Les actualités à Madagascar du Dimanche 30 Juillet 2017

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Madagascar. L’Etat de droit du Travail… indécent de la IVème république

«Les relations individuelles de Travail». Tel est le titre de l’ouvrage co-rédigé par Mme Ralambondrainy Rakotobe Nelly,Premier Président honoraire de la Cour suprême de Madagascar, et M. Ignace Rakoto, historien du Droit, ancien ministre et membre titulaire de l’Académie malgache, décédé le 22 décembre 2013.

En fait, C’est la 3ème édition de cet ouvrage que MmeRalambondrainy Rakotobe Nelly, magistratespécialisée dans le droit du travail et le droit de la famille -dont la protection de la Femme et de l'Enfant-, a (re)présenté le 27 juillet 2017, à la Cour Suprême de Madagascar, sise à Anosy Antananarivo. Les deux précédentes éditions datent de 2005 et 2011.

Concernant Madagascar et le droit du Travail, le constat est difficile à maquiller: « Dans le cadre du respect du Droit du Travail, Madagascar a ratifié bon nombre de conventions internationales, cependantleur application et leur mise en vigueur demeurent relatives au pays ».

En matière de travail décent, rien de nouveau, donc, sous le soleil de cette IVème république. Mais concernant l’ouvrage, il faut signaler quel’Organisation International du Travail (OIT) a participé à la réalisation de cette 3è édition. Vendu à 70.000 ariary dans les librairies Tsipika, l’ouvrage «Les relations individuelles de Travail» est consultable, pour les étudiants, à la bibliothèque de la Faculté de Droit.

Pourquoi le titre : Madagascar. L’État de droit du Travail… indécent? C’est très simple, il suffit d’écouter la définition du Travail décent par Mme Ralambondrainy Rakotobe Nelly (vidéo plus haut) pour comprendre que j’ai raison. Ainsi, pour elle, le Travail décent («Asa mendrika»), ce n’est pas un travail forcé («Asa an-tery vozona»). Le Travail décent est celui qui fait vivre avec un salaire permettant au travailleur de se développer, lui et sa famille; un travail qui lui permet de prendre un temps de congé pour pouvoir pratiquer des loisirs. Bref, un travail respectant la dignité humaine («manàja ny maha-olona») sans avoir besoin d’emprunter toujours de l’argent (« Mitrosa lava »).

Mais alors, les ami(e)s: le président Hery Rajaonarimampianina pratique donc un travail indécent! Oui, car depuis près de 4 ans, maintenant, il va par monts et par vaux, à travers les 5 continents terrestres, pour toujours emprunter de l’argent («Mitrosa lava») que vos enfants et petits-enfants rembourseront même lorsqu’il ne sera plus au pouvoir. Le pire et le plus malheureux, c’est lorsqu’il persiste à déclarer que c’est pour leur bien alors que leur pays regorge (encore) de richesses (pas inépuisables). Ben çà alors!!

Jeannot Ramambazafy – Photos: Harilala Randrianarison

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Volleyball- Cjsoi - Pas de visa pour l’équipe malgache

 Contre vents et marée, l’équipe nationale malgache de volleyball n’a toujours pas eu de réponse concernant sa demande de visa pour La Réunion. Le départ de l’équipe est prévu cet après-midi  de lundi 30 juillet pour prendre part à la compétition de  volley des Jeux des îles plus connue sous le nom des Jeux de la Commission de la jeunesse et des sports de l’océan Indien (Cjsoi), catégorie moins de 18ans destinés aux cadettes, qui sedéroulera  du 1er au 6 août  à l’île de La Réunion. Jusqu’à vendredi 28 juillet, l’équipe n’a toujours eu aucune nouvelle concernant le visa de séjour dans l’île hôte.

Pourtant, tous les préparatifs ont déjà été procédés depuis des mois à l’avance du côté de la fédération malgache de volleyball. Jusqu’à hier soir, aucune suite, Il faudra encore compter sur l’intervention du ministère de la Jeunesse et des Sports malgache, qui est à  la présidence de la Cjsoi, pour espérer  ce départ afin de participer aux Jeux de la Cjsoi.  Les filles étaient en regroupement depuis un mois  en vue de la  participation de la  Grande île  à ces Jeux de la Cjsoi.  « L’équipe est prête pour défendre l’honneur du pays durant les Jeux de la Cjsoi à La Réunion. Nous tenons à remercier le Mjs, Tafita,  les techniciens et les parents de disposer leurs soutiens à nos jeunes et de faire confiance à la fédération », annonce Eric Saramba, le Directeur technique national (Dtn) du volleyball. E.F.

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« Stratup Weekend » - Avis aux adeptes de la technologie digitale

Pour les créatifs qui veulent voir leurs projets se réaliser, ce concours est pour eux. Le « Startup Weekend » revient en force pour cette période des vacances. Cette édition se déroulera du vendredi 11 août à partir de 18 heures jusqu’au dimanche 13 août à 22 heures, à Antananarivo. Les projets de cette année s’axeront surtout autour de la technologie et en cette occasion les « changemakers » qui sont considérés comme des acteurs du changement seront au centre de toutes les attentions de l’évènement. Le meilleur concepteur se verra récomposé par le financement de la réalisation de son projet, un rendez-vous particulier avec un organisateur et la mise à disposition d’une plateforme numérique. Il faut rappeler que cet évènement est sponsorisé par Google Entrepreneur.

