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Les actualités à Madagascar du Mardi 30 Mars 2021

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Fête de Pâques : L’art sous toutes ses formes chez Dobo’Art

(Photo : Julia Poletto)

Antsirabe, une ville où la fête de Pâques ne passe jamais inaperçue, ne manquera pas de célébrer cet événement cette année malgré le contexte sanitaire. Du 1er au 5 avril 2021, Dobo’Art promet cinq jours de pur bonheur entre concerts, expositions, et activités ludiques. Du jeudi au vendredi, le lieu inaugure son terrain de pétanque  éclairé avec des tournois de pétanque nocturnes, événement où sera accueilli Nanou, champion du monde de la discipline en 2016. Des concerts sont également prévus tous les soirs à partir de 19 heures. Divers artistes y participent, notamment Riffeo, Fontsy, Jia et Anjara-faràra, Avotra Bassiste, Loïc Ralambozanany Danny, et Tojo. Côté Art plastique, les visiteurs peuvent y acquérir les Travaux de Julia « entre Ranomafana Morondava » qui sont exposés sur les lieux tout au long de ces cinq jours de festivités. Et en début de week-end, le jeu de parcours proposé par Dobo’Art, en collaboration avec le guide local de Madagascar Immersion Tour, s’ouvre au public. Tout un programme dédié aux vacances de Pâques quand ailleurs, tout semble annulé.

Faire face à la crise. La réouverture de Dobo’Art ambitionne d’apporter une solution à la crise actuelle selon les explications des responsables. Pour le propriétaire de ce lieu de détente, il est synonyme de création d’emplois : cuisiniers, barmans, trésoriers, décorateurs, sans parler des opportunités offertes aux artistes locaux. Mais en plus, l’endroit souhaite aussi faire la promotion des artistes locaux issus de toutes les disciplines. Et avec son cadre idyllique, peut-être que les gens pourront s’intéresser à l’art de manière simple. Puis, au-delà de l’art ; la pétanque malgache, et le potentiel artistique et sportif de la ville d’Antsirabe figurent parmi les priorités de Dobo’Art.

Pour profiter de ces cinq jours, Dobo’Art est localisé à Ampatana, Antsirabe ; sur la route pavée vers la route d’Andranovisy.

Anja RANDRIAMAHEFA

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Covid-19 : Les hôpitaux publics débordés, 13 décès et 545 nouveaux cas en 2 jours

Les dernières statistiques du CCO

La deuxième vague fait rage depuis quelques jours. 13 personnes ont succombé de la Covid-19 en deux jours, les 27 et 28 mars 2021 tandis que 545 nouveaux cas ont été enregistrés dont une large majorité à Analamanga.

Treize décès liés à la Covid-19 ont été enregistrés durant deux jours : 6 le samedi 27 et 7 le dimanche 28 mars 2021, selon les deux derniers bilans quotidiens du CCO-Covid-19. Des décès qui portent à 394 le nombre de morts de cette maladie depuis le 23 mars 2020 quand survient le premier décès lié à la Covid-19 à Madagascar. Parmi ces 13 derniers décès enregistrés, 3 sont localisés à Analamanga, 5 dans le Boeny, 2 dans la région DIANA, 1 dans la Haute Matsiatra, 1 dans l’Atsimo-Andrefana et 1 dans l’Atsinanana.

Explosion. Parallèlement, 545 nouveaux cas ont été identifiés dont 161 le 27 mars, sur 510 tests effectués et 384 nouveaux cas le 28 mars sur 1281 tests. Analamanga, et plus particulièrement Antananarivo reste le principal foyer. On assiste actuellement à une explosion des cas dans la région Analamanga où 285 nouveaux cas ont été recensés le 28 mars. Sur le terrain, la situation semble beaucoup plus inquiétante. Les malades comptabilisés et qui figurent dans les statistiques du CCO sont ceux ayant été confirmés positifs au test PCR, mais force est de constater que bien plus nombreux sont les cas symptomatiques mais non confirmés par des tests, et qui sont immédiatement traités comme des cas Covid-19. Le début du traitement dès l’apparition des symptômes reste d’ailleurs la conduite préconisée par les médecins.

Refuser du monde. Actuellement, selon le dernier bilan du CCO, 1904 cas actifs sont officiellement recensés le 28 mars dont 201 cas graves, si la veille ils étaient au nombre de 192. Les malades présentant une forme grave nécessitant une admission à l’hôpital rencontrent de sérieuses difficultés pour trouver un lit de libre. Or, les cas graves nécessitent l’utilisation d’équipements spécifiques pour la ventilation ou l’assistance respiratoire, lesquels sont difficilement accessibles en dehors des hôpitaux ou cliniques. Les hôpitaux publics arrivent-ils à saturation ? En tout cas, à Antananarivo, les hôpitaux refusent du monde et les familles des malades ont toutes les peines du monde à trouver une place en vue d’une admission. Les soignants à l’hôpital Joseph Raseta Befelatanana, parmi les centres hospitaliers qui accueillent encore des cas graves sont déjà bien débordés. Reste la solution des cliniques privées pour espérer trouver une place pour les cas graves. A condition d’en avoir les moyens.

Hanitra R. 

Localisations des nouveaux cas les 27 et 28 mars 2021

 

RégionsNouveaux cas

27 mars

Nouveaux cas

28 mars

Analamanga71285Atsinanana1222Boeny1310Analanjirofo1815Atsimo-Andrefana80Menabe20Vatovavy Fitovinany11DIANA1914SAVA126Haute Matsiatra32Vakinankaratra08Itasy02Ihorombe02Sofia017

 

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Tanà : Raikitra koa ny « bizna » rano

Efa iaraha-mahita ihany ny filaharan-drano etsy sy eroa, ny « bidon jaune » izay mameno ny moron’arabe izay manakaiky fantson-drano. Rano izay vidiana fa tsy omem-potsiny. Ny zava-baovao kosa dia ny fisian’ny bizna vaovao amin’ny tambajotra sosialy dia ny varotra rano izay haterina ao an-trano izany. Ankoatr’izay dia efa misy koa ny fivarotana rano eny akaikin’ny paompy an’olon-tsotra. Matetika dia eny amin’ireny toerana mpanadio fiara amin’ny ranobe mitsifotra ireny no mitranga ny varotra. Misy mihitsy ny olona izay mitondra fiarabe ary mameno rano amin’ny siny maro izay vidiana eo. Izany rehetra izany dia midika fa mijaly rano Tanà ary matoa sahy mividy ny olona dia efa tena tsy manan-tsafidy intsony amin’ny filàna andavanandro. Betsaka ihany no manontany tena satria anatin’ny rotsak’orana izay tsy an-kijanona no mijaly rano ny vahoaka…

D.R

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Riposte Covid-19 : Participation de Madagascar à une réunion internationale de haut niveau

Le ministre de l’Economie et des Finances, Richard Randriamandrato participe aujourd’hui à la réunion de haut niveau sur le financement des ripostes Covid-19.

La lutte contre la pandémie de Covid-19 et ses conséquences sur le monde font l’objet d’une solidarité internationale sans précédent.

Madagascar n’est pas en reste dans le processus puisque le pays figure parmi les participants à la réunion internationale de haut niveau sur le suivi du financement pour le développement dans le contexte de la Covid-19 et post Covid-19. Il s’agit plus précisément d’une réunion  co-organisée par visioconférence à l’initiative du Premier ministre canadien Justin Trudeau, du Premier ministre jamaïcain,  Andrew Holness  et du Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres.

Importance particulière. Une réunion d’une importance capitale  puisqu’il s’agira pour les hauts responsables étatiques participants, dont des Chefs d’Etat  et  de gouvernement  de discuter pour tirer parti des solutions proposées et souligner la nécessité urgente d’assurer des liquidités, de remédier à la vulnérabilité liée à la dette et d’accorder un allègement ciblé de la dette.  Et ce, pour faire face aux répercussions économiques de la crise et éviter le risque que la pandémie ne provoque des dégâts durables. Selon les Nations Unies,  « il est impératif d’accélérer la recherche de solutions, notamment en ce qui concerne la dette souveraine des pays les moins avancés, des petits États insulaires en développement et des pays à revenu intermédiaire très vulnérables à l’endettement ». Le système des Nations-Unies prend en tout cas de plus en plus conscience du fait que « la pandémie Covid-19, qui a fait plus de 2,6 millions de morts et a provoqué plus de 120 millions de cas de contamination confirmés à ce jour, est bien plus qu’une crise sanitaire et humanitaire. Elle est devenue une urgence de développement sans précédent à l’échelle mondiale ».

Trois précédentes rencontres. La rencontre  de ce jour est en fait la suite de trois précédentes rencontres  qui ont déjà eu lieu en 2020. Lors de la première réunion qui a eu lieu le  28 Mai 2020 et qui a vu la participation du Premier ministre Christian Ntsay,   il a été notamment question du soutien à l’engagement du secteur privé dans l’atteinte des défis communs qu’est la recherche de financement pour le développement ;  de l’identification des voies possibles pour soutenir les domaines interdépendants comme la stabilité financière mondiale ;  la vulnérabilité de la dette ;  le financement et le retour des avoirs extérieurs ; les flux financiers illicites. La deuxième réunion qui s’est tenue le mardi 8 septembre 2020  a réuni 50 ministres des Finances et était principalement axée sur l’élaboration d’un plan d’action pour sortir de la crise actuelle à court terme ; la mobilisation des ressources financières nécessaires pour réaliser l’agenda 2030 et ses objectifs de développement durable (ODD) ; le renforcement de la résilience et la viabilité des pays et de l’architecture financière mondiale à moyen. Enfin, pour la troisième réunion  qui a eu lieu le mardi 29 septembre 2020, avec la participation du président de la République Andry Rajoelina il a été question de l’appropriation par les Chefs d’Etat des mesures politiques prises à l’échelle internationale afin d’accélérer l’action mondiale en faveur du développement durable ; de l’engagement du groupe des pays (G20), des Institutions financières, des partenaires multilatéraux et bilatéraux dans le soutien des pays vulnérables (Pays Moins Avancés, Petits États Insulaires en Développement, Pays en développement sans littoral et les Pays à revenu faible et intermédiaire) ; et l’adoption d’une feuille de route claire pour le suivi des engagements.

Concrétisation. Aujourd’hui  les hauts responsables étatiques dont le  ministre de l’Economie et des Finances Richard Randriamandrato vont de nouveau se réunir pour aborder la concrétisation des programmes.  On rappelle que l’année dernière le FMI a doublé l’accès des pays en développement aux mécanismes d’urgence. Ce qui a donné la possibilité à Madagascar de bénéficier de deux facilités de crédit rapide d’un montant total de 337,89 millions USD. La Banque Mondiale, la Banque Africaine de Développement et l’Agence Française de Développement ont pour leur part, respectivement octroyé des appuis budgétaires de 75 millions USD, 30 millions UC et 15 millions EUR afin d’atténuer les impacts de la crise de la Covid-19 et de combler le déficit de financement budgétaire causé par la pandémie.

R.Edmond

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Didier Ratsiraka, des honneurs désenchantés sur Facebook

Didier Ratsiraka, une photo d’antan, dans la force de l’âge.

