Les actualités à Madagascar du Dimanche 29 Octobre 2017

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Zafy Albert. Les déclencheurs de sa mort subite

Pr Zafy Albert, premier président de la IIIème république de Madagascar, de 1993 à 1996

Le Professeur Zafy Albert était un cardiologue qui ne tombait pas facilement malade. D’ailleurs quand a-t-il bien été malade? A part une grippe, pratiquement jamais à ma connaissance. Alors s’il a été frappé d’un AVC (accident vasculaire cérébral)à plus de 90 ans, c’est qu’il a été confronté à un choc émotionnel extrême. Voici les vrais déclencheurs de sa mort subite.

Avant toute chose, il faut vraiment applaudir à deux mains et deux pieds l’exploit du «journal» financé par Mbola Rajaonah alias Mbola Tafaray (je reviendrai bientôt sur ce jeune homme arriviste qui ne produit aucune richesse, dans un dossier très spécial…). Mais il faut plaindre tout de même le rédacteur de la «Une» ci-dessous:

Question: Combien cette jeune personne robotisée -qui ignore certainement ce qu’est la clause de conscience- gagne-t-elle et combien de temps espère-t-elle rester «journaliste»? Réponse: Ben, le temps que durera ce régime, comme bien d’autres titres avant lui sous les républiques précédentes. Mais c’est sa signature que l’on retiendra. En est-elle consciente? Passons.

Cette démarche de censure déguisée n'est pas un scoop de la part de ce régime Hvm

Le dossier suivant a été publié dans le journal «La Vérité» du samedi 28 octobre 2017. Mais chose extraordinaire, tous les exemplaires mis en vente publique ont été raflés par des hommes de main du régime Hvm.

Mais ce micmac a servi à quoi avec les nouvelles technologies actuelles? D’où cette publication tout aussi extraordinaire sur madagate.org car avec d'autres précisions et d'autres photos en... prime.

TRANSCRIPTION DU DOSSIER PUBLIE DANS "LA VÉRITÉ"Villa de Zafy Albert - Les preuves et les acteurs de la vente

Si la réalité ou non de la vente de la villa Elisabeth, la propriété mise à la disposition de Feu Professeur Zafy Albert en sa qualité d’ancien Chef d’État, suscitait encore quelques suspicions au sein de l’opinion publique, les preuves  et les identités des acteurs de cette transaction que nous révélons aujourd’hui viennent lever les derniers doutes. Mais les conditions dans lesquelles cette vente a été réalisée sont encore plus scandaleuses.

La vente de la villa Elisabeth, résidence du président Zafy Albert, en tant qu’ancien chef d’État, a fait, hier (Ndrl: 27 octobre 2017), la Une des journaux. Tabera Randriamanantsoa, président du Comité national de réconciliation (CNR) est allé même jusqu’à avancer que cette vente de sa résidence à son insu aurait profondément affecté le père de la démocratie à Madagascar et  aurait été l’une des causes de l’accident vasculaire cérébral ayant conduit à sa mort, il y a tout juste une semaine. Les questions autour de cette vente d’un patrimoine de l’État octroyé à un ancien chef d’État, ont désormais des réponses faisant suite à des investigations.

Herilanja Gerald Ramangasoavina est également pilote de rallye

Scandaleuse! il n’y a d’autres mots pour qualifier la transaction qui  a fait échouer cette villa construite sur un terrain d’une superficie de plus d’un hectare entre les mains d’une société privée de promotion immobilière, dénommée Prim. Avant que celle-ci soit devenue propriétaire du lieu, c’est une société privée «Mada terrain» appartenant à Gérald Ramangasoavina, un nom bien connu et qui a plus d’une centaine de dossiers pendante auprès de la police économique et du tribunal suite à des ventes pas très «clean» opérées par ses sociétés dont la fameuse «Tany gasy».

C’est le 24 janvier 2014, soit la veille de la prestation de serment de Hery Rajaonarimampianina, que Gérald Ramangasoavina a conclu le contrat de vente de la propriété dite «Saint Antoine IV» d’une contenance de 1 ha 18 A 35 ca avec le vice-premier ministre en charge du développement et de l’aménagement du territoire, Reboza Julien (Ndrl: issu du groupement Mapar, il adhéra immédiatement au parti Hvm par la suite, ICI).

Le prix convenu entre les deux parties est de onze million huit cent trente cinq mille ariary (on dit bien 11 millions Ar) soit 1.000 Ar le mètre carré. Même Harilala Ramanantsoa avec sa Grande braderie ne peut pas faire mieux… Un prix ridiculement bas pour un terrain sis en pleine ville et dans un quartier huppé de la capitale. A ce prix, et vu la situation géographique de la propriété, plus d’un aurait accouru pour s’en acquérir.

L’enregistrement de l’acte vente n’a été réalisé pourtant que le 15 novembre 2016 sur instruction du Directeur général du service foncier, Hasimpirenena Rasolomampionona, qui, notons-le, a été limogé quelques jours plus tard par Narson Rafidimanana (ICI), avant d’être de nouveau nommé à son ancien poste par l’actuel ministre du M2pate (Ndlr: Ministère auprès de la Présidence chargé des projets présidentiels, de l'Aménagement du territoire et de l’Équipement actuellement dirigé par Benjamina Ramarcel Ramanantsoa).

L’affaire du siècle réalisée, «Mada terrain» cède, par acte notarié  le 30 novembre 2016, la propriété «Saint Antoine IV»  à la société Prim Immobilier. La résidence de Zafy Albert devient par la suite propriété  «Prim 1». A voir de très près ces transactions douteuses, les observateurs estiment qu’elles n’auraient pas été conclues sans une intervention d’une personnalité en haut lieu ou d’un (très) proche de cette dernière. Et même conclue, la vente pourrait être annulée à tout moment. Cela prouve que cette «main géante» qui tire la ficelle veille au grain pour que la machine ne puisse plus faire marche arrière.

A preuve, le ridicule atteint maintenant son summum quand l’État, ancien propriétaire  qui a bradé son bien, quémande au nouveau propriétaire de lui octroyer 700 m2 du terrain pour y construire une maison  à deux étages pour le compte du ministère des finances et du budget (Mfb). Une demande accordée par le propriétaire le 13 septembre 2017 qui lui cède gratuitement  la surface voulue qui retrouve son ancienne appellation  de «Saint Antoine».