Un choix particulierPour 2017, le domaine de l’informatique et du digital occupera une place prépondéronte mais cela n’empêche pas, selon les organisateurs, aux projets des autres domaines de participer. « Il s’agira de mettre en avant la technologie digitale malagasy, car Madagascar est un des meilleurs pays en développement informatique », a expliqué Ricardo Andriamamonjy, organisateur. Les « changemakers » occuperont également une place particulière pour cette édition de « Startup Weekend » afin qu’ils puissent « exposer leur projet et constituer une équipe soudée autour d’une idée pour créer une startup en un temps record ».Le concept du concoursLes « changemakers » devront tout d’abord constituer un groupe à partir d’un voting fait par les participants. Chaque groupe constitué aura ensuite deux jours pour travailler sur un projet. A la fin, chacun devra présenter son projet devant un jury composé d’entrepreneurs confirmés, d’investisseurs et de partenaires. Pour les intéressés, le billet de participation est disponible sur le site de l’évènement :  https://www.eventbrite.com/e/startup-weekend-antananarivo-edition-changemakers-tickets-35875935890 et à payer en ligne via Mvola, Orange Money ou Ariary.net. Tous les repas durant l’évenement seront compris dans ce billet de participation et un tee-shirt sera offert à chaque participant.Rova R.

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Madagascar. Le vaccin contre l’hépatite B existe bel et bien

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Détournement de fonds et cession illégale de terrain - Elysée Ratsiraka répond aux accusations

Le maire de la Commune urbaine de Toamasina, Elysée Ratsiraka est sorti de sa réserve pour répondre aux accusations de détournement de fonds publics ou encore de cession illégale d’un terrain, qui l’ont conduit à être auditionné par la police économique jeudi dernier. L’édile de la capitale du Betsimisaraka, au cours d’une conférence de presse vendredi dernier, a balayé du revers de la main toutes les accusations portées à son encontre.  Suite à leur mécontentement sur la gestion financière au niveau de la Commune, des membres du conseil municipal de la Commune urbaine de Toamasina ont porté plainte au niveau de la Police contre le maire. Suite à cette plainte, l’élu du Mapar avait été auditionné durant de longues heures jeudi dernier par la Police économique de la ville. 

« La plainte a été déposée par le président du conseil municipal (…) pour une histoire de jalousie de poste », commente Elysée Ratsiraka.  En effet, d’après ce dernier, « bien avant son entrée en fonction, le président du conseil municipal, avait déjà tenu une grève pour démettre l’actuel maire et qui serait remplacé par un président de délégation spécial, lequel poste serait attribué à l’actuel Pcm ».  D’après Elysée Ratsiraka, le Pcm ferait encore des siennes dans l’objectif d’être nommé directeur administratif et financier et pense qu’il doit faire des troubles jusqu’à obtention du poste. Accusé de détournement de fonds, le maire a tenu à apporter un démenti et à faire des précisions. La pomme de la discorde serait une somme de 20 millions d’ariary destinée à payer les employés la Commune, précise-t-il. Un fonds que certains conseillers municipaux accusent à tort le premier magistrat de la deuxième ville de Madagascar, d’avoir perçu. Elysée Ratsiraka de préciser que 380 millions d’ariary étaient nécessaires pour payer le salaire mensuel des employés communaux. Cependant dit-il, 360 millions d’ariary seulement étaient disponibles au niveau de la Trésorerie municipale. Les 20 millions d’ariary en question restaient donc encore à rechercher, explique-t-il, pour démentir toute rumeur de détournement. Et lui de préciser que cette affaire date de 2016, or le compte administratif pour l’an dernier a été déjà clôturé. Une manière de fustiger l’incompétence du président du conseil municipal qui avait pourtant selon lui apposé sa signature sur le compte administratif en question lequel avait reçu le contrôle de légalité de la part du préfet et du ministère de l’Intérieur.  Touchant également mot par rapport aux soupçons de cession illégale d’un terrain, Elysée Ratsiraka indique que ce ne sont que des vilénies de la part de ses détracteurs. « Où est-ce qu’il y a un terrain que j’ai vendu ? » s’insurge-t-il.  Et lui d’arguer en précisant que le terrain en question était une propriété domaniale, donc un terrain sur lequel il n’avait  absolument aucun droit.  Par contre, devait-il rajouter, si le certificat de situation juridique avait précisé que le terrain appartenait à la Commune, il aurait alors pu le louer, le vendre ou le prêter. En effet, les textes précisent, dit-il, qu’une fois déclassés, les terrains pouvaient être mis en location, vendus par le maire. Recueillis par L.A.

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Meurtre morbide à Antsirabe : une jeune femme découpée en pièce

Ce sont des enfants qui allaient se rendre à l’église ce matin qui ont fait une découverte macabre sur leur chemin.
Une jeune femme nue, découpée en morceaux, telle a été cette découverte macabre qui a surement traumatisé ses enfants. Est-ce une forme de déstabilisation dans la région Vakinankaratra ? En effet, après l’affaire de la bête mystérieuse qui effrayent la ville d’eau et ses environs, et maintenant quatre hommes dans une mystérieuse voiture 4X4 sèment la frayeur. Ils feraient du kidnapping et découperaient ses victimes puis les lanceraient après les avoir saucissonnés. On ignore les raisons. Les analyses qui circulent sur les réseaux sociaux font état d’un coup politique, selon ses analyses, à la veille d’une élection des œuvres de déstabilisation apparaissent toujours.
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Décès de Mamy Rakotoarivelo - Le mystère reste entier…

Deux jours après la découverte du corps sans vie de Mamy Rakotoarivelo, ancien président du Congrès de la Transition, l’affaire est suivie de très près et continue d’alimenter les conversations au sein de l’opinion publique. Malgré l’hypothèse d’un suicide, des éléments intrigants empêchent encore d’écarter la piste d’un meurtre.

