Les actualités à Madagascar du Dimanche 29 Décembre 2019

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Itasy. Ampahala Soavinandriana. Libérez les 9 détenus provisoires !

Pour une libération immédiate des neuf habitants d’Ampalaha Soavinandriana en détention provisoire

Quelques mois après le scandale provoqué par l’utilisation abusive de la détention provisoire à Madagascaret les consignes du Ministre de la Justice Jacques Randrianasolo aux magistrats d’éviter le placement systématique en détention préventive (1), neuf personnes du village d’Ampalaha dans la commune de Soavinandriana région Itasy viennent d’être victimes de cette procédure dans des circonstances tout à fait déplorables et inacceptables. Il s’agit des villageois membres des trois cents familles dont les terres d’une superficie de 569 hectares font l’objet de spoliation de la part d’un ancien ministre, Georges Ruphin (2), et qui luttent au Tribunal pour faire reconnaître leurs droits depuis plusieurs années face aux décisions de justice de les expulser.

Cela fait quatre ans que durent les différends entre le fokonolona qui a valorisé les terrains et Monsieur Georges Ruphin qui prétend être propriétaire du terrain, disent les membres du fokonolona et il n’y a jamais eu d’affrontement violent entre les deux parties. Malheureusement, une crise vient de se dérouler.

Déroulement des faits

Le mardi 17 décembre 2019, les membres du fokonolona ont planté des arbres et après avoir creusé de nombreux trous, ont attendu un peu avant de poser les jeunes plants. Deux jours plus tard, Mr Georges Ruphin et ses amis et partisans sont venus verser des ordures et déchets qui ont obstrué les trous. Des membres du fokonolona qui ont vu leurs actes, ont alerté les autres. Ils ont été accueillis par des jets de pierre en quantité et les affrontements ont commencé. Lorsque les forces de l’ordre sont arrivées pour rétablir l’ordre, elles ont emmené quatre personnes blessées dont deux partisans de Mr Georges Ruphin. Malheureusement, les deux membres du fokonolona qui ont été emmenés soi-disant pour être soignés ont été immédiatement dirigés vers le « violon » de Miarinarivo, ainsi qu’une personne qui accompagnait les blessés.

Puis des membres du fokonolona qui n’étaient pas présents lors des affrontements ont reçu une convocation, subi une enquête à Miarinarivo le 20 décembre et ont été retenus sans avoir pu rentrer chez eux. Parmi ces personnes se trouve le porte-parole de l’association des défenseurs des droits des paysans Mr Ramilijaona Pierre Marcel que les gendarmes sont venus chercher à son domicile sans qu’il en connaisse les raisons. 17 personnes ont ainsi été arrêtées à Miarinarivo et interrogées.

Le lundi 23 décembre vers 20h, l’instruction a eu lieu, non pas au Tribunal mais à la gendarmerie et neuf personnes sont retenues en détention préventive (placées en mandat de dépôt dans la prison de Miarinarivo) jusqu’à présent. Le procès est prévu pour le 22 janvier 2020.

Pour une libération immédiate des personnes détenues

Nous reviendrons plus tard sur le caractère très discutable de l’appropriation par la partie adverse des terrains du village entier dont la surface dépasse largement la superficie dont un individu peut être propriétaire selon la loi, ainsi que sur la non-reconnaissance de la valorisation des terrains par les paysans depuis des générations par les différentes instances judiciaires. Nous reparlerons également de la signature par la Ministre de la Justice du régime Rajaonarimampianina du "pourvoi dans l'intérêt de la loi" (PIL) qui suspend les décisions des différentes instances du Tribunal où les villageois avaient perdu tous les procès ainsi que de l’annulation de cette signature quelques semaines après l’arrivée du régime Rajoelina au pouvoir.

Pour l’instant, face aux divers dysfonctionnements liés à l’arrestation et à la détention préventive des neuf personnes pendant la période des fêtes de fin d’année, où les différents départements de la justice sont en vacances, nous demandons la libération immédiate de tous les villageois pour qu’ils puissent préparer leur défense correctement au sein de leurs familles et non pas à la prison de Miarinarivo, loin de leurs familles et de Soavinandriana.

La détention préventive des membres du Fokonolona d'Ampalaha ne traduit pas la volonté de l’État d’éviter la détention préventive.