Difficile pour le décès de l’ancien président de la République, Didier Ratsiraka, de passer inaperçu sur Facebook à Madagascar. Jusqu’à sa mort, le personnage génère des fractures sociales. A l’annonce de son décès, aux premières heures du 28 mars, la stupeur a d’abord frappé les « facebookeurs » et « facebookeuses ». Puis vers l’après-midi, les premières salves sont parties. « Je présente mes condoléances mais il est loin d’être un martyr de la patrie (mahery fo) pour moi », signale un internaute. « Je me souviens de toutes les fois où mes parents ont dû, dès les premières lueurs du jour, aller faire la queue pour pouvoir avoir du riz », se remémore un autre.

Sur Facebook, on aborde le carnage du 10 août 1991, avec ses morts, ses explosions sur les mines, ses tirs à balles réelles… Et le fait qu’aucune stèle n’ait été élevée à Iavoloha pour le commémorer, à l’instar de celui du 7 février 2009. A cette époque, on préférait probablement ne pas trop instrumentaliser le sang des autres. Les portés disparus durant les mandats de Didier Ratsiraka sont aussi cités. Tandis que d’autres « facebookeurs » tentent d’apaiser les propos. « Les malgaches ne s’entredéchirent pas sur un défunt », d’autant que celui-ci n’était pas encore enseveli. Ce à quoi d’autres rétorquent, « je pardonne mais je n’oublie pas ». Un travail énorme sur soi. Avec son décès, les mémoires se décrispent, les douleurs remontent.

D’après certains chercheurs, Facebook est aussi là pour dynamiser les cultures, du fait de la liberté accordée à tout un chacun d’évoquer ses états d’âme, dans le respect de la bienséance, sur le réseau social. Sur Facebook, on peut retrouver un auditoire libre de ses propos, mais aussi libre d’assimiler ceux des autres. Le facteur temps joue également de toute évidence un rôle essentiel sur ce réseau social. Dès lors, les systèmes de valeurs jouent au yoyo. Les enclos des certitudes des visions du monde et des systèmes de pensée s’élargissent. En ce qui concerne l’Amiral Rouge, le « Malagasy tsy miady amam–paty ». Traduction libre : « les malgaches ne s’entredéchirent pas sur un défunt » est greffé d’un travail de mémoire immédiat et bien sûr douloureux, pour toutes les parties. Tout cela dans la légitimité historique.

Quoi qu’il en soit, avec le décès de celui qui a dirigé Madagascar durant presque la moitié de son indépendance l’impression d’une histoire malgache contemporaine parsemée de blanc se dégage. Si celui qui « ne regrette rien » est évalué plus tard sur sa politique présidentielle. De bonne guerre. Les simples gens qui ont souffert des actes obscurs durant ses mandats traînent leur douleur pour, on ne sait jusqu’à quand.

Maminirina Rado

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Barea : Pour le meilleur et pour l’empire

Lors du dernier entraînement des Barea.

Plus optimiste que Nicolas Dupuis, tu meurs. Le sélectionneur des Barea l’a été hier, lors de la conférence de presse au Stadium de Barikadimy concernant les chances de Madagascar aux qualifications pour la CAN 2021.

« Je ne pense pas qu’en raison de son statut, la Côte d’Ivoire va s’amuser à lever les pieds et qu’elle va tout faire pour battre ces Éthiopiens », confiait Dupuis devant un parterre de journalistes. Une confiance certes légitime mais on ne se méfiera jamais assez du coach ivoirien, Patrice Beaumelle, pour qui l’essentiel est de terminer à la première place de ce groupe K. Autrement dit, il pourrait se contenter d’un match nul qui scellerait définitivement le sort des Barea puisque l’Ethiopie va aussi se qualifier dans cette configuration et cela quel que soit le score avec le Niger de cet après-midi. Autant le dire et à entendre Nicolas Dupuis, les Barea vont retrouver des couleurs avec l’arrivée de Rayan Raveloson et la grande forme de Loïc Lapoussin et Alexandre Ramalingom. Pas question apparemment de faire entrer un joueur local. Il va remettre dans les buts Melvin Adrien pourtant coupable d’avoir encaissé quatre buts sur les quatre tirs cadrés des Éthiopiens. Prudent, il renvoie la balle aux deux entraîneurs des gardiens dont le Malgache Lova comme s’ils ne savaient pas que Melvin ne joue plus à Martigues. Dans tous les cas, l’objectif est de gagner pour espérer se qualifier ou de sortir par la grande porte. C’est tout aussi simple que cela.

Clément RABARY

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Le pays en guerre contre l’épidémie de Covid 19

C’est un véritable branle-bas de combat qui doit maintenant être lancé face à cette épidémie de Covid 19 qui est en train de provoquer une hécatombe. La peur a gagné la population qui maintenant compte les morts. Les hôpitaux sont débordés et les services ne peuvent pas répondre à toutes les demandes d’assistance qui lui sont adressées. Le pays est à présent en état de guerre et la mobilisation doit se faire à tous les niveaux. L’état est certes en première ligne, mais ce sont tous les Malgaches qui doivent se sentir concernés par cette bataille contre un variant meurtrier.

Le pays en guerre contre l’épidémie de Covid 19

Les chiffres du bilan publiés par les services officiels n’ont jamais été aussi élevés. Mais à voir les décès enregistrés dans les familles actuellement, on sent qu’ils sont minorés et que la situation est alarmante. Midi Madagasikara a vu ses pages nécrologiques augmenter et de nombreuses annonces nécrologiques ont même été refusées faute de place. Les pouvoirs publics ont plus que jamais besoin de moyens pour répondre au désastre sanitaire qui est en train de s’installer. Madagascar s’est inscrite à l’initiative Covx, mais elle est en retard par rapport aux aux autres pays qui ont répondu dès l’année dernière aux propositions de l’OMS. Nous allons envoyer des représentants à une réunion internationale de haut niveau consacrée à la riposte Covid 19. On voit donc que tout est à présent mis en œuvre pour faire face à cette épidémie en train de nous submerger. Il n’est plus question maintenant de faire de reproches, mais il  est nécessaire d’unir ses forces pour vaincre ce péril. Il faut continuer à conscientiser tous ceux qui minimisent le danger. Il y a encore des personnes qui ne portent pas de masques et qui refusent de respecter les gestes barrières. Les sanctions les plus lourdes devraient tomber sur ces inconscients. Les Malgaches doivent maintenant plus que jamais être mobilisés contre un ennemi mortel.

Patrice RABE

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Ntsay Christian - Le reconfinement n’est pas à écarter

Si le Gouvernement a annoncé il y a quelques jours des mesures pour tenter de contrer l’avancée de la pandémie, il n'écarte pas totalement le retour d'un confinement plus strict à l'avenir, en cas de non-respect de ces mesures conduisant à une dégradation de la situation dans le pays. Ntsay Christian n'abandonne pas totalement l'idée d'un reconfinement. Si ce n'est pas l'option choisie pour le moment, le Premier ministre a tout de même prévenu, hier dans le cadre d’une descente à Mahamasina pour l’ouverture d’un centre de traitement Covid-19, que le confinement pourrait être de nouveau appliqué. Selon le Premier ministre, il est important que les nombreuses mesures prises afin de prévenir contre l’avancée de la pandémie soient respectées et ce, « afin d’éviter que l’Etat ne soit poussé à prendre d’autres mesures plus radicales, comme le reconfinement qui restreindrait la circulation de la population ». Le chef du Gouvernement remarque en effet que bon nombre de personnes n’ont manifestement pas encore conscience du danger. A cette mesure plus radicale que constitue le confinement, l’Exécutif a jusqu’ici préféré des mesures souples telles que l’interdiction des rassemblements de plus de 200 personnes en sus des sensibilisations au respect de gestes barrières. En outre, des localités telles que Mahajanga ou Nosy-Be sont astreintes à des restrictions de déplacement. Notons que la plupart des Malagasy sont réticents à l’idée d’un nouveau confinement qui mettrait à terre l’économie nationale déjà fortement touchée par la première vague de l’épidémie l’an dernier.La situation actuelle ne semble pas pour l’heure exiger une mesure telle que le reconfinement. L’Exécutif s’attelle à faire en sorte que ce scénario ne soit pas d’actualité. Le Premier ministre indique que l’Etat observe de près la situation au niveau des différents hôpitaux, notamment en termes de personnel médical, paramédical et de dotations en médicaments. Ntsay Christian dit que de nombreux établissements hospitaliers du pays disposent de concentrateur d’oxygène, toutefois, il consent à affirmer que les besoins restent présents. Il dit que l’Etat met en place une collaboration avec les entreprises de production et de vente d’ « oxygène ». Par ailleurs, le Centre de traitement Covid-19 au Palais des Sports et de la Culture a ouvert ses portes hier. Cet endroit doit permettre de renforcer les efforts pour contenir la propagation de la pandémie de la Covid-19. Le Premier ministre Ntsay Christian a effectué une descente sur le site hier pour constater de visu les préparatifs techniques pour l’accueil des malades. Pour rappel, le CTC est sous la tutelle du ministère de la Santé publique. Des médecins militaires seront les responsables directs au niveau de ce centre. La capacité d’accueil des malades de la Covid-19 doit être augmentée, explique le Premier ministre. Raison pour laquelle le Président de la République Andry Rajoelina a, dit-il, donné des consignes pour l’ouverture de deux CTC, l’un à Ivato et l’autre à Mahamasina, où les malades seront traités le plus convenablement possible. Le numéro un du Gouvernement Ntsay Christian réaffirme par ailleurs que le Gouvernement entier travaille de concert pour lutter contre la pandémie. Il précise en outre que le ministère de la Santé publique coordonne toutes les actions de lutte contre la Covid-19, non seulement à Antananarivo mais également dans toutes les Régions.

La rédaction

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Redressement d’Air Madagascar - « Il faut oser investir… »

Depuis l’année dernière, la situation de la compagnie aérienne nationale s’est dégradée de jour en jour. Le partenariat avec Air Austral n’a pas eu l’effet escompté. Et la crise générée par la pandémie de coronavirus n’a fait qu’aggraver les choses. Aujourd’hui, Air Austral n’est plus actionnaire d’Air Madagascar, les autorités mais aussi le nouveau conseil d’administration en place essaient alors d’élaborer un plan de redressement pour remettre la compagnie à flots. Toutefois, l’élaboration de ce nouveau business plan prend plus de temps que prévu étant donné la complexité des principaux problèmes d’Air Madagascar. Hugues Rajaonson, économiste et enseignant-chercheur, délivre alors à notre rédaction quelques propositions pour pouvoir réellement redresser cette compagnie aérienne, emblème du pays.

 

La Vérité (+) : Air Madagascar se prépare actuellement pour son redressement. Par quelle étape doit-elle obligatoirement passer pour atteindre cet objectif ?

