Les actualités Malgaches du Dimanche 29 Avril 2018

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À partir de lundi, la manifestation des députés se fera en dehors du Parvis de l’Hôtel de Ville

Les députés du changement ont décidé qu’à partir de demain, la manifestation fa va se faire en dehors du Parvis de l’hôtel de Ville. Ils vont rejoindre tous les ministères et inciteront les fonctionnaires à renforcer les rangs de la manifestation.
Huitième jour de manifestation hier, au Parvis de l’Hôtel de Ville d’Antananarivo. Comme tous les jours, cela commence par un défilé des syndicats, des associations, représentants des régions… hier, ceux des provinces ont également fait partie de la manifestation. Ils ont pris la peine d’apporter des banderoles demandant le PRM Hery Rajaonarimampianina de démissionner. Nouvelle stratégie, pour les 73 députés, demain, ils vont descendre direct dans les différents ministères pour récupérer tous les employés. Cette stratégie serait de bloquer toute la machine administrative. Vers 14 heures, ils ont investi la Télévision malgache et la radio nationale malgache pour demander un temps d’antenne en direct. Ils ont réclamé que l’opposition doit aussi avoir un temps d’antenne, mais seulement les pros-régimes.
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Madagascar Wednesday Morning Group. Un projet de 12.559. 500 ar pour l'EPP Ankorondrano

Photos: Harilala Randrianarison et Haja Randria

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L’opposition exige le départ du président et du gouvernement

Des députés de l'opposition sur la place du 13 mai

Après une semaine de mouvement de foule et de tension politique, les députés de l’opposition exigent le départ du président de la République, Hery Rajaonarimampianina, et du gouvernement conduit par Solonandrasana Olivier Mahafaly.

La revendication fait suite au bras de fer sur les lois électorales controversées et adoptées dans des circonstances rocambolesques, marquée par de forts soupçons de corruption, à l’Assemblée nationale, et surtout, à la suite d’une manifestation sur la place du 13 mai, dans le centre de la capitale, et qui a fait au moins deux morts, le 21 avril dernier.

Le bras de fer entre l’Exécutif malgache et les députés de l’opposition a ainsi débouché sur une nouvelle crise politique dans la Grande Ile. Des leaders syndicaux de la Fonction publique ont rejoint le mouvement des députés de l’opposition et se sont rendus au rassemblement sur la place du 13 mai, le samedi 28 avril. Ils ont promis de mobiliser leurs collègues à partir de la semaine du 30 avril pour « bloquer la machine administrative ».

Les membres du syndicat de la douane ont promis de ne plus rejoindre leur poste. Ce qui va engendrer des difficultés pour la collecte des recettes douanières pour l’Etat.

Face aux récents événements, la Communauté de développement de l’Afrique Australe (SADC), l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) et l’Organisation des Nations Unies (ONU) vont dépêcher des délégations à Madagascar afin de mener une médiation entre les acteurs politiques. Mais les députés de l’opposition n’y sont pas tout à fait favorables. Au niveau national, la Confédération des églises chrétiennes de Madagascar (FFKM) va également tenter de rapprocher les protagonistes. Un culte œcuménique pour marquer le début de la médiation des Chefs d’église est programmé le dimanche 29 avril.

Les forces militaires, depuis la répression du 21 avril, ayant fait des morts, ont choisi de se cantonner pour le moment à la prévention des pillages. Le préfet de police d’Antananarivo a dit ne pas vouloir avoir les mains entachées de sang. « Désormais je me limite à une réquisition anti-pillage pour la mobilisation des forces de sécurité », a-t-il affirmé au lendemain de la répression du 21 avril.

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Prix à la pompe - Vers un dépassement des 4 000 ariary

Une hausse inévitable. Pour ce mois de mai, le dépassement des 4 000 ariary ne pourra plus être contourné. A chaque fin de mois, le ministère de l’Energie, de l’Eau et des Hydrocarbures procède à un réajustement des prix à la pompe. Cette révision des prix dépend surtout du cours du baril de pétrole sur le marché international, mais aussi de la valeur de l’ariary par rapport au dollar. Actuellement, ces deux facteurs ne sont pas du tout en faveur de Madagascar. Le prix d’un baril de pétrole n’arrive notamment pas à se stabiliser. Le 25 avril dernier, il a dépassé le seuil des 75 dollars et maintenant, il environne les 68 dollars. Cette instabilité finit par impacter tout le marché, y compris celui de Madagascar. De plus, l’ariary se déprécie de  plus en plus par rapport au dollar.

