Les actualités à Madagascar du Vendredi 29 Novembre 2019

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Madagascar : Financement du rugby malagasy par le Président de la République.

Tout comme les Barea , les Makis de Madagascar joueront également une compétition continentale. Le 26 Novembre, le Président Andry Rajoelina a reçu les membres de l’équipe nationale de rugby. Ceci s’est déroulé au Palais d’Etat d’Ambotsirohitra. En effet, ses athlètes affronteront l’équipe nationale du Nigeria le 1er Décembre prochain.
Pour un bon déroulement et pour une meilleure préparation du match, Andry Rajoelina leur a fait don de 100 millions d’ariary. Les 50 millions d’ariary seront donnés à la fédération malagasy du rugby tandis que les 50 millions d’ariary autres seront donnés à l’équipe nationale malagasy. Par ailleurs, Andry Rajoelina a offert une somme de 20 millions d’ariary à l’équipe Makis junior qui a été champion d’Afrique dans la catégorie U20.
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Madagascar : Augmentation en effectif de sociétés offrant une couverture sociale et sanitaire pour leurs...

Selon les informations obtenues auprès de la Caisse nationale de prévoyance sociale, les opérations menées par le Task force ont porté leurs fruits. En effet, depuis le mois de Mai, le Task force a pu visiter plus de 2000 sociétés et a pu sensibiliser plusieurs institutions et entreprises à inscrire leurs employés à la Cnaps et à leur affilier à une couverture sociale.
Selon les statistiques, seulement 10% des employés sont affiliés à ces couvertures sociales et sanitaires. Plusieurs employés se plaignent qu’une somme est déduite sur leurs salaires sans même aller à la caisse nationale. Ceci constitue le premier obstacle pour la promotion de la couverture sociale à Madagascar.
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FIFIDIANANA BEN’NY TANANA : Tsy hita tabilao tany amin’ny renivohi-paritany ny Tim

Efa hita taratra avokoa ny fironana rehetra indrindra manerana ny renivohi-paritany enina eto Madagasikara na dia mbola vokatra vonjy maika ihany aza. Tapitra hatreo ny lalan’ny antoko Tiako i Madagasikara. Nibaby faharesana ny filohan’ny antoko, Ravalomanana Marc tamin’ny fifidianana Filoham-pirenena, zara raha nahita Depiote 16 isa izy tamin’ny fifidianana Solombavambahoaka farany teo. Nihevitra ny hanarina ny lesoka rehetra sy hampamiratra ny antokony hatrany ingahy Ravalomanana tamin’ity fifidianana ben’ny tanàna ity saingy nijanona ho nofy ratsy fotsiny izany. Nofy ratsy satria ireo Kaominina tena nanjakan’ny antoko Tim teo aloha dia efa babon’ny antoko volomboasary avokoa. 

Anisan’izany, ohatra, ny tao Antsirabe sy ny teto Antananarivo Renivohitra. Ireto farany dia tsy laitra akisoka raha vao antoko Tiako i Madagasikara sy ny Filoha teo aloha Ravalomanana Marc. Ankehitriny anefa resy ny kandida avy amin’ny antoko Tim tao Antsirabe, ary resy ihany koa teto Antananarivo Renivohitra. Tsy vitan’izany fa mbola tsy hita tabilao mihitsy ihany koa ity antokon’ny Filoha teo aloha Ravalomanana Marc ity manerana ny renivohi-paritany miisa enina. Tsy misy na dia iray aza kandidan’ny Tim lany tamin’ireo Faritra ireo. Lefy hery tanteraka ny Tim ankehitriny, tsy mahagaga izany fa na ny mpikambana efa tranainy aza efa niala tsy ho mpikamban’ny antoko intsony. 

Hita misongadina sy mamiratra hatrany kosa ny Kandidan’ny Irk miara-dia amin’ny Filoha Andry Rajoelina. Mazava ny lalan’ny fandresena ho an’ny Kandida Naina Andriantsitohaina ho an’ny eto Antananarivo Renivohitra. Raha ho an’ny Faritra Avaratry ny nosy iny kosa dia Kaominina ambonivohitra miisa dimy ao anatin’ny Faritra Sava sy Diana no nahalany ny Kandidan’ny Irk. Anisan’izany ny tao amin’ny Kaominina Andapa, Antalaha ary Vohemara, samy ao anatin’ny Faritra Sava ary Nosy Be sy Ambilobe ho an’ny Faritra Diana. Ankoatra ireo dia ny kandida avy amin’ny tsy miankina no nahazo toerana.

