Les actualités à Madagascar du Dimanche 29 Mars 2020

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Ministère de l’Agriculture : 450 000 tonnes de riz bientôt disponibles sur le marché à compter de mi...

La récolte de riz dans les régions à forte production s’annonce bonne cette année. 

Lucien Ranarivelo, ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, rassure. En effet, « une prévision de production de l’ordre de 450 000 tonnes de riz blanc sera disponible sur le marché de la capitale à compter de la mi-avril. Elle provient des régions qui approvisionnent régulièrement en riz la ville d’Antananarivo. On peut citer, entre autres, l’Alaotra, Analamanga, le Vakinankaratra, Itasy, le Bongolava et le Menabe », a-t-il expliqué. 

Le riz de variété locale issu de la nouvelle récolte sera bientôt disponible sur le marché.

Stock suffisant. Et lui de rajouter que ce stock de 450 000 tonnes sera suffisant jusqu’à la fin du mois de juin de cette année. « L’autoconsommation des producteurs locaux n’y est pas comprise puisqu’il s’agit d’une estimation d’excédent de production dans ces régions concernées. En aucun cas il ne devrait y avoir de problème d’approvisionnement en riz du marché de la capitale », tient à préciser le ministre de tutelle. Pour le cas du Betsimitatatra, qui ravitaille également en riz la Ville des Mille, le ministre a enchaîné que seule une partie de la production est récoltée jusqu’à maintenant. Par ailleurs, il faut savoir que d’autres greniers à riz sont encore en train de préparer la campagne de production de la grande saison. Il s’agit notamment des régions de Marovoay et celles de la partie ouest  de la Grande île comme SOFIA, sans oublier la région à forte potentialité en riz du Bas-Mangoky. « On prévoit que la récolte rizicole provenant de ces régions s’étendra du mois de juillet au mois d’octobre prochain », a-t-il poursuivi. 

Aucune barrière économique. Parlant du ravitaillement en riz de la capitale, le ministre en charge de l’Agriculture reconnaît qu’il y a eu un excès de zèle auparavant, mais que maintenant aucune barrière économique n’est érigée. En revanche, « les collecteurs et les transporteurs ne devront pas faire  des abus en profitant de cette crise sanitaire qui prévaut dans le pays, surtout dans la capitale, pour augmenter les prix de ce produit de première nécessité. Nous collaborons avec le ministère en charge du Commerce pour le contrôle des prix de vente du riz sur le marché local, tout en tenant compte du prix de revient de ces acteurs », a conclu le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Lucien Ranarivelo. 

Navalona R.

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Gestion publique de l’état d’urgence : Transparency International et le Kmf-Cnoe réclament de la tran...

Les organisations de la société civile gardent bien les yeux grands ouverts sur la situation exceptionnelle décrétée par l’Etat dans le cadre de la lutte contre le coronavirus. Elles comptent demander des comptes après la crise.

« L’état d’urgence, pendant lequel l’Exécutif jouit de pouvoirs étendus assortis d’une surveillance réduite, ne doit pas être considéré comme une opportunité pour contourner la redevabilité ou pour faire l’impasse sur la transparence ». C’est en ces termes que Transparency International exprime sa vigilance dans le cadre de gestion de la lutte contre le coronavirus. Un long communiqué de deux pages a été publié, ce vendredi 27 mars, par la branche locale de cette organisation internationale qui milite pour la transparence et la redevabilité de la gestion publique. L’organisation met en garde l’Etat contre toutes formes de malversations dans le cadre de la crise de la pandémie. Elle va garder l’œil grand ouvert durant la situation exceptionnelle. « Le mouvement Transparency International , à travers ses sections disséminées dans le monde entier, se pose en sentinelle, traquant les risques de malversations, de corruption, de collusions et de mauvaises pratiques pouvant émerger de cette situation exceptionnelle » a souligné le communiqué. Ceci afin d’éviter, selon la déclaration, des erreurs qui pourraient renforcer les inégalités sociales autour du monde. Car en ces temps d’incertitudes sans précédent, le risque de capture des décisions publiques par des intérêts privés motivés par leur propre profit est omniprésent, et interpelle le mouvement. Et ces risques vont du détournement de financements destinés à la santé, à la conception de plans de sauvetage qui favorisent les industries et les entreprises proches du pouvoir, a-t-on indiqué. 

L’Etat ne devrait pas oublier les règles de l’orthodoxie dans la gestion publique, même si les dispositions prises dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire pourraient sortir du mécanisme habituel. La règle d’or est la transparence, rappelle ainsi les organisations de la société civile comme le Kmf-Cnoe. L’Etat devrait faire preuve de transparence dans la gestion des donations ainsi que sur les critères de sélection des couches vulnérables, réclame le Kmf-Cnoe. « Aujourd’hui et dans les prochains mois, la prise de décision politique doit être aussi ouverte, informée et transparente que possible » demande quant à lui le mouvement Transparency International. La situation actuelle « ne doit pas faire abstraction des règles de bonne gouvernance, ni faire fi de la transparence, de la redevabilité et de l’intégrité » a-t-on souligné. Les détenteurs de pouvoir doivent se rappeler, toujours selon Transparency International, que des comptes leur seront demandés une fois la crise passée.

Rija R.

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Combattre le COVID-19 : Un emprunt obligataire social record de trois milliards USD placé par la BAD

L’Afrique a besoin de trois milliards de dollars américains pour faire face à la pandémie du coronavirus. Face à ce besoin, la Banque africaine de développement (BAD) a placé un emprunt obligataire social d’un montant record, équivalent à cette somme.

Une opération historique, la plus importante émission obligataire sociale libellée en dollars américains à ce jour sur les marchés de capitaux. La BAD, notée triple-A pour sa performance financière, a levé un montant remarquable de trois milliards de dollars américains sur les marchés financiers internationaux, à travers un emprunt obligataire social destiné à atténuer les effets de la pandémie de COVID-19 sur la vie des populations africaines et les économies du continent. Cette émission obligataire sociale « Combattre le COVID-19 » a remporté un vif succès auprès d’investisseurs de premier plan, y compris les investisseurs socialement responsables. Elle a ainsi bénéficié d’un carnet d’ordres de très grande qualité de plus de 4,6 milliards de dollars américains. « Combattre le COVID-19 » est aujourd’hui le plus gros emprunt social libellé en dollars américains, ayant jamais été placé par un émetteur sur les marchés financiers internationaux. Il représente aussi le plus gros emprunt global de référence jamais émis par la BAD. L’émission porte un coupon de 0,75%, et une échéance de trois ans.

Les cas de patients infectés par le virus ont été lents à se manifester en Afrique, mais la pandémie se propage très vite.

