Les actualités à Madagascar du Mercredi 29 Juillet 2020

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Midi Madagasikara313 partages

Fonds sur le covid-19 : L’opposition insiste sur la transparence

Les dépenses en infrastructures ne tiennent pas compte les réalités de la crise actuelle, selon Rivo Rakotovao.

L’opposition ne lâche pas d’une semelle le gouvernement sur la transparence de la gestion des financements reçus dans le cadre de la crise sanitaire. Cette bataille, Rivo Rakotovao estime ne pas l’avoir encore gagnée.

L’exigence de transparence se fait plus que jamais entendre concernant la gestion des fonds liés à la lutte contre le coronavirus. Le pays a récolté des pluies de dollars dans le cadre de la crise sanitaire pour soutenir les caisses de l’Etat à mieux riposter contre la violence de l’épidémie dans le pays aussi bien en matière sanitaire qu’économique et surtout social. L’arrivée de ces financements attire ainsi la vigilance de plusieurs acteurs de la vie publique. Hier, le président du Sénat, Rivo Rakotovao, une figure de l’opposition, a réitéré devant la presse son appel « pour une transparence totale sur la gestion des financements reçus dans le cadre de cette crise sanitaire. On a besoin de savoir les affectations des différents budgets pour pouvoir débattre sur le sujet », enchaîne-t-il. Aussi, « le jeu démocratique nous emmène, nous partis d’opposition, à assumer la responsabilité de critiquer et de soulever les manquements ou autres dérives du régime », a-t-il poursuivi.

Subventions des médicaments. En effet, l’opposition épingle le régime sur le choix établi dans l’affectation d’une partie des financements destinés au budget général. Selon Rivo Rakotovao, « ces fonds devraient alimenter les secteurs économiques productifs au lieu de financer les salaires des fonctionnaires » comme l’a annoncé le chef du gouvernement. « Dans le contexte actuel de la crise, où l’économie est complètement anéantie, il serait judicieux de soutenir les secteurs productifs ainsi que l’emploi », a soutenu le président du Sénat. Ce dernier affirme avoir déjà interpellé l’exécutif dans ce sens lors de la session ordinaire du parlement. Le coordonnateur du parti Hery vaovao ho an’i Madagasikara est aussi convaincu que « les dépenses liées à la santé comme l’acquisition de nouveaux matériels médicaux, notamment les lits médicalisés, et le déploiement des tests massifs ainsi que la subvention des médicaments » sont des priorités face à la flambée épidémique actuelle.

Rija R.

Midi Madagasikara44 partages

Tsaralalàna : Feno mpivarotena amin’ny andro antoandro

Nivadika koa ny fomba fisehon’ity asa tranainy indrindra eran-tany ity noho ny fisian’ny hamehana ara-pahasalamana, indrindra ny tsy fahafahana mivezivezy amin’ny alina. Lasa amin’ny antoandro be nanahary indray no tena miasa ireo mpivarotena. Eny Tsaralàna no tena betsaka izy ireo, ary eo amin’ny toerana izay fiasan’izy ireo amin’ny alina ihany, tany aloha tany. Milahatra amin’ny sisin-dàlana mihitsy ary ny tsikaritra dia betsaka ireo mbola tanora kely no tafiditra ao anatin’izany asa izany. Tsy anisan’ireo voatonona, fa voarara rahateo ilay sehatra, hany ka lasa miroborobo ny varotra na amin’ny andro mazava aza. Betsaka rahateo ny sahirana ka lasa mampiasa izay ananany mba hentina miatrika ny fiainana. Matoa miasa ireo mpivarotena dia mazava hoazy, fa misy efitrano fandraisam-bahiny misokatra koa izany eny amin’ny manodidina eny. Efa nisy hatrany ny fivaron-tena amin’ny andro antoandro, saingy tsy miseho masoandro toy ny zava-misy ankehitriny. Na miafinafina ireo mpiantsehatra na mandeha amin’ny alàlan’ny tambajotra. Izao kosa dia lasa hitan’ny besinimaro ilay karazam-barotra. Ny alina indray dia tena mangina tanteraka eny an-toerana. Na izany aza, dia misy ihany saingy vitsy ireo mpijorojoro mivarotra fahafinaretana. Manjononjono ireo mpiasa alina eny an-toerana, toy ny mpitandro ny filaminana na ny mpiambina no tena tanjon’izy ireo. Lany ny vatsy iray hetsy ariary, ary lasa nivoaka ho azy ireo mpivarotra fahafinaretana?

D.R

Midi Madagasikara31 partages

Cinéma : Kennedy Ranaivomampionona se révèle en France

L’affiche de « Long adieu », avec Kennedy Ranaivomampionona à gauche.

L’actorat malgache s’élargit grâce à Kennedy Ranaivomampionona ayant tenu un premier rôle en 2019 avec le film « Long adieu » de Théo Coudière. C’est sans doute la première fois qu’un Malagasy, son nom ne saurait mentir, se trouve en première ligne dans le cinéma français. Pour l’instant, le jeune acteur est encore peu connu du grand public que ce soit en France ou à Madagascar. Ce qui est pourtant sûr, il a encore toute sa jeunesse pour s’affirmer dans le milieu du septième art, même si le film n’a pas fait grand bruit, malgré des réactions assez positives de la critique.

Le film « Long adieu » est sorti en 2019. Il rassemble une nouvelle génération de gens du cinéma comme le réalisateur aux multiples casquettes Théo Coudière. Mais aussi des acteurs comme Alix Benezech, Arthur Deloffre, Abdel Wahid Djeradi… L’histoire parle d’amour, d’amitié et de petites trahisons. Le réalisateur a cherché à faire refléter la constance des sentiments et l’impermanence des décisions d’après les premières réactions. Un film d’auteur maîtrisé de main de maître avec une singularité visuelle avant-gardiste. Le public malagasy attend, sans doute, de voir la teneur un de ces jours. Pour l’instant, même une bande annonce n’est pas disponible sur le web.

Maminirina Rado

Midi Madagasikara16 partages

Lutte contre le coronavirus : Reprise des services minimum au niveau des institutions

L’accès au site du Parlement demeure, pourtant, strictement réglementé.

Les institutions reprennent service. Les deux Chambres du parlement rouvrent leurs portes après des jours de fermeture définitive suite à la découverte des foyers épidémiques. Depuis lundi, les dirigeants des deux Chambres ont décidé de reprendre certaines activités en adaptant les horaires et les conditions de travail des agents au contexte de la flambée épidémique dans la Capitale. En effet, l’agenda minimum est imposé pour assurer les services essentiels au niveau du Parlement, conformément aux recommandations du gouvernement sur les mesures à l’échelle nationale. Au niveau de l’Assemblée nationale, le service des soldes est disponible dans la matinée, depuis lundi, comme l’unité de gestion des passations de marchés et le service des affaires générales. Même topo au niveau du Sénat qui conseille à ses agents de toujours rester confinés pour éviter les risques de contaminations.

Les portes des deux chambres du parlement ont été fermées, il y a trois semaines, après la découverte de plusieurs cas de contaminations. Des tests collectifs réalisés ont révélé plusieurs cas positifs au covid-19. Dès lors, la circulation virale a été jugée très forte dans les deux chambres qui ont décidé de cesser toutes les activités. Toutefois, leur service médico-social a laissé leurs portes ouvertes pour traiter et conseiller les agents affiliés en cas de symptômes suspects de l’épidémie. Et les séances de désinfection des locaux ont été effectuées systématiquement à Anosikely et du côté de Tsimbazaza.

Cette mesure est devenue une coutume depuis le début de la crise sanitaire au niveau de certains bureaux de services publics et des institutions. La Haute Cour Constitutionnelle, qui a aussi repris certains services en mode minimum, adopte avec rigueur la désinfection du lieu et le respect des mesures et gestes barrières. L’accès au site de la Cour Constitutionnelle reste interdit à toute personne étrangère, depuis 17 juillet dernier et, selon un communiqué de cette institution, le courrier doit être réceptionné au niveau du poste de garde et faire l’objet de désinfection avant transmission.

Rija R.

Midi Madagasikara6 partages

Résultats de recherche : Du nouveau sur les énergies renouvelables édité par la MCU

La MCU publie les résultats des recherches menées au sein des Universités publiques, pour soutenir les investissements, les innovations et les activités productives.

45 résultats de recherche sont présentés dans l’ouvrage, édité par la MCU (Maison de la Communication des Universités), et sont mis à la disposition des investisseurs, entreprises et acteurs socioéconomiques.

Les énergies solaire, éolienne, hydraulique, ainsi que les énergies hybrides combinant les énergies renouvelables et l’énergie fossile, sont considérées comme solutions idéales aux problèmes énergétiques. Sur le sujet, la MCU vient de publier un ouvrage intitulé « Résultats de recherche sur les énergies renouvelables à Madagascar ». Issus des Universités publiques de Madagascar, ces résultats sont appelés à être exploités par les investisseurs, les entreprises et les acteurs socioéconomiques, d’après la MCU, rattaché au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. « Les différentes sources d’énergie qui y sont répertoriées, sont accessibles dans le pays. Il y a le vent (très fort dans le Sud et le Nord du pays), le soleil (avec plus de 2.800 heures d’ensoleillement annuel), les chutes d’eau (7.800 MW disponibles dont 2% exploités selon les données de l’EDBM), sans oublier des ressources végétales comme le cresson, le jatropha, etc. », a indiqué l’éditeur de l’ouvrage.

Interface. La MCU a collecté ces résultats pour mettre en contact les chercheurs et les investisseurs. En effet, cet organisme assure la mission d’interface entre l’université et le monde de la recherche, d’un côté et de l’autre, le public dont les acteurs au sein de l’économie. « L’objectif est de sortir ces résultats des tiroirs et d’inciter ces derniers à les exploiter. C’est une des voies pour valoriser les travaux des chercheurs et les encourager à poursuivre leurs travaux. C’est aussi un des moyens pour rentabiliser l’investissement public dans l’enseignement supérieur et de la recherche. Certes, la recherche ne bénéficie pas encore d’une enveloppe confortable, mais ce que l’Etat y investit devrait être rentabilisé. D’où l’initiative de la MCU. D’ailleurs, l’énergie est un secteur transversal : il participe au développement de nombreux secteurs dont l’industrialisation, le commerce, l’agriculture, l’éducation, les TIC… Il s’inscrit aussi dans l’un des défis de l’Initiative Emergence Madagascar (IEM) », ont souligné les représentants de la MCU.

En vue. Le DG de la MCU, Fanjanarivo Symonette Pascaline affirme qu’après cette première publication, l’organisme prépare déjà un autre ouvrage. Celui-ci sera axé sur la valorisation de produits locaux pour l’industrie cosmétique. D’aucuns peuvent remarquer que ce secteur attire jusqu’aux micro-entreprises et créent de nombreux emplois. La valorisation de produits locaux pour ce secteur pourra d’ailleurs participer à la conservation de la biodiversité. Car plus les besoins du secteur augmentent, plus les besoins en ressources naturelles s’élèvent aussi. Les ressources issues des habitats naturels ne suffisent donc plus et les investisseurs sont obligés de planter, comme le font déjà quelques grandes entreprises du secteur. En attendant la parution de ce prochain ouvrage, la MCU n’a pas failli à sa tradition de sortir le recueil de textes mis à jours sur l’enseignement supérieur et la recherche scientifique. Ce recueil est un outil pour informer les différents acteurs sur l’évolution du secteur sur le plan réglementaire. Il participe ainsi à l’un des axes du ministère, d’offrir un enseignement supérieur de qualité et une recherche dédiée au développement.