Jeannot Ramambazafy et l’équipe de la rédaction du journal « La Vérité »

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Afrique du Sud: 199e réunion des partis libéraux : E. Razafindravahy invité de marque

La 199e réunion internationale des partis libéraux dans le monde s’est tenue dans le pays de Mandela à Johannesburg au Radisson Blu Gautrain hotel, le 27 au 29 octobre 2017. Le parti ADN (Arche de la Nation) était présent à ce grand rendez-vous international des partis libéraux par le biais du président national du parti Edgard Razafindravahy et du secrétaire général Vola Rasoamanana.
Meilleure Gouvernance : Les réponses libérales pour les défis du XXI siècles ; tel est le thème qui a été abordé. Ainsi, cette réunion vise à s’'inspirer des meilleures pratiques du monde entier, et en particulier du succès retentissant de l'Alliance démocratique (DA) Parti politique libéral d’Afrique du Sud présidé par Mmusi Maimane. Cette réunion apportera aux délégués à acquérir les connaissances théoriques et pratiques pour mieux gouverner.
À l’occasion, Edgard Razafindravahy a été invité parmi les intervenants, à savoir : Juli Minoves (Président du Libéral international), Cellou Dalein Diallo (Economiste – Ancien 1er ministre de la Guinée, Leader du parti UFDG), Herman Mashaba (Maire de Johannesburg), Solly Msimanga (Maire de Tsshwane), sur le sujet de la meilleure gouvernance pour un homme politique libéral dans le XXIe siècle. Ce fût une occasion pour Edgard Razafindravahy de mettre en exergue les valeurs que portent son parti pour une meilleure gouvernance à Madagascar, telles que mettre l'homme au centre du développement, les solutions par la base, la refondation de la Nation malgache, la responsabilisation, l'autonomie de toutes les collectivités (régionales, communales, fonkontany) et ceci par un vrai partage du pouvoir via un état fédéral approprié.

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Antananarivo. Villa Elizabeth Affair. Oh my God: it is very shocking!

Sir Robert Townsend Farquhar (14 Octobre 1776 – 16 Mars 1830)

Rappel: le 23 octobre 1817, Sir Robert Townsend Farquhar, gouverneur britannique de l’île Maurice, signe le premier traité britannico-malgache. Radama I, fils du grand roi Andrianampoinimerina, reçoit des Britanniques le titre de Roi de Madagascar. Il s’engage à supprimer l’esclavage et les Britanniques lui promettent des compensations.

Villa Elisabeth (Elizabeth en anglais). Il s’agit du nom de l’ancienne résidence britannique à Antananarivo. Baptisée Elisabeth en l'honneur du couronnement, le 2 juin 1953, de la Princesse Elizabeth Alice Louise, devenue, dès lors, Sa Très Gracieuse Majesté Elizabeth II, Regina, Reine du Royaume-Uni. La villa Elisabeth, par la suite, aura été la résidence officielle des ministres des Affaires étrangères malgaches, en souvenir du premier traité international signé par l’État de Madagascar, le 23 octobre 1817, avec le Royaume- Uni. Elle a été mise à disposition du Chef de l’État et premier Président de la IIIème république de Madagascar, le Professeur Zafy Albert durant et après son exercice du pouvoir.

Le régime HVM, aussi inculte que vénal, n'a, en aucun cas, tenu compte de la dimension historique de cette Résidence. Le pire et le plus scandaleux, pour ce régime de parvenus et arrivistes avides de sous, aura été de procéder à l'expropriation du Vieux Sage au chapeau de paille («satroka penjy») au moment même de la commémoration du jubilé historique du Bicentenaire de ce premier traité international signé par l'ancienne puissance et l’État malgache dont le HVM est, malheureusement, le dépositaire actuel.

De gauche à droite: Sir Timothy Laurence et la Princesse Anne suivi du couple Hery et Voahangy Rajaonarimampianina, à la cathédrale anglicane Saint Laurent d'Ambohimanoro, le 23 octobre 2017. Au programme: l’épitre aux Romains (14, 16-19) et l’évangile selon Saint Jean (13: 12-15, 34-35). Des versets qui appellent, les fidèles à œuvrer pour la Paix, la Prospérité, la Fraternité et l’Amour. Ah bon? On ne dirait pas avec ce qui se passe à Madagascar au plus haut sommet de cet État (de délabrement)

La Princesse Anne Elizabeth Alice Louise, occupant la douzième place dans l’ordre de succession au trône britannique, fille unique du Prince Philippe, Duc d’Édimbourg, et de la Reine d’Angleterre dont le nom honore ce domaine de l’État malgache, a été en déplacement officiel à Madagascar dans le cadre de ce jubilé. Aussi, cette sordide «Affaire Villa Elisabeth» (ICI) déshonore non seulement l’État malgache, mais constitue aussi une preuve de manque de sens de l’État de ceux qui gouvernent la Grande île de l’océan Indien actuellement.

Un curé de l’Église d'Angleterre à Antananarivo (l’église anglicane) a déclaré en privé, donc sous couvert de l’anonymat: «Même durant la messe d'action de grâce du jubilé à la Cathédrale St Laurent, un murmure se faisait déjà entendre que nous allions encore vivre scandale sur scandale avec nos partenaires». That’s it but, oh my God, it is very shocking! Elle doit bien se poser des questions Sa Très Gracieuse Majesté, la Reine Elizabeth II, à propos de ce drôle de cadeau de jubilé... Non?

Palais d’État d'Iavoloha, 23 octobre 2017. La fille unique de la Reine Elizabeth II -qui a quitté le pays le 26 octobre 2017- a été élevée au rang de Grand-Croix de 2è classe de l'Ordre national de Madagascar

Le président Hery Rajaonarimampianina peut tout stopper et redonner à ce lieu, son aura et sa dimension inaliénable de patrimoine culturel et historique de Madagascar. Le monde entier attend son geste, quel qu’il soit. En passant, et pour sa culture personnelle (au Hery vaovao), il doit savoir que la princesse Anne n’est pas une princesse comme les autres. En effet, elle est le premier membre de la famille royale d’Angleterre à avoir eu affaire avec la justice: en 2001, elle fut condamnée à une amende de 400 livres pour excès de vitesse, et en 2002 à payer 500 livres à cause d'un de ses chiens qui a agressé un enfant. Les Britanniques se moquent volontiers de son franc-parler, de ses chutes spectaculaires (à cheval ou à pied) et de ses choix vestimentaires (Source: Wikipédia).