Avotra Isaorana

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FILAN-KEVITRY NY GOVERNEMANTA : Ho tapitra ny 31 desambra 2019 ny fampiasana ireo vola teo aloha

 Ny ravim-bola 10 000 ariary, 5 000 ariary, 2 000 ariary izay navoakan’ny banky foiben’i Madagasikara, araka ny didim-panjakana laharana faha2003-781 natao ny 8 jolay 2003 sy ny ravim-bola 1 000 ariary, 500 ariary, 200 ariary izay navoakan’ny banky foiben’i Madagasikara, araka ny didim-panjakana laharana faha2004-1040 natao ny 23 novambra 2004 no voakasik’io.

Voafaritra ao anatin’ity filan-kevitry ny governemanta ity fa tsy manan-kery intsony ireo ravim-bola voalaza ireo manerana ny tanin’ny Repoblikan’i Madagasikara, aorian’ny datin’ny 31 desambra 2019. Azo atao ny manakalo ireo ravim-bola ireo any amin’ny banky foiben’i Madagasikara na any amin’ny banky tsotra na koa any amin’ny tahirim-bolam-panjakana sy ny rantsa-mangaika rehetra manerana ny Nosy, manomboka ny 2 janoary 2002 ka hatramin’ny 31 desambra 2020. 

Aorian’izay kosa dia any amin’ny banky foiben’i Madagasikara irery no hahafahana manakalo azy hatramin’ny 30 jona 2021. Tsiahivina fa efa niteraka resa-be teto amin’ny firenena ny fisian’ireto vola ireto ny taona 2003 noho ny vola mitovitovy amin’ny sary famantarana antoko iray. Ny vola iray alina ariary nivoaka ny taona 2004, ohatra, dia sary famantarana ny antoko Tim no hita eo aminy. Ny lalàna anefa dia mamaritra mazava fa tsy tokony hisy sary famantaran’antoko na firehana politika mihitsy anaty vola malagasy.

Ny.

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“NOSY MALAGASY” : “Tokony hampiharina ny fehin-kevitra navoakan’ny firenena mikambana”

Raha tsiahivina, niantso ny rehetra manana zavatra hambara na antontan-taratasim-pikarohana mirakitra ny mombamomba ireo Nosy Malagasy ireo ity lehiben’ny governemanta ity,  efatra andro lasa izay.

Anisany  nanambara ny heviny ny antoko “Vahoaka miray” na Vami. Nambaran’izy ireo fa “raha ny tokony ho izy, tsy ilaina intsony ny fanatanterahana fikaonan-doha any Lafrantsa, hanohizana ny fifampiresahana efa natomboka tetsy Andafiavaratra.”  Tompon’ireo Nosy ireo i Madagasikara fa tsy mpindrana, hoy izy ireo, ka tsy isika tompony indray no hivahiny sy hiladilady any an-tanin’olona hanao fifanarahana mahakasika izany. Nambaran’izy ireo koa fa efa nisy ny fehin-kevitra navoakan’ny firenena mikambana mahakasika ireo Nosy ireo ny taona 1978. Ny fampiharana io fehin-kevitra io no ilaina ary ny dingana rehetra hanatrarana izany no tokony himasoana, hoy hatrany izy ireo.  

An-keriny no nakan’i Lafrantsa ireo Nosy Malagasy bodoiny. Tsy nifampiraharaha na nifampiresaka tamin’ny mpitondra teto Madagasikara izy ireo tamin’ny fitrandrahana izay nataony. Araka ny fantatra, vola an-tapitrisa dolara no efa azon’i Lafrantsa tamin’ireo harena notrandrahany tao saingy tsy nisy ho an’i Madagasikara izany. Fantatra koa amin’izao fotoana izao fa mainka nampitomboin’i Lafrantsa ny isan’ny miaramila Frantsay miambina ireto Nosy malagasy aty amin’ny ranomasimbe Indiana ireto. Manoloana izany, miantso ny Tafika malagasy hitsangana sy handray ny andraikitra tandrify azy ireo ny sekretera jeneralin’ny antoko, Vami. 