Antsa R.

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Histoire : Tsialana II, le roi fidèle à la France

Le souverain Antakarana qui a traversé les époques.

La deuxième moitié du XIXe siècle est une période charnière pour les Antakarana. Formé par Kozobe au XVIIe siècle, le royaume Antakarana connaît une ascension vers la fin du XVIIIe siècle. Situé au Nord de Madagascar, le royaume avait des relations avec les étrangers à savoir, les Zanzibarites, les Arabes, et après les Français. Ces derniers, de peur que Madagascar ne tombe entre les mains des Britanniques, cherchent à séduire les souverains du Nord et du Nord-Ouest.

En octobre 1884, l’amiral Miot demande au roi Antakarana Tsialana II de fournir 2.000 guerriers pour prêter main-forte à la colonne française embarquée sur l’Allier et dirigée sur Vohémar. Le roi Antakarana donne le commandement sous les ordres du capitaine Bergeolle de l’infanterie de marine qui occupa Vohémar les 20 et 21 novembre, puis 190 hommes s’emparent du fort d’Ambanio le 27 et celui d’Andraparany à 30 kilomètres au Sud-Est de ce dernier le 4 décembre. Le combat fut dur, les soldats merina se défendent mais ils ont laissé 250 morts derrière eux, 5 canons et un butin. Après ce succès, Tsialana II et plusieurs notables sont appelés à Toamasina par l’amiral Miot qui les félicite et remet à l’Ampanjaka la médaille commémorative de Madagascar. le président de la République Sadi-Carnot lui a envoyé un sabre d’honneur que ses descendants conservent précieusement, ainsi que du roi Louis Philippe.

Ambilobe, la capitale Antakarana.

Les Antakarana aident encore les troupes françaises à occuper et garder le port de Diégo-Suarez, les Merina sont chassés de Namakia le 14 février 1885, et d’Antanamitarana le 11 mars. La guerre franco-merina prend fin avec le traité de paix signé à Tamatave le 17 décembre 1885, à bord de la Naïade par l’amiral Miot et le ministre plénipotentiaire Patrimonio du côté français, par le général anglais Willoughby au nom du « gouvernement merina ».

L’article 15 de ce traité stipule «  le gouvernement de la Reine s’engage expressément à traiter avec bienveillance les Sakalava et les Antakarana… toutefois le gouvernement de la République se réserve le droit d’occuper la baie de Diégo-Suarez et y faire des installations à sa convenance ». En 1894, le roi Tsialana II mobilise 150 hommes pour rejoindre à Marovoay, le corps expéditionnaire qui, parti à Mahajanga, devrait arriver à Antananarivo. Cette même année, le souverain Antakarana parti de Nosy Mitsio, avait attaqué le gouverneur Ratovelo, chef du poste d’Ambohimanarina à 30 kilomètres au sud d’Antsirano, sur les confins de son territoire à Tsarabikibany et l’avait obligé à battre en retraite jusqu’à Sadjoavato après lui avoir pris un canon et des fusils. Celui-ci pour se venger avec le restant de ses bandes ravagées par la basse Mahavavy.

Les Antakarana surpris à Betamboho, à côté d’Ambodibonara, partent dans les îles, laissant le champ libres aux envahisseurs qui mettent la région en coupe réglée, emmenant les troupeaux de 15.000 bovidés, incendiant les villages et les forêts, détruisant les cultures. C’est la dernière incursion merina. L’annexion de Madagascar le 06 août 1896 mit fin à toutes les difficultés et une longue ère de paix s’ouvre pour les habitants Antakarana.

En 1897, le lieutenant Chéneron, portant le titre de chancelier, vient administrer le secteur antakarana et invite le souverain à venir le rejoindre à Ambatoharanana où il fixa sa résidence.

Recueillis par Iss Heridiny

Midi Madagasikara3 partages

Covid-19 2 décès, 414 nouveaux cas et 353 guérisons

Deux décès de plus, hier, survenus à Mahanoro et au HJRA à Antananarivo. Ces décès dus au Covid-19 portent à 93 le nombre de décès à Madagascar. Par ailleurs, 414 nouveaux cas ont été rapportés par le Pr Vololontiana Hanta, porte-parole du Centre de Commandement Opérationnel (CCO) Covid-19. Ils sont localisés principalement à Analamanga (347 cas) ; Haute Matsiatra (12) ; Atsinanana (4 dont 3 à Toamasina et 1 à Mahanoro) ; Ambatondrazaka (13) ; Mahajanga (20) ; SAVA (5 dont 4 à Sambava et 1 à Vohémar) ; Atsimo-Andrefana (4 ) ; Anôsy (1) ; Sofia (8 dont 4 à Port-Bergé et 4 à Antsohihy).

Ces 414 nouveaux cas d’hier ont été identifiés à l’issue de 985 tests dont 828 PCR réalisés dans 4 laboratoires (IPM, CICM, HJRA et LA2M) qui ont permis de relever 335 cas positifs et 157 tests geneXpert, ayant permis de relever 79 cas positifs. A signaler que ces 157 tests geneXpert ont été réalisés dans 9 régions (HJRB 25 ; Atsinanana 36 ; Fianarantsoa 22 ; Alaotra Mangoro 23 ; Mahajanga 20 ; SAVA 6 ; Atsimo-Andrefana 8, Anôsy 6 et Sofia 11).

Guérisons. A ce jour, le cumul des cas confirmés est actuellement de 10.104 dont 3.398 encore en cours de traitement incluant 103 formes graves prises en charge dans divers hôpitaux : HJRB (51) ; HJRA (16) ; hôpital militaire Soavinandriana (1) ; Anosiala (15) ; Fenoarivo (3) ; Andohatapenaka (3) ; Antsirabe (6) ; Andrainjato Fianarantsoa (6) ; Boeny (2).

Quant aux guérisons, 353 patients rétablis ont été annoncés hier, par la porte-parole du CCO, dont 273 patients traités à domicile et 80 dans les hôpitaux et centres de traitement Covid-19 (CTC) : HJRA (2) ; HJRB (9) ; hôpital militaire Soavinandriana (2) ; Anosiala (10) ; Andohatapenaka (5) ; Anosy Avaratra (1) ; Centre médical Kintana Ambatomena (4) ; CNaPS Vontovorona (2) ; CTC Ivato (1) ; hôpital militaire Ampahibe (1) ; Andrainjato Fianarantsoa (3) ; Anôsy (4) ; Toliara (2) ; Bongolava (4) ; Manakara (10) ; Atsinanana (9) ; Boeny (11). A ce jour, le total des guérisons est de 6.613.

Le total des tests PCR réalisés au 27 juillet 2020 est de 39.415 et celui des tests geneXpert est de 2.339.

Hanitra R.

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Confinement des valeurs malagasy

C’est la fin du mois mais la galère n’est pas près d’être terminée pour la plupart des ménages qui ne peuvent plus compter – au propre comme au figuré – sur l’entraide sociale ni sur l’Etat-providence.

Confinement des valeurs malagasy

Le Covid-19 a bouleversé les habitudes, pratiques et usages. Les mesures barrières visant à casser la chaîne de transmission du virus, font obstacle à l’application des valeurs traditionnelles qui constituent le fondement de la société malagasy. Le « Voin-kava mahatratra » est mis en quarantaine au profit du « Je protège ma personne, je protège les autres », au risque de verser parfois dans la non assistance à personne en danger. Finies les visites familiales ou entre voisins, surtout en cas de maladies sans que les symptômes aient toujours trait au Coronavirus. Le « Atero ka alao » laisse la place au chacun pour soi. Le principe de précaution ressassé à tout bout de champ, prime sur l’esprit d’entraide sociale. Les impacts socio-économiques de la crise sanitaire limitent la capacité des uns à venir en aide aux autres. L’insécurité alimentaire a mis fin à l’essence du « Valala iray ifanapahana » à cause de l’insécurité alimentaire qui ne permet plus aux gens de manger à leur… faim.  A l’image des cas confirmés, l’effectif des Sans Domicile Fixe va encore augmenter en cette fin de mois, faute pour plusieurs ménages de pouvoir payer les loyers.  La possibilité de se faire héberger chez des « havana » est tout aussi incertaine quand elle n’aggrave pas carrément la vulnérabilité et la précarité de ces nouveaux SDF (nuance avec Sans Difficulté Financière), victimes des « effets secondaires » du Covid-19. La philosophie du « Fihavanana » est même en passe, si ce n’est déjà le cas, d’être contaminée par la pandémie de Coronavirus qui n’a pas non plus épargné le système du « mitsinjo ny vody andro ho merika » puisque bon nombre de Malgaches vivent au jour le jour.

R.O

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Patrimoine : L’« Antosy », mouvement des sentiments en danse

L’Antosy, une danse de couple mêlant élégance et sensualité.

En période de confinement, il est temps de découvrir la richesse culturelle malagasy à travers ses danses et ses pratiques musicales. L’« antosy », danse de séduction par excellence, fait partie de celles-ci.

La relation interne entre le versant oriental, des groupes humains Betsimisaraka et Sihanaka, et l’ouest malgache, des Tsimihety, se cristallise par la danse et genre musical « Antosy ». Que le « grand maître » Tianjama, monument du salegy malagasy, a porté comme un flambeau avec ses chansons.

Région de confluence, la Sofia, le berceau du groupe humain Tsimihety est traversé par la rivière Sofia. Cependant, ses voisins sont les Sakalava, les Antakarana et les Sihanaka. Groupe fort, les Sakalava ont laissé les traces d’un passé guerrier, tandis que les contacts avec les Antakarana et les Sihanaka ont été plutôt de l’ordre des échanges commerciaux et artistiques.

Cependant, l’Antosy est née bien plus tard, vers les années ’90 selon le chercheur Nombana Rasolofonirina, qui a consacré des recherches sur ce sujet. « La danse serait le résultat de plusieurs danses Tsimihety dont les plus importantes sont : le salegy, le baoejy et le sarebareba ». Sans oublier le « basesa » qui lui vient du groupe humain Betsimisaraka.

Le passé de cette danse/musique confirme que l’art est un vecteur de contact humain indéniable. Sous d’autres cieux, l’affirmation « la musique est langage universel », pourrait aussi être appropriée. Puisque l’antosy, défini comme une « danse de promenade et des figures acrobatiques », avec « des jeux de pieds », est toujours confondu avec le genre musical ternaire éponyme.

A y bien regarder, cette danse possède un brin de sensualité qui ne dit pas son nom. « Ses figures ressemblent à une parade d’amour pour que le jeune homme prouve sa force à protéger la jeune femme ». L’antosy se danse en couple mixte où la codification chorégraphique s’inspire des phases de séduction entre l’homme et la femme.

Pendant les joutes nocturnes, c’est lui qui tient le plus en endurance qui gagne la faveur des jouvencelles du village. Lien entre les générations, dans les coins les plus reculés, la musique est toujours jouée par un accordéoniste «d’âge mûr ».