Jeannot Ramambazafy - Dimanche 29 octobre 2017

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La vente de la Villa Elisabeth au cœur des discussions

Quelques jours après la mort de l’ancien Président Zafy Albert, grand fut l’ébahissement du grand public en entendant que la Villa Elisabeth qui est censée être la résidence du président Zafy Albert et sa famille a été vendue par l’État à un particulier.
Les informations qui circulent sur cette affaire sont tellement nombreuses qu’il est nécessaire de marcher sur des œufs dans son traitement. Selon une source anonyme, cette vente aurait été parmi les raisons de la maladie du professeur Zafy Albert, une maladie qui l’a emporté. Mais jusqu’à maintenant, on n’a pas encore d’information claire. Les questions qui se posent sont les suivantes : qui a vendu la villa ? Quand a t- elle été vendue? A qui elle a été vendue? Demain 30 octobre, les partisans du Professeur Zafy vont faire une conférence de presse pour faire une déclaration.
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Agence portuaire maritime et fluviale - Des directeurs victimes de racket

Indignés. Des directeurs et autres responsables régionaux au sein de l'agence portuaire et maritime et fluviale (Apmf) le sont. Et pour cause, affirment les victimes des hauts responsables de la Direction générale de ladite agence, agissant selon leur propre dire au nom du ministre des Transports et de la Météorologie, ces hauts responsables exigent ces derniers temps qu'elles leur versent la somme de 10 millions d'ariary chacune.

« Nos supérieurs nous harcèlent et menacent de nous affecter dans les coins reculés et perdus du pays ou de nous enlever carrément de nos postes si nous refusons de nous plier à leurs exigences », expliquent certaines victimes. Selon nos sources, certains responsables régionaux craignant que leurs supérieurs mettent à exécution leur menace, ont préféré procéder à une demande de prêts auprès des banques ou des opérateurs de leur connaissance. « Où vais-je trouver 10 millions d'ariary par le temps qui court ? Même si quelqu'un est disposé à me prêter une telle somme, comment vais-je faire pour le rembourser avec le peu de salaire que je gagne ? », s'indigne un responsable régional auprès de l'Apmf. « Une telle pratique est inconcevable », devait-il continuer.Les auteurs de ce racket, parce que c'en est bien un, affirmeraient selon leurs victimes qu'ils agiraient au nom de leur patron. C'est à vérifier. Rien n'indique que c'est vrai. Maintenant que le ministre des Transports et de la Météorologie en est informé, nous osons espérer qu'il va mener sa propre enquête. On saura ainsi à qui sont destinés ces écolages. Les noms de certains hauts responsables de la Direction générale de l'Apmf, auteurs de ce racket, ont été cités par des victimes lesquelles bien sûr requièrent l'anonymat, mais nous nous abstenons de les dévoiler. Attendons de connaître la suite de cette histoire.A. Lepêcheur

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Energies renouvelables - Une nouvelle centrale photovoltaïque pour Belobaka

Avec l'environnement qui ne cesse pas de se dégrader, les énergies renouvelables sont actuellement les solutions énergétiques les plus adéquates pour le préserver. C'est dans cet axe que la centrale photovoltaïque Fluidic/Henri Fraise, située sur le site pilote de Belobaka, dans la Région de Bongolava, a été inaugurée vendredi dernier. Ce projet d'une valeur de 63 millions de dollars vise surtout à mettre en place un réseau de distribution, composé d'une technologie de stockage sur une batterie intégrée qui donnera l'opportunité à plus de 27 000 ménages et entreprises dans le pays d'accéder à l'électricité.

Le développement de ce projet se fera dans pas moins de 100 villages de la Grande île avec une production énergétique de 10 mégawatts d'énergie solaire et les batteries auront une capacité de 88 mégawatts par heure. Il s'agit d'un programme financé par l'Agence américaine pour le commerce et le développement (Ustda). Effectivement, il y a plus de 4 années, le Gouvernement américain a initié le projet « Power Africa » avec des objectifs ambitieux, certes, mais tout à fait réalisables. « Power Africa » vise surtout à installer 30 000 mégawatts de puissance électrique et à permettre d'accéder à l'électricité à plus de 60 millions de foyers en supplément dans tout le continent africain, d'ici 2030. Pour cette initiative, il est prévu qu'entre 18 000 et 21 000 mégawatts proviennent des énergies propres pour un meilleur respect de l'environnement. Cette inauguration a également été une occasion de raffermir davantage les relations entre Madagascar et les Etats-Unis, comme le cite l'Ambassadeur Robert Yamate : « L'évènement d'aujourd'hui démontre la forte coopération commerciale entre les deux pays ». Il a également ajouté que « à travers l'Ustda, l'Ambassade américaine est si fière de participer à l'étude technique et économique du projet d'implantation d'unités de production photovoltaïque (…). Ce projet est donc un bon exemple de la façon dont le Gouvernement américain aide à soutenir l'innovation et les solutions technologiques à Madagascar ». Belobaka n'est qu'un site pilote, mais le projet va s'étendre d'ici peu.Propos recueillis par Rova R.

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Commune rurale d’Ivato - La réhabilitation des ruelles se poursuit

En action.  La réhabilitation des infrastructures sociales constitue une des grandes responsabilités des communes. C’est ainsi que les travaux effectués au niveau de la Commune rurale (Cr) d’Ivato reposent sur la rénovation des routes, la construction d’établissements communautaires et tant d’autres encore, des travaux réalisés au profit de la communauté. Cette Commune projette actuellement de réhabiliter 300 mètres de ruelles au niveau du quartier numéro 4. Cette partielle de route située à Ampandroana sera, à partir de la semaine prochaine, bétonnée.

« Ce projet communal profitera aux producteurs agricoles en provenance de Laniera et des endroits situés à l’est d’Ivato. Le transport des marchandises ne posera plus de problème », a fait savoir Manitra Andrianjakarivony, premier adjoint au maire auprès de la Cr d’Ivato. D’après ses explications, des centaines de kilos de produits agricoles y passent quotidiennement pour rejoindre le grand marché d’Ivato. Cela va notamment renforcer la productivité. En outre, cette action préconise la préservation de l’environnement. Elle entraîne l’enlèvement de tous les buissons présents sur les bordures des trottoirs. De plus, ces travaux ont comme principaux objectifs la conscientisation et la mobilisation des habitants à ne plus y jeter toutes les saletés, notamment les déchets ménagers. En effet, cela renforce la lutte contre la propagation des maladies. Par ailleurs, la réalisation d’une telle réhabilitation résulte de la participation des contribuables. « Le recouvrement fiscal constitue une source de financement », indique ce responsable de la Cr d’Ivato. Le paiement des impôts et des taxes contribue grandement au développement du lieu, poursuit-il. A cela s’ajoute la mobilisation des différents partenaires dont des simples citoyens, les grands entrepreneurs, les sociétés locales.Kanto R.

