Les actualités à Madagascar du Dimanche 28 Juin 2020

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Jeu d’échecs - Fy Rakotomaharo, toujours après ses rêves

Fy Rakotomaharo est un prodige des jeux d’échecs malagasy. En effet, dès l’âge de 10 ans il a été sacré champion de Madagascar. Actuellement âgé de 20 ans, c’est un joueur d’échecs ayant un titre de Maitre international. Malgré les palmarès se trouvant sur son tableau de chasse, le chemin à parcourir reste encore long pour ce jeune maître malagasy. Son plus grand rêve est de devenir Grand maître international (GMI) à ce sport qu’il a pratiqué depuis l’âge de 7 ans. Déjà titulaire d’un titre, il lui manque deux pour devenir un vrai Grand maître international, il doit encore réaliser deux normes GMI.

 

Aujourd’hui, Fy étudie en France et vole de ses propres ailes sans l’aide de personne ni de l’Etat malagasy pour porter haut le fanion national. A chaque tournoi international dans lequel il participe, d’Allemagne en Russie jusqu’au Canada, il porte le titre de Madagascar, mais il paie de ses propres moyens tous les frais de déplacement. Hormis sa vie estudiantine, il donne des cours d’échecs à des particuliers pour gagner sa vie.

Il est licencié au club de Clichy Echecs 92 de 2013 à 2019 puis au club de Mulhouse Philidor depuis 2019. Fy Rakotomaharo est également membre d'un club allemand nommé Bad Mergentheim depuis 2016.

Il a  également à son actif de nombreuses participations et de bons résultats sur les tournois dans toute la France et les pays avoisinants. A brève échéance, son projet est de s’inscrire aux 2 grands tournois de GMI qui se dérouleront en Serbie, fin juillet.

« Si je m’entraine déjà 3 heures quotidiennement en solo pour parfaire mon niveau, travailler avec un entraineur durant au moins 8 heures par semaine reste nécessaire. Je dois également participer à beaucoup de tournois de GMI ou open avec la participation des très forts joueurs pour parvenir à augmenter ma performance ELO ».

 Et d’ajouter « C’est donc pour cela que je demande un petit coup de pouce de votre part. Tout soutien quel qu’il soit me sera d’une grande aide et je suis convaincu que chaque petit coup de pouce me rapprochera un peu plus du titre de Grand maître international ».

Recueillis par E.F.

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Cadres de police étrangers - Une jeune Malagasy s’en sort major

Une femme d’exception ! C’est ce que l’ambassade de France à Madagascar, dans sa page Facebook, qualifie le commissaire de police Hanitriniaina Ramiliarisoa. Celle-ci est sortie major de la 71è promotion des Cadres de police étrangers (CPE) de l’Ecole nationale supérieure de police (ENSP) France, située à Saint-Cyr au Mont d’Or, à Lyon. Leur cérémonie de sortie de promotion s’est tenue le 26 juin dernier. « Nous étions 16, dont 3 femmes, à suivre la formation initiale des commissaires de police pendant  10 mois. J’étais la seule Malagasy de la promotion », nous a-t-elle informés.  Selon ses dires, lors d’une interview avec l’ENSP France, obtenir le titre de major de promotion constitue un immense honneur et une grande fierté que la jeune commissaire attachera plus à son pays.  

 

La formation des CPE de l’ENSP France a été enrichissante pour la jeune commissaire malagasy. « Cette formation m’a donné une plus grande ouverture d’esprit grâce à la découverte de la manière dont les autres font leur police. Grâce aux expériences françaises et africaines en termes de lutte contre l’insécurité que j’ai eu le privilège de découvrir durant cette scolarité. Toutes les informations que j’ai amassées ici me permettront d’avoir plus de recul dans tout ce que j’entreprendrai une fois que je reprendrai mon service au pays », lance-t-elle. « Je citerai particulièrement la gestion rationnelle des ressources humaines. Chacun, homme ou femme, a des atouts et des compétences qu’on peut valoriser dans tous les aspects de la lutte contre la délinquance. Dans un pays comme le nôtre où les effectifs manquent, ces atouts et compétences sans exception ni discrimination sont à valoriser et à développer impérativement. Je citerai aussi le domaine de la formation qui est le passage obligé pour acquérir ces compétences. Etant donné qu’on est en pleine phase de réforme de la formation chez nous, je pense pouvoir y imbriquer quelques idées à mon retour : une formation inclusive, l’adaptabilité des modules, l’anticipation, la proactivité, l’importance des pratiques, etc. », ajoute la  femme commissaire.