Maminirina Rado

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Madagascar : La barre des 10 000 cas de coronavirus atteinte

Madagascar a atteint hier la barre des 10 000 cas confirmés de coronavirus. Avec les 414 nouveaux cas, annoncé par professeur Vololontiana Hanta Marie Danielle, l'effectif total des cas confirmés est actuellement de 10 104. Plus de 6 000 d'entre eux sont déjà guéris, et 93 ont succombé à la maladie, depuis le 20 mars jusqu'à aujourd'hui, 28 juillet.
De son côté, le Ministère de la Santé Publique est à la recherche de candidature. Le domaine est actuellement en quête de renfort, recherchant un bon nombre de personnels de la santé, dont plus de 100 médecins généralistes et plus de 200 paramédicaux, spécialement pour la région d'Analamanga, qui est aujourd'hui le centre de l'épidémie, et celle d'Alaotra Mangoro qui est actuellement en troisième après l'Antsinanana.
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Madagascar : Les gendarmes testés positif de l'ESGN sont guéris

En plus de l'Ecole de la Gendarmerie Nationale ( EGNA) Ambositra, là où plusieurs cas positif de coronavirus ont récemment été enregistrés, des cas ont aussi été enregistrés à l'Ecole Supérieur de la Gendarmerie Nationale (ESGN) à Moramanga.
Le 15 juillet dernier, 15 gendarmes en formation à l'ESGN ont été testés positif. Ce 28 juillet, l'école supérieure ne compte aucun cas actif. Les 15 gendarmes sont, actuellement, tous guéris. L'épidémie s'atténue, en ce moment, dans la région Est. Malgré cela, cette région reste la deuxième région qui a été la plus contaminée, comptant plus de 800 cas confirmés depuis le début de l'épidémie à Madagascar.
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Consommation - La crise sanitaire affecte beaucoup de ménages

 Une baisse de prix des légumes et des fruits. Si au mois de mars dernier, une hausse allant jusqu’à 200 % a été constatée au niveau des marchés de légumes et de fruits de la Capitale, actuellement, la baisse est fracassante. D’après Ramartine, vendeuse de fruits à Andravoahangy, le prix n’a cessé de diminuer ces dernières semaines. « Si auparavant, le kilo du citron est de 10 000 ariary, actuellement, il varie entre 3 000 à 5 000 ariary, tandis que celui du gingembre est de 1 000 à 1 500 ariary », avance-t-elle.

Beaucoup de commerçants ont avancé que la crise sanitaire commence à affecter le pouvoir d’achat de chaque ménage. En effet, cette baisse des prix n’est pas due au pullulement des produits sur les marchés, mais à la diminution des clients. Les commerçants, ne pouvant pas conserver ces fruits et légumes plus longtemps, préfèrent diminuer les prix pour attirer les clients. Ainsi, la quantité qu’ils achètent diminue également.

Retour des marchés hebdomadaires

Malgré cette situation, les commerçants ont senti un grand soulagement après des mois de fermeture des marchés hebdomadaires dans la Capitale, notamment ceux d’Andravoahangy, Mahamasina et Isotry. Etant donné que ces endroits publics soient favorables à la propagation du coronavirus, la surveillance a été doublée, surtout au marché d’Andravoahangy où toutes sortes d’activité et de personnes venant de différentes localités sont réunies. Outre la mise en place des bidons et du savon à toutes les entrées du marché, les commerçants ont cotisé pour la surveillance du port des cache-bouches, la distanciation physique ainsi que les pick-pockets. « Bien que des agents de sécurité travaillent au marché, nous faisons de nos mieux pour surveiller nos entourages quant au respect des barrières sanitaires. Il vaut mieux se protéger et respecter les consignes que de voir de nouveau nos activités suspendues, même si nos ventes sont encore à perte », avance un commerçant.

De son côté, la Commune urbaine d’Antananarivo en tant que premier responsable, se concentre sur la surveillance des marchés dans la Capitale, comme à Analakely, Soarano, Tsaralalàna, Soamanatombo, Mahamasina. Sa mission consiste à faire respecter les barrières sanitaires comme le port de cache-bouches, la propreté ainsi que l’heure de fermeture de ces lieux. Jusqu’à ce jour, aucune pénalisation des commerçants n’a encore été effectuée, mais seulement un avertissement.  

Anatra R.

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Coronavirus - 6 mois d'état d'urgence internationale

Ce jour marque le sixième mois depuis que l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré que la crise sanitaire liée à la Covid-19 est une urgence de santé publique de portée internationale. Selon le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, premier responsable de l'OMS, c'est la sixième fois qu'une urgence sanitaire mondiale est déclarée en vertu du règlement sanitaire international. Malheureusement, c'est ce SARS-CoV-2 qui est sans doute le plus grave. Et cette pandémie continue à faire des ravages au cours des six dernières semaines. Le nombre total de cas a presque doublé.

 

Le 30 janvier dernier, lorsque ce plus haut niveau d'alarme en droit international a été déclaré, il y a eu moins de 100 cas en dehors de la Chine, et aucun décès. 6 mois après, bientôt 17 millions de cas positifs sont officiellement diagnostiqués dans 196 pays et territoires. Parallèlement à cela, on recense plus de 9 millions de patients guéris ainsi que 660 000 morts.

En Chine où la Covid-19 est apparue officiellement en décembre 2019,  4 634 ont péri jusqu'à hier, sans compter les 84 060 personnes contaminées. Par ailleurs, l'Italie est le premier pays européen le plus infecté avec un total de 246 488 personnes testées positives et 35 123 décès. La vigilance y est toujours de mise, notamment après la découverte de plusieurs foyers épidémiques en fin juin.

A ce jour, les Etats-Unis d'Amérique constituent le pays le plus lourdement touché par la pandémie avec environ 4 400 millions de cas positifs et 151 374 décès. Une raison qui a amené les autorités dans le renforcement des mesures de restriction. En Amérique latine, le Brésil est le plus touché en occupant la deuxième place mondiale en termes de nombre d'infections. Ce pays enregistre plus de 2 millions de cas confirmés ainsi que 88 634 patients emportés par le virus et dont le bilan va encore s'alourdir dans les prochaines semaines. L'inquiétude sur l'émergence d'une deuxième vague d'épidémie guète également l'Espagne. Le dernier bilan fait état de 280 000 individus ayant contracté le virus et 28 436 décès.

Dans le continent africain, l'Afrique du Sud se place au premier rang en termes de nombre d'individus infectés avec 459 761 porteurs du virus et 7 257 patients ayant succombé. Particulièrement pour Madagascar, la situation se dégrade également. Depuis le 19 mars, annonce officielle des trois premières contaminations, 10 317 personnes sont déclarées positives après avoir passé des tests PCR et des analyses GèneXpert.

Par ailleurs, des décisions économiques et sociales ont été prises lors de cette crise sanitaire mondiale. Plusieurs pays ont fermé leurs frontières, à savoir ceux de l'Union européenne et de l'espace Schengen depuis le 17 mars. D'autres pays africains dont Madagascar ont fait de même depuis mi-mars dernier. « La lutte a déjà commencé avec la suspension des vols commerciaux, la production du "tambavy" Covid Organics à titre curatif et préventif. A cela s'ajoute l'ouverture des centres de traitement Covid-19  à Antananarivo et Toamasina. L'Etat a même importé des respirateurs, des équipements de protection individuelle (EPI) ainsi que des concentrateurs d'oxygène. La mise à disposition des ambulances pour s'assurer que les patients bénéficient rapidement du traitement constitue également les étapes franchies », résume  le  Professeur Ahmad Ahmad, numéro 1 du ministère de la Santé publique, concernant le premier semestre de cette année.

Actuellement, la population mondiale s'habitue à une vie hantée par la Covid-19. C'est ainsi que l'OMS, par le biais de sa porte-parole Margaret Harris, a alerté l'opinion mardi dernier que la saison ne semble pas avoir de répercussion sur la transmission du virus. Comme le prévoit le règlement sanitaire international, le chef de l'OMS convoquera à nouveau un comité d'urgence dans le courant de cette semaine pour réévaluer la pandémie et donner des conseils en conséquence.

Recueillis par K.R.

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Bemasoandro-Itaosy - Lynchage sanglant d’un présumé voleur

La localité de Bemasoandro à Itaosy a été le théâtre d’une très violente scène de lynchage d’un suspect, dans l’après-midi d’hier. En effet, ils étaient deux à agresser une commerçante. Cependant, la réaction des riverains, ayant assisté au scénario de l’agression, était vive. Après avoir pourchassé les suspects après l’alerte, ils ont réussi à capturer vivant l’un des fugitifs, alors que ces derniers cherchaient à s’échapper à travers une rizière. Sans autre forme de procès, agissant en tant que justiciers, ces riverains ont lynché le suspect, le rouant ainsi de coups, manquant ainsi de lui ôter la vie.

Les gens  étaient ivres de colère et de vengeance du fait que le concerné aurait planté son couteau dans le ventre de la négociante. Les bruits ont couru que la victime a rendu l’âme à cause de sa blessure. Ce qui a de plus en plus rendu furieux les membres du Fokonolona. Mais pendant que le grand tumulte régnait, une arme de poing s’échappa accidentellement de sous les habits du suspect. Un témoin assure que des gamins ont voulu s’emparer de l’objet. Heureusement que le magasin était vide de toute cartouche. Le revolver avait été par la suite remis entre les mains de la Police.

De son côté, une source policière a donné sa version des faits. Selon celle-ci, la commerçante en question était venue se plaindre de son agression survenue à Bemasoandro Itaosy, précisément près de la station Shell, auprès du commissariat d’Itaosy. Et cette même source d’ajouter qu’au moment où la Police s’est rendue sur le lieu de l’agression, elle était tombée sur une foule déchaînée s’acharnant sur le présumé voleur. Lorsque les Forces de l’ordre l’ont fouillé, elles lui trouvent une arme de poing plutôt dépourvue de son chargeur. Pendant que la Police poursuit l’enquête, les victimes, dont le suspect, ont été évacuées à l’hôpital. Ce dernier devra être encore interrogé sitôt rétabli.

En parallèle à cela, un autre jeune suspect de 18 ans a été également interpellé par la Police, mardi dernier à Analakely. Comme son homologue d’Itaosy, le concerné a agressé une passante tout en lui subtilisant son téléphone portable Samsung A2 core. En effet, son arrestation a été rendue possible grâce à la plainte et au renseignement fournis par la victime.

Franck R.

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Région Amoron’i Mania - Les constructions d’infrastructure sur la bonne voie

Malgré la pandémie de Covid-19, le développement et les infrastructures, qui font partie des projets présidentiels, n’ont pas été délaissés dans la Région de l’Amoron’i Mania. C’est ce qui a d’ailleurs poussé l’actuel chef de région, Laza Fanantenana Herinjakatahina, à témoigner sa reconnaissance envers le Chef de l’Etat. Il a souligné qu’en marge de notre combat contre la Covid-19 dans l’Amoron’i Mania, la construction des infrastructures est sur la bonne voie. « Les travaux progressent selon les directives du Président », a-t-il déclaré en substance.