28 décembre 2019

Solidarité des intervenants sur le Foncier (SIF) Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. ; https://www.facebook.com/SIFMADA/

Collectif pour la défense des terres malgaches – TANY

Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. ; http://terresmalgaches.info; www.facebook.com/TANYterresmalgaches

Références :

(1) https://www.madagascar-tribune.com/Le-placement-en-detention-preventive-ne-doit-pas-etre-systematique-dixit-le.html

(2)https://lexpress.mg/16/01/2018/litige-foncier-trois-cent%E2%80%88familles%E2%80%88expulsees%E2%80%88a%E2%80%88soavinandriana%E2%80%88itasy/

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Madagascar : Lac Tritriva, une femme retrouvée morte avec sa fille.

Une femme d'une quarantaine a été retrouvée morte avec sa petite fille de trois ans. On ignore les causes, mais le suicide n’est pas à écarter. En effet, la mère, selon ses connaissances présente des problèmes mentaux. Leurs photos sont devenues virales sur les réseaux sociaux.
Les gendarmes de Betafo se sont rendus sur place, pour prendre les corps à ce qu'ils soient diagnostiqués. Les médecins n'ont constaté aucune trace de blessures, ni marque pouvant expliquer la véritable raison de cet acte. L’hypothèse d’un accident mortel n’est pas aussi écartée. En effet, les bords du lac sont très accidentés pouvant engendrer un accident.
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Madagascar: Ambondrona enflamme le palais des Sports et de la Culture

Depuis le début des années 2000, Ambondrona était l’étoile montante de la culture malgache de l’époque. Depuis, quelques années, Kiks et sa bande, égales à eux-mêmes, avaient l’habitude de jouer à guichet fermé. Dès l’annonce de la vente des billets, les fans se sont empressés d’aller en acheter, engendrant une longue file d’attente.
Ceux qui n’ont pas pu assister au show ont pu se contenter des lives diffusés sur les réseaux sociaux. Comme chaque concert d’Ambondrona l’ambiance est toujours au rendez-vous. La surprise fût la présence de l’artiste évangélique Fy Rasolofoniana. De Dernier a chanté avec Ambondrona son morceau le plus connu, Mitonia.
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Choc mortel à Ivato - Un couple mixte en moto se tue

Scène  d’accident meurtrier de la circulation observée sur la route de l’aéroport d’Ivato, vers 6h du matin hier.  La femme encore jeune, et  qui couchait au sol, et dont la tête a été dissimulée sous  un casque,  avait encore son sac à dos sur elle. Etendu tout près d’elle,  le motocycliste, un ressortissant suisse de 35 ans gisait également inerte, les membres fracturés…Il fut tué sur le coup, du moins selon ceux qui ont assisté en live  la scène horrible.  Quelques mètres plus loin, le moto-cross noir que le couple venait de monter, est couché  sur son flanc sur le bitume, avec quelques débris éparpillés aux alentours.  Cela prouve que le choc était violent, trop même.  Effectivement, la moto qui a roulé à vive allure via le « Lalam-baovao »venait  de percuter, et ce, à la suite d’une perte de contrôle du pilote, un poteau de la JIRAMA, faisant ainsi éjecter ses passagers quelques mètres plus loin, au pied d’un mur en béton…

Au moment où des témoins ont constaté les faits, la dame a encore respiré. Elle n’a succombé qu’après son admission dans une unité de soins à l’HJRA Ampefiloha. « Elle n’a pas tenu le coup des  suites  d’une atteinte grave  d’organe et d’un traumatisme cranio-facial », présume une source hospitalière. Quant à son compagnon, ce n’était malheureusement plus le cas. Il a rendu l’âme presque après le choc. Le port de casque ne lui a pas été salutaire. Plusieurs témoignages concordant ont  avancé que trouver le moyen d’évacuer à temps les victimes, était toute une autre histoire. « Aucun automobiliste qui passait à la hauteur des victimes n’a voulu les transporter à l’hôpital», relate un témoin. Il a fallu le sens de responsabilité d’un responsable au sein du Fokontany d’Ivato-Mandrosoa pour que le problème ait été finalement résolu. Le premier a accepté de prendre à bord de sa voiture les victimes.

Selon la Gendarmerie, un excès de vitesse serait à l’origine de cette perte de contrôle chez le motocycliste. « De plus, il serait alcoolisé », commente cette source auprès de la Gendarmerie. On ne sait que très peu de choses à propos du Suisse. C’est un résident au pays depuis quelques années. Mais on ignore la nature de ses activités. Quant à la femme malagasy, aucun renseignement à son sujet, n’a été divulgué. Cette situation a poussé des témoins à faire circuler un communiqué dans l’intention d’aviser d’éventuels proches des victimes sur le drame.  L’un des rares éléments qui ont filtré de l’affaire, c’est que le couple allait justement regagner son foyer à Ivato au petit matin ce dimanche matin-là. Mais le destin en a donc décidé autrement.Franck R.