“Tsy misy vahaolana antenaina mahakasika ny dinika atao any Lafrantsa. Ny firenena mikambana no efa nanome antsika ireo Nosy ireo satria antsika ireo, mitaky no anjarantsika dia manao ny dingana rehetra hakana izany. Tsy ilana fifampidinihana izany fa fandraisana andraikitra no ilaina”, hoy ny nambarany.

N.A

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Billets de banque émis en 2003 et 2004 - 182 milliards d’ariary à remplacer

Utilisation peu courante. Les coupures émises en 2003 et 2004 sont maintenant en voie de disparition. Après environ une quinzaine d’années de circulation, ces billets de banque arrivent à la fin de leur validité au 31 décembre prochain. La Banque centrale de Madagascar, en tant qu’autorité chargée de l’émission de billets dans tout le territoire malagasy, a ainsi apporté davantage d’explication concernant cette décision gouvernementale. Une conférence de presse s’est tenue hier dans son siège à Antaninarenina. « Les anciens billets ne représentent qu’une faible proportion par rapport à la quantité des monnaies mises en circulation. En effet, nous les avons progressivement retirés du marché depuis l’émission de nouveaux billets en 2017. Actuellement, la valeur totale des billets de banque à Madagascar s’élève à 3 599 milliards d’ariary dont 182 milliards d’ariary représentent les anciennes coupures. Ces dernières  n’occupent  que 5 % de la totalité des monnaies.

Cela signifie que la majorité de la population utilise les nouveaux billets, une des raisons pour laquelle nous mettons fin à la validité des anciens »,  explique Nirina Rabearivony, vice-gouverneur de la Banque centrale. Il s’avère que tous les pays du monde adoptent cette politique monétaire. Selon le vice- gouverneur, il serait plus facile pour les escrocs d’émettre des fausses coupures après des années de circulation des billets. L’institution financière procède ainsi à leur remplacement tous les dix à quinze ans. Une fois les anciens billets collectés, ils seront tout de suite broyés à la Banque centrale. Par ailleurs, les gens n’auront pas à s’inquiéter car ils auront une année et demie pour procéder aux échanges des anciens billets. On peut encore les utiliser afin de régler toute opération financière jusqu’à la date butoir. Néanmoins, les membres du personnel de la Banque centrale avertissent les citoyens à être vigilants par rapport aux éventuelles escroqueries. « Les valeurs d’échange restent les mêmes lorsque vous voulez remplacer vos anciens billets auprès des banques. En plus, les opérations sont gratuites. Il suffit d’apporter une carte d’identité nationale lorsqu’on va à la Banque centrale de Madagascar, aux banques primaires ou encore au Trésor public et ses démembrements dans toute l’île », souligne le vice-gouverneur. Solange Heriniaina

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Golf - MCB Tour Championship Madagascar - Alefa Jean-Bà !

L’unique golfeur en lice au MCB Tour championship Madagascar, au golf du Rova à Andakana, a plus que jamais besoin du soutien de tout un peuple. Jean Baptiste Ramarozatovo, puisqu’il s’agit de lui, à la journée inaugurale de la compétition qui réunit 48 professionnels seniors issus des quatre continents, était à deux doigts de réussir un grand exploit. Le moins capé des participants, Jean Bà a donné du frisson au public venu assister, hier, au choc des légendes en caracolant en tête avec une carte de moins 6 à la fin du trou n°13. Là où il a fait un eagle salué à sa juste valeur par l’assistance. Mais à cause de la pression qui pesait sur son épaule ou autre raison, le golfeur malagasy a connu une contre-performance aux trous suivants. Un birdy raté tant au trou 14 et 15, a vu son avance fondre comme neige au soleil et pire à l’avant dernier trou du parcours, Jean Bà a fait un double boggey qui lui a coûté cher au décompte final. A deux coups sous le par à la fin, le Malagasy termine à la quatrième place du classement du 1er tour à égalité avec trois autres compétiteurs, Carilles José Manuel (Espagne), Sallat Jean Pierre (France) et Dodd Stephen ( Pays de Galles). Evans Garry (Angleterre) avec une carte de moins 3 se trouve seul en haut du tableau de classement avant d’aborder la seconde journée d’aujourd’hui.