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Athlétisme : Comité Olympique Malagasy - La FMA attend les sanctions

Le Comité Olympique Malagasy n’a pas le droit de sanctionner ou de suspendre les membres de la Fédération malagasy d’Athlétisme  (F.M.A), selon une décision prise par l’assistance lors de l’Assemblée Générale Ordinaire tenue à Toliara le vendredi 27 octobre dernier.  Une décision qui vise la suspension du président de la FMA, Norolalao Ramanantsoa et son vice-président Hubert Rakotombelontsoa ainsi que  Jean de La Croix Mahatana, conseiller et non moins  entraîneur national. Ces trois membres de la FMA sont interdits de s’impliquer dans l’administration de l’Athlétisme d’après le COM.

« Premièrement, nous n’avons reçu aucune notification concernant ces sanctions  au niveau du C.O.M. Nous attendons la tombée officielle de ces sanctions avant de répliquer.  Par ailleurs, au niveau national nous sommes sous la tutelle du Ministère de la Jeunesse et des Sports (M.J.S), tant au niveau international, nous sommes sous le parrainage du l’I.A.A.F (International Athletics Association Fédération). Seules ces deux instances ont le droit de suspendre ou de sanctionner les membres de la FMA. De plus nous avons notre règlement intérieur qui régit les membres. Donc ce n’est pas le rôle du COM de sanctionner l’un des membres », réplique Norolalao Ramanantsoa, président de l’Athlétisme malgache après l’annonce de cette décision dans les médias nationaux.  Bien évidemment, « la FMA ne présentera aucune excuse publique d’après la recommandation du C.O.M », rajoute notre interlocuteur. Rappelons que le problème entre l’Athlétisme et le C.O.M remonte au mois de novembre 2016 lors de l’élection de la Fédération Malagasy d’Athlétisme. Le président du Comité olympique national malgache, Siteny Randrianasoloniako, présent sur place, n’était pas autorisé par l’équipe organisatrice de l’AGE, à assister à la séance, et a attendu dehors comme les journalistes. Cet incident  ne date pas d’hier. Faut-il rappeler que, l’ancien président du Comité Olympique, feu Mamy Rakotoarivelo n’était pas aussi autorisé à assister à l’élection de la FMA au Restaurant Muraille de Chine à Soarano,  à l’époque de Christian Razafimahefa. Après la cérémonie d’ouverture, il a eu droit à un court discours d’inauguration et ensuite le comité d’organisation de l’élection l’a prié de quitter les lieux. Il est à rappeler aussi que durant l’AGO du C.O.M, un amendement a été porté au statut de ce comité national olympique. Désormais, ses membres ont le droit d’assister que ce soit A.G.O ou A.G.E de chaque fédération membre avec le MJS.  Durant cette A.G.O, le Handball, absent et le Boxe ont aussi reçu des avertissements de la part de leurs instances internationales respectives. Notons que l’Athlétisme, Pétanque, Football et Handisport n’ont pas assisté à l’AGO. Quatre nouvelles disciplines  (Tir à l’arc, body building, escrime et triathlon) sont d’ores et déjà membres à part entière du C.O.ME.F.

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« Showcase » - Carton plein, Shyn met le feu au Kudeta Urban Club

 Sûrement le chanteur de R’n’b le plus célèbre dans tout Madagascar, Shyn est actuellement au summum de son art. Partout où il passe, c’est vraiment le show et apparemment, l’artiste est très sollicité par les organisateurs d’événementiels. Mais Shyn reste discret comme il l’a toujours été, c’est d’ailleurs le secret de sa réussite : la qualité au lieu de la quantité. Seulement quelques chansons ont suffi de prouver à tous qu’il a sa place dans le showbiz national et qu’il fait toujours partie des grosses pointures ayant déjà écrit leurs noms dans le livre d’or de la musique malgache. « Resim-pitia » puis « Fitiavana mafoaka » et maintenant « Overdose », les singles s’enchaînent et les qualités sont vraiment exceptionnelles que ce soit au niveau du son ou encore de l’image.

Shyn ne travaille qu’avec des professionnels du domaine. Ceci est dû sûrement par le fait que l’artiste commence également à percer au niveau international. Ainsi, il se doit de suivre les normes internationales dans sa musique. Raison pour laquelle il ne sort que très rarement des nouveaux morceaux. Il est tout le temps en studio ou en quête de collaboration avec des spécialistes de renommée. C’est pour cela qu’il ne se produit que rarement sur scène. Justement, samedi dernier était une des rares occasions pour les inconditionnels de voir l’artiste sur scène. C’était au Kudeta Urban Club, Anosy où Shyn s’est affiché en solo. Pas de surprise : la salle était trop petite pour accueillir le public qui la remplissait même jusqu’à l’entrée. Et même les lieux étant déjà noirs de monde, plusieurs fans n’ont pas encore pu entrer pour admirer le spectacle. En tout cas, le show a créé une bonne ambiance et a renforcé les liens entre l’artiste et les groupies. Ces derniers se bousculaient même pour être au-devant la scène afin de se rapprocher autant que possible de l’artiste.MémorableTéléphone en main pour mémoriser toute la soirée, selfies à gogo, avec la star ou avec ses amis, bref tout était permis durant le spectacle. Shyn, de son côté, était habillé dans un premier temps d’un costard et d’une camisole pour être plus classe. Mais étant donné que sa musique est plus « street », il n’a pas oublié les divers « bling-bling » et bien sûr ses lunettes qui vont bien avec la couleur de sa peau.  Fier d’être malagasy, il s’est habillé en « Gasigasy » dans la deuxième partie, dont le haut en « lamba soga » sublimé par des bordures cousues avec soin. Côté prestation, rien de plus extraordinaire quand l’artiste entame la soirée avec des chansons bien rythmées et décorées d’une cadence malagasy. Des morceaux expressifs pour dire que le « showcase » sera grandiose. Au début jusqu’à la fin du spectacle, l’ambiance était toujours chaud, le public est toujours resté debout tout comme l’artiste. Sauf que la plupart du temps, le micro était tourné vers l’assistance, elle qui connaissait tous les titres qui passaient, du couplet au refrain. Comme à l’accoutumée, les chansons qui ont fait le renommée de Shyn étaient au répertoire. Des plus vieux jusqu’au nouveaux  tubes, l’ambiance était toujours de la partie. « Hasarotam-piaro », « Ho avy », « Tontolo hisainana » ou encore l’incontournable « Mahatsara zaho » ont transporté le public dans un monde mélodieux et sensuel. Il est même arrivé que le Dj change un peu la structure et le rythme de la chanson, mais étant toujours au top, il fait toujours preuve de professionnalisme durant ses prestations.  Des fois seul sur scène, des fois accompagné par des danseurs, on peut dire qu’il a su gérer le temps et surtout sa voix. Aucune fausse note n’a été enregistrée. A la fin de la soirée, Shyn a pris le temps de saluer tout le monde et de prendre des photos avec les groupies pour finir en beauté ces retrouvailles mémorables. Après ce « showcase », il a donné un autre spectacle hier à Diego- Suarez, toujours accompagné par son équipe.T.A.