Ceux-ci culminent actuellement à 70% en ce qui concerne le terrain synthétique à Ankorombe Ambositra. Dans l’état actuel des choses, les techniciens peuvent affirmer que le « velirano » du numéro « un » de l’Etat, est presque atteint. Une cinquantaine d’ouvriers, de l’entreprise Vonjy, participent dans la construction dudit terrain. 90% du personnel même résident à Ambositra. Ils sont à l’œuvre, de jour comme de nuit.

Bureau de la Police et transport

Toujours à Ankorombe Ambositra, le chantier en vue de la construction d’un bâtiment moderne pour la Police est actuellement en phase de finition. Outre un bureau, le nouvel édifice abrite également des logements, témoignant ainsi l’une des réalisations des projets du Président, selon le chef de région.

Sur le plan de l’éducation, 95% des travaux concernant la construction de l’Epp à Alakamisy Ambositra sont actuellement réalisés. Le contrat accorde un délai de trois à quatre mois pour sa réalisation. Mais comme le pays se trouve sous le régime du confinement, il a donc fallu la date butoir, avec la promesse de sa finition dans les meilleurs délais.

Dans le domaine du transport, les travaux sur la gare routière de l’Amoron’ i Saha Ambositra, sont  en passe d’être terminés. Avec sa récente amélioration, l’infrastructure comporte à la fois une aire de repos pour les passagers ainsi qu’un poste de gendarmerie. Une autre infrastructure tout à fait nouvelle créée le long de la RN7 à Ambalamanakana, également prévue au délassement et au repos, est aussi en phase de finition. Toujours dans le transport, le pont détruit par le passage d’un cyclone en 2018, a été totalement réhabilité au niveau d’Andrananakova. Situé sur la RN35, il relie les Districts d’Ambositra et d’Ambatofinandrahana. Plusieurs autres ponts font également l’objet de réhabilitation à Fandriana, comme c’est le cas dans la Commune de Fiadanana.

A part tout cela, un grand centre de soins de la région, connu familièrement sous l’appellation d’« hôpitaly manara-penitra », attend sa prochaine inauguration dans le District de Manandriana.

Franck R. 

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Consultations et traitement du coronavirus - Une soixantaine de patients par jour dans les CSB II

Deuxième semaine d’accueil des patients de la Covid-19. Les personnels de santé œuvrant dans les centres de santé de base niveau 2 (CSB II) travaillent sans répit ces derniers jours, avec plus de tâches. A l’exemple des CSB II d’Ambohipo, Isotry central et Antanimena, ces centres accueillent en moyenne une soixantaine de patients présentant des signes de la Covid-19, en plus de ceux qui y viennent pour d’autres prestations sanitaires. « L’on enregistre des patients avec des cas légers et modérés du coronavirus, hormis quelques cas graves. Si la majorité des patients n’ont pas encore fait de dépistage, d’autres ont déjà effectué des tests PCR avec des résultats positifs. Dans tous ces cas, nous leur donnons gratuitement les médicaments prescrits », fait part Raymond Marius Andrianantenaina Razafimahatratra, médecin chef auprès du CSB II Ambohipo.

En général, chaque patient reçoit un pack de CVO, une boîte de Magné B6, une plaquette de vitamine C et de l’Azithromycine. La prescription de Paracétamol, l’Hydroxychloroquine ou autres médicaments dépend toutefois de son état de santé, déterminé par le médecin durant la consultation. Pour le CSB II Antanimena, le seul établissement de ce genre accueillant les personnes infectées de la Covid-19 dans le 3ème arrondissement d’Antananarivo, une deuxième consultation est obligatoire pour ceux qui l’ont déjà fait ailleurs, par exemple dans des cabinets médicaux privés. L’octroi des médicaments se fait gratuitement, mais seulement sur ordonnance médicale.

Des patients alarmés par les symptômes

La plupart des patients qui consultent les CSB II présentent des symptômes du coronavirus, bien qu’ils n’aient pas encore fait de test. C’est le cas d’une mère de famille résidant à Mandialaza Ankadifotsy. « Cela fait maintenant une semaine que je suis atteinte de la grippe, laquelle se manifeste par un écoulement nasal, des toux et une légère fièvre. Récemment, j’ai aussi eu une perte de l’odorat, un des signes de  la Covid-19, ce qui m’a alarmé, au point de faire une consultation », nous confie-t-elle. Sa consultation médicale a confirmé ses doutes.

« Heureusement que je me suis faite consultée ici. J’ai reçu gratuitement tous les médicaments adéquats, lesquels coûtent cher dans les pharmacies », avance la mère de famille après sa rencontre avec le médecin du CSB II Antanimena. « Je suis la seule qui sort quotidiennement de la maison pour faire les courses au marché. Nous avons toujours respecté les mesures d’hygiène et les gestes barrières à la maison, outre l’utilisation d’eau de javel et de gel pour la désinfection. Nous mangeons régulièrement des légumes et fruits », ajoute la mère de famille. Comme elle, les gens suivent les précautions et redoublent de prudence face à la propagation de la pandémie. Ils commencent à consulter en masse les CSB II, où les consultations et les médicaments sont  gratuits.

Collaborations multipartites

Une trentaine de CSB II d’Antananarivo et périphéries s’assurent depuis la semaine dernière des consultations et traitement du coronavirus. Engagés dans la lutte contre cette pandémie, divers acteurs se donnent la main pour assurer le bon déroulement de la prise en charge des patients, depuis la consultation jusqu’au suivi. Le ministère de la Santé publique, à travers les personnels de santé, se charge des consultations et prescriptions médicales. Des agents de la Direction des affaires sociales et politiques (DASP) au sein de la Présidence, dépêchés au sein des CSB II, se chargent de la gestion des stocks de médicaments, y compris la sortie et l’approvisionnement. Pour sa part, l’association Fitia apporte une contribution logistique, le suivi des équipements de protection individuelle des personnels de santé, entre autres les gants, masques et des gels désinfectants ainsi que de l’assistance globale. « L’approvisionnement en médicaments se fait tous les 2 à 3 jours, selon le stock existant dans les CSB II. Aucune rupture n’est permise. Aussi, notre intervention ne change en aucun cas la structure déjà établie dans ces centres de santé, notamment dans la consultation », souligne Julianah, agent du DASP dépêché au CSB II Isotry central.

A noter que l’association Fitia a apporté sa version des faits face aux interprétations et lectures manipulées par rapport à l’engagement de la Première dame dans la lutte contre la Covid-19. «… Au-delà des considérations politiques et des basses manipulations qui les accompagnent malheureusement, l’heure est à l'action. Celle de sensibiliser, accompagner et aider. …Le fait de déduire et de réduire le « fifanomezan-tànana » à des actes politiques teintés d’accusations malsaines me semble plus que jamais regrettable », déclare Mialy Rajoelina, Première dame et non moins présidente fondatrice de ladite association. La déclaration confirme le fait que l’association Fitia, comme toute autre entité non gouvernementale engagée dans la lutte,  apporte sa modeste contribution logistique.

Patricia Ramavonirina

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Tourisme mondial - Une perte de 320 milliards de dollars

Une chute de 98 % du nombre de touristes internationaux. L’Organisation mondiale du tourisme (OMT) a publié hier le baromètre relatif aux pertes liées au coronavirus dans le secteur. L’institution a comparé les chiffres entre janvier et mai par rapport à ceux de l’année dernière. Elle a ainsi constaté une baisse des recettes s’élevant à 320 millions de dollars, soit le triple des pertes au niveau des recettes du tourisme international enregistrées pendant la crise économique mondiale de 2009.

Ce manque à gagner se traduit par une chute du nombre de touristes, à hauteur de 300 millions de personnes. « Ces chiffres les plus récents montrent clairement combien il est important de faire redémarrer le tourisme dès qu’il est possible de le faire. L’effondrement du tourisme international met en danger les moyens d’existence de plusieurs millions de personnes, notamment dans les  pays en développement », déclare Zurab Pololikashvili, secrétaire général de l’OMT.

Un déficit de 620 millions de dollars pour Madagascar

Ce ralentissement économique au niveau mondial se répercute sur le tourisme national. Le secteur estime une perte de 620 millions de dollars, soit environ 2 000 milliards d’ariary. Près de 1 500 000 personnes sont actuellement en péril dont la majorité d’entre elles vivent dans la Capitale. Les très petites entreprises, entre autres les guides accompagnateurs et les fournisseurs de produits frais aux hôtels, figurent parmi les catégories fortement touchées. Se sentant en deuil, les opérateurs se préparent déjà à un déclin de leur chiffre d’affaires à plus de 90 %.

Il faut savoir que l’aviation, qui reste le plus grand pourvoyeur de devises, s’avère le domaine le plus en détresse. Cela fait maintenant quatre mois que le Gouvernement a fermé le ciel de Madagascar et les avions sont cloués au sol. La société Aéroports de Madagascar (ADEMA), la compagnie Air Madagascar et ses filiales, ainsi que les compagnies privées du secteur ont subi des pertes substantielles de revenu, mettant en péril la continuité de leur existence et de leurs activités. La perte de nombreux emplois est à craindre en cas de compression du personnel, ou en cas d’éventuel dépôt de bilan de ces compagnies.

En particulier, la faillite de la compagnie domestique Tsaradia, filiale d’Air Madagascar, mettra sérieusement en péril les chances de relance économique et la desserte nationale. A travers cela, elle exacerbera l’impact sur le secteur du tourisme et génèrera encore plus de pertes d’emplois induits. Afin de remédier à cette situation, le Gouvernement envisage un soutien financier à la trésorerie de cette compagnie aérienne. Le montant du financement prévu s’élève à 11 millions de dollars. La société assurera également des vols cargo pour survivre.

Malgré les initiatives de relance du secteur touristique à travers une campagne de communication nationale, les opérateurs estiment que ce secteur mettra entre 11 à 18 mois à se relever, c’est-à-dire vers la fin 2021.

Recueillis par Solange Heriniaina

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Andry et Mialy Rajoelina - … 20 ans après

Hier, Andry et Mialy Rajoelina fêtaient leur 20 ans de mariage. C’est en effet en 2000 qu’ils sont unis devant Dieu, leurs familles et leurs proches.

Il y a vingt ans, Andry Rajoelina épousait Mialy Razakandisa six ans après leurs fiançailles et le départ de l’actuelle Première dame en France pour des études de Gestion et Finance. Au retour de Mialy Rajoelina, ils se marient. La suite, tout le monde la connaît : naissance des trois enfants du couple, Arena, Ilontsoa et Andrialy, une carrière politique pour Andry Rajoelina marquée par une ascension fulgurante, une élection à la Mairie de la Capitale, une accession à la magistrature suprême du pays et une élection au titre de Président de la République !