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Rosina Randafiarison - Athlète de l’année 2019

Rosina Randafiarison vient de fêter ses 20 printemps hier. Si jeune, elle est la valeur sûre de l’haltérophilie de Madagascar. Irréprochable dans sa catégorie des moins de 45 kilos au niveau continental, elle est l’unique athlète malagasy qui a fait une sans faute pour cette année 2019. Elle mérite le titre de meilleur athlète de l’année. « Rosina Randafiarison n’a fait aucune sortie internationale sans qu’elle rentre au pays sans médaille d’or autour du cou. Elle a renouvelé deux records d’Afrique de sa catégorie pour cette année. Pour moi elle est l’athlète de l’année »,  salue Harinelina Andriamanarivo, secrétaire général du Comité olympique malagasy (COM).

Pour Rosina Randafiarison, l’Etat devrait prendre compte et récompenser les athlètes qui remportent des résultats, les indemniser et de mettre en place un système pour voir de près l’avenir des athlètes qui consacrent leur jeunesse au sport pour l’intérêt du pays. Pour elle, les athlètes de haut niveau devront toujours avoir la place qu’ils méritent dans la société.

Au mois d’avril, elle figurait parmi la délégation malagasy pour le championnat d’Afrique senior. Elle a offert la première médaille d’or malagasy et remporte trois médailles d’or après avoir réalisé 70 kg en arraché, 80 kg en épaulé- jeté pour un total olympique de 150 kg. Avec 70 kg en arraché, la leveuse de fonte malagasy signe le nouveau record africain contre 67 kg pour l’ancien.

En juillet, Rosina Randafiarison a effectué un exploit, 68 kg à l’arraché et 80 kg à l’épaulé- jeté, elle a aussi remporté l’or dans chaque épreuve lors du championnat d’Afrique Zone II à Nairobi Kenya, une qualification olympique 2020.

Quelques semaines après, c’est encore elle qui a offert à la Grande Ile sa première médaille d’or aux Jeux des îles de l’océan Indien (JIOI) 10e édition qui se déroulaient à l’île Maurice au mois de juillet.

Toujours engagée chez les moins de 45 kg, Rosina Randafiarison, triple championne d’Afrique et détentrice du record continental en arraché avec 70 kg n’a pas besoin de faire beaucoup d’effort pour s’offrir les trois métaux précieux des Jeux Africains qui ont eu lieu du 25 au 30 août 2019 à Rabat au Maroc.

« Il n’y  a pas de miracle dans le sport. Ces résultats viennent du dressage du coach et de la persévérance et de l’entrainement ainsi que la technique. Mon prochain objectif est de gagner ma qualification olympique 2020 et d’améliorer la performance », nous dévoile notre interlocutrice.

Elle a enchainé avec les succès un mois plus tard, elle a réalisé un triplé aux championnats d’Afrique Junior à Kampala Ouganda du 6 au 12 septembre dernier. Du 8 au 10 novembre dernier, fidèle à sa performance,  elle a fait parler d’elle lors du championnat d’Afrique Zone III tenu à domicile au gymnase couvert d’Ankorondrano. Très détendue et pleine de confiance, elle a soulevé 71kg en améliorant son propre record d’Afrique à l’arraché. A l’épaulé-jeté, elle a réalisé une levée à 85 kg. Rosina remporte la médaille d’or au total olympique avec 156 kg.Elias Fanomezantsoa

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Prévision météorologique - Fin d’année 2019 et Nouvel an sous la pluie

Si la population malagasy est habituée à passer la nuit de la Saint-Sylvestre sous un beau temps, pour cette fois-ci, le résultat des études menées par les prévisionnistes s’annonce plutôt négatif. Selon la Direction générale de la météorologie (DGM), un temps pluvieux caractérisera la journée du 31 décembre 2019 et du 1er janvier 2020, entre autres dans les côtes Sud-est et Est. La présence d’une perturbation tropicale qui est actuellement en cours de formation dans l’océan Indien favorise la descente de la Zone de convergence inter-tropicale sur le Nord de Madagascar.  Cela stimule ainsi le retour des activités orageuses généralisées. Et ce cumul de pluies va être localement abondant sur certaines régions du Nord et des hautes-terres.