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Halte !

Le décor est planté. Tous les indicateurs virent au rouge. Comme dans tout « check-point » technique, au moment d'une compétition de course, une halte est obligatoire. Quand le moteur envoie des bruits incongrus, la meilleure option consiste à les détecter ou les identifier et ensuite les « éliminer » sans attendre sinon, on courrait le risque d'un blocage voire d'une explosion dudit moteur. Pour un corps humain malade de quelques gangrènes, des ablations ou mutilations devraient être opérées. Et pour un régime moribond, les mauvaises pratiques doivent s'arrêter immédiatement.

Halte aux parodies ! Pour se donner l'image d'un pouvoir « fréquentable » aux yeux des observateurs nationaux et surtout internationaux, en particulier, les Partenaires techniques et financiers (Ptf), dans leur tentative de faire passer un projet, les tenants du régime se livrent à des mascarades de consultation auprès des acteurs sociaux, économiques et politiques du pays. Un forcing détourné qui indispose plus d'un ! La tartuferie autour de la confection du Code de la Communication médiatisée reste toujours gravée dans les mémoires. Nous sommes en pleine gestation du Code électoral, les parodies de dialogue que le régime tente de procéder excèdent la société civile et les partis invités. La CENI, la principale entité concernée, n'a pas pu s'empêcher d'exprimer son dépit. Au terme des travaux du fameux Comité interministériel, tout a été rapporté sauf l'essentiel. Et avec le projet d'amendement de la Constitution, pour éluder les critiques de tous les côtés, les barons au pouvoir engagent une parodie de débat national. Tous ces modes de « faire semblant » doivent s'arrêter immédiatement.Halte aux abus ! Les caciques du HVM ne parviennent pas, décidément, à se défaire de ce démon de la censure. Leur tentative de museler et d'abuser sur la presse persiste toujours. Pas plus tard que ce week-end, le samedi 28 octobre, le journal « La Vérité » fut invisible des kiosques ou des étals de fortune de la Capitale. Pour cause, des individus l'avaient « acheté » ou plutôt « ramassé », en bloc, tôt le matin. Et pour cause ! La Une du journal concernant la vente de la Villa Elisabeth « gêne » au plus haut point nos princes. Un abus tout cru !Halte aux manquements ! Le Ministère de la Santé publia une communication faisant état de l'amélioration de la situation relative à la lutte contre l'épidémie de la peste à Madagascar. On ne peut que s'en réjouir et on veut, le plus tôt possible, s'en débarrasser. Mais quand même, la peste a tué des gens et causé de dégâts collatéraux trop importants. Certes, ce fléau est endémique au pays, cependant, en raison des négligences ou manquements des responsables, il a été particulièrement ravageur cette année. Attention, une autre épidémie nous guette, le choléra. Devrait-on attendre pour qu'elle sévisse pour prendre enfin les mesures qui conviennent ? Une journée de mobilisation nationale, chômée ou pas, ne suffit jamais à relever le défi. Une occasion de « m'as-tu vu » uniquement !Le président Hery Rajaonarimampianina et son régime doivent arrêter net toutes ces funestes pratiques qui déshonorent la Nation toute entière. Classé parmi les derniers des pays pauvres du monde, Madagascar, disposant des potentialités énormes, ne mérite loin de là de cette humiliation. Halte !Ndrianaivo

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Violences et agressions se multiplient à l’approche de la fin de la campagne électorale

La tenue de l’élection présidentielle à Madagascar est de loin en loin d’un climat d’apaisement politique. Outre le mouvement d’alerte lancé par le collectif des 25 candidats qui cherchent à repousser l’élection pour des faits rapportant à des irrégularités et erreurs concernant, entre autres, la liste électorale, les violences relevées par le projet d’appui à la prévention et la gestion de conflits et violences potentiels liés aux élections (PEV Madagascar) ne cessent de se multiplier.

Depuis l’ouverture de la campagne électorale, le 8 octobre dernier jusqu’au 27 octobre dernier, PEV Madagascar ne cesse de rapporter des témoignages de violences, sous toutes leurs formes, et de non-respect de la loi en vigueur pouvant occasionner des climats de conflits entre les candidats. A cela s’ajouter également des faits de violences, notamment d’agressions physiques, rapportées par les partisans des candidats respectifs.

Dans l’ensemble, ces actes d’agressions et de violences se déroulent entre les partisans des candidats considérés comme favoris, à savoir Andry Rajoelina, Marc Ravalomanana et Hery Rajaonarimpianina. Le candidat Mailhol que beaucoup pense pouvant faire de surprise n’y est pas épargné ou encore l’ancien premier ministre Jean Ravelonarivo qui investit beaucoup dans sa campagne électorale.

Samedi dernier, des partisans du candidat Marc Ravalomanana, les visages enflés et les yeux cernés, déclarent avoir été victime d’une agression physique lors d’une propagande à Alakamisy Fenoarivo. Les partisans d’Andry Rajoelina en sont particulièrement pointés du doigt. L’un des responsables du parti de l’ancien président, Marc Ravalomanana confirme qu’il va porter plainte contre ces violences gratuites.

Sur son profil Facebook officiel, la députée Hanitra Razafimanantsoa rapporte le décès d’une militante du parti TIM dans la soirée de vendredi et ce, en raison de violences infligées par des « supporteurs d’Andry Rajoelina », aux environs des Cités Lacoste à Tsaralalana, dues à une dispute pour des opinions politiques différentes. A Antsirabe, les partisans du candidat Marc Ravalomanana défilent massivement dans les rues de la ville vendredi dernier. Le cortège traverse alors l’Avenue de l’Indépendance où se tient le meeting du candidat Andry Rajoelina, une initiative ayant favorisé les provocations entre les deux camps et fini par des jets de pierres. Il a fallu l’intervention des FDS pour éviter tout affrontement, aboutissant à des arrestations. Des témoignages rapportent l’arrivée de blessés, identifiés comme des partisans de Marc Ravalomanana, à l’Hôpital HJRA à Anosy. Sur Facebook, les militants du TIM alertent sur l’existence de groupes d’individus, accusés d’être des supporteurs d’Andry Rajoelina, qui agressent les personnes vêtues de t-shirt du candidat du parti ou montrant tout signe d’affiliation, dans les environs des quartiers de Mahamasina et d’Anosy, où se tenait un meeting des pro-Rajoelina. Ils appellaient ainsi leurs homologues à dissimuler tout signe de soutien au candidat et à rejoindre leur foyer au plus vite. Un témoignage, largement partagé sur les réseaux sociaux, dénonçait l’éventuelle agression d’un jeune partisan du TIM, à sa sortie du meeting du parti à Ambohijatovo et ayant abouti à son décès. L’atmosphère s’avère par conséquent extrêmement tendu entre les deux camps, comme en témoigne la multiplication des appels à la vengeance et à la violence dans les espaces publics d’échanges et de discussion sur Facebook.