Silence radio du côté de la Brigade criminelle (Bc). Jusqu’ici, le mystère reste entier concernant les véritables raisons de la mort de Mamy Rakotoarivelo. L’hypothèse du suicide qui a défrayé la chronique durant toute la journée de vendredi semble pourtant avoir été davantage écartée au profit de celle d’un meurtre. Des rumeurs folles qui circulent jusque dans les réseaux sociaux semblent conforter cette deuxième option. Ces rumeurs véhiculent des informations selon lesquelles deux coups de feu ont été entendus par la femme de ménage quelques minutes seulement avant la découverte du corps de Mamy Rakotoarivelo dans sa chambre, vendredi matin. Pour bon nombre d’observateurs, cet élément rendrait quasiment impossible la thèse d’un suicide. Bien que le défunt ait déjà eu des antécédents suicidaires, des personnes malintentionnées auraient bien pu profiter de son état pour mettre le décès sur le compte d’un suicide. D’autres informations officieuses parlent également de l’absence de traces de poudre sur les mains de l’ex-secrétaire général du Tim. De telles traces permettraient pourtant de confirmer qu’il a bel et bien appuyé sur la gâchette pour mettre fin à ses jours. Un autre élément étrange puisqu’une arme aurait été découverte à côté de son corps au moment de l’arrivée des agents de la Bc. Aux dernières nouvelles, l’employée de maison du défunt a pu rentrer à son domicile au terme de 48 heures d’audition par les agents de la Bc d’Anosy. Cette femme serait donc l’unique témoin et la seule personne présente sur les lieux au moment du drame. Aucune nouvelle information n’a pu filtrer de la Bc qui s’occupe de l’enquête.Enterrement ce jourEn tant qu’homme politique mais également personnage public, les raisons de sa mort devraient pourtant être connues. D’autant plus que l’enterrement de la dépouille sera prévu ce jour, il n’y a pas de doute que les conclusions de l’autopsie ont bel et bien été faites. Reste à voir si l’affaire restera sans explication officielle comme tant d’autres décès de personnalités politiques survenus dans le pays. Pour sa part, l’ancien Président Marc Ravalomanana a fait le déplacement à Ambolokandrina pour présenter ses condoléances à la famille du défunt, samedi dernier. « Tout comme cette journée sombre du samedi, nous pleurons, nous aussi la disparition de Mamy Rakotoarivelo.  Nous sommes tous dans l’attente du résultat de l’autopsie et de l’enquête. Ce qui me chagrine le plus, c’est qu’on n’a même pas pu lui parler, et partager sa peine, ou encore tenter au moins d’alléger son fardeau », a confié le leader du Tim à l’issue de cette présentation de condoléances. La dépouille mortelle de Mamy Rakotoarivelo partira de la Résidence d’Etoile d’Analamanga sise à Ambolokandrina ce jour, et passera à l’Assemblée nationale à Tsimbazaza, puis fera l’objet d’un dernier hommage à l’église Flm Ambatovinaky, avant l’inhumation à la tombe familiale située à Talata-Volonondry.A.R.

 

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Dépôt de marchandises - Un investissement rentable

Rasolo est parmi la multitude de résidents de la Cité d’Ambodin’Isotry qui ont découvert un filon lié aux activités commerciales du marché à ciel ouvert de ce quartier : le dépôt de marchandises. Il s’agit d’une activité connexe du commerce dont vivent certains résidents de cette cité. C’est au début des années 2000 que Rasolo a décidé d’aménager son domicile pour transformer les deux chambres du rez-de-chaussée en entrepôts, pour les louer aux marchands de ce marché. La plupart des marchandises en question sont des rouleaux ou des ballots de tissu et de friperie.

Au même titre que le commerce à proprement parler, l’entreposage constitue une activité fructueuse. Sur un pâté de maison de 8 logements, 5 possèdent des entrepôts à louer, à raison de 300 ariary de frais par ballot ou sac, par jour, y compris le dimanche. Une somme qui couvre le frais d’entreposage et de sécurisation. Pour Rasolo, son local peut accueillir jusqu’à une trentaine de ballots ou de sacs. Il est à noter que cette activité a quelque peu dénaturé la cité, vu que les propriétaires, motivés par le désir de gagner davantage d’argent, ont tendance à s’investir dans la construction de locaux dans leurs cours. Selon les explications de Rasolo, il existe deux sortes de condition d’entreposage. Pour la première, le propriétaire met ses locaux à la disposition des locataires qui, pour leur part, doivent assurer la sécurité de leurs propres biens. Et pour la seconde, le propriétaire habite dans le même local que l’entrepôt, et il assure en même temps la sécurité des marchandises contre le vol, l’incendie et l’humidité, lors de la saison des pluies. Concernant la gestion des sacs introduits dans l’entrepôt à chaque fin de journée, le propriétaire confie le pointage à un contrôleur qui effectue le comptage, et détermine la somme correspondante pour chacun des marchands, suivant la quantité de marchandises entreposées. Mais il existe une autre modalité de location par laquelle le marchand loue en exclusivité un entrepôt, et paye un frais de location mensuelle pour certains, sinon hebdomadaire pour d’autres. Pour ce cas, le frais de location varie de 70 000 à 100 000 ariary par mois. Selon les dires des marchands, ce type de location s’avère moins coûteux que les précédents si le local est bien rempli, et permet d’éviter la confusion des marchandises avec celles des autres.Rivo S.