Mesures audacieuses. Le Groupe de la BAD  prend des initiatives pour apporter des réponses flexibles visant à réduire les graves effets socioéconomiques de la pandémie de COVID-19 sur ses pays membres régionaux et sur le secteur privé africain. « Il s’agit d’une période critique pour l’Afrique, à un moment où elle doit relever les défis induits par le COVID-19. La BAD prend actuellement des mesures audacieuses pour soutenir les pays africains. Cette émission obligataire ‘COVID-19’ de trois milliards de dollars est la première partie de notre réponse globale qui fera l’objet d’une prochaine annonce. Cette émission est la plus importante obligation sociale jamais émise en dollars sur les marchés de capitaux. Nous sommes là pour l’Afrique et nous apporterons rapidement un soutien important au continent », a déclaré Akinwumi Adesina, président du Groupe de la BAD.

Urgence. Le montant record d’ordres pour cette obligation met en évidence le soutien des investisseurs dont jouit la BAD, selon les banques chefs de file de cette transaction. « L’épidémie du COVID-19 menaçant dangereusement l’Afrique, la BAD veut être à la hauteur de ses énormes responsabilités et déployer des fonds pour aider et préparer les populations africaines en contribuant à l’accès à la santé et à la totalité des autres biens, services et infrastructures essentiels », a estimé Tanguy Claquin, le Responsable mondial « Sustainable banking », du Crédit agricole CIB. Les cas de patients infectés par le virus ont été lents à se manifester en Afrique, mais le COVID-19 se propage rapidement et a contaminé près de 3 000 personnes dans 45 pays, mettant sous forte pression des systèmes de santé déjà fragiles. Des milliards de dollars sont nécessaires pour venir en aide aux pays africains touchés par la pandémie. Des mesures d’urgence ont déjà été lancées par les pays, allant dans certains cas jusqu’à l’arrêt des activités économiques, afin de freiner la propagation du virus. Partout dans le monde, des entreprises sont fermées et les travailleurs sont rentrés chez eux, ce qui a eu pour effet de perturber les chaînes d’approvisionnement, le commerce et les voyages, et d’entraîner l’économie mondiale vers la récession.

Antsa R.

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Crise économique liée au coronavirus : Des mesures spéciales recommandées par Dr Rakoto David, PCA du CREM

L’Etat doit intervenir pour aider le secteur privé à surmonter la crise actuelle, engendrée par les mesures de confinement et la fermeture des frontières, selon Dr Rakoto David, président du conseil d’administration du Cercle de réflexion des économistes de Madagascar (CREM) 

Le coronavirus (COVID-19) infecte actuellement 159 pays sur 198, dont 39 pays d’Afrique, et Madagascar figure désormais parmi ces pays. La propagation et l’évolution de cette maladie est  dommageable, surtout pour l’Afrique, malgré les mesures prises de confinement, d’isolation des cas suspects, d’interdiction de regroupements religieux ou sportifs et de fermetures d’écoles. En ce qui concerne Madagascar, 43 cas positifs sont actuellement confirmés [le 29 mars à 12h], et des mesures strictes ont déjà été prises par le gouvernement pour y faire face, avec l’ouverture officielle du Centre opérationnel de commandement COVID-19 le 23 mars 2020, qui a pour mission de coordonner les différentes mesures à appliquer afin de maîtriser la propagation de cette pandémie à Madagascar. Face à la situation actuelle, le CREM ne peut pas rester les bras croisés, selon son PCA, Dr Rakoto David. Cette association entend apporter ses réflexions pour le cas présent et sur ce qui nous attend dans un futur proche, surtout d’un point de vue économique. En effet, cette pandémie aura sûrement des répercussions socioéconomiques à cause du blocage de la mobilité des personnes, de la fermeture des aéroports, de l’annulation des évènements sportifs, de la fermeture des magasins, etc. Selon le PCA du CREM, le rôle de l’Etat va s’intensifier pour sauver des vies et appuyer le secteur privé et les professions libérales, qui seront les plus touchés. Des financements supplémentaires seront alors nécessaires dans un avenir proche. Les États-Unis ont annoncé le déblocage de 2 000 milliards de dollars américains pour faire face à la situation, et l’ONU, par le biais de son Secrétaire Général, a appelé le G20 – les 20 pays les plus riches – à mettre de côté 10% de son Produit Intérieur Brut (PIB) pour aider l’Afrique, qui aura besoin d’un financement d’au moins 3 000 milliards de dollars américains. 

Situation grave. À Madagascar, la pandémie n’a certes pas encore frappé de plein fouet l’île. Toutefois, ses répercussions pèsent déjà sur l’économie du pays, très dépendante des importations. « Le tourisme, qui enregistre désormais 100% d’annulation des clients internationaux, est le secteur le plus affecté jusqu’à présent. Et la fermeture totale des frontières depuis jeudi 19 mars pour un mois ne devrait pas améliorer la situation ces prochaines semaines. Les représentants des industries malgaches ont appelé les autorités à l’aide. Certaines sont en rupture d’approvisionnement depuis plusieurs semaines. D’autres craignent la faillite suite aux mesures de confinement recommandées. Les industriels enjoignent l’État à faire un geste en urgence envers les entreprises pour éviter la faillite et les licenciements massifs », décrit le représentant du CREM. Les industries de transformation comme les zones franches (textile), les plus pourvoyeuses d’emplois,  tournent au ralenti depuis plusieurs semaines. Pour fonctionner, elles ont besoin de fournitures, d’intrants, alors que leur fournisseur principal est la Chine. Des industries sont déjà en train de mettre en place le chômage technique et c’est normal, car elles produisent pour l’export à partir de matières premières  importées de Chine, donc il y a forcément des répercussions sur notre économie. 

Recommandations. Le secteur privé malgache fait face à une situation d’urgence et l’Etat doit l’aider à résister au maximum à la baisse d’activité, voire à la récession quasi inéluctable, selon l’économiste Dr Rakoto David.

Dr Rakoto David, PCA du CREM.

Selon lui, « voici quelques pistes de réflexions :

– Mettre en place un fonds spécial pour contrer la maladie et renforcer nos systèmes de santé. Ses sources proviennent des dividendes perçues par l’Etat auprès des institutions financières comme les assurances, la CNaPS ; mais aussi de la valorisation de nos ressources naturelles, des transferts de fonds envoyés par les migrants, des contrats de programme ‘Output Based Aid’ (OBA) de la Banque mondiale par exemple.

 

– Décalage de paiement de tout ce qui est dû à l’Etat au niveau fiscalité.

 

– Donner du pouvoir d’achat en réduisant les impôts IRSA, IR de 20% à 10%. Ainsi, le salarié disposera de 10% de son salaire, auparavant retenu pour l’État, sans que l’entreprise n’augmente les salaires. Une classe de consommateurs moyens apparaîtra.

 

– Rétablir l’équité. En faisant profiter aussi le peuple des surprofits réalisés par les pharmacies et autres entreprises en situation de monopole.