Un succès grandement dû à sa femme qui a su le conseiller de la meilleure façon pendant des décennies et trois enfants présents pour le soutenir. Pour marquer leurs 20 bougies de mariage, aucune festivité particulière n’a été programmée. Et ce, certainement en raison du fait que l’anniversaire de mariage des Rajoelina a lieu en pleine période de crise sanitaire. Néanmoins, la famille présidentielle s’est accordé une petite pause. « Il était une fois nous deux, Puis 20 ans après, nous cinq. Pour marquer ces noces de porcelaine, nous avons fait simple : prendre quelques clichés. J’ai renfilé ma robe de Princesse d’un jour. Une robe qui me correspond et que j’avais choisie minutieusement », a écrit la Première dame une publication sur ses réseaux sociaux, hier. Certains des clichés pris ont d’ailleurs été partagés par Mialy Rajoelina pour accompagner sa publication. Celle qui est également présidente de l’association Fitia profite de cette publication pour livrer quelques confidences sur sa vie de famille. « 20 ans de mariage, c’est une bénédiction. Quelle grâce ! », dit-elle, avant de continuer : « Il n’y a ni mariage parfait ni couple parfait. Nous sommes tous les deux parfaitement imparfaits. Notre parcours a été parsemé de tempêtes et de sublimes instants », explique la Première dame, parlant notamment de la jeunesse, de l’arrivée des enfants, de la conciliation du rôle d’épouse, de maman et de femme active,  ou encore de la maturité. Mialy Rajoelina de conclure par un message aux membres de sa famille : « On ne sait pas de quoi demain sera fait mais je continuerai à donner le meilleur de moi-même, à faire ce qui est juste, et à prendre le temps d’apprécier les petits instants de bonheur à venir. Du fond de mon cœur, un énorme merci à vous quatre de donner un sens à ma vie », peut-on lire dans ladite publication.

La Rédaction

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Etat d'urgence sanitaire - Cinq usines de la STAR ferment leurs portes

Baisse d'activités. La STAR a décidé de mettre en arrêt ses cinq usines, se trouvant respectivement à Andraharo, Andranovelona, Ambatolampy, Antsirabe et à Antsiranana, à partir de la semaine prochaine. Cette décision est conditionnée par la conjoncture sanitaire mais surtout celle économique du pays actuellement et elle sera valable jusqu'à la fin du mois d'août. Face aux différentes restrictions et mesures mises en place par les autorités, cette industrie produit plus qu'elle ne vend.

 

La demande sur le marché a considérablement diminué au cours des derniers mois, avec la fermeture des bars mais aussi l'annulation des tous les événements regroupant des personnes. De ce fait, les usines ne sont pas rentables comme elles le devraient. « Normalement, pour atteindre une cadence industrielle, et être ainsi rentable, une usine doit tourner 24h/24. Mais actuellement, ce n'est pas le cas. Nous ne travaillons que seulement quelques heures à cause des restrictions », explique un salarié de l'entreprise. Cette fermeture s'est notamment faite de manière progressive. L'usine d'Ambatolampy a été la première. Elle a cessé ses activités depuis le mois de mai dernier. Elle a ensuite été suivie par celle d'Andraharo, en arrêt depuis déjà trois semaines. L'usine d'Andranovelona a fermé ses portes depuis la semaine dernière. C'est l'usine d'Antsirabe qui vient conclure cette fermeture cette semaine.

Ainsi, près de 1 800 personnes seront impactées par la fermeture de ces usines. « Pour cette période, les collaborateurs de la société seront surtout encouragés à prendre leurs congés annuels », a-t-on communiqué. Dans tous les cas, la Direction de la STAR a tenu à rassurer ses employés que « ce n'est qu'une mesure provisoire et qu'aucun collaborateur ne perdra son emploi. Il n'y aura aucun licenciement ou autre mesure du même genre. »

Aucune rupture

Malgré la suspension de toute la production, il n'y a aucune rupture de stock à craindre au cours du mois d'août prochain. Comme il a été mentionné, la consommation a considérablement baissé. De ce fait, la STAR autant que ses revendeurs se trouvent avec un très haut niveau de stock. « Ces dernières semaines, nos ventes ont diminué. Vu la situation, nos clients s'approvisionnent moins autant en boissons alcooliques qu'en boissons hygiéniques. Il y a même eu une période où nous n'avons pas effectué de commandes étant donné que nos étalages sont encore remplis », confirme un grossiste de boissons du côté des 67 Ha. « Les stocks de produits finis disponibles dans nos agences sont largement suffisants pour répondre à la très faible demande actuelle du marché », rajoute la STAR.

La reprise de ses activités repose ainsi sur l'évolution de la situation. « La suspension des activités de la STAR à travers le pays est ponctuelle et n'a aucune vocation à durer dans le temps. Nous ne manquerons pas de redémarrer l'ensemble de nos activités dès que les besoins sur le marché s'en fera ressentir », a-t-elle annoncé. Après Ambatovy, la STAR est donc la seconde industrie d'envergure à devoir suspendre ses activités.

Rova Randria

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Lutte contre le blanchiment de capitaux - « Le SAMIFIN a accès à toutes les informations »

Madagascar est touchée de plein fouet par la pandémie de coronavirus. Elle a bénéficié de centaines de millions de dollars de la part de ses partenaires techniques et financiers. Face à cette situation, le directeur général du SAMIFIN, Boto Tsara Lamina, explique que la transparence financière existe. Le service de renseignement financier qu’il dirige a accès à toutes les informations dont il a besoin. Interview.

 

La Vérité (+) : Madagascar a obtenu des financements en centaines de millions de dollars dans le cadre de la lutte contre le coronavirus. Quels sont les mécanismes utilisés par le SAMIFIN pour suivre et contrôler les mouvements de capitaux dans le pays ?

Boto Tsara Lamina (=) : « Le SAMIFIN a été érigé pour lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Notre travail commence dès qu’il y a soupçon de détournement de capitaux. On ne peut pas s’ingérer dans la gestion de ces fonds puisque c’est le Gouvernement malagasy et les partenaires techniques financiers qui ont conclu un accord. Toutefois, nous commençons à travailler dès qu’il a soupçon de détournement de fonds, de corruption. Dans cette situation, nous diligentons une enquête et nous transmettons les résultats de l’enquête devant la Justice.»

(+) : Ce mécanisme est-il efficace ?

(=) : « Son efficacité dépend de l’usage qu’on en fait. En tout cas, c’est le mécanisme existant. La mission du SAMIFIN est définie par un cadre légal, il travaille dans ce cadre et ne peut faire autrement. Ce n’est pas parce que Madagascar a obtenu des financements que le SAMIFIN va effectuer un suivi ou un contrôle de l’usage de ces fonds. Notre mission se déclenche dès réception d’une déclaration de soupçon.»

(+) : Alors que fait le service au cas où il n’y aurait pas de déclaration de soupçon ?

(=) : « Même pendant cette période de confinement, on travaille toujours. On met en place des mécanismes pour prévenir des éventuels blanchiments de capitaux ou financement du terrorisme, avant même que l’infraction ne soit consommée. Et en cas d’infraction consommée, la phase enquête est déclenchée. La combinaison de la méthode préventive et l’enquête est efficace pour prévenir que ces aides financières ne soient détournées. Quoi qu’il en soit, le SAMIFIN continue à mener des enquêtes même si l’on se trouve dans une situation d’urgence sanitaire. La loi n° 2018-043 donne au SAMIFIN la compétence nécessaire pour mener des enquêtes financières même en l’absence de déclaration de soupçon.»

(+) : Dans le cadre de l’accomplissement des missions qui lui sont assignées, le SAMIFIN a-t-il accès à toutes les informations qu’il demande dans un contexte de transparence, venant du secteur privé comme du secteur public ?

(=) : « La transparence existe. C’est la base même de notre mission. Si nous n’avons pas accès à toutes les informations qui nous sont utiles dans le cadre de notre enquête, nous serons face à un nœud gordien. Cette situation est d’ailleurs renforcée par la loi n° 2018-043 dans l’article 18 alinéa 6 qui affirme que le service de renseignements financiers a accès à toutes les informations nécessaires à l’instruction du dossier. Et dans cette situation d’urgence sanitaire où les déplacements font l’objet d’une restriction, le SAMIFIN dispose de moyens technologiques pour réaliser ses missions. Nous avons une plateforme dénommée « gate way » où nous pouvons échanger des informations avec nos partenaires comme les banques. Nous avons procédé à une extension de nos partenaires comme la Gendarmerie nationale, la Police nationale, le BIANCO, le service des impôts, les douanes, le Trésor public. Et depuis le mois de mars, nous avons mis en œuvre une plateforme numérique centralisée. Il s’agit d’une base de données que l’on partage avec tous ces partenaires. »

(+) : Quelles sont les enquêtes en cours actuellement ?

(=) : « Nos activités ne sont peut-être pas visibles sur le plan médiatique mais nous travaillons toujours, même dans ce contexte de coronavirus. En tant que service de renseignement, nous ne sommes pas tenus de communiquer nos enquêtes. Mais je peux affirmer que le SAMIFIN travaille et œuvre toujours pour l’accomplissement des missions qui lui sont assignées dans le cadre légal. »

(+) : Et qu’en est-il de la publication des résultats des enquêtes ?

(=) : « Le SAMIFIN, en tant que service de renseignement, n’est pas enclin à publier les résultats de ses enquêtes. Nous sommes tenus par le secret de l’enquête et nous respectons l’indépendance de la Justice. Mais nous partageons les résultats de nos enquêtes avec nos partenaires comme le Pôle Anti-Corruption et nos partenaires que j’ai énumérés pour qu’ils puissent travailler en conséquence. Mais je peux dire que les affaires devant le PAC en matière de blanchiment de capitaux, par exemple, portent toujours les empreintes du SAMIFIN.»

Propos recueillis par Boaza

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Règlement de compte

La France règle ses comptes et montre ses griffes envers ou contre, c'est selon, tous les Etats, en particulier les anciennes colonies qui osent défier sa toute puissance, à tous les pays qui se permettent d'afficher ouvertement leur dignité. Madagasikara comme tout autre pays souverain qui  montre sa fierté d'être se trouve dans la ligne de mire. Par des gestes qui frisent la provocation, la France multiplie des actes indignes de son rang.

 

Au fait, quelle a été l'erreur de Madagasikara pour mériter des incivilités de l'ancienne mère-patrie ?  Certes, les Malagasy ont commis l'irréparable en portant à la tête de l'Etat, par scrutin libre interposé, un jeune prodige, visionnaire et patriote.  L'Elysée ne tolère pas que le nouveau locataire d'Iavoloha ose braver la suprématie impériale et séculaire de la France.

Les îles malagasy (Eparses), la pierre d'achoppement qui tord le cou de la relation entre les deux pays, pèsent beaucoup sur la balance. Madagasikara, par la voix de son Président, Rajoelina Andry, affirme avec fermeté que les îles Eparses font partie intégrante du territoire de la République Malagasy. Confortée par la résolution de l'Assemblée générale de l'ONU soutenant la requête des Malagasy, la Grande île rejette catégoriquement toute issue menant vers le principe de « co-gestion ». Rajoelina a été clair et net, Madagasikara opte pour la restitution. Pour ailleurs, la France clame haut et fort que les îles  Eparses leur appartiennent. La déclaration provocatrice de Macron sur les îles Glorieuses « Ici c'est la France », le 24 octobre 2019,  reste toujours en travers la gorge des malagasy. Et la « zizanie » persiste. Chacun campe sur sa position.

