Les actualités Malgaches du Dimanche 29 Juillet 2018

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Coupe du monde 2018 - Une aubaine pour l’économie malagasy

Deux semaines se sont déjà écoulées après la grande finale de la Coupe du monde 2018 ayant opposé la Croatie à  la France. L’engouement généré par les festivités de cette grande compétition internationale s’est déjà dissipé. Pourtant, il faut dire que le mondial a eu de grandes répercussions économiques autant sur celle de la Russie, l’hôte de l’évènement que celles des autres pays du Monde comme Madagascar. Entre abonnements sur les chaînes de télé internationales et sorties entre amis, la Coupe du monde de football a été une vraie aubaine pour l’économie malagasy, plus particulièrement dans la Capitale. Tous les quatre ans, un tournoi international de football est organisé par la  FIFA (Fédération internationale du football association). Pour cette année, la 21e édition de la Coupe du monde s’est alors déroulée du 14 juin au 15 juillet. Durant un mois, tous les fanatiques du ballon rond se sont tournés vers la Russie via leur téléviseur, leur ordinateur ou même en se déplaçant sur place, pour ne rater aucune miette de cet évènement épique. De ce fait, des surplus de dépenses ont ainsi été occasionnés. Ces dépenses se répartissent particulièrement entre les achats de téléviseurs et les abonnements sur les chaînes internationales, mais également les sorties et les achats des différentes goodies relatives à « Russie 2018 ».

Focus sur la télévisionUn investissement en plus. Comme la majorité de la population malagasy n’a pas les moyens pour partir en Russie, la télévision est donc le seul recours possible. La TVM, la chaîne nationale, s’est donc engagée à diffuser la Coupe du monde. Toutefois, les matchs diffusés ont été limités. Certains ménages ont donc décidé de s’abonner aux chaînes par satellite, comme Canal+ Madagascar ou encore « Startimes », ou de prendre un abonnement forfaitaire au-dessus de leur habitude pour pouvoir profiter au maximum la retransmission des matchs. En plus, ces distributeurs de chaînes par satellite ont mis en place des offres spéciales « Mondial ». Pour Canal+ Madagascar par exemple, les bouquets ont été promotionnés pour attirer le maximum de clients. Ainsi, pour l’occasion, une augmentation d’à peu près 25 % du nombre des abonnés a été constatée. Il ne faut pas non plus oublier les consommateurs qui ont tout simplement décidé d’acheter un téléviseur pour l’occasion, surtout que des promotions sur les différentes marques fusent en ce moment.   De nouvelles habitudesPartager les moments. Habituellement, pour regarder les matchs de football, les adeptes restent chez eux, assis confortablement sur leur canapé. Mais, dernièrement, de nouvelles habitudes ont vu le jour, surtout parce que les différents établissements comme les restaurants ou encore les « karaokés » ont intégré des téléviseurs et même des écrans géants dans leurs locaux. Et comme on s’amuse mieux à plusieurs que tout seul, les sorties « Coupe du monde » sont devenues une vraie tendance. Plusieurs restaurants dans la Capitale comme le Complexe à Antanimena, le « Food Court » de La City Ivandry ou encore le « No Comment Bar » ont ainsi intégré dans leurs menus les matchs du mondial 2018 pour le plus grand plaisir des gourmands. Après le travail, il n’est donc pas question de rentrer tout de suite. Direction « Coupe du monde de football ! ». Ainsi, les opérateurs dans le secteur de la restauration ont également enregistré des bénéfices. « Grâce à la diffusion des matchs durant la Coupe du monde, nous avons toujours fait salle comble à chaque soirée. Nos revenus ont significativement augmenté de 30 % environ », explique Natalie, gérante d’un restaurant dans le centre-ville. Parier sur son équipeMalgré le fait que l’équipe nationale n’a pas été sélectionnée, les spectateurs malagasy ont  quand même soutenu les équipes qui ont su conquérir leur cœur, comme le Brésil, l’Allemagne ou encore la France. Certains faisaient entièrement confiance à leur équipe favorite et risquaient à parier sur leur victoire. Entre amis ou encore auprès des établissements comme Parisport, les adeptes de football ont donc misé sur leur équipe favorite dans l’espoir de pouvoir empocher une belle somme par la suite. Toutefois, certains parieurs ont perdu beaucoup d’argent étant donné que les grandes équipes comme l’Allemagne ou le Portugal ne sont pas arrivées à la finale. Les responsables n’ont pas voulu donner de chiffres exacts. En tout cas, d’après leurs estimations, les paris durant la 21e édition de la Coupe du monde environnent les six millions d’ariary.  Vivement la prochaine édition ! Cette fois-ci, elle se déroulera au Qatar, du 21 novembre au 18 décembre 2022. D’ici là, il faudra faire preuve de patience. Dossier réalisé par Rova R.