 

– Organiser la production et la vente des produits agricoles, des produits finis locaux, par la conception de centrales d’achats, d’approvisionnement. »

 

Bien que le coronavirus représente actuellement un danger sanitaire, le PCA du CREM soutient que l’Etat doit déjà penser aux impacts économiques, pour minimiser les dégâts causés par cette crise, et assurer la relance, une fois que ce fléau sera terminé.

Recueillis par Antsa R.

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Madagascar Coronavirus, 28.03.2020. 43 cas confirmés au total à midi

43 no isan’ireo olona voaporofo fa misy ny otrik’aretina Covid-19, ka ny 10 amin’izy ireo no manana ireo fisehoany feno. Hatreto kosa aloha dia tsy misy olona matin’ny coronavirus covid-19 eto Madagasikara na iray aza.

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Filoha Andry Rajoelina, 29 mars 2020. Nanatontosa ny adidiny amin'ireo Mahery Fo teny amin'ny Mausolée

Noho ilay coronavirus mandripaka maneran-tany ka anisan'izany ny Nosy malalan-tsika Madagasikara ity, dia faran'izay tsotra tokoa ny fahatsiarovana ny andron'ny 29 marsa 1947 tamin'ity taona 2020.

Izany anefa tsy nanakana ny Filoham-pirenena Andry Rajoelina nanatontosa ny adidiny amin'ireo Mahery Fon'ny Tanindrazana malagasy, tetsy amin'ny Mausolée avaratr'Ambohitsaina.

Ary izao ny nambaran'ny Filoha Andry Rajoelina tao amin'ny pejiny Facebook ofisialy, androany 29 marsa 2020 :

Lova napetrak’ireo mahery fo ho antsika ny fitiavan-tanindrazana. Tsaroantsika mandrakizay izy ireo sy ny ady natrehiny.

Ary ankehitriny dia anjarantsika indray izao ny maneho firaisankina sy fitiavan-tanindrazana manoloana ny ady ataontsika. Ho an’ny Tanindrazana!”.

Ity manaraka ity kosa no nosoratany tamin'ny teny frantsay ao amin'ny kaontiny Twitter :

Jeannot RAMAMBAZAFY

29 Marsa 2020

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Football - Futur équipementier des Barea - Une mascarade honteuse de la fédération nationale

Espérons que le coronavirus permettra à la fédération malagasy de football (FMF) de prendre du recul avant de signer un contrat avec l’équipementier qu’elle a choisi pour la sélection nationale, Barea de Madagascar. Engagée sur deux fronts au niveau international cette année, éliminatoires de la CAN 2021 au Cameroun et qualification au Mondial 2022 au Qatar, la sélection nationale malagasy a un honneur à défendre suite à sa belle prestation à la CAN 2019 et une image à soigner. Vu l’engouement de la population locale et la diaspora malagasy  ainsi que les amateurs mondiaux du ballon rond envers les Barea, ces derniers entrent de plain-pied dans le cercle très fermé des « produits de Madagascar à grande consommation et  vendables à l’étranger ». Un atout envié par certaines fédérations africaines mais que l’équipe actuelle de la FMF n’exploite pas à bon escient. Sinon comment expliquer cette mascarade qu’elle effectue actuellement et relative  au choix du futur équipementier des Barea. Grande fut en effet la surprise d’entendre qu’aucune des grandes marques sportives n’a daigné répondre  à l’appel à manifestation lancé par la FMF, hormis MACRON. Là il y a certainement une faille au niveau de la commission marketing de la FMF qui n’a pas effectué un tour de table auprès des équipementiers de renom tels que Nike, Adidas, Puma et bien d’autres avant de lancer l’opération. Une démarche effectuée pourtant par le club des partenaires avant la campagne égyptienne des Barea mais que le comité de normalisation avait abandonnée pour des raisons ignorées alors que les négociations avec Nike étaient sur la bonne voie… Il a fallu l’intervention du président Ahmad aidé par Telma pour sauver la sélection malagasy d’une honte assurée à sa toute première phase finale d’une coupe d’Afrique des Nations. Garman apparait pour la première fois sur le marché malagasy en habillant l’équipe des Barea et semble lui porter chance. Et autre bévue  de la FMF, elle lance un appel à manifestation d’intérêt et pourtant la sélection malagasy est encore liée avec cet  équipementier providentiel jusqu’à la fin de l’année en cours. Et pire, Garman, à l’instar des grandes marques citées, n’a pas été consultée par la FMF. Si ce n’est pas de l’ingratitude, Dieu que ça y ressemble.Et dans cette saga honteuse, la FMF a jeté son dévolu pour habiller une équipe nationale quart de finaliste de la CAN 2019 par une société inconnue au bataillon, Le Cercle byTed. Cette société malagasy dénommée Ted Holding, créée au mois d’octobre dernier, en se référant à ses activités dans le registre commercial, est loin d’être pourtant un équipementier. « Création, distribution, vente et importation d’habillements » sont entre autres les activités de cette société qui fait miroiter à la fédération des royalties de 2,5 millions d’euros dès la première année du contrat. Soit un chiffre d’affaires de plus 10 millions d’euros en un an dans la mesure où elle projette d’offrir 25% de ristourne à la FMF…Face à ce choix inconcevable de la FMF, un membre éminent du comité d’évaluation aurait démissionné. Il s’agit de Justin Randriatsoaray, basé en France et  que le président de la FMF avait nommé conseiller  auprès de l’instance nationale. Celui-ci ne veut pas être complice de cette mascarade qui ne peut que nuire à l’image du football local et des sélections nationales et a préféré rendre son tablier. Justin Randriatsoaray s’est dit choqué par le choix de la FMF en apportant sur le plateau ses arguments pour désapprouver cette décision du comité.  Une personnalité connue dans le milieu footballistique malagasy ayant aidé la sélection nationale auparavant, Justin Randriatsoaray aurait décelé l’inexpérience de TED Holding dans le domaine et son nouveau titre farfelu d’équipementier.Cette démission devrait en principe faire réfléchir la FMF avant de prendre la décision et de signer avec cette société à qui les membres du comité d’évaluation des offres, parmi lesquels ne font partie ni l’entraineur de la sélection ni les représentants des joueurs, ont pourtant attribué leurs meilleures notes.Il est temps que la FMF retrouve la raison et cherche un vrai patron responsable qui saura trouver le vaccin pour éradiquer le virus qui la ronge depuis des mois…Rata

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Coronavirus - 43 cas identifiés à Madagascar