Emerson Gary (Angleterre) et Brown Simon (Angleterre) en rendant une carte de +10 se trouvent au bas du classement de la première journée. Un classement qui, certainement, va connaître un chamboulement à la fin du 2e ou 3e tour de demain. Les connaisseurs jugent en effet que certains compétiteurs semblent attendre les deux dernières journées pour porter l’estocade tandis que d’autres tardent encore à « s’acclimater » avec le parcours du golf du Rova. Un réveil des cadors, à l’instar du Gallois Philip Price, de l’Anglais David Shacklady ou du sud-Africain James Kingston, est très attendu par la majorité des spectateurs. De ces paramètres, le public s’attend à vivre pleinement à une franche explication entre les grands aujourd’hui. Néanmoins, le cœur des golfeurs malagasy, des membres du Rova et les villageois d’Andakana, des vrais passionnés du golf, bat pour Jean Bà. Celui qui a tellement besoin du soutien de tous tout au long du parcours d’Andakana et surtout qu’à la fin de la compétition demain. En effet, Jean Bà fera encore parti des participants du MCB Tour championship aux Seychelles et à l’île Maurice. Alefa Jean Bà !Rata

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Vaccination des enfants - Mialy Rajoelina rassure les parents

La réticence des parents à la vaccination pose problème. Seulement 33 % des enfants malagasy, soit un enfant sur trois, âgé moins de 24 mois, a été vacciné avant son premier anniversaire en 2018. La peur voire la méfiance face aux rumeurs constitue le premier facteur de blocage. La société véhicule, par exemple, sans être certain de sa certitude, l’essai d’une expérimentation médicale à travers le vaccin. Or, il s’agit d’un propos erroné. La Première dame, Mialy Rajoelina qui n’est autre que la marraine de la Santé de la mère et de l’enfant et  aussi présidente  de l’association Fitia, l’a confirmé hier au Centre hospitalier universitaire mère-enfant, situé à Ambohimiandra. Dans son discours, elle a évoqué  le recours au changement de comportement pour pouvoir sauver des vies. « La  vaccination consiste à immuniser une personne contre une maladie infectieuse. Déjà, elle aide à sauver de nombreuses vies, mais elle  assure également un avenir meilleur aux enfants, notamment un développement intellectuel et physique. Etant donné qu’un enfant représente une richesse, les parents doivent s’en assurer. Je suis une mère de famille. La vaccination a assuré l’une des importantes étapes du développement de mes trois enfants. Aujourd’hui, je peux vous affirmer que celle-ci a amplement contribué à leur bien-être », a-t-elle confié. Et d’ajouter qu’à Madagascar, les vaccins sont administrés gratuitement et  cela afin d’obtenir une immunité aux enfants, sans contracter la maladie. « Aujourd’hui, j’encourage les parents, les mères de familles à emmener leurs enfants auprès des établissements sanitaires pour se faire vacciner et de finir toutes les étapes de cette pratique. Mais aussi, je vous invite tous à ouvrir la porte à ces agents de santé communautaires, envoyés spécialement pour vacciner vos enfants », poursuit-elle.

 Un centre de vaccination auprès des hôpitaux  Le Centre hospitalier universitaire mère-enfants d’Ambohimiandra, désormais réhabilité, reçoit les parents et mères de familles voulant faire vacciner leurs enfants. Hier, dans le cadre de la collaboration entre l’Association Fitia et l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la Première dame y a inauguré le premier point de vaccination. « J’ai rencontré les responsables  de cette institution spécialisée de l’Organisation des Nations unies œuvrant pour la santé publique afin de discuter de cette réticence au niveau de la vaccination. Pour qu’elle soit d’une importance capitale, avec l’OMS, des centres de vaccination vont être installés auprès des établissements sanitaires dans tout Madagascar. (…) J’invite les mères de famille à prioriser la santé de leurs enfants. Il s’agit d’une prise de responsabilité pour le développement de la Nation. Il est à noter que  la campagne de vaccination a débuté hier. Il s’agit d’une belle action pour sensibiliser et mobiliser la population », avance la Première dame. Une telle initiative réalisée par toute une équipe ayant œuvré particulièrement à la réhabilitation de cette infrastructure dédiée à la vaccination, a pour objectif de revitaliser la vaccination de routine. Et celle-ci a été saluée par le Professeur Julio Rakotonirina, ministre de la Santé publique. Les vaccins disponibles sont le BCG, administré contre la tuberculose, le VPI contre la poliomyélite, le DTC-Hep-Hib contre la diphtérie, le tétanos, la coqueluche, l’hépatite, la méningite, le PCV-10 contre la pneumonie, le Rota contre la diarrhée et le VAR contre la rougeole. K.R.

