sud de Madagascar est frappé par une sécheresse périodique depuis 2014. Après un léger mieux en 2019, la pluie s’est faite rare au début de 2020, entraînant une perte des récoltes, notamment les céréales et les légumineuses, une faible production qui a contraint de nombreuses familles à consommer les tubercules avant qu’elles n’atteignent leur pleine maturité. Le bouleversement économique causé par la pandémie de Coronavirus devrait également exacerber l’insécurité alimentaire, car les gens du Sud qui travaillent dans les grandes villes de Madagascar pourraient faire face à d’autres difficultés pour envoyer de l’argent à leurs familles restées dans le Sud.

Recueillis par Dominique R.

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Lutte contre le Coronavirus : 186,4 millions USD décaissés sur 671,73 millions USD sollicités

Le ministère de l’Economie et des finances a publié sur son site le deuxième rapport provisoire sur les financements négociés et à négocier en réponse à la pandémie de Coronavirus.

La confiance des partenaires techniques et financiers vis-à-vis du régime est intacte. En effet les bailleurs appuient Madagascar dans sa lutte contre le Coronavirus.

Le gouvernement s’efforce de faire preuve de transparence en publiant un rapport sur les financements obtenus et décaissés dans le cadre de la lutte contre le Coronavirus. A lire ce rapport publié sur le site du ministère de l’Economie et des Finances, en tout 671,73 millions de dollars ont été sollicités auprès des bailleurs de fonds depuis le début de la pandémie de Covid-19 dont 186,4 millions de dollars effectivement décaissés.

Plus précis

Il s’agit du deuxième rapport publié depuis le début de la crise sanitaire. Le premier rapport qui était provisoire était publié le 9 juin dernier et a intégré tous les financements qu’ils soient encore à négocier ou déjà négociés ou tout simplement en phase de requête et de conception. Quant au deuxième rapport qui est en ligne sur le site du ministère de l’Economie et des finances, depuis hier, il a le mérite d’être plus précis en distinguant par code couleur les financements déjà négociés et ceux encore à négocier. Il distingue également les aides ciblées des aides budgétaires fongibles. Par ailleurs, les affectations des fonds sont indiquées dans une colonne du tableau. Parmi les plus grands bailleurs de ce fonds Covid-19, la Banque Mondiale totalise par exemple 207,65 millions de dollars de financements sollicités (déjà négociés, en cours de négociation et en phase de préparation) dont 20,41 millions USD de décaissements effectifs. C’est le cas notamment du Projet d’Amélioration des Résultats de Nutrition (PARN) – Activation de la composante d’intervention d’urgence conditionnée (CERC) d’un montant de 20 millions USD, dont 15,74 USD effectivement décaissés. Ces fonds ont été, entre autres, utilisés pour le financement du plan de contingence pour la préparation et riposte à l’épidémie de Coronavirus. Pour les activités de préparation et de riposte à la pandémie de Covid-19, il y a le contrat d’assistance technique et logistique avec l’OMS, l’acquisition de matériels complémentaires comme les respirateurs, les concentrateurs d’oxygène, radiographies numériques, tentes…

Aide budgétaire

Pour sa part, le FMI a déjà attribué les 165,99 millions USD au titre de la Facilité de Crédit Rapide (FCR). Il s’agit d’une aide à la balance des paiements rétrocédée par la suite au gouvernement pour financer le gap des finances publiques 2020 et l’accroissement des dépenses publiques. Une autre FCR additionnelle de 166 millions USD est actuellement en cours de négociation et servira aux mêmes objectifs de financement. En somme, c’est ce financement qui permet de combler le manque à gagner provoqué par l’insuffisance des recettes publiques en cette période de confinement. La Banque africaine de développement (Bad) financera également le budget général avec un appui budgétaire d’urgence de 42 millions USD. Il s’agit d’un programme en attente de ratification par la partie malgache. L’Union Européenne prévoit également de financer le budget général par le biais d’une aide budgétaire, en cours de négociation de 11,39 millions USD. L’Agence Française de Développement prévoit aussi un appui budgétaire déjà négocié mais non encore décaissé de 17,08 millions USD destiné au financement du budget général. D’autres partenaires bilatéraux comme le Japon et la Russie apportent également leurs appuis. Tout comme les autres bailleurs du Système des Nations Unies comme l’OMS, l’Unicef, le Pnud, le Fnuap, le Pam. Pour ces derniers, les fonds sont directement décaissés et gérés au niveau des projets.

R.Edmond

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Madagascar : La Brasserie Star suspend sa production

L'usine de production de boisson STAR a décidé de suspendre sa production pour une durée d’un mois, du 28 juillet au 31 Août 2020. L'entreprise a été fortement frappée par le coronavirus, l'état d'urgence sanitaire qui a remarquablement causé la forte diminution des consommateurs.
L'entreprise met ses employés en chômage technique ou en congé forcé durant ce délai. Toutes les entreprises STAR existantes dans le pays sont concernées par cette suspension. Pendant ce délai, la STAR en profitera pour vider les stocks de produits, qui ces derniers sont considérés largement suffisants, vu la baisse du nombre des consommateurs. Une éventuelle reprise est possible, dans le cas de l'épuisement des stocks disponibles avant la date prévue pour la réouverture.
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Suspension de la production : Congés forcés et chômage technique chez STAR

Les activités de production sont suspendues au niveau des 5 sites de la STAR, à cause de la forte baisse de la demande sur le marché.

Le secteur productif à Madagascar est en voie d’implosion, comme l’ont indiqué les représentants des PME (Petites et moyennes entreprises), cette semaine. Même les grandes industries sont également touchées. Hier, STAR a annoncé officiellement la suspension temporaire de ses activités de production. « La suspension des activités des usines de la STAR à travers le pays est ponctuelle… Nous ne manquerons pas de redémarrer l’ensemble de notre activité industrielle dès que le besoin sur le marché s’en fera ressentir… », indique la société dans son communiqué. En effet, les mesures de confinement ne sont pas les seuls freins aux activités productives. La forte baisse du niveau de la demande présente également des impacts importants, dans tous les secteurs d’activité. « Les stocks de produits finis disponibles dans nos agences sont largement suffisants pour répondre à la très faible demande actuelle du marché… », précise le communiqué de la STAR.

Chômage. Pour la société, cette suspension temporaire des activités de production traduit tout simplement des manques à gagner et des pertes. Les impacts pour les membres du personnel ne sont pas minimes, et pourraient même affecter la subsistance. D’après nos sources auprès de la société, la majorité des plus de 1 900 employés de la STAR est concernée par cette suspension d’activité de production. « Comme on ne travaille pas, les employés doivent maintenant épuiser leurs droits de congé et ceux qui n’ont en plus sont donc en situation de chômage technique, car ils ne seront pas payés en fin du mois, jusqu’à ce que le travail reprenne », nous a confié un employé auprès de la société. Par ailleurs, la Direction générale de la STAR a mis en avant son engagement envers ses employés pour assurer la continuité des activités de la société. En d’autres termes, ces employés pourront reprendre leurs postes, le moment venu… Certes, d’autres sociétés connaissent la même situation. Nombreux sont les dirigeants de petites, moyennes et grandes entreprises, qui ont déjà annoncé l’application du chômage technique à cause des difficultés économiques liées à la crise du Covid-19.

Antsa R.

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Renforcement des réseaux de la Jirama : Le projet « une semaine, un quartier » en cours

La Jirama renforce les réseaux de distribution d’électricité pour résoudre les problèmes de coupures dans la ville d’Antananarivo et ses environs.

Après avoir augmenté sa production d’électricité, la Jirama se lance aujourd’hui dans l’amélioration de ses réseaux de distribution, afin de limiter les coupures et d’améliorer la qualité de ses services. C’est ce qu’ont soutenu les dirigeants de cette société d’Etat, qui ont lancé le projet de renforcement des réseaux « Une semaine = un quartier ». Hier, c’était le quartier d’Anosizato Ouest qui a bénéficié du projet avec l’installation d’un transformateur supplémentaire. « Ce projet a été lancé pour résoudre les problèmes de coupures d’électricité à Antananarivo et ses environs. Anosizato Andrefana figure parmi les quartiers rouges écarlate en termes de coupures. C’est la raison pour laquelle, un transformateur supplémentaire est installé à Antokotanitsara », ont indiqué les responsables auprès de la Jirama. D’après leurs explications, l’intervention se poursuivra encore ce jour pour le déplacement des branchements sur ce nouveau transformateur. La Jirama a noté que ces travaux nécessitent la suspension de l’alimentation en électricité dans le quartier et ses alentours.