Hugues Rajaonson (-) : « Le plus important aujourd’hui est de regagner la confiance des passagers. Il faut que tout le monde voyage de nouveau avec Air Madagascar. Pour ce faire, la compagnie aérienne nationale se doit d’offrir un service de très haute qualité. Dans ce sens, il faut oser investir notamment dans sa flotte. Nous ne pouvons pas conquérir de clients avec la flotte actuelle. En louant des avions, à des coûts plus qu’exorbitants, la compagnie ne pourra en aucun cas proposer des prix attrayants aux voyageurs et rivaliser avec les autres compagnies qui desservent Madagascar. De plus, ces appareils ne cessent de rencontrer des problèmes techniques impactant négativement sur la qualité de service d’Air Madagascar. C’est pourquoi, il est important d’acheter de nouveaux avions, au moins quatre appareils, l’un opérera les vols nationaux et les trois autres assureront les vols internationaux vers la France mais aussi vers la Chine. Les autorités doivent comprendre que pour redresser Air Madagascar, il faut prendre ces risques et perdre de l’argent. C’est le seul moyen de gagner de l’argent par la suite. Il faut éviter de penser à la rentabilité dès le début. Les concessions sont obligatoires mais il y aura toujours un retour sur investissements par la suite ».

(+) : Outre l’amélioration de la qualité de service, comment faire pour que tout le monde voyage avec Air Madagascar ?

(-) : « Pour reconquérir sa clientèle, en plus du service de très haute qualité, la compagnie aérienne nationale devrait aussi baisser les prix des billets pour les rendre plus accessibles au plus grand nombre, et principalement les voyageurs nationaux. Le prix du billet a toujours été un frein au développement du transport aérien dans la Grande île. Et louer des avions n’est pas la solution. Dans la situation actuelle, il n’y rien d’étonnant à ce que les billets d’Air Madagascar soient aussi chers ».

(+) : Dans cet esprit d’investissement, est-ce qu’il est opportun alors de trouver un nouveau partenaire pour remettre la compagnie sur les rails ?

(-) : «  L’idée de trouver un nouveau partenaire n’est pas mauvaise. Mais dans l’état actuel d’Air Madagascar, ce n’est pas opportun. Une compagnie pauvre, au bord du gouffre comme notre compagnie nationale en s’associant avec des grands leaders du secteur aérien comme Ethiopian Airlines ou Qatar Airways, ils risquent de les avaler tout cru. Air Madagascar demeurera effectivement à l’ombre de ces leaders, et ne pourra se mettre en avant comme il le faudrait. C’est pour cette raison qu’une compagnie aérienne se doit d’être puissante au moins au niveau régional avant de s’associer à d’autres compagnies aériennes. Il n’y a qu’à voir ce qui se fait dans le milieu ».

(+) : Vu tout le travail à accomplir, quel profil est le plus adapté pour devenir le prochain directeur général d’Air Madagascar ?

(-) : « En premier lieu, la personne qui sera à la tête de la compagnie nationale doit connaître comme sa poche le secteur aérien, mais surtout le maîtriser. Il est important aujourd’hui d’y remédier en ne commettant pas les erreurs passées. En second lieu, elle devra également être disciplinée et prête à faire des sacrifices pour la compagnie, parce que comme nous l’avons évoqué, le retour sur investissements ne sera pas pour tout de suite. Il faut alors qu’elle soit dévouée à la compagnie sans attendre de contreparties en tout genre. Et un dernier point, il faut que cette personne soit également prête à concurrencer toutes les compagnies aériennes. Dans tous les cas, une nouvelle stratégie ne peut se mettre en place qu’avec de nouvelles personnes ».

(+) : Certains avancent la liquidation pure et simple d’Air Madagascar

(-) : « Déclarer la compagnie nationale en faillite est une option comme tant d’autres. Des grandes sociétés aériennes l’ont fait tout en espérant que ce soit la bonne solution. Mais cela rejoint ma proposition de mettre des nouvelles personnes au sein de la compagnie ».

Propos recueillis par Rova Randria

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Décès de Didier Ratsiraka - Les hommages à un grand homme d’Etat continuent

Au lendemain des funérailles de l’ex-Président de la République, Didier Ratsiraka, les hommages continuent d’affluer de la part des simples compatriotes tant sur les ondes que sur les réseaux sociaux. De sa part, le ministère des Affaires étrangères a depuis hier mis à la disposition de toutes personnes intéressées un livre de condoléances. Ceux qui désirent d’y mettre quelques mots suite au décès de ce grand homme d’Etat pourront le faire au ministère des Affaires étrangères à Anosy depuis hier jusqu’à demain de 9 à 16 heures. Pour ceux qui ne peuvent pas faire le déplacement ont la faculté d’envoyer leurs condoléances par mail, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. .

Jean Claude Ratsimivony, PDG Groupe JCR

« Je salue ce grand homme qui m'a laissé une grande impression ces derniers temps. Quel que soit l'homme, quelle que soit l'opinion que l'on se fait de lui, la Nation a perdu un de ses fils parmi les plus brillants. Je n'ai pas assez de mots pour le remercier aussi sans qu'on lui ait demandé quoi que ce soit, c'est d'avoir fait découvrir le baume fosa aux Malgaches et au monde entier. Reconnaissance et gratitude. Nous tenons à présenter toutes nos sincères condoléances à la famille et leur souhaitons bon courage, pas une seule feuille ne peut tomber d'un arbre sans que son tour soit arrivé. Adieu Mr le Président ».

Général Ranto Rabarisoa, ancien président du CMDN

« Je me rappelle d’un homme très respectueux et qui accordait beaucoup d’importance à l’aspect humain », affirme cet ex – numéro un du Conseil militaire de défense nationale. Et d’ajouter que « Je suis de très loin son cadet, nous avions environ 15 ans d’écart d’âge mais il ne m’a jamais tutoyé ni m’avait appelé par mon prénom. Il a toujours fait preuve d’un grand respect et en a fait de même avec ses interlocuteurs ainsi que ses collaborateurs ».

Ramisandrazana, un des ténors du parti AREMA

« Il était très rigoureux par rapport à l’utilisation de la langue malagasy. Quand on discutait avec lui, on devait soit parler intégralement en malagasy soit entièrement en français. Il avait horreur qu’on mélange les deux langues lorsqu’on parlait avec lui. L’ancien Président Didier Ratsiraka était également une personne qui était très à l’écoute. Il pouvait écouter attentivement une personne parler sans la moindre interruption avant d’exprimer son avis, s’il était d’accord ou pas avec ce qu’on dit. »

Anny Andrianaivonirina, Présidente des Femmes journalistes

« Adulé au-delà de la raison des fois, haï, aimé, vénéré, suivi...beaucoup d'adjectifs pour l'attachement de tout un chacun à l'ancien Président Didier Ratsiraka. Ce Président-là m'a fait peur, eh oui. Il m'a fait rêver aussi. Le genre de personne devant qui je reste baba quand il parle même si des fois après, je râle. C'était un vrai Président. Mes sincères condoléances à toute sa famille. A tous ceux qui étaient de son parti, vous perdez un grand leader. Mes condoléances. Aux Malgaches, nous avons perdu celui qui nous a mis sur un piédestal en Afrique ».

Paul Bert Rahasimanana, dit Rossy, député de Madagascar

« Deba a soigné dans les détails sa sortie par la grande porte. […] Deuil national d’une journée pour laisser aux férus de foot comme lui assister au match à Toamasina d’où il vient et laisser jouer les Barea dans ce stade flambant neuf dont il a posé le premier gradin appelé dans toute l’île « mitabe » ! Il ne reste plus qu’à baptiser ce stade à son nom, lui qui était avant-centre à St-Michel pendant sa scolarité, et en reconnaissance de ce qu’il a fait pour le foot malagasy du temps du Club M. Souvenez-vous, « Ampidiro maître Kira » et ce dernier avait marqué. Amiral… chapeau et bon voyage. Et comme disent très bien les mpihira gasy « Handimby izay handimby an’ireny ».

Docteur Martial Henry, ami de jeunesse de l’Amiral

« J’ai beaucoup de tristesse car c’était un condisciple de classe de lycée. J’ai fait sa connaissance en 1955 sur le terrain de football de Toamasina. On était ensemble également au lycée Gallieni à Antananarivo. Après j’ai été à la faculté de médecine de Paris. Et j’ai été logé à la maison des étudiants de Madagascar à Arago, lui était étudiant à Brest, et on se rencontrait tous les samedis à la maison des étudiants de Madagascar, on avait l’opportunité de faire un petit repas à la malagasy, le « romazava ». C’est un ami de ma jeunesse. Il est devenu Président de la République malagasy mais on a gardé des relations amicales. Et je profite de cette occasion triste pour adresser toutes mes condoléances à sa famille et au peuple malagasy ».

Dex Manankasy, sociologue et artiste basé à Mahajanga

Pour lui, le défunt Président est un fédérateur. « Il est prouvé que lors de son décès, les différents protagonistes politiques savent se serrer les mains. Qu’ils aient conscience que le pays traverse une grande épreuve en ce moment et qu’ils fassent montre d’une volonté réelle de le sauver, de protéger la population et sa patrie. Beaucoup sont terrassés par le virus à cause du manque flagrant d’équipements, d’éducation et surtout de la sous-alimentation. J’exhorte les politiciens, du pouvoir comme de l’opposition ou ceux se disant neutres, à se débarrasser de leur hypocrisie ».

Erick Rabemananoro, doctorant en science politique résident à Washington

« Maintenant que l’Amiral a été inhumé, on peut démoucheter les fleurets sans fanatisme aucun pour s’intéresser au bilan de cet homme à l’intelligence et à la culture exceptionnelles, et qui a toujours pris à cœur de s’entourer de brillants intellectuels. Mais au final, pour quels résultats ? Certes, Didier Ratsiraka, c’est d’abord l’homme des réalisations indiscutables, comme la sortie de la Zone franc, la centrale électrique d’Andekaleka, les centres universitaires régionaux et le Palais national de la culture et des sports de Mahamasina. Avis aux incultes qui penseraient que l’histoire de l’humanité commence avec leur naissance ».

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Passoire ?

La Grande île serait-elle la grande passoire de l’océan Indien ? Ce questionnement, nous l’avions déjà posé mille fois. Nos responsables de la sécurité territoriale seraient-ils dépassés par les évènements ? Cette question nous l’avions déjà soumis mille fois. En termes réels, nous en tant que sentinelles avions tiré mille fois la sonnette d’alarme sur le danger que le pays encourrait de l’état poreux de nos frontières. On entre comme on le veut. On sort sans problème. Les résultats sont là ! Les mêmes ! Des indésirables clandestins s’infiltrent sans que les gardes-frontières parviennent à les interpeller. Des fauteurs de délits divers poursuivis par la Justice réussissent à disparaitre dans la nature à travers l’océan et réapparaitre sous d’autres cieux.

Lors de son intervention le soir du mars 2021, le Chef de l’Etat Rajoelina déplorait l’infiltration sur le territoire national, à Mahajanga, des Comoriens suspectés d’être porteurs du virus du nouveau variant d’Afrique du Sud. Les simples citoyens et observateurs s’indignèrent. Etant entendu que Mahajanga présentait depuis un certain temps un risque sérieux de s’incruster dans l’ « œil du cyclone » et devenir l’épicentre de la pandémie, pourquoi un tel forfait mortel puisse-t-il avoir lieu ? On aurait déjà dû prendre auparavant des mesures draconiennes de protection des frontières. On est désolé de constater que le nouveau variant sud-africain se fait inviter facilement dans le pays à cause des imprudences quelque part. Ce n’est qu’après le « mal », le vase cassé, qu’on va renforcer le contrôle du territoire. En fait, Madagasikara se rend malheureusement célèbre des mesures après la … casse. Du « Médecin après la mort » à tous les coups ! 