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Le Pakistan, bien loin !

Le Premier ministre Nawaz Sharif, d’après Radio France Internationale (Rfi), est destitué de son poste de chef de Gouvernement pakistanais. Suite à l’arrêt de la Cour suprême du Pakistan, Nawaz Sharif fut déchu de son mandat de député au Parlement. Comme motif, il est reconnu coupable de corruption à grande échelle. Aussitôt le verdict tombé, Nawaz Sharif démissionne et le Gouvernement est dissout. Le Pakistan, une République islamique d’une superficie environ une fois et demie de celle de Madagascar mais six fois, à peu près, de la population malagasy. Un Etat fédéral ouvert sur l’océan Indien, se trouvant entre l’Afghanistan, à l’ouest, et l’Inde à l’est. Comme son grand voisin, l’Inde, le Pakistan possède un arsenal nucléaire.

C’est un grand producteur mondial de riz. Dans ce pays qui est, géographiquement et politiquement, bien loin de chez nous, la démocratie en dépit des tensions tribales et religieuses récurrentes, n’est pas un vain mot et l’Etat de droit vit de sa lettre de noblesse. Nawaz Sharif, un vieux « routier » et un homme aguerri de la politique au Pakistan, dut démissionner de son poste de Premier ministre à la suite d’une décision irrévocable de la Justice (la Cour suprême). La Haute juridiction pakistanaise le reconnait coupable de corruption et le condamne à la destitution en tant que parlementaire. Selon le juge, sa conduite déviante, n’est pas digne d’un député, un haut représentant du peuple pakistanais. On lui reprochait de mener, avec sa famille, un train de vie en totale disproportion d’avec son gain officiel. Ainsi, les enquêtes menées par les services compétents établirent, de façon incontestable, la pratique de la corruption. La loi en vigueur de la République islamique ne tolère jamais toute malversation de ce genre. La preuve, Nawaz Sharif, malgré son statut de parlementaire et de sa posture de Premier ministre, chef du Gouvernement, qui devrait lui soustraire, par la magie de l’immunité, les condamnations judiciaires, payait les frais de son écart de conduite. Le Pakistan est bien loin ! A Madagascar, une île de l’antipode des côtes pakistanaises, les tenants du régime affichaient leur volonté inébranlable d’écraser sous leurs bottes toutes formes de manifestation aspirant à la restauration d’un Etat de droit et hypothéquer ainsi la démocratie.  La corruption, dans tous ses états, culmine. Et tout cela, pour servir les vils intérêts d’une minorité en confisquant tout le pouvoir entre ses mains. De toute évidence, l’impunité règne et ne laisse aucune chance aux bonnes volontés de renverser la tendance. Le Premier ministre, cumulant le portefeuille du ministre de l’Intérieur, personnellement, impliqué dans des allégations de détournements de deniers publics, à propos des « subventions exceptionnelles » attribuées aux Communes, n’est nullement inquiété. La raison, peut-être, de vouloir garder le Département de l’Intérieur sous sa responsabilité directe, afin de pouvoir « étouffer » toute tentative de tirer en surface l’affaire. Le cas de Claudine Razaimamonjy nous instruit, en long et en large, sur la vraie image du régime. D’autres dossiers contribuent à noircir le tableau, mais il nous semble d’aucune utilité d’entrer dans les détails dans la mesure où l’affaire de cette richissime femme d’affaires suffit largement d’étayer l’assertion. Le Pakistan, bien loin, tourmenté dans une spirale de violences, réussit par-dessus tout, à montrer au reste du monde l’exemple d’un Etat de droit.

Ndrianaivo

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Faravohitra-Antaninandro - La voiture d’un haut responsable de l’Omda cambriolée

De sources concordantes, la berline Volkswagen Golf, voiture qu’un haut responsable au sein de l’Office malagasy des droits d’auteurs (Omda) avait auparavant l’habitude de conduire, a été cambriolée samedi vers 2h du matin dans la rue Jean Andriamady, juste non loin du bureau de cet office à Faravohitra-Antaninandro. La batterie du véhicule a disparu. D’autres objets qui se trouvaient dans l’habitacle auraient été également emportés. Visiblement, le capot a été forcé car l’aile droite de la partie avant de la Golf a été même déformée, probablement sous les violents coups assenés avec un objet dur. En revanche, les traces de l’effraction dans l’habitacle se sont traduites par la destruction de la petite vitre en triangle de la portière arrière droite. 

Samedi vers 1h du matin, le propriétaire a garé la voiture sur le bord de la chaussée, à proximité d’une épicerie du coin. Une heure après, la voiture a été cambriolée. Les riverains déplorent sur le fait que le secteur a été souvent le théâtre de ce genre de cambriolage. « De nombreuses voitures garées dans cette rue ont été déjà les cibles depuis la nuit des temps », précise une source sur place. Des suspects existent bien et ils ne sont pas loin, du moins ce qu’ont fait savoir des riverains. Souvent, on avance aussi que les auteurs de ces forfaits habiteraient la zone de la « Sainte-Marie kely » (Antaninandro) et certains d’entre eux ne sont pas étrangers aux habitants. « Ces bandits appartiennent à une même fratrie, ou plutôt à une famille. A part le cambriolage de voitures dont les frères ont une sinistre spécialité, ils sont surtout craints pour les agressions qui ont ensanglanté Antaninandro, Sainte-Marie et Ampandrana ouest. Curieusement, la Police ne démarre toujours pas l’enquête alors que plusieurs plaintes pour vols et agressions atterrissent au commissariat du 3e Arrondissement depuis », déplore un riverain. Néanmoins, on remarque que les voitures sont les plus visées dans la Capitale et ses environs, ces temps-ci. On se souvient encore de ce qui s’était passé tôt vendredi matin à Ambohimangakely. Là, il y avait cette berline Citroën de récente génération, qui avait été dégarnie de ses roues et jantes. Dans son désarroi, le propriétaire a diffusé un communiqué sur les réseaux sociaux afin qu’on l’informe si jamais des individus à l’intention malveillante, seraient tentés de revendre les pneus et jantes volés en question. Tous ces faits confirment que le phénomène, en veille depuis un certain temps, tend à refaire surface avec une certaine acuité.Franck Roland