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Héritage menacé

Il y a tout juste dix ans que Herizo Razafimahaleo décéda. Victime d’une insuffisance rénale aigue, Herizo rendit l’âme à l’Hôpital Polyclinique d’Ilafy le 25 juillet 2008. Consternation et désolation du pays tout entier suite à la perte, à 53 ans, de ce « poids lourd » de la vie politique nationale dans la force de l’âge. La Grande Ile perd de l’un de ses brillants fils. Economiste appliqué hors-pair, Herizo Jossicher Razafimahaleo étant sorti des moules de grandes universités américaines de renommée mondiale faisait partie de l’élite nationale. En effet, « Bouba » pour les intimes est titulaire d’un MBA de l’Université de Michigan, diplômé d’Harvard et de Cambridge. Didier Ratsiraka l’avait repéré en 1989 et sautait sur l’occasion pour l’incorporer dans le giron. A la surprise générale surtout parmi les jeunes, il fut nommé, à 36 ans, Conseiller spécial économique du président de la République. Un poste qu’il allait occuper trois ans seulement, jusqu’en 1991. Il fut l’un des plus jeunes Conseillers Spéciaux auprès de la Présidence. Logique si la jeunesse, de l’époque, voyait en lui son idole, un point de repère concret de la réussite intellectuelle et professionnelle.

Après  son départ d’Iavoloha, le jeune surdoué se lança dans l’aventure… politique. Il créa son propre parti, le Leader-Fanilo en 1992 et se jeta dans l’arène où le combat ignorait souvent la règle du jeu. Plus d’une fois, la course à la présidence le tentait, mais à chaque fois, il ratait le cocher.Herizo Razafimahaleo, en tant que chef de parti ambitionnait de revaloriser la pratique politique à Madagascar. Il misait farouchement à inculquer chez les dirigeants au pouvoir ou de l’opposition la notion d’éthique politique. Dans les pays où règne la tradition démocratique, le concept d’éthique va de soi. En 1998, Herizo claqua la porte de son poste de Vice-Premier Ministre à la fois Ministre des Affaires Etrangères, et cela, bien sûr, pour des raisons …d’éthique. Un fait rarissime ! En effet, s’il y a une chose que la génération à venir devait se fixer dans les mémoires sur ce leader politique légendaire repose sur le fait que ce fut un homme de principe. Un homme d’éthique, fidèle à son principe jusqu’à la mort. Sa carrière politique quelque peu mouvementé voire en dents de scie n’ébranlera, en lui, la fidélité au respect des valeurs. Notons au passage qu’en dehors des activités professionnelles d’opérateur économique et d’acteur politique, Herizo a un penchant pour la presse. Il avait fondé, en 1995, le journal « L’Express de Madagascar ».  En somme, Herizo Jossicher Razafimahaleo laissa un immense et subtil héritage. Un patrimoine aux aspects divers. De ces proches collaborateurs politiques, il a légué la tutelle de son « fils bien-aimé », le Leader-Fanilo. Et à toute la génération future, un bien moral et intellectuel indélébile : la notion d’éthique dans l’exercice de la fonction politique et …journalistique. Mais, à la lumière de ce qui se passait, on est en droit de s’inquiéter sur l’avenir du patrimoine laissé par Herizo Razafimahaleo. En raison des bisbilles interminables des héritiers, le Leader-Fanilo, étiré sinon écartelé de toute part, agonise. Le concept d’éthique, un point d’ancrage universel et cher à lui, est violé royalement. Et le journal qu’il a fondé fait jaser. Bref, un héritage menacé.Ndrianaivo. 

