Les actualités à Madagascar du Dimanche 29 Septembre 2019

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Madagascar : Un site malveillant qui arnaque les touristes.

Depuis l’ouverture de la possibilité de demander le visa à destination de Madagascar sur internet, un autre site s’est ouvert. Ce dernier retire un certain montant d’argent aux touristes voulant faire séjour à Madagascar. Face à cela, le Ministère de l’intérieur avec la police nationale a tenu un atelier pour faire connaître au grand public la fonctionnalité du site internet e-visa.
En effet, site e-visa ne dispose d’aucun moyen de réception d’argent que sur place. La mise en place d’un système de réception d’argent pour la demande de visa est en cours. L’intervenant à donc incité les touristes à faire attention aux arnaques. A noter que seuls les visas d’au moins 90 jours peuvent se faire en ligne.
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Baccalauréat 2019 - Chers candidats, à vos sujets !

Jour-J. Les épreuves écrites de l’examen de fin d’études secondaires débutent ce jour. 174 750 candidats vont démontrer leurs connaissances acquises durant les 10 mois de cours théoriques et pratiques dans des feuilles d’examen en fonction des sujets proposés. Pour cette demi-journée, ils vont s’attaquer à la philosophie. Particulièrement pour cette  matière littéraire, les enseignants restent optimistes par rapport aux notes des candidats.  

 

«  Un élève concentré ne va pas rencontrer de difficultés à apporter sa réflexion », souligne un professeur de philosophie.  Hier, parents et élèves  ont déjà montré leur détermination à franchir cette étape. Ils ont été par exemple,  nombreux à se rendre auprès des centres d’examen pour vérifier la salle d’examen.

En outre, la Région d’Analamanga enregistre la forte participation avec  47  358 inscrits. La plus faible statistique  est identifiée dans la Région du Melaky avec seulement 651 candidats. Particulièrement pour Antananarivo, 67806 ont choisi l’enseignement général  et 5 488 candidats celui technique. Parmi eux  des candidats spécifiques à savoir des malvoyants, des malentendants et de nationalité étrangère. Le moins jeune dans tout Madagascar est âgé de 11 ans. Quant au senior, il est âgé de  68 ans à Antananarivo. Ces candidats de la Capitale  sont répartis dans 118 centres et surveillés par 5 906 personnes. En outre, 283 Forces de l’ordre sont actuellement mobilisées afin d’assurer leur sécurité et celle des centres d’examen sans oublier les sujets et les feuilles de copies.  

Il est à rappeler que particulièrement pour Antananarivo, l’application de la digitalisation des informations autour de  cet examen commence cette année. Les informations  des  candidats  sont assignées au code-barres afin de préserver leur identité jusqu’à la publication officielle des résultats. Toutefois, la mise en œuvre de ce nouveau système technologique est lancée progressivement. Ce programme n’affecte pas tout de suite tous les candidats. Mais pour la prochaine année scolaire, elle se portera sur tous les inscrits et  concernera toutes les étapes d’organisation  à commencer par l’informatisation de l’inscription en passant par la convocation jusqu’à la publication des résultats.

K.R.

 

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Sombre vendredi pour les motocyclistes - Deux personnes tuées

A nouveau, le sang a giclé sur la route en l’espace de quelques heures sur les routes de la périphérie de la ville, à cause des accidents de moto. Deux personnes ont été tuées dans des circonstances effroyables au cours de ceux-ci. Commençons par le drame qui a touché un couple de jeunes vers 16h à Anosimasina-Itaosy. La moto qui l’a transporté s’est butée contre le trottoir mais aussi contre une plaque publicitaire. Le pilote, un homme de 27 ans a été tué sur le coup. Le port d’un casque n’a pas permis de le protéger du terrible choc.