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Groupe Sodiat - Une vingtaine d'enfants circoncis

 Une action sociale au profit de son personnel. La 7e édition de la circoncision collective des enfants des travaillleurs et travailleuses du groupe Sodiat s'est tenue samedi dernier. 22 enfants ont été circoncis à la Polyclinique Ilafy. Ces enfants sont âgés d'entre un an et demi et trois ans. Outre l'opération des enfants, le Groupe a pris en charge tous les médicaments. Les enfants ont été ainsi gâtés par le président directeur général du groupe, Mamy Ravatomanga et son épouse. Ils ont offert des jouets aux enfants, par le biais de la coordinatrice du Groupe, qui est venue assister à cette opération.

De son côté, le Dr Franck Randriamampianina, chirurgien de la Polyclinique, a précisé que l'opération s'est déroulée dans d'excellentes conditions. « Durant cette opération, nous n'avons pas eu de cas de complication. Pourtant, après l'opération, si les parents ont des ennuis, nous sommes encore là pour prendre en charge l'enfant », a-t-il avancé. Comme les années précédentes, la clinique  a procédé à la circoncision à l'américaine. Elle est jugée moins douloureuse et plus hygiénique pour l'enfant. Tout de suite après l'opération, l'enfant peut marcher normalement. Il y a deux semaines de cela, la Polyclinique d'Ilafy et l'Union pour la santé (Unisan) ont circoncis une vingtaine d'enfants de la Commune rurale d'Ankadikely Ilafy. Cette circoncision entre dans le cadre d'une action sociale du groupe Sodiat au profit des familles défavorisées.Anatra R.

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Discours devant les préfets et chefs de districts : La défiance est manifeste entre le Président et le ...

Après avoir été tancés par le Premier ministre, Christian Ntsay le 26 juillet dernier, les préfets et chefs de districts ont été consolés par le président de la République, Hery Rajaonarimampianina, deux jours plus tard, le 28 juillet dernier où ils ont été reçus au palais d’Iavoloha, en fin d’après-midi. Ainsi, le Chef de l’Etat a dit que « l’objectif commun dans votre mission est la lutte contre la pauvreté, un objectif qui ne peut être réalisé que sur la base d’une structure préétablie, une méthodologie de travail ainsi qu’une vision commune ».

Deux jours plus tôt, le chef du gouvernement leur a dit que « Pourquoi le Premier ministre a la seule responsabilité de résoudre les problèmes de ce pays alors qu’il la concertation de tous est nécessaire pour y arriver. L’instauration de l’apaisement dans le pays est la responsabilité de tous, non seulement le Premier ministre, ou les ministres, mais également vous les préfets et chefs de districts », avait indiqué Christian Ntsay.

A Iavoloha, le Président Rajaonarimampianina a dit la première étape pour atteindre l’objectif commun est le renforcement de l’Etat de droit, et la bonne gouvernance, dans le respect de la Constitution. « Les préfets et chefs de districts sont les premiers représentants de l’Etat de droit et de l’autorité de l’Etat dans leurs circonscriptions respectives », a-t-il ajouté pour ainsi dire autrement que ces derniers ont plus d’importance à ses yeux, d’où d’ailleurs son clin d’œil à l’endroit de ces responsables de sa vision à l’horizon de 2030, « Fisandratana ».

« Le Fisandratana dessinera une nouvelle carte économique de Madagascar, par la création de nouveaux pôles économiques : Grand Centre, Grand Nord, Grand Sud, et le Grand Ouest. En terminant, le Président de la République a vivement encouragé ces représentants de l’Etat dans l’exercice de leurs fonctions, pour contribuer activement au développement du pays », a expliqué Hery Rajaonarimampianina.

Le seul point commun entre le discours du président de la République et le Premier ministre devant les préfets et les chefs de districts c’est la demande de « neutralité politique ». « Vous deviez faire preuve de neutralité, de discernement dans l’exercice de vos fonctions, par le respect de la loi et du code de déontologie d’un agent de l’Etat », a souligné le président. Le Premier ministre leur avait notamment dit qu’ils doivent surveiller de près les magouilles dans la réalisation et l’organisation de la prochaine élection.

A en croire à ces deux discours devant les préfets et chefs de district, la cohabitation est difficile entre le Chef de l’Etat, élu, et le Premier ministre proposé par l’opposition qu’est le Mapar d’Andry Rajoelina. Et cela est se confirme davantage par le non-respect des consignes données par Christian Ntsay sur le changement de la couleur des plaques d’immatriculation des matériels roulants de l’administration par l’équipe de la Présidence.