La découverte sur le sol malagasy d'un remède miracle et efficace à base de plante locale, le Covid-Organics ou CVO, a pris une tournure pour le moins inédite dans la relation, déjà tumultueuse, entre la France et Madagasikara. Qui aurait cru que le simple fait d'annoncer à tout le monde, d'ici ou ailleurs, par le Chef de l'Etat Rajoelina que Madagasikara (l'IMRA) réussit à mettre au point un remède pour prévenir et guérir la Covid-19, suffit à « irriter » la France. Les médias officiels français d'envergure internationale et porte-parole des intérêts français (RFI, France 24, TV5 Monde) à travers le monde foncent, à cœur joie, dans le tas pour « ridiculiser »,

« banaliser » et tirer à bout portant sur le CVO. La France ne parvient pas à maîtriser son ego de grande puissance et n'admet nullement qu'un petit pays comme Madagasikara  puisse rivaliser sa toute puissance. Evidemment, le lobby des grands laboratoires pharmaceutiques européens y est pour beaucoup. On laisse à l'ancienne puissance coloniale la sale besogne de frapper.

Et voilà, la fameuse et sinistre « liste noire » où figurent les seize pays indésirables pour franchir le seuil du saint territoire français. Sans surprise, la Grande île en fait partie. C'est la meilleure façon, la plus humiliante, de punir le pays. Qu'on se le dise, Madagasikara, un pays souverain, ne se donne aucune peine de telles représailles, de bas niveau. On ne se sent même pas offusqué.

Mais la France se moque des autres. Elle continue son ignoble chemin en soufflant le chaud et le froid. Une gifle par ici, du bonbon par-là !

Ndrianaivo

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Financement de la lutte contre le coronavirus - Le fonds s’élève à 671 millions de dollars

 Mise à jour. Le ministère de l’Economie et des Finances (MEF) a publié, hier, le deuxième rapport du financement de la lutte contre le coronavirus. Une aide extérieure allant jusqu’à 671 millions de dollars est enregistrée jusqu’à ce jour si elle était à 598 millions de dollars au début du mois de juin. Il semble que la différence s’avère faible, soit 73 millions de dollars seulement. Mais à vrai dire, l’institution a apporté quelques aménagements dans le nouveau document.

Elle a transféré dans un rapport séparé des dettes publiques les opérations d’appui budgétaire destinées à investir dans la politique de développement du capital humain (100 millions de dollars décaissés de la Banque mondiale ) ainsi que les appuis des politiques de développement pour la gestion des risques et des catastrophes au profit du Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC), notamment celui de la Banque mondiale - à hauteur de 50 millions de dollars et l’Agence française de développement (AFD) - de l’ordre de 11,9 millions de dollars. Le ministère a également supprimé les requêtes qui n’ont pas été suivies d’effet, à savoir le prêt de politique publique et l’appui budgétaire d’urgence auprès de l’AFD.

Comme lors de la précédente publication, le ministère intègre les nouveaux financements en cours de préparation. Le Gouvernement négocie en ce moment un supplément d’aide budgétaire s’élevant à 252 millions de dollars auprès de l’Union européenne, la Banque mondiale ainsi que le Fonds monétaire international (FMI). Au cours de ces derniers mois, le montant décaissé atteint jusqu’à 186 millions de dollars.

Il faut dire que la mise à la disposition du rapport au grand public représente un effort de transparence en matière de gestion du fonds public.

Solange Heriniaina

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Commerce : Reprise difficile pour les boutiques d’Analakely

Baolai continue de pratiquer des prix promotionnels.

Les artères commerciales de la Capitale retrouvent lentement de l’affluence. Mais la reprise est encore loin d’être satisfaisante car les affaires tournent encore au ralenti.

Réjouissante. La reprise des activités commerciales incluant les secteurs non essentiels l’est pour les commerçants d’Analakely.

Restrictions. Une réjouissance en demi teinte cependant puisque la reprise est loin d’être évidente pour les affaires. « C’est une bonne décision car elle annonce au moins le début d’un retour progressif vers les conditions normales », déclare le propriétaire d’une chaîne de distribution d’appareils électroménagers à Analakely. En ajoutant que pour le moment, il est encore très loin du compte en terme de chiffre d’affaire journalier. En effet, les clients ne répondent pour le moment pas présent compte tenu des restrictions en matière de transports publics. Ce d’autant plus que l’ouverture des magasins n’est autorisée que pendant une demi-journée. Il n’empêche, cette réouverture partielle permet au moins de réintégrer le personnel des boutiques dans leur travail. Et là encore, la réintégration est également partielle puisque les travailleurs habitant loin du lieu de travail ne peuvent pas encore venir, faute de moyens de transports adéquats. Sur ce point d’ailleurs, les commerçants essaient de s’adapter au contexte en permettant à une partie du personnel, d’assurer l’essentiel pour la survie de l’entreprise.

Précautions d’usage. En effet, certains commerçants ont décidé de ne pas recourir à une compression du personnel. C’est le cas notamment de Baolai qui a décidé de maintenir la soixantaine de personnes qui travaillent dans ses différentes boutiques. « C’est une option difficile en raison du fait que nos activités sont au ralenti en ce moment, mais on a décidé de la faire par solidarité envers nos employés, mais aussi parce que nous savons qu’on sortira tôt ou tard de cette crise », explique Ren Yujie le PDG du groupe Baolai. Et pour permettre à ses magasins de tourner, la direction de Baolai a décidé de jouer sur les prix. « Pour attirer la clientèle, nous pratiquons des prix qui défient toute concurrence sur toutes les gammes de produits que nous proposons », ajoute le premier responsable de Baolai qui met par ailleurs, un point d’honneur aux précautions d’usage pour éviter la propagation du Covid-19. Port de masques pour tous les employés, lavage des mains, distanciation sociale, sont rigoureusement appliqués.

R.Edmond.

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Chocolaterie MIA : Des bénéfices alloués au financement d’une vaste campagne de reboisement à Madaga...

Ce coffret de chocolat portant une marque africaine, est issu d’un produit équitable.

La chocolaterie MIA (Made In Africa) a choisi Madagascar pour puiser son ingrédient principal qu’est le cacao de la Vallée de Sambirano située dans le nord-est de la Grande île.

Elle l’achète directement auprès des planteurs locaux.  Cette région suscite tant la curiosité de certains touristes et peut être explorée à travers les différents circuits dédiés à la production de chocolat, proposés par les opérateurs locaux. Le promoteur a même décidé de créer une unité de production dans cette partie du pays pour élaborer le chocolat, de la cueillette de la fève de cacao jusqu’à son emballage après le lancement de ce chocolat MIA au Royaume Uni en 2017. Ce n’est pas tout ! Cette industrie qui prône le chocolat équitable s’engage à allouer 1% de ses bénéfices issus de la vente de ce produit pour financer une vaste campagne de reboisement  à Madagascar.

Replantation de 60 espèces d’arbres. Il faut savoir que ce chocolat fabriqué à Madagascar portant la marque africaine est déjà commercialisé dans plusieurs pays dont entre autres, le Royaume-Uni, l’Australie, la Belgique, l’Allemagne ou encore les Pays-Bas. L’objectif de la mise en œuvre de cette large campagne de reboisement à Madagascar consiste à reconstruire les habitats naturels des lémuriens qui font la renommée de la Grande île. Cela permettra en même temps d’offrir des moyens de subsistance aux populations locales. Plus précisément, une plantation de 60 espèces d’arbres qui composent la biodiversité naturelle du Parc National d’Andasibe, est envisagée par la Chocolaterie MIA. En effet, ce parc national contient encore une forêt primaire unique. Il est également connu pour abriter le plus grand lémurien du monde, à savoir, l’Indri-Indri. Les visiteurs qui font une balade matinale, peuvent en même temps assister au chant de cette espèce de primate endémique de l’île qui vit en groupe.

Valeur ajoutée très faible. Force est aussi de remarquer que la chocolaterie Mia suit la tendance de ces dernières années en matière de chocolat équitable en produisant du chocolat « bean-to-bar » dont la provenance des matières premières, ainsi que toutes les étapes de réalisation de la tablette sont contrôlées. Par ailleurs, elle a déjà gagné le prix Proudly Made in Africa en mars 2018 qui a été décerné aux compagnies produisant leurs produits sur le continent de manière équitable et surtout en mettant en valeur sa richesse culturelle. En effet, elle a lancé une gamme de chocolat entièrement réalisée en Afrique, dont à Madagascar, et ce, avec des produits locaux. Il est à noter que seulement 1% de la production mondiale de chocolat est réellement réalisée en Afrique alors que 65% de la production mondiale de cacao provient de ce continent.  La création de la valeur ajoutée dans cette filière cacao reste ainsi très faible.

Navalona R.

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Formation professionnelle : Les cours à distance sur le devant de la scène en temps de crise

(photo d’archives)

Asphyxiés par l’arrivée du Covid-19, les universités et les centres de formation professionnelle n’ont eu d’autres choix que de fermer leurs portes. Mais au bout de quelques mois de suspension totale de leurs activités, l’idée d’offrir une formation à distance est vite apparue, ici comme ailleurs.

En naviguant sur les sites internet des universités étrangères, on peut remarquer que les cours en ligne et à distance sont mis en avant durant cette crise sanitaire. Il existe même des formations entièrement à distance qui peuvent conduire à un diplôme de Licence, Master et Doctorat. Même chose pour les universités et institutions privées malagasy ; des offres de cours à distance sont désormais accessibles. Toutefois, il faut disposer d’une très bonne connexion Internet et des matériels nécessaires pour participer à ces cours, et ce sans parler des frais de scolarité y afférents. Ce qui pose encore problème pour une partie de la population qui ne dispose pas toujours d’un ordinateur permettant un échange fluide par Internet.

Frein pour les frais. Ces cours à distance représentent une aubaine pour les étudiants malagasy qui ne disposent pas des moyens nécessaires pour assurer un déplacement  à l’étranger en tant qu’étudiant. Mais malgré cela, les frais restent très élevés par rapport au revenu annuel d’un citoyen lambda. Il y a également la valeur du diplôme délivré qui suscite l’interrogation des futurs étudiants sur les forums. Selon quelques témoignages, les recruteurs accorderaient moins de crédit à un diplôme obtenu suite à une formation à distance, jugeant le niveau de l’étudiant insuffisant par rapport à un autre qui a suivi une formation présentielle à l’université.

Néanmoins, cela ne semble pas freiner l’engouement des étudiants malagasy vers les formations à distance proposées par les universités étrangères. La raison principale à cela est la qualité du contenu et la grande variété des filières accessibles offertes par les universités étrangères et qu’on ne trouve pas encore dans les établissements nationaux.

Anja RANDRIAMAHEFA

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Covid-19 : « Il faut arrêter les entraînements intensifs », dixit Aris Rafaly

Le journaliste sportif Aris Rafaly donne un bon conseil à tous les sportifs.

En pleine épidémie de Covid-19, ce n’est pas le bon moment de tester les limites physiques au sport. Seules la régularité et la modération seront bénéfiques pour le système immunitaire.

Si on considère souvent que seules les personnes catégorisées vulnérables sont exposées à un risque plus élevé face au Covid-19, les sportifs, eux aussi, en font partie. Pourquoi ? Parce que trop de sport peut les rendre vulnérables face aux maladies. Cela se vérifie selon la plupart des articles sortis dernièrement qui rapportaient le décès de nombreux sportifs.