Antsa R.

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Persévérance et appui

Le ministère de l’Economie et des Finances a publié, hier sur son site web, une mise à jour du premier rapport provisoire sur les financements négociés ou à négocier en réponse à la pandémie de Covid-19.

Persévérance et appui

La démarche traduit en tout cas la volonté du gouvernement de pratiquer sur le terrain la transparence dans la gestion des fonds publics. Le Président de la République et le Premier ministre avaient toujours annoncé que le régime adopte comme principe d’informer la population sur l’origine et la destination des fonds octroyés par les partenaires techniques et financiers. Même s’il n’est pas encore parfait, ce rapport mis à jour rassure, en tout cas, une frange de l’opinion qui sait maintenant que les fonds annoncés auparavant ne sont pas encore nécessairement décaissés. Ainsi, sur les 670 millions de dollars annoncés, il n’y a encore que 186 millions de dollars décaissés. Preuve que ces financements obéissent à des procédures bien rodées pour écarter les possibilités de détournements. Les bailleurs de fonds ont leur propre système de contrôle, tout comme la partie malgache qui dispose d’un dispositif réglementaire et administratif rendant très difficile toute tentative de détournement. Dans tous les cas, la publication des affectations des fonds dans ce rapport confirme que l’argent emprunté ou offert par les organismes et pays amis est utilisé pour des actions de lutte contre le Coronavirus. Ces appuis confirment par ailleurs que la confiance des bailleurs de fonds vis-à-vis du régime demeure intacte. Une confiance qui a son pesant d’or dans la lutte contre cette pandémie puisque sans ces aides constituées de prêts concessionnels et parfois de dons, la bataille serait très difficile à remporter. Le Premier ministre lui-même l’a reconnu dans sa dernière intervention télévisée, les salaires des fonctionnaires ont été payés en partie avec ces fonds extérieurs. Bref, la situation est difficile, mais la persévérance des dirigeants et cet appui sans faille des bailleurs de fonds rassurent quant à la probabilité d’une victoire prochaine contre ce maudit Coronavirus.

R.Edmond

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Lutte contre le coronavirus : Maintirano et Besalampy équipés pour faire face au Covid-19

Face à cette pandémie de Covid-19, il convient de s’armer à l’avance car le moindre retard peut causer d’énormes dégâts. Aussi, le gouvernement a-t-il décidé d’équiper certains districts où l’on ne compte encore le moindre cas positif. C’est le cas pour les districts de Besalampy et de Maintirano dans la région Melaky. Le ministère de la Santé publique a annoncé hier que les deux districts ont reçu un lot d’équipements médicaux composé de radiographies numériques, de respirateurs, de concentrateurs d’oxygène, de surblouses, de combinaisons, de masques chirurgicaux, de masques FFP2, de sel, de lingettes et de gants. Dotés de ces moyens, Besalampy et Maintirano peuvent affronter l’éventuelle arrivée de la maladie dans la région Melaky.

Anja RANDRIAMAHEFA

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Bongolava : Zaza iray lasa takalon’aina, dahalo dimy maty voatifitra

Ny Vondron-tafika iraisam-piadiana faharoa ao Tsiroanomandidy, izay natao hiantoka ny fandriampahalemana any amin’iny faritra Bongolava iny.

Raha mafotaka ny ady amin’ny valan’aretina Covid-19 aty amin’iny faritra Analamanga, ny asa ratsy kosa no miha-mahazo laka any amin’iny faritra Bongolava iny. Ny faran’ny herinandro lasa teo, zazakely iray no nalain’ny dahalo natao takalon’aina nandritry ny fanafihana nitranga tany amina tanana iray tao amin’ny kaominina Belobaka. Omby am-polony maro no lasan’ireo dahalo mirongo fiadiana tamin’izany.