En plus, il ne faut pas oublier que les pétroliers doivent encore récupérer leur dû suite au gel des prix durant les deux premiers mois de l’année. Pour rappel, la hausse au mois de mars aurait dû être de 700 ariary, mais c’est pour alléger la charge auprès des consommateurs  qu’elle a été subdivisée. Jusqu’à maintenant, les carburants, à savoir l’essence et le gasoil, n’ont enregistré que 160 ariary de hausse. Il reste donc encore 540 ariary à rattraper. La définition de cette valeur dépendra du ministère de tutelle. Cependant, il a été constaté que, de janvier en avril, le cours du baril est passé de 57 à 68 dollars, une différence de plus de 10 dollars. Par conséquent, il est fort probable que la hausse devrait être supérieure à 700 ariary. Mais tout dépendra de la décision des pétroliers.  

 Rova R. 

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Le glas !

Pour qui sonne le glas ? Pour la énième fois, cette terrible question se pose. Le régime de Hery Rajaonarimampianina, porté dans tous les sens par de hautes vagues des ouragans intermittents, s’expose éternellement aux risques graves de naufrage. Le « bâtiment » chavire. Il commence à prendre de l’eau. A première vue, la catastrophe finale n’est plus loin. Le navire va couler. Une image apocalyptique qui ne trompe jamais. C’est une question de temps ! Jusque-là, le Commandant de bord réussit, par des trucs peu catholiques, à éviter le pire. Dans la soirée du 26 mai 2015, les députés ont voté dans une large majorité la destitution du président de la République accusé de violation de la Constitution, entre autres, le non –respect du calendrier imparti sur la mise en place de la Haute Cour de Justice (HCJ).  En effet, sur les 125 votants 4 seulement ont voté contre. De fait, les deux-tiers des 151 députés que composent l’Assemblée, soit le chiffre de 101, exigés par la loi dans ce genre de vote sont largement atteints, voire, dépassés.

Mais, la HCC par Décision n°24-HCC/D3 du 12 juin 2015 et dans les dédales des « vu », des « entendu », des « considérant », etc, de subtiles astuces propres à déclencher le vertige pour le citoyen lambda, elle rejeta la motion de déchéance. Et le monsieur,  locataire d’Iavoloha, est sauvé. Mais attention, in extremis ! A partir de juillet 2015, à Ankatso dans l’enceinte de l’Université d’Antananarivo,  de violents affrontements s’éclatèrent entre les étudiants qui soutenaient les revendications de leurs enseignants membres du SECES et les éléments de l’Emmoreg. Ils ont arrêté et tabassé violemment Jean-Pierre, étudiant en première année en Lettre Malagasy, leader d’une association d’étudiants. Des photos postées sur You Tub ont circulé au monde entier à travers les réseaux sociaux. Il suffit de peu que ces mouvements des Prof et étudiants jumelés ne dégénéreraient en mobilisation nationale. Les Forces de l’ordre ont pu sauver la mise. Les récurrentes contestations des paysans, à l’instar de Soamahamanina, contre les occupations abusives de terrains par les Chinois ou les Indiens ou autres étrangers presque partout dans toute l’Ile faillirent se transformer en mouvements populaires à l’échelle nationale. Mais, là encore, l’Armée, la Gendarmerie et la Police ayant prêté mains fortes ont pu faire stopper l’élan. Devant la pertinence de la requête déposée par les 73DPC et eu égard des rapports de force qui prévalent, jusqu’à quand le Maître des céans d’Ambohidahy et les Hauts Conseillers qui l’entourent accepteraient-ils de voler au secours de cet indélicat locataire d’Iavoloha ? Pour leur part, les Forces de l’ordre ont fini par se démarquer.  Demain 1er Mai, Fête du Travail, Journée internationale consacrée à la conscientisation des problèmes relatifs au monde du travail. Certainement, une foule monstre de travailleurs et de …chômeurs vont se mobiliser pour fustiger l’échec du régime en termes de création d’emplois et de respect du minimum des droits et intérêts des salariés, fonctionnaires compris. La coupe est pleine ! Alors, pour qui sonne le glas ! Par définition, le glas est le tintement de sons cloches annonçant l’agonie ou la fin. Maintenant, les cloches tintent . Finie la …comédie, plie bagages et dégage ! On en a assez !