Ancienne journaliste, de la rubrique faits divers, auprès du quotidien « AoRaha », le commissaire Ramiliarisoa a ensuite intégré la Police nationale en 2015. « Après avoir suivi deux années de scolarité à l’ENSP de Madagascar, j’ai été nommée commissaire de police en mai 2017. J’ai occupé successivement le poste de chef de cabinet adjoint puis de chef de cabinet à la direction des ressources humaines pour ensuite être mutée au poste de chef de service central de la gestion de carrière et des avancements au sein de la même direction en 2019. Avant cela, j’ai été journaliste. Côté cursus académique, j’ai un master en droit privé, diplôme avec lequel j’ai participé au concours de recrutement d’élève commissaire de police à Madagascar. Je suis également la vice-présidente du bureau national de l’association des policières et des épouses des policiers (FIVAPOVA) à Madagascar », a-t-elle livré lors de ladite interview. Bientôt de retour à Madagascar, la jeune commissaire occupera un poste que sa hiérarchie déterminera.

Recueillis par Patricia Ramavonirina

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Pandémie de coronavirus - Les gens de mer ne peuvent pas rentrez chez eux

A rude épreuve. Depuis que le coronavirus est devenue une pandémie, c’est grâce à la continuité des activités du transport maritime que le monde n’a manqué de biens indispensables à son quotidien. Effectivement, au cours de ces derniers mois, navires et marins professionnels ont navigué sans cesse pour acheminer à bon port différents produits, notamment des nourritures, médicaments, équipements de tout genre, et surtout des appareils médicaux et nombreuses autres marchandises répondants aux besoins incessants et prioritaires de tous habitants de la planète. Toutefois, pour pouvoir approvisionner le monde, les marins ont dû faire des sacrifices en mettant à rude épreuve leur santé physique mais aussi morale. A titre d’exemple, ils n’ont pas pu rentrer chez eux au cours des derniers mois.

Et pour cause, les navires rencontrent aujourd’hui des difficultés au niveau du remplacement de leurs membres d’équipage. « Le secteur maritime rencontre actuellement de nombreux problèmes, notamment pour effectuer des changements au niveau des membres d’équipage mais aussi pour dispenser des soins médicaux à ceux qui sont malades ou blessés. Avec la situation actuelle, autoriser les membres d’équipage à descendre à terre n’est pas une décision facile à prendre, surtout que le secteur fait face à l’impossibilité d'assurer l'approvisionnement ou le rapatriement de ces personnes », a rapporté Kittack Lim, secrétaire général de l’Organisation maritime internationale (OMI), à l’occasion de la Journée des gens de mer », célébrée le 25 juin dernier, dans un message personnel.

Pour remédier à tous ces problèmes, l’OMI a donc pris contact avec tous les Etats membres, du moins pour faciliter les différentes procédures administratives et autres. « Les Etats membres sont priés de reconnaître tous les gens de mer comme des "travailleurs-clés", ainsi que de supprimer tout obstacle à l'obtention des documents et de lever les restrictions nationales aux déplacements afin que les marins puissent rentrer dans leurs foyers au terme de leur contrat et rejoindre leur famille respective », a-t-il soutenu. 

Pour leur part, les autorités malagasy rattachées au secteur maritime ne cessent de se concerter pour trouver les solutions convenables à ces problèmes. « Les discussions entre les parties prenantes s’enchainent afin de permettre le remplacement des marins malagasy à bord des navires à l’étranger et le retour à Madagascar de certains d’entre eux qui sont en attente de rapatriement depuis des semaines voire des mois actuellement. En tout cas, le remplacement des marins de nationalité malagasy à bord des navires de grande pêche pouvant rejoindre à moindre risque les zones portuaires de Madagascar est actuellement possible. Les employeurs qui souhaitent procéder ainsi peuvent déposer les demandes y afférentes auprès de l’Agence portuaire maritime et fluviale (APMF) », a déclaré Joël Randriamandrato, ministre des Transports, du Tourisme et de la Météorologie.

Bientôt, cette procédure sera étendue pour le cas des marins malagasy travaillant à bord des navires à l’étranger. Ainsi, celle relative au rapatriement des marins en confinement hors du pays sera également disponible.

Rova Randria

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Covid-19 - L'heure est grave pour la Région d'Analamanga

319 nouveaux cas confirmés en une semaine. Du 22 juin jusqu'à hier, le Centre de commandement opérationnel - Covid-19, sis à Ivato, a comptabilisé 319 nouveaux cas positifs pour Analamanga, sans compter les 105 personnes infectées qui ont été déclarées vendredi dernier et dont la localisation n'a été précisée. Et c'est au cours des dernières 48 heures que 140 cas confirmés parmi eux ont été annoncés officiellement. La situation s'annonce inquiétante pour la Capitale. Et ce, d'autant plus que deux autres patients viennent de succomber, faisant un total de 4 décès.

 

Pour la Commune urbaine d'Antananarivo (CUA), des quartiers tels que Soavimasoandro, Anjanahary, 67 Ha et Isotry constituent des foyers épidémiques du coronavirus. De plus, des zones périphériