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Les actualités à Madagascar du Samedi 30 Janvier 2021

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Affaire 73,5 kilos d’or : Des enquêteurs français attendus à Madagascar

Moment de vérité lundi prochain pour les trois passeurs au Kempton Park Magistrate’s Court à Johannesburg.

Le procès des trois passeurs arrêtés le 31 décembre 2020 à l’aéroport OR Tambo à Johannesburg se tiendra ce 1er février 2021. A Madagascar, l’enquête se poursuit notamment au niveau de la direction de la police judiciaire à Anosy qui vient de lancer des avis de recherche.

Prévu le 2 janvier dernier, le procès concernant les 73,5 kilos d’or est reporté pour ce lundi. Sauf second renvoi, les trois trafiquants comparaîtront à la date indiquée, devant le Kempton Park Magistrate’s Court sis à l’Est de Johannesburg où ils risquent d’être inculpés de contrebande, c’est-à-dire de fraude douanière et de blanchiment d’argent compte tenu de la valeur de la marchandise saisie estimée à R-60 million en monnaie sud-africaine ou l’équivalent de 17,5 milliards Ar ou 87,5 milliards en franc malgache. Sans compter les devises étrangères qui ont été également surprises en leur possession par la brigade anti-criminalité en Afrique du Sud.

Passeport français. On sera fixé dans trois jours sur l’issue de la demande d’extradition transmise par le canal diplomatique aux autorités sud-africaines par la justice malgache qui a ensuite lancé un mandat d’arrêt international à l’encontre de Mahamodo, Anjaranantenaina Heriniaina et Regasy Francis Deliot. Comme leurs noms l’indiquent, le second et le troisième sont tous les deux de nationalité malgache. En revanche, le premier a un passeport français même s’il réside à Mahajanga. L’un des trois suspects étant un ressortissant français, la France va dépêcher des enquêteurs à Madagascar, pays de provenance des lingots d’or, aux fins de mener des investigations sur cette affaire de criminalité transnationale organisée qui est suivie de près par Interpol.

Commission rogatoire internationale. L’un des cadres de l’Aviation Civile de Madagascar (ACM) placé sous mandat de dépôt a également la nationalité française. Ce qui a amené l’Ambassade de France à s’enquérir auprès du ministère malgache de la Justice, de la situation de son ressortissant qui est placé en détention préventive à la maison de force de Tsiafahy qui est, en principe, réservée aux grands criminels et aux détenus déjà condamnés. Un autre Français, en l’occurrence, le patron de la société de sécurité Lionel Lelièvre a été écroué hier dans le même établissement pénitentiaire dans le cadre de l’assassinat de Danil Radjan qui est un « Karana » ayant la nationalité française. Il n’est pas exclu que la justice française envoie également une commission rogatoire internationale pour enquêter sur cette affaire présumée liée à des actes de kidnapping sans exclure des liens éventuels avec les 73,5 kilos d’or.

7 personnes recherchées. Pour en revenir justement à cette contrebande d’or, la direction de la Police Judiciaire a lancé hier des avis de recherche à l’encontre de sept personnes « fortement impliquées dans l’affaire de mise en circulation à titre gratuit, de substances minérales avec des pièces justificatives sciemment établies de façon inexacte, faux et usage de faux en écriture publique, bénéficiaire d’abus de fonction, corruption active, corruption passive, délit de contrebande par aéronef, non-respect des obligations de rapatriement des devises, acte d’exploitation de substances minérales et mise en circulation à titre gratuit des substances minérales ». Les sept personnes recherchées sont Saady Fanohizana (l’unique femme) ; Ben Hassan Salimo ; Azaly Failaza ; Toky Nathan dit Teddy ; Andrianantenainambinintsoa Pierre Stenny ; Andriafendrianana Amstrong ; et Mahamodo Saïd. Ce dernier a-t-il un lien de parenté avec l’autre Mahamodo arrêté en Afrique du Sud ?

R.O

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Assassinat de Danil Radjan : Le patron du COPS écroué à Tsiafahy

Six mois plus tard, l’étau s’est resserré contre lui… (2e à droite)

Rebondissement sur l’affaire avec l’arrestation, de bon matin hier, de Lionel Lelièvre, le patron de la société de gardiennage C.O.P.S. Entre 2 heures et demie et 3 heures du matin, hier, les éléments de la police criminelle ont mis la main sur lui dans une maison à Ambatomirahavavy. Le ressortissant français a été par la suite emmené dans les locaux de la brigade criminelle à Anosy, un lieu dont il est devenu un habitué puisqu’il s’agit de sa troisième arrestation et toujours par ce service de la police. De sources concordantes, il n’y avait plus d’audition d’usage. « La police a exécuté un mandat d’amener décerné par le tribunal. Ce qui veut dire procéder à l’arrestation et présenter par la suite le concerné devant le juge », a-t-on appris de ces sources. Les agents de défèrement ont attendu le milieu de matinée pour le présenter devant le juge d’instruction qui a aussitôt signé son billet d’écrou pour la maison de force de Tsiafahy. Secret de l’instruction étant, aucune information ne filtre pour l’instant sur le motif de la mise sous mandat de dépôt. Les faits de ces derniers temps laissent pourtant penser à trois hypothèses qui restent à vérifier. Des trois choses l’une, Lionel Lelièvre aurait-t-il négligé sa mise sous surveillance judiciaire ? Dans le cas d’une mesure de sûreté pareille, le moindre non-respect du pointage hebdomadaire devant le juge qui s’en charge pourrait être lourde de conséquences.

Vidéos virales. Secundo, les vidéos partagées la semaine dernière sur les réseaux sociaux, auxquelles le Français passe aux aveux d’assassinat, auraient fait bouger le dossier en phase d’instruction. En plus de ces vidéos devenues virales, les procès-verbaux de Tiana, Velo et Mahefa ont été aussi rendus publics via Internet. Ces trois agents de la société Cops ont avoué le crime et tiennent leur patron pour le commanditaire de l’acte moyennant une somme d’argent. Toujours dans les vidéos et outre les aveux, Lionel a mentionné, à son tour, les noms de ses deux clients (patrons du crime). Ce sont deux Indo-pakistanais de nationalité française. Il reste à savoir si l’enquête débouchera sur leur mise en accusation. Troisième hypothèse, la plainte déposée au parquet de Paris par Me Nicolas Goutx pour saisir la justice française aurait-elle servi à quelque chose ? Pour un petit rappel, Danil Radjan a été retrouvé sans vie le samedi 19 septembre 2020, dans un parking situé au sous-sol du centre commercial La City, à Ivandry. Le corps du père de famille de nationalité française d’origine indienne a été retrouvé les mains et les pieds ligotés et présentait des traces de strangulation. Les images de vidéosurveillance ont trahi les trois agents de COPS. Ils ont été placés à Tsiafahy à l’issue de leur défèrement au parquet d’Antananarivo, contrairement à Lionel Lelièvre qui a bénéficié d’une mise sous contrôle judiciaire. Six mois plus tard, les quatre personnes, le patron et ses trois agents se retrouvent à Tsiafahy.

D.R

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Éducation nationale : Gangrenée par la corruption

L’éducation nationale n’est pas épargnée par le fléau de la corruption.

Du favoritisme aux abus de pouvoir en passant par la falsification des qualifications et l’usage de faux diplômes, la corruption gangrène le secteur de l’éducation à Madagascar. Un fléau qui frapperait à tous les niveaux du secteur en question si l’on se réfère au rapport de diagnostic sur les incidences de la corruption dans le secteur de l’éducation à Madagascar signé par Transparency International Madagascar (TI Madagascar) publié hier. Un rapport qui met en lumière les différents types de corruption qui sévissent dans le secteur de l’éducation ou encore leurs impacts socio-économiques. La lecture du rapport suppose que la Transparency International Initiative Madagascar a opté pour une approche provinciale de la problématique.

Types. Ainsi, si les pots-de-vin, les abus de pouvoir, le favoritisme, le népotisme ou encore les faux diplômes perpétrés par les DREN (Direction Régionale de l’Education Nationale), les enseignants fonctionnaires, les membres du CLAC, les autorités, les enseignants subventionnés, les inspecteurs ou encore les CISCO constituent les types de corruption dans la province d’Antananarivo. La corruption revêt la forme de détournement de fonds, de favoritisme ou de népotisme ou encore d’abus de pouvoir à Mahajanga. Il conviendrait de noter que l’enquête nationale a été menée dans 14 CISCO ou Circonscriptions SCOlaires représentant 416 établissements du pays et plus de deux milliers de personnes.