Na dia eo tokoa aza ny fametrahan’ireo mpitandro filaminana marobe, naely tany amin’ireo faritra maro voalaza hanjakan’ny asan-dahalo dia tsapa tato ho ato fa vao maika miha-mirongotra izany. Tsy ny amin’iny tapany Atsimon’ny Nosy ihany fa saika manerana ireo faritra maro eto amintsika. Toy ity tany amin’iny faritra Bongolava dia niditra an-tsehatra avy hatrany ireo mpitandro filaminana avy ao amin’ny vondron-tafika iraisam-piadiana faharoa, izay vao napetraka taona vitsy lasa izay. Nanao ny fanarahan-dia ireo andian-dahalo vao nanafika sy nitondra takalon’aina ireto. Tao amin’ny fokontany Fenomanana Analatsifaka, kaominina ambanivohitr’i Belobaka no nifankatratra ny roa tonta ary raikitra ny fifandonana mahery vaika. Vokany, nisy roa tamin’ireo dahalo no maty voatifitra. Nahita izany kosa iretsy namany dia rafitra nitsoaka. Azo teny am-pelan-tanan’ireo malaso araka izay ireo omby avy nangalariny. Ilay zaza nalain’izy ireo an-keriny kosa dia navotsotr’izy teny an-dalam-pitsoahana. Avotr’ireo mpitandro filaminana ary efa tafaverina soa aman-tsara eny anivon’ny fianakaviany.

Fa ankoatr’izay dia fantatra fa nisy ihany koa fifandonana mahery vaika nitranga teo amin’ireto mpitandro filaminana avy amin’ny vondron-tafika iraisam-piadiana ireo tao amina fokontany iray tany amin’iny kaominina Akavandra iny. Raha ny fampitam-baovao azo dia nisy ny fisafoana sy famakiana kizo natao tao Beambiaty. Mbola nisy dahalo namahatra moa tao amin’io kizo ary mbola nisy omby halatra nafenina ihany koa. Vokatr’ity fifandonana ity dia fantatra fa dahalo telo no indray tsy afa-manao ny asa ratsiny intsony ary maromaro ihany ireo naratra saingy nentin’ny namany nitsoaka. Azo teny am-pelan-tanan’izy ireo kosa ny omby 28 isa izay nampidirina am-balam-pamonjàna avy hatrany aloha, mandrapaha-vita ny fanadihadiana ataon’ny tompon’andraikitra ary hamerenana izany amin’ny tompony. Mbola mitohy kosa ny hazalambo atao amin’ireo olon-dratsy tafatsoaka.

m.L

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Natation – Analamanga : Tojohanitra ne briguera pas un second mandat  

Tojohanitra cédera sa place à la tête de la ligue d’Analamanga.

« Je ne serai plus disponible à temps plein vu mes occupations et fonctions. Quand j’entreprends quelque chose, je n’aime pas le faire à moitié, et c’est la raison pour laquelle j’ai pris cette décision », nous a expliqué Tojohanitra Andriamanjatoarimanana, présidente de la ligue Analamanga. En fin de mandat après son élection en 2016, Tojohanitra affiche un bilan positif. « Nous avons pu organiser les championnats d’Analamanga séniors et pupilles de manière régulière en plus des formations pour les officiels techniques et des nombreuses descentes au niveau des clubs », a-t-elle continué. En quatre ans à la tête de la ligue d’Analamanga, cette ancienne championne de Madagascar et olympienne a pu apporter sa contribution dans le développement et promotion de cette discipline. « Par rapport aux résultats, les nageurs d’Analamanga ont toujours figuré sur le podium des différentes compétitions nationales sans parler des records pulvérisés. Aux Jeux des îles à Maurice en juillet 2019, Stephan Rakotomavo, un nageur de la ligue d’Analamanga a remporté le bronze, l’unique médaille remportée par la natation », a conclu Tojohanitra. Avec la pandémie de covid-19, la ligue n’a pas encore lancé d’appel à candidatures car les regroupements et réunions restent encore interdits.

T.H

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Covid-19 : On s’approche de la barre des 100 décès

6 décès de plus ont été annoncés, hier, portant à 99 le nombre des décès dus au Coronavirus à Madagascar depuis le début de l’épidémie