En ce qui concerne les températures, le niveau maximal connait une légère hausse. La Capitale va enregistrer un degré de chaleur estimé à 30° C. Les zones côtières doivent aussi s’attendre à un thermomètre affichant jusqu’à 34° C.

Au sujet de cette perturbation tropicale, samedi dernier, son centre a été positionné à 1 250 km à l’Est-nord-est de l’île Sainte-Marie avec un vent moyen de 45 km/h, accompagné par des rafales pouvant atteindre les 60 km/h. La dernière prévision météorologique a dicté son intensification dans les prochaines 60 heures, tout en s’approchant des îles Mascareignes. Pour cette raison, elle ne présente aucune menace pour la Grande île. Ce qui implique que pour le moment, il n’y a pas d’alerte cyclonique à Madagascar.

Par ailleurs, les usagers en mer des côtes orientales, naviguant en pirogues et petits navires, sont priés d’être prudents car le régime d’alizé se renforcera dans les prochains jours.Recueillis par K.R.

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Crever l’abcès !

Autres temps, autres mœurs. Et autre régime, autre mode opératoire. Le vent du renouveau souffle. Les tenants du pouvoir, installés en début d’année sous la houlette du jeune Président Rajoelina Andry, insufflent une nouvelle empreinte dans la gestion des affaires nationales. Les deux têtes de l’Exécutif mènent un combat pour une nouvelle ère de gouvernance. De ce fait, ils incarnent la nouvelle génération de dirigeants auxquels le pays peut bien compter. La tolérance zéro  aux malversations, c’est le mot d’ordre. On ne badine point sur toute forme de mépris contre la bonne gouvernance et ce jusqu’à crever l’abcès.

Au centième jour de son accession au  pouvoir, au Palais des Sports à Mahamasina, RajoelinaAndry creva l’abcès sur le nébuleux mode de calcul opéré par les grandes compagnies pétrolières pour enfin  déterminer le prix à la pompe. Le mouvement de l’inflation en dépend étroitement. Ce fut un coup de théâtre !

Et Ntsay Christian, le numéro 2 de l’Exécutif, emboîte le pas. En tant que Chef de l’administration, il met tous les responsables devant leurs responsabilités.Lors de la clôture de deux jours du 19 au 20 août de la Concertation nationale des hauts responsables de commandement au niveau de la Police nationale au CCI Ivato, le PM a tapé sur la table. Il n’était pas allé sur le dos de la cuillère pour fustiger le corporatisme déplacé du Corps. Il est inconcevable, selon lui, d’entendre des voix qui s’élèvent au sein de la PN contre les mesures disciplinaires à l’endroit des brebis galeuses.

Dans son discours d’ouverturedu Salon des mines de Madagasikara ce 19 décembre, le PM a crié au scandale. En effet, il dénonce l’inexistence matérielle des retombées des exploitations minières dans la vie quotidienne des Malagasy. Tel un pauvre qui somnole sur une paillasse bourrée d’une mine de trésor ou de quelqu’un, sur sa pirogue, meurt de soif, le citoyen lambda reste englué dans une misère honteuse. La Grande Ile, en dépit de ses richesses naturelles inestimables, figure parmi les cinq Nations les plus pauvres de la planète. Un triste et révoltant tableau que le Chef de Gouvernement juge inacceptable. Un confrère de s’interroger « à qui la faute » ? Quelle que soit l’approche pour une réponse, une chose est certaine, la responsabilité n’incombe point aux pauvres citoyens. Des hauts dirigeants des régimes successifs, de mèche avec les exploitants miniers véreux, dilapident nos trésors et s’enrichissent impunément. Sur ce, le Président Rajoelina a été clair et net. Dans le point 4 du Velirano, il préconise la gestion formelle et transparente des richesses minières en élaborant un nouveau Code minier recadrant l’intérêt de tous.

Fou de rage, Ntsay Christian en tant que premier responsable de la sécurité du pays, lors d’une de ces descentes sur terrain, n’a pas pu retenir sa colère. En fait, ce jeudi  à Anjozorobe et à Isandra, le PM rejette avec la plus grande fermetéle dysfonctionnement des actions des tenants de responsabilité locaux, entre autres, représentants de l’administration centrale, les commandements de la FDS et les élus locaux qui finalement se gênent. Résultats, la recrudescence de l’insécurité. Une situation inadmissible !

En cette fin d’année, les dirigeants ne cessent de monter au créneau pour crever l’abcès qui mine la vie du peuple.Ndrianaivo

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Présentations de vœux du nouvel an - Le Président Rajoelina supprime la cérémonie d’Iavoloha !