Conscient de cette réalité, notre confrère Aristide Rafalimanana, journaliste sportif et dirigeant d’un club, a un message très important pour les sportifs, en cette période de crise sanitaire. « Ce n’est pas facile de ne plus faire de sport pendant presque cinq mois. Mais la vie est précieuse. Après avoir vu ce week-end que trois sportifs ont trépassé à cause du Covid-19, il faut arrêter de trop s’entraîner. Trop d’efforts pourrait amenuiser le système immunitaire du corps et le virus pourrait vous attaquer », a-t-il annoncé. Pourtant, cela ne signifie pas qu’il faut rester les bras croisés. Faire du sport avec justesse est en revanche bénéfique pour le corps. Le sport peut libérer les tensions nerveuses et permet même de renforcer le système immunitaire. « Il est préférable de faire des mouvements doux et cela pas tous les jours. Puisque l’important c’est de transpirer, des exercices physiques de quelques minutes suffisent. On peut terminer par de l’étirement que tout le monde sait déjà comment faire pour une relaxation musculaire. Après cela, il faut rester chez soi pour se confiner. Enfin, boire beaucoup d’eau chaude et manger des aliments nutritifs et sains.», a-t-il ajouté.

D’ailleurs, un médecin est du même avis au sujet de ces recommandations. Certains sportifs sont plus à risque que d’autres, notamment dans les sports d’endurance prolongée où on malmène le système immunitaire. Les cyclistes, en particulier, sont un peu plus à risque, notamment quand il y a des météos très difficiles comme en ce moment. Il en est de même chez les athlètes, puisque lorsqu’un athlète court, il est à une température très élevée et quand il s’arrête, il peut perdre entre deux et trois degrés de température centrale en quelques minutes. Là, on a un vrai risque. Ses anticorps baissent à tous les niveaux. Ainsi, l’activité physique intense comme l’endurance, va affaiblir et augmenter les risques d’attraper des affections respiratoires de type rhino-pharyngites. En pleine pandémie de Covid-19, cela peut entraîner une détresse respiratoire aiguë.

Recueillis par Manjato Razafy

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Baccalauréat 2020 : 164 341 candidats inscrits, une baisse de 7%

Les examens du baccalauréat de cette année devraient commencer le 5 octobre prochain.

Antananarivo affiche le plus grand nombre d’inscrits à la session du baccalauréat de cette année avec 71 000 candidats.

Comme estimée par les responsables auprès du ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, la session du baccalauréat de cette année a affiché une baisse du nombre de candidats inscrits. « Une situation prévisible compte tenu de la situation de crise liée au Covid-19 » selon le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique (MESRS). Et ce, malgré un délai assez long des inscriptions qui a couru du mois de février au mois de juillet de cette année. Ainsi, 164.341 candidats de l’enseignement général et de l’enseignement technique et technologique, se sont inscrits à la session du baccalauréat de cette année. Soit, une baisse de 7% par rapport aux statistiques de l’année passée qui ont observé près de 175.000 candidats inscrits dans toutes les régions du pays.  Selon les données recueillies auprès du ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Antananarivo affiche le record avec 71.000 candidats dont les 65.100 se sont inscrits en enseignement général et les 5.900 autres en enseignement technique et technologique. Toamasina arrive en seconde place avec 23.887 candidats inscrits. Antsiranana a enregistré le moins de candidats inscrits avec 13.378 dossiers en tout et pour tout.

Organisation.  Des milliers de parents de candidats inscrits à la session du baccalauréat de cette année craignent toujours une éventuelle annulation des examens. Ce à quoi le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique répond « les préparatifs vont bon train et comme annoncés par le président de la république, les examens officiels auront bel et bien lieu cette année ». Lesdits préparatifs étant menés de concert par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, ainsi que du ministère de l’Education nationale, de l’enseignement technique et professionnel, les responsables auprès des universités du pays, les responsables auprès des offices du baccalauréat, et selon toujours le MESRS. Les conséquences néfastes de la crise du Covid-19 ne sont plus à démontrer. Espérons juste qu’elles ne se feront pas trop ressentir du côté des résultats des examens officiels.

José Belalahy

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Andry Rajoelina : Primes et indemnités au personnel de la santé

Le président Rajoelina a octroyé des concentrateurs d’oxygène pour Nosy-Be.

Il a réaffirmé le soutien de l’Etat malagasy à l’endroit de tous les agents de santé à travers le pays qui ne ménagent pas leurs efforts dans la lutte contre la pandémie de Covid-19.

Lors de sa descente à Nosy-Be le 27 juillet dernier, le président Andry Rajoelina a remis des primes et des indemnités de risque au personnel de la santé qui sont au front contre le Covid-19. A l’instar des autres hôpitaux, le centre hospitalier de référence du district de Nosy-Be a également reçu des médicaments, des équipements de protection individuelle composés entre autres, d’EPI, de blouses, de combinaisons, de masques,  des gants chirurgicaux, des kits de tests PCR, des gels hydro alcooliques ainsi que de deux concentrateurs d’oxygène. Et ce n’est pas tout car le président Andry Rajoelina a aussi annoncé l’octroi d’un appareil de radiologie numérique mobile et d’une ambulance dans les meilleurs délais pour l’”Île aux parfums”. Après Nosy-Be, le couple présidentiel a rallié Antsiranana, pour assister notamment à la prise de fonction du gouverneur de la région DIANA nouvellement nommé, Daood Arona Marisiky.

Protection individuelle. Pour conclure cette visite à Antsiranana, le président de la République et son épouse se sont rendus au centre hospitalier universitaire de Tanambao I pour remettre aux agents de santé locaux, les équipements destinés à la lutte contre le coronavirus. Le CHU Tanambao I a ainsi été équipé de concentrateurs d’oxygène, d’un appareil de radiologie numérique mobile, d’équipements de protection individuelle, des masques et des gants chirurgicaux, des kits de test PCR ainsi que des médicaments. Comme ceux des autres régions, le personnel de la santé CHU Tanambao I a également reçu des primes et indemnités de risques.

Recueillis par Dominique R.

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Resto du cœur – Anil Pala : 800 repas chauds servis aux nécessiteux

Le samedi 25 juillet 2020, 800 personnes défavorisées ont pu profiter d’un repas chaud à l’EPP Ivandry. Une action sociale signée par le Rotary Club Antananarivo Ivandry, toujours dans le cadre de la célébration du mois Mandela. Le « Resto du cœur – Anil Pala » est une action phare du RCA Ivandry en partenariat avec son donateur historique ; la Bijouterie PALA. Une aide qui vient à point nommé pour les bénéficiaires qui subissent de plein fouet, les conséquences de la crise sanitaire. Et qui dit Nelson Mandela dit Afrique du Sud. Aussi, l’ambassadeur d’Afrique du Sud à Madagascar, Sisa Ngombane, et les représentants des Nations Unies étaient présents à la distribution de ces repas.

Aucun débordement n’a été noté lors de la remise de ces 800 repas. Les gestes barrières ont été respectés pour le plus grand bonheur de la délégation menée par la présidente du RCA Ivandry, Larissa Ratsiraka. D’autres actions de ce club sont encore prévues tout au long de l’année, même si le mois Mandela se termine sur celle-ci et sur cette parole de l’homme politique « ne détournez pas les yeux, n’hésitez pas. Reconnaissez que le monde a faim d’actes, pas de paroles. Agissez avec courage et vision ».

Anja RANDRIAMAHEFA

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Fanakanan-dàlana : Mpiasana amina ONG roa voadaroka sy voavono

Vely kibay sy tsindron-defona … Ireo no nihatra tamina mpiasana ONG roa lahy nandeha namita iraka tany amin’iny faritra Melaky iny, ny alatsinainy lasa teo. Naratra mafy tokoa izy roa lahy ireto ary voatery nentina nihazo tobim-pahasalamana tao Maintirano.

Teo amin’ny toerana iray, valo kilaometatra miala ny tampon-tanànan’i Maintirano no sendra ireto olon-dratsy izy roa lahy ireto, raha teny an-dàlana hihazo toeram-pambolena iray tao amin’ny kaominina Andrea. Somary saro-dàlana ny amin’iny faritra iny ka kodiaran-droa no nentin’izy ireo. Tonga teo amin’io toerana voalaza etsy ambony io anefa, dia andian’olona hafahafa,  enin-dahy teo no nanakana ny làlan’izy ireo. Mirongo vatan-kazo sy zava-maranitra isan-karazany ry zalahy ireto. Voasakana tanteraka ny làlana ka tsy nahafahana niverenana intsony. Tafalatsaka tanteraka tao anatin’ny vela-pandrik’ireto olon-dratsy. Tetsy andanin’izay, tsy nisy alaharo alaharo ihany koa avy tamin’ireo jiolahy, fa avy hatrany dia samy nanatona azy roa lahy ary raikitra ny vely kanonta sy vono isan-karazany, nihatra tamin’ireo mpiasa namita iraka ireto. Rehefa tsy tafahetsika intsony tamin’izany izy ireo, dia nohararaotin’ireo olon-dratsy nalaina avokoa ny zavatra rehetra teny amin’izy ireo. Ary rehefa vita izay, dia  nitsoaka toy ny tsy teo ireo mpanakan-dàlana, namela azy roa lahy tao anaty rà mandriaka. Mponina teny an-toerana sendra nandalo no nahatsikaritra azy ireo sy naheno ny antso vonjy. Ary ireo no nampandre ny rehetra sy nitondra ireo naratra tany amin’ny hopitaly. Tonga namangy ireto niharam-boina ireto moa ireo tompon’andraiki-panjakana isan-tsokajiny tany an-toerana. Efa eny am-pelan-tànan’ny mpitandro filaminana kosa ny raharaha ary efa manomboka ny fanadihadiana hikarohana ireo nahavanon-doza, sahy nanafika ireto mpiasa ireto.

m.L

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Badminton – Fédération Internationale : Madagascar a participé à l’AG virtuelle

Mota Ravalison était de la partie lors de l’AG virtuelle de la fédération internationale.

Jean Aimé Ravalison, le président de la Fédération malagasy de badminton  fait partie des délégués participants.

Malgré les mesures de confinement, le badminton malagasy n’est pas à l’arrêt total. Les entraînements physiques et regroupements restent suspendus avec la décision du ministère de la Jeunesse et des Sports, mais, la fédération reste active sur la scène internationale. Le samedi 18 juillet, le président de la Fédération malgache de badminton, Jean Aimé Ravalison a participé à l’Assemblée générale ordinaire virtuelle de la Fédération internationale. Une AG consacrée à la présentation des rapports technique, moral et financier de l’exercice 2019 de l’instance  internationale et surtout à l’amendement de la constitution du BWF. Cette AG a été initialement prévue se tenir à Arius au Danemark au mois de juillet, mais, annulée à cause de la pandémie de Covid-19 alors que de nombreuses frontières sont fermées, suivie de l’interdiction de rassemblement. Nombreux tournois internationaux et continentaux ont été annulés. Le tournoi international de Lusaka, Zambie prévu du 26 au 29 novembre 2020 a été annulé. Il y a deux ans, Madagascar a participé au tournoi international d’Afrique du Sud, une expérience enrichissante pour les badistes malagasy, cette année, ces derniers ont envisagé de prendre part à la compétition, mais, annulé à cause du covid-19. Ce tournoi réservé aux séniors prévus du 3 au 6 décembre vient d’être annulé, pareillement pour celui consacré aux juniors du 7 au 9 décembre 2020. « Ce tournoi permet à nos joueurs de tenter le continent et le moins cher par rapport aux coûts en terme de frais de transport et d’hébergement », a souligné Mota Ravalison. Les réunions et formations en ligne sont d’actualité depuis le début de la pandémie. Le vendredi 24 juillet dernier, la confédération africaine a organisé un webinaire consacré à la  promotion et développement, et partage d’expérience des entraîneurs africains. Aina Marc, le responsable technique au sein de la fédération a pris part à la conférence dont les thèmes ont été axés sur les défis auxquels sont confrontés les entraîneurs africains et les besoins de nos joueurs africains pour participer aux compétitions de niveaux élites. Comme toutes les fédérations sportives, la FMBad attend officiellement la levée des interdictions d’organisation d’évènements et de rassemblement pour débuter les entraînements, et organiser les compétitions.

