Les actualités à Madagascar du Jeudi 29 Octobre 2020

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Transparency international : L’instabilité politique figure parmi les causes de la corruption

Ketakandriana Rafitoson Directrice Exécutive de Transparency International Madagascar (TI-MG).

Selon la Directrice Exécutive de  Transparency International Madagascar (TI-MG) Ketakandriana  Rafitoson, parmi les causes de la corruption à Madagascar figurent la pauvreté, la fragilité des institutions et la mauvaise gouvernance qui entraînent les crises répétitives, l’instabilité politique, la faiblesse de l’accès à l’information et la culture de l’argent facile et l’opportunisme. Face à ces situations, les défis sont énormes. Suite à la crise du covid-19, les réalités sont d’autant plus alarmantes, et risquent d’avoir empiré la situation. D’après les sondages effectués par TI-MG, 76% de la population à Madagascar pensent que la situation de la corruption s’est empirée durant les 12 derniers mois. 83% pensent que le pouvoir actuel ne fournit  pas assez d’effort pour la lutte contre la corruption, et 27% des utilisateurs du secteur public ont recours à la corruption.

Domaines d’intervention. Durant son intervention, Ketakandriana Rafitoson a rappelé que la corruption concerne tout le monde et chacun a son rôle à jouer. La volonté de changement doit venir de chaque personne, et à tous les niveaux, car dans chaque cas, il y a des corrupteurs et les corrompus. Il s’agit ainsi de faire prendre conscience à la population entière sur les conséquences de ces pratiques. Actuellement, Transparency International Madagascar (TI – MG) est présent dans sept régions et travaille avec plus de 800 bénévoles dans toute l’Île. Dans son intervention, Ketakandriana Rafitoson a présenté les domaines d’intervention de TI-MG, a savoir les permis fonciers, la santé, l’éducation, la pêche agriculture, le journalisme d’investigation, le suivi parlementaire, la mobilisation citoyenne et communautaire. La corruption est présente dans  différents domaines, aussi bien dans le secteur public que privé.

Recueillis par Dominique R.

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Hauts Administrateurs de l’Etat : Le SECES National ne les veut pas dans leur corps

Les enseignants-chercheurs et chercheurs-enseignants voient mal l’intégration des hauts administrateurs de l’État dans leur corps.

Aussitôt les informations sur une éventuelle demande d’intégration des Hauts Administrateurs de l’État dans le corps des Maîtres de Conférence et des Maîtres de Recherche, le Syndicat des Enseignants-Chercheurs et Chercheurs-Enseignants de l’Enseignement Supérieur a pris position.

« Le SECES rejette tout projet d’élaboration et de mise en application d’un autre décret tendant à appliquer le statut des enseignants-chercheurs et des chercheurs-enseignants aux autres domaines professionnels. Le SECES rejette, par toutes ses formes toute forme d’usurpation de titre, de fonction ou de grade ». C’est ce qu’on peut lire dans un communiqué émanant du Syndicat des Enseignants-chercheurs et Chercheurs-enseignants de l’Enseignement Supérieur ou SECES national, publié hier. Signé par Faliarivony Randriamialinoro, président national du SECES, le document relate la prise de position du syndicat en question sur un éventuel « projet de mise en œuvre d’un décret ayant comme objectif de mettre dans le même corps les Hauts Administrateurs de l’État et les Maîtres de conférence et maîtres de recherches de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique ». Ce qui constitue « une insulte  à l’endroit des Enseignants-chercheurs et des Chercheurs-enseignants » d’après toujours le SECES bureau national dans son communiqué.

Motifs. Pour appuyer ses propos et marquer sa position, le syndicat des enseignants-chercheurs et chercheurs-enseignants de l’enseignement supérieur avance la question relative aux diplômes. « Pour être maître de conférence et/ou maître de recherche, il faudrait qu’une personne ait son doctorat. Qu’elle ait intégré le corps des enseignants-chercheurs et chercheurs-enseignants. Ce qui est loin d’être le cas pour les hauts administrateurs de l’État peu importe leur grade », souligne un enseignant-chercheur qui a préféré taire son nom. Avant de renchérir « vous remarquerez, suite à ce que j’ai avancé, que pour être Maître de conférence et Maître de recherche, il faut que la personne ait suivi une formation académique et scientifique sanctionnée par un diplôme ». Cursus académique et scientifique souligné par le SECES bureau national dans son communiqué de presse. En effet, selon le SECES national, « l’acquisition du statut d’enseignant-chercheur et de chercheur-enseignant de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique est tributaire des conditions académiques et scientifiques ». Le communiqué du SECES national, attire l’attention sur le Statut général des fonctionnaires qui fait savoir dans son article 34 que « les grilles indiciaires sont classées par cadre et par échelle dans ces cadres. A cadre, échelle, classe et échelon égaux, les indices de traitement sont identiques dans tous les cadres ». Le SECES est ferme dans sa déclaration, le syndicat ne veut pas des hauts administrateurs de l’État dans son corps.

José Belalahy

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Lutte contre la famine dans le Sud : Hausse de la production de Doria, grâce aux appuis d’AFAFI Sud

Rolli Jaonarison, cultivateur de Doria dans le district d’Ambovombe.

Les problèmes liés à la malnutrition aiguë restent un vrai casse-tête pour les acteurs du développement, qui œuvrent dans le grand Sud. A Ambovombe, la population, les ONG et les OSC misent sur les Doria, pour assurer la résilience face au « Kere ». Selon les témoignages de Rolli Jaonarison, représentant la communauté locale, les producteurs de Doria ont bénéficié d’un appui efficace du Programme AFAFI Sud (Appui au financement de l’agriculture et aux filières inclusives), mis en œuvre par différentes organisations, notamment l’ONG CTAS dans le district d’Ambovombe. « Trois raisons qui nous font penser que la vente de « Doria » est différente. D’abord dans notre région, où la sécheresse survient périodiquement, les Doria se font parfois rares. C’est un problème  pour les agriculteurs d’Ambovombe, qui ont du mal à trouver des semences. Il y a des moments où  les Doria sont disponibles sur le marché, mais il arrive qu’ils soient introuvables, surtout pour les semences. Mais grâce à un partenariat avec CTAS , nous avons une solution efficace pour avoir les graines. De plus, nous les semences de Doria, reçu du CTAS sont de bonne qualité, permettant d’accroître la production  jusqu’à 80%, voire  90%. C’est une opportunité pour nous d’utiliser des semences de bonne qualité par rapport aux semences traditionnelles achetés sur le marché », a affirmé Rolli Jaonarison. D’après ses dires, les Doria fournis par CTAS sont vendus au même prix que les Doria ordinaires. Le plus grand avantage est leur disponibilité, malgré les temps difficiles.

Antsa R.

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Kere-dans le Sud : Un bataillon Multi-Mission de l’Armée en plein combat

« ACTIONS DE L’ARMEE CONTRE LE KERE DANS LE SUD »

Afin de lutter contre la famine à laquelle est confrontée la population du Sud, l’Armée malgache contribue activement au soutien des citoyens. Elle réaffirme sa volonté durant les descentes sur le terrain et intervient au front à travers l’«opération vonjy» qui se poursuit. Le Ministère de la Défense Nationale continue à travailler de concert avec les autres organismes de la santé tels que la Croix-Rouge malgache. Le Bataillon Multi-Mission a été déployé dans le cadre des distributions de vivres, la sécurité des centres de secours et les transport d’eau potable. Les médecins militaires apportent des soins médicaux à la population, plus particulièrement aux enfants malnutris. En parallèle, un recensement afin d’identifier les personnes les plus vulnérables est effectué. Des infrastructures et des moyens considérables sont déployés. Des aéronefs militaires dont des hélicoptères de l’Armée de l’Air sont réquisitionnés dans le transport de nourritures, des médicaments et des fournitures scolaires pour les écoliers. Ces actions illustrent d’autant plus la restructuration en marche au sein de l’Armée. Leur volonté étant d’exécuter les consignes du président de la République, dans le cadre de cette lutte contre ce fléau qui risque de s’enraciner dans cette partie méridionale du pays. Cela est pour honorer la devise fortement ancrée dans le cœur et l’esprit des militaires qui est : « pour la patrie et pour la population ».

T.M.

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Tetikasan’ny filoham-pirenena : Misy ireo andian’olona misoloky olona aminy

Mpiasa mahatratra 1.200 eo no voasoloky tamin’ilay tetikasan’ny filoham-pirenena amin’ny fanamboaran-dàlana eto Toamasina I, ao Toamasina II sy Vatomandry ary Mahanoro. Izany Atoa « Manantsoa Modeste » sy ny ekipany, izany no anaran’ity olona ity ary efa miaramila teo aloha sy efa mpiambina ny filoha izany koa ny tenany teo aloha. Hakany vola ireto olona mpitady asa hampiasaina amin’ity fanamboaran-dàlana sy tetezana ity, ka mahatratra 70.000 ariary hatramin’ny 200.000 ariary ny vola alainy arakaraka ny asa tian’ireo mpitady asa atao ; satria ambarany fa hanaovana OMSI sy Trano fiantohan’ny mpiasa ireo vola alainy ireo araka ny nambarany tamin’ireto mpitady asa voasoloky. Telo andro aorian’ny fahazoany ny vola sy fanaovana ny fanadiadiana arak’asa dia mivoaka ny « badge » omeny ireto mpiasa solokiany ireto, mba heverina fa misy marina ilay asam-panjakana amin’ny tetikasa ny filoham-pirenena hatao. Telo volana aty aoriana nakan’ingahy « Manantsoa Modeste » ity ireo volan’ny mpiasa voasoloky ireto, mbola tsy misy hatrany ny asa nambarany ary efa lasa nitsoaka izy ankehitriny hoy ireto mpiasa marobe mitaraina voafitaka. Nametraka fitoriana teny amin’ny zandary ireto mpiasa marobe ireto saingy harirariran’ny zandary ihany koa ankehitriny amin’ny fikarohana ity mpisoloky, sy amin’ny fanaovana « réquisition » ny findainy izay mbola mandeha ara-dalàna araka ny tenin’ireto mpiasa saingy tsy mamaly antso intsony ankoatran’ny famaliana someso. Mitaraina vokatry ny nahazo azy ireto mpiasa 1.200 ireto, ka manao antso avo amin’ny tompon’andraiki-panjakana mba handray ny tandrify azy avy fa misy misoloky sy misandoka ny tetikasan’ny filoham-pirenena amin’izao andro izao.