 Ndrianaivo

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Rencontre avec la population de Fandriana - Voahangy Rajaonarimampianina fait faux bond

Rendez – vous manqué entre la population de Fandriana et Voahangy Rajaonarimampianina. Prévue effectuer une visite dans le district de Fandriana dans le cadre de l’inauguration d’un Centre de Formation Professionnelle (CFP) pour les femmes, vendredi dernier, la Première Dame a finalement été absente.  Ce fut la Ministre de l’Emploi, l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle, Toto Lydia Raharimalala qui a fait le déplacement dans la localité pour inaugurer la nouvelle infrastructure dans le fokontany de Betombo Tsimialona (sud-est de la commune urbaine de Fandriana).

 

D’après les informations, le centre devait déjà ouvrir ses portes au mois d’octobre 2017 mais la cérémonie d’inauguration a été ajournée 6 mois après. Il s’agit d’un centre du même genre que ceux inaugurés par la « First Lady » à Tsimbazaza ou encore à Fianarantsoa. Alors que l’épouse du Président de la République était attendue de pied ferme par la population de Fandriana, elle a donc fait faux bond à cette rencontre.

Un comité d’accueil particulier 

Selon des sources locales, la population a pourtant réservé un accueil très particulier à la patronne d’Iavoloha. Sur les routes, des groupes de personnes munis de banderoles attendaient l’arrivée de la Première Dame. Contrairement aux messages d’allégeance auxquels s’attendent les délégations officielles en pareille occasion, ces citoyens affichaient leur soutien à la manifestation initiée par les 73 députés à Antananarivo et exigeait la démission du Président de la République, Hery Rajaonarimampianina et consorts. Un fait qui n’aurait sûrement pas été du goût de son épouse. 

Comme annoncé dans nos colonnes, la députée Mapar, Christine Razanamahasoa était également prévue venir à Fandriana à la même date que la Première Dame. Nous avons même prédit l’éventualité d’un face à face entre les deux femmes. Jointe par téléphone, l’élue d’Ambatofinandrahana nous a confié qu’elle était encore occupée par le combat mené aux côtés des autres « députés pour le changement » sur le parvis de l’hôtel de ville à Analakely. Elle a donc décidé d’annuler son voyage au dernier moment et d’envoyer une délégation sous la houlette de députés élus dans la région Amoron’i Mania, à l’instar de Hary Andrianarivo, député élu à Ambositra et non moins vice – président de l’Assemblée Nationale, et le député Razakamady.

 Sandra R.

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Appel des députés pour le changement - Grève générale des douaniers

Le mouvement des 73  députés vient de bénéficier d’un nouveau soutien de poids. Le Syndicat des employés de la douane (SEMPIDOU) a appelé à la grève générale ce mercredi. Ce puissant syndicat rejoint ainsi les députés du Changement qui ont lancé cet appel à la mobilisation générale. L’annonce de ce ralliement aux députés a eu lieu samedi dernier au parvis de l’Hôtel deVille d’Analakely lors de l’intervention de son président à la tribune. « Une grève générale sera menée dans tous les bureaux de la douane à partir de mercredi » a indiqué Herizo Andrianavalona Ramanambola, président du SEMPIDOU. 