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Le concours de recrutement de 195 nouveaux agents de l’Etat aura lieu demain

Le concours de recrutement de 195 nouveaux agents de l’Etat qui vont effectuer leurs formations au niveau de l’Ecole nationale de l’Administration de Madagascar (ENAM) aura lieu à partir de demain, mardi 31 juillet dans les six provinces de la Grande île.

Dans le détail, ce concours consiste à recruter 20 élèves Agents diplomatiques et consulaires, 20 élèves Inspecteurs d’Administration pénitentiaire, 15 élèves Inspecteurs des domaines et de la propriété foncière, 50 élèves inspecteurs du travail et des lois sociales, 35 élèves Administrateurs civils, 30 élèves ingénieurs des services topographiques et 25 commissaires du commerce et de la concurrence.

Plus de 2 800 candidats postulent pour ce concours dont les résultats devront être connus d’ici quelques mois.

Les centres d’examens se répartiront comme suit :

Antananarivo : lycée technique Alarobia,Antsiranana : lycée mixte, Fianarantsoa : EPP Centre IMahajanga : Lycée Philibert TsirananaToamasina : Ceg RatsimilahoToliara : Lycée Laurent Botokeky

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Le Plan Sectoriel de l’Education balayé par le conservatisme ?

Réagissant aux tergiversations de l’Etat à propos des réformes de l’Education et de l’Enseignement dans le Plan Sectoriel pour l’Education (PSE) mais surtout par rapport à la décision du gouvernement de revenir à l’ancien calendrier scolaire, des enseignants, des éducateurs de l’Education nationale et des parents d’élève ne cachent pas leur désappointement devant le peu d’importance que l’Etat et ce gouvernement accordent à l’enseignement public et à l’éducation en général.

Les enseignants et éducateurs partagent leur désaccord sur le retour à l’ancien calendrier scolaire ; ils sont unanimes à dire que la décision est intempestive et ne considère guère les travaux de concertation et discussion entrepris depuis 2016 pour élaborer ce PSE et les étapes déjà franchies. Non pas vraiment, ni seulement contre le retour à l’ancien calendrier, mais par rapport au laps de temps entre la fin de l’année scolaire 2018-2019 et la rentrée scolaire 2019-2020 qui sera donc le mois d’octobre.

Les examens du baccalauréat qui se dérouleront le mois de septembre 2019 ne laisseront aucun répit autant aux enseignants qu’aux élèves sans oublier les paniers à ménages des parents. Or personne n’est sans savoir la portée des vacances pour les enseignants et pour les apprenants. Les ministres du gouvernement Christian Ntsay en tout cas ne s’en privent pas au même titre que les membres du gouvernement français actuellement en vacances eux aussi. De l’avis de ces enseignants et éducateurs des établissements publics (pré-scolaire, école primaire publique, collège et lycée), les vacances sont capitales pour le cerveau et le travail intellectuel. De plus c’est pendant les vacances que les formations des enseignants s’effectuent autant pour leur mise à niveau que pour qu’ils puissent améliorer la qualité des contenus de leur discipline et leur pédagogie.

A leurs yeux, l’ancien calendrier qui est calqué sur le calendrier scolaire français répond davantage à une époque où le système éducatif de la nation malagasy dépendait surtout des coopérants français aussi bien dans les écoles primaires que dans le secondaire, voire universitaire. Pourquoi dès lors ne pas prendre en compte les changements suggérés dans le PSE ? Car pratiquement, l’année scolaire que le gouvernement remet en selle coïncide aux divers travaux agricoles et à la saison des pluies et des cyclones avec tout ce qu’ils génèrent comme difficultés des parents et aussi des élèves et des établissements scolaires des campagnes malagasy. Crues des rivières, inondations, éboulements et glissements de terrain, ravages de villages, coupures des sentiers et routes, sans plus parler des édifices religieux et des écoles en dur qui sont réduits à être des abris de fortune pour les villageois sinistrés ; tels sont les vécus saisonniers de la majorité des ruraux durant la période des pluies qui correspond à la majeure partie de l’année scolaire dans l’ancien calendrier remis en vigueur par ce gouvernement.

Le PSE par contre offre un calendrier scolaire pour ne parler que dans ce cadre, qui se déroule de la fin de la saison des pluies et tout au long de la saison sèche. Economiquement et financièrement parlant, les ruraux sont dans un mieux-vivre. Et puis, elles ne sont pas rares les régions qui font deux récoltes de riz par an : le riz précoce et le riz de grande saison.

Beaucoup s’interroge également sur la position des dirigeants des établissements scolaires catholiques par rapport au calendrier proposé dans le PSE. Les écoles catholiques sont quand même éparpillées à travers le pays jusque dans des fokontany éloignés. Les parents d’élèves de ces écoles ont-elles été informé ? Leur a-t-on demandé leurs avis ? Leur a-t-on exposé les enjeux et expliqué de quoi il retourne (voir MT.com, en date du samedi 15 octobre 2016 « Vers un cycle obligatoire de 9 ans ») ? Ou bien leur a-t-on tout simplement déclaré des décisions des hiérarchies supérieures telles le district et la direction diocésaine ?

En tout cas, des parents d’élèves des écoles catholiques des environs de la capitale ne s’affichent pas contre mais donnent l’impression de résignation devant toutes ces décisions auxquelles ils n’ont aucune prise ni droit à la parole. D’ailleurs la plupart sont fiers que leurs progénitures fréquentent non pas les écoles publiques ou autres écoles privées mais les écoles catholiques. N’étant pas instruit ni spécialiste en sciences de l’Éducation, de nombreux parents vouent ainsi une confiance absolue aux écoles catholiques surtout depuis l’époque de Didier Ratsiraka.