De toute façon, le choc l’a fait éjecter de son  scooter. Le choc fut tel qu’il s’étrangle avec la sangle de son propre casque. Bien qu’il n’ait apparemment présenté une blessure, sauf une éraflure au bras, le malheureux, outre un grave traumatisme crânien,  a eu la hanche disloquée. Sa jeune compagne, elle,  fut grièvement blessée avec une fracture de la clavicule. Samedi matin dernier, un médecin-urgentiste de l’HJRA a annoncé que la victime est dans un état critique et se trouvait encore en réanimation.

D’après une source proche des familles des victimes, on ignore encore ce qui aurait pu déstabiliser le scootériste. Ce vendredi après-midi- là, le couple a envisagé de rejoindre le centre-ville. Mais le destin en a décidé autrement. Le comble aussi, c’est que des individus à l’intention malveillante, et qui ont feint de participer au secours des victimes,  ont profité de la situation pour voler les effets personnels du scootériste : « Ils lui ont pris son portefeuille qui contenait une somme d’argent, son téléphone portable, son alliance et même sa carte d’identité nationale », déclare notre interlocuteur. Enfin, une fin vraiment triste pour les deux jeunes qui allaient se marier au cours de cette semaine.

Toujours vendredi dernier, mais dans la soirée, un autre couple qui a voyagé en moto,  a subi le même triste et tragique sort du côté d’Ankadimbahoaka. Cette fois ci, c’est l’inverse de ce qui était arrivé précédemment qui s’est produit. Là,  c’est la passagère de cette moto, une jeune femme de 24 ans qui a perdu sa vie au cours d’une terrible chute. La victime présente une horrible blessure sur le visage, notamment au niveau des yeux.  L’homme qui était au guidon fut blessé et a dû être également hospitalisé. Comme le drame d’Anosimasina-Itaosy, la cause de la chute de cette moto et de ses passagers, n’a pas été élucidée.  Toute la matinée du samedi dernier, aucun proche de la défunte ne s’était encore pas rendu à la morgue d’Ampefiloha.

Franck Roland

 

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Meurtre d’un jeune à Nosy Be - 7 de ses camarades dont des filles interpellés

Quatre jeunes hommes âgés entre 15 et 26 ans, et qui sont  domiciliés à Antorolava, Dar-Es-Salama, quartier de Dzamandzar à Nosy Be, furent interpellés par la Gendarmerie, le 28 septembre dernier. Ils ont eu à répondre de leurs actes à propos du meurtre d’un autre, qui n’est autre que leur camarade.

 

Une histoire de cigarettes et d’alcool serait à l’origine de cette agression, laquelle a poussé les suspects à ôter la vie à ce jeune homme. L’enquête en cours a permis de déterminer les rôles de chaque suspect dans l’homicide. C’est le plus jeune d’entre eux, qui aurait poignardé la victime en plein cœur, tandis que les autres l’ont roué de coups. Notons que deux jeunes suspects seraient des étudiants venant d’Antsiranana et qui passaient leurs vacances à Nosy Be, un troisième faisant ses études à l’île au parfum, et enfin le quatrième serait un chômeur qui réside sur place.

Parallèlement, trois jeunes filles sont impliquées pour complicité. Selon la Gendarmerie, le contenu des messages trouvés sur leurs téléphones, serait de nature à perturber le cours de l’enquête. Effectivement, ces messages auraient exhorté leurs amis en cause à prendre rapidement la fuite.

Franck R.

 

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Tribune des Nations unies - Christian Ntsay expose les grands défis de Madagascar

Des réformes structurelles et sectorielles de grande envergure. Ce fut en ces termes que le Premier ministre, Christian Ntsay a résumé les grands chantiers qui seront menés à Madagascar pour rattraper le retard de développement du pays, devant l’assemblée générale des Nations unies, samedi dernier.  Le numéro deux de l’Exécutif a représenté le Président de la République lors de ce grand rendez – vous international à New York.