PEV Madagascar rapporte par ailleurs qu’une militante du TIM a giflé le 9 octobre dernier, au 1er arrondissement de la capitale, un jeune du MAPAR, lors d’une rencontre entre des groupes de partisans des deux camps. Des insultes et provocations se sont également produites entre les militants de Marc Ravalomanana et d’Andry Rajoelina, au 5ème arrondissement de la capitale le 18 octobre dernier.

Une autre rixe s’est produite entre deux partisans d’Andry Rajoelina et de Hery Rajaonarimampianina à Brickaville le 13 octobre dernier, relève PEV Madagascar. Le président sortant a pourtant déjà fait part de la perturbation de sa campagne électorale par des fauteurs de troubles issus du camp de l’ancien président de la Transition à Mandoto et à Tsiroanomandidy et d’un sabotage manifeste de son meeting à Ambalavao, le 10 octobre dernier.

Le directeur de campagne du candidat Mailhol aurait été également victime de menace au 4ème arrondissement de la capitale. Le foyer du député Naivo Raholdina, proche d’Andry Rajoelina, aurait été l’objet d’une menace de pillage et d’incendie le 11 octobre au 5ème arrondissement pour non-règlement de rétributions. Le meeting de Jean Ravelonarivo a également été perturbé à Vohémar le 17 octobre.

Les invectives et insultes entre les partisans d’Andry Rajoelina et de Marc Ravalomanana sont par ailleurs nombreux, tout comme la détérioration volontaire des affiches sur le panneau d’affichage électoral notamment celles de Hery Rajaonarimampianina et d’Andry Rajoelina ou des distributions de journaux-tract injurieux et dénigrant à l’endroit du candidat du TIM à Mahambo. A cela s’ajoute des discours dénigrants formulés par un comité de soutien d’Andry Rajoelina lors d’un meeting à Toliara le 14 octobre dernier.

PEV Madagascar relève également des cas de destruction de biens publics lors de deux meetings d’Andry Rajoelina à Antsiranana et à Mahajanga.

Plusieurs témoignages rapportent également qu’à l’occasion de la cérémonie d’ouverture de la formation des chefs de Zone Pédagogique Administrative (ZAP) de la Région SAVA, le Ministère de l’Éducation Nationale et ses collaborateurs ont explicitement appelé à voter Hery Rajaonarimampianina et incité les fonctionnaires de l’Éducation nationale à mobiliser leur famille respective, à cet effet. La neutralité politique des agents de l’État a pourtant été maintes fois prônée bien avant la campagne électorale.

La liste est visiblement loin d’être exhaustive et l’inquiétude est de mise à neuf jours du scrutin et à un mois de la date prévue de la publication officielle des résultats du premier tour. La campagne électorale pour le premier tour s’achèvera le 5 novembre 2018 à 23h59.

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Christian Ntsay tacle le ministre de l’Eau Roland Ravatomanga

Le Premier ministre, Christian Ntsay, tacle le ministre de l’Eau, Roland Ravatomanga, issu du parti Tiako i Madagasikara (TIM) en public sur l’amoncèlement des ordures dans la capitale. Lors d’une opération d’assainissement dans le quartier d’Andranomahery Ankorondrano, samedi dernier, le chef du gouvernement fustige le manque de coordination entre le ministère de tutelle, le ministère de l’Eau et le Service autonome d’assainissement de la ville d’Antananarivo (SAMVA). « Ils devront faire des efforts pour organiser leur travail », a-t-il ainsi déclaré.

Depuis sa nomination au poste de Premier ministre, au mois de juin, c’est la première fois que Christian Ntsay s’attaque en public à un membre de son gouvernement. L’amoncèlement des ordures dans la capitale est certes un bel prétexte pour rappeler à l’ordre les responsables concernés mais le contexte politique actuelle, y est certainement pour beaucoup selon certains observateurs. Le premier ministre et le ministre de l’Eau sont issus de deux mouvements politiques qui soutiennent deux candidats différents.

L’insuffisance de moyens pour collecter les ordures dans la capitale a été toujours été un motif évoqué par le SAMVA depuis des années pour justifier la situation. De son côté, le Premier ministre soutient que des efforts particuliers ont été effectués pour équiper et soutenir cet entité. Le problème reposerait ainsi au niveau du ministère de l’Eau. Mais ni le Chef du gouvernement, ni les techniciens au sein du SAMVA ne l’ont pas évoqué clairement.

Incontestablement, des organisations doivent s’imposer entre les différentes instances chargées de la collecte des ordures et des déchets dans la capitale pour que la population n’en fasse les frais. La question peut toutefois être élucidée dans les bureaux, lors d’un conseil de gouvernement à la limite, mais l’ébruiter en public, témoigne d’un malaise au sein de l’administration et un manque de coordination au sein du gouvernement que Christian Ntsay dirige lui-même. Le fait que le gouvernement ait procédé à une opération d’assainissement dans le quartier d’Andranomahery Ankorondrano, sans la présence du ministère de l’Eau en dit long.

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Christian Ntsay tacle le ministre de l’Eau Roland Ravatomanga

Le Premier ministre, Christian Ntsay, tacle le ministre de l’Eau, Roland Ravatomanga, issu du parti Tiako i Madagasikara (TIM) en public sur l’amoncèlement des ordures dans la capitale. Lors d’une opération d’assainissement dans le quartier d’Andranomahery Ankorondrano, samedi dernier, le chef du gouvernement fustige le manque de coordination entre le ministère de tutelle, le ministère de l’Eau et le Service autonome d’assainissement de la ville d’Antananarivo (SAMVA). « Ils devront faire des efforts pour organiser leur travail », a-t-il ainsi déclaré.

Depuis sa nomination au poste de Premier ministre, au mois de juin, c’est la première fois que Christian Ntsay s’attaque en public à un membre de son gouvernement. L’amoncèlement des ordures dans la capitale est certes un bel prétexte pour rappeler à l’ordre les responsables concernés mais le contexte politique actuelle, y est certainement pour beaucoup selon certains observateurs. Le premier ministre et le ministre de l’Eau sont issus de deux mouvements politiques qui soutiennent deux candidats différents.