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Election communale dans la Capitale - Le camp IRK choisit l’attente sereine

Contrairement au camp du TIM qui commence à crier à la fraude et ameuter ses partisans à ne pas accepter l’issue de l’élection communale, celui de Naina Andriatsitohaina a choisi une attitude diamétralement opposée : celle d’attendre dans la sérénité les résultats publiés par l’organe officiel compétent, à savoir la CENI.Que ce soit sur les réseaux sociaux que dans les supports  traditionnels, le QG du candidat IRK, Naina Andriatsitohaina, est en effet avare de déclarations officielles depuis le début de la publication des premières tendances  par la CENI. Ce n’est pourtant pas faute pour ce patron de presse d’avoir les moyens de s’exprimer. Outre ses propres titres, l’homme est soutenu par une armada d’organes de presse du pays. C’est pour dire que la stratégie  du silence radio a été délibérément choisie. Ce qui n’est pas le cas du camp de son principal adversaire qui, en l’espace de 24 heures, a fait deux déclarations  fracassantes. Et pas par n’importe qui puisque ce sont ses deux têtes de ligne qui sont  montés au front, à savoir le candidat Randriamasinoro Ny Rina lui-même, suivi du N°1 du parti TIM, Marc Ravalomanana en personne. Alors que le premier, tout en faisant état d’irrégularités, a appelé ses électeurs au calme, le second, particulièrement remonté,  a explicitement incité ses inconditionnels à contester jusqu’au bout le (futur) résultat du scrutin.

Remontada peu probablePour l’observateur averti, à partir du moment où le TIM se met à crier au loup, c’est qu’il s’est rendu compte, à partir des éléments qu’il a en main, que la partie est irrémédiablement perdue. Il faut savoir en effet que chaque QG détient des originaux des Procès-verbaux issus de tous les bureaux de vote. Plus de 24 heures après le dépouillement, il est certain que chaque camp en présence a déjà pu dégager ce que pourrait être l’issue de l’élection. C’est ce qui explique le dépit de Marc Ravalomanana, lors de sa prestation télévisuelle diffusée hier. L’écart de près de 4 600 voix affiché, hier en fin d’après-midi, s’il s’agissait d’une élection présidentielle, pourrait paraître serré. Par contre, ramené au niveau d’une commune, fut-elle celle de la Capitale, il est assez difficile à combler. Une « remontada » du candidat TIM est donc désormais peu probable, pour ne pas dire impossible. Hery Mampionona

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Marc Ravalomanana - Eternel mauvais perdant !

Le parti Tiako I Madagasikara (TIM) est battu dans ses principaux fiefs, la Commune Urbaine d’Antananarivo (CUA) et la Commune Urbaine d’Antsirabe (CUT). Une indigestion pour le président de ce parti, Marc Ravalomanana, qui se comporte actuellement comme un enfant mauvais perdant.Les résultats des élections communales et municipales commencent à se clarifier. Les électeurs ont offert leur confiance aux candidats de l’IRD. La Capitale et la Ville d’eaux ne font pas exception. Les électeurs tananariviens et antsirabéens ont voté pour les candidats orange. A Antananarivo, Naina Andriantsitohaina est en tête de liste tandis qu’à Antsirabe, Dr Unoh mène la danse. La mainmise du parti TIM sur ces localités est révolue actuellement. Ces élections communales et municipales ne manqueront pas de se refléter sur le paysage politique malagasy. Désormais, le parti adoubé à Madagascar est le MAPAR. S’en est fini pour le parti de l’ancien Président de la République Marc Ravalomanana. Outre ses lieutenants qui commencent à quitter le navire, il a été lâché par ses électeurs durant ces élections. Les défaites de ses candidats dans la CUA et la CUT constituent des gifles pour celui-ci, des gifles qu’il n’oubliera pas de sitôt, même pendant sa retraite politique. S’il en a la sagesse de prendre une retraite politique. A travers une déclaration télévisée hier, cet ancien maire de la Capitale incite ses partisans à récolter les preuves d’irrégularités à cette élection de mercredi dernier et de les déposer à leur QG. 