Les hauts commandements de l’Armée avec la bénédiction du Chef de l’Etat, chef suprême des Armées, viennent de restructurer l’Armée et ce avec grande pompe. L’objectif affiché étant de rendre cette grande entité assumant la défense et la sécurité nationale plus opérationnelle et donc plus efficace. A attendre les exposés des motifs et les raisons fondamentales de la démarche par les grands chefs, les concitoyens contribuables furent en droit d’espérer à une amélioration. Qui dit restructuration dit augmentation du budget ! Seulement voilà, on se désole de revivre les mêmes dégâts.

Et on repose les mêmes questions « nos Forces de la défense et de la sécurité chargées d’assurer le contrôle de nos frontières sont-elles réellement capables d’assumer leurs responsabilités ou non ? Ont-elles réellement les aptitudes nécessaires à anticiper ? » Il n’est plus un secret à tous que Mahajanga s’expose au danger réel d’infiltration clandestine des indésirables porteurs de ce virus mortel. Alors, pourquoi n’a-t-on pris toutes les dispositions nécessaires ? Le renforcement des mesures de contrôle doit être effectué bien avant. Les gesticulations des hélicos et autres offusquent les esprits. Cette belle cité des fleurs n’est plus que l’ombre d’elle-même ! Et pour cause, la négligence et l’imprudence de certains hauts responsables. Le virus se répand à une vitesse folle. D’autres localités comme Antananarivo n’y échappent pas. 

Et maintenant, le pays en pâtit. A l’allure où vont les dégâts, on est en passe de replonger dans le confinement. Une cruelle éventualité dont les impacts risquent d’abattre Madagasikara. 

A quand le pays puisse-t-il se débarrasser de cette mauvaise réputation de « passoire » ?

Ndrianaivo

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Société Baolai - Les préparatifs pour Pâques et Pentecôte sont ouverts

Une bonne nouvelle pour les amateurs d'appareils électroniques et électro-ménagers. Les fêtes de Pâques et Pentecôte approchant à grands pas, les grandes enseignes de la Grande île spécialisées dans ce genre de produits ne sont pas en reste dans les préparatifs. Dans cette optique, la société Baolai propose au public une large gamme d'articles de premier choix, dédiés à tous les types de budget et pour tous les goûts. « Un nouvel arrivage de produits est disponible dans tous nos show-rooms qui se trouvent à Analakely, Soarano et Bazar Be Toamasina. On peut citer entre autres les lasers Tv 100 pouces, les Smart Tv et téléviseurs Led, disponibles entre 22 et 85'' (tous garantis 1 an), les ustensiles de cuisine, les synthétiseurs, les lecteurs Divx/Dvd, les réfrigérateurs, les subwoofers, les fers à lisser (pour cheveux), les panneaux solaires mono et polycristallins,... », explique un responsable.Les détails sur ces offres sont à découvrir sur le site web et sur la page Facebook de Baolai, ou en téléphonant au 033 37 968 88 (heures de bureau). Les fêtes annuelles de ce genre représentent un moment privilégié pour toute la famille, rien de tel que du matériel de qualité pour passer du bon moment ensemble.
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Objectifs de développement durable - La progression de Madagascar évaluée en juillet

Plus que dix ans dans l'atteinte des dix-sept Objectifs de développement durable (ODD). En 2015, au même titre que les autres pays membres de l'Organisation des Nations unies (ONU), Madagascar a posé comme défi ambitieux de mettre fin à la pauvreté sous toutes ses formes, réduire significativement les inégalités et les injustices et mettre en œuvre les mesures pour faire face au changement climatique. Lors du forum de haut niveau qui s'est tenu en 2016 à New York (Etats-Unis), la Grande île a souscrit à l'examen national volontaire et y participera cette année, notamment en juillet prochain pour la seconde fois. Cet examen mesure la progression des pays dans l'atteinte des ODD. A cet effet, un atelier de consultation a été lancé hier au Carlton, Anosy afin de bien mener la rédaction du rapport. « L'élaboration du Rapport national volontaire de suivi des ODD est une occasion pour nous de partager au monde entier les efforts et les résultats obtenus par Madagascar en matière de mise en œuvre des ODDs. Le processus nous permet également de mettre en évidence les domaines dans lesquels Madagascar nécessite des appuis en matière de financement afin d'assurer la mise en œuvre de ces objectifs », souligne Olivier Ramiandrisoa, directeur général de l'Economie et du Plan auprès du ministère de l'Economie et des Finances. Pendant trois jours, les représentants dudit ministère, avec l'appui du Système des Nations unies à Madagascar ainsi que toutes les parties prenantes travailleront ensemble dans la rédaction de ce document. Ce dernier se focalisera sur la thématique de l'examen qui s'intitule : « Une reprise durable et résiliente après la pandémie Covid-19 ». Nos objectifs consistent à favoriser les dimensions économiques, sociales et environnementales du développement durable, ainsi que d'ouvrir une voie inclusive et efficace vers la réalisation de l'agenda 2030 dans le contexte d'une décennie d'actions à réaliser en faveur du développement durable.Solange Heriniaina
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Commune urbaine d'Antananarivo - Construction d'un marché à étage au Coum 67Ha

Le marché du Coum aux 67Ha se trouve dans un état de délabrement total. Durant la saison des pluies, les commerçants vivent sous l'eau. Outre les odeurs et les eaux stagnantes, la plupart des marchandises sont détruites à cause de ce problème. Cependant, ce lieu figure parmi les grands marchés célèbres de la Capitale, en particulier pour la vente des arts malagasy. 

Pour le premier magistrat de la Capitale, Naina Andriantsitohaina, la construction des infrastructures pour les commerçants ambulants figure parmi les priorités dans le programme « Veliranon'Iarivo ». Après celui de Behoririka, la construction d'un grand marché situé au Coum 67Ha commencera très prochainement.

Depuis le début de cette semaine, les occupants des lieux se sont déjà préparés à quitter l'endroit, si d'autres l'ont déjà fait. Un nouvel emplacement, concocté par la CUA, est déjà prêt pour les accueillir. Une fois les travaux terminé, ce sont ces commerçants qui sont les priorités pour intégrer ce nouveau marché. 

Travaux de 8 mois

En rappel, quelques commerçants au sein de ce marché ont refusé de quitter les lieux dernièrement. En effet, ils n'ont pas été avisés de cette nouvelle construction au sein du marché des arts malagasy, situé au Coum 67Ha. Ils ont même jugé que ce déplacement vers un autre endroit révèle une autre magouille pour libérer cet endroit, comme il a été le cas durant le mandat de l'ancien maire de la Capitale.  Après une rencontre entre les entreprises de construction, la Commune urbaine d'Antananarivo et les commerçants, ces derniers ont accepté de quitter les lieux pour quelques mois.

Recueillis par Anatra R.

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Covid-19 à Madagascar - Des enfants atteints !

« Mon fils âgé de 2 ans et demi a récemment contracté la Covid- 19. En fait, mon mari et moi étions atteints sans connaître notre état, et l'avons contaminé. Il a toussé pendant 3 jours, avant d'avoir une forte fièvre. Après auscultation, le pédiatre a constaté qu'il suffoque et devrait être hospitalisé. Mais au final, le médecin lui a prescrit un traitement médicamenteux approprié et nous a exigé un contrôle régulier strict de son état. Il se portait mieux le lendemain et actuellement, il est guéri », témoigne M.A, mère de famille résidant dans la Capitale.

« Mon enfant avait une forte migraine, une angine ainsi qu'une diarrhée, des symptômes que les adultes contaminés chez nous ont également présentés. Son pédiatre lui a aussitôt prescrit des médicaments et après quelques jours, son état s'est amélioré », nous confie R.R, la mère d'une fillette de 10 ans contaminée du coronavirus. Comme elles, certains parents ont déjà fait face à la contamination de leurs enfants, prouvée ou non par des tests TDR ou PCR. D'autres paniquent à l'idée que leurs enfants puissent contracter le virus, notamment à l'école, au point d'arrêter de les envoyer en classe depuis la semaine dernière.

Peu de cas graves

Forte fièvre, perte d'appétit, toux sèche, nez qui coule, insomnie, diarrhée. Les enfants atteints de la Covid-19 présentent en général ces symptômes, d'après le Dr Domoina Soa Kanto Rakotonoely. Ce médecin traitant auprès d'un cabinet à Analakely reçoit en moyenne un enfant sur 10 patients traités du coronavirus, âgés de plus de 10 ans. « Des bébés de 3 ou 6 mois pourraient contracter le virus. Les résultats positifs de leurs tests le confirment. Les symptômes sont presque les mêmes que ceux de la grippe, mais il n'y a pas de cas graves comme l'atteinte pulmonaire ou neurologique chez les enfants. De plus, le taux de mortalité et d'hospitalisation des enfants s'avère moins élevé par rapport à celui des adultes », ajoute le Dr Tovo Hery Ravelomanana, pédiatre œuvrant à Antananarivo. « Dès qu'un enfant présente des signes suspects ou a été en contact avec un adulte contaminé, ses parents doivent immédiatement l'emmener chez un médecin », préconise ce pédiatre. Actuellement, davantage de parents consultent les médecins dès que leurs enfants ne vont pas bien. D'ailleurs, les établissements scolaires refusent les élèves souffrants et exigent leur carnet ou ordonnance avant leur retour en classe, ces dernières semaines.

Patricia Ramavonirina

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Coronavirus - La gratuité du traitement remise en cause !

Plusieurs patients présentant des formes graves du coronavirus sont admis au niveau des services d'urgence des hôpitaux dans la Capitale. Cependant, grande fut la surprise qui les attend en constatant la facture présentée par les médecins. Ainsi, contrairement aux  propos avancés par les autorités sanitaires, le traitement de la Covid-19 dans les établissements hospitaliers demeure payant. Pire encore, il coûte très cher. Or, les difficultés respiratoires développées par les signes graves de la maladie requièrent une forte quantité d'oxygène. De plus, cette assistance respiratoire demande une importante somme d'argent pouvant atteindre  jusqu'à un million d'ariary.

« Après que j'ai présenté des symptômes graves, entre autres des difficultés respiratoires, j'ai été admis d'urgence à l'hôpital. Il m'a fallu une assistance respiratoire, de l'oxygène plus précisément, afin de survire. J'ai payé plus de 500 000 ariary rien que pour cela malgré le fait que j'ai été un cas suspect (…) Déjà qu'il a été très compliqué de trouver de l'oxygène, voilà qu'il coûte très cher. Vous n'imaginez pas le fait que nous avons dû dépenser des millions de francs pour les trois jours d'hospitalisation avant que le résultat du test PCR ne soit connu », se sont plaints des victimes. Malheureusement, il n'y a pas que les patients se présentant auprès des hôpitaux qui ne bénéficient pas de la gratuité des soins. Effectivement, ceux qui se rendent aux Centres de santé de base, Niveau II (CSB II) déplorent aussi le manque de médicaments tant promis. « En se rendant au CSB II, je ne vois pas quel virus disparaîtra avec seulement du Paracétamol et de la vitamine C. A la télévision, des responsables nous promettent du Magné B6 et de l'Azithromycine », a martelé un patient se considérant comme un cas suspect. 

Toutefois, les communiqués officiels disent le contraire. « Je réitère que le traitement des patients infectés par la Covid-19 reste gratuit. Cela inclut la consultation, l'hospitalisation, les médicaments, les suivis médicaux. Par contre, il faut savoir que cette gratuité commence au moment où le patient est confirmé positif au coronavirus. En d'autres termes, tant que le résultat du test PCR n'est pas encore sorti quels que soient les symptômes de la maladie, il faut se préparer à payer tout le traitement dont le besoin en oxygène », a souligné un responsable auprès du ministère de la Santé publique. 

Soulignons aussi que dans une publication partagée par le ministère de la Santé depuis sa page Facebook, les patients qui présentent des signes légers sont invités à rejoindre les CSB II. Il s'agit notamment de ceux qui sont atteints de toux sèches, de douleurs musculaires et thoraciques ou encore de maux de tête. Les médecins déployés auprès de ces établissements prescrivent des médicaments gratuits pour que les patients puissent suivre le traitement à domicile. Quant aux malades développant une forme modérée, plus particulièrement ceux souffrant d'une comorbidité, ils sont accueillis au village Voara Andohatapenaka et au niveau des Centres de traitement Covid-19 (CTC), sis à Mahamasina et Ivato. En ce qui concerne les patients atteints des formes graves du coronavirus, notamment les victimes de problèmes respiratoires, ils sont directement accueillis aux Centres hospitaliers universitaires d'Anosiala, Fenoarivo, Andohatapenaka, Befelatanana ou Ampefiloha. 

Notons que le CTC Mahamasina vient d'ouvrir ses portes hier pour accueillir les malades ayant des signes légers du coronavirus. 

K.R.

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Eliminatoires CAN 2021 - Madagascar n'ira pas au Cameroun

Mauvaise nouvelle pour la sélection nationale malagasy. La campagne de qualification pour la Coupe d'Afrique des Nations (CAN) a touché à sa fin mardi. Cinq places restaient encore à prendre pour la compétition au Cameroun et l'Ethiopie s'en est arrogée.  En effet, incapables de battre le Niger, les Barea ne participeront pas à la prochaine CAN qui se déroulera au Cameroun début 2022. Avant le match, l'équation était simple pour Madagascar : il fallait gagner et croiser les doigts en espérant que la Côte d'Ivoire l'emporte face aux Ethiopiens. Si les Eléphants ont rempli la deuxième partie du contrat, les "Barea" ont manqué le leur face au Niger.

Trop craintifs en première période, vu l'enjeu du match, ils se sont laissé dominer par un Niger pourtant déjà éliminé. A la deuxième mi-temps, sans doute poussée par les bonnes nouvelles de l'autre pelouse, l'équipe malagasy part à l'assaut des cages nigériennes. Pendant 45 minutes, les « Barea » poussent, tentent et tirent. Rien n'y fait, malgré les longs arrêts de jeu accordés par l'arbitre. Trois ans après la belle histoire en Egypte, les Malagasy ne verront pas leur équipe nationale dans une deuxième phase finale de CAN consécutive. Les deux victoires, les deux matchs nuls et les deux défaites n'ont pas suffi pour concrétiser les rêves malagasy.

Comme la RD Congo, Madagascar a aussi été sanctionné par la Covid-19, privé de ses joueurs constituant les pièces maitresses et ne se qualifiera pas pour la prochaine CAN.

Le Niger a joué le jeu pour avoir un point. « Je comprends la déception des Malagasy mais on se doit de rester serein. Le football c'est de la famille, cela pourrait nous arriver aussi.  On a tout de même contenu une très belle équipe. Pour nous, ce match est d'un grand enjeu car un match nul nous évite d'être barragiste pour la prochaine qualification à la CAN », explique Jean Michel Cavali, entraineur du Mena.

Ce match d'hier était surement le dernier match international pour certains joueurs des Barea.  Le sélectionneur national envisage désormais d'apporter une grande réforme au sein de l'effectif. « Je tiens tout de même à féliciter les joueurs. 

Ils ont tout donné jusqu'à la dernière seconde du match. Malheureusement, on a raté beaucoup d'occasions de but face à une grande barrière défensive nigérienne ». Trouver un avant-centre et donner de la place aux jeunes seront les principales préoccupations du coach. 

Prime d'encouragement aux joueurs

Malgré cette déception, la foule de Toamasina a clamé et continué de soutenir ses joueurs à la sortie du stade sur la route menant vers leur hôtel.  En tant que représentants des 26 millions de Malagasy, le Chef d'Etat Andry Rajoelina, représenté par ministre de la Jeunesse et des Sports, Tinoka Roberto a remercié les Barea sur la bataille qu'ils ont menée sur le terrain pour défendre les tricolores malagasy, comme il a aussi encouragé les joueurs avant le match. 

« Comme on a partagé la joie en Egypte, on va aussi partager cette défaite. On a encore d'autres défis à relever. Vous êtes la fierté de tout un peuple. Il faut savoir accepter cette élimination. On a des leçons à tirer et on va se relever. On vous dit aujourd'hui « Alefa les gars, alefa Barea. Une prime d'encouragement a été partagée aux joueurs», annonce le ministre Tinoka Roberto dans son discours.

La prochaine échéance des Barea de Madagascar sera les éliminatoires pour la Coupe du monde 2022 au Qatar qui se dérouleront en juin, juillet, septembre, et octobre de l'année courante. Madagascar est placé dans le groupe J, en compagnie de la République Démocratique du Congo, du Bénin et de la Tanzanie. Les éliminatoires commenceront lors de la fenêtre FIFA de juin 2021.

Elias Fanomezantsoa

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Vaccin Anti-Covid-19 : Madagascar s’inscrit au mécanisme Covax

Le vaccin Astrazeneca-Oxford est distribué dans le cadre du mécanisme Covax.

Une campagne de vaccination contre la Covid-19 devrait mettre à l’épreuve le système de santé publique malgache. Notamment, dans la mise en place de structures ou de systèmes devant permettre de gérer la logistique ou encore la chaîne d’approvisionnement du ou des vaccins. 

« L’État Malgache, via le ministère de la Santé publique, a décidé de s’inscrire à l’initiative Covax». Ce sont là les propos du Professeur Jean Louis Rakotovao, ministre de la Santé publique lors d’une vidéo diffusée sur la page facebook officielle de son département ministériel. Propos intervenus suite à l’annonce, via un communiqué de la présidence de la République, de la volonté de l’État à procéder à la vaccination. On a fait l’inscription à l’initiative Covax, le moyen permettant d’obtenir les vaccins contre la Covid-19, aujourd’hui suite à la décision prise hier », a lancé le ministre de la Santé publique dans la vidéo. Avant de préciser, « il y aura encore beaucoup d’étapes à franchir avant l’accès aux vaccins, mais l’inscription constitue déjà une étape importante dans la procédure». Une inscription qui est également survenue bien après « la publication de la liste de la première série d’attribution des doses du vaccin AstraZeneca-Oxford au participant du mécanisme Covax » vers le début du mois de mars 2021.

Pistes. En effet, les pays qui ont été sélectionnés pour être bénéficiaires des vaccins dans le cadre du mécanisme Covax ont dû présenter et faire approuver leurs plans nationaux de déploiement du vaccin par « un comité régional indépendant qui réunit des centaines d’experts d’organisations mondiales de la santé publique». Une présentation et une approbation qui se seraient déroulées lors d’une réunion, organisée par l’OMS ou Organisation Mondiale de la Santé, et des ministres de la Santé desdits pays. Ainsi, selon l’OMS région Afrique, «le plan national de déploiement fournit un cadre qui aide les pays à concevoir des stratégies pour le déploiement, la mise en œuvre et la surveillance du ou des vaccins anti-Covid-19 dans un pays». Il conviendrait de noter que le mécanisme covax consiste en «une initiative mondiale menée par l’OMS, Gavi (l’Alliance du Vaccin) et la Coalition pour les innovations en matière de préparation aux épidémies (CEPI) qui garantit un accès équitable aux vaccins contre la Covid-19». Si l’inscription est faite, reste à savoir si Madagascar sera sélectionné comme pays bénéficiaire des vaccins. Si la réponse est oui, les opposants politiques du pouvoir actuel devront se préparer à être les premiers à en recevoir.

José Belalahy

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RN1-Soamahamanina : Deux motards blessés dans un face-à-face avec un camion

Encore de l’imprudence des conducteurs. Samedi 27 mars vers 18 h 45, un camion Mercedes-Benz en provenance d’Antananarivo pour rejoindre Imeritsiatosika a heurté une moto ayant deux personnes à bord venant en sens inverse sur la RN1 à un endroit appelé Ambatomainty, commune rurale Soamahamanina (PK 92+200). Résultats, le choc a grièvement blessé les deux motards. Âgés respectivement de 63 et de 66 ans et résidant à Ambavahaditokana-Itaosy, ils ont été évacués d’urgence au centre hospitalier de référence régionale de Miarinarivo. Survenu dans un virage caché, cet accident a eu lieu à cause de l’imprudence des deux conducteurs qui ne se sont pas rendu-comptes que ce trajet est dangereux. C’est la raison pour laquelle le groupement de la gendarmerie Itasy mène actuellement une opération de conscientisation aux usagers de cette route nationale. La brigade de gendarmerie de Miarinarivo se charge de l’enquête.

T.M.

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Didier Ratsiraka : Hommage unanime de la classe politique

Toute la classe politique a réagi après la disparition, dimanche dernier, de Didier Ratsiraka. De tous bords, l’hommage a été unanime pour ce père de la seconde République malgache.

Il détient le record de longévité, de sa génération, sur la scène politique avec une carrière riche de 42 ans. Didier Ratsiraka, qui venait juste d’embrasser sa carrière professionnelle après des études à l’Ecole Navale de Brest, fait son entrée dans l’arène en 1972 dans le gouvernement transitoire du général Gabriel Ramanantsoa et occupe le poste de ministre des Affaires étrangères.  Depuis cette période trouble traversée par le pays, le nom de Didier Ratsiraka est resté gravé dans l’histoire politique. Et si son aventure sur Terre s’arrête quatre décennies après, au plus grand regret de sa famille et de ses proches, car il est parti rejoindre un monde meilleur, dimanche dernier à l’âge de 84 ans, la mémoire collective n’est pas encore disposée à l’oublier, à la mesure des hommages qui lui sont rendus après l’annonce de sa mort.

Honneur. Le président de la République ne tarit pas d’éloges à celui qui fut également, comme lui, mais à son époque, le plus jeune président en Afrique. « Le pays a perdu son « olo-manga », un homme d’Etat, un patriote et un dirigeant éclairé », a lâché Andry Rajoelina pour réagir après la disparition de Didier Ratsiraka. Une journée de deuil national a été décrétée, hier. Et malgré le contexte de la crise sanitaire, l’Etat lui a réservé une cérémonie digne pour faire ses adieux au père de la deuxième République. La cour d’honneur du palais d’Etat à Iavoloha, dont Didier Ratsiraka fut son artisan, a accueilli sa dépouille avant son enterrement aux côtés des Nationalistes à Avaratr’Ambohitsaina.

Mémoire de jeunesse. Il est connu et reconnu pour sa « qualité d’homme d’Etat et son patriotisme exemplaire », martèlent les hommages qui lui sont adressés. « Ses exploits lors de la révision de l’accord de coopération avec la France, en 1973, restent à jamais dans ma mémoire de jeunesse », a souligné Hery Rajaonarimampianina, qui a réagi, hier, depuis Paris, après la mort de Didier Ratsiraka. « Il a toujours su mettre en avant l’intérêt national et faire taire, en revanche, son ego au moment opportun », a témoigné l’ancien président. « Je réalise à quel point il s’attache à notre patrie » a, quant à lui, affirmé Marc Ravalomanana, son éternel rival en politique. Les divergences de point de vue, l’ancien président a reconnu qu’il en avait avec Didier Ratsiraka, mais le leader de l’opposition n’a pas manqué de lui rendre hommage, et est venu, lui-même, présenter ses condoléances à la famille et aux proches de l’ancien président, hier, à la chapelle de l’hôpital militaire de Soavinandriana.

Armée. Les institutions ont rejoint  l’hommage rendu à celui qui détient également, jusqu’à présent, le record de longévité à la magistrature suprême avec 23 années de règne. Le président du Sénat, Herimanana Razafimahefa et son bureau permanent ont partagé le deuil, quelques heures après l’officialisation de la mort de Didier Ratsiraka et les députés se sont empressés à l’hôpital de Soavinandriana pour présenter leurs condoléances à la famille Ratsiraka. Des condoléances qui s’adressent à la famille, aux proches, ainsi qu’à l’armée malgache, a, quant à lui, posté le Premier ministre, Christian Ntsay, sur la page facebook officielle de la primature.

Révolution. Didier Ratsiraka est un « Raiamandreny » a reconnu Thérèse Zafy, veuve de l’ancien président Albert Zafy, qui a communiqué à la presse une lettre présentant les condoléances à la famille de Didier Ratsiraka. « Le pays a perdu un patriote », a ainsi réagi Thérèse Zafy. « C’est un mastodonte de la politique malgache qui a disparu », a annoncé Norbert Lala Ratsirahonana, sur une chaîne privée. « Que la révolution pour laquelle il a milité ainsi que la réconciliation nationale qu’il a prônée ne soient pas de vains mots », a souhaité le parti Hery vaovao ho an’i Madagasikara. De son côté, Pierrot Rajaonarivelo, ancien vice-PM et ex-secrétaire national de l’Arema de déclarer que : “c’était un Raiamandreny. Ce fut un grand honneur pour moi d’avoir travaillé avec lui. Sans lui, je n’aurais pas occupé mes fonctions successives”. Pour sa part, Elysé Ratsiraka a souligné que : “c’était un patriote et grand timonier”. Quant à Ange Andrianarisoa à lui de faire savoir qu’“avec la disparition de Didier Ratsiraka, l’Arema est orphelin”. Et Rossy de conclure “j’ai perdu mon mentor”.

Rija R.

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Artiste : Hommage à Sammy Rabenirainy

L’annonce de son décès mercredi dernier a été un coup de tonnerre pour ceux qui apprécient le groupe Lôlô sy ny Tariny, pour ceux qui travaillent dans le secteur des médias, mais aussi pour ses amis et sa famille…

« Mangina ilay lokanga, very olomanga… ». La musique s’est tue un moment. Puis, ce petit air de violon sur les compositions des chansons de Lôlô sy ny Tariny s’est fait assourdissant. Non pas de cacophonie, mais d’un silence rugissant qui reflète un mal que l’on ne peut exprimer, qui vient du cœur. Tout est si rapide, de la vie au trépas, il n’y a qu’un pas. Un pas que jamais on aurait pensé qu’un homme comme Sammy pourrait enjamber. Car il y a de ces gens que l’on pense immortel, ces hommes de l’ombre qui tapissent nos vies, qui nous donnent envie de nous surpasser, parce qu’ils nous ont élevés ainsi. Plusieurs de ses collaborateurs reconnaîtront ainsi ce goût de la rigueur et de la perfection. Ne jamais se reposer sur ce qui est acquis, mais se dépasser et faire son travail comme il faut. Sammy nous a tous transmis la valeur du travail bien fait, et c’est sans doute le plus grand héritage qu’il a laissé à tous ceux qui ont collaboré, travaillé et appris de ses formations.

Souvenirs. Aujourd’hui, les souvenirs jaillissent, et les sourires commencent à s’esquisser. La douleur et la peine de la perte de cet oncle, de ce frère, de ce papa, de cet être cher perdurent, certes, mais les souvenirs de ces années que l’on a passées auprès de lui redonnent le moral. « Cela me rappelle nos séances de balance, avant les concerts et les cabarets. Avec Bebey, il parlemente, car il faut effectuer les balances même si l’on chante depuis des décennies… », se souvient Benny, plongé dans ses souvenirs. Des bribes d’histoires que tous ceux qui ont partagé un bout de chemin avec lui se remémorent, pour se recueillir, et pour panser une blessure profonde qui prendra du temps pour se refermer. Sammy est parti dans l’autre monde, mais ses valeurs se sont transmises, et tant que ses souvenirs inonderont nos pensées, il vivra toujours parmi nous.

Anjara Rasoanaivo

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Halatra kojakojan’ny fiara : Tovolahy tratra teo am-pibatana « culasse » tetsy Namontana

Tsy nampoizin’ity tovolahy iray 26 taona, mpangalatra kojakojana fiara ny nifanenany tamin’ireo pôlisy mpanao fisafoana ny faran’ny herinandro teo, tetsy Namontana Anosibe. Mbola sarona teny aminy moa ny « culasse »na fiara iray, izay vao avy nangalariny teny an-toerana.

Amin’ny fomba ahoana ? Izay avokoa no nahavalalanina ny rehetra tamin’ity tranga ity.  Raha hoe kojakoja ety ivelany mantsy, toy ny kodiarana sy ny sisa, na ireo ao anatiny mora alaina toy ny « batterie » sy ny « autoradio », mety azo saintsainina ihany fa ny an’ity tovolahy iray tetsy Namontana dia ny môtera mihitsy no nobatainy. Ny tapany ambony amin’ny môtera na ilay antsoina hoe « culasse ». Tsy vitsy amin’ireo tompona fiara eny amin’iny faritra iny tokoa no mitaraina fatratra ny amin’ny afitsok’ireto tontakely amin’ity halatra kojakojan’ny fiara ity. Saika lasibatra avokoa ireo fiara sendra tafapetraka amoron-dàlana ka tsy misy mpiambina. Teo anatrehan’ny zava-nisy sy ny fitairanana maro isan-karazany voarain’ireo mpitandro filaminana misahana iny faritra iny dia nisy ny hetsika entin’izy ireo hamongorana ireo asa ratsy isan-karazany amin’izany faritra izany.  « Tsy mikely soroka amin’ny fanamafisana ny fisafoana ireo faritra ao aminy » hoy ny fanazavàna. Nandritra izany fisafoana izany no nifanehatra tamina tovolahy iray niloloha bolongam-by mavesatra dia mavesatra ireo pôlisy avy etsy amin’ny kaomisarian’ny boriborintany fahadimy, manao fisafoana, ny alin’ny zoma hifoha sabotsy lasa teo, tokony ho tamin’ny sivy ora alina tany ho any. Nosakanana avy hatrany ny tovolahy satria dia hita fa nampiahiahy tanteraka ary nosavaina sy nanontaniana mahakasika ity entana nentiny. Ankoatr’io moa dia fantatra fa mbola nahitàna fitaovam-piadiana sy zava-maranitra tany aminy. Nentina avy hatrany natao famotorana tany amin’ny biraon’ny kaomisaria moa ingahirainy, izay fantatra fa isan’ireo mpangalatra kojakojam-piarakodia raindahiny eny amin’iny faritra iny. Eo am-panaovana ny fanadihadiana amin’izay tranga izay ireo tomponandraikitra. Heverina fa tsy ho ela ihany koa dia ho fantatra izay mpiray tsikombakomba aminy, na ireo mpaniraka na ireo mpandray entana halatra. Raha zavatra toa ireny mantsy dia heverina fa efa misy mpitady sy mpandray matoa sahy mandrava môtera iray mihitsy ireo mpangalatra.

m.L

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Rugby-Tournoi de repêchage : TAM et USI frappent fort

Lors du match opposant Ikopa à SOE Stade.

Le ballon ovale a trouvé le chemin de la compétition. La première journée du tournoi de repêchage avant le championnat de Madagascar Fédéral 1 ou TOP 20 s’est bel et bien déroulée, ce week-end, au temple du rugby Andohatapenaka. Six clubs répartis en deux poules sont dans la course à la qualification. Le premier de chaque poule après la troisième journée obtiendra son ticket et rejoindra les 18 équipes déjà qualifiées. Ce sommet national débutera le 24 avril. 

Tam Anosibe et USI Ikopa ont confirmé leur suprématie. Les deux grands clubs se sont imposés sans avoir tremblé face à leurs adversaires. Les gars du TAM ont défait FBM Bemasoandro par 42 à 28, tandis que les joueurs d’Ikopa ont écarté le Stade Olympique de l’Emyrne sur le score de 16 à 14. La deuxième journée qui aura lieu ce samedi présente une très belle affiche avec le choc opposant VTMA Antsalovana à FBM. Le deuxième match s’agit de la confrontation entre FTA Andavamamba et SOE Stade. « Le Top 20 a eu l’aval du Préfet de Police mais à condition que le nombre des spectateurs soit très limité. L’organisation de ce coup d’envoi s’est passée comme prévue avec le respect des gestes barrières préconisées », a fait savoir le directeur technique national (DTN) Antsoniandro Andrianorosoa.

Manjato Razafy

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Didier Ratsiraka : Un grand homme d’Etat

Didier Ratsiraka est né le 4 novembre 1936 à Vatomandry, fils d’Albert Ratsiraka  et Marcelline Vanona. Marié à Céline Marthe Velonjara, quatre enfants sont nés de cette union. Il s’agit d’Olga Ratsiraka, Sophie Ratsiraka, Annick Ratsiraka et Xavier Ratsiraka. Didier Ratsiraka est un militaire et homme d’État malgache qui fut par deux fois président de la République (1975-1993 et 1997-2002), soit 23 ans au pouvoir. Il est le fondateur du parti Arema. Concernant ses formations et ses études, il a fréquenté l’école Saint Joseph Frères des écoles chrétiennes à Toamasina. Durant son cycle secondaire, il est au collège Saint-Michel Amparibe. Admis en terminale au Lycée Henri-IV  puis en classe préparatoire scientifique, série mathématiques élémentaires et mathématiques spéciales, il va choisir par la suite la voie militaire. Il est admis à l’école navale de Lanvéoc Poulmic de Brest Finistère où il décroche le diplôme d’ingénieur de l’école navale et devient officier de pont (2e de sa promotion). En 1965, il poursuit ses études à l’école des officiers de transmission électronique (Toulon) où il obtient le diplôme d’ingénieur breveté des transmissions. Cinq années plus tard, en 1970, il intègre l’école supérieure navale à Paris. Pour ce qui est de ses distinctions honorifiques, citons entre autres, la médaille d’honneur Joliot-Curie, ordre du mérite français, grand-croix de la légion d’honneur française et grand commandeur de l’ordre national malgache. Un grand homme d’Etat a disparu.  