L’insuffisance de moyens pour collecter les ordures dans la capitale a été toujours été un motif évoqué par le SAMVA depuis des années pour justifier la situation. De son côté, le Premier ministre soutient que des efforts particuliers ont été effectués pour équiper et soutenir cet entité. Le problème reposerait ainsi au niveau du ministère de l’Eau. Mais ni le Chef du gouvernement, ni les techniciens au sein du SAMVA ne l’ont pas évoqué clairement.

Incontestablement, des organisations doivent s’imposer entre les différentes instances chargées de la collecte des ordures et des déchets dans la capitale pour que la population n’en fasse les frais. La question peut toutefois être élucidée dans les bureaux, lors d’un conseil de gouvernement à la limite, mais l’ébruiter en public, témoigne d’un malaise au sein de l’administration et un manque de coordination au sein du gouvernement que Christian Ntsay dirige lui-même. Le fait que le gouvernement ait procédé à une opération d’assainissement dans le quartier d’Andranomahery Ankorondrano, sans la présence du ministère de l’Eau en dit long.

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Concilier sauvegarde du patrimoine et développement économique

Grâce à la diffusion rapide des informations, une partie importante de la population est désormais consciente des conséquences prévisibles du « projet Tanamasoandro ».

Des conséquences perçues comme négatives, sous de nombreux angles d’approche. Les « bénéfices » hypothétiques que l’on nous fait miroiter semblent dérisoires par rapport à ce que l’on ne manquerait de perdre.

On imagine mal de quelle manière la construction d’un mirobolant « village-vitrine » à prétention « futuriste » pourrait aider à l’amélioration des conditions de vie de la masse des paysans des environs. Bien au contraire, cela promet de réduire de façon drastique leurs moyens de subsistance, pour finir par les prolétariser complétement. Car ne soyons pas dupes, l’aboutissement de ce projet ne sera que le prélude à un accaparement rapide des terres rizicoles au profit avant tout des promoteurs sans scrupules disposant de gros capitaux...

La réalisation d’un tel projet ne pourrait que conduire à l’extension démesurée de la périphérie urbaine d’Antananarivo. Or, l’actuelle situation est déjà insupportable. En effet, pour une île comme Madagascar, l’importance d’Antananarivo comme l’hyper centre politico-économique et démographique bien qu’aisément explicable sur le plan historique constitue une véritable anomalie et devient un handicap pour le développement futur de Madagascar. Il semble évident que si le royaume merina n’avait pas connu le destin que l’on sait, tout naturellement, la métropole de Madagascar se serait trouvée dans une région côtière, celle par exemple de Mahajanga ou de Toamasina.

Ce qui permet déjà de déduire que la véritable urgence à laquelle des dirigeants clairvoyants et visionnaires devraient se consacrer ne serait pas de créer une « ville nouvelle » à la périphérie de Tana mais plutôt d’envisager sérieusement le dédoublement ou tout simplement le transfert de la capitale de Madagascar dans une zone plus littorale.

On peut aussi envisager de créer plusieurs foyers attractifs et complémentaires, en rompant définitivement avec la vision centralisatrice héritée du XIXe siècle et que le système colonial n’a fait qu’aggraver, pour aboutir aux impasses actuelles.

La réalisation d’un tel projet ne pourrait être que bénéfique au pays. En voici quelques-uns, à titre d’exemples :

Désengorgement de la région d’Antananarivo dont les infrastructures vite saturées ne pourraient jamais suivre les besoins réclamés par une croissance démographique emballée de manière incontrôlable par l’attirance urbaine. Développement des centres urbains du littoral dans une perspective de réelle décentralisation ! Les besoins croissants en main d’œuvre retiendront sur place les habitants de la région. Développement du réseau maritime inter-régional que la focalisation sur les régions de l’intérieur des terres a rendu anormalement insignifiant pour un pays insulaire. Amélioration des infrastructures portuaires réclamées par le développement prévisible des échanges avec le monde extérieur. Réduction appréciable des désagréments dus à la pollution urbaine qui devrait toujours être moins importante dans un environnement côtier bénéficiant directement du souffle marin qu’à l’intérieur des terres.

Faut il rappeler que les exemples de transfert de capitale dans une autre localité sont fréquents (le Brésil, la Côte d’Ivoire, l’Allemagne, la Birmanie ou de la Malaisie etc.).

Pour Madagascar, la question ne devrait même plus se poser, tant l’impératif s’impose à l’évidence. Dans cette perspective de transfert d’une partie de la capitale sur une zone littorale, un projet comme celui de « Tanamasoandro » devient parfaitement cohérent, voire indispensable. Il s’agit seulement de ne pas se tromper de cible en visant au mauvais endroit et de le faire dans les règles de l’art et avec une réelle concertation.

Implanté dans le Betsimitatatra, le « projet Tanamasoandro » ne peut apparaître que comme un « Eléphant blanc » monstrueux menaçant de tout saccager alors que sur le littoral, il promet d’apporter de réels bénéfices pour l’ensemble du pays.

Cœur historique de Madagascar, Antananarivo restera toujours une « grande » ville mais ne deviendra pas comme ses villes du tiers-monde polluées et incontrôlables, enclavées à l’intérieur des terres.

Quant au Betsimitatatra, l’évolution doit aller dans un sens diamétralement opposé à celui qui se profile à l’horizon. Plutôt que de s’épuiser à vouloir augmenter encore et encore un espace urbanisé déjà ingérable, le plus sage consisterait à aller tout doucement vers une politique de « décroissance » réfléchie adaptée à notre culture et à notre vision du monde. Maintenir les paysans en place en améliorant leur capacité de production et leur cadre de vie. Cela doit aboutir à une interdiction de la transformation des champs rizicoles ou vivriers en nouvelles zones d’habitation.

Nous savons tous qu’il est impératif de préserver et de développer le potentiel rizicole de Madagascar. Remblayer des rizières existantes est un non-sens aussi bien sur le plan culturel que du point de vue économique. La consommation mondiale du riz ne cesse de progresser que ce soit en Europe, en Afrique ou même sur le continent américain.

Et, plus important encore que tout ce qui vient d’être évoqué, il y a les considérations culturelles et historiques, conditionnant notre nature profonde, assurant ce que nous sommes, tompotany d’un pays insulaire, voués depuis des millénaires à la riziculture et à la joie de vivre dans un cadre serein. « Miara miroandroana sy miriaria » comme se souhaitaient nos Ntaolo vénérés dans leurs vœux de bonheur. Antananarivo sans le Betsimitatatra et ses rizières verdoyantes s’étendant à perte de vue ou reflétant les couleurs du ciel ne serait plus Antananarivo. Que gagnerions-nous à remplacer tout cela par des ilots d’immeubles de prestige et des quartiers résidentiels sécurisés émergeant dans un océan de bidonvilles tentaculaires ?