18 cas confirmés en deux jours. Une semaine après la déclaration du Président de la République, Andry Rajoelina, concernant la première contamination à la maladie du coronavirus dans notre pays, le nombre de personnes infectées s’élève actuellement à 43. Et rien que le week-end dernier, l’Institut Pasteur de Madagascar (IPM) a identifié 18 cas positifs dont 11 détectés le samedi. Selon le Professeur Vololontiana Hanta Marie Danielle, porte-parole du Centre de commandement opérationnel Ivato (Covid-19), hier lors du dernier rapport récapitulatif à la Télévision nationale malagasy (TVM), deux d’entre eux représentent des sujets contacts, c’est-à-dire des individus infectés par des cas importés, notamment les passagers des derniers vols. « 10 parmi les 43 individus présentent des symptômes c’est-à-dire qu’ils sont fiévreux, atteints de toux sèches et ressentent de la fatigue avec quelques courbatures. Par contre, 3 personnes testées positives rencontrent des difficultés respiratoires, mais elles sont surveillées de près », a-t-elle précisé. Et d’ajouter « qu’au niveau mondial, 80 % des personnes contaminées en sortent saines et sauves. Les 15 % montrant des symptômes ne sont pas encore en danger. Quant aux 5 % restants, ils constituent les cas critiques requérant  le service de réanimation. Une statistique qui démontre qu’il est possible de combattre ce virus, une fois que toute la population respecte les mesures d’état d’urgence - notamment le confinement », rassure la porte-parole du Centre de commandement opérationnel. Premier cas en provinceSamedi dernier, le locataire d’Iavoloha a annoncé le premier cas provincial identifié à Madagascar. Dans la Région de Menabe, plus précisément à Morondava, une femme faisant partie des derniers passagers arrivés à l’aéroport International Ivato a été testée positive au coronavirus. D’après ses explications, Andry Rajoelina a indiqué la prise en charge de cette patiente par une équipe médicale afin de voir l’évolution de son état de santé. En ce qui concerne les tests effectués aux passagers se trouvant à Majunga, ils se sont tous révélés négatifs, a-t-il certifié. Quant aux autres Régions ayant identifié des cas suspects dont Fianarantsoa, les résultats des analyses vont être connus ce jour, a affirmé le Président de la République.  En outre, deux sujets contacts sont actuellement déclarés positifs au Covid-19. Dans son intervention à la TVM samedi dernier, le Chef de l’Etat a révélé le passage d’un touriste  contaminé ayant séjourné à Madagascar du 13 au 19 mars et qui se trouve actuellement dans un état grave en France. Au cours de son parcours en commençant par l’hôtel Trois Métis sis à Antaninandro, la galerie Lys à Antanimora, Au coin du foie gras situé à Behenjy, l’Atelier de recyclage d’aluminium et Au rendez-vous des pêcheurs (Ambatolampy), il a contracté le virus à son chauffeur et à son guide touristique. Ce touriste français a également visité le marché d’Asabotsy et le Royal Palace à Antsirabe, Grace Lodge à Andasibe, le parc Andasibe, l’Hôtel Diamant et l’Ecole communautaire de la Gendarmerie à Moramanga, Le Combava, Chez Luc et l’Air France (Zone Zital à Ankorondrano). « Nous avons déjà identifié les personnes étant en contact direct et indirect avec ce touriste pour pouvoir effectuer des tests », a révélé le Chef de l’Etat. K.R.

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Effet coronavirus sur la nature - Les émissions de CO2 en chute libre

Un point positif. Plus de trois milliards de personnes se retrouvent auujourd’hui en confinement, un peu partout dans le monde. Une mesure tout autant bénéfique pour la santé de tous mais plus particulièrement pour la nature en général. Cette pandémie marque en effet une vraie pause pour la nature, et ce, presque dans le monde entier. Avec le confinement, la circulation et les activités humaines ont particulièrement été réduites dans les grandes villes polluées. Effectivement, dans les quatre coins du monde, la situation est la même : les usines sont fermées, les rues devenues presque désertes et les aéroports à l’arrêt. La fumée sortant des échappements des voitures et des motos, sans oublier celle émise par les industries ont drastiquement diminué, entraînant une chute spectaculaire des émissions de CO2. Selon les chiffres publiés par le Centre de recherche sur l’énergie et l’air pur (CREA), les émissions de dioxyde de carbone de la Chine, le plus grand pollueur du monde, ont chuté de 25 %, soit 200 millions de tonnes en moins par rapport à la même période en 2019. Et ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres. Pour Madagascar, à Antananarivo et Toamasina, parmi les villes les plus polluées du pays, une semaine de confinement a déjà permis une nette amélioration de la qualité de l’air. Les gens souffrant de difficultés respiratoires le ressentent déjà. La réduction des voitures circulant dans la Capitale y contribue grandement. Les quartiers les plus pollués d’antan comme Analakely, Soarano ou encore Ambohijatovo se retrouvent désormais les plus respirables vu l’inexistence des bouchons ou des ordures dans tous les coins de rue. Solution durableToutefois, selon les spécialistes, ce repos ne peut être une réponse au réchauffement climatique, au contraire. A court terme, les effets de la baisse d’activités sont bien évidement une bonne nouvelle pour le climat. Sur le long terme, cela pourrait être un désastre, dans la mesure où une fois la crise passée, toutes les économies feront tout pour se redresser et rattraper le retard pris en début d’année. Une étape indéniable, comme après chaque crise dans l’histoire moderne. De ce fait, quand les activités humaines reviendront à la normale, leurs effets néfastes sur l’environnement pourraient être d’autant plus importants. Il ne faut pas oublier que des pays ont d’ores et déjà prévu des plans de relance pour différents secteurs, notamment pétrolier, minier mais aussi aérien qui, d’après eux, sont les plus touchés. La recherche de solution durable pour préserver notre environnement doit ainsi continuer car le changement climatique pourra être destructeur, autant que cette pandémie.   Rova Randria

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Détection rapide du COVID-19 - L’Institut Pasteur va former les biologistes malagasy

L’Institut Pasteur de Madagascar (IPM) va former des biologistes malagasy pour permettre de multiplier les tests visant à détecter le coronavirus. L’annonce a été faite en marge d’une réunion entre les dirigeants de l’IPM avec le Président de la République de Madagascar Andry Rajoelina samedi dernier.  Actuellement 150 à 200 analyses par jour sont possibles. Avec la formation de ces nouveaux biologistes, l’Etat estime que le nombre d’analyses quotidiennes pourrait être triplé voire quadruplé, a indiqué le Chef de l’Etat au cours de sa quotidienne allocution télévisée sur la TVM samedi dans la soirée. « Après cette formation, des cliniques mobiles seront mobilisées à travers la Grande île pour que les tests soient accessibles à tout un chacun », a déclaré Andry Rajoelina. Il affirme que le matériel nécessaire sera importé incessamment pour lutter contre la maladie. Le Chef de l’Etat annonce en outre que les kits de test rapide du coronavirus seront déployés dans les Régions. Il précise que ces dispositifs sont surtout utiles pour détecter le virus chez les personnes qui l’ont contracté depuis plus de 7 à 14 jours. Notons que le Président de la République de Madagascar Andry Rajoelina a effectué une descente auprès de l’IPM samedi dernier. Le Chef de l’Etat a tenu à constater de visu le processus de réalisation des tests effectués au laboratoire de l’IPM pour le dépistage du coronavirus. Durant cette descente, le directeur général de l’Institut Pasteur de Madagascar, Professeur André Spiegel a réaffirmé la fiabilité des résultats des analyses réalisées au sein de leur laboratoire. Le processus et les résultats sont conformes aux protocoles internationaux en vigueur.  L’IPM a également certifié que le nombre de cas déclarés symptomatiques et asymptomatiques au niveau du Centre de commandement opérationnel, COVID-19 , correspond exactement aux données émanant  de l’IPM. Pour rappel, les analyses pour le dépistage du coronavirus sont faites dans le cadre strict des procédures et des normes de la santé publique. L’Institut Pasteur réalise les analyses conformément aux prélèvements reçus de la part des agents de la santé, selon la procédure définie par le ministère de la Santé publique, les autorités malagasy et l’Organisation mondiale de la santé. Notons que le Président de la République Andry Rajoelina s’est plié à un test du coronavirus samedi dans la matinée. Un test qui s’est avéré négatif.La Rédaction

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Association Fitia - Les personnes âgées privilégiées

Ces deux derniers jours ont été marqués par des actions sociales réalisées par l’association Fitia. La Première dame Mialy Rajoelina a mobilisé son équipe pour être au chevet des personnes vulnérables. Faisant suite à la promesse présidentielle de soutenir les personnes âgées, en collaboration avec la Direction des actions sociales auprès de la Présidence de la République, ladite association s’est ralliée avec le ministère de la Population ainsi que la Commune urbaine d’Antananarivo pour distribuer des aides à près de 10 000 personnes âgées. Outre les 25 kilos de riz, d’autres produits de première nécessité, à savoir de l’huile alimentaire, sucre, bougies, boîtes de sardine, légumineuses, lait et savon, ont été offerts gracieusement. « Le couple présidentiel se préoccupe des personnes âgées dont la plupart d’entre elles prennent encore le risque de sortir pour trouver de quoi manger en cette période de confinement face à la propagation du coronavirus », précise l’association Fitia. Outre le passage dans le cinquième et le sixième Arrondissement, samedi dernier, les personnes déployées se sont déplacées du côté d’Avaradrano, notamment à Ambohimangakely, Alasora, Sabotsy-Namehana et Ankadikely. En parallèle, les transporteurs en commun accompagnés de leurs aides, ainsi que les chauffeurs de taxi ont également reçu leur part dès samedi dernier et dont la distribution dure encore trois jours. Près de 10 000 personnes dont 5 000 taximen vont bénéficier du plan d’urgence sociale annoncé mardi dernier par le Chef d’Etat à la Télévision nationale malagasy (TVM). Avec la participation de ladite association, assistée par des acteurs du transport à Madagascar, le maire et son épouse sont venus en personne pour assurer la bonne organisation des opérations au parvis de l’hôtel de ville, Analakely.K.R.

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Football- Eliminatoires - CAN 2021 Hery Bastien la nouvelle recrue

Impatient de rejoindre les siens. Hery Bastien, l’international malagasy qui évolue comme milieu offensif de Linfield  FC en Irlande, est la nouvelle recrue de Nicolas Dupuis, sélectionneur national pour renforcer ses effectifs en vue des éliminatoires de la CAN 2021 et la qualification au Mondial 2022. « J’ai ressenti une immense tristesse quand j’ai appris  que le match Madagascar – Côte d’Ivoire était reporté. Mais c’est une sage décision que la CAF avait prise vu le contexte sanitaire que le monde traverse actuellement. La santé des gens passe avant tout. C’est une priorité absolue », tel est le propos de Hery Bastien. Il vient de décrocher son passeport malagasy après avoir été prouvé par l’administration qu’il a un lien de parenté originaire du pays. Et même son nom de Hery en dit plus. « Je brûle d’impatience d’endosser le maillot de l’équipe nationale malagasy et de monter sur le terrain pour la première fois avec les Barea », avoue-t-il. Et d’ajouter «  nous avons déjà une bonne équipe. C’est à moi d’apporter mon plus avec mes talents et mes expériences pour gagner ma place au sein de l’équipe ».Hery Bastien est au courant que tout un peuple compte sur lui et des milliers de fans le suivent déjà sur les réseaux sociaux. Des gestes émouvants pour le nouvel international malagasy. « Tout cela me touche profondément. Je ferai tout mon possible pour satisfaire les attentes des amoureux du foot malagasy », réplique-t-il.Quant aux éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2021, il a ajouté que « Nous devons gagner des points pour confirmer notre première position. Mais il faut entamer match par match pour aller le plus loin possible. Nous avons de très bons joueurs qui évoluent dans des grandes équipes. Ce sont des joueurs talentueux et qui ont du potentiel. Nous allons réunir ces atouts pour atteindre cet objectif  ». Ce dernier continue ses entrainements pour maintenir la forme malgré le confinement.Elias Fanomezantsoa

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Plan d’urgence sociale - Vers une réorganisation du « Tsena Mora »


Prix d'assaut. La population s'est précipitée vers le « Tsena Mora » en cette période de confinement. En effet, les produits de première nécessité (PPN) y sont proposés à bas prix comparé au marché local. Le riz s'achète à 1 000 ariary le kilo tandis que l'huile est vendue à 3 000 ariary le litre. Cependant, les responsables ont annoncé ce samedi la fermeture temporaire de ce marché. Il est difficile de gérer les acheteurs vu qu’ils sont nombreux. Les règlements sanitaires ne sont pas par conséquent respectés alors que le pays se trouve dans une période d’urgence sanitaire. « Nous annonçons à tous nos clients que le « Tsena Mora » sera suspendu dans les six Arrondissements ainsi que dans les Communes environnantes, notamment Atsimondrano, Avaradrano et Ambohidratrimo. On doit respecter les règlements sanitaires comme la distanciation sociale d’un mètre, la prise de température et le lavage des la main avec du savon. Il faut que chacun protège sa vie autant que celle des autres », annonce le responsable. Les équipes du « Tsena Mora » entament en ce moment une réorganisation de la vente pour réapprovisionner en toute sécurité la population.Il faut rappeler que le Président de la République a déjà préconisé une nouvelle stratégie pour mettre un peu d’ordre durant la vente de ces PPN. Il a par exemple réfléchi sur un service de livraison à domicile. « Un représentant de chaque foyer dépose son carnet au Fokontany et les équipes de " Tsena Mora " pourraient se charger de la livraison. Mais cette stratégie reste encore difficile vu que les gens vont encore se précipiter pour déposer leur carnet dans les points de vente », avance-t-il. Les abonnés, de leur côté, proposent une organisation comme dans les grandes surfaces où l’on entre cinq par cinq. A Moramanga, les chefs de Fokontany ont aligné les acheteurs en une rangée, tout en respectant les distances préconisées. On espère qu’il en sera de même dans la Capitale. Dans tous les cas, l’organisation dépend à la fois des acheteurs et de chaque « Fokontany ». Les responsables auprès des « Tsena Mora » affirment toutefois que les points de vente continueront d’ouvrir leurs portes cette semaine. Solange Heriniaina