Malala Didier

 

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Covid-19 : une évolution à suivre attentivement dans les pays étrangers

Vue de chez nous, la situation sanitaire qui règne en ce moment en Europe est réellement inquiétante. C’est en particulier vers la France, avec laquelle nous avons des liens distinctifs, que nos yeux se tournent. La seconde vague tant redoutée de l’épidémie de Covid-19 est bel et bien là. Avec 54.000 contaminations recensées mardi, on ne peut que constater l’ampleur du problème qui se pose. Le président français a décidé de prendre lui-même les choses en main et il a annoncé hier soir la mise en place d’un confinement national. A Madagascar, on observe attentivement ce qui se passe dans l’Hexagone car il nous faut nous prémunir contre les risques d’une contamination venant de l’extérieur.

Covid-19 : une évolution à suivre attentivement dans les pays étrangers

Nous avons peut-être affirmé trop vite que la situation épidémiologique était maîtrisée. Les chiffres annoncés le week-end dernier lors du bilan hebdomadaire ont montré qu’il ne fallait pas verser dans une quiétude coupable. Le rappel de la nécessité du port du masque et du respect des gestes barrières a été fait à maintes reprises, mais on ne peut que constater l’insouciance d’une population persuadée qu’il n’y a plus rien à craindre. Les autorités ont décidé de réagir et ont rétabli les travaux d’intérêt général pour ceux pris en flagrant délit de non-port du masque. Les contrôles opérés par les forces de l’ordre ont été très médiatisés, mais restent localisés. Cela va peut-être responsabiliser les inconscients. Mais c’est sur les personnes venant de l’extérieur que l’attention des autorités se porte plus particulièrement. L’interdiction d’embarquement des passagers en provenance de neuf pays où l’épidémie a repris de plus belle est la mesure phare prise pour empêcher l’entrée du virus sur le territoire. Les autorités sont décidées à tout faire pour protéger les Malgaches. C’est pour cela qu’elles suivent avec attention ce qui se passe à l’étranger. On murmure que la fermeture des frontières se prolongera jusqu’en 2021.

Patrice RABE

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MDN – SEG : 167 militaires et gendarmes en situation irrégulière

Les hommes en uniforme se mettent au pas de la bonne gouvernance administrative et financière.

Sur les 591 agents de l’Etat indûment payés, 167 sont issus des rangs du Ministère de la Défense Nationale (MDN) et du Secrétariat d’Etat chargé de la Gendarmerie (SEG) dont les soldes ont été suspendus.

7,5 milliards Ariary. C’est l’impact financier sur le budget général de l’Etat des militaires et gendarmes en situation irrégulière qui sont respectivement au nombre de 24 au niveau du MDN et de 143 au sein du SEG. Pour le MDN, il s’agit de retraités, d’agents non soldés dans l’armée malagasy et de membres de cabinet ayant un impact budgétaire annuel de plus de 1 milliard Ariary. En somme, au propre comme au figuré, c’est sept fois moins que l’impact financier des 143 agents indûment payés du SEG qui sont composés en majeure partie de retraités et dans une moindre mesure de personnes décédés. Il y a même 12 déserteurs.

Révision des indices. Ces chiffres sont issus des résultats provisoires de la mission de rapprochement des agents de l’Etat dans les Institutions et les ministères, à travers l’utilisation de l’Application Unique pour la Gestion Uniforme des Ressources humaines de l’Etat (AUGURE). L’objectif est d’instaurer la bonne gouvernance administrative et financière dans la gestion du personnel de l’Etat. Le gouvernement s’étant engagé à minimiser l’hémorragie financière par la maîtrise des dépenses en personnel. Qui plus est, en ce qui concerne la Grande Muette, la révision des indices de solde et accessoires des militaires des Forces armées est en gestation.  Il reste à savoir s’il en est de même dans les rangs des Gendarmes qui pourraient, si ce n’est pas le cas, broyer du (béret) noir.

R.O

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Football – CAN 2022 : Une dérogation spéciale pour les Ivoiriens

Toamasina peut enfin souffler. Le match entre les Barea et les Eléphants ivoiriens aura en effet lieu le 17 novembre au stade de Barikadimy.

Le gouvernement malgache vient de donner une dérogation spéciale afin que l’avion des Ivoiriens puisse atterrir à Madagascar. Une exception à laquelle ne pouvait pas la Côte d’Ivoire se défiler, qui invoquait auparavant la fermeture des frontières de Madagascar et demandait un match retour sur un terrain neutre.  Le match aller aura lieu le 14 novembre dans le stade flambant neuf d’Alassane Ouattara, à Abidjan.

Il reste à espérer que d’ici là et pour réduire les frais, la FMF réussira à son tour à négocier avec ces Ivoiriens pour affréter le même avion et se trouver ainsi dans les mêmes conditions que leurs adversaires.

Tout est donc pour le mieux pour les Barea qui vont pouvoir goûter à cette organisation à domicile. Un match retour placé sous le signe des retrouvailles avec le public malgache.

Le seul hic a trait à la capacité d’accueil du stade de Barikadimy et de l’application des mesures auxquelles on ne peut malheureusement pas déroger.

Clément RABARY

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Akoor Digue : Des travaux d’embellissement de la digue Andohatapenaka réalisés

La digue Andohatapenaka embellie. (Photo : Yvon Ram)

Malgré la crise sanitaire qui sévit dans le pays depuis mars dernier, Akoor Digue a continué d’investir dans la réalisation des travaux d’embellissement de la digue Andohatapenaka.

Ainsi, diverses rénovations ont été effectuées. A titre d’illustration, « nous avons renforcé les murs de soutènement tout le long de la digue, allant du stade Maki jusqu’à l’hôpital Manarapenitra. En outre, nous avons déployé des moyens matériels et humains pour la rénovation aux alentours du centre commercial », a expliqué Niry Rasoanaivo, le Responsable de la Communication et Marketing de l’entreprise lors d’une conférence de presse qui s’est tenue hier dans son enceinte à Andohatapenaka. « Akoor Digue a mis en place une vingtaine de lampadaires solaires afin de renforcer la sécurité sur la route digue et de donner le maximum de confort à tous les riverains et utilisateurs. Une voie de dégagement en pavé a été entre-temps créée  dans le but de faciliter les flux de la circulation tout en allégeant les embouteillages sur cet axe », a-t-elle poursuivi.

Partenariat. Toujours dans le cadre de l’embellissement de la digue Andohatapenaka, ce centre commercial a également mis en place un abribus équipé d’un banc et d’un projecteur solaire qui s’allumera le soir jusqu’au lever du soleil. Les marquages au sol ont également été repeints, la création des passages pour piétons ainsi que de trottoirs avec une dizaine de plots de sécurité, ne sont pas en reste. « Ce projet d’embellissement de la digue Andohatapenaka, a été réalisé grâce au partenariat avec le ministère en charge de l’Aménagement du Territoire et des Travaux Publics et à la Commune Urbaine d’Antananarivo. Ce projet a démarré en mars dernier et s’achève au début de ce mois d’octobre. Et nous avons bien évidemment respecté toutes les mesures restrictives durant la période de confinement. Concernant le coût des investissements, nous ne pouvons pas le révéler étant donné qu’il s’agit d’une forme de don qui profite à tous les utilisateurs de cet axe route digue Andohatapenaka », a fait savoir Valérie Fidihasina, la Gestionnaire de patrimoine au sein de l’entreprise Akoor.

Offres promotionnelles. Par ailleurs, elle a soulevé que de nouvelles enseignes se trouvent au centre commercial Akoor. On peut citer, entre autres, KFC, Ymagoo, GEOX, Picadilly, SANIFER , la laiterie Maminiaina et RTS Madagascar. « Diverses animations sont également organisées pendant cette semaine dans le cadre d’Halloween, et ce, avec la réouverture du parc d’attraction Milalaoo. En outre, nous allons reprendre l’évènement Black Week-End qui se tiendra du 27 au 29 novembre prochain. Tous les locataires du centre commercial sont ainsi sollicités à proposer leurs offres promotionnelles tout en tenant compte de l’effritement du pouvoir d’achat de la population malgache qui a été fortement affectée par la crise sanitaire et économique liée à la pandémie de Covid-19. Une chose dont est sûre, les remises des prix pourront atteindre jusqu’à 70% de la valeur normale des articles exposés », d’après toujours les explications de Valérie Fidihasina.

Navalona R.

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Karibo hôtel Analakely : Raboussa et Mr Sayda sur la même scène

Raboussa et Mr Sayda partageront la scène de Karibo Hôtel ce samedi à partir de 18 heures. Le rap, le ragga et l’afropop seront au menu.

Raboussa, cela fait longtemps qu’il n’a pas été sur scène. Le confinement ne lui a pas permis de livrer de showcase. D’autant plus qu’il occupe un poste de premier rang au sein du Ministère de la Communication et de la Culture. Cependant, le rappeur a produit des morceaux tel que Alaiko sipa alaiko vady et Asa sy Ezaka. Des tubes qui ne quittent pas les lèvres des jeunes de la Ville des mille. Mais, certains ont remarqué le changement de discours du rappeur. Ce sont peut-être les bienfaits de l’âge ! Raboussa s’est assagi. Malgré ses quelques rides, il essaye d’être à jour. L’auteur de Mpandresy ambon’ny mpandresy a rénové son rythme. Du rap dur jusqu’au ragga, en passant par l’Afrobeat, le jeune homme bascule actuellement vers le Hip Hop alternatif. Un changement qui réduit légèrement sa cote de popularité.

Mr Sayda, quant à lui, sort des titres tous les mois, pour ne pas tomber dans l’oubli. La concurrence fait rage dans le monde musical malgache. Les artistes en herbe ne cessent de surgir. Sayda a connu une montée fulgurante et il craint de redescendre. Comme Raboussa, il cherche à renouveler ses sonorités. Alors, il sort Tsy hanampetra, Tia anao, Santimaka. Ces trois morceaux sont les tubes qui inondent les ondes dernièrement. En parlant d’amour, Sayda place ses morceaux dans le top du classement de Hit malgache.

Ces deux artistes donneront leur maximum pour ébahir leurs inconditionnels. Auparavant habitués à monter sur les planches des petits cabarets de la Capitale, les deux chanteurs nagent à présent dans le grand bain. Ils offriront un show dans un coin somptueux. Un show qui promet d’être chaud !

Iss Heridiny

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Fondation Friedrich-Ebert : « L’avenir est féministe » tire la sonnette d’alarme

(Crédit photo : Anja)

La fondation Friedrich-Ebert (FES) dénonce le manque de considération des femmes surtout lorsqu’il s’agit de recevoir une aide et un soutien indispensables. Selon la FES, la Covid-19 a mis en exergue des lacunes qui existent depuis longtemps dans nos sociétés, nos systèmes de santé et le monde du travail. Les femmes seraient toujours parmi les plus vulnérables et supportent la plus grande partie  du fardeau. Dans le monde du travail par exemple, « les femmes des pays du Sud sont, le plus souvent, mal rémunérées, et ont souvent un statut d’emploi informel qui les expose davantage au risque de perdre leur emploi et leurs revenus en raison des chocs dramatiques sur le marché du travail dus  à la pandémie », expose la FES dans un article. S’ajoutent à cela, les violences, les abus, les exploitations et autres formes de harcèlement qui auraient fait le malheur de plusieurs femmes durant la crise sanitaire. De ce fait, la FES a développé le projet mondial « L’avenir est féministe » en collaboration avec ses partenaires du Global South. Il s’agit d’une campagne sur le travail de soins et la reproduction sociale. « Par cette campagne, nous renouvelons notre solidarité avec les travailleurs sociaux, rémunérés ou non, dont un grand nombre sont des femmes », explique la FES avant d’ajouter qu’  « il est vital de reconnaître, de réduire et de redistribuer la charge injuste et disproportionnée des soins non rémunérés et du travail domestique ». C’est ainsi que la FES invite tout un chacun à contribuer à cette cause en disant qu’il faut saisir cette opportunité pour ré-imaginer un monde après COVID-19 qui inclut des visions et des valeurs féministes.

Recueillis par Anja RANDRIAMAHEFA

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Sociétés de Transit 4 Stevies Awards d’Or remportés cette année par DHL

Les résultats obtenus dans le domaine de la diversité sur le lieu de travail ont été récompensés pour DHL Global Forwarding, qui devient le premier transitaire au monde à remporter un nombre aussi élevé de Stevies d’Or, pour une même année.Cette filiale de Deutsche Post DHL spécialisée dans le fret aérien et maritime a remporté 4 prix Stevies d’Or, face à un champ de plus de 1500 participants. En effet, la promotion de la diversité chez cette multinationale vise une proportion de 30 % de femmes à des postes de direction à l’échelle du Groupe jusqu’en 2025, dans le cadre de l’initiative « Les femmes chez DHL Global Forwarding ». « Le développement des femmes de talent dans notre organisation est un aspect central pour nous tous chez DHL Global Forwarding. Nous souhaitons amener un plus grand nombre de femmes à des positions dirigeantes et notre initiative ‘Les femmes chez DHL Global Forwarding’ en est le principal moteur. La diversité, l’inclusion et l’appartenance font partie de nos valeurs centrales d’entreprise, et nous voulons continuer à façonner un lieu de travail formidable dans lequel chacun est le bienvenu », déclare Tim Scharwath, PDG de DHL Global Forwarding, Freight.

 Antsa R.

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France : Covid-19 – La France reconfinée

La pandémie n’est pas encore terminée pour la France. Si la situation semblait aller mieux, les statistiques françaises ont considérablement haussés ces derniers jours. Il s’agirait d’une deuxième vague de l’épidémie du coronavirus, ayant fait plus de 500 morts en seulement 24 heures, pour la France à elle seule.
Face à cela, la décision a été prise pour le Président de la République française, Emmanuel Macron. Ce dernier a annoncé lors de discours, ce mercredi le confinement pour tout le territoire français à partir du vendredi 30 Octobre. Cette décision a été prise pour le bien de chacun et de la nation, explique-t-il. Selon lui, cette deuxième vague pourrait être plus dangereuse que la première, pour la France mais aussi pour l’Europe.
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Centre Akamasoa - « On a commencé avec zéro ariary », dixit Père Pedro

Le Père Pedro a quitté l'Argentine à 18 ans

Depuis 1648, la Congrégation des missions de Saint Vincent de Paul, en Argentine, a envoyé des missionnaires à Fort -Dauphin. Pourtant, ces derniers n'ont jamais duré que deux ans au maximum. Ils ont abandonné ou succombé à diverses maladies comme le paludisme et la tuberculose. « Je me suis alors présenté comme volontaire et la congrégation a accepté ma demande. J'ai interrompu mes études et j'ai travaillé pour pouvoir payer mes voyages et mon séjour à Madagascar ».En arrivant dans la paroisse de Vangaindrano le 26 octobre 1970, il a travaillé avec des paysans, dans les champs et rizières. Puis en 1989, il et devenu directeur du Scolasticat de Saint Vincent de Paul à Antananarivo. Et c'est là que tout a commencé.

 

« C'était une révolte intérieure »

Le village d'Akamasoa a été construit avec le fonds propre du mouvement « Akamasoa » et les habitants de la décharge. C'était en 1990 lorsqu'il a rendu visite à des malades dans la Capitale que le Père Pedro a découvert la décharge d'Andralanitra où un millier d'enfants et de parents vivent sur une montagne de déchets et se disputent leur nourriture parmi les chiens et les cochons. « Pour les aider, j'ai demandé un financement au sein d'une organisation à l'étranger. Pourtant, elle m'a fait attendre 18 mois pour me dire à la fin que mon projet a été refusé. J'étais très fâché et je criais au téléphone en disant : Vous vous moquez de qui ? Vous m'avez demandé un dossier de 150 pages, des précisions et j'ai toujours accompli vos requêtes. Depuis, je n'ai plus demandé un financement à aucun organisme ».

« Akamasoa, c'était une révolte intérieure. Je me disais que Dieu ne permet pas que des enfants meurent à petit feu dans une décharge ou dans la rue. Même sans argent ni financement, il faut agir ». Plus que déterminé, le Père Pedro avec une dizaine de jeunes malagasy venus sur la décharge, et ce n'est qu'après six mois de visites quotidiennes, qu'ils ont pu convaincre 70 familles pour quitter cet endroit et créer un nouveau village à Antolojanahary, à 60 km de la ville. Un terrain que l'autorité a mis à sa disposition. Puis, ils sont revenus à Akamasoa pour aider les familles qui y sont restées. Ils construisaient ensemble des maisons en bois, montaient les premières salles de classe et établissaient des règles de vie communautaire. Chaque année, le Père Pedro effectue au moins 3 voyages en Europe et à La Réunion pour un témoignage et une levée de fonds. Convaincus et reconnaissants de ses actes de charité et sa détermination à combattre la pauvreté, des milliers de gens de bonne volonté ont soutenu la cause du Père Pedro, et le projet n'a cessé de s'agrandir, depuis.

Une histoire gravée dans le cœur du Père Pedro

 « La lumière que je vis ici, ce combat contre la pauvreté, transmettez-le dans tout Madagascar et au-delà des frontières, puisque c'est beau », c'est avec ce propos que le Pape François a quitté le centre Akamasoa durant le trentenaire de ce dernier. Il a été conquis par le peuple malagasy. « Il a senti la ferveur, la beauté, la joie des peuples. Durant que je voyageais avec lui dans le Papa mobile, il me disait : Pedro, regarde ! Regarde la joie de ces peuples, de ces enfants. Ce jour-là, nous avons parcouru 2km de joie, de saut, de cri. Même les journalistes qui ont déjà accompagné d'autres Papes dans le monde entier m'ont confié qu'ils n'ont jamais vu un accueil si spontané, si pareil », criait -il.

Des épreuves, des insultes, des épines sur les rues

« Beaucoup croient, même ma famille, que Akamasoa c'est le paradis sur terre, mais ce n'est pas la réalité. Pour en arriver là, ce n'est pas de tout repos », avance le Père Pedro. « On m'a déjà insulté, outragé, attaqué, volé, escroqué, outre les maladies, mais je suis toujours là, debout à cause des enfants. Je ne peux pas me taire. Je ne demande aucun privilège, mais seulement plus de considération pour les personnes que nous accueillons dans nos centres. Fatigué, je m'efforce de poursuivre mon chemin, combattre la pauvreté. A la fin, je peux dire que si je ne pourrais pas changer tout le monde, au moins là où je vis, j'ai pu créer un oasis d'espérance ».

 Quant à sa relève, il en pense déjà. « Elle est déjà là. Il y a des jeunes malagasy qui sont prêts à sacrifier leur vie pour ce centre.  Je crois en leur amour, fraternité, justice et vérité. Le travail ici continuera puisqu'ils aiment Akamasoa, leur patrie et Dieu. J'ai confiance en Dieu, puisque ce projet n'est pas le mien, c'est le sien. Je suis seulement un instrument et il a déjà choisi un autre pour me remplacer », conclut-il.

Recueillis par Anatra Raholimanantsoa

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Village et Rova d’Ambohimanga - Les habitants retrouvent le goût de l’eau potable

La journée d’hier marquait l’arrivée d’une petite révolution à Ambohimanga Rova. Cela faisait près de 5 ans que la population qui habite cette Commune rurale souffre d’un grand problème d’accès à l’eau potable. Les habitants utilisaient l’eau de la fontaine naturelle pour leurs besoins quotidiens. Ce qui n’est pas sans risque pour leur santé puisqu’en période de pluies, ces sources d’eau sont submergées par des eaux de crue. Un moyen rapide pour la prolifération des microbes et donc des diverses infections. Désormais, cette situation fait partie du passé puisque le réseau d’eau potable dans le village d’Ambohimanga Rova et le Palais royal vient d’être réhabilité dans le cadre d’un projet financé par le Gouvernement du Japon à hauteur de 19 659 euros, soit l’équivalent de 80 millions d’ariary.

 

Le projet s’inscrit dans le programme de coopération financière intitulé « Aide sous forme de dons aux micro-projets locaux contribuant à la sécurité humaine ». La cérémonie d’inauguration de cette infrastructure réhabilitée a d’ailleurs été tenue hier en présence de l’ambassadeur du Japon à Madagascar, Higuchi Yoshihiro ainsi que du Secrétaire d’Etat en charge de la Gendarmerie nationale, le Général Richard Ravalomanana.

Engagement gouvernemental

Lors de son allocution, le diplomate japonais n’a pas manqué de souligner la représentation ô combien symbolique de la Commune rurale d’Ambohimanga Rova en tant que cité historique et endroit spécial pour les Malagasy. Il n’est plus à rappeler que la Colline royale d’Ambohimanga a été classée au patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO depuis 2001. « Quand les responsables nous ont approchés pour nous notifier du problème d’accès à l’eau potable, c’est sans aucune hésitation que nous avons pris la décision d’apporter notre aide, compte tenu de l’importance historique de cette ville royale », a indiqué l’ambassadeur. Il a aussi rappelé l’importance de l’accès en eau potable pour les besoins vitaux et sanitaires, mais également pour la continuité des activités économiques.

Grâce aux travaux de réhabilitation du réseau d’eau potable du village, environ 6 200 habitants en seront les bénéficiaires directs. L’approvisionnement en eau potable et l’assainissement figurent parmi les axes de priorité définis durant la septième édition de la TICAD7 ou « Conférence internationale de Tokyo pour le développement de l’Afrique ».

Par cette réalisation, le Gouvernement du Japon veut réitérer son engagement à se tenir aux côtés du Gouvernement malagasy dans ses efforts pour améliorer le niveau de vie de population défavorisée dans la Grande île.

S.R.

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Lutte contre la Covid-19 - La communication, arme absolue utilisée par l’Etat

Lors de son dernier rendez-vous bimensuel avec la population sur les stations audiovisuelles du pays, Andry Rajoelina a fait le bilan des sept mois d’état d’urgence sanitaire dans le pays. Le Président de la République a alors estimé que les stratégies menées par le pays pour lutter contre l’épidémie de covid-19 ont porté ses fruits, parlant notamment des actions de communication menées lors de l’introduction du virus dans le pays. Il faut dire en effet que la communication a été l’arme absolue de l’Etat dans le cadre de la lutte contre la Covid-19. Sous le lead du ministère de la Communication et de la Culture, une vaste stratégie de communication a été entreprise durant toutes les phases de la gestion de la crise du coronavirus.

Dès la phase pré-Covid et la phase de réponse à la crise, le Gouvernement a communiqué fréquemment avec la population. Faut-il ainsi rappeler que le Président de la République s’est adressé de manière quotidienne, puis tous les deux jours ensuite bimensuelle à la population au bout des quinze premiers jours de l’état d’urgence dans le pays. Il s’est adressé sur les chaînes audiovisuelles publiques pour donner des réponses aux questions de la population et pour apporter du réconfort mais aussi pour parler des mesures instaurées pour lutter contre la propagation de la maladie. Ces émissions étaient reprises par l’intégralité des stations audiovisuelles du pays qui ont fait l’objet d’une réquisition de la part de l’Etat durant les sept mois qu’a duré l’état d’urgence sanitaire dans le pays. Il en est de même lorsque le porte-parole du Centre de commandement opérationnel, le Professeur Hanta Marie Danielle Vololontiana a rendu compte de manière quotidienne des chiffres concernant l’évolution de la situation épidémique, sur les stations audiovisuelles du pays. Les émissions journalières ont, depuis quelques semaines, laissé la place à des émissions hebdomadaires.  C’était une manière de faire preuve de transparence. Les ministres, les directeurs généraux, les spécialistes, ont très souvent pris la parole pour apporter des explications sur des sujets de préoccupation de la population. Durant cette période où l’incertitude et les fausses informations ont, à un moment, fusé de toutes parts, l’Etat s’est positionné en tant que source fiable. Les informations ont été lâchées progressivement pour permettre à la population de digérer et de se préparer aux évolutions de la situation. Pour ne citer que la fermeture du ciel aérien malagasy, le confinement, l’obligation de port du masque, le déconfinement progressif. L’Etat a ensuite communiqué autour de la reprise, notamment autour des aides sociales aux victimes des mesures prises dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire. Une communication générale qui a contribué à mieux assurer l’adhésion de la population.

La rédaction

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Commission-clé

La Haute Cour de Justice (HCJ) a transmis à l'Assemblée nationale, plus précisément à la Commission spéciale de mise en accusation devant la HCJ, des dossiers concernant d'anciens hauts dirigeants d'Etat pour validation. Les 17 membres de la Commission spéciale présidée par le député de Vohipeno Tsabotokay Honoré ont déjà commencé leurs travaux. Selon le président Tsabotokay, trois dossiers impliquant des membres de Gouvernement de la Transition de 2009 à 2013 et de 2014 à 2018 font l'objet d'études. Ils ont jusqu'au 17 novembre prochain pour présenter les résultats de leurs travaux à l'Assemblée qui va voter à main levée.

 

Tsabotokay, par respect à la règle de confidentialité et au nom du principe de la présomption d'innocence, s'évertua à ne pas révéler les identités de ces personnalités impliquées. En réalité, ce n'est qu'un secret de polichinelle !  Défrayés par la chronique, à l'époque des faits, les noms de ces membres de Gouvernement indélicats ne sont plus un secret au commun des mortels. Tous, frappés d'interdiction de sortie du territoire (IST), certains ont réussi à semer la Justice. Ils se coulent des jours heureux ailleurs ! Alors, les travaux de la Commission spéciale ne seraient ainsi que des coups d'épée dans l'eau.  

Finalement, à quoi bon de faire tout ce tralala si a priori on connait pertinemment que les concernés ne se trouvent plus sur place ? N'est-ce pas une mascarade de jugement ? L'ancien Garde des sceaux, Jacques Andrianasolo, s'était permis d'émettre des réserves sur la pertinence de la procédure de mise en accusation. L'ancien procureur auprès de la Cour Suprême n'hésitait pas de juger d'inefficace la longue procédure à suivre pour mettre en accusation un haut dirigeant d'Etat (chef d'institution, ministre ou autre). En fait, il s'agit d'une manière détournée d'accorder une immunité aux gros poissons politiques. Attendre un ou deux ans après le constat des faits pour déclencher les recours au Tribunal offre l'occasion aux délinquants de se fondre, ici ou ailleurs, dans la nature.  

N'empêche que la mission confiée à la Commission spéciale revêt un caractère crucial voire vital dans la mesure où cela permet aux concitoyens d'avoir une visibilité dans la lutte contre les mauvaises pratiques au sein de la haute sphère de l'Etat.

Quoi qu'on dise, cette commission-clé tient un rôle-pilote dans la lutte contre toute forme de délinquance dans la gestion des affaires nationales. On attend de pied ferme l'issue des travaux.  

Ndrianaivo

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Carburants - Une baisse des prix à la pompe envisageable

Dans le bon sens. Au rythme où vont les choses, l’Etat ne devrait plus effectivement avoir de dette auprès des compagnies pétrolières opérant dans le pays dès l’année prochaine. « Si la situation actuelle perdure durant deux ou trois mois, les arriérés de l’Etat seront soldés d’ici la fin de l’année, au plus tard à la fin du mois de janvier 2021. Nous avons rencontré quelques difficultés à cause de la pandémie de coronavirus vu que nos ventes à cette période ont chuté de près de 70%. Mais aujourd’hui, nous sommes à une moyenne de 30 à 32% », soutient Philippe Nicolet directeur général de Galana distribution pétrolière.

En effet, la dépréciation constante de l’ariary face aux monnaies de référence telles que le dollar et l’euro n’a pas eu de grandes répercussions sur le règlement de ces arriérés. « Mais nous espérons que les prix sur les marchés internationaux ne nous jouent pas de tour comme l’ariary, sinon, ce délai pourrait encore s’élargir », rajoute ce responsable. En tout cas, une fois que le solde de ces arriérés sera nul, une baisse des prix à la pompe pourrait être envisagée. « C’est vrai qu’il est encore trop tôt pour le dire. Il faut attendre de voir l’évolution de la situation. Mais ce qui est sûr, c’est qu’une fois les arriérés soldés, les prix des produits pétroliers pourraient bien évidemment baisser», explique-t-il. Mais il faudra prendre en compte tous les paramètres.

Selon les chiffres fournis par l’Office malgache des hydrocarbures, l’Etat doit encore près de 83 milliards d’ariary aux pétroliers, à la fin du mois de juillet dernier. Cette somme résulte notamment de la différence entre les prix affichés dans les stations-services et le Prix de référence calculé (PRC) issu de la structure des prix, et ce depuis 2017. Pour éviter de rembourser de sa caisse, l’Etat se sert de la différence entre les deux prix à son avantage pour payer ce passif. Lorsque le PRC est inférieur au prix affiché dans les stations-services, les marges obtenues par les compagnies pétrolières serviront ainsi dans l’apurement du passif. En sept mois donc, l’Etat a déjà remboursé 89 milliards d’ariary, sachant qu’à la fin de l’année 2019, la dette de l’Etat envers les compagnies pétrolières s’élevait à 172 milliards d’ariary. D’ici peu, tout sera donc remboursé.

Rova Randria

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Dépréciation de l’ariary - Le ministre de l’Industrie rassure les consommateurs sur les prix des PPN

En panique. Les consommateurs craignent l’inflation face à la dépréciation continue de l’ariary sur le Marché interbancaire des devises (MID). Le ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat (MICA) a alors organisé une conférence de presse, hier, à Anosy pour rassurer les consommateurs sur les prix des Produits de première nécessité (PPN). « Nous avons constaté une légère augmentation de 50 ariary du prix de riz mais cela ne signifie pas pour autant une inflation. Le pays se situe seulement entre deux périodes, c’est-à-dire entre la rupture de stock du riz local et l’arrivée des riz importés.

Il est vrai que nous importons 10% de la consommation totale de la population, mais aucune fluctuation des prix n’a été constatée dernièrement concernant les PPN sur le marché international. C’est le cas des huiles alimentaires. Il convient de souligner que les importateurs font déjà le nécessaire pour stabiliser le prix sur le marché intérieur. Le ministère organise souvent des réunions avec ces opérateurs. 24 000 tonnes de riz seront bientôt acheminés au port de Toamasina » explique Lantosoa Rakotomalala, ministre de tutelle. D’après les statistiques reçues, la Grande île importe annuellement entre 250 000 à 300 000 tonnes de riz dont 225 000 tonnes sont déjà consommées au cours des dix derniers mois.

Par rapport à une éventuelle augmentation des prix de marchandises à compter du mois de novembre, le numéro un du département dénonce la spéculation et l’abus de certains grossistes et détaillants. « Ces personnes profitent de la situation. On ne commandite et ne décrète pas l’inflation », souligne-t-elle.

Quoi qu’il en soit, le ministère poursuit toujours sa mission en matière de contrôle et vérification du prix des PPN sur le marché. La rétention de stock demeure interdite.

Solange Heriniaina 

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Mutinerie à la prison de Farafangana - Un des évadés jeté dans le filet de la Gendarmerie

Le dimanche 23 août dernier, la  mutinerie qui s’est produite à la maison centrale de Farafangana, s’est tournée en un bain de sang, qui s’est soldée par l’évasion de quelque 88 détenus. 48 ont été rattrappés le jour même tandis que 23 ont perdu leur vie dans leur tentative de défier les Forces de l’ordre.  Depuis, ces dernières n’ont cessé de traquer jour et nuit les 17 fugitifs restants. Une prime de 2 millions Ar est offerte à tous ceux qui disposent des renseignements sur ces fuyards.

 

Le 28 octobre dernier, un certain Iaban’I Zamisy, alias Zelema, qui est l’un des fuyards, venait de tomber dans le filet de la Gendarmerie. C’était les éléments du poste avancé d’Etrotroky qui ont réalisé ce joli coup de filet. Cela a été rendu possible grâce à un renseignement fourni par des indicateurs anonymes  aux gendarmes. Ces derniers ont disposé les informations nécessaires pour retrouver les traces du fugitif, précisément l’endroit où il s’était planqué.Actuellement, il reste 16 fuyards encore en cavale.

Au plus fort moment du chaos qui a régné pendant la rébellion, les mutins ont réussi à s’emparer d’un fusil Matt49 appartenant à un garde pénitentiaire, non sans qu’ils ne l’aient brutalisé.   « C’est vers 12h15, peu après le déjeuner, que les prisonniers se sont attaqués aux agents pénitentiaires », indique le secrétaire d’Etat à la Gendarmerie, le Général Richard Ravalomanana.  Et de poursuivre : « Les détenus étaient en surnombre et certains sont parvenus à prendre l’arme de l’un des agents ».

Cette évasion aurait été planifiée depuis des lustres.  A preuve, le mode opératoire des mutins : « La mutinerie était très bien organisée », selon la directrice de l’administration pénitentiaire de la Région Atsimo Atsinanana, Nadège Patricia Razafindrakala. Elle poursuit pour informer que « les détenus se sont divisés en deux groupes. Ceux du côté ouest se sont attaqués aux gardes pénitentiaires en leur jetant des pierres, tandis que ceux du côté est ont forcé un passage via les toilettes pour s’évader ».

Enfin, il faut dire que la surpopulation carcérale jointe au mécontentement des prisonniers à cause du retard de la procédure judiciaire pour les juger, en raison du confinement pour cause de Covid-19, expliquerait, du moins partiellement, le comportement suicidaire des mutins.

Franck R.

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Famine et insécurité dans le Sud - Des milliers de victimes en détresse à Tsivory

Des survivants ? Plus de 5 000 personnes en provenance des villages et Communes avoisinantes se sont déplacées dans la ville de Tsivory, située à 160km au nord d’Amboasary Sud, pour y trouver refuge depuis le début de cette semaine. « Désemparés, ces gens y sont venus en masse pour chercher de l’aide, notamment de la nourriture pour survivre. En fait, cela fait maintenant près de 2 ans que la pluie a cessé de tomber dans notre localité, ce qui favorise le « Kere ». De plus, la majorité de ces victimes gagnent leur vie avec l’agriculture et l’élevage.

L’absence de pluies bloque leurs activités et les paralyse physiquement et mentalement », rapporte le Père Mbola Fanomezantsoa René, du District de l’ECAR Tsivory. D’un autre côté, cette situation de famine intensifie l’insécurité dans les villages et Communes voisins d’Amboasary Sud, dont Elonty, Mahaly, Marotsiraka, etc. « Après les volailles et les bétails, les cambrioleurs volent les meubles et autres biens de la population déjà en détresse alimentaire. Même les ustensiles de cuisine jusqu’aux cuillères et assiettes n’en sont pas épargnés, selon le constat des comités d’Eglise mobilisés dans les villages pour mener des petites enquêtes », ajoute notre source locale.

Un orphelin succombe

Parmi les victimes dans un état alarmant. L’association des religieuses « Fille de la Charité » ayant un centre à Tsivory a accueilli cette semaine 3 orphelins qui ont enduré les mois de « Kere » dans leurs villages. Malgré les premiers soins et la prise en charge, l’un de cette fratrie a succombé à cause de son état de santé très critique. Les 2 autres ont toutefois survécu à leur calvaire, notamment grâce aux soins et compléments nutritionnels fournis par l’Office régional de la nutrition, selon les informations recueillies. Ce centre des sœurs ne peut, notons-le, accueillir et donner à manger qu’aux personnes dans un état grave. Pourtant, les milliers de réfugiés y quémandent quotidiennement de la nourriture, au point de s’installer dans la cour dudit établissement et de l’Eglise locale. « D’habitude, une cinquantaine de personnes mendient chaque jour chez les sœurs. Elles ne s’attendaient et n’ont pas les moyens de satisfaire des milliers de personnes, malgré leur situation », s’exprime le Père Fanomezantsoa.

Les autorités locales, notamment le gouverneur de la Région Anosy et le chef District d’Amboasary Sud, se sont récemment déplacées à Tsivory pour constater de visu la situation des réfugiés. Ils en étaient au courant lors d’une visite de chantier. Jusqu’à hier, aucune action concrète n’a été entreprise, même pour les secours d’urgence. Affaire à suivre !

Recueillis par Patricia Ramavonirina

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Prévention contre une deuxième vague - Renforcement des tests et gestes barrières pour Madagascar

Tous les pays doivent renforcer les tests et les systèmes de surveillance, et recommander le port du masque a déclaré hier John Nkengasong, directeur du Centre de contrôle et de prévention des maladies (CDC) de l'Union africaine face au rebond des nouvelles contaminations au coronavirus en Europe.  « Le moment est venu de se préparer à une deuxième vague tout en reconnaissant une situation contrastée en fonction des pays (…) Si nous faisons cela ensemble, nous préparons concrètement le continent à une deuxième vague, qui va indubitablement arriver », a-t-il souligné. Cette mise en garde des pays africains par l’Union africaine a été considérée par les autorités sanitaires malagasy en vue de préserver le pays d’une accélération des cas positifs.

« Nous allons renforcer le test PCR et assurer la prise en charge des nouveaux porteurs du virus. Les personnels de santé au niveau régional seront mobilisés et resteront préparés à les accueillir », a rassuré hier le Professeur Rakotovao Hanitrala Jean Louis, ministre de la Santé publique à Ambohidahy. Effectivement, les dépistages afin d’identifier les individus infectés se poursuivent toujours au niveau des laboratoires d’analyses. Et ce sont toujours les personnes symptomatiques qui passent en première ligne. En ce qui concerne les équipements médicaux, le directeur de la communication Andry Raharison avance que même les pays développés rencontrent des difficultés en la matière. Cependant, les matériels nécessaires sont à la disposition du pays.

Le Professeur Rakotovao Hanitrala Jean Louis a insisté que la Grande île ne craint pas une deuxième vague. « La situation sanitaire est actuellement maîtrisée. Toutefois, des surveillances s’imposent toujours au niveau des localités enregistrant encore des individus infectés », rassure le numéro un du ministère de la Santé publique. Ainsi, il appelle les citoyens à appliquer les gestes barrières sanitaires.

 Pour John Nkengasong, le continent africain a très bien réussi à infléchir la courbe, et à l'heure actuelle, une certaine stagnation se constate. Et c’est le cas pour la Grande île où les nouvelles infections au coronavirus tournent autour d’une centaine de porteurs du virus par semaine sur environ 2 000 tests PCR. Selon le Centre de contrôle et de prévention des maladies (CDC), les 55 Etats membres de l'Union africaine y compris Madagascar ont, à ce stade enregistré, 1,7 million de cas positifs, soit 3,9 % des patients décédés au niveau mondial dus à la Covid-19.

Recueillis par K.R

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Effondrement à l’ex-CEMDLAC Analakely - Quatre ouvriers amochés, deux autres gravement blessés

Déjà en cours de démolition. Une partie du bâtiment du ministère de la Communication et de la Culture (MCC) ou ex- CEMDLAC Analakely s’est effondrée hier en fin de matinée. Le bilan de cet accident dressé par le MCC fait état d’aucune perte de vie humaine et de 4 ouvriers blessés, lesquels ont immédiatement reçu les soins adéquats à l’hôpital. Pour sa part, la Commune urbaine d’Antananarivo annonce 6 victimes, dont 2 grièvement blessés suite à l’effondrement. Certains s’en sont sortis avec des fractures sur les bras, d’autres avec des lésions sur leur visage.

Un autre, dont le sauvetage pour l’extirper et le dégager des décombres a duré pendant une trentaine de minutes, s’en est sorti avec des graves hématomes au niveau de ses yeux. Les sapeurs- pompiers d’Antananarivo se sont chargés de leur évacuation à l’hôpital, après que l’un des ouvriers s’est démené pour sauver ses collègues.

Le bâtiment en question s’agit d’un édifice déjà vétuste et dont les risques d’effondrement étaient considérables, au point que les employés qui y ont travaillé ont dû quitter les lieux il y a 2 mois de cela. Depuis, le MCC a recruté une société pour assurer la sécurisation du bâtiment, notamment pour faire face à la saison des pluies. Les ouvriers de ladite société ont ainsi construit un échafaudage pour faciliter les travaux de démolition. Le drame d’hier, se produisant depuis le dernier étage du bâtiment, est survenu durant ces travaux de sécurisation, selon le communiqué du MCC.

Outre les sapeurs-pompiers d’Antananarivo, des éléments de la Police du 1er arrondissement et ceux de la Police municipale ont été dépêchés sur le lieu du drame, notamment pour maintenir l’ordre. L’attroupement sur place a inquiété plus d’un, d’où cette mobilisation policière. De plus, des travaux de démolition d’une partie des murs se sont enchaînés après l’accident.

P.R.

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Affaire Esplanade Analakely : Deuxième défaite pour la CUA

Les marchands des pavillons implantés sur ladite place se sont dits satisfaits de la décision prise par le Conseil d’Etat. Toutefois, ils invitent le maire de la Capitale à se pencher sur leur cas.

Comme nous l’avions déjà annoncé dans notre édition d’avant-hier, le litige opposant la Commune urbaine d’Antananarivo aux commerçants sis aux pavillons Analakely, est passé en audience au Conseil d’Etat, hier.  Et ce, suivant le dossier n°046/20-CE/CRES/Ap du sursis à exécution CUA contre appel du jugement n°18 du 18/08/2020 rendu par le tribunal administratif d’Antananarivo. Faut-il le rappeler, la CUA avait donné un délai de trois mois aux commerçants occupant les pavillons d’évacuer les lieux. Ces derniers ont porté l’affaire au tribunal administratif d’Antananarivo. Cette juridiction a ordonné le sursis à exécution de la CUA. Ce fut une première victoire pour les marchands. Et hier, le Conseil d’Etat a tranché, il a rejeté la requête de la CUA confirmant ainsi le jugement rendu par le tribunal administratif d’Antananarivo. Ce fut ainsi, une seconde victoire pour les commerçants des pavillons sis sur l’Esplanade d’Analakely.

Difficilement réparable. Lors de l’audience d’hier, l’avocate de la commune Me Nicole Andrianarivoson a souligné que c’est un domaine public et que cela est révocable à tout moment pour l’intérêt général, tout en soulignant au passage l’intérêt de la mise en place d’un parking sur l’Esplanade. Le président de se demander pourquoi n’y avait-il pas eu d’observation lors de la construction de ces pavillons ? Et son collègue de s’interroger également d’où provient cette urgence de démolir ces pavillons. Le conseil défendeur par le biais des avocats Me Radilofe et Me Ramangalahy Ranaivomanana Hantamalala a indiqué que la résiliation ne concerne pas l’ordre public et est difficilement réparable en argent. Me Radilofe a, en outre, rappelé qu’il y a eu un contrat à durée déterminée de 10 ans et que durant ce laps de temps les investissements seront amortis. Par ailleurs, le débat d’hier a aussi porté sur le plan de masse dont les explications le concernant n’ont pas été assez claires.

Dominique R.

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Affaire Fosa Juniors-Kaiser Chiefs : Sanctions confirmées par la FIFA

Dax a purgé sa peine et fait son retour chez les Barea.

L’appel interjeté par le Kaiser Chiefs sur la légalité du transfert de Dax Arohasina Andriamirado a été refusé par les instances de la FIFA.

En conséquence, le club sud-africain ne pouvait pas recruter pendant deux années, comme cela s’est passé en 2018, cette sanction ne s’appliquera plus pour la prochaine saison.

Il en est de même pour Dax également suspendu pendant quatre mois et qui est donc hors d’atteinte. Par ailleurs, l’ancien meneur de Fosa Juniors joue déjà pour les Black Panthers au championnat en Afrique du Sud.

Il reste toutefois à payer pour le Kaisier Chiefs la sanction financière de 40.000 dollars. Une somme conséquente, mais pas pour ce richissime club sud-africain dont les revenus proviennent de ses différentes ressources, dont le transfert des joueurs.

Clément RABARY

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Rallye : Le RIM pour meubler la saison !

Hery Be et sa Mitsu Evo 10 font figure de favori dans ce RIM 2020.

On réserve toujours le meilleur pour la fin. Et pour sauver une saison malmenée par la Covid-19, la Fédération de Sport Automobile de Madagascar n’a trouvé mieux que de tenir son Rallye International de Madagascar. Bien évidemment le rallye est hors championnat et n’a d’international que son nom étant donnée l’absence de pilotes étrangers en raison de la fermeture de nos frontières.

Mais qu’à cela ne tienne, la FSAM veut sauver sa saison. Avec l’aide du gouverneur d’Analamanga, Hery Rasoamaromaka, qui a apporté une pierre à l’édifice en offrant son circuit de 2 km à Anosiarivo en Bout de Piste Ivato et qui a également participé à la mise en place des trois gros engins qui ont refait les pistes, permettent ainsi de « confiner » le RIM dans un périmètre autour d’Ambohidratrimo. Le tout sur une distance totale de 292 km.

Nouvelles pistes. Avec moins de liaison car n’excédant pas 125 km. Bref, le RIM 2020, une des rares compétitions de sport automobile qui a pu se tenir en 2020, comporte 15 épreuves spéciales de 167,26 km dont les deux circuits d’Anosiarivo pour les amateurs de spectacle.

Ce parcours n’est pas pour autant fait de nouvelles pistes car il existe celui qui a déjà servi lors des éditions du RIM dont la plus célèbre, voire la plus dure, reste ce tronçon Tsimahandry-Ambodimanga. Un vrai régal pour les « kamikaze » surtout avec les pluies de ces derniers jours qui apporteront du piquant à ce dernier rallye de l’année qui s’annonce comme un championnat unique.

De fait, la bataille s’annonce somptueuse. Outre les Randrianavony avec la Subaru, il y aura aussi Tahina Razafinjoelina également sur une Subaru Impreza et bien évidemment le nouveau Gouverneur Hery Rasoamaromaka qui retrouve sa Mitsubishi Evo 10 et son jardin et qui part avec un avantage certain.

Il y en aura très certainement d’autres car avec des pistes savonneuses, un rien peut faire basculer la victoire. Mais c’est peut-être ce qui fait tout le charme de ce Rallye International de Madagascar avec un titre à prendre.

Clément RABARY

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Audiovisuel : « Hantés » sur Canal+ à partir de novembre

Le réalisateur américain Gareth Crocker.

Une collaboration qui pourrait bien être fructueuse avec Gareth Crocker et Fred Wolmarans, réalisateurs de la série « Hantés » dont l’avant-première sera diffusée aujourd’hui à 19 h au canal Olympia Iarivo à Andohatapenaka. Un opus signé Canal+ Original, dont le titre annonce des minutes de sueurs froides et des instants d’effroi. Rendez-vous donc avec le paranormal, dont les bribes d’images diffusées depuis quelques semaines sur Canal+ promettent beaucoup. Effets spéciaux enivrants, personnages habités, des scènes rythmées… Les amateurs du genre en auront pour leur grade. Voici le synopsis, « la série réalisée par Gareth Crocker, suit un expert mondialement connu en paranormal et écrivain à succès prénommé Will. Ce dernier est de retour en Afrique du Sud pour écrire un nouveau livre. Pendant que son éditeur pense qu’il rentre au pays pour trouver son inspiration, Will a un tout autre projet en tête. Il veut enfin résoudre le grand mystère de sa vie : Qu’est il arrivé à sa sœur Rose, âgée de 14 ans, le jour où elle a disparu dans un canal abandonné de Joburg ? ». « Hantés », c’est également de la science fiction baignée dans une ambiance d’horreur. Comme la série rejoint les terres africaines, il ne sera pas étonnant qu’elle utilise les légendes et mythes africaines pour mettre en relief l’histoire et les personnages. Concernant la diffusion télévisée, les téléspectateurs pourront suivre le premier épisode le 2 novembre sur Canal+.

Maminirina Rado

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Sadabe : Du matériel de fabrication de faux billets de banque découvert

Grande prise de la brigade criminelle de la Police nationale Anosy. Mardi dernier, des éléments de cette unité ont découvert un véritable atelier de contrefaçon de faux billets de banque à Sadabe, une localité située du côté du chef-lieu de la commune rurale de Talata Volonondry. Il est à noter que la police a pu mener l’opération à bien grâce à la collaboration de tiers personnes qui l’ont informée de la présence d’un individu reconnu comme étant un fabricant de faux billets de banque dans la localité.Suite à ce renseignement, des policiers ont ouvert leur enquête et sont descendus sur place. Arrivés à l’endroit indiqué, ils n’ont pas pu rencontrer la personne suspectée. Obligés de perquisitionner les lieux, ils ont découvert le pot aux roses. Des machines de fabrication de billets de banque, aussi bien de monnaies étrangères que nationales, y ont été découvertes. Ledit propriétaire de cet atelier est déjà recherché par la police pour crimes similaires depuis 2018 et en tant que membre d’un réseau criminel. Un de ses complices a déjà été arrêté et séjourne actuellement en prison. L’enquête est en cours.

T.M.

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Santé de la reproduction : Accès des personnes handicapées à la planification familiale

Le président de l’association des personnes handicapées de Farafangana et Mariah.