 

Le syndicat des douaniers malgache qui déplore notamment les violations répétées de la liberté syndicale par le régime Rajaonarimampianina, a ainsi décidé de soutenir les députés qui exigent la démission du Président de la République. Le Président du SEMPIDOU de rappeler que les droits syndicaux n’ont jamais été aussi mis à mal que durant ce quinquennat. Pour les députés pour les changements ce ralliement est un soutien important pour faire pencher la balance en leur faveur. Notons que le syndicat compte plusieurs milliers d’adhérents à travers le pays. Les débrayages précédents du syndicat ont été suivis à 80 – 90% par les employés des douanes, et engendrés plusieurs milliards d’ariary de pertes pour le pays.  Après avoir pris position contre les agissements du pouvoir, le SEMPIDOU est donc le premier grand syndicat à joindre l’acte à la parole. Autre important syndicat, celui des magistrats de Madagascar était sorti de son mutisme en fin de semaine dernière pour condamner la répression armée contre la foule, la restriction des libertés de manifester et l’instrumentalisation de la justice. Le Syndicat des magistrats de Madagascar emboitera-t-il le pas au SEMPIDOU ? Quid également des autres syndicats de fonctionnaires ? Préféreront-ils réagir en dénonçant et en demandant au pouvoir actuel de plier bagage ou préféreront-ils se taire ? Aucours de la grande manifestation de samedi, qui avait réuni les simples citoyens et les associations entre autres, les députés pour le changement entendent renforcer le mouvement. A partir de cette semaine, il a été annoncé des descentes auprès des ministères. L’objectif est de venir libérer les travailleurs et les fonctionnaires empêchés de venir gonfler les rangs des manifestants à Analakely . Les agents de la Jirama seront les premiers sur la liste des députés. Le blocage de la machine administrative est en vue. 

L.R.

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Ndondolah sy Tahiry - Rendez-vous au Palais des sports ce 1er mai

Sûrement le rendez-vous le plus attendu de ce mois, voire de l'année. Le retour de Tahiry dans la Grande île est un événement qu'on peut dire national puisqu'un retour aux sources d'un artiste, qui a fait beaucoup pour la culture malagasy, est toujours considéré comme important à Madagascar tout comme dans les autres pays. Ndondolah sy Tahiry retrouvera le public ce mardi 1er mai au Palais des sports Mahamasina, dans le cadre de la célébration de leurs 25 ans de scène. Eh oui, un quart de siècle déjà pour ce groupe qui a su bercer toute une génération avec ses belles mélodies et malgré l'absence de Tahiry sur la scène nationale, depuis maintenant 7 ans. 3 albums à son actif plus un best of comme bonus, plusieurs tournées nationales et internationales, des fans dans tout Madagascar et à l'étranger, des tubes restant toujours dans le coeur des mélomanes... on peut dire que la carrière de la formation, déjà considérée comme grosse pointure dans le monde du showbiz, se résume au succès. 

 

Début

Pour ceux qui ne le connaissent pas, le groupe Ndondolah sy Tahiry s'est formé à Mahajanga vers 1998. Ndondolah, dont le grand-père travaillait au port de Mahajanga, a toujours effectué ses vacances dans cette partie de l'île. C'est d'ailleurs là-bas que Tahiry vivait à l'époque et c'est ainsi qu'ils se sont rencontrés. Bons amis depuis toujours, ils décident de former un groupe bien que ce fût le père de Tahiry qui était dans la même formation que Ndondolah auparavant. " Falifaly " puis " Kamboty fitia ", ces chansons qui ont contribué au succès du groupe étaient enregistrées quand il n'était que très jeune. Et les connaisseurs sauront très bien que côté vocal et style, le jeune homme qu'était Ndondolah a rapidement évolué en l'espace de quelques temps. " A l'époque, je me souviens avoir été encore jeune mais l'amour de la musique était toujours en moi. J'ai d'ailleurs commencé à écrire des chansons très tôt. A l'époqe de « Falifaly » et « Kamboty Fitia », j'avais encore une certaine immaturité au niveau de mon vocal mais ça s'est reglé au fil du temps ", raconte Ndondolah. 