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Lutte contre la propagation du virus - « Toutes donations sont les bienvenues »

Le nombre de personnes infectées par le coronavirus ne  cesse de croitre. La lutte contre sa propagation nécessite un élan de solidarité nationale. Toutes les aides et les donations de la part de tout un chacun sont les bienvenues a souligné le ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, Tianarivelo Razafimahefa.Le coronavirus gagne du terrain dans le monde entier. Sa vitesse de propagation est élevée. Madagascar ne fait pas exception. Le nombre de personnes infectées par ce virus ne cesse de croitre. Le dernier chiffre dévoilé par le Centre de commandement opérationnel COVID -19 Ivato est de 43 cas diagnostiqués par l’Institut Pasteur de Madagascar. Outre les cas importés, il y a parmi ces personnes infectées des cas contacts.La lutte contre la propagation du coronavirus ne constitue pas la seule affaire des gouvernants. Il ne s’agit pas d’une lutte isolée du Centre de commandement opérationnel COVID- 19 Ivato. Il ne s’agit pas de la seule lutte du personnel médical appuyé par les Forces de l’ordre. Il s’agit d’une lutte de tous les citoyens malagasy résidant à Madagascar ou à l’étranger. La contribution de tout un chacun dans cette lutte est donc la bienvenue a soutenu hier le ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, Tianarivelo Razafimahefa.Les dons et les contributions de chaque citoyen seront centralisés au Centre de commandement opérationnel COVID- 19 Ivato a expliqué le ministre. Elles seront gérées en bon père de famille, uniquement dans le cadre de cette lutte. Il a partagé au public une contribution des plus exceptionnelles lors de son intervention dans les ondes publiques et privées. Un homme de près de 80ans a effectué une donation de la somme en nature de 2 millions d’ariary, a-t-il affirmé. Selon les explications du généreux contributeur, il aurait pu utiliser cette somme pour la construction de sa maison. Mais pour le moment, la priorité est la lutte contre ce coronavirus, a-t-il expliqué.Les contributeurs peuvent également apporter leur contribution par chèque a ajouté le président du Centre de commandement opérationnel COVID- 19 Ivato Tianarivelo Razafimahefa. Un compte spécial à cet effet a été ouvert auprès du Trésor public. Aussi, les contributeurs peuvent adresser leur chèque au nom du Receveur général. D’ailleurs, il remercie les contributeurs et donateurs dans le cadre de cette lutte. Il a spécialement adressé ses appréciations à ceux et celles qui respectent les consignes de confinement et de sécurité sanitaire. Ce sont les premiers contributeurs dans le cadre de la lutte contre la propagation du virus, a-t-il souligné.Le ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation n’a de cesse de rappeler aux habitants de la Région Analamanga, de Toamasina I et II de rester chez eux. « Rester chez vous », a-t-il insisté. Il a ajouté que « tous les citoyens sont priés de respecter les consignes de la part de l’Exécutif en cette période d’urgence sanitaire.

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29 mars 1947 - Une sobre commémoration au mausolée !

Confinement oblige. La menace de propagation du coronavirus a obligé le régime à émettre plusieurs interdictions dont la tenue de rassemblement sous n’importe quelle forme. Les évènements officiels ne font pas exception à ces nouvelles dispositions prises depuis maintenant plus d’une semaine. En cette 73ème année de commémoration du 29 mars 1947 qui marque la lutte pour la libération menée par les nationalistes, l’Etat a misé sur une cérémonie en toute sobriété. Par conséquent, aucune célébration majeure n’a été organisée dans les autres régions du pays. Néanmoins, un hommage aux martyrs de cette lutte historique pour la libération durant la période coloniale a été effectué. Hier, le Président Andry Rajoelina a procédé au traditionnel dépôt de gerbes au mausolée sis à Avaratr’Ambohitsaina à l’honneur des victimes de cette période sombre mais importante de notre histoire. Une cérémonie simple, silencieuse et dépourvue de discours, qui a vu la présence d’un nombre très restreint de représentants issus des autorités militaires dont le ministre de la Défense nationale, Léon Richard Rakotonirina, le ministre de la Sécurité publique, Roger Rafanomezantsoa, et le Secrétaire d’Etat chargé de la Gendarmerie auprès du ministère de la Défense nationale, Richard Ravalomanana. L’heure est au patriotismeMalgré l’absence de cérémonie solennelle, cette journée devra être mise à profit pour appeler au patriotisme de chaque citoyen malagasy. Etant donné le contexte de crise sanitaire que traverse le pays au même titre que le reste du monde, l’heure est pour tout un chacun de prouver  son réel attachement au pays et à tous les autres compatriotes. Depuis l’annonce des premiers cas du COVID-19 à Madagascar, le Président Andry Rajoelina ainsi que les membres du Gouvernement enchaînent les appels à l’endroit des citoyens pour rester confinés à leur domicile. Un geste simple qui permettra de lutter efficacement contre la prolifération de ce dangereux virus.Malgré tout, quelques récalcitrants semblent encore faire de la résistance par inconscience ou par pure mauvaise foi. Il faut pourtant savoir que le défaut de maitrise de la propagation du coronavirus provoquera une hécatombe pour un pays sanitairement et économiquement vulnérable comme Madagascar.Sandra R.

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OIT. Le COVID-19 met en évidence la fragilité de nos économies

Tel est le constat sans fard du Directeur général de l’Organisation internationale du Travail (OIT), Guy Ryder, à Genève, le 27 mars 2020, à la Tribune de bienvenue des leaders du G20. Voici l'intégral de son discours.

 

" Les conséquences de la pandémie du COVID-19 sur le plan humain vont bien au-delà de la réponse déterminante à apporter sur le plan médical. C’est notre avenir dans sa globalité qui est aussi en jeu, au niveau économique, social et en matière de développement. Notre réponse doit être urgente, coordonnée et à l’échelle mondiale et nous devons venir en aide immédiatement à celles et ceux qui en ont le plus besoin.

 

Quel que soit le lieu de travail, quelle que soit l’entreprise, que ce soit au niveau de l’économie nationale ou internationale, toute action efficace doit être fondée sur le dialogue social entre les gouvernements et ceux qui sont en première ligne: les employeurs et les travailleurs. Ceci afin que les années 2020 ne ressemblent pas aux années 1930. L’OIT estime que jusqu’à 25 millions de personnes pourraient se retrouver au chômage et prévoit une baisse du revenu des travailleurs allant jusqu’à 3 400 milliards de dollars.

 

Cependant, il apparaît déjà clairement que ces chiffres puissent sous-estimer la force de l’impact. Cette pandémie met en évidence de manière impitoyable les failles profondes au sein du marché du travail. Les entreprises de toutes tailles ont déjà cessé de produire, en réduisant les horaires de travail et en licenciant du personnel. Beaucoup d’entre elles vacillent et menacent de s’effondrer au fur et à mesure que les magasins et les restaurants ferment leurs portes, que les vols et les réservations d’hôtels sont annulés et que les entreprises passent au télétravail.