Le district de Kandreho, jusqu’ici épargné, est à son tour touché par le Coronavirus. Ce district nouvellement affecté compte actuellement 4 cas confirmés par les tests, et rejoint des dizaines d’autres districts déjà touchés par l’épidémie de Covid-19. La porte-parole du centre de commandement opérationnel (CCO covid-19) a également annoncé 6 décès, hier, tous survenus dans l’Analamanga, dont 2 à l’hôpital militaire et 4 à l’hôpital Joseph Raseta Befelatanana (HJRB). Par ailleurs, 213 nouveaux cas ont été rapportés, hier. Identifiés à l’issue de 612 tests (dont 449 tests PCR avec 156 résultats positifs, et 163 tests geneXpert avec 57 résultats positifs), ces 213 nouveaux cas sont localisés principalement dans l’Analamanga (122), mais également dans la région Vakinankaratra (1) ; Tsiroanomandidy (9) ; Kandreho (4) ; Maevatanana (11) ; Atsinanana (3) ; Itasy (4) ; Boeny (6) ; Haute Matsiatra (13) ; Alaotra Mangoro (13) ; Ambovombe (2) ; Tsihombe (2) ; Sofia (2 dont 1 à Mandritsara et 1 à Port-Bergé) ; Atsimo Andrefana (6) ; Diana (13 répartis dans les districts d’Ambanja, Antsiranana, Ambilobe et Nosy-Be) et 2 cas à localisation non indiquée.

Formes graves. Les formes graves sont au nombre de 102 dont 84 à Analamanga où elles sont prises en charge dans divers hôpitaux (HJRB 48 ; HJRA 18 ; hôpital militaire 2 ; Fenoarivo 2 ; Anosiala 9 ; Andohatapenaka 3 ; CTC-19 Mahamasina 2). Antsirabe en compte 6 ; 7 dans la Haute Matsiatra ; 2 à Toliara ; 2 dans le Boeny et 1 à l’hôpital Analakininina Toamasina.

Au chapitre des guérisons, 504 patients rétablis ont été annoncés, hier, dont 390 à domicile, tous à Analamanga. Le reste a été pris en charge dans les hôpitaux et les centres de traitement : 36 à Analamanga ; 2 dans le Vakinankaratra ; 6 à Tolagnaro ; 5 à Toliara ; 42 dans l’Alaotra Mangoro ; 5 à Analanjirofo ; 1 dans l’Androy ; 3 dans la région Sava ; 9 dans le Boeny ; 2 dans la région Betsiboka et 3 dans l’Atsinanana. A ce jour, 7 117 patients sont guéris du Covid-19 sur les 10 317 cas confirmés à Madagascar, tandis que 3 101 patients sont actuellement en cours de traitement.

Soulignons que le nombre des tests PCR réalisés au jour du 28 juillet est de 39 864 et celui des tests geneXpert est de 2 503 au 28 juillet 2020.

Hanitra R.

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« Friday of Praise » : Un moment de célébration, de louanges et d’adoration

Les participants de Friday of praise en totale communion avec le public.

A Madagascar, le 20 mars 2020 a sonné le début du confinement mais aussi la dernière édition du « Friday of praise ». Quatre mois après le concert de Vero Ranaivoson et New Called, une nouvelle édition aura lieu demain. Au vu de la situation actuelle, les organisateurs ont décidé de continuer en ligne via les réseaux sociaux.

Une voix vient du ciel et dit « Celui-ci est mon fils très aimé ». Ce verset tiré dans Mathieu 3 :17 est le leitmotiv du prochain vendredi de louanges. Un moment de communion qui s’annonce riche en partages. A suivre sur la page facebook de Mada’s Worship, NJiva Andriamarondraibe prêchera la bonne parole avec les worship leaders comme Bodo, Faniry, Landry, Anjara Mick et Antsa Rasata qui introduiront le public dans une atmosphère de louanges. Cadrant toujours avec l’objectif premier de l’organisation qu’est l’évangélisation à grande échelle, cette session sera un moment de louanges, de bénédiction, de partages et de prières intenses.

Pour rappel, Mada’s Worship est l’initiative de six adorateurs conscients de l’importance de l’adoration et de la célébration du Créateur dans la vie de ses créations. Voilà pourquoi ils ont décidé de consacrer un vendredi de chaque mois pour se mettre au diapason avec les passionnés. En premier lieu, ce concert gratuit entre dans le cadre d’une évangélisation tout en développant la célébration à Madagascar, mais il a surtout pour objectif de stimuler le zèle d’antan chez les artistes évangéliques de la Grande île. Entre autres, le projet vise surtout à faire sortir les jeunes de l’oisiveté et à les orienter vers les louanges.

Zo Toniaina

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Taekwondo : Junko Andrianintsoa répond à ses détracteurs

Junko Andrianintsoa, la multiple championne de taekwondo et de karaté.