T.H

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Anosibe : Kamiao nifatratra teny amina trano fivarotana, olona roa maty

Nandriaka ny rà. Zazalahy kely iray manodidina ny 10 taona eo ho eo, niaraka tamina renim-pianakaviana iray, sahabo ho 45 taona no namoy ny ainy, omaly, tetsy Anosibe, tsy lavitry ny fivarotam-panafody iray teny an-toerana. Izany dia vokatry ny tsy fitandreman’ny mpamily fiarabe iray, izay namantana tany amina tsena fivarotana teny an-toerana.

Nitrangan-dozam-pifamoivoizana mahatsiravina tokoa omaly tetsy Anosibe, tsy lavitry ny « rond point » mivily mankany Namontana. Fiarabe feno entana no namarana ny làlany teny amina tsenakely iray fivarotana enta-madinika teny an-toerana, rehefa avy nirimorimo avy any andrefana . Vokany olona telo, araka ny fampitam-baovao avy tamin’ny polisy no fantatra fa naratra mafy. Ny roa tamin’izy ireo no indrisy fa namoy ny ainy, noho ny fahavoazana nahazo azy, nony tonga tany amin’ny hopitaly. Ny iray kosa mbola manaraka fitsaboana amin’izao.

Tsy fantatra mazava hatreto na nisy olana ara-teknika na tsy voafehin’ny mpamily intsony ny fiara nentiny, fa dia izao nahavanon-doza izao. Heverin’ny rehetra, fa nanantena ny làlana malalaka ny mpamily ka somary nandeha mafy. Kanjo, angamba tsy voahodina intsony ny familiana ary io niantefa teny amina tranon’olona io. Potika tanteraka mihitsy moa ity farany, noho ny hamafin’ny dona. Torak’izay ihany koa ny lohan’ilay fiarabe. Feo nandeha teny an-toerana ihany koa, araka ny fitantaran’ireo olona sasany sendra nahita ny loza ny hoe, niezaka niala mpitondra môtô, izay nianjera teo amin’io faritra io ilay mpamily ka nivily tampoka ary dia nifatratra tamin’ilay tsena.

Efa nandray an-tànana ny raharaha sy nanao ny fanadihadiana hahafantarana marina izay tena zava-niseho aloha ireo mpitandro filaminana, izay tonga teny an-toerana nisehoan’ny loza. Ary mandra-piandry izany, dia nentina nofotorana ny mpamilin’ilay kamiao, ary nogiazana ny fiara nentiny. Nandritra ity fiverenena tamin’ny fihibohana ity tokoa, dia tsapa ho nihanitombo ny lozam-pifamoivoizana, indrindra fa ny tapak’andro hariva. Ny antony dia tsotra : miha malalaka tokoa ny làlana ka alaim-panahy ireo mpamily sasantsany handeha mafy, na io fiara na io môtô. Mila mailo araka izany !

m.L

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Fête de l’Eid Al Adha : 31 juillet 2020, jour férié, chômé et payé

Le 31 juillet prochain sera un « vendredi joli » pour les Malagasy, surtout ceux et celles de confessions musulmanes. En effet, cette journée a été fixée par la communauté musulmane du pays comme jour de célébration de l’Eid Al Adha. Cette dernière correspondant à la « plus importante fête musulmane » et commémorant la foi d’Ibrahim (Abraham pour les chrétiens) à son Dieu, tombe ainsi en pleine crise de Covid-19. La journée rentre toutefois dans la liste des jours fériés, chômés et payés au titre de l’année 2020 – fixée par l’article 2 du décret n°2020-014 du 15 janvier 2020 – comme l’a fait savoir un communiqué émanant du ministère du Travail, de l’emploi, de la fonction publique et des lois sociales, et publié le 28 juillet dernier.

José Belalahy

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Tehindrazanarivelo Djacoba : Descente dans la région Sofia

Le ministre des Affaires Étrangères Tehindrazanarivelo Djacoba a remis du Covid organics aux populations locales.

Le ministre des Affaires Étrangères Tehindrazanarivelo Djacoba, a fait une descente dans la région Sofia depuis le 27 juillet dernier. Il a visité, notamment à cette occasion,  les districts de Mampikony et de Port Bergé. Ainsi, au nom du président de la République, il a procédé à la remise de Covid-Organics, de masques et de désinfectants aux populations locales. En tant que natif et non moins coach de ladite région,il n’était pas venu les mains vides car il a offert de l’argent aux CRCO des districts susmentionnés. Il n’a pas manqué, également, de rappeler aux populations des districts visités, le respect des gestes barrières.

Constater de visu. Dans la même foulée, il a tenu à féliciter les médecins et les forces de l’ordre qui se sont donnés à fond dans l’accomplissement de leurs tâches. Ce fut également une occasion pour le ministre de visiter les stades et les hôpitaux « manara-penitra » (suivant les normes requises) qui sont en cours de construction. Ces différentes visites dans la région Diana ont vu la présence du gouverneur de la Région Sofia, des députés, des chefs de districts et des maires locaux. Notons que cette descente dans la région Sofia va continuer durant cette semaine. Ce serait ainsi une occasion pour le ministre de constater de visu le vécu quotidien des gens dans ce Faritra, concernant surtout le confinement des gens et des aides qu’il pourrait apporter pour combattre cette maladie contagieuse.

Recueillis par Dominique R.

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« Mijanonà an-trano » : Difficile approbation populaire

Les gens sortent surtout le lundi, le mardi et le vendredi.

Tous les 15 jours, le plan national de riposte contre le Covid-19 est révisé pour se conformer à la situation d’urgence. C’est le cas pour la 10e quinzaine qui s’étale du 25 juillet au 08 août 2020. Parmi les nouvelles mesures prises par le gouvernement, figure la réouverture de tous les commerces. D’où la reprise des ruées dans les magasins et les grandes surfaces constatée depuis lundi quoique selon les résultats de l’enquête menée par l’INSTAT le mois dernier, « 78% des ménages des zones urbaines confinées ont considérablement réduit les sorties dans les marchés et les magasins durant le confinement ».

Comportement. Il ressort aussi de la même enquête que le « Mijanonà an-trano » a difficilement reçu l’approbation populaire. « La durée maximale passée hors du domicile par un individu oscille entre 2 et 7 h. Rares sont ceux qui passent moins de 30 minutes à l’extérieur du foyer lors de la période de confinement. Le lundi, le mardi puis le vendredi sont les jours pour lesquels les gens sortent le plus de chez eux ». Reste à attendre si ce comportement des ménages va être confirmé par la deuxième vague d’enquête réalisée par l’INSTAT au cours de ce mois de juillet.

Recueillis par R. O

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Musique Urbaine : Ga Ei surgit dans « Laniko anao niany »

Ce n’est pas la première fois que ces deux étoiles montantes de la musique urbaine ont réalisé un duo.

Cela faisait trois semaines que la chanson a été diffusée sur les ondes et les réseaux sociaux. « Laniko anao niany » est la troisième tube Ga Ei le plus écouté, après Masôva et Bonita, depuis le début de sa carrière. En duo avec Basta Lion, le jeune homme a choisi la sonorité jamaicaine pour attirer les jeunes malagasy. Sorti au début du mois de juillet, le clip de Laniko, qui est de qualité, relate la vie bling bling à Madagascar.

Méconnu des jeunes de la Capitale, Ga Ei essaie de séduire les jeunes de la Ville des Mille. En 2018, il décide d’entamer sa carrière musicale. Cette décision est due à une rencontre. « j’ai fait la rencontre de Singuila et son frère, ce qui m’a rapporté de bonnes mélodies ». Grâce à cet échange avec le chanteur de RnB français, Ga Ei a cultivé son talent. Dès lors, il sort des morceaux en solo et en collaboration avec des artistes de la musique urbaine de la Grande Ile. Son premier single « Masova » parle de l’amour d’une fille qui a « illuminé sa vie ». Ensuite il sort une autre chanson d’amour « So sweet » en featuring avec Nash et Joudas. Les titres s’enchaînent. Il diffuse « Bombardé » avec le prince du ragga Basta Lion. Après, il sort « Bonita » et « Isanandro ». Ga Ei prépare des mélodies qui vont sortir très prochainement avant la fin de l’année. A travers ses chansons, le jeune artiste ne parle que d’amour et de désir. « C’est  sûrement beaucoup d’amour que je n’ai pas exprimé et qui est sorti dans mes chansons », a-t-il confié. Comme tous les artistes, Henri Gaétan s’inspire de ce qu’il voit et, en d’autre cas, c’est la mélodie qu’il compose ce qui l’inspire dans les paroles.

Après la composition de ses chansons, le jeune homme a effectué des tournées dans la partie Nord de Madagascar. D’Antsiranana à Nosy-Be en passant par Ambilobe, Ga Ei séduit bon nombre de jeunes de sa région natale. Son charme est aussi un atout pour gagner le cœur du public.

Zo Toniaina

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Bilan du confinement : 89 accidents de circulation en 4 mois dont 26 morts

On dirait que la brigade des accidents (BAC) de la police nationale au commissariat central de Tsaralalàna a beaucoup travaillé durant les quatre mois de confinement dans la Capitale. Hier, ce service a publié le bilan de ses interventions depuis le 23 mars jusqu’au 26 juillet. Durant cette période, les statistiques font état de 89 accidents de la circulation (motos, bicyclettes, et tous  véhicules confondus). Il a été dénombré que 22 étaient mortels avec 26 morts et 67 accidents corporels. Pour ces derniers, 48 conducteurs, 21 passagers, et 30 piétons ont été blessés. Représentant environ une moyenne de 22 cas par mois, ces chiffres sont impressionnants si l’on se réfère au contexte qui a prévalu durant cette période où l’on a assisté à la restriction de la circulation sur presque tous les axes de la Capitale. Les usagers de routes auraient profité de cette situation pour ne pas respecter le code de la route car, dans la plupart des cas, l’imprudence des conducteurs et le non-respect du code de la route étaient à l’origine de ces drames. Imprudence car les statistiques mettent en évidence l’existence de 27 cas d’accidents causés par la conduite en état d’ivresse et qui ont blessé quatre piétons dont deux ont succombé à leurs blessures, huit chauffards et trois passagers. Le cas de problème technique est également évoqué mais cela ne devrait pas constituer une raison valable car les services de visite technique existant dans la Capitale n’ont pas fermé leurs portes pendant cette période. Les statistiques révèlent également le cas de ces six voitures administratives accidentées. La publication de ce bilan devrait éveiller l’attention des conducteurs, ainsi que celle du grand public.

T.M.