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Libération des ex-otages de Brieville - Récupération politique de Hery Rajaonarimampianina

Le Président de la République Hery Rajaonarimampianina a reçu samedi dans l’après midi au Palais d’Etat d’Iavoloha les quatre ex-otages, ouvriers de la KRAOMA enlevés en début de semaine dernière à Andriamena. Pour bon nombre d’observateurs, le régime a vite fait de s’emparer de l’affaire pour tenter de redorer son blason. L’affaire avait défrayé la chronique la semaine dernière. Quatre ouvriers de la KRAOMA ont été enlevés alors qu’ils travaillaient sur une portion de route. Entre les mains de leurs ravisseurs pendant presque trois jours, ils avaient été libérés le 26 juillet dernier contre le paiement d’une forte rançon. Face aux réactions médiatiques et de l’opinion, Hery Rajaonarimampianina a alors décidé pour clôturer la semaine d’inviter les ex-otages à Iavoloha.  Le Président de la République a tenu à cette occasion à émettre ses reconnaissances envers « des héros qui ont su traverser l’épreuve » et à  leur faire part de son soutien et de son encouragement, ainsi qu’à leurs familles respectives, « à la suite de l’épreuve traumatisante, selon le communiqué d’Iavoloha à la suite de l’entrevue.

Les critiques sont nombreuses notamment sur les réseaux sociaux, dénonçant l’utilisation d’un fait divers pour de la communication. Pour beaucoup, l’objectif de l’invitation du locataire d’Iavoloha est surtout politique. Hery Rajaonarimampianina veut occuper l’espace médiatique et de jouer au président des droits de l’homme. Un rôle difficile à incarner quand dans le même temps, on n’arrive pas à maîtriser le phénomène de l’insécurité. La faveur donnée par Hery Rajaonarimampianina lui a permis au chef de l’Etat de braquer les projecteurs sur… lui-même. Hery Rajaonarimampianina a également déclaré que « des mesures fermes seront prises contre les auteurs des actes de violences commises contre la population ». Une phrase entendue à maintes reprises de la part des dirigeants actuels mais qui, rarement, aboutit à des arrestations contre les auteurs des actes. Pour ne rappeler que l’affaire d’Antsakabary. Un an et demi après les faits, l’affaire stagne toujours. Des observateurs de la vie politique malgache de faire remarquer d’ailleurs que jamais, l’actuel Président de la République malgache ne s’est jamais autant préoccupé du sort de ceux de ses propres compatriotes, victimes de tragédies similaires. A l’instar de cet enfant enlevé à Malaimbandy la semaine dernière également ou de ces gens kidnappés ailleurs dans les quatre coins de la Grande-île et que le Chef de l’Etat n’a jamais daigné inviter à Iavoloha...  Pour beaucoup ainsi, il ne s’agit donc que d’une mise en scène grossière orchestrée par l’équipe de communication de Hery Rajaonarimampianina qui n’en n’est pas à sa première opération communication. L.R.

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Football -Telma Coupe - CNaPS Sport et Fosa Junior passent, Ajesaia éliminé

La hiérarchie a été bien respectée à l’issue des huitièmes de finale de la Telma Coupe de Madagascar. Quatre équipes d’Analamanga disputeront les quarts de finale dans trois semaines. La CNaPS sport Itasy est sortie vainqueur lors de son face à face contre le Racing Boeny durant la deuxième journée des huitièmes de finale disputée hier. Les caissiers ont atomisé la formation de Boeny 3-0 hier et rejoint Elgeco Plus, Uscafoot, pour la prochaine étape. Les caissiers ont montré une technique plus élevée que leur victime. Après avoir mené 1-0 à la pause, les hommes de Typet Andriambololona et de Raniry ont rendu l’addition plus salée à la seconde période ce samedi au CCL (Centre culturel et des loisirs), Vontovorona.

Dans une autre rencontre, les Fosa Juniors FC de Boeny, tenants du titre, ont fait l’essentiel (2-0) devant le CFFA Analamanga au stade Rabemananjara Mahajanga. Les Fosa ont déjà mené 1 but à 0 à la pause avant de confirmer leurs avantages dans la deuxième mi-temps. Le FC Ilakaka aussi se qualifiait pour la prochaine étape après avoir battu le FC Az Amoron’i Mania 2-1 à Fianarantsoa.A Toamasina, l’As Adema a validé aussi sa qualification sur une courte victoire d’un but à zéro devant le Tia Kitra Atsinanana. A Tsiroanomandidy, l’Ajesaia s’est incliné 1-0 devant les militaires du Cosfa sur son terrain hier. Les équipes des quarts de finale sont donc : Elgeco Plus Analamanga, Uscafoot Analamanga, CNaPS Sport Itasy, Fosa Juniors FC Boeny, FC Ilakaka, Cosfa Analamanga, As Adema Analamanga. A partir des quarts de finale, toutes les rencontres se disputeront en tirage au sort jusqu’en demi-finale. La huitième équipe sera le vainqueur entre HZAM Amparafaravola et VA Ambatondrazaka. Elias Fanomezantsoa