 

Le Chef du Gouvernement a ainsi exposé les grands défis qui attendent la Grande- île. D’emblée, il a évoqué celui de la consolidation du processus démocratique, de la gouvernance et du renforcement de l’unité nationale. « Le Gouvernement s’engage et met en œuvre une politique de promotion et de respect des libertés individuelles et collectives, de respect de la séparation des pouvoirs, de l’émergence d’une société civile responsable et dynamique où les jeunes et les femmes prennent activement part », a indiqué Christian Ntsay. Et de préciser que le Président intègre dans ses priorités les questions de gouvernance basée sur la promotion de la démocratie, des droits humains, de la lutte contre la corruption, de la justice sociale. Sur cette lancée, il a fait allusion à la Politique générale de l’Etat (PGE) qui stipule clairement que l’impérativité de cette nouvelle orientation est sans équivoque, et c’est pourquoi le Gouvernement y adhère pleinement et agit dans sa mise en œuvre.

Plaidoyer sur les droits humains

Le patron de Mahazoarivo s’est particulièrement attardé sur les questions relatives aux droits humains qui intéressent au plus haut point l’organisation des Nations unies. Il a annoncé la prise de mesures visant à restaurer la paix et la sécurité à travers la lutte contre les « dahalo » qui s’adonnent à des pratiques meurtrières inacceptables selon ses termes. « Ils attaquent les villages, violent les femmes et les filles, tuent les hommes et les jeunes garçons, dérobent les troupeaux pour alimenter un réseau illicite de trafic de zébus. Cela doit cesser et les Forces de l’ordre assument fort heureusement aujourd’hui leurs responsabilités pour protéger la vie et les biens de la population en se sacrifiant pour gagner ce combat », soutient le Premier ministre. Cette intervention permettra sans aucun doute d’éclairer l’opinion internationale concernant la perception des dahalo. Certaines organisations de protection des droits de l’homme avaient récemment dénoncé les présumées exactions commises  par les Forces de l’ordre contre les dahalo sans tenir compte des violents préjudices causés par ces derniers sur les citoyens.

Les autres défis portent  sur la croissance économique et inclusive ainsi que l’environnement. Autant de secteurs dans lesquels la Grande-île reçoit toujours le soutien de l’ONU. Durant cette même journée du samedi, le Premier ministre a pu s’entretenir avec le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres. Les deux personnalités ont échangé sur le soutien onusien au processus de développement à Madagascar.  Le numéro un de l’ONU a aussi félicité le pays pour la réussite de la transition pacifique et démocratique du pouvoir ayant conduit à l’élection d’un nouveau Président de la République.

Sandra R.

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Hausse des prix des PPN - L’ariary à stabiliser

Tous les moyens sont bons pour protéger les ménages vulnérables. Cela fait maintenant un mois que les prix des produits de première nécessité (PPN) ont enregistré  une augmentation alors que Madagascar n’entre pas encore dans la période de  soudure. Le sujet a d’ailleurs fait l’objet d’une discussion lors du dernier Conseil des ministres mercredi dernier. Outre la réouverture des « Tsena Mora » et la fixation du prix de référence, le Gouvernement actuel se tourne également vers une politique monétaire.

La Banque centrale de Madagascar (BCM) mettra en place une stratégie d’appréciation de la monnaie nationale. En effet, la dépréciation de l’ariary sur le marché interbancaire de devises figure parmi les causes de la hausse des prix des PPN. « Le Président de la République de Madagascar a déjà entamé une discussion avec le gouverneur de la Banque centrale de Madagascar. Une politique sera mise en place dans les plus brefs délais pour valoriser l’ariary face aux autres monnaies », note le communiqué officiel.

Pour l’heure, les stratégies que la BCM vont mettre en place restent secrètes. Les responsables ont quand même apporté une explication concernant le phénomène de la hausse des PPN qui pénalise les consommateurs. « Le cours de l’ariary varie en fonction des échanges sur le marché interbancaire de devises (MID). Lorsque les opérateurs économiques importent plus qu’ils exportent, la valeur de l’ariary tend à se déprécier » explique Vololona Mitovo Razemera, responsable en communication au sein de la Banque centrale de Madagascar. Le phénomène est alors lié à l’importation massive des produits de première nécessité. A ne citer que le cas des huiles alimentaires, l’importation a connu une augmentation de 152% puisqu’elle est passée de 30 215 tonnes à 76 145 tonnes entre 2015 et 2018 selon l’Autorité nationale des mesures correctives commerciales (ANMCC).