Recueillis par Dominique R. 

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Ampitatafika : Un mort et trois blessés dans la sortie de route d’une voiture

Le bilan de l’accident de la circulation survenu sur la RN1 à Ampitatafika, le samedi 27 mars dans l’après-midi, est de trois blessés et un mort. Selon les informations, les victimes étaient toutes à pied. L’accident a eu lieu à Avaratetezana-Ampitatafika. Un véhicule Peugeot 505 en provenance de Fenoarivo et en direction d’Antananarivo a fait une sortie de route et a fauché quatre piétons (un garçon de 13 ans et une femme de 33 ans habitant Ambatolampy-Ambohidratrimo ; un homme de 23 ans et une femme de 46 ans résidant à Ambohipo et à Anosibe) marchant sur le trottoir, à droite de la chaussée, après avoir heurté une moto et deux charrettes. Après le choc, les occupants du véhicule se sont enfuis. Alertés, des éléments du poste avancé de la gendarmerie d’Ampitatafika se sont rendus sur place. L’enquête préliminaire a révélé que l’imprudence du conducteur aurait provoqué cet accident qui s’est produit sur une ligne droite. Abandonné sur les lieux, le véhicule présentait peu de dégâts. 15 bouteilles de bières, dont 8 vides, y ont été découvertes. La moto et les charrettes, quant à elles, sont sérieusement endommagées. Blessés, les piétons ont été évacués d’urgence à l’hôpital Joseph Ravoahangy-Andrianavalona, tandis que la voiture a été conduite au poste de gendarmerie. Selon les dernières informations, la femme âgée de 46 ans susmentionnée n’a pas survécu à ses blessures. Le chauffeur de la Peugeot 505 serait un policier et se serait déjà rendu à la brigade des accidents de la Police nationale à Tsaralalàna. L’affaire est donc à suivre. Le dossier est entre les mains de la Police nationale.

T.M.

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Conjoncture : Le secteur privé sur le qui-vive face à la crise sanitaire

Les entreprises s’inquiètent face à l’évolution de la Covid-19.

La crise de Covid-19 pèse de plus en plus sur les activités productives et la survie des entreprises. C’est ce que nous a expliqué Antonia Andrianarisoa, chef d’entreprise opérant dans le secteur des produits alimentaires locaux. D’après ses dires, les opérateurs économiques ne se sont pas encore remis des plus de six mois de confinement, au cours desquels, ils ont dû payer des charges obligatoires, tels que les loyers, alors qu’il n’ y avait aucune recette. « Pour le cas de mon entreprise, nous étions obligés de réduire de moitié l’effectif du personnel. Cette situation est déplaisante, aussi bien pour les employés que pour les employeurs, car nous aussi, avons investi pour l’amélioration de compétence de ces salariés obligés de quitter l’entreprise. Cette année est censée être une année de relance, mais avec l’évolution actuelle de la Covid-19 à Madagascar, nous sommes très inquiets. Cela fait plusieurs mois que l’on essaie de survivre et on n’a plus ce qu’il faut en réserve, pour faire face à un nouveau choc », a-t-elle affirmé. Par ailleurs, elle a souligné que l’année dernière, son entreprise a payé un acompte d’impôts assez important pour l’exercice 2020, alors que finalement, il n’y a eu aucune activité. Si tel est le cas de la majorité des entreprises, les recettes fiscales perçues par l’Etat risquent de baisser considérablement, pour cette année en cours.

Antsa R.

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Fandroana 2021 : Hotanterahana eny Ambohimanga ny 11 aprily izao

Isan-taona hatramin’ny faha Mpanjaka, mba ho fampanjariana ny hasim-piandrianan’ny tany, ny Fanjakana, ary ny Vahoaka, no nankalazaina isaky ny tsinambolan’Alahamady ny « andro fandroana teto anivon’Imerina. Nisoronana omby volavita ary niara-nizara ny nofon-kena mitam-piavanana ny Mpitondra Fanjakana sy ny Vahoaka. Ankoatry ny fidiovana, ny fifamelan-keloka ary ny fivavahana ho amin’ny fitahiana, nifaliana sy nisaorana ny Zanahary tamin’ny fahavokarana ihany koa izany. Niaraha-nihinana ny vary amin-dronono notondraha-tantely. Amin’ity taona ity dia ny 11 Aprily izao ny tsinambolana Alahamady. Noho izany, io daty ny fikambanana Tranoben’Imerina no hanatateraka ny « fandroana » eny Ambohimanga. Ialohavan ‘ireo fomba fanao hatramin’izay ary hisiam-pisoronana hanajariana ny hasim-piandraianan’ny tany, ny fiaraha-misakafo ary ny fifanomezan-kasina toy ny nanamarihana azy hatrany am-piandohana. Marihia fa mifantoka tanteraka amin’ny famohazana sy fanetsehanany ara-panahy entina hiarovana ny Gasy amin’ny fisian’ny valanaretina  COVID-19 ny « Fandroana 2020-2021 » ho an’ny Tranoben’Imerina.

T.M.

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Tribunal de Mahajanga : Des individus braquent la salle d’archives

Quatre personnes ont été arrêtées par les gendarmes de la Section des Recherches Criminelles de Mahajanga (SRC), dimanche. Ils sont soupçonnés d’être les auteurs d’un braquage dans l’enceinte du tribunal de la première instance (TPI) Mahajanga. D’après les informations fournies par les forces de l’ordre, la salle d’archives et les pièces à conviction du TPI ont été vandalisées pendant la nuit de samedi. Les voleurs ont pris leur temps et pourtant personne n’a rien remarqué. C’est le cadenas de la porte abîmé qui a surpris les responsables. La salle se trouvait dans un état piteux et les documents étaient éparpillés partout. Des traces de pas ont été trouvées dans le couloir et des objets ainsi que des documents ont été volés dans la salle. Les éléments de la Section des Recherches Criminelles ont procédé à l’arrestation du gardien de l’enceinte. Des fouilles ont été effectuées chez le veilleur de nuit. Les forces de l’ordre ont découvert une hache, un fer rond de 10 cm, plusieurs graines de cannabis et une somme de 100 000 Ariary dans son sac. Mis en examen pour vol avec effraction, le gardien a dénoncé ses deux complices. En effet, une autre personne a été arrêtée en tant que receleur de cannabis. Ces individus ont été appréhendés dans leur domicile, et ont été placés en garde à vue. L’enquête est en cours pour mettre la lumière sur cette effraction. S’agit-il d’un simple vol ou certaines personnes veulent-elles récupérer voire faire disparaître quelques papiers dans la salle d’archives ?

 Yv Sam

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Handicap mental : Solidarité déclarée des centres de prise en charge

L’UNAPHAMM s’engage à faire respecter les droits des personnes handicapées

3% de la population malgache sont atteintes de handicap mental. Le manque d’infrastructure représente un obstacle à leur prise en charge, d’autant qu’un centre ne peut contenir que 120 jeunes. A cela s’ajoute une insertion difficile dans le milieu scolaire. C’est ce qui a été avancé lors de la réunion annuelle de l’Union Nationale des Associations pour les Personnes Handicapées Mentales à Madagascar (UNAPHAMM) qui s’est déroulée, samedi dernier, au siège des Orchidées Blanches Androhibe. Une situation à laquelle s’ajoutent les défis liés à l’accès à l’éducation. Comme l’a indiqué Rambeloson Hery Clément, président de l’UNAPHAMM «malgré de grands efforts, ils sont encore nombreux à ne pas avoir accès à l’éducation». Pour y remédier, plusieurs centres se sont répartis, avec le soutien de l’Organisation Non-Gouvernementale, Orchidées Blanches, dans les provinces et à Antananarivo. Outre les propositions de formation, des livres ont été distribués, entre autre «Tsy mitovy amin’ny ankizy rehetra ny zanako » (Votre enfant est différent) afin d’aider les éducateurs et les parents à participer activement à l’éducation de leurs enfants, et ce, malgré leurs différences. Andrianarivony Faralalao, coordinatrice de l’organisation, encourage les parents à oser en parler, en notant : « le confinement a été favorable car il a en quelques sortes forcé les parents à s’occuper de leurs enfants. » Ce responsable d’ajouter que l’insertion des enfants vivant avec un handicap mental dans une société reste fondamentale pour ces derniers. Il conviendrait de noter que la réunion annuelle de samedi dernier a consisté à faire le bilan des activités faites en collaboration depuis trois ans, avec Humanité et Inclusion. Les perspectives ont également été évoquées lors de la réunion qui a vu la participation de 17 centres venant des quatre coins de l’île. 

Tsileferintsoa Rova (Stagiaire)

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Décès : Taa Tense au firmament éternel de la variété malgache

La jolie Taa Tense n’illuminera plus le paysage musical malgache(crédits photos : Taa Tense)

Le décès de Tsizaraina Nathalie Hortense Rajaonarivony, connue par son nom de scène Taa Tense, a surpris le milieu de la variété malgache samedi. Selon les informations recueillies auprès de ses proches, elle a succombé des suites de son accouchement. Le nouveau-né a cependant survécu. Le dernier mot qu’elle a laissé sur « facebook » adressé à son mari déchire encore plus le coeur de ses fans. Elle y déclare tout son amour à celui–ci et lui demande d’offrir à leur enfant toute l’attention dont il est capable.

Taa Tense a connu une ascension dans la variété malgache dans les environs des années 2010. Elle a sorti des chansons à succès comme « Tsy tiako intsony », « Mbola tiako » et des meilleurs. Elle s’est fait ensuite discrète quelque temps, avant le début de la pandémie. En 2020, elle s’est un peu affichée en sortant des titres sur les réseaux sociaux. Selon le programme de la famille, la dépouille de la chanteuse va quitter Antananarivo ce jour pour rallier Fandriana. Elle rejoindra sa dernière demeure à Ampotaka Ankafobalo.

Maminirina Rado

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Disparition de Didier Ratsiraka : La Nation perd un « Raiamandreny »

L’ancien président Didier Ratsiraka s’est éteint à 84 ans.

Le tout Antananarivo a réservé un dernier hommage vibrant à l’ancien président.