Les personnes handicapées possèdent les mêmes droits que n’importe quel citoyen. De ce fait, elles peuvent jouir des mêmes services de santé de la reproduction disponibles à Madagascar à travers les programmes de divers organismes (Wish2Action, Marie Stopes, FISA, etc.). A Farafangana, nous avons fait la rencontre de Volasoa Mariah, une mère de famille de 21 ans qui souffre d’un handicap physique et qui utilise les moyens de contraception depuis 2013 afin de gérer sa vie de famille. « Élever plusieurs enfants est plus compliqué pour une mère de famille avec un handicap. C’est la principale raison pour laquelle j’ai décidé de recourir au DIU, moyen qui me permet d’éviter les grossesses non désirées », a-t-elle expliqué. De plus, ceci est particulièrement important si la personne en plus de son handicap physique, rencontre des difficultés financières. Volasoa Mariah est commerçante mais en raison de la précédente crise sanitaire, son petit commerce peine à survivre. Elle essaie donc d’assurer des travails intermittents pour subvenir au besoin de son foyer composé d’un mari et d’un enfant de 3 ans. « Fort heureusement, nous n’avons qu’un unique enfant. Sinon, la situation serait compliquée », a-t-elle confié. Par ailleurs, des programmes sont actuellement en cours pour garantir l’inclusion des personnes handicapées dans les services de santé de la reproduction. Elles n’ont jamais été écartées, mais la sensibilisation doit atteindre un maximum de personnes, car les moyens contraceptifs demeurent peu connus ou peu utilisés dans les coins reculés du pays. C’est ainsi que Volasoa Mariah invite toutes les femmes de sa communauté, souffrant d’un handicap, à recourir à la planification familiale. De plus, les prestations sanitaires sont gratuites, alors pourquoi s’en priver ?

Anja RANDRIAMAHEFA

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Ambilobe : Rongony 540 kilao saron’ny zandary

Rongony milanja 540 kilao niampy trano heva miisa telo ary toeram-pambolena rongony izay mirefy 3ha, nahitana 20.000 fototra tao amin’ny Maroamalona fokontany Bobantsetry kaominina Ambanivohitra Anaborano Ifasy distrikan’i Ambilobe, no sarona nandritra ny fidinana tampoka izay nataon’ny zandary ao tobim-paritra Anaborano Ifasy. Tratra ireo dimy lahy mpanao izany asa ratsy izany, izay nahitana ny mpividy, ny mpamboly, ny mpitatitra rongony avy any amin’io toerana izay antsoina hoe Maroamalona io. Mandeha ny famotoroana ataon’ny zandary ary hatolotra ny fampanoavana tsy ho ela ny raharaha. Tsy maintsy nodorana avokoa ireo rongony tratra ireo teo anoloan’ny manam-pahefana. Ny rongony izay anisan’ny zava-mahadomelina mitarika ny tsy fandriam-pahalemana eto amintsika. Anisan’ny sompitry ny rongony ihany koa ny any Ambilobe. Tsy voalohany no nahatrana fambolena rongony, na rongony amin’ny kilao tahaka izao, fa matetika mihitsy. Rava indray aloha ireto mpanao aferan-drogony, ka asa raha mbola hisy sahy hanao ity asa ratsy ity indray aoriana kely. Manao antso avy hatrany ny zandary mba hanome vaovao azy ireo, amin’ny fisian’ny fanaparitahana zava-mahadomelina tahaka izao. Fanetriben’ny firenena ny rongony, ary fahavalon’ny fiaraha-monina.

Yv Sam

 

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Coup de Cœur ô Féminin 2019 : Un financement de 7,9 millions Ar pour Vololona Rasoarimanga

On recense 30 Maisons Digitales pour les Femmes à Madagascar. Mis en place depuis cinq ans, le programme «  Maisons digitales pour les Femmes » vise à favoriser l’insertion professionnelle des femmes, en leur offrant l’opportunité de se familiariser avec les outils numériques et les logiciels de base. Les infrastructures offertes par les Maisons Digitales pour les Femmes leur permettent de bénéficier de modes d’apprentissage innovants et gratuits tel que l’alphabétisation, les bases de gestion commerciale, le bureautique, ou encore la pratique des logiciels. Autant de connaissances appliquées à l’artisanat, au petit commerce, voire au micro entrepreneuriat. En outre, l’opération « Coups de Cœur Ô Féminin » est lancée par la Fondation Orange depuis 2016 afin d’accompagner les femmes qui participent au programme Maisons Digitales dans une logique de reconnaissance personnelle. Chaque femme lauréate a reçu une bourse et un accompagnement afin de réaliser son rêve.

Formations en informatique. Pour l’année 2019, l’une des lauréates de cette opération est issue de la Maison Digitale pour les femmes Ambohidehilahy du Soroptimist Club Mandrosoa. Il s’agit de Vololona Rasoarimanga, qui a reçu un financement de 7,9 millions Ar. Femme au foyer et mère de 4 enfants, elle a suivi plusieurs formations en informatique, au traitement de texte, à Excel, ou encore à la gestion simplifiée de projet. Elle est actuellement au stade de montage de projet en vue de l’obtention du certificat de fin de formation. Vololona Rasoarimanga rêve d’étendre son élevage de poulets, afin d’en faire son activité principale. Le projet consiste ainsi à la reproduction, la couvaison, l’élevage des poules à but alimentaire et leur vente sur le marché local dans un premier temps, et à l’export vers les îles voisines à long terme. Elle a besoin, pour cela, de construire un poulailler pouvant recevoir une centaine de poussins, de 10 poules, de deux coqs reproducteurs et de trois dindes. La remise de son chèque s’est tenue hier.

Navalona R.

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Befelatanana : Zazalahy 14 taona maty voaolana

Naterin’ny olona tao amin’ny Centre Vonjy Befelatanana ny zazalahy iray vao 14 taona omaly antoandro, izay voalaza fa voaolana. Vao tonga tao an-toerana anefa izy io dia nindaosin’ny fahafatesana. Araka ny fanazavana azo, natao ny fanamarinana ary nahitana izay diana fanolanana izay tokoa ilay zazalahy. Tsy nisy nahafanatatra izy io, ary natao ny fanaparitahana ny mombamomba azy omaly ihany, niantsoana ny fianakaviany. Toe-javatra izay mahazo vahana teto amintsika tao anatin’ny fotoana fohy ny fanolanana, raha tsy hilaza afa-tsy ilay tovolahy tratra tamin’ny alalan’ny tambajotra sosialy farany teo. Efa any Tsiafahy tazonina vonjimaika izy io, miandry ny fitsarana azy. Manentana ny rehetra hatrany ny mpitandro filaminana mba hitoroka raha misy ny trangana fanolanana na fanararaotana ara-nofo mahazo ny ankizy. Efa misy ny sampana miady amin’izany eo anivin’ny mpitandro filaminana, sy ny Unicef.

Yv Sam

 

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Archevêché d’Andohalo : Rencontre entre Odon Razanakolona et l’ambassadeur de France

L’archevêque d’Antananarivo, Monseigneur Odon Razanakolona, préside le FFKM jusqu’en 2021.

Selon l’ambassade de France à Madagascar, une rencontre a eu lieu entre l’archevêque d’Antananarivo, Odon Marie Razanakolona, et l’ambassadeur français, Christophe Bouchard. L’entrevue, dont une photo a été publiée sur le site de l’ambassade de France, a eu lieu le mardi 27 octobre dernier, à Andohalo, dans le bureau de l’archevêque d’Antananarivo, non moins président en exercice du Conseil œcuménique des églises chrétiennes ou FFKM. Haute en symbole, la rencontre entre les deux personnalités a vite fait le tour de la Capitale et fait l’objet de plusieurs supputations. Mais, selon l’ambassade de France, les échanges ont été focalisés sur les cultes et la présidence du Conseil œcuménique des églises chrétiennes.

Cabinet. L’ambassadeur français n’est pas venu seul à cette rencontre mais accompagné par Paul Maillot Rafanoharana qui y a assisté également. C’est ce que témoignent les images diffusées par l’ambassade de France sur les réseaux sociaux. Cet ancien officier de la gendarmerie française d’origine malgache, de plus en plus actif dans les coulisses du pouvoir depuis un certain temps, a fait son entrée dans l’arène durant la période transitoire en 2009-2013. En 2011, il a fait un bref passage dans le cabinet du Président de la Transition, en tant que « conseiller diplomatique ».  Mais il n’y a pas fait long feu. La publication de sa photo durant cette réunion avec l’archevêque d’Antananarivo est-il alors un signe de son retour sur le devant de la scène ? En tout cas, les relations entre Paul Maillot Rafanoharana et Christophe Bouchard, ambassadeur de France, sont au beau fixe.

Observateur. L’ambassadeur de France s’intéresse-t-il alors au projet politique de la présidence du Conseil œcuménique des églises chrétiennes pour finir à s’entretenir avec celui qui tient les commandes, avec les autres leaders des églises réformée, luthérienne et anglicane, de cette institution religieuse la plus influente du pays. Cette dernière, dont le rayonnement recouvre le pays avec des millions de fidèles et des églises qui prédominent quasiment tous les villages. Faut-il dire que le FFKM est aussi un observateur privilégié du paysage politique national ? Il est toujours reconnu comme le défenseur d’un « vrai » processus de réconciliation nationale, fondé et objectif. Il a été également présent dans la médiation des différentes crises politiques dans le pays depuis 1991. En 2014, le Conseil a réussi à faire réunir autour d’une table Albert Zafy, Didier Ratsiraka, Marc Ravalomanana, Hery Rajaonarimampianina et l’actuel président de la République Andry Rajoelina.

Veto. Avant les élections de 2013, le Conseil œcuménique des églises chrétiennes aurait défendu auprès des états-majors politiques, encore plombés par la crise et la tension politique,  un « vrai » processus de refondation et de réconciliation dans le pays, préalable à tous projets de consultations. Mais certaines chancelleries auraient mis leur veto contre cette initiative du conseil et ont mené un lobby pour que les élections générales de décembre 2013 aient lieu. Ils ont ensuite fait tout leur possible pour financer le processus électoral aboutissant à l’élection du président de la République et les nouveaux députés après la crise politique de 2009. Une démarche qui n’a pas été, selon certaines sources informées, du souhait du conseil œcuménique des églises chrétiennes qui, de par leur expérience depuis la médiation de la crise de 1991, aurait voulu « faire d’abord table-rase du passé et partir sur une bonne base, saine et durable, afin d’éviter les crises récurrentes dans le pays ». Et cependant le pays a retraversé une crise en 2018.

Rija R.

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Concept : Retour de la formule originelle « Jeudi du jazz »

Solo Andrianasolo, l’initiateur du « Jeudi du jazz » dans la capitale en 2003.

Les « Jeudi du jazz » seront de retour grâce à Solo Andrianasolo au 5e Elément à Ankadivato à partir du 5 novembre à partir de 19 h. La formation qu’il dirige va jouer du jazz standard, que toutes les oreilles peuvent supporter. « Pour nettoyer les oreilles », annonce celui qui a magnifié le morceau « Ny lasako ».