A titre d’information, au mois d’août 2019,  le cours  le plus élevé de l’euro a été de 4091,1027 ariary tandis que le plus bas est de 3995,7937ariary soit une variation de 1,31%. La moyenne des cours est évaluée à 4050 ariary.

Solange Heriniaina

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Centre Akamasoa - L’Etat élève  le Père Pedro  au rang de Grand-croix de 2e classe

30 ans de combat pour la dignité,  l’insertion et la justice  en faveur des  enfants, des  femmes  et des  personnes  âgées de la décharge d’Andralanitra. «  Le Père  Pedro a démontré qu’il est faisable de convertir la pauvreté en un espoir  et le centre Akamasoa en est la preuve», avance le Président de la République, Andry Rajoelina, dans le cadre de la célébration du centre Akamasoa hier à Andralanitra. Actuellement, l’histoire de ce centre est devenue  une référence à Madagascar et dans le monde entier.

Et en guise de reconnaissance, le Père Pedro, fondateur de l’Akamasoa, a été élevé au rang de Grand-croix de deuxième classe.  Une décoration que le Président de la République lui a remise de son amour au peuple malagasy et son effort d’offrir un environnement paisible aux plus démunis. Le Président lui-même en était témoin de l’évolution au sein de ce centre puisque  lui et sa famille ont toujours célébré Noël avec les  enfants du centre. «  Vous le saviez bien, moi et ma famille nous adorons cet endroit », soutient-il.

« Université  Akamasoa »

Le 30e anniversaire du centre Akamasoa sera marqué par la construction d’une université    appelée « Akamasoa ». D’après le Président de la République, elle sera bâtie comme les nouvelles universités qui seront construites bientôt dans tout Madagascar, notamment en termes d’infrastructure.  

Le Père Pedro a déjà été nommé au grade de Chevalier de l’ordre national malagasy en 1996, de Commandeur de l’ordre national en 2010 et de Grand-croix de l'ordre national malagasy en 2014. En 2007, le Président de la République française Nicolas Sarkozy lui a élevé au grade de Chevalier de la légion d'honneur . L'insigne lui a été remis par l'ambassadeur de France à Madagascar début 2008. Puis en 2013, il a été figuré sur la liste des nominations pour le Prix Nobel de la paix, avec le soutien des Gouvernements de Slovénie et de Madagascar, ainsi que de parlementaires français, d'associations et organismes canadien, argentin, australien et monégasque. Plus de 30 000 personnes vivent  actuellement au village d’Akamasoa, dont 10 000 d’entre elles sont des  élèves dans la classe de préscolaire en terminale.

Le  Père Pedro Pablo Opeka est né le 29 juin 1948 à San Martin, Buenos Aires.  En 1970, il part pour la première fois à Madagascar dans les paroisses Lazaristes, à Vangaindrano. Il a aidé les paysans à améliorer la culture du riz, des céréales et du café. Il crée aussi des groupes de villageois et de jeunes, pour les aider à réfléchir ensemble, bâtir des projets communs. En 1975, il est ordonné prêtre à Buenos Aires en Argentine. Cette même année, il est devenu le curé de la paroisse à Vangaindrano et ce pendant 14 ans. En mai 1989, il a construit le centre Akamasoa.

 Anatra R.

 

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Un géant s’en va

Un géant tire sa révérence et s’en va pour toujours rejoindre le firmament. Jacques Chirac est décédé à l’âge de 86 ans. On ne peut pas rester indifférent ou de glace devant le « départ » définitif d’un homme d’Etat aussi célèbre que respecté et aimé comme Chirac. Pendant 40 ans, l’énarque tenait les manettes du pouvoir à tous les niveaux jusqu’au sommet de l’Etat. Du membre du conseil municipal à Corrèze à la mairie de Paris en passant par le Gouvernement (ministre et Premier ministre) jusqu’à l’Elysée.  Un parcours surprenant, « presque » sans faute, que même ses adversaires politiques reconnaissent forcément. L’autre corrézien, lui aussi un ancien locataire de l’Elysée, d’une autre famille politique, François Hollande lui voue une estime fraternelle voire complice.

 

A la mairie de Paris à partir de 1967, Jacques Chirac y régnait dix-sept ans non-stop en tant que maire et réalisait d’importants  travaux qui façonnèrent le visage de la Capitale française. Dirigée d’une main de fer et sans partage par un préfet de Police et ce durant au moins un siècle, Paris avait élu pour la première fois un maire en 1967 et Chirac avait eu l’honneur d’être le tout premier magistrat élu de la ville de Paris. Poste qu’il n’a abandonné que pour aller devenir le locataire de l’Elysée en 1995. Et  il y resta deux mandats.

L’homme qui avait osé dire « non » à la demande des alliés traditionnels occidentaux (USA et Angleterre) de déployer ses troupes en Irak reçoit en ces moments ultimes les honneurs et les hommages de tout un pays. Chirac, le « bulldozer » et l’ « homme populaire » de son vivant, fut un dirigeant français aimé et respecté. Rien de plus normal si la France tient à lui témoigner la profonde estime qu’elle éprouve à son égard.

Pour le cas de Madagasikara, Jacques Chirac fut l’un des artisans du réchauffement des relations entre les deux pays. En dépit des péripéties souvent mouvementées et des rebondissements où se succèdent « beau fixe » et « tension », la relation entre Paris et Antananarivo a connu des moments apaisés grâce à lui. Ce ne sont pas des sujets fâcheux qui manquent avec en toile de fond le colonialisme taxé de barbare par les patriotes nationalistes ou indépendantistes. Les « événements de mars 47 », les vagues de nationalisation de 75, le dossier des Iles Eparses sont autant de motifs à polémiques entre les deux pays.

Jacques Chirac fut le seul haut dirigeant français à reconnaitre la responsabilité criminelle de la France au cours des événements de 47. Chose que François Mitterrand, le socialiste convaincu et censé combattre les injustices sociales et défendre les valeurs humaines, se refusait à admettre. Il renonçait jusqu’à la fin de son mandat à reconnaitre les crimes commis par la France lors des mouvements de libération dans les colonies. Chirac a survolé les débats. Il fut le seul Chef d’Etat français à venir deux fois à Madagasikara. Il véhiculait une image d’une France responsable. C’est dans une légitimité avérée que nous lui accordons nos hommages les plus sincères.

Ce jour,  la France tout entière tient à lui rendre un vibrant et ultime hommage national et populaire digne d’un géant qui s’en va.

Ndrianaivo

 

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Parc Ankarafantsika - 100 ha de forêts consumées par les feux !

Feux de brousse, actes des immigrants ou crime tout court ? C’est la question sans réponse, suite au vaste incendie qui a ravagé plus de 100 ha au parc national d’Ankarafantsika. Mais quelle que soit la réponse donnée, les conséquences sont néfastes tant pour l’environnement que pour l’économie malagasy à travers le tourisme. Les bonnes nouvelles, si on peut les qualifier ainsi, c’est que les feux sont maitrisés et complètement éteints depuis mercredi dernier et ce contrairement aux informations véhiculées sur les réseaux sociaux.

Le fokonolona, la brigade de feu et les sapeurs- pompiers de la Région sont venus à bout du feu après deux jours de lutte. C’est une fois les feux éteints que le responsable du parc a pu présenter un bilan plus détaillé. D’après Andriambololona Mandimby Heriniaina, directeur du parc, c’est dans la partie d’Ampijoroa que les dégâts sont les plus considérables avec 91 ha de forêts brûlées.  Andranobaka est la seconde zone très touchée avec 10 ha contre 2 ha pour Ampombilava. Le premier responsable du parc martèle que  la situation  dans ces trois zones est actuellement circonscrite après l’extinction totale des feux  mercredi dernier pour la majeure partie et jeudi pour Ampombilava.