Junko Andrianintsoa sort de son silence. Sa photo a été victime d’une retouche et a créé un buzz sur les réseaux sociaux.

L’esprit sportif. « Donc voilà, depuis un moment, il y a une photo de moi qui fait le tour des réseaux sociaux, notamment sur Facebook. Je ne vois vraiment pas le problème avec cette photo parce que ça s’appelle de l’art. Au cas où vous ne le savez pas, c’est une de mes passions. Je suis une personne très sportive, je suis karatéka et en même temps taekwondoiste, et j’adore exploiter mes arts, mon talent », telle est la réponse de Junko Andrianintsoa, multiple championne nationale de poomsae et de combat, à ses détracteurs, après avoir observé sa photo retouchée et faisant le buzz sur les réseaux sociaux ces derniers temps. C’était peut-être une photo qu’elle a prise dans le cadre de la préparation de la Coupe de l’ambassadeur de Corée du Sud, il y a quelques semaines. Pour rappel, Junko était sacrée championne de cette compétition en ligne.

« J’ai toujours toléré les critiques et ça me rend de plus en plus forte mais de là à me rabaisser, l’utiliser pour faire des « mèmes » et dire du mal de moi en public et après, m’envoyer une demande et me texter en privé en disant vouloir m’admirer, c’est quel genre d’hypocrisie ça ? » a-t-elle tonné dans sa publication. En effet, Junko a tout à fait raison sur le fait que sur les réseaux sociaux, peu importe que ce qu’on fait soit bien ou mal, les autres trouvent toujours quelque chose à critiquer. « Il faut s’attendre à tout, surtout sur Facebook. Mais plus ça critique, plus ça veut dire que je plais. Plus je plais et mieux je vais », conclut-elle. Pourtant, la championne a remercié ces gens haineux en donnant un message fort. « Merci aux gens qui disent du mal de moi parce que c’est vous qui me rendez plus forte et me donnez plus l’envie d’être meilleure de jour en jour. Et sans oublier mes amis parce que c’est dans ces moments que j’arrive à faire le tri entre les bons et les hypocrites. Sinon pour ceux qui m’envient méchamment, essayez d’accomplir ce que j’ai accompli tout au long de mon parcours ».

Manjato Razafy

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Portrait : Berthon Valiha, l’unique joueur de « marovany » dans l’Est

Berthon Valiha envisage de s’installer dans la capitale et de continuer à porter haut le flambeau du « marovany ».

Il est le seul survivant du « marovany » dans la partie orientale de Madagascar, Berthon Valiha se livre à quelques confessions. Portrait d’un patrimoine vivant de la musique du terroir malgache.

Un humour affûté, une voix grave et claire, Berthon Valiha est l’une des rares personnes qui ont vu de leurs propres yeux et entendus de leurs propres oreilles Rakotozafy, monument de la musique malgache. « Quand nous étions allés à Ambohapasika, à Ambatondrazaka, pour des festivités de retournement des morts, il m’a dit que c’était un don. A son époque, il n’y avait pas de grands restaurants, ni de cabarets, ni de scènes, mais il y avait les bars pour y jouer », se rappelle–t–il.

Berthon Valiha, son nom d’artiste, a emboîté le pas à ce grand maître. « Je suis le seul à jouer du marovany dans la région atsinanana en ce moment. Malheureusement, la musique traditionnelle de cette partie de Madagascar est en train de disparaître », se désole celui qui a fait de Tombo Daniel, un autre maestro du marovany, son mentor. « C’était vers 1986 que j’ai rencontré Tombo Daniel, il m’a initié en jouant dans les cérémonies de tromba, j’étais à bonne école ».

Il est donc devenu la mémoire de cet instrument à Toamasina, sa ville natale, en 1970 dans le quartier d’Ambolomadinika. C’est là-bas que j’ai fait mes études jusqu’en classe de troisième, ensuite « mes parents, des travailleurs de la terre, n’arrivaient plus à financer mes cours et j’ai dû arrêter », se souvient Berthon Valiha. « Vous savez, Rakotozafy habitait une parcelle de chez nous. Deux valihistes étaient célèbres à cette époque, Rakotozafy et Marorazana Paul, ce dernier habitait à la campagne. Avant, ils jouaient tout simplement pour le feeling, sans penser à s’enregistrer ».