Mais créer des troubles postélectoraux pour faire tache d’huile sur la légitimité des élus est tout autre. Pourquoi se comporter en mauvais perdant alors qu’il se targue d’être démocrate. Dans l’exercice du vote, concéder une victoire renforce la démocratie. Ce n’est pas la première fois que le parti de Ravalomanana procède à de telles supputations. Tout le monde se souvient qu’au lendemain du 2e tour des élections présidentielles, l’équipe de Ravalomanana a crié haut et fort à une fraude massive et a menacé de ne pas reconnaître les résultats. Et à la veille de la proclamation officieuse de la CENI, elle exigeait une confrontation des Pv. Demande exaucée par la CENI mais c’est finalement les demandeurs qui avaient fait faux bond après qu’aucun incident majeur n’a été constaté à l’issue de la première vague de confrontation. Les observateurs sont habitués à cet effet d’annonce de Ravalomanana dont les défaites successives de lui-même et de son parti ces derniers temps restent encore en travers de la gorge. Par contre le candidat TIM à Antsirabe a offert une belle leçon de démocratie. Guy Rivo Randrianarisoa a reconnu en effet sa défaite dès le lendemain de l’élection. Jeudi dernier, il a fait un post sur sa page facebook. « J’ai perdu selon les résultats provisoires. Je respecte les résultats et le choix des électeurs quoi qu’il advienne. Cela ne m’empêchera pas de travailler et œuvrer pour le bien d’autrui », a-t-il publié. Un post loué par le député Rossy qui félicite « l’esprit républicain » de cet ancien député. Dans toutes les situations, et surtout en période électoral, les politiciens doivent avant tout se comporter en tant qu’Homme d’Etat et non en tant qu’homme de pouvoir. Les résultats actuels ne sont que provisoires. La CENI envisage d’annoncer les résultats provisoires des 1 695 Communes du pays vers mi-décembre. Les tribunaux administratifs auront jusqu’à mi-janvier pour annoncer les résultats définitifs. L’année à venir commencera  avec de nouveaux élus qui exécuteront leurs promesses de campagne, et ce avec une collaboration étroite avec le pouvoir central pour le développement durable des communes et de la population.Boaza

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Chute libre ?

En chute libre. Tel est le constat général au terme des deux scrutins des Communales et des Municipales du 27 novembre 2019. Le niveau national des taux de participation tourne autour des 30 %. Dans certaines Circonscriptions, on a enregistré des chiffres catastrophiques, de l’ordre de 25%. Ce qui traduit un taux d’abstention record avoisinant les 70% comme c’est le cas à Antananarivo. Il faut admettre néanmoins que la participation effective des citoyens aux élections ne cesse de décroître. Pour ne citer que les derniers scrutins à partir des présidentielles de 2018,  les chiffres indiquant la tendance des participations accusent bien le recul sans précédent de l’engouement de la population. Le 7 novembre 2018, lors du premier tour de la présidentielle, le taux de participation, à l’échelle nationale, fut 53,95 %. Et le 19 décembre 2018, pour le second tour, le taux descendit à 48,02 %. Soit 6 points de moins. Une différence notable! Le 27 mai 2019, date du renouvellement des 151 membres de l’Assemblée nationale malagasy, le taux de participation des électeurs tournait autour de 40% au niveau national. Soit une fois de plus, une baisse de 10 points environ par rapport aux présidentielles de 2018.Et enfin, lors des Communales et des Municipales du 27 novembre, le taux national de participation se cantonne à 30%. Il s’agit, précisons-le, d’une moyenne nationale. Car comme nous l’avons déjà soulevé plus haut, ce taux dégringole jusqu’à 25% dans certains endroits à l’instar de la Capitale. Ainsi, il y a bien lieu d’évoquer le cas d’une chute …libre ! Mille et une interrogations s’enchaînent. Pourquoi cette indifférence ou ce peu d’empressement du citoyen lambda à la chose politique électorale ? S’il y a une responsabilité à définir qui devrait porter le chapeau ? Qui seraient les vrais responsables ?Le peu d’enclin à la chose politique électorale peut se définir en plusieurs aspects. Etant donné que le jour du scrutin se fait le jour ouvrable, la majorité des électeurs en raison de la précarité de leur condition doit « d’abord » trouver de quoi manger. On vit « le jour le jour » (ny ho hanina anio, tadiavina anio).  C’est un motif simple mais réel. En plus, pour les petits salariés, leurs patrons les ont tout court retenus. Un petit calcul d’heures supplémentaires, svp ! En s’élevant un peu de la hiérarchie sociale, les citoyens électeurs en ont assez de la tromperie et des défaillances des responsables élus. Pour le cas d’Antananarivo, les partisans du TIM éprouvent de la lassitude voire des désappointements après les  résultats décevants de leur poulain, Mme Lalao Ravalomanana. D’autant que le candidat choisi par leur guru, Marc Ravalomama, un certain Rina Randriamasinoro, ne fait pas le poids devant le favori, Naina Andriantsitohaina du IRD/IRK. Mais, sur le plan général, il s’agirait d’un rejet de la population de la classe politique traditionnelle. En d’autres termes, la population aspire à un renouveau du système. C’est ici la grande chance de l’IRD avec Andry Rajoelina car la plateforme illustre la renaissance politique à Madagasikara. Les jeunes à l’image de Andry Rajoelina doivent forcément prendre la relève. Aussi, l’incurie des dinosaures de la politique est la première responsable de l’hécatombe sinon de la chute libre.