 

Souvent, les premiers à perdre leur emploi sont ceux dont le travail était déjà précaire comme les vendeurs, les serveurs, le personnel de cuisine, les bagagistes et les employés des services de nettoyage. Dans un monde dans lequel seule une personne sur cinq peut bénéficier d’indemnités de chômage, les licenciements constituent une véritable catastrophe pour des millions de familles. Comme peu de personnes ont droit à des congés-maladie rémunérés, les soignants et le personnel assurant les livraisons – sur lesquels nous comptons désormais tous – sont souvent contraints de continuer à travailler même lorsqu’ils sont malades.

 

De même, dans les pays en développement, celles et ceux qui travaillent à la pièce, les travailleurs journaliers et les commerçants du secteur informel font souvent face à une pression identique simplement pour gagner de quoi se nourrir. Or, nous serons tous victimes de cet état de fait. En effet, non seulement cela aggravera la diffusion du virus mais, à plus long terme, cela amplifiera de manière grave le cycle de la pauvreté et des inégalités. Cependant, nous avons une chance de sauver des millions d’emplois et de firmes si les gouvernements agissent de manière décisive pour assurer la continuité des opérations des entreprises, éviter les licenciements et protéger les travailleurs vulnérables.

 

Soyons-en certains, les décisions prises aujourd’hui conditionneront la santé de nos sociétés et de nos économies pendant des années. Des politiques fiscales et monétaires expansionnistes sans précédent sont essentielles afin d’empêcher le ralentissement à grande vitesse actuel de se transformer en une longue récession. Nous devons absolument nous assurer que les gens disposent de suffisamment d’argent pour finir la semaine, ainsi que celle d’après. Il faut donc faire en sorte que les entreprises, source de revenus pour des millions de personnes, puissent rester à flot durant ce fort ralentissement afin d’être en mesure de redémarrer dès que les conditions le permettront.

 

Nous aurons particulièrement besoin de mesures ciblées pour les travailleurs les plus vulnérables, notamment les travailleurs indépendants, ceux à mi-temps ou en intérim qui pourraient ne pas pouvoir bénéficier d’allocations chômage ou d’une couverture sociale et qu’il est donc plus difficile d’atteindre. Au moment où les gouvernements tentent d’infléchir la courbe ascendante de la maladie, nous avons besoin de mesures spécifiques pour protéger les millions de personnes représentant le personnel soignant (la plupart étant des femmes) qui risquent quotidiennement de mettre en péril pour nous leur propre santé.

 

De même, les routiers et les marins qui livrent des équipements médicaux ainsi que d’autres produits essentiels doivent être convenablement protégés. Le télétravail offre des possibilités nouvelles au personnel de continuer à travailler et aux employeurs de poursuivre leur activité pendant la crise. Cependant, le personnel doit pouvoir en négocier les modalités afin de garder un équilibre avec d’autres responsabilités comme la garde des enfants, celle des personnes malades et des personnes âgées et, bien évidemment, pour prendre soin d’eux-mêmes.

 

De nombreux pays ont déjà mis en place des mesures de relance sans précédent afin de protéger leur population et leur économie. Afin d’optimiser l’efficacité de ces mesures, il est essentiel que les gouvernements travaillent avec les organisations d’employeurs ainsi qu’avec les syndicats dans le but de trouver des solutions pratiques pour assurer la sécurité des personnes et la protection des emplois. Cesmesures comprennent des aides aux revenus, des subventions salariales et des indemnités temporaires en cas de licenciement pour ceux qui occupent un emploi formel, des crédits d’impôts pour les travailleurs indépendants et un soutien financier pour les entreprises.

 

Cependant, outre des mesures robustes au plan national, une action décisive au niveau multilatéral doit constituer la clé de voûte de la réponse internationale à cet ennemi planétaire. Le sommet virtuel extraordinaire du G20 de ce 26 mars sur la réponse au COVID-19 constitue l’occasion d’enclencher cette réponse coordonnée. En ces temps si difficiles, je me souviens d’un des principes inscrits dans la Constitution de l’OIT: La pauvreté où qu’elle existe constitue un danger pour la prospérité de tous.

 

Cette phrase nous rappelle que, dans les prochaines années, l’efficacité de notre réponse à cette menace existentielle devra être jugée non seulement par rapport à l’ampleur et à la rapidité avec laquelle des fonds auront été injectés ou à la vitesse de la courbe du redressement, mais aussi par rapport à ce qui a été entrepris pour les plus vulnérables d’entre nous "./.

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29 mars 1947 : Une insurrection tuée dans l’œuf à Diégo-Suarez

Dès le mois de décembre 1946, certains membres de MDRM de Diégo-Suarez ont organisé une campagne anticoloniale dans plusieurs zones rurales de la partie septentrionale de l’île. Cependant, l’organisation est rapidement étouffée par les autorités locales. Par conséquent, bon nombre de membres du parti politique nationaliste sont poursuivis et condamnés à des peines variant de 15 mois à 3 ans de prison au mois de janvier 1947. Pour autant, les différentes arrestations n’ont pas intimidé ceux en liberté. Ainsi, comme dans toutes les villes de Madagascar, un soulèvement a été prévu le 29 mars 1947 dans la ville de Diégo-Suarez. L’information se répand dès le 24 mars. 

Une insurrection avortée

A Diégo-Suarez, la mission d’organisation est confiée à Joël Sylvain, envoyé depuis Tananarive par la société secrète JINA. Celui-ci est arrivé dans la ville le 22 février 1947. Une réunion a été organisée chez Ratsimbazafy Bernard. La consigne était claire, attaquer le camp militaire de Lazaret. Les membres du JINA ont élaboré des plans d’attaque, avec neuf zones concernées : pyrotechnique, Sakaramy, Joffre-ville, Oreangea, camps Mehomas, Andranobozaka, marine nationale, direction d’artillerie, Lazaret. Ces zones sont les garnisons françaises et sont des points stratégiques qu’il faut à tout prix déstabiliser. Chaque secteur est dirigé par des anciens militaires et tirailleurs malgaches comme le sergent Maporisa, le sergent chef Randevo, l’adjudant Bola, le caporal Jaotombo Eugène, le sergent Danisaona et le Sergent chef Rabe Théodore. 

Selon le plan, vers 22h il devait y avoir un rassemblement de 1 500 personnes vers la route d’Anivorano pour piller le magasin d’armes de Lazaret vers 23h. Ensuite, les insurgés se sont donnés rendez-vous au Stade Municipale. Ils attaqueront après la caserne de Tanambao, dépôt de munition de la Pyrotechnie et le Quartier Mehouas. En cas de succès, le comité directeur devait lancer un appel à la radio pour annoncer la prise de la ville et proclamer l’indépendance. 