Sans compter que Madagascar souffre d’un réel déficit en patrimoine monumental. Nos peuples ont toujours privilégié l’invisible au visible, l’immatériel au matériel.

Or, Antananarivo et sa région possède un patrimoine bâti exceptionnel. Entre les sites vazimba, les rova, les tombeaux historiques, les vavahady, les hadivory, l’architecture, les sites fortifiés, les lieux de culte, les églises du XIXème siècle et... le Betsimitatatra :une réalisation humaine inestimable [je me souviens il y a une dizaine d’année avoir assisté à des réunions ou l’on évoquait très régulièrement la volonté de demander à l’UNESCO de classer en patrimoine mondial le Betsimitatatra tant sa place est importante au niveau de l’histoire humaine et aussi pour éviter la situation à laquelle nous nous trouvons confrontée actuellement : vivre en direct sa disparition !]

Le Betsimitatatra, ce sont des marais asséchés, drainés, aménagés depuis 5 siècles ! L’ensemble est un ouvrage hydraulique exceptionnel dénotant la maitrise de ce sujet par nos ancêtres. Son entretien et son fonctionnement étaient minutieusement organisés traduisant le sens du collectif et du fihavanana dans notre vision du monde.

Du Betsimitatatra originel, il ne reste aujourd’hui que des lambeaux subissant toutes les pressions urbaines, démographiques ...Les constructions anarchiques liées à la pauvreté ou motivées uniquement par la spéculation immobilière ont bouché, déstructuré le réseau de circulation de l’eau et a fait de toute la zone basse d’Antananarivo des ondes inondables sujettes à des montées d’eaux spectaculaires en période de pluie.

Jusqu’ou irons nous dans la destruction de notre patrimoine culturel ? Ne sommes-nous pas conscients de la nécessité vitale de le préserver ? N’avons-nous pas assez détruit ? Ceux qui détruisent aujourd’hui seront- ils encore là demain pour rendre compte de leurs actes ?

Nosy Rabejaona

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Une amende de 240 millions d’ariary pour LPSA, Total et Shell

Les sanctions sont tombées pour les présumées responsables de la pénurie de carburant dans la capitale ces derniers jours, en l’occurrence les pétroliers. Le ministre de l’Energie, de l’eau et des hydrocarbures, Vonjy Andriamanga, a annoncé hier que la Logistique pétrolière S.A (LPSA), considérée en grande partie responsable de la situation est sommée de payer une amende de 120 millions d’ariary. Il en est de même pour les deux compagnies pétrolières,Total et Shell, qui devront également payer 60 millions d’ariary d’amende chacune.

« Les investigations menées nous ont permis de conclure que la principale difficulté provenait de la société LPSA qui assurait le stockage et le transport des produits pétroliers », a expliqué Vonjy Andriamanga. Les compagnies pétrolières Total et Shell auraient également eu leur part de responsabilité d’où les sanctions prises à leur encontre. Les problèmes de distribution ont en effet notamment été constatés dans les stations-services de ces deux compagnies durant plusieurs jours.

Ces sanctions ont été prises conformément à des règlementations en vigueur, notamment en cas de problèmes de ce genre, avance le ministre Vonjy Andriamanga. Autrement dit, les sociétés mises en cause dans le cadre de cette affaire ne devraient normalement pas protester bien que certains observateurs entrevoient qu’elles ne servent que de bouc émissaire, la responsabilité de l’Etat dans ce genre de situation n’étant pas toujours négligeable.

L’Office malgache des hydrocarbures (OMH) avait évoqué une tentative de déstabilisation et le retard du navire qui devrait approvisionner Madagascar en carburant tout en rassurant que les stocks existant étaient suffisants pour se dédouaner du problème. Le Groupement des pétroliers (GPM) quant à lui avait affirmé qu’il s’agissait d’une fausse pénurie engendré par un effet de psychose des usagers qui redoutait une éventuelle pénurie. Les informations révélées hier indiquent toutefois que le maintien de capacité de stockage à 21 jours n’a pas été respecté bien que cela figure bien dans le cahier de charges de chaque compagnie pétrolière. Ce qui avait valu au Groupement pétrolier de Madagascar (GPM) une convocation à Ambohitsirohitra par le président Andry Rajoelina.

Le ministère a également annoncé hier les mesures prises afin d’éviter une nouvelle pénurie comme le renouvellement de la programmation d’approvisionnement en carburant des stations-services dans la capitale, l’amélioration du service de transport des produits pétroliers de Toamasina vers Antananarivo ou encore l’agrandissement de la capacité de stockage de carburant à Madagascar.

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Il n’y a pas d’autre alternative qu’à Ambohitrimanjaka et environs

Il n’y a pas d’autre lieu possible où l’on peut réaliser le projet Tana-Masoandro, a déclaré le ministre de l’Aménagement du territoire, de l’habitat et des travaux publics, Hajo Andrianainarivelo. Pour des raisons d’ordre technique, on ne pourra construire les nouvelles villes et réaliser l’extension d’Antananarivo que dans les environs d’Ambohitrimanjaka. Des études ont déjà été faites avant l’annonce de ce grand projet d’envergure, a-t-il ajouté.

Le problème réside, explique Hajo Andrianainarivelo, dans l’évacuation d’eaux usées de la capitale et des nouvelles villes. Il est impossible de les verser à nouveau dans l’Ikopa. Mais il nous faudra mettre en place une usine de traitement des eaux usées et pour la capitale et pour les nouvelles villes du Tana-Masoandro. Or, les moyens ne nous permettent pas d’en créer plusieurs dans des endroits éparpillés, situés à 50 km de la capitale ou ailleurs, regrette le membre du gouvernement.

A en croire aux dires de ce responsable, les travaux d’expropriations entrant dans le cadre du projet Tana-Masoandro seront bel et bien maintenus, bien que le président de la République ait annoncé sa suspension temporaire, en attendant les négociations qui sont en cours avec les propriétaires des terrains. L’Etat n’envisagerait pas de revenir sur sa décision de mener ce projet.

Le ministre de l’Aménagement du territoire, de l’habitat et des travaux publics indique toutefois que les travaux de remblayage ne débuteront pas tant que les propriétaires des terrains ne seront pas indemnisés. Il a par ailleurs précisé qu’il n’est pas question de vendre le terrain ainsi remblayé à des particuliers, parce qu’ils seront utilisés à des fins publics. Mais si l’Etat envisagerait de le vendre, il faudra qu’il consulte à nouveau les premiers propriétaires, explique-t-il.