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Communales : Dépôt des requêtes à partir du 28 novembre

La CENI milite pour une élection transparente et démocratique.

Les résultats définitifs proclamés par les tribunaux administratifs sont susceptibles de recours devant le Conseil d’Etat.

Rideau sur la campagne électorale hier à minuit. Le délai de 20 jours imparti aux candidats maires et conseillers pour convaincre leurs électeurs à voter pour eux a expiré. Aujourd’hui est le jour du silence électoral, c’est à dire 24 heures pour les indécis de décider. « Je pense que le taux de participation pourrait augmenter cette fois-ci par rapport à ceux des précédentes élections, pour la simple raison qu’il s’agit  d’une élection de proximité. D’ailleurs, les candidats ont adopté durant la campagne la stratégie de porte-à-porte pour convaincre les électeurs à voter pour eux. », a souligné hier le vice-président de la CENI Thierry Rakotonarivo. Ce dernier a rassuré que tout est fin prêt pour le jour du 27 novembre. « Tous les matériels électoraux sont déjà parvenus à leur destination. Les bureaux de vote seront ouverts à 6heures pour être fermés à 17h. La structure ad’ hoc au niveau de chaque chef-lieu de province est déjà en place. Cette  structure présidée par un ou deux commissaires électoraux nationaux et composée des commissaires régionaux, est compétente pour proclamer les résultats provisoires des scrutins, au plus tard le 16 décembre. Il appartient par contre aux tribunaux administratifs de statuer sur les contentieux électoraux, et de publier les résultats définitifs des Communales.», a rappelé Thierry Rakotonarivo. Avant de rajouter : « Contrairement à l’élection du président de la République, aux Législatives, aux Sénatoriales et au référendum, les résultats définitifs publiés par les tribunaux administratifs sont susceptibles de recours devant le Conseil d’Etat. »

Confrontation des PV. Selon la commission électorale nationale indépendante, les candidats maires et conseillers peuvent déposer auprès des structures compétentes leurs requêtes dès le 28 novembre. « Ce délai court jusqu’à la proclamation par les tribunaux administratifs des résultats définitifs des élections. », a précisé Thierry Rakotonarivo. Ce dernier d’enchaîner : « Selon la loi, les candidats ont le droit de demander la confrontation des procès-verbaux. La demande doit être écrite, mais la confrontation n’est pas systématique. Elle ne peut être effectuée qu’en cas de besoin. L’acceptation de la CENI dépend donc des motifs évoqués par les demandeurs. Par contre, la CENI ne pourra plus accepter toute demande de vérification des plis électoraux comme ce qui a été pratiquée lors de la dernière élection présidentielle. Cette pratique n’est pas prévue par la loi. » Le vice-président de la commission électorale a réitéré que, la liste électorale à utiliser dans les bureaux de votedu 27 novembre sera celle qui a été utilisée lors des Législatives du 27 mai. « Normalement, cette liste est déjà parvenue au niveau des fokontany. Cette liste ne pourra faire l’objet d’une retouche qu’à partir du 1er décembre, date prévue par la loi pour le début de la période de sa révision annuelle. », a-t-il précisé. En tout cas, la sécurisation des opérations sera assurée par l’OMC (Organisme Mixte de Conception), présidé par le représentant de l’Etat territorialement compétent. Ce qui n’exclurait pas la mise en place par les candidats des structures non-officielles qui seront chargées non seulement de veiller au niveau de chaque bureau de vote au bon déroulement des scrutins, mais aussi et surtout de lutter pour des élections libres, transparentes, démocratiques et crédibles.

R. Eugène