Aux instruments, l’auditoire retrouvera July Rakoto, au piano électrique Fender Rhodes, Martin Randriamampianina, sera à la contrebasse et Mihaja Rakotoarisoa, à la batterie. Il faut admettre que le guitariste sait s’entourer des bonnes personnes. July Rakoto est un nom qui circule dans le microcosme du jazz tananarivien.

En 2003, à son retour au pays, Solo Andrianasolo a instauré la formule « Jeudi du jazz » dans la Capitale. Une formule qui a rencontré un vif succès, du côté d’Ambatoroka. Ensuite, d’autres organisateurs ont repris le style, tandis que le guitariste délaissait légèrement le sien. « Cela m’a réjoui que la formule ait perduré », assure-t-il.

Voilà donc que le concepteur originel se remet à table, rien que pour satisfaire les mélomanes et les convives. Puisque « Jeudi du jazz » rime toujours avec plaisirs gustatifs, ce sera le chef Rajy et ses quatre éléments seront aux fourneaux.

Maminirina Rado

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Feu de brousse et incendie de forêt : Extrême vigilance à Ankarafantsika

Déjà en proie aux flammes à plusieurs reprises, ces dernières années, le Parc national d’Ankarafantsika fait l’objet d’une attention particulière de la part des autorités environnementales, notamment durant la saison sèche, facilitant les départs de feu, mais également lors des saisons de grande affluence, comme actuellement, sur l’axe routier RN 4 reliant Antananarivo et Mahajanga. Dernièrement, le ministère de l’Environnement et du Développement Durable (MEDD) a lancé un appel aux voyageurs longeant cette route nationale à être vigilants face aux menaces de feu de forêt.

Pacte. Ces derniers mois, le Parc national d’Ankarafantsika fait l’objet d’un accord entre les communautés riveraines, les autorités et les leaders traditionnels. Il s’agit d’un véritable pacte, conclu en août dernier, entre ces acteurs pour s’engager dans la protection de la forêt. Faut-il rappeler que le Parc national d’Ankarafantsika a déjà connu plusieurs épisodes graves de feux de forêt dont le dernier en date est celui de septembre 2019 au cours duquel plus d’un millier d’hectares de forêts ont été ravagés par les flammes. Par ailleurs, 444 points de feu ont été enregistrés à Ankarafantsika en 2018, selon le MEDD.

Zéro feu. Le pacte réalisé en août semble porter ses fruits car aucun départ de feu n’a été observé dans le parc national depuis le mois de juin 2020. « Les sensibilisations effectuées par les volontaires provenant de Mahajanga, ainsi que la collaboration étroite entre les gardes forestiers et les forces de défense et de sécurité, viennent renforcer ce pacte », souligne le MEDD. Point n’est besoin de rappeler que le moindre feu de forêt représente une grave menace pour les espèces faunistiques et floristiques présentes dans ces zones à fort potentiel en matière de biodiversité. Le déclin de celle-ci a des impacts environnementaux, mais également économiques aussi bien pour les communautés locales que pour l’ensemble du secteur écotouristique, voire, bien au-delà.

Hanitra R.

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Armée malgache : La gente féminine intégrée au rang des fusiliers marins

Une grande première dans l’histoire de l’armée malgache avec l’intégration des femmes élèves officiers dans la formation en commando de spécialité fusiliers marins. Parmi les 65 participants à cette rude épreuve qui se déroule actuellement à Antsiranana, huit sont des descendantes d’Ève. Ces futurs officiers militaires constitueront la 42e promotion de l’Académie militaire d’Antsirabe. Durant les 15 jours de formation, ces gens seront initiés à devenir commando compétents pour des opérations amphibies ainsi que le sauvetage en milieu maritime. Selon le ministère de la défense nationale, les formations de ce genre sont les reflets de la restructuration de l’armée visant le professionnalisme des hommes en treillis. « Le parcours commando est un passage obligé pour les élèves officiers. Il se déroule durant la deuxième année à l’académie», a réitéré un responsable.  Dans la même chapitre, le ministère a fait savoir que 11 officiers de la marine nationale ont également participé à diverses formations extérieures dans le domaine maritime au sein de différentes écoles internationales navales. La formation en commando de fusiliers marins a pour but de renforcer leurs capacités pour la sécurisation des côtes malagasy. Elle coïncide à la réalisation de la politique de la sécurisation des territoires maritimes et la protection des ressources sous-marines du pays. L’invasion des navires asiatiques qui exploitent illégalement nos ressources sous-marines est parmi les sujets à suivre de très près par ces commandos. Faute de moyens et avec une force navale faible, l’État compte unir nos forces  avec les pays amis de Madagascar dont la Tanzanie, l’île Maurice, le Kenya et les Seychelles. L’union permettra à une valorisation de la souveraineté maritime de ce pays.

Yv Sam/T.M.

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Concert Le Zaoto groovretentira à Ampandrianomby

Ce vendredi 30 octobre, Jimmy B Zaotofera fera sans doute bouger le public au Lieu dit Ampandrianomby, avec son rythme « Zaoto groov », un mélange de « salegy » avec des différentes mélodies. Tromba tel est le thème proposé par le chanteur. Selon les organisateurs, ce sera la fête d’Halloween à la malgache.

On le surnomme le batteur noir. Il est incontestable, selon les dires des amateurs de la musique trad-fusion. Certes, ce genre musical est en vogue en ce moment, mais celui de Jimmy est différent. Son style ne cesse d’évoluer. Il s’est modernisé tout en conservant les sonorités malgaches. De ce fait, on le surnomme le maître. Jimmy est traversé par des différents genres musicaux et sa musique n’a aucune frontière. Un style hybride à l’image de son histoire personnelle et des voyages qu’il a effectués aussi bien à Madagascar qu’à l’étranger. Sa voix et son instrument fétiche, la batterie, s’accordent sur une fusion fascinante de musicalité  du triangle de Madagascar. Les paroles de ses chansons sont émotionnelles. Dahalo, Anatra olo be, sont des titres avec des textes poignants qui relatent la réalité des campagnes de Madagascar.

A l’origine de ce succès, un musicien-chanteur-producteur, à l’image de Jimmy B Zaoto, toujours le sourire aux lèvres et le mot pour rire. Sa musique, calibrée pour les soirées festives, est appréciée par les admirateurs de la trad-fusion.

Iss Heridiny

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Ministère de l’Economie et des Finances : Une convention de partenariat de stage avec huit établissem...

Un partenariat pour la compétence des jeunes étudiants

L’amélioration des compétences des jeunes figure parmi les priorités des dirigeants qui multiplient les initiatives afin de doter le pays de techniciens performants dans tous les domaines.

Le partenariat public-privé (PPP) devient aussi une réalité  dans le domaine de l’enseignement supérieur. Une convention de partenariat de stage a été signée, hier, entre le ministère de l’Economie et des Finances et huit établissements supérieurs. Il s’agit en l’occurrence de l’Université Catholique de Madagascar (UCM), de l’Institut National des Sciences Comptables et de l’Administration d’Entreprises (INSCAE), de l’Université ACEEM, de  Sekoly Ambony momba ny Ita sy ny Serasera/ Ecole Supérieure de l’Information et de la Communication (SAMIS-ESIC), de l’Ecole Supérieur Sacré Cœur Antanimena (ESSCA), d’IT University et du CNAM. Grâce à cette convention, des étudiants de ces instituts supérieurs pourront effectuer des stages de formation au sein du ministère de l’Economie et des Finances. Un partenariat qui arrive à point nommé, quand on sait que les étudiants sortants des établissements supérieurs rencontrent souvent des difficultés pour trouver des stages.

Attachement. Sur ce point, d’ailleurs, la Secrétaire général du ministère de l’Economie et des Finances Rindra Hasimbelo Rabarinirinarison  a fait état de l’attachement de ce département ministériel à contribuer à l’amélioration de la qualité de formation des étudiants et au renforcement de leurs compétences. « Ces étudiants sont certes bien formés au sein de leur école, mais ils ont aussi besoin de suivre des stages pratiques pour être rapidement opérationnels »,  a-t-elle déclaré,  en ajoutant que ce genre d’initiative est conforme aux objectifs du ministre de l’Economie et des Finances et  constitue également une réalisation de  la vision  de l’Emergence de Madagascar de doter le pays de jeunes techniciens compétents.  En tout cas, passer un stage au sein du ministère de l’Economie et des finances est un atout de taille pour les étudiants car ce département  est l’un des plus techniques du gouvernement et dispose de cadres compétents. Représentant les établissements supérieurs partenaires de cette convention, le Révérend Père Marc Ravelonatoandro, Recteur de l’Université Catholique de Madagascar a déclaré  que ce partenariat a le mérite de prioriser la formation des jeunes sur qui, se base l’émergence d’une nation prospère et  solidaire.

R.Edmond.

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PAC Mahajanga : Echanges sur la stratégie nationale de lutte contre la corruption

Renforcement de capacité pour les magistrats et les greffiers.

Les renforcements de capacité pour les magistrats et les greffiers du Pôle Anti-Corruption de Mahajanga ont été lancés lundi dernier à l’hôtel Coco Lodge par la coordonnatrice nationale du PAC, Ratiarisoaharimahefa et le DG de l’ENMG Ramarolahihaingonirainy Anthony. Le PNUD et le fonds des Nations-Unies pour la consolidation de la paix ont apporté leur soutien financier à ces formations. Ces renforcements de capacité portent notamment sur des échanges sur la stratégie nationale de lutte contre la corruption 2015-2025 et les enjeux de la mise en place du PAC, et feront un appel des principes de la bonne gouvernance, du système national d’intégrité ainsi que du système anti-corruption à Madagascar. La place de la société civile dans la lutte contre la corruption est également développée. L’appui du PNUD à l’opérationnalisation de ce deuxième PAC à Mahajanga s’inscrit dans son appui à la gouvernance démocratique soutenu par le Fonds des Nations-Unies pour le Développement dont l’objectif est de renforcer la confiance des citoyens envers les Institutions publiques.

Recueillis par Dominique R.