Belle carrière

Depuis 1998, jusqu'à 2011, année où Tahiry a quitté le pays pour vivre en France, la formation n'a pas cessé de percer et d'être au sommet. " Depuis 2002 jusqu'en 2011, nous n'avons pas cessé de nous produire dans tout Madagascar. Des tournées nationales mais aussi des voyages à l'étranger. Salle comble à chaque fois, des inconditionnels qui chantent sans s'arrêter, on a eu la chance d'avoir une belle carrière ", continue Ndondolah. Le succès du groupe c'est peut être le fait qu'il prône toujours tout ce qui est joie de vivre et l'amour  dans toute sa splendeur. D'ailleurs, l'intitulé de ses albums en dit déjà long. " Falifaly ", " Izahay roa " et Ambiance ", ces opus qui restent toujours dans le coeur des Malagasy. Après le départ de Tahiry, Ndondolah a dû chercher une partenaire, pas pour remplacer Tahiry mais pour être tout simplement son duo. En réalité, Christinah et Lucia n'ont jamais remplacé Tahiry. Le groupe Ndondolah et Tahiry existe toujours et l'autre duo en est un autre. Raison pour laquelle ces dernières ont été invitées comme guest pour ce concert.

Des surprises

Pour en revenir au concert, c'est une occasion de revoir Tahiry dans toute sa forme. Arrivée au pays le 15 avril dernier, elle a déjà entamé les répétitions avec tout le groupe. Selon l'explication de l'organisateur, l'objectif est de faire revivre l'ambiance du passé et de passer des moments exceptionnels avec les fans qui ont sûrement déjà grandi avec le groupe. " Pour ce concert, nous avons invité les anciens musiciens du groupe depuis ses débuts jusqu'à maintenant. Ils joueront ensemble et feront en sorte de lâcher des mélodies incomparables. Les anciens danseurs seront aussi de la partie. Au total, ils seront une quarataine de personnes à monter sur la planche. Des invités seront aussi présents notamment Christianah connue avec la chanson « Ataoko mahita », Lucia ainsi que les Kopi Kole Ndondolah Tahiry. Evidemment, les meilleures chansons du groupe seront interprétées pour le plus grand bonheur de tous ", conclut Ndondolah. A noter que Tahiry restera un mois et demi dans la Grande île et profitera de son passage pour effectuer une tournée. Après Alakamisy, Moramanga et Antsirabe, d'autres dates sont prévues. En tout cas, le plus attendu de tous est le concert au Palais des sports Mahamasina pour ce mardi 1er mai. Des retrouvailles promettant des surprises à ne pas louper.

Tahiana Andrianiaina

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Accès aux médias publics - Un droit pour le pouvoir, une faveur pour l’opposition

La continuité de l’Etat est loin d’être le point fort des dirigeants successifs à la tête du pays. L’exception qui confirme la règle, c’est la privation des droits et avantages des opposants. De la première à la quatrième république, le « muselage », sous toutes ses formes, des adversaires reste le point commun des hommes au pouvoir. La plus grande forme de privation connue par tous se reflète au droit de parole dans les médias publics. Dans la foulée, le traitement inégal entre les informations et événements de l’Etat et ce de l’opposition.  Une pratique suivie à la lettre par ce régime de Hery Rajaonarimampianina bien que les deux  ministres de la communication qui se sont succédé au sein du gouvernement, Andrianjato Vonison et Rahajason Harry Laurent, viennent du milieu journalistique et connu par leur lutte pour la liberté d’information. Une fois assis sur le fauteuil ministériel, ils s’empressent pourtant de servir leurs employeurs au détriment des contribuables. Andrianjato Vonison est réputé par sa plaidoirie en faveur du code de la communication médiatisée controversée tandis que son successeur, à part ses frasques et menaces à peine voilée à l’endroit des journalistes privés, notamment ceux des organes de l’opposition, a fait parler de lui samedi en envoyant balader les 13 députés de Madagascar. Ces derniers se sont déplacés à la télévision malagasy, chaîne publique, pour demander un traitement égalitaire des événements du régime et de l’opposition ainsi qu’un temps d’antenne dans les audio-visuels de l’Etat.

Devant l’insistance de ces parlementaires, le directeur général de l’Office de la Radio et de la Télévision Malagasy (ORTM), le pauvre Johary Ravoajanahary, puisqu’il s’agit de lui, n’a fait que répéter les directives de son supérieur. Après un monologue de quatre années du régime Rajaonarimampianina, la TVM envisage d’offrir le plateau à l’opposition pour un débat contradictoire avec…les tenants du pouvoir. L’évocation de la ligne éditoriale des médias publics ne tient pas la route dans la mesure où leurs rôles c’est de livrer des informations « tous azimuts » aux auditeurs et téléspectateurs. Il a fallu cette manifestation populaire initiée par les députés du changement  à la place du 13 mai en effet pour que la télévision et la radio nationale traitent les informations de l’opposition. Les opposants seront –ils ainsi condamner à rééditer les mai 72, juin 91 et les troubles de 2002 et 2009 pour que les « patrons » des médias publics daignent ouvrir l’antenne aux opposants. Ce qui est indigne d’un pays et des dirigeants qui prônent la démocratie. 