Ce mardi, à 19 heures, le Président Andry Rajoelina va adresser ses vœux aux Malagasy. Comme d’habitude, l’adresse à la Nation du Chef de l’Etat devrait être diffusée sur les chaînes nationales. De source informée, l’on apprend que cet ultime discours de l’année devrait différer totalement des précédents discours des précédents présidents. En effet, le Président va profiter de ce discours pour  faire le bilan de l’année 2019 et de parler de l’avenir, des réformes annoncées pour 2020. Et pour cause, le Président de la République aurait donné l’ordre de supprimer totalement la cérémonie de présentation de vœux qui se déroule traditionnellement au Palais d’Etat d’Iavoloha à chaque début d’année. Durant les précédents régimes, cette cérémonie se déroulait durant le mois de janvier au Palais d’Iavoloha. L’occasion pour les membres du corps diplomatique et des corps constitués d’adresser au Président et son épouse les vœux du nouvel an.

D’habitude, l’on avait droit à des discours successifs des présidents d’institution puis du Président de la République, lesquels dressaient à cette occasion leurs bilans et traçaient leurs perspectives pour les années à venir. Cette série d’allocutions précédaient un grand buffet accompagné de festivités auxquelles étaient invitées à participer parfois près de 1500 personnes. Cette fête avait été critiquée sévèrement par beaucoup pour son caractère budgétivore.  Austérité budgétaire oblige, cette cérémonie et le grand buffet seront désormais supprimés. Le Président Andry Rajoelina veut rompre avec le passé. L’adresse à la Nation de la fin de l’année de ce mardi sera donc également l’occasion pour le Chef de l’Etat d’adresser ses vœux pour le nouvel an et de tracer les perspectives. Pour de ce premier discours de fin d’année de son quinquennat, le Président de la République parlera des travaux débutés durant l’année écoulée, ceux qui sont en cours et ceux qui restent à effectuer. Le discours du Président de ce mardi va donc durer plus longtemps que d’habitude. Il se dit que le style diffèrera également des précédents du même genre.La Rédaction

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Défaite aux élections communales et municipales - La dernière tentative du TIM !

A la veille des résultats officiels des élections communales et municipales, le parti Tiako i Madagasikara (TIM) fait des pieds et des mains pour les dénoncer. La pilule dure à avaler pour l’équipe du TIM, ou plutôt pour son président Marc Ravalomanana, demeure cette défaite dans la Capitale, un de ses fiefs historiques, du moins de ces dix dernières années. La cuisante défaite tant à Antsirabe, Ambatondrazaka ou à Antanifotsy ainsi que dans d’autres agglomérations où le parti régnait sans partage auparavant, ne fait pas bouger les sourcils de l’ex maire de la ville d’Antananarivo et non moins ancien président de la République, le comble du malheur pour lui c’est de reconnaitre à la fin que la population tananarivienne lui a tourné le dos. Un sort qu’il a déjà connu lors des dernières élections présidentielles mais qu’il ne voulait jamais admettre.

Et bis repetita, Marc Ravalomanana organise la comédie pour contester cette défaite annoncée. Il envoie son poulain Riana Andriamasinoro, candidat malheureux pour occuper le fauteuil de la Mairie d’Antananarivo –ville, au four et au moulin. Le maître tire les ficelles derrière et pratique le double  langage. A l’autel de la FJKM d’Imerinkasinina, il prônait la tolérance le jour de la Nativité mais en cachette, il pousse ses valets à aller de l’avant quitte à se faire ridiculiser. Ces derniers exécutent l’ordre sans murmurer et remettent sur le tapis le scénario écrit par Marc Ravalomanana au lendemain de sa défaite aux élections présidentielles. Il s’agit de rameuter la foule de ses partisans, la chauffer à blanc, la gaver des choses imaginaires et la faire croire que la victoire était de la sienne. Depuis un mois, c’est la stratégie adoptée par le TIM. Et samedi, il est passé à l’action en organisant une marche de Mahamasina à Anosy pour déposer les soi-disant preuves du disfonctionnement de la dernière élection communale.  Une mascarade déjà vue l’année dernière mais que le réalisateur voulait de nouveau mettre au goût du jour.