Ceci dit, le temps de l’excellence des écoles, CEG et lycée publics est révolu depuis les années 70-75. La politique de révolution socialiste et le « samy mandeha samy mitady » sous l’époque Didier Ratsiraka a déclenché la dégringolade et l’indiscipline. Les cours particuliers ou collectifs ont eu raison de l’honnêteté intellectuelle et le professionnalisme des enseignants qui ont vite créé leurs écoles tout en étant fonctionnaire.

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Le Plan Sectoriel de l’Education balayé par le conservatisme ?

Réagissant aux tergiversations de l’Etat à propos des réformes de l’Education et de l’Enseignement dans le Plan Sectoriel pour l’Education (PSE) mais surtout par rapport à la décision du gouvernement de revenir à l’ancien calendrier scolaire, des enseignants, des éducateurs de l’Education nationale et des parents d’élève ne cachent pas leur désappointement devant le peu d’importance que l’Etat et ce gouvernement accordent à l’enseignement public et à l’éducation en général.

Les enseignants et éducateurs partagent leur désaccord sur le retour à l’ancien calendrier scolaire ; ils sont unanimes à dire que la décision est intempestive et ne considère guère les travaux de concertation et discussion entrepris depuis 2016 pour élaborer ce PSE et les étapes déjà franchies. Non pas vraiment, ni seulement contre le retour à l’ancien calendrier, mais par rapport au laps de temps entre la fin de l’année scolaire 2018-2019 et la rentrée scolaire 2019-2020 qui sera donc le mois d’octobre.

Les examens du baccalauréat qui se dérouleront le mois de septembre 2019 ne laisseront aucun répit autant aux enseignants qu’aux élèves sans oublier les paniers à ménages des parents. Or personne n’est sans savoir la portée des vacances pour les enseignants et pour les apprenants. Les ministres du gouvernement Christian Ntsay en tout cas ne s’en privent pas au même titre que les membres du gouvernement français actuellement en vacances eux aussi. De l’avis de ces enseignants et éducateurs des établissements publics (pré-scolaire, école primaire publique, collège et lycée), les vacances sont capitales pour le cerveau et le travail intellectuel. De plus c’est pendant les vacances que les formations des enseignants s’effectuent autant pour leur mise à niveau que pour qu’ils puissent améliorer la qualité des contenus de leur discipline et leur pédagogie.

A leurs yeux, l’ancien calendrier qui est calqué sur le calendrier scolaire français répond davantage à une époque où le système éducatif de la nation malagasy dépendait surtout des coopérants français aussi bien dans les écoles primaires que dans le secondaire, voire universitaire. Pourquoi dès lors ne pas prendre en compte les changements suggérés dans le PSE ? Car pratiquement, l’année scolaire que le gouvernement remet en selle coïncide aux divers travaux agricoles et à la saison des pluies et des cyclones avec tout ce qu’ils génèrent comme difficultés des parents et aussi des élèves et des établissements scolaires des campagnes malagasy. Crues des rivières, inondations, éboulements et glissements de terrain, ravages de villages, coupures des sentiers et routes, sans plus parler des édifices religieux et des écoles en dur qui sont réduits à être des abris de fortune pour les villageois sinistrés ; tels sont les vécus saisonniers de la majorité des ruraux durant la période des pluies qui correspond à la majeure partie de l’année scolaire dans l’ancien calendrier remis en vigueur par ce gouvernement.

Le PSE par contre offre un calendrier scolaire pour ne parler que dans ce cadre, qui se déroule de la fin de la saison des pluies et tout au long de la saison sèche. Economiquement et financièrement parlant, les ruraux sont dans un mieux-vivre. Et puis, elles ne sont pas rares les régions qui font deux récoltes de riz par an : le riz précoce et le riz de grande saison.

Beaucoup s’interroge également sur la position des dirigeants des établissements scolaires catholiques par rapport au calendrier proposé dans le PSE. Les écoles catholiques sont quand même éparpillées à travers le pays jusque dans des fokontany éloignés. Les parents d’élèves de ces écoles ont-elles été informé ? Leur a-t-on demandé leurs avis ? Leur a-t-on exposé les enjeux et expliqué de quoi il retourne (voir MT.com, en date du samedi 15 octobre 2016 « Vers un cycle obligatoire de 9 ans ») ? Ou bien leur a-t-on tout simplement déclaré des décisions des hiérarchies supérieures telles le district et la direction diocésaine ?

En tout cas, des parents d’élèves des écoles catholiques des environs de la capitale ne s’affichent pas contre mais donnent l’impression de résignation devant toutes ces décisions auxquelles ils n’ont aucune prise ni droit à la parole. D’ailleurs la plupart sont fiers que leurs progénitures fréquentent non pas les écoles publiques ou autres écoles privées mais les écoles catholiques. N’étant pas instruit ni spécialiste en sciences de l’Éducation, de nombreux parents vouent ainsi une confiance absolue aux écoles catholiques surtout depuis l’époque de Didier Ratsiraka.

Ceci dit, le temps de l’excellence des écoles, CEG et lycée publics est révolu depuis les années 70-75. La politique de révolution socialiste et le « samy mandeha samy mitady » sous l’époque Didier Ratsiraka a déclenché la dégringolade et l’indiscipline. Les cours particuliers ou collectifs ont eu raison de l’honnêteté intellectuelle et le professionnalisme des enseignants qui ont vite créé leurs écoles tout en étant fonctionnaire.