Dommage et triplement dommage, que les dirigeants malagasy ne retiennent jamais les leçons du passé. C’est inimaginable que Jean Louis Mélanchon, Marine Le Pen  et les autres cliques du camp d’en face d’Emmanuel Macron quémandent une intervention sur la chaîne de France 2. Là bas, c’est un droit immuable, écrit ou non écrit, de l’opposition de se faire interviewer et donner leurs positions sur des sujets brûlants, politique, social ou économique. A Madagascar aujourd’hui, même diffuser les images d’Andry Rajoelina et Marc Ravalomanana est tabou à la TVM. Il suffit de citer le cas durant la cérémonie de béatification de Lucien Botovasoa à Vohipeno où ces deux anciens présidents susceptibles d’être les adversaires de Rajaonarimampianina aux futures élections ont été complètement ignorés par la chaine  nationale pendant la retransmission en directe ou dans les journaux télévisés.

Les journalistes professionnels malagasy, il en existe beaucoup,  des chaines publiques aspirent cette liberté d’appliquer leur savoir faire mais leur supérieur en l’occurrence le Ministre met son véto. Il fût un temps où des employés des médias publics ont créé un syndicat dirigé par le défunt Jean Félicien Ratefy pour se défendre face au diktat des employeurs. Mais depuis, beaucoup d’eau ont coulé sous le pont, sans que ce syndicat autonome  lève le petit doigt pour que le professionnalisme ait enfin sa place dans la presse publique. 

La rédaction

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By-Pass et Ambatolampy - 7suspects arrêtés avec d’énorme quantité de faux 10 000 ar

Le 27 avril, le nouvel homme fort de la Brigade criminelle, le commissaire Manahy Randrianirina, a déjà fait ses preuves. Avec l’aide des limiers de la BC1 et ceux du service anti-gang (SAG), son travail a débouché sur l’arrestation de 7 personnes incriminées pour affaire de contrefaçon fiduciaire, respectivement sur le By-pass et à Ambatolampy. Au moment de leur interpellation, les concernés avaient été en possession d’une énorme quantité de fausses coupures de banque de 10 000 ariary soit l’équivalent de 60 millions d’ariary. Tous les équipements ou autres matériels nécessaires à leur fabrication, ont été confisqués. 

 

Tout a démarré par un renseignement permettant à l’arrestation de 4 suspects  sur le By-pass. La Police les a surpris avec 30 paquets contenant 1 million d’ariary chacun de ces faux billets, soit donc 40 millions d’ariary. L’audition des 4 larrons a ensuite permis de démasquer leurs trois complices le même vendredi soir à Ambatolampy. Les machines ou autres matériels contrefacteurs ont été planqués dans une maison presque abandonnée et ayant deux portes d’accès.  Et preuves irréfutables, de nombreuses autres fausses coupures encore non découpées y ont été aussi cachées. Au fil de l’enquête, la Police a appris qu’elles seraient revendues à 3000 ar l’unité. Les 7 lascars travaillent  avec des démarcheurs, qui mettent ensuite en circulation ces faux-billets. Ces derniers sont injectés dans les marchés ou  dans les investissements  réservés dans l’achat d’articles d’exportation comme la vanille ou le girofle dans les régions. 

En l’espace de sept jours donc, la Police  a multiplié ses coups de filet. Rappelons à cet effet que les mêmes éléments du SAG et de la Brigade criminelle ont déjà arrêté 9 autres suspects et mis la main sur des faux 10 000 ar d’une valeur totale estimée à 10 millions ariary. A présent, 8 de ces individus croupissent en prison, à titre provisoire tandis qu’un seul a obtenu la liberté provisoire. 

Franck Roland