Le maestro Berthon Valiha fabrique lui-même ses instruments depuis son enfance.

Aujourd’hui, Berthon Valiha possède des dizaines de chansons. « Je n’ai pas beaucoup de talents pour chanter les ‘chéries’ et ‘baby’. Mes morceaux parlent souvent du milieu rural, du quotidien, du savoir-vivre dans la société… Parce que la musique du terroir doit comporter des messages, c’est pour cela que c’est de l’art », avance–t–il. Dès lors, il chante « Ino maresaka be izany ? », « Ny fambolena no antoky ny fiainana », « Renivohitra antsika Antananarivo »…

Son lien avec le milieu rural imprègne totalement sa musique. C’est souvent à la campagne que l’inspiration lui arrive. « J’emmène un dictaphone et j’enregistre pour ne pas oublier ». Des concerts, Berthon Valiha en a fait des dizaines depuis ses débuts. A la Galerie Six à Analakely, dans des festivals… Cependant, il n’a jamais exporté ses talents à l’étranger.

« La différence entre notre musique ? Rakotozafy, lui jouait dans la douceur. Cependant, son jeu était ‘mikarapaka’, c’est–à–dire que son ‘marovany’ mettait une pression énorme. Pour moi et Tom Daniel, nos jeux se ressemblent, nous mettons plus en avant le basesa, dont les gènes ont été écrits par le marovany », explique Berthon Valiha. Son ultime crainte est de voir disparaître cet instrument du paysage cultuel de la partie orientale de Madagascar si jamais il venait à rejoindre les immortels comme Rakotozafy, Tombo Daniel, Mama Sana, Sylvestre Radafison et tant d’autres.

Maminirina Rado

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Décès : L’historien Pier Larson rejoint l’éternel

Historien de l’Afrique, Pier Larson était vice-doyen intérimaire de l’école Krieger pour la science humaine et sociale.

Les historiens de la région du Sud-Ouest de l’Océan Indien sont en deuil. Samedi 25 juillet dernier, Pier Larson s’est éteint aux Etats-Unis à l’âge de 58 ans, suite à une crise cardiaque.

Cet historien, Professeur à Johns Hopkins, a effectué des recherches approfondies sur l’histoire de la Région du Sud-Ouest de l’Océan Indien, en général, et de Madagascar, en particulier. Sa disparition est une peine considérable pour tous les chercheurs qui travaillent sur la Grande île. « Nous perdons un grand professeur, d’une immense gentillesse, humaniste, bourreau de travail et amoureux des archives royales malgaches. Pour ma part, je me sens un peu orphelin. Nous sommes si peu à travailler sur les constructions politiques malgaches du XIXe siècle! Ces travaux sont des modèles de traitement réflexif des archives en différentes langues (history and memory… ocean of letters). Pier fut membre du jury de ma thèse. C’était un des rares au monde avec lequel je pouvais discuter pendant un après- midi entier et avec passion de l’organisation administrative du Royaume merina, des ressorts de la fiscalité douanière malgache, des voyages de James Hastie, de la bibliographie obscure des malgachisants… sans oublier des fonds royaux de Tsaralalana qu’il affectionnait particulièrement. En mars, craignant pour sa santé qu’il avait malheureusement fragile, il avait dû écourter son séjour à l’Imaf (Paris) du fait du confinement qui se profilait. La grande œuvre sur Fort -Dauphin qu’il préparait trouvera, je l’espère, des éditeurs afin que ce travail ne soit pas perdu. Il nous manquera. Resquiescat in pace« , a témoigné l’historien Sam F. Sanchez. « Pier Larson est l’un de meilleurs historiens et connaisseurs de Madagascar et de l’Océan Indien » ajoute Denis Alexandre Lahiniriko.

Né à Paris, Pier Larson est fils d’un enseignant américain. Il a passé toute son enfance à Madagascar. Ensuite, il est parti aux Etats-Unis en 1980 pour poursuivre ses études en histoire. Auteur de nombreux livres, Pier Larson a joué un rôle central dans l’enseignement de l’histoire africaine, notamment les îles francophones de l’Océan Indien. L’esclavage, l’alphabétisation, la religion et l’histoire de l’empire français sont les principaux thèmes traités par ce chercheur hors pair.

Iss Heridiny