Cette précision du directeur du parc est d’ailleurs confirmée par le directeur régional de la communication et de la culture de la Région de Boeny qui, accompagné par les délégués de la communication de la localité, a pris des photos pour infirmer les dires des pseudo-lanceurs d’alerte sur les réseaux sociaux.

La rédaction

 

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Région de Haute Matsiatra - Le Président Rajoelina lance plusieurs projets

Rattraper les cinquante ans de retard sur le développement. C’est dans cette optique que le Président de la République s’est rendu dans la Région de Haute Matsiatra, en fin de semaine dernière, pour procéder aux lancements de plusieurs projets pour le développement de la Région. Le premier d’entre eux est le nouvel établissement carcéral dans la Commune de Volamena dans le District de Lalangina. Construit sur une surface de 9000m2, le nouvel établissement carcéral, aux normes, aura une capacité d’accueil de 900 détenus.

La construction de ce type d’infrastructure est la concrétisation des réformes pour la modernisation des services d’administration pénitentiaire tout en respectant les droits humains et l’amélioration des conditions de détention. Elle participera également au désengorgement des établissements carcéraux qui sont actuellement surpeuplés. Grâce aux ateliers de formation, les détenus pourront également bénéficier de la préparation à la réinsertion sociale post- carcérale. Vendredi, le Président de la République a notamment annoncé, durant la cérémonie, qu’il dispensera une grâce présidentielle à l’endroit de plusieurs détenus.

Par la suite, le Président Andry Rajoelina a procédé à la pose de la première pierre du projet de construction du nouveau système d’adduction d’eau potable de la ville de Fianarantsoa à Ankofafa. 40000 habitants bénéficieront directement de cette nouvelle station qui produira à terme 3600m3 par jour. Une nouvelle EPP manara-penitra sera également construite dans la Commune de Mahamanina. Elle comportera 12 salles de classe ayant une capacité de 50 élèves, des bureaux pour l’administration, une cantine scolaire, une bibliothèque, un terrain de foot ainsi que des aires de jeux pour les enfants. Le Président Andry Rajoelina a  également annoncé que des tablettes numériques seront remises aux élèves de ce nouvel établissement scolaire. En outre, le Chef de l’Etat a remis des tatamis pour la maison des arts martiaux à Anjoma ainsi qu’une cinquantaine de motos pour les CSB de la Région  de Haute Matsiatra.

Relever le défi de l’autosuffisance alimentaire

Le Chef de l’Etat a poursuivi son périple dans la Haute Matsiatra samedi par une descente dans le District d’Ambalavao. Afin de soutenir l’accroissement de la production agricole et relever le défi de l’autosuffisance alimentaire, des intrants agricoles ont été distribués aux agriculteurs dudit District. 74 tonnes d’engrais ainsi qu’une centaine de motoculteurs ont été remis par le Chef de l’Etat aux agriculteurs du District. 1600 ménages bénéficieront de ces dons et la future productivité rizicole est estimée à 5 tonnes par hectare si elle est de 1,5 tonne par hectare actuellement. Outre ces intrants agricoles, le Président de la République a réitéré son engagement à la population d’Ambalavao qui profitera ainsi d’infrastructures aux normes telles qu’un marché, un CEG ainsi que la réhabilitation des routes desservant les Communes environnantes. La réalisation de ces projets sera financée entre autres par le budget alloué au gouverneur de Région afin que chaque localité puisse bénéficier du processus de développement répondant à leurs besoins spécifiques.  Pour sa deuxième journée dans la Région de Haute Matsiatra, le Président Andry Rajoelina a également visité l’usine de construction automobile Karenjy. Il a réitéré que l’essor de l’industrie malagasy, à l’instar de Karenjy, est le garant de l’émergence de Madagascar.

La rédaction