« L’Amiral a tiré sa révérence ce matin. Il a rejoint les étoiles d’où il continuera de veiller sur nous ! » C’est ce que l’on pouvait lire dimanche matin sur la page Facebook de l’ancien président Didier Ratsiraka. Ses proches ont annoncé la mort de l’ex-Chef d’Etat à l’âge de 84 ans. Né le 4 novembre à Vatomandry, Deba s’est éteint le dimanche 28 mars, vers 6 heures, selon ses proches. Hospitalisé à l’hôpital militaire de Soavinandriana avec son épouse depuis le mardi 23 mars, il aurait succombé à la suite d’une crise cardiaque. Son hospitalisation faisait suite à un contrôle sanitaire de routine due à une petite grippe ». La mort de l’ancien président a été confirmée par le président Andry Rajoelina lors d’une déclaration à la Nation organisée dans l’après-midi de dimanche. « Le pays a perdu un illustre patriote », a affirmé l’actuel homme fort du pays dans une réaction à chaud publiée sur son compte tweeter. En effet, de son vivant, Didier Ratsiraka a été connu comme étant un grand politicien, un grand intellectuel, un fin stratège, un vrai leader, un vrai patriote, mais aussi et surtout un « Raiamandreny » et un « Olomanga ». Bref, Deba était un grand homme politique ayant marqué l’histoire de Madagascar. C’est la raison pour laquelle le régime a décidé de lui accorder une cérémonie d’adieux très particulière. Dans l’après-midi de dimanche, le président Andry Rajoelina a pris un décret « déclarant la journée du 29 mars 2021, jour de deuil national sur toute l’étendue du territoire de la République de Madagascar, pour rendre hommage à l’ancien président Didier Ratsiraka ». Le drapeau national était en berne. Pour la première fois depuis 61 ans d’indépendance, les programmes prévus dans le cadre de la commémoration de l’insurrection populaire du 29 mars 1947 ont été annulés, alors que des cérémonies ont été prévues cette année, entre autres à Manakara et Moramanga. Le régime Rajoelina a réservé des funérailles nationales au fondateur du « Boky Mena ». 

Cérémonie d’adieux. Mis à part les familles du défunt, plusieurs personnalités venant des quatre coins du pays ont assisté à la veillée funèbre qui s’est tenue dans la nuit de dimanche, à la chapelle de l’hôpital militaire de Soavinandriana. Parmi ces personnalités figurait l’ancien président Marc Ravalomanana qui, en revanche, a brillé par son absence lors de la cérémonie d’adieux organisée dans la cour d’honneur du Palais d’Iavoloha hier après-midi. Pourtant, selon les informations recueillies auprès des organisateurs, comme tous les anciens Chefs d’Etat, Ravalo a également été invité. Mis à part les membres de la famille du défunt président et le couple présidentiel, tous les Chefs d’institution dont le président sortant de la HCC, Jean Eric Rakotoarisoa, l’ancien Chef d’Etat Norbert Lala Ratsirahonana, des membres du Corps diplomatique et consulaire, ainsi que les membres du gouvernement dirigés par le Premier ministre Ntsay Christian ont assisté à cette cérémonie organisée dans le strict respect des gestes barrières et des mesures sanitaires. C’est la première fois qu’un tel hommage a été réservé à une personnalité politique depuis l’indépendance de Madagascar. 

Cérémonie militaire. En effet, le tout Antananarivo a réservé un dernier hommage vibrant à Deba qui a dirigé le pays pendant 23 ans, de 1975 à 1993, puis de 1997 à 2002. Haies d’honneur, des cris, des larmes et des applaudissements lui ont été réservés durant 1h45min de trajet de sa dépouille mortelle, du Palais d’Iavoloha jusqu’au Mausolée d’Ambohitsaina où son corps a été inhumé hier l’après-midi. Mis à part les quatre combattants nationalistes qui ont participé à la lutte pour l’indépendance, le président Didier Ratsiraka figure donc parmi les rares patriotes inhumés à Ambohitsaina. Par ailleurs, ayant été le seul Officier 5 étoiles de l’Armée Malagasy, une cérémonie militaire a également été réservée à l’Amiral. 

Souveraineté et patriotisme. Dans son discours, le président Andry Rajoelina a déclaré que « feu Didier Ratsiraka n’était pas seulement un ancien président mais il était aussi le symbole de la souveraineté nationale et du patriotisme ». Andry Rajoelina considère l’Amiral rouge comme son mentor. D’ailleurs, les deux présidents entretenaient une bonne relation. « Une relation basée sur le respect mutuel », a laissé entendre l’actuel homme fort du pays qui a révélé au cours de son discours qu’il s’est encore entretenu par téléphone avec Deba la nuit avant sa disparition, à 21h45. « Il était en forme et ne présentait aucun signe de fatigue. Je n’en reviens pas qu’il nous a quittés le matin », a-t-il fait savoir. 

Bâtisseur. Juste avant de mourir, le président fondateur de l’Arema a encore donné des conseils au président Andry Rajoelina, à propos entre autres, des actions pour le développement du pays, mais aussi concernant la lutte contre la COVID-19 et les vaccins contre cette pandémie. En effet, Andry Rajoelina considère Didier Ratsiraka comme un bâtisseur. Il a notamment rappelé la construction des CEG au niveau des communes, des EPP au niveau des Fokontany, des hôpitaux et de différents bâtiments administratifs, le Palais des sports de Mahamasina et plusieurs infrastructures qui ont été construites sous la deuxième République. « C’était aussi un président visionnaire qui a occupé l’échiquier politique malgache pendant 50 ans », a-t-il martelé. Andry Rajoelina estime que rares sont les leaders politiques qui disposent du courage que revêtait l’Amiral. Et lui de rappeler au passage que ce dernier était le premier à avoir réclamé la restitution des îles Eparses. Selon ses dires, « le nom de l’Amiral Didier Ratsiraka ne pourra jamais être effacé de l’histoire de Madagascar ».   

Davis R

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Stade Barikadimy : « Le respect des mesures sanitaires est très strict » réitère Tinoka Roberto

Le ministre visitant le Stade de Barikadimy rénové.

Tout est fin prêt pour la rencontre entre Madagascar et le Niger de cet après-midi. Une qualification à la CAN au Cameroun en janvier 2022 est à la clé.

Depuis plusieurs semaines, les équipes du ministère de la Jeunesse et des Sports travaillent à fond pour l’organisation de la 6e journée des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations 2021 en collaboration avec la Fédération Malagasy de Football. Dimanche en fin d’après-midi, une forte délégation conduite par le ministre de la Jeunesse et des Sports, Tinoka Roberto a fait le déplacement au Stade Barikadimy pour voir de près les travaux réalisés sur place entre autres la mise en place des sièges individuelles, les locaux techniques et surtout de la construction de la loge présidentielle. « Avec Mahamasina qui est en cours de construction, ce stade est le plus beau au pays et même dans la région Océan Indien et respecte les normes internationales exigées par la CAF et la FIFA. Nous remercions le président Andry Rajoelina d’accorder de l’importance aux sports qui passe sans doute par l’amélioration des infrastructures sportives », a souligné le ministre. C’est pour la deuxième fois consécutive que la ville de Toamasina accueille un match des Barea.

Limité. Avec la situation de pandémie et les interdictions de rassemblement, le ministre tient à rappeler qu’il n’y aura pas de ticket réservé au grand public pour le match de demain opposant Madagascar à Niger. « Seuls les clubs de supporters peuvent assister au match, pour éviter la propagation de la pandémie de Covid-19. Les Barea ont besoin de soutien et c’est pour cela que les supporters prêts à enflammer le Stade seront admis au Stade tout en respectant les mesures sanitaires comme la distanciation sociale, le port du masque et l’utilisation de la solution hydroalcoolique », a continué le numéro Un du sport malgache. Selon la dérogation de la Confédération Africaine de Football, 1500 spectateurs sont autorisés à assister au match. Il n’y aura ni fan zone, ni écran-géants à mettre en place dans la ville de Toamasina. Depuis son arrivée dans la ville du Grand Port, Tinoka Roberto est au four et au moulin pour offrir aux joueurs les bonnes conditions pour leur préparation. Un signe de l’engagement étatique pour les Barea de Madagascar.

T.H

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Deba : « Une vie quasi-monacale »

La résidence de l’Amiral à Mangarivotra était à la mesure de son mode de vie

Le destin a fait en sorte que l’Amiral passe l’arme à gauche le 28 mars pour être inhumé le lendemain 29 mars, date historique dans la lutte de libération nationale.

Le hasard du calendrier est à l’image du nationalisme et du patriotisme de celui pour qui « la souveraineté nationale n’est pas négociable ». Une phrase qu’il avait prononcée lors de la révision des accords de coopération franco-malgaches en juin 1973 à Paris, du temps où il était ministre des Affaires Etrangères et fraîchement promu au grade de capitaine de frégate. Un autre signe du destin pour l’ancien élève de l’Ecole navale de Brest qui était destiné comme les autres « Bordaches » de l’établissement militaire, à occuper des postes de commandement à bord de bâtiments de la marine nationale.

Taxi-brousse. En plus du commandement des patrouilleurs « Mailaka » et « Tanamasoandro », le jeune officier de marine avait pris par la suite, la barre du navire « Madagascar » et virer à bâbord avec le « Boky mena » comme livre de bord. Après avoir navigué dans les eaux du socialisme et du progressisme qui avaient le vent en poupe dans les années 70, il était obligé de virer de 180° à tribord pour se mettre au PAS (Programme d’Ajustement Structurel) vers la fin des années 80. Et ce, pour que le navire devenu « taxi-brousse » puisse sortir du « tunnel », deux images allégoriques qui ont  marqué les deux premiers septennats du chef suprême des « mpitolona manao fanamiana ».

Sacerdoce. Ancien élève du collège Saint-Michel à Amparibe, Didier Ratsiraka ne profita pas seulement de la réputation des Jésuites d’être des intellectuels mais il fut aussi marqué par leur mode de vie. « Je mène une vie quasi-monacale », devait-il …confesser, dans une interview exclusive accordée à notre journal à l’époque. Hier, sa famille a choisi la chanson « Wonderful life » à la fin de la cérémonie d’ultime hommage à celui dont la vie n’avait rien de bling-bling ni de « wera wera ». Le mode de vie de l’Amiral « 5 étoiles » était sans rapport avec le standing d’un hôtel de même catégorie. Il considérait sa mission à la tête de l’Etat comme « un sacerdoce ». Même lorsqu’il n’était plus aux commandes, l’Amiral continuait de faire sienne la devise « Ho an’ny Tanindrazana » car pour lui, un « militaire n’est jamais à la retraite pour la Patrie».

Moins fortuné. En tout cas, pour ses partisans, il restait le « Deba » qui était en réalité le « Rola ». Rien à voir avec le « sefo deba » ou chef de bande qu’on voyait dans les films des années 70 à 90 avec des barons de la drogue ou des parrains de la mafia. Il n’était pas non plus un « cow boy », encore moins un chasseur de primes quoiqu’il lui arrive souvent de porter un Stetson. De tous les présidents qui se sont succédé dans la Grande Ile, il était le plus longtemps resté au pouvoir mais il est le moins fortuné. C’est à l’image de la Mercedes Berline vieux modèle sur cale dans l’arrière-cour de sa résidence. Entre deux poteaux d’étendoir à linge.

Mangarivotra. Durant son exil en France, il vivait dans un simple  appartement dans la Villa de Madrid qui est en fait le nom d’une voie privée dans cette commune de Neuilly-sur-Seine. De retour à Madagascar, il n’avait pas de pied-à-terre. Balloté entre la propriété d’un ami à Soanierana et une maison qui ne lui appartenait pas non plus à Ambohitrarahaba, l’Amiral avait fini par jeter l’ancre du côté de Faravohitra, dans un domaine faisant partie du patrimoine de l’Etat. Plus précisément à Mangarivotra, un nom prémonitoire pour cet « Olomanga » de la Nation passionné de belote qui a proposé la carte du vaccin contre le Covid-19.

R.O