Facteurs. Dans son rapport, la Transparency International Initiative Madagascar avance divers facteurs entraînant le fléau de la corruption dans le secteur de l’éducation. Le recrutement est premièrement mentionné par l’organisme. La corruption règne en maître dans le processus de recrutement dans lequel des responsables locaux comme les chefs ZAP ou Zone Administrative Pédagogique, les Chefs CISCO seraient les acteurs des pratiques corruptives. Lesdites pratiques seraient également observées dans l’organisation des évaluations pédagogiques tels que les examens officiels des élèves. Lors de la délivrance des certificats et des brevets, certains parents achèteraient le diplôme de leurs enfants. Le prix d’un certificat du CEPE étant compris entre 100.000 et 200.000 Ar dans certaine région si l’on se réfère toujours au rapport du TII Madagascar.

Entraves. La corruption dans le secteur de l’éducation nationale a des impacts socio-économiques néfastes pour le pays. Entre autres, la dévalorisation de l’éducation entraînée par le recrutement de personnel non compétent et simplement attiré par la sécurité de l’emploi, l’entretien de la génération corrompue et du népotisme dont la persistance et la prévalence de la corruption constituent un mauvais exemple pour les générations futures ou encore l’inégalité accrue entre riches et pauvres. La TII Madagascar avance également que le fait de perpétrer une mauvaise pratique entrave le développement économique du pays. « L’enseignement est chargé de participer à l’autonomisation et à l’épanouissement des élèves afin de répondre aux besoins du marché de travail et de l’économie. L’éducation est sans nul doute un facteur de la croissance économique. Une éducation de piètre qualité aura tôt ou tard des répercussions dévastatrices sur l’économie», interpelle l’organisation.

À faire. La redynamisation et le renforcement des comités anti corruption par l’adoption d’un décret d’application des dispositions de la loi anticorruption relative à la mise en place des CAC, l’harmonisation et les mises à jour des textes régissant les démembrements du MEN ou encore l’application des sanctions prévues par la loi aux corrupteurs et aux corrompus constituent des recommandations avancées par la Transparency International Initiative Madagascar afin d’éradiquer le phénomène de corruption dans le secteur de l’éducation.

José Belalahy

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Environnement : 700 000 ha de forêts perdus à Madagascar entre 2004 et 2017

La déforestation gagne du terrain à Madagascar. (Photo WWF)

Ne faisant pas partie des 11 « fronts de déforestation » identifiés dans le monde il y a encore 5 ans, Madagascar figure maintenant parmi les 24 fronts récemment identifiés et détaillés dans le rapport  scientifique du WWF sur la déforestation dans le monde publié ce mois de janvier. Ces 24 régions concentrent le plus de points chauds dans ce phénomène de dégradation. Madagascar présente, toutefois, quelques réussites dans les efforts pour inverser la tendance. 

Le phénomène de déforestation à Madagascar atteint maintenant un seuil critique. Avec plusieurs pays d’Afrique comme la Côte d’Ivoire, le Libéria et le Ghana, Madagascar fait son entrée dans la liste des « fronts de déforestation » dans le monde, actuellement au nombre de 24. La Grande-île a perdu, entre 2004 et 2017, soit en l’espace de 13 ans, 700.000 hectares de forêts, lesquelles sont situées principalement dans l’Est et l’Ouest du pays. Pour évaluer l’ampleur des dégâts sur une période plus étalée, sachons qu’entre 2002 et 2019, 1,3 million d’hectares sont partis en fumée, avec une tendance annuelle toujours à la hausse.

Les principales causes de la déforestation à Madagascar sont notamment les feux de brousse, la culture sur brûlis, la conversion de zones forestières pour l’agriculture à petite échelle, ainsi que la demande incessante et croissante en bois énergie. En effet, le charbonnage et la coupe pour le bois de chauffe explosent. Les causes sous-jacentes, mentionnées par Nanie Ratsifandrihamanana, directrice de WWF Madagascar, vont de la croissance démographique qui entraîne l’augmentation de la demande en produits forestiers (charbon, bois de chauffe et autres) aux crises politiques qui n’ont pas été sans conséquences sur le secteur de l’environnement qui a vu défiler onze ministres en dix ans ; en passant par la baisse du pouvoir d’achat notamment dans les zones rurales, et les aléas climatiques avec leurs conséquences sociales et économiques, notamment la migration vers les zones forestières où les ressources sont plus facilement accessibles.

Amoron’i Onilahy. Quelques réussites témoignent, toutefois, de la possibilité d’inverser la tendance. En fait partie l’aire protégée Amoron’i Onilahy, au sud de Toliara. « La déforestation qui y était de 32 hectares en 2019 est passée à moins de 13 hectares en 2020. C’est la plus petite surface de déforestation jamais atteinte depuis 2015 », affirme WWF. Dans cette aire protégée, la première cause de la déforestation est la culture itinérante sur brûlis. Une pratique néfaste que les communautés ont pourtant exercée durant des années, en se déplaçant dans des forêts vierges pour défricher, couper et brûler, dans le but de disposer de terrains pour cultiver. Pour ensuite se déplacer à nouveau quand la parcelle défrichée n’est plus productive. A la culture sur brûlis s’ajoutent le charbonnage et la coupe de bois pour les matériaux de construction.

Les choses ont changé depuis l’an dernier. En effet, les mesures prises par les communautés soutenues par WWF consistent à renforcer l’équipe de patrouilleurs et les patrouilles. Ce, en formant de nouvelles recrues et en utilisant de nouvelles technologies de patrouille en l’occurrence, des cartes pour détecter les points de feu chauds. « Pendant la pandémie, nous avons eu la preuve que la responsabilisation des communautés locales depuis des années porte ses fruits.  Même si les équipes du WWF n’ont pu être présents à cause du confinement, les communautés ont continué à préserver efficacement leurs forêts », explique-t-on du côté de WWF.  Parallèlement, la population a été soutenue par WWF face aux contrecoups de la crise sanitaire à travers des aides humanitaires.Cette année, il s’agira de maintenir ces bonnes pratiques de gouvernance environnementale. Faut-il rappeler que cette aire protégée possède un taux d’endémicité de flore de 90%. En effet, elle abrite 79 espèces d’oiseaux dont quelques-unes uniquement visibles à Madagascar, et possède un grand potentiel écotouristique. Avec ces initiatives destinées à préserver la forêt et la biodiversité dans cette aire protégée d’Amoron’i Onilahy, l’espoir est peut-être permis.

Hanitra R.

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Trafic d’or : L’ouverture d’une enquête parlementaire réclamée

« L’enquête parlementaire touchera l’affaire 73,5kg d’or et le secteur minier, en général », dixit le député Mohamad Ahmad.

Face à la recrudescence du trafic d’or à Madagascar, dont tout récemment la saisie de 73,5 kg de lingots d’or en Afrique du Sud, le président de la commission en charge des Mines au sein de l’Assemblée nationale, Mohamad Ahmad, a réclamé l’ouverture d’une enquête parlementaire. « Le dossier a déjà été déposé au niveau du bureau permanent. On attend ensuite la validation des autres députés à la prochaine session ordinaire pour pouvoir démarrer cette enquête parlementaire qui aboutira à un résultat fiable et transparent et permettra ainsi de mettre un terme à toutes les rumeurs. En effet, toutes les forces vives, tels que les partis politiques TIM, GPR et IRD seront membres du comité d’enquête, à raison de deux représentants chacun, selon le règlement intérieur de la Chambre basse », a-t-il expliqué.

De nombreuses informations. Et lui de préciser qu’il faut démanteler tout le réseau des trafiquants, en commençant par le site d’exploitation d’origine de ces 73,5 kg. « On doit également découvrir qui sont les collecteurs et les opérateurs se chargeant de la transformation de ce métal précieux en lingot. L’enquête se poursuivra ensuite au niveau de tous les responsables portuaires ou aéroportuaires, qui assurent l’expédition de ce gros paquet, sans oublier les responsables au niveau de l’aviation civile et de la compagnie aérienne concernée. Nous disposons personnellement de nombreuses informations émanant des particuliers, des opérateurs et des membres de la société civile concernant ce trafic d’or mais nous attendons l’ouverture de cette enquête parlementaire pour pouvoir les divulguer, et ce, au nom du comité », a fait savoir ce député élu à Fénérive-Est.

Code minier. Par ailleurs, il a soulevé que cette enquête parlementaire ne touchera pas uniquement le trafic de 73,5 kg d’or mais aussi tout le secteur minier, en général. « Force est de remarquer que je suis un opérateur avant d’être élu député. Je reconnais très bien les problèmes affectant les opérateurs de ce secteur, qu’ils soient de petite ou de grande mine. Il faut ainsi lever la suspension de la délivrance de permis miniers, qui a duré deux ans déjà, pour que les opérateurs formels puissent travailler d’une manière plus sereine. Il en est de même pour les opérateurs formels oeuvrant dans le secteur aurifère. Pour l’heure, l’exportation de l’or est encore suspendue tandis que la Banque centrale continue à collecter de l’or auprès de ses fournisseurs agréés. La révision du code minier s’avère également prioritaire », d’après toujours ses dires.

Navalona R.

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CENI : L’heure est au bilan

L’actuelle commission électorale plie bagage cette année.

La Commission électorale nationale indépendante a essayé de tenir debout, toute l’année 2020, et ce malgré le contexte de la crise de la pandémie, afin de pouvoir honorer ses missions et ce, conformément aux dispositions du cadre légal régissant les élections à Madagascar. Hier, la commission a présenté, à son siège à Alarobia, le rapport d’activités 2020 et le rapport des élections sénatoriales. Les parties prenantes aux élections ont été présentes à cette occasion. En effet, dans le cadre de la révision annuelle de la liste électorale (RALE) 2019-2020, la commission a enregistré un taux d’augmentation de 0,79% soit 10.381.133 d’électeurs inscrits. Les activités entrant dans le cadre de la RALE ont été initiées le 1er décembre 2020 et ont suivi son cours normal. L’année dernière a été marquée également par la publication de la «Synthèse des recommandations pour l’amélioration de la gestion du processus électoral au lendemain des élections de 2018-2019» ainsi que l’opération de la fiabilisation de la liste électorale. Celle-ci consiste à mettre à la disposition du démembrement de la Ceni au niveau des Fokontany la liste contenant les inscriptions multiples, d’une part, et la liste des individus portant les numéros de carte nationale d’identité identiques, d’autre part, pour permettre la vérification et/ou la rectification à ce niveau de proximité. Les dispositifs s’appliquent au niveau des informations intra-Districts. La confirmation de l’exactitude des informations personnelles de chaque électeur concerné, ou les rectifications à y porter devaient être mentionnées sur la liste ainsi mise à leur disposition.

Recueillis par Rija R.

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Un mois de janvier mouvementé

C’est dans un climat de tension particulière que le passage au mois de février va se dérouler. Le moins qu’on puisse dire, c’est que ce début d’année fut plutôt mouvementé sur le plan politique. L’offensive de l’opposition, décidée à ne plus ménager le régime en place, a trouvé un terreau fertile dans une opinion désabusée  après tous les problèmes qu’elle a rencontrés dans sa vie quotidienne. Les commentaires acerbes des animateurs des émissions radiophoniques quotidiennes diffusées sur plusieurs stations ont mis le pouvoir en place dans une position inconfortable. L’écho, favorable auprès des auditeurs, n’a fait qu’enhardir cette opposition décidée à hausser le ton. La réponse du régime ne s’est pas fait attendre et la mise en garde à peine voilée au parti TIM désireux d’organiser une excursion le 6 février a provoqué un certain malaise. Le durcissement de l’attitude du pouvoir n’est pour le moment que verbal. Mais cela ne semble pas inquiéter outre mesure cette opposition qui affirme vouloir éclairer l’opinion. Ceux qui soutiennent le pouvoir ont multiplié, ces derniers jours, les interventions sur différents médias pour soutenir l’action du chef de l’État. Néanmoins, le contexte socio-économique actuel ne leur permet pas d’avancer des arguments pertinents pour donner du crédit à leurs propos. Le régime traîne comme un boulet l’affaire des 73,5 kilos d’or interceptés en Afrique du Sud et qui semble actuellement s’enliser. La hausse du coût de la vie, soulignée par celle du prix du riz, avait commencé à créer un sentiment de frustration chez la population. L’arrivée d’une cargaison de riz importé qui sera vendu à 1.500 ariary le kilo dans les fokontany va peut-être apaiser cette grogne naissante. Le problème qui cause le plus de mécontentement est celui de cette Jirama qui a montré de multiples défaillances et nécessite un véritable redressement. C’est dans cette atmosphère qui demande à être apaisée que la crainte d’une deuxième vague de l’épidémie de Covid-19 resurgit. Elle se fonde sur l’augmentation des cas de contamination et du nombre de décès.

Sur le plan international, ce mois de janvier est toujours marqué par la persistance de cette pandémie qui ne laisse aucun répit à tous les pays du monde entier. Les autorités sanitaires ne savent plus quelle contenance prendre après la progression des cas de contamination. Elles hésitent entre un confinement strict et un couvre-feu quelquefois plus adapté à la situation. Dans les pays développés, les campagnes de vaccination continuent. Mais les difficultés rencontrées par les usines de production sont en train de freiner le rythme enclenché. Les populations ne peuvent plus espérer être immunisées avant plusieurs mois. Les différents variants du virus continuent à se propager avec une rapidité déconcertante. Les États-Unis, le Brésil et l’Inde sont toujours les pays les plus touchés par la Covid-19. Le Royaume-Uni a atteint le chiffre faramineux de 100.000 décès alors que plus de deux millions de personnes ont été vaccinées.

Le président Joe Biden est maintenant bien installé dans ses fonctions et il imprime sa marque dans la conduite des affaires de l’État. Il a signé une série de décrets qui ont annulé des mesures controversées de son prédécesseur. II s’est entretenu avec différents chefs d’États alliés comme Emmanuel Macron. Il a établi un dialogue franc et direct avec Vladimir Poutine.

C’est une nouvelle période qui s’ouvre lundi prochain, le mois de janvier fut difficile à traverser. Les épreuves ne sont cependant pas terminées mais l’espoir de voir l’horizon s’ouvrir n’est pas vain. À Madagascar, la vie politique continuera à être mouvementée, mais le bon sens devrait l’emporter. La Covid-19 va être un des principaux sujets de préoccupations de tous les pays.

Patrice RABE

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Ambohimanambola : Un bandit arrêté après avoir tenté d’attaquer le domicile du Maire

Le domicile de Madame le Maire de la commune rurale d’Ambohimanambola a échappé de peu à un acte de cambriolage mercredi dernier. Surpris par la gardienne de la maison, le malfaiteur a dû se replier pour finir par être arrêté après une course-poursuite d’environ 3 heures. Vers 14 heures 30, un homme s’est introduit dans la maison du maire après avoir escaladé le mur de clôture de l’enceinte. Ayant entendu du bruit, la gardienne de la Mairesse s’est précipitée dans la maison où elle est tombée face-à-face avec l’assaillant qui avait un couteau à la main. Surpris, le malfaiteur a menacé la gardienne avec  son couteau pour le laisser commettre son forfait. Puisque le cambrioleur habite la localité, la gardienne le connaît, celle-ci n’a pas obtempéré à son ordre et l’a prié d’évacuer les lieux sinon elle le dénonce à la gendarmerie. Paniqué, le malfaiteur a pris la fuite.

Récidiviste. Ces faits se sont déroulés alors que la propriétaire de la maison était retenue ailleurs. En effet, elle n’a été informée de cette tentative de vol que lorsqu’elle est rentrée de son travail vers 16 heures 30 minutes. Elle a alors alerté la gendarmerie d’Ambohimanambola. Sitôt avisés, des gendarmes se sont rendus tout de suite sur les lieux pour traquer le suspect qui réside à 150 m du domicile de la Mairesse. Le voleur a pris la poudre d’escampette dès qu’il a aperçu les hommes en treillis. Il s’est enfui vers le Nord en direction d’Ambohimangakely. Alertés, les gendarmes et les policiers communaux d’Ambohimangakely ont également contribué à la recherche du fugitif en procédant au ratissage de leur circonscription. Vers 19 heures 30 minutes, des policiers communaux d’Ambohimangakely l’ont appréhendé à un endroit appelé Antanambao, près de la station-service Jovena installée dans cette commune. Débarqués sur les lieux quelques minutes plus tard, des gendarmes d’Ambohimangakely l’ont repris des mains de la police communale. Au moment de son arrestation, cet homme affirme avoir mal dans son dos et dans son abdomen. Des membres du fokonolona l’auraient, selon lui, frappé avec des bois ronds et lui ont assené des coups de pied. Il aurait failli subir une vindicte populaire. Puisque cette affaire relève de la gendarmerie d’Ambohimanambola, il a été remis au poste avancé de la localité. Selon l’information, cet individu est un bandit récidiviste et a des dossiers auprès du poste. Puisque l’enquête le concernant étant déjà bouclée auprès de la gendarmerie, il doit être déféré au Parquet du Tribunal Anosy ce jour.

T.M.

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Abus sexuel sur mineur : Sept ans d’emprisonnement ferme pour le pasteur d’une secte

Le juge a rendu son jugement hier sur l’affaire accusant le pasteur d’une secte de détournement de mineur et abus sexuel sur une fille de 15 ans. Le pasteur écope d’une peine de sept ans d’emprisonnement ferme et une amende de trois million ariary. La famille de la victime se dit soulagée du verdict en dépit des séquelles indélébiles causées par les tortures morales et physiques sur leur fille. Le pasteur avait agressé sexuellement la fillette, qui est la jeune sœur de son épouse. Plus tôt, il l’a menacé de la tuer elle et sa mère si elle venait à révéler à quiconque ce qui s’était passé. Selon lui, il a fait cela pour achever sa mission. Terrifiée, la victime avait souffert en silence, ce qui l’a rendue dépressive. Elle a, plus tard, décidé de tout avouer à sa mère et l’affaire a été dévoilée au grand jour. Un groupe de pasteurs (de secte) avait demandé pardon pour lui et est intervenu auprès de la mère afin qu’elle retire sa plainte pour préserver le nom de l’église où le violeur officie. La mère de la victime, la belle-mère du coupable, était cependant inflexible. Elle a décidé d’aller jusqu’au bout dans sa lutte contre l’agression commise sur sa fille. D’après une source auprès de la police nationale «  nomreuses sont les femmes et filles adeptes d’églises apparentées à des sectes qui sont victimes de harcèlement sexuel, mais elles n’osent pas raconter les faits rongées par la peur voire par la honte. La majeure partie des cas d’attouchements et viols se manifeste lors de la soi-disant « délivrance du mal ». Le pasteur fait un lavage de cerveau à ses fidèles, et il arrive qu’il touche les parties intimes de la femme sous prétexte de lui donner le pouvoir de procréer. Crédules, les femmes se laissent faire ». Certaines communautés religieuses deviennent des milieux nébuleux favorisant, dès lors, les dérives sectaires, sexuelles.

Yv Sam

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Fisolokiana sy seky tsy misy antom-bola : Tovovavy iray karohin’ny pôlisy fatratra

Vehivavy iray fantatra amin’ny anarana hoe Hanitriniana Nirina Chandrine no namoahan’ireo mpanao fikarohana avy etsy amin’ny Fitaleavan’ny pôlisy misahana ny raharaha ekônomika,  taratasy fampikarohana. Raha ny voalazan’izany taratasy izany dia voarohirohy tamin’ny resaka fisolokiana sy seky tsy misy antom-bola izany vehivavy izany. Toy izao no mombamomba azy, raha ny voarakitra sy ny angom-baovao eo an-tanan’ireo pôlisy. Teraka ny taona 1997 (23 taona), zanak’atoa randrianiaina Johnny Walker sy Rtoa Rasolomalala Nirina Lalao, tompon’ny karam-panondro, laharana faha- 401.012.059.439 ny 29 Aogositra 2016 ary natao tao Mahajanga. Ny toerana nahitàna azy farany dia tao Namontana. Mazava ho azy tsy hita tany nanjavonana moa ny tovovavy nanomboka efa ho andro maromaro izay, antony namoahan’ny pôlisy izao taratasy fampikarohana azy izao. Iangaviana araka izany izay mahita na mahanfantatra ny misy azy, na manam-baovao na dia kely aza ahafahana misambotra azy, mba hampilaza ireo mpitandro filminana akaiky na hiantso ny laharana 034 43 986 45/ 034 99 855 18/ 034 18 629 06. Tanana ho tsiambaratelo izay manome vaovao kanefa kosa, ho an’ireo miezaka manafina azy dia raisina ho mpiray tsikombakomba aminy ary hampiharana ny lalàna velona. Hatreto aloha dia mbola tsy nisy fampitam-baovao azo hafa, mihoatry ny efa voasoratra ao anatin’ity taratasy mahakasika ity raharaha ity. Mbola ao anatin’ny tsiambaratelon’ny fanadihadiana tanteraka izahay hoy ny fanazavana azo. Hofantatra miandalana eo ihany ny votoatiny rehefa hita ary afaka manao famotorana ity vehivavy ity ireo mpitandro filaminana.

Nangonin’i m.L

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Raharaha « Massou Erneste » tantsambo : Nahemotra ny alatsinainy ny raharaha eny fampanoavana

Vao maraina ny alakamisy teo dia vory maro teo amin’ny fitsarana ireo mpiara-miasa sy ny fianakavian’Itompokolahy Massou Erneste izay 52 taona tantsambo eo anivon’ny orinasa MSC, ilay lehilahy notofirin’ny zandary tao Brickaville raha nosoketain’ity olona vaky trano fa namaky ny tranony. Nilanja sora-baventy izy ireo nanonmboka tamin’ny 7ora sy 45 minitra nandritra izany nilaza ny fitakiany amin’ny fitsarana momba ity fahafatesan’ny havany ity. Nanazava ireto olona nitangorona teo amin’ny fitsarana ireto fa fiarahana tamin’ny fianakavian’ny naman’izy ireo niharam-boina, ary koa te-ahita izany “Marley” nibaiko ny zandary nitifitra ity tantsambo nandeha nihotra tao Brickaville nosoketaina ho mpamaky trano ity. Vokatra ity hetsika ity sy ny mbola fandinihan’ny fampanoavana ny raharaha vao tonga eo aminy, amin’ny maha-ady sarotra ny raharaha, tokony tamin’ny 10ora sy 45 minitra dia nilatsaka ny tenin’ny tonia mpampanoa lalana ny alakamisy teo fa “tsy vita androany (ndlr: ny alakamisy) ny fandinihana ity raharaha ity noho ny antony maro, voalohany ilàna fahamailoana ny raharaha satria manahy ny hidiran’ny mpanao politika ny fitangoronana ataon’ny mpanotrona, ireo mpanohitra rahateo efa mivorivory etsy sy eroa mikasa hanao hetsika. Faharoa dia noho ny fanomanana eo amin’ny raharaham-pitsarana sy ny mpitsara izay handray minisitra ny zoma amin’ny fametrahana ny filoha voalohany eo anivon’ny fitsarana ambony”. Noho ireo antony ireo dia hahemotra ny alatsinainy 01 febroary izao ny fiakaran’ny raharaha eny amin’ny fampanoavan’ny fitsarana ambaratonga voalohany. Raha ny fanazavana hatrany dia isany hatolotra fitsarana amin’ity raharaha ity koa izay nahatonga ny famonoana olona tsy nahy nataon’ny zandary ingahy Marley voalaza fa nisy namaky trano ny 07 janoary lasa teo.

Malala Didier

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Nicolas Rabemanjara : Hijery akaiky ireo vondrom-bahoaka itsinjaram-pahefana

Arakan ny toro-marika efa nampitain’ny filohan’ny repoblika ho an’ireo mpian-tsehatra eny anivon’ny rafi-panjakana isan-tokony dia ho taonan’ny asa ity taona ity. Araka izany dia nambaran’ny filoha lefitry ny antemieran-doholona misahana ireo vondrom-paritany Atsimo, Nicolas Rabemananjara, fa dia tsy hikely soroka ny tenany mba hanome tanana ireo vondrom-bahoaka itsinjaram-pahefana eo amin’ny farim-piadidiany. Nilaza ihany koa izy fa dia hiara-hiasa akaiky amin’ireo loholona eny anivon’ny faritany sahaniny mba hitondra vahaolana amin’ireo olana misy eny ifotony sy ny laharam-pahamehan’ny vahoaka. Ary tsy hanidy varavarana ihany ko izy, araka ny nambarany hatrany, amin’ny fiaraha-miasa amin’ireo olom-boafidy hafa eny anivon’ny distrika rehetra mba hisitraka ny fampandrosoana.

Hisy ihany koa ny fidinana ifotony eny anivon’ny faritra isanisany mandritra ny fotoam-piasany ny loholona Nicolas Rabemananjara, araka ny voalazany hatrany. Izany fitsidihana izany, hoy izy, no fomba ahafahana mamantatra ny tena zava-misy marina eny ifotony eny, ka hitondràna vahaolona. Ny distrikan’Ivohibe no nataony ohatra araka izany, izay nahitany lesoka marobe mahakasika ny fampandrosoana, hoy izy. Toy ny tsy fisian’ny biraon’ny kaominina, ny tsy fisian’ny “internet”. “Tsy fantatra izany zava-misy izany raha tsy nisy ny fitsidihana ifotony nandritra ny fampielezan-kevitra” hoy i Nicolas Rabemananjara. Ity farany moa dia efa nanome toky ireo vondrom-bahoaka itsinjaram-pahefana fa tsy maintsy hitety azy ireo mba hanakaiky ireo vahoaka.

Izany asa miandry ireo loholona izany, araka ny nambaran’ny filoha lefitrin’ny antenimieran-doholona Nicolas Rabemananjara, no mahatonga azy ireo haniry ny hanana mpiara-miasa maro. Tahaka ny faritan’ny Fianarantsoa, izay nahavoafidy azy, araka ny nambarany hatrany, dia hametrahana mpiara-miasa avokoa ireo distrika 25. Ny fisian’ireo mpiara-miasa ireo eny ifotony eny, hoy hatrany ity farany, no antoka ahafahana manamora ny fifandraisana amin’ny olom-boafidy sy ny vahoaka ifotony.

Tonga nitsidika ny filoha lefitry ny Antenimieran-doholona, Nicolas Rabemananjara, moa, omaly maraina, tao amin’ny birao fiasàny teo Anosy, ny governoran’ny faritra Analamanga, Hery Rasoamaromaka. Voaresaka nandritra io fihaonana io ny endriky ny fiaraha-miasa eo amin’ny roa tonta mahakasika ny asa fampandrosoana. Niompana betsaka tamin’ny fanatanterahana ireo vina sy veliranon’ny filohan’ny Repoblika eo anivon’ny faritra Analamanga moa ny ady hevitra.

Nicolas Rabemananjara dia nanamarika ny fahavononany hanome tànana ny faritra eo amin’izany asa fampandrosoana izany, ary hitondra ny tenin’izy ireo eo anivon’ny Antenimieran-doholona mba hanatsarana ny rijan-tenin-dalàna mahakasika azy ireny. Ny governoran’ny faritra Analamanga kosa dia nanambara ireo laharam-pahamehan’ny faritra ankehitriny dia ny lafin’ny foton-drafitr’asa toy ny fanamboaran-dàlana, ny fananganana sekoly ary ny fanatsarana ny sosialin’ny mponina.

Tontosa omaly maraina tetsy amin’ny Lapan’ny Antenimieran-doholona, Anosy, ny lanonana fametrahana ny samboady ho an’ireo loholon’i Madagasikara vaovao. Tonga nanatrika sy nanome voninahitra izany lanonana izany moa ny filohan’ny Antenimieram-pirenena, Razanamahasoa Christine, sy ireo mpikambana vitsivitsy eo anivon’ny governemanta, toy ny ministry ny Fambolena, sy Fiompiana ary ny Jono, ny ministry ny Filaminam-bahoaka.

R-R.

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Guide du week-end

Jao’s Pub accueille Max Exception

Soirée nostalgique au Jao’s Pub Ambohipo, ce soir à partir de 20 h, avec Max Exception au micro. Parolier hors pair, il a déjà fourni plusieurs tubes à des vedettes de renommée, le chanteur signe ici un come-back sur cette scène réputée de la Capitale. D’autant que le groupe sera au grand complet. Les « Choc choc », « Vacances à Nosy Be », « Ataoko akory », etc seront sûrement au menu. De quoi remplir comme il faut la salle. Max Exception c’est tout de même un incontournable des années ’90 et début 2000.

Le soupirant de « Tania » à L’Endroit

Rak Roots va chauffer l’ambiance à L’Endroit Isoraka aujourd’hui à 22 h. Véritable machine à concert il y a quelques années, revoilà Rak Roots après une année 2020 un peu plus calme que les précédentes. Un titre « Miaina aho » a été diffusé au public, histoire sans doute de ne pas se faire oublier. A part cela, le chanteur s’est fait un peu plus discret que ses contemporains. Cette nouvelle année sera donc une année de chaudes retrouvailles. Sûrement, les titres comme « Tania », « Faka vady » et des meilleurs ont gardé leur saveur auprès des inconditionnels.

Arison Vonjy en toute quiétude

Pour passer un après-midi « relax », la Trass à Tsiadana a mis à l’affiche Arison Vonjy ce jour à partir de 16 h. Sauf changement, il sera accompagné de Dovs Rakotondraina au clavier, Harty Andriambelo à la basse et à l’harmonica et Nali Rabarison à la batterie. « Tsy foiko », « Ho avy », « Tantarao » ou encore « Fifonako », le répertoire du chanteur est assez fourni en musicalité. Jazz, funk et sonorités malgaches, la panoplie musicale d’Arison Vonjy n’est plus à préciser. Il ne reste qu’à espérer que, comme l’année est nouvelle, il chantera quelques nouveaux titres.

Retour d’une référence du terroir

Salala, un ensemble vocal qui a porté le flambeau de la musique du terroir malgache, il sera sur la scène du No Comment Bar aujourd’hui à 20 h. Pour ainsi dire, la meilleure soirée de ce week-end. Salala c’est avant tout la maîtrise vocale, mais aussi des reprises de titres cultes comme « Salakao » ayant transcendé des générations. Dans les années ’90, la vague a cappella a gagné le pays. Période choisie par ce groupe, qui avait pour leader le charismatique Senge, pour montrer au public que la musique malgache est riche. Une belle réussite.

Casino Royale au Point d’Exclamation

Attendue par les fêtards et les fêtardes de Tana, la soirée « Royale Casino » promet des étincelles ce soir à partir de 20 h. Au programme, Live Poker, tour de magies, Showgirls, shooting photo, Shooter roulette, etc. Aux platines, la piste sera animée par Dj Nougat, UMC et Djette Mimie. A 3 h du matin, il y aura un « after party ». Ce qui est sûr, en cette fin du mois, la soirée « Royale Casino » satisfera autant les amateurs de défoulement en musique que ceux ou celles qui veulent passer une nuit inédite.

ZT/MR/AR

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Football : Les meilleurs entraîneurs en stage

Les participants au stage de recyclage licence A CAF.

Le football malgache suit de très près l’évolution du football mondial. C’est ainsi qu’ avec l’aide de la FIFA, un stage de recyclage fut organisé au centre de Carion pour les entraîneurs de la licence A CAF. La cérémonie de clôture de ce stage participatif est animée par le DTN, Débon Jean François. Tous les stagiaires ont participé à cet atelier avec des thèmes visant à trouver des solutions pour le développement du football à Madagascar. Logique si les débats ont atteint un niveau supérieur en mettant l’accent sur les lacunes mais également sur les actions à entreprendre. Francklin Randriamanarivo a montré l’exemple en développant les marches à suivre dans la préparation physique, une des facettes abordées durant cette semaine à Carion.

La mission confiée à ces stagiaires est la formation des entraîneurs des jeunes pour l’obtention de la licence D. Le vice-président de la FMF, Alfred Randriamanampisoa a incité les stagiaires à persévérer davantage dans leurs efforts pour développer le football à Madagascar.

À noter que tous les grands noms du football à Madagascar ont suivi ce stage dont Raux Auguste, Franklin Randriamanarivo, Franck Rajaonarisamba, Titi Rasoanaivo, Tipe Randriambololona, Roro Rakotondrabe, Popol Razafindralambo, Amada Abdou, Lemark Andriamahefa, Ratsarazaka, Mamy Ranaivoson, Dera Randrianandraina, Lucien Bruno, Emile Randriamirado, Mamonjy Raveloson et Herman Andriamampilazasoa.

Clément RABARY 

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Basket – Sommets N1B : Place aux compétitions

C’est le début des hostilités ce jour au gymnase d’Ankorondrano aux championnats nationaux N1B version 2020. Moins d’une semaine après la fin des sommets N1A, les férus du ballon orange malgache seront de nouveau à l’honneur. Les matches se joueront à huis-clos car le gymnase ne peut pas accueillir beaucoup de personnes. Neuf matches seront au programme de ce jour dont le dénouement sera sans doute la rencontre entre BCM Diana et ASA Analamanga chez les hommes et la confrontation entre Fandrasa Haute-Matsiatra et ASSM Analamanga du côté des dames. Six places en N1A seront en jeu pendant ces neuf jours de compétition.

Calendrier

Samedi 30/01/21

Terrain Extérieur Ankorondrano

8h30mn: (D) : FANDREFIALA (Analamanga) vs AKAMASOA (Analamanga)

10h00mn:(H) : BCM (Diana) vs ASA (Analamanga)

11h45mn: (H) : BCK (Bongolava) vs NGB (Analamanga)

Gymnase Ankorondrano

8h30mn:(D) : FANDRASA (H/M) vs ASSM (Analamanga)

10h00mn: (H) : BCF (Amoron’iMania) vs ABB (Analamanga)

11h45mn:(H) :  JCBA (Analamanga) vs ASF (Analamanga)

13h15mn:(D) :  FANALAMANGA (Alman) vs ASPFOI (Diana)

15h00mn:(H) : AJRT (Androy) vs SBC (Vakinankaratra)

16h30mn:(H) : BC SOMAVA (Sava) vs BCO (Boeny)

T.H

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Mahajanga : Plusieurs infrastructures sportives en construction  

Le ministre Tinoka Roberto visitant le début des travaux de construction de la piscine olympique à Ampisikina.

D’ici à la fin de l’année, gymnase, piscine olympique, courts de tennis sortiront de terre dans la Cité des fleurs.

Méga construction. La ville de Mahajanga sera dotée de nombreuses infrastructures sportives. Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Tinoka Roberto, a effectué une visite des lieux qui vont abriter le nouveau Gymnase, les courts de tennis, le Stade Rabemananjara et la piscine olympique. Ville sportive et vivier de jeunes talents et de champions, Mahajanga ne va faire que confirmer ce statut avec ces nombreuses infrastructures. Le Gymnase Couvert pouvant accueillir 4.000 places sera construit à la place de l’ancien Gymnase au Pas de Fil à Mangarivotra. Respectant les normes internationales, le nouveau gymnase sera bâti sur une superficie de 5.500 m2 et comprendra 4 vestiaires, un salon VIP, une salle de musculation, un bureau et un local technique. Le terrain sera en PVC multisport. Comme il fait chaud toute l’année à Mahajanga, la toiture est équipée d’un système aérodynamique pour la climatisation de la salle. Les travaux dureront 9 mois. Pas loin du Gymnase,trois courts pour le Tennis Club de Mahajanga seront également construits. Les travaux ont débuté il y a déjà trois mois. La délégation conduite par le numéro Un du sport malgache accompagné du Coordonnateur général des projets au sein du MJS, le Colonel Pierre Raherinjanahary, a ensuite effectué une visite et suivi des travaux de construction d’une piscine olympique à Ampisikina. Cette piscine respecte toutes les commodités exigées par la fédération internationale dont un bassin de 50 m pour les compétitions, un bassin de 25 pour les entraînements, une tribune de 1.000 places, des vestiaires, des douches, un local technique. Ces infrastructures sont prévues être livrées au mois de septembre, c’est-à-dire dans huit mois. Bénéficiant d’un climat chaud, la construction de cette piscine à Mahajanga est une bonne chose pour la natation malgache qui pourrait par la suite s’entraîner tout au long de l’année, si ce n’est pas le cas pour le moment pour la piscine de l’Académie Nationale des Sports de Mahamasina. Premier terrain à pelouse synthétique au pays inauguré en 2010, le Stade Rabemananjara sera réhabilité dans la perspective de le moderniser et de dynamiser le football local. Avec ces infrastructures, Mahajanga pourrait accueillir quelques disciplines lors des Jeux des Îles 2023 qui seront organisés par Madagascar.

T.H

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Taekwon-do ITF-« e-championship » : Madagascar rafle deux médailles d’or et quatre d’argent

Les combattants médaillés de l’« online e-championship 2021 » du WMDO.

Une première participation plus que concluante. L’équipe malgache a réalisé une bonne récolte de médailles au championnat du monde en ligne, organisé par World Martial Arts Développement Organization (WMDO). Les résultats ont été dévoilés hier  après l’arbitrage des vidéos. En effet, neuf sur les dix combattants en lice se sont hissés sur le podium en raflant deux médailles d’or, quatre d’argent et trois de bronze. Les huit taekwondoïstes qui ont participé en « tul » ont tous remporté chacun une médaille dont une en or. Le métal précieux était l’œuvre de Fanoresena Henintsoa. Les médaillés d’argent sont Fifaliana Daniela, Randrianiaina, Miahy, R Jeffrey, A, tandis que les médailles de bronze ont été signées par Christian Razafindradasy, V.H Lauren, Nomempahasoavana. La deuxième grosse performance porte les griffes de Njiva Manankasina Ratahirintsoa qui a dicté sa loi en « tul » artistique taekwon-do, signe de sa première médaille d’or pour cette année 2021. La seule victoire qui avait échappé au camp malgache était celui en kyokushinkai.

La réalisation du tournage des vidéos se faisait de manière directe, plus précisément sans répétition ni dans un endroit spécifique. Ces résultats prouvent la performance des combattants malgaches dans ces disciplines associées au WMDO. « Nous recevrons par mail le certificat tandis que les médailles seront envoyées par voie aérienne. Nous les recevrons bientôt. Par ailleurs, on envisage d’organiser une cérémonie de remise de médailles. Ce sera aussi une occasion de féliciter les champions durant les deux compétitions notamment cette dernière et celle de l’Online open european ITF taekwon-do en décembre », s’est réjoui Njiva Manankasina, ambassadeur du WMDO, une organisation internationale regroupant plusieurs arts martiaux traditionnels.

Manjato Razafy

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Socioscopie

Gare routière Andohatapenaka. Des opérations de désinfection seront dorénavant menées dans l’enceinte de la gare routière Andohatapenaka tous les jours, en fin de journée, dans le cadre de la lutte contre la propagation de la Covid-19. Ainsi, les espaces au sein de cette gare routière seront aspergés de produits désinfectants après le départ des véhicules taxis-brousse. Le contrôle de ces activités, ainsi que le suivi du respect de tous les gestes barrières par les usagers et les employés, font partie des tâches assignées au comité de lutte contre la Covid-19 récemment mis en place au niveau de cette gare routière.

Hanitra R.

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Energies renouvelables : Réticence sur l’utilisation des excréments humains comme combustibles

Après cet atelier, une campagne de sensibilisation plus large sur les avantages du biogaz aura lieu sur tout le territoire national.

Les biogaz provenant des matières fécales humaines représentent une source d’énergie potentielle importante. Cette filière trouve difficilement sa place parmi les énergies renouvelables.

Donner une seconde vie aux excréments. C’est ce que l’Adventist development and relief agency (ADRA) souhaite démontrer à travers son projet  RWC (Recovery of waste in developing countries). Il est axé spécifiquement sur la gestion durable des déchets organiques par la production de biogaz. L’approche du projet consiste à l’utilisation des excréments humains et de déchets organiques comme combustible. Le modèle est déjà mis en œuvre dans la cafétéria de l’Université Adventiste Zurcher sis à Antsirabe. Le projet vise aussi à informer et sensibiliser le grand public sur les avantages du biogaz sur l’environnement, mais apparemment  la perception du système n’a pas eu l’effet attendu. Ces points ont été mis en exergue durant l’atelier de partage du projet de recherche et développement sur la récupération de déchets à Madagascar, à Ankorondrano, hier.

« De nombreuses localités considèrent encore les excréments humains comme des sujets tabous. Il va de soi qu’elles évitent le sujet dans leur quotidien et encore moins quand il s’agit de les transformer en combustible pour la cuisson », selon le directeur technique wash et environnement auprès d’ADRA, Rado Ravonjiarivelo

Malgré cette réticence, le combat se poursuit. Quelques milliers de livrets seront distribués sur tout le territoire national pour inciter les ménages à recourir au biogaz. Selon toujours Rado Ravonjiarivelo, ces livrets comportent entre autres un guide d’installation ainsi que tous les équipements nécessaires pour sa mise en œuvre. Le ministère de l’Eau,de l’assainissement et de l’hygiène soutient cette initiative qui responsabilise les bénéficiaires en matière d’assainissement tout en favorisant l’utilisation d’une énergie propre à la conservation  des couverts forestiers. « C’est une source d’énergie renouvelable qui présente de nombreux avantages environnementaux. Il ne contribue pas à l’augmentation des gaz à effet de serre », selon à son tour le ministre Voahary Rakotovelomanantsoa.

Narindra Rakotobe

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Approvisionnement en eau : Des projets de forages prévus dans 46 sites à Tana  

Les forages qui seront construits dans la Capitale seront-ils identiques à ceux dans le Sud ?

Le projet concernant la mise en place des forages annoncés durant le Conseil des ministres du mercredi a connu des avancées. Selon le ministre de l’Eau, de l’assainissement et de l’hygiène, Voahary  Rakotovelomanantsoa , les investigations menées par les techniciens sont achevées. Cette opération s’est déroulée dans 46 sites de la Capitale, notamment, au niveau des quartiers qui souffrent de manque d’eau. Les techniciens du ministère et de la Jirama sont appuyés par l’Institut et observatoire de géophysique d’Antananarivo (IOGA) dans cette opération. Voahary Rakotovelomanantsoa n’a pas encore donné un calendrier pour la réalisation des travaux mais elle a, par contre, annoncé que les travaux proprement dits devraient débuter à partir de la semaine prochaine.

Cette initiative a été prise en guise de solution d’urgence pour résoudre les problèmes d’approvisionnement en eau à Antananarivo. Cependant, l’eau ne sera pas potable et elle servira uniquement pour l’hygiène corporelle, la lessive ou encore la cuisson. Par ailleurs, la  grogne monte dans la Capitale en raison de longues coupures observées dans plusieurs quartiers. Les Tananariviens devraient ainsi prendre leur mal en patience en attendant la construction de ces infrastructures.

Narindra Rakotobe

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Ambatovy : Reprise imminente de la production de nickel et de cobalt

La reprise attendue de la production  d’Ambatovy couplée avec la redynamisation des autres industries permettra de retrouver graduellement un dynamisme au niveau de ce secteur secondaire.

Imminente. Ambatovy prépare actuellement la reprise de production de nickel et de cobalt. Le retour progressif vers les activités normales se fera dans les plus brefs délais, annonce-t-on de source informée.

Beaucoup de dégâts

On rappelle que les activités d’extraction de Moramanga et de transformation de Toamasina ont été suspendues temporairement depuis le mois d’avril 2020 à cause de la pandémie de Covid-19. Une suspension qui a provoqué le rapatriement de la majorité des cadres de la compagnie mais aussi l’arrêt de travail des milliers d’employés directs et indirects générés par cette plus grande compagnie minière de Madagascar. Une suspension qui a provoqué beaucoup de dégâts à l’économie malgache quand on sait  par exemple que le nickel et le cobalt représentent 30% des recettes d’exportation du pays. D’ailleurs, la dépréciation de l’ariary trouve en partie son origine dans la perte de rentrées de devises provoquée par cette suspension.

Secteur secondaire

Cette crise de l’industrie minière n’est qu’une partie des difficultés rencontrées par le secteur secondaire à Madagascar. Selon le rapport définissant les conditions générales de la situation économique et financière 2021 – 2023  le secteur secondaire cumule les retombées négatives de la pandémie.  « La majorité des branches constitutives de ce secteur ont souffert de difficultés d’approvisionnement en matières premières, d’écoulement de leurs produits, de ralentissement voire de suspension d’activités, de mise en chômage technique ou même de licenciement massif. Les estimations font état d’une contraction des activités de l’ordre de -19.6% au titre de l’année 2020, contre une prévision de 1.3% dans la LFR. En effet, après ré-estimation des pertes engendrées par l’interruption des activités connexes, telles que le transport et les exportations, et des restrictions techniques liées au retour en confinement, la chute est vertigineuse à l’image de la décroissance de -53.2% dans l’industrie extractive ».

Chute vertigineuse

Selon toujours ce rapport,  « pour l’année 2020, la branche  industrie extractive a fait face à la suspension des activités d’Ambatovy qui est la plus grande société minière du pays . Cette situation a entraîné une chute vertigineuse de la production minière, soit une décroissance de -53.2% ». En somme, la reprise  attendue  des activités d’Ambatovy est considérée comme une bouffée d’oxygène pour le secteur secondaire. « La reprise attendue de la production de cette société couplée avec la redynamisation des autres industries permettra de retrouver graduellement un dynamisme au niveau de ce secteur et d’atteindre ainsi une croissance de 26.5% en 2021. La baisse de la demande au niveau mondial a contribué à la baisse de la production de l’industrie textile. Les mesures prises, telles que la fermeture des frontières et le confinement, en sont les causes. Cette situation devrait se résorber progressivement en 2021 avec l’atténuation des effets de la maladie et par la suite des mesures de restrictions techniques. L’essor des exportations notamment des zones franches est également attendu, la croissance passant ainsi d’un taux négatif de -5.1% dans la LFR 2020, à une croissance de -6.6% dans la réalisation révisée de 2020 et à 5.5% dans la LFI 2021.  difficultés rencontrées au niveau des industries alimentaires, de la boisson et du tabac ont obligé certaines entreprises œuvrant dans ces filières à procéder à la fermeture de leurs usines de production ». Par ailleurs,  « en 2021, sans atteindre le niveau d’avant-crise, un rebond partiel au niveau des industries est estimé, soit une prévision de croissance de 10.6%. Cette perspective sera tirée par la reprise graduelle dans l’industrie extractive et l’industrie textile, en cohérence avec les perspectives de croissance économique mondiale prévue à 5.2% par le FMI pour l’année 2021 ».

Pour en revenir à cette reprise d’Ambatovy, elle a été annoncée  en juillet 2020 par Sumitomo Corporation, son premier actionnaire, avec une prévision de production de 3.000  tonnes de nickel sur les trois premiers mois. Cette reprise bénéficie, par ailleurs, de l’appui de l’ambassadeur du Japon qui s’est entretenu à plusieurs reprises avec les autorités malgaches dont le ministre des Mines et des ressources stratégiques, Fidiniavo Ravokatra .

R.Edmond.

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FIVMPAMA : « Les opérateurs ont besoin d’un apaisement politique », déclare le Président, Razafi...

« Outre la hausse des prix des PPN, ceux des matières premières utilisées par les industries locales ont aussi suivi ce rythme ascendant », a annoncé le président du FIVMPAMA, Razafiarison Andrianavalomanana.

Tous les opérateurs sont unanimes face à la situation politique actuelle. « Nous avons besoin d’un apaisement politique et non pas d’une déstabilisation du pays. En effet, personne n’en tirera profit. Au contraire, les secteurs économiques qui ont été fortement touchés par les impacts de la crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19, seront de nouveau menacés. Les opérateurs ne s’immiscent pas dans les affaires politiques quels que soient les protagonistes. En revanche, l’État doit avoir l’humilité d’être à l’écoute des doléances de la population et du secteur privé face à la hausse du coût de la vie ». Le président du FIVMPAMA (Fivondronan’ny Mpandraharaha Malagasy), Razafiarison Andrianavalomanana, l’a déclaré lors de la présentation officielle de la plateforme digitale commerciale de ce groupement du patronat malagasy hier au Pic Vert à Ambatobe.

Reprise des dialogues. Parlant de la hausse de l’inflation à Madagascar, il a également soulevé qu’à part l’augmentation excessive des prix des produits de première nécessité pour la vie quotidienne de la population malgache, ceux des matières premières utilisées par les opérateurs économiques nationaux ont également suivi ce rythme ascendant. Ce qui va engendrer un problème de compétitivité des industries locales face à l’envahissement des produits importés. « La reprise des dialogues permanents entre le Président de la République ou le Premier ministre, d’une part, et le secteur privé, de l’autre, s’avère ainsi importante face à cette situation, dans le but de trouver ensemble et de commun accord des solutions. Il s’agit notamment des solutions permettant de résorber aussi bien les problèmes sociaux mais aussi les problèmes économiques à Madagascar. C’est d’ailleurs un moyen efficace permettant de contribuer au développement socio-économique du pays, l’objectif commun de toutes les parties prenantes », a-t-il enchaîné.

Plateforme digitale. En revenant sur les impacts de la crise sanitaire dans le pays, « Plus de 40% des membres du FIVMPAMA étaient en cessation d’activité l’an dernier. Il est à noter que notre groupement compte environ 5.000 membres éparpillés dans tout Madagascar. Par ailleurs, une trentaine d’entreprises n’ont pas pu reprendre leurs activités, jusqu’à présent. Face à cet état de fait, nous avons l’obligation de soutenir nos membres, outre les efforts entrepris par l’Etat. Raison pour laquelle, nous avons mis en place une plateforme digitale commerciale dédiée aux membres du FIVMPAMA. Il s’agit d’un outil permettant d’appuyer les entreprises membres du groupement à la recherche de débouchés ou des partenaires ou bien de fournisseurs. Ainsi, les producteurs et les consommateurs seront mis en relation directement. Ce qui permettra d’éliminer le nombre des intermédiaires tout en évitant la hausse incessante des prix des produits mis en vente sur les marchés », a exprimé le président de ce groupement du patronat malagasy.

Navalona R.

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Commerce : Le “vary tsinjo” sur le marché

Le « vary tsinjo » importé par l’Etat à travers la société State Procurement of Madagascar (SPM), est mis en vente sur le marché de la Capitale, depuis hier. Il est disponible au niveau des « Tsena mora » dans les IIe, IVe et VIe Arrondissements de la Commune Urbaine d’Antananarivo ainsi qu’au niveau des épiceries dans les fokontany d’Isotry, Andohatapenaka, Manarintsoa, Antohomadinika, Soarano, Isoraka et d’Ambalavao Isotry. Tout le grand Tana sera approvisionné en cette denrée alimentaire importée à compter de ce jour. Rappelons que le prix du kapoaka de ce riz import est fixé à 500 Ar, soit à 1.500 Ar le kilo, auprès des consommateurs. En outre, chaque ménage n’a le droit d’acheter que 5 kg de riz par semaine, tout en apportant le carnet du fokontany. Le ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, va également renforcer le contrôle sur le circuit de distribution de ce produit et l’application effective du prix imposé par l’Etat sur le marché.

Navalona R.

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Anosikely : Les sénateurs investis officiellement

Les 18 nouveaux sénateurs ont été investis officiellement, hier. Une cérémonie officielle a été tenue à cette occasion au palais d’Anosikely, avec la présence de plusieurs personnalités issues du Parlement et de l’Exécutif. Cette investiture marque le coup d’envoi des cinq années de mandat de ces nouveaux occupants du palais d’Anosikely. Des années de tous les défis qui restent à relever pour ces parlementaires. Ils veulent être en diapason avec l’Exécutif mais promettent des critiques et ambitionnent de s’ériger en balise. Au menu, la réalisation des « velirano » du président de la République et les échéances électorales.

Rija R.

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PM Christian Ntsay : « Le reboisement n’est pas un simple slogan »

Un geste d’éco citoyen du Premier ministre Christian Ntsay. (Kelly)

Le reboisement est devenu une affaire nationale dans la mesure où les feux de brousse ne cessent de gagner du terrain. Pourtant c’est depuis belle lurette que l’on a toujours dit que c’est un fléau qui n’avantage en rien le pays.

La grande famille de la Primature a procédé, hier, à un devoir de civisme, notamment, le reboisement. C’est devenu une tradition pour cette Institution. Elle a choisi, à cette occasion, la commune rurale de Fihaonana du district d’Ankazobe. Un lieu que le Premier ministre Christian Ntsay connaît bien dans la mesure où il a travaillé dans cette localité dans le temps. Lors de ce reboisement, 22.500 jeunes pousses ont été plantées, réparties sur 15 parcelles. Tous les services au sein de la Primature ont apporté leur concours, d’autres organismes ont aussi prêté main forte à cette Institution. Lors de son intervention, le chef de gouvernement a souligné que”cela n’est pas un simple slogan”, étant donné que le bois constitue un besoin fondamental, notamment pour le bois de chauffe mais également pour les petites entreprises ». A lui de déplorer que les actes perpétrés par les Dahalo diminuent tandis que les feux de brousse gagnent du terrain.

Satellites. Le Premier ministre de rappeler également que le Président de la République a appelé à une vaste campagne de reboisement. D’ailleurs, le chef de l’Etat a parlé lors de la campagne de lancement officiel de reboisement à Analameva-Antsirinala Moramanga le 2 mars 2019 que l’objectif est de reboiser une surface de 40.000 ha par an avec un minimum de 40 millions de jeunes pousses par an. Pour en revenir au discours du Premier ministre, ce dernier a souligné le changement climatique qui sévit dans le pays. « Les activités de bon nombre de gens dépendent du bois. Il s’avère ainsi nécessaire de procéder au reboisement ». Toujours à propos des feux de brousse, le Premier ministre a fait savoir qu’il en est au courant grâce aux satellites. Et d’enchaîner qu’il y aurait des réunions et quelles seraient les solutions à long terme.

Dominique R.

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La jirama au secours de ses clients consommateurs d’eau

Le calvaire des usagers de la Jirama qui souffrent de coupures d’eau à répétition va donc cesser. C’est du moins ce que laisse espérer l’annonce de la réalisation de forages sur 46 sites. Pour ceux qui sont obligés de veiller pour pouvoir remplir durant une partie de la nuit des bidons ou des barriques, c’est une nouvelle rassurante, mais non satisfaisante puisque l’eau ne sera pas potable. Cependant, c’est une charge émotionnelle en moins pour tous ces ménages qui ont été préoccupés par ce problème d’approvisionnement en eau.

La jirama au secours de ses clients consommateurs d’eau

L’annonce du forage de ces puits a été faite en Conseil des ministres. Les usagers qui sont confrontés depuis de nombreux mois à ce problème de pénurie d’eau ont accueilli la nouvelle avec prudence. Eux dont l’espoir a souvent été déçu préfèrent attendre la réalisation du projet. La majorité d’entre eux, jusqu’à présent, profitaient d’un approvisionnement nocturne de quelques heures. D’autres n’ont plus pu bénéficier des services de la Jirama depuis longtemps et étaient obligés d’acheter des bidons d’eau vendus par des personnes se ravitaillant aux bornes fontaines, d’autres encore allaient chez des amis pour profiter de leur générosité en matière d’eau. Des camions-citernes étaient placés dans certains quartiers pour dépanner leurs habitants. Mais aujourd’hui, la Jirama se trouve sous le feu des projecteurs et elle a essuyé les critiques du chef de l’État la sommant de redresser la situation. Aujourd’hui elle est contrainte de réagir. C’est la ministre de l’Energie et de l’Eau qui mène à bien le projet avec la société d’État. Il s’agit de parer au plus pressé. La réalisation se fera rapidement. Pour l’instant, ce n’est qu’un pis aller et cela soulagera les consommateurs privés d’eau depuis longtemps. Ces derniers attendent que soient réalisés des travaux beaucoup plus complets pour que cela réponde à une véritable qualité de service.

Patrice RABE