Les trente « courageux »

Les insurgés se sont heurtés à des grosses difficultés. La présence des chefs de canton fidèles à la France a empêché les insurgés de la campagne d’accomplir leur mission. A Diégo-Suarez, au point de rassemblement il n’y avait qu’une cinquantaine d’hommes sur les 1 000 prévus. Cela a jeté automatiquement un certain froid et découragement. Une vingtaine d’hommes ont renoncé et ont lâché les armes. Mais les trente « courageux » ont tenté d’aller jusqu’au bout. Sous la direction de l’adjudant Lekolony et de Raminoarisoa, ils se sont dirigés vers Lazaret. Le caporal chef Michel Rakotozafy, se servant des fonctions de sergent pendant que les officiers français dormaient profondément, rassembla les tirailleurs de la campagne comme pour faire un exercice de nuit, et leur a fournit des armes. Ces derniers ont été envoyés au fur et à mesure vers la brousse voisine où les attendaient Lekony et Raminoarisoa. Pourtant, le sergent de garde comorien Soilihi Mba était éveillé et a entendu le bruit. Il alerta donc les militaires français. 

Organisée avec hésitation, l’insurrection du 29 mars à Diégo-Suarez a été tuée dans l’œuf. Malgré l’échec de l’insurrection, le régime colonial a fortement réprimé les membres de MDRM et de la CGT à Diégo-Suarez et à Anivorano-Nord. 

Iss Heridiny

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Cinéma : « Tavela » à voir en confinement

Extrait d’image du film-documentaire de Geoffrey Gaspard, « Tavela »

Le film-documentaire à petit budget « Tavela » de Geoffrey Gaspard a été publié le 27 mars sur Youtube à cause de la situation qui prévaut à Madagascar. Le cinéaste ne s’en excuserait presque pas, d’après ses propos, « en tant que cinéaste, je ne devrais pas faire cela mais le système cinématographique n’existe pas encore à Madagascar ». Livrer ainsi un produit gratuitement ayant nécessité 50 euros soit près de 200 000 ariary, soit environ le salaire minimum, sur une plateforme quasi libre, est donc un acte tout aussi culturel. Mais quand on voit les premières images de ce documentaire, il est difficile de croire que cette œuvre n’a nécessité que 200 000 ariary. 

Si c’est le réalisateur qui l’a dit, c’est que sans doute vrai. La caméra de Geoffrey Gaspard, un « franco-malgache-indien » comme il se définit, s’immerge dans le monde du « morengy ». Ce sport de combat traditionnel malgache dont les pugilistes d’Antsiranana sont réputés être les champions du pays. Les premières images annoncent déjà le caractère cristallin de la photographie. Des images limpides, dignes d’un appareil haute définition. L’histoire surprend par ses personnages simples, joyeux, concentrés… un tempérament qui semble baigné la ville du nord. Si le film est déjà sorti dans les salles en janvier, sa diffusion au grand public ne s’est fait ainsi que récemment. 

Pour faire une visite de la ville la plus propre de la Grande-île, avec le regard d’un franco-malgache-indien, il suffit d’avoir une bonne connexion et de taper « Tavela », signifiant K.O dans le jargon de ce sport, sur Youtube.

Maminirina Rado

 

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67 ha : Une femme arrêtée pour outrage et rébellion 

Le vendredi 27 mars vers 15h30, des policiers ont arrêté une femme pour outrage et rébellion dans le quartier des 67 ha. Propriétaire d’un bar dans la localité, cette dernière n’a pas respecté les dispositifs mis en place pour la lutte contre la propagation du coronavirus. Les regroupements sont interdits et il y a des heures prescrites pour l’ouverture des lieux de commerce. Vers 15h, le bar recevait encore des clients. Sommée de fermer les portes de son établissement, la femme a refusé d’obtempérer tout en proférant des propos outrageux à l’endroit des éléments des forces de l’ordre. Elle est allée jusqu’à inciter ses clients à se soulever contre eux. Selon les informations, la propriété du bar a déjà été avertie les 20 et 21 mars. Cette décision prise par la police nationale est fortement louable et elle sera suivie dans d’autres quartiers de la ville d’Antananarivo. D’autant plus que le président du Centre de commandement opérationnel pour la lutte contre le COVID-19, le ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, a déjà annoncé l’application stricte de toutes les dispositions pour l’effectivité du confinement des 15 jours, dicté par le président de la République Andry Rajoelina. 

T.M.

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Fampijanonana ny olona any an-trano : Navoaka mihitsy hiambina ireo be di-doha, ny alikan’ny zandary

Tsy vazivazy intsony izy ity ! Maro amin’ireo olona mantsy no mihevitra fa mbola sangisangy ny zava-misy eto an-toerana, hoy ny Lehiben’ny ivon-toerana fibaikona amin’ny ady amin’ny valan’aretina Coronavirus eny Ivato. Araka izany dia nandray fepetra mifanaraka amin’izay ihany koa ireo mpitandro filaminana, entina hampijanonana ireo olona any an-tranony sy tsy hivoaboaka intsony eny an-dalana, raha misy antony mazava. Miha henjana hatrany izany fepetra izany raha ny hita aloha hatreto. Ambonin’ny sakana isan-karazany eny an-dalana mantsy, ny fisavàna etsy sy eroa izay tsy vitan’ireo mandeha fiara ihany fa hatramin’ireo mpandeha tongotra ihany koa, dia fantatra fa navoaka ary naparitaka eran’ireo faritra mbola be olona ireo alika mpitsongo dia maromaro eo anivon’ny «brigade cynophile » avy etsy amin’ny Ivon-toerana fiofanana manokan’ny zandary (CFS). « Mbola misy tadiny ireo alika ireo aloha hatreto » hoy ny filazan’ny tompon’andraikitra ambony iray, ao amin’ny tambazotra sosialiny. Izany hoe, mbola fampitandremana aloha, ho an’ireo olona mafiloha tsy mety hijanona any an-tranony. Fa tsy maintsy ho avy ny andro hanasaziana amin’izay, ho an’izay mbola mikiry hatrany sy tsy mety manaraka ny fepetra raisina. Ho an’ny mpitandro filaminana sasany aza, raha ny voatantaran’ny olona sasany ao anaty tambazotra sosialy ao dia misy tonga hatramin’ny fikapohana mihitsy ireo olona mbola mandehandeha eny an-dalana tsy misy antony. Marihana fa noraisina ity fepetra, tsy fahazoana mivoaka ny trano ity mba hisorohana ny fiparitahan’ilay valan’aretina « coronavirus » sy ho fitsinjovana ny aintsika tsirairay. Tsiahivina mantsy fa efa tafakatra 28 isa ireo olona mitondra ity otrik’aretina ity, raha ny voalazan’ny fampitam-baovao ofisialy hatramin’ny sabotsy tamin’ny iray ora atoandro teo.

m.L