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Lutte contre le Covid-19 : 186 millions USD décaissées

Au nom de la transparence ! Les pressions de la société civile et des politiciens s’accumulent que le ministère de l’Economie et de finances livre enfin un rapport provisoire lisible et presque détaillé sur l’utilisation des financements obtenus pour la riposte à la pandémie du Covid-19.

Ce rapport en date du 28 juillet, publié sur le site internet dudit ministère, plus d’un mois après la publication d’un autre provisoire, indique que le financement total général, « négociés et à négocier » auprès des partenaires techniques et financiers étrangers s’élève à 671,73 millions de dollars. Le document indique que seule 3% de cette somme est pour l’instant décaissée, soit 186,4 millions de dollars

Les sommes décaissées proviennent principalement de la Banque mondiale – 20,41 millions de dollars dans le cadre du projet d’amélioration des résultats de Nutrition (PARN) et du projet de filets sociaux de sécurité, financement additionnel 2 – et du Fonds monétaire international (FMI), dans le cadre de la Facilité de crédit rapide (FCR) dont le montant s’élève à 165,99 millions de dollars.

15,74 millions de dollars du financement de la Banque mondiale ont notamment été affectés au financement du plan de contingence pour la préparation et riposte à l’épidémie de coronavirus ainsi qu’aux activités y afférentes telles que le contrat d’assistance technique et logistique avec l’OMS, l’acquisition de matériels complémentaires comme les respirateurs, concentrateurs d’oxygène, radiographies numériques, tentes, des équipements de protection individuelle.

Les 4,67 millions de dollars que la Banque mondiale a déjà décaissés auraient servis aux paiements des transferts monétaires, entre autres le filet de sécurité social destiné aux ménages vulnérables (100 000 ariary/ménage avec 150 000 bénéficiaires au total, ndlr). 2,3 millions de dollars seraient réservés pour prévenir d’éventuelles extension (géographique et temporelle) du projet et 0,4 million de dollars en prévision des activités post crises dans le sud. Le financement du FMI a par ailleurs été utilisé en tant qu’aide à la balance des paiements et rétrocédé par la suite au gouvernement pour financer le gap des finances publiques 2020 et l’accroissement des dépenses sociales.

D’autres financements comme ceux de la Banque africaine de développement (BAD), 42 millions de dollars, entrant dans un programme d’appui en réponse à la Covid-19, dans le cadre d’un appui budgétaire d’urgence et qui seront affectés au financement du budget général sont déjà négociées, approuvés et signés. Il ne reste plus qu’à attendre la ratification de l’accord par Madagascar. Idem pour le financement de la BADEA d’un montant de 5,5 millions de dollars. Ces fonds devraient permettre d’acheter des ambulances, d’équipements de protection individuelle, d’équipements médicaux et des kits de dépistage.

Plusieurs autres fonds sont également déjà « négociés, approuvés et signés » comme celui du Japon - fonds de contre-valeur – d’un montant d’un peu plus d’un million de dollars, de l’Agence française de développement (17,08 millions de dollars) qui entrent dans le cadre d’un financement complémentaire au prêt de contingence pour la gestion des risques de catastrophes ou encore les appuis du système des Nations unies permettant entre autres d’appuyer les achats des intrants et équipements médicaux et aux paiements des indemnités des personnels de santé et des agents de surface multipartner Trust Fund- MPTF…

Le reste des 671, 73 millions de dollars sont soit « en phase de conception/préparation » ou encore en « cours de négociation ». Le ministère de l’économie précise que ce « rapport évolue au fur et à mesure que les négociations avec les partenaires financiers avancent ».

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Le ministère cherche un directeur pour l’Office de l’environnement

L’appel à candidatures pour le poste du directeur général de l’Office national pour l’environnement (ONE) est lancé depuis quelques jours par le ministère de l’environnement. Le poste est vacant depuis le limogeage en conseil de ministre de son ancien DG, Laurent Ampilahy, le 16 juillet dernier. Juste quelques heures seulement après l’incendie ayant détruit une partie des bâtiments de l’ONE à Antaninarenina, la nomination de Laurent Ampilahy a été abrogée.

Sur RFI, la ministre de l’Environnement, Baomiavotse Vahinala Raharinirina assure que le limogeage du directeur général de l’ONE n’aurait rien à voir avec l’incendie spectaculaire survenu dans la nuit du 15 juillet à Antananinarena. Elle a affirmé qu’une demande d’abrogation de la nomination de ce haut responsable a été soumise une semaine plus tôt en conseil de ministres. Cette demande aurait été motivée par le besoin des orientations du programme du président de la République, la fameuse Initiative pour l’émergence Madagascar (IEM).

Le recrutement de ce nouveau DG sera basé sur les compétences et la méritocratie, en tenant compte en tant que possible de la promotion interne et de l’approche genre, selon les termes de référence de l’appel à candidatures. Les éventuels candidats auront jusqu’au 31 juillet pour déposer leurs dossiers.

L’incendie de l’Office national pour l’environnement a causé une immense perte dans le domaine de l’environnement, puisque c’est la mémoire de la politique environnementale malgache depuis 1990 qui est partie en fumée. Il faudra ainsi pour le futur directeur général s’armer de toutes les relations possibles et faire appel à toutes les connaissances existantes pour tenter de restaurer ce système d’informations environnementales.

Le ministère de l’Environnement avait porté plainte contre X à la suite de l’incendie de l’ONE le 15 juillet dernier. Une enquête a été ouverte par les forces de l’ordre mais aucune information n’a encore filtré quant à la cause de l’incendie.