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« Star tour Tamatave » - Succès pour la grande première

Bien que la météo ait menacé la festivité, et qu'il pleuvait la veille du grand jour,   la grande première de la Star tour dans la ville économique de Madagascar s'était finalement bien passée. Deux jours de vraie fête, la population locale ainsi que les vacanciers venus nombreux pour assister à la manifestation ont tous eu leur part de gâteau. Des activités taillées sur mesure, des jeux pour tout un chacun, des boissons et des trucs à grignoter à ne plus en finir...la fête s'est résumée à un grand succès. Toute l'équipe était réunie pour que tout le monde  passe un week-end exceptionnel afin de marquer le retour de la Star sur place puisqu'il faisait bien longtemps qu'elle n'a pas organisé de fête à Toamasina. Chose qui a évidemment fait plaisir à tous puisque depuis la matinée du samedi jusqu'à très tard le lundi matin, la grande plage était toujours noire de monde qui n’avait envie que de s'amuser et de danser. D'ailleurs, pendant les deux jours, monsieur soleil était toujours de la partie. Pour cette « Star tour Tamatave », le programme était chargé.

Diverses animationsDes animations auxquelles tout le monde pouvait participer gratuitement avaient fait plaisir à plus d'un avec des lots à gagner, mais l'un des shows le plus attendu était l'élection de Miss et Mister Queens. Plusieurs jeunes beaux gosses et belles filles de la ville y ont participé et ont défilé devant le jury. Leur style, leur façon de se pavaner, mais aussi leur beauté physique étaient jugés. Finalement, six participants dont trois filles et trois garçons étaient arrivés à la finale. Des jeunes talentueux qui avaient déjà le sens du défilé et la scène dans le sang. « Ils étaient tous excellents et on pouvait voir qu'ils ont de vraie chance pour devenir des Miss et Mister de la Grande île. On avait du mal à départager car ils méritaient tous le trophée », explique un membre du jury. Ainsi, après délibération, Jennifer et David sont sortis respectivement 3e, suivis de Dylan à la place du 2e dauphin et Hilda à la première dauphine. Lora et Jasmin, de leur côté étaient sacrés Miss et Mister Queens 2018. Ils ont tous reçu des lots de la part de la Star dont des chèques ainsi que de Yes, partenaire de l'événement. Pendant les deux jours, les moments les plus appréciés restent les prestations des artistes. Durant la soirée du samedi, devancé par les divers jeux et animations d’Eric et Andry Barhone, le jeune groupe originaire de Toamasina même, Walvi Waves a fait vibrer tous les fêtards durant plus d'une heure de prestation. Groupe adoré notamment par les jeunes mais aussi par un public de tous âges, il a repris tout ses meilleurs titres pour le plus grand plaisir de tous. «  Patati Patata », «  Tic-Tac » ou encore « Agnaty fô » ont été repris à tue-tête par tout le monde. Malgré le fait qu'ils étaient quatre sur scène, ils ont réussi à jouer en harmonie et à maîtriser la chaleur de l'assistance. Ce qui était également le cas pour Shyn, la star de la première soirée. Pour l'occasion, il a proposé une autre formule pour ses fans. Accompagné de deux choristes dont l'un muni d'une guitare, il a, en premier temps, joué les morceaux en acoustique puis avec un disque jockey qui a balancé les sons qui ont été remixés pour l'occasion. De « Hasarotam-piaro », jusqu'à « Mahatsara Zaho » en passant par les fameux  « Resim-pitia » et « Overdose », l'assistance a vibré sur les belles mélodies et de la voix de Shyn. Les anciens et nouveaux morceaux étaient au menu. Sans « autotune » et un peu de « reverbes », il a chanté sans fausse note, histoire de montrer qu'il maîtrise bien le Rnb depuis toujours. Un show digne d'un légendaire Shyn, avec des danseurs qui pimentent la prestation, tout était réuni pour faire passer une belle soirée. Il a même chanté « Forever », une chanson en commun avec Stéphanie qu'il a reprise en solo. Torches de téléphone pour éclairer le public, applaudissements, cris de joie et des petites chorégraphies en groupe, Toamasina a vécu un beau moment de pure folie avec la star. Dans l'après-midi du dimanche, petits en grands ont participé à un grand zumba collectif histoire de bien commencer la fête. Juste à côté de la grande scène se trouvait un espace où tout le monde pouvait faire du karaoké tout en consommant les produits Star et en grignotant quelque chose. Presque tous les stands étaient occupés. Echanges et partages mais surtout convivialité étaient au programme. Dans la soirée, c'était un Jodasy et un Big Mj très au top de leur forme qui ont rencontré leurs fans. Chacun avait eu plus d'une heure de prestation et apparemment, tout le monde était comblé... que des belles musiques pour les oreilles de tous. Artistes ayant chacun leur style différent, et pourtant unis par le biais du même événement. C'est d'ailleurs aussi l'un des objectifs de la Star Tour, unir les artistes de divers horizons dans un même univers, dans la même fête. Jodasy a, dans la première partie, fait bouger tous les postérieurs avec ses ragga et reggae à la sauce jamaïcaine. Presque la totalité de ses tubes dont tous sont connus à Toamasina ont été revisités pour le bonheur de tous. Chacun ne s'est pas empêché de chanter et de lever ses bras pour " kiffer " l'ambiance. Tout comme pendant le tour de la bête de scène Big Mj qui a aussi satisfait pendant sa prestation. Dans la soirée du samedi et du dimanche, après les shows, les disques jockeys, Niki Di Manou et Teejay Jerry ont fait vibrer tout le monde avec ses mix endiablés jusqu'au beau matin.Actions de bienfaisancePar ailleurs, l'équipe de la Star a également profité du moment, ce qu'il a déjà toujours fait d'ailleurs à chaque événement, pour faire des actions au profit de la population locale. À travers les actions Rse (Responsabilité sociales de l'entreprise), la Star a pour objectif d'améliorer le quotidien de la population locale. Ainsi, 300 kits scolaires ont été distribués aux élèves de la classe de 7eme des écoles : Epp Maurice Guyot, Epp Anjoma et Epp de la Cité Canada. Toutes situées dans les quartiers à proximité de l'agence et de la plateforme logistique de la Star, ces écoles ont été choisies afin de faire bénéficier directement les élèves des établissements aux alentours des sites. Dans sa brève allocution, Doison Rarivoson, directeur d'agence de la Star à Toamasina a rappelé qu'il est important pour la Star de se tourner vers la population, et surtout dans les sites où ils sont implantés. Ces actions peuvent aider les familles à alléger leurs charges et ainsi à affronter plus sereinement leur quotidien. Bref, la Star tour à Tamatave, après 5 ans d'absence en termes d'activités culturelles et événementielles dans la ville économique de Madagascar était un vrai succès. Beaucoup espèrent encore son retour pour l'année prochaine. Tahiana Andrianiaina

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Kidnapping Abdoulaziz - Mustapha libre !

Alors que tous les yeux étaient surtout tournés à Tsaratanàna où quatre employés de la société « Kraomita malagasy » furent enlevés lundi dernier pour être relâchés quelques jours après, tout le monde semble oublier totalement le rapt d’Abdoulaziz Mansour (48 ans), le propriétaire du magasin d’appareils électroménagers Singer sis à Tsaralalàna. Hier cependant, la bonne nouvelle de sa libération par ses ravisseurs a fait le tour des réseaux sociaux. Ainsi, l’otage d’origine indo-pakistanaise a recouvert la liberté après 9 jours de séquestration.Les internautes ont accueilli la nouvelle diffusée par le collectif des Français d’origine indienne de Madagascar (CFOIM) de façon assez mitigée dans la matinée du dimanche 29 juillet, l’évènement ayant été délégué en second plan ou presque par un autre drame touchant d’autres commerçants indiens, cette fois dans la ville de Mahajanga (voir article par ailleurs).