Et pourtant quand la Commission électorale nationale indépendante (CENI) demandait  à Ravalomanana et consorts de lui emmener les preuves entre leurs mains d’une manipulation des résultats présidentiels, ils mettaient du temps à venir pour finalement apporter quelques procès-verbaux des bureaux de vote. Mais après confrontation, il n’y avait eu rien d’anormal contrairement aux déclarations tonitruantes du candidat vaincu et ses alliés. Il fut même un temps, toujours aux élections présidentielles, l’annonce d’une déposition d’une centaine  de requêtes  « avec les preuves »  à la Haute Cour Constitutionnelle (HCC) mais à la grande surprise générale, l’équipe du TIM les aurait retirées avant l’heure. Bref, il ne s’agit ni plus ni moins que d’un bluff.

Tout dernièrement, après un échauffement de quelques jours au MAGRO, les ténors du TIM envisageaient de rééditer les coups bas des dernières élections présidentielles en ne changeant d’un iota la stratégie adoptée. Après avoir annoncé sur le toit leur détermination à demander la vérité des urnes et leur contestation des résultats officieux des municipales et communales, ils projetaient une descente dans la rue pour aller déposer leurs plaintes au Tribunal administratif à Anosy. Mais là, la foule tant attendue n’a pas répondu à l’appel au grand désespoir des dirigeants.

La dernière tentative de Ravalomanana a une fois de plus échoué. Il devra admettre que la population lasse des guéguerres politiques qui ne lui ait jamais favorables veut maintenant vivre dans la sérénité. Elle donne rendez-vous aux dirigeants et opposants dans cinq ans, aux futures élections.La rédaction

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Droit de l’Homme : La conversion forcée, un problème international

Un séminaire sur les droits de l’Homme portant sur le thème « Intolérance et discrimination envers les nouveaux mouvements religieux : un problème international » s’est tenu à Séoul le 29 novembre 2019 sous l’initiative du Centre d’études sur les nouvelles religions (CESNUR) d’Italie, et Human Rights Without Frontiers (HRWF) de Belgique. L’occasion de parler de la protection des droits des minorités religieuses ciblées par les groupes majoritaires, en particulier dans le contexte de situations anti-droit de l’Homme tel que le connait la Corée avec la conversion forcée.

La conversion forcée ou déprogrammation est un phénomène qui viole les droits de l’Homme puisqu’avec une telle pratique, certaines religions dominantes kidnappent les membres des groupes religieux qualifiés de « sectes », afin de les contraindre à abandonner leur foi. C’est ainsi que ce séminaire a réuni 80 participants composés de juristes, journalistes et représentants de la société civile pour passer en revue la situation actuelle de la conversion forcée, afin de dégager des solutions qui permettent de défendre la liberté de religion et les droits humains qui sont devenus la norme de la communauté internationale. Selon la critique de Massimo Introvigne, directeur général du CESNUR et sociologue italien ; « Les manifestations en mémoire des victimes de la conversion forcée ont été mentionnées dans le rapport 2019 du département d’État américain sur la liberté religieuse, y compris les violations de la liberté religieuse en 2018. Cependant, il y a eu de nouveaux cas de déprogrammation même après leur mort « . Il a également souligné que les déprogrammeurs coréens sont des pasteurs spécialisés des églises principales, la plupart presbytériennes.

Développement d’un plaidoyer. Willy Fautré, fondateur et directeur de la HRWF, pour résoudre ce problème, a suggéré le développement d’un plaidoyer auprès des Nations Unies et des organes défendant la liberté religieuse ou de conviction, ainsi que la poursuite de ceux qui encouragent les personnes à commettre un enlèvement ou une séquestration. Il a également souligné la responsabilité de la direction de l’Eglise presbytérienne qui tolère, approuve et peut-être encourage de telle pratique. Ainsi, dans une lettre ouverte, signée par 15 ONG internationales, dont la CAP-LC et HRWF, adressée le 24 juillet au président sud-coréen Moon Jae In, il a déclaré : « La Corée du Sud pourrait bien être le dernier pays démocratique du monde où la déprogrammation est encore tolérée » et a demandé au président « d’enquêter en profondeur sur les accusations de déprogrammation abusive, et de mettre un terme à cette pratique odieuse, en faisant répondre pleinement les responsables« .

Par ailleurs, la Corée du Sud a été élue au Conseil des droits de l’Homme des Nations unies pour un cinquième mandat le 17 octobre. La mission de la Corée du Sud auprès de l’ONU a déclaré qu’elle prévoyait de participer aux efforts internationaux visant à répondre aux crises des droits de l’Homme dans le monde entier. Les participants ont exhorté le gouvernement coréen à répondre à la question de la conversion forcée qui menace toujours les droits de l’Homme de sa population.

Anja RANDRIAMAHEFA