Comme lors des informations concernant les précédentes libérations d’otages dont celle de Sabira Vasram du concessionnaire automobile SODIAMA ou encore de Narvaz Pirbay du magasin P. Center à Toamasina, ni le CFOIM, ni les Forces de l’ordre dont la cellule mixte d’enquête, semblent ne vouloir s’étaler sur la remise en liberté d’A. Mansour. Leur silence a été tel que les observateurs locaux restent sur leur faim quant aux modalités de sa libération. Il est vrai que l’opinion est toujours curieuse de savoir combien la famille de la victime a-t-elle pu bien verser cette fois aux ravisseurs, ou encore de savoir si la Police ou la Gendarmerie a contribué pour sa libération. De toute façon, le CFOIM semble ne pas vouloir donner plus de détails, ni sur l’endroit où les bandits l’ont relâchée, ni surtout sur le montant payé. Seule la Brigade criminelle (BC) se félicite, comme lors de la conférence de presse du vendredi dernier, du résultat des opérations anti-kidnapping qu’elle menait depuis. Le commissaire principal Jean de Matha de la BC se montrait largement satisfait du fait que 11 bandits entraînés dans des affaires d’enlèvement de patrons d’entreprise indo-pakistanais de la Capitale croupissent déjà actuellement en prison et que la nouvelle technologie comme les caméras de surveillance aurait largement contribué à ces arrestations.Franck Roland

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Vaccination - Quand l’insécurité et l’enclavement nuisent à la couverture

Un blocage pour l’immunité des enfants. Le taux de couverture vaccinale (TCV) reste faible dans les Régions enclavées, où l’insécurité règne. C’est le cas de Melaky et Ihorombe, enregistrant respectivement un TCV de 50 % et de 67 %. Le TCV au niveau national tourne pourtant autour de 80 %, si l’on tient compte des données collectées lors de la revue nationale du PEV (Programme élargi de vaccination) pour le premier semestre de 2018. « Les attaques des « dahalo » se multiplient dans la Région d’Ihorombe, ce qui impacte sur la couverture vaccinale. En fait, certaines localités deviennent désertées puisque la population préfère décamper dans la brousse pour fuir les bandits. Par conséquent, les efforts déployés à travers la stratégie avancée dans les hameaux semblent vains », explique Validor Rakotozandriny, directeur régional de la santé (DRS) d’Ihorombe. Ce responsable d’ajouter qu’Iakora, ayant un TCV entre 50 et 55 %, fait partie de ces zones abandonnées par les habitants. C’est également le cas d’Antsalova, dans la Région de Melaky, avec un TCV de 42 % à cause de l’enclavement et l’insécurité grandissante. Autrement dit, plus de la moitié des enfants n’ont pas pu être vaccinés durant le premier semestre de cette année. La DRS d’Ihorombe compte 37 Centres de santé de base, dont 19 % disposent de frigidaires solaires pour stocker les vaccins. Le reste utilise des frigos à pétrole.

Un statut à maintenirFace à cette situation qui impacte sur la vaccination des enfants, le ministère de tutelle avec le soutien de ses partenaires, notamment l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF) et l’Alliance globale pour les vaccins et l’immunisation  (GAVI), comptent renforcer les stratégies. D’ailleurs, Madagascar doit maintenir son statut « Polio Free » (pays libre de polio) qu’il a obtenu récemment. Pour ce faire, des descentes auprès des « Fokontany », Communes et Districts vont avoir lieu pour évaluer les performances et apporter des solutions. Pour la DRS d’Ihorombe, les équipes sanitaires mobiles serviront de renfort afin d’atteindre l’objectif qu’est de vacciner chaque enfant. « Nous, en tant que partenaire, apportons un appui au PEV afin d’atteindre tous les enfants. Puisque Madagascar a un statut à maintenir, le renforcement de la vaccination de routine ainsi que l’appui de la surveillance de la paralysie flasque aigüe font partie des actions à entreprendre », avance le Dr Charlotte Ndiyae, représentante résidente de l’OMS dans la Grande île. D’un autre côté, l’amélioration voire l’harmonisation des données s’avère indispensable depuis les « Fokontany » jusqu’aux Régions. Ainsi, des experts vont s’assurer de la formation des responsables dans les collectivités pour y arriver, afin d’améliorer la qualité des performances. Notons que tous les responsables des DRS et de vaccination dans toute l’île se sont déplacés à Antananarivo pour assister aux 3 jours d’atelier à Ankorondrano, depuis mercredi jusqu’à vendredi dernier, afin d’évaluer les performances réalisées par le PEV durant le premier semestre 2018 ainsi que pour le lancement du projet ISDS relatif à l’harmonisation des données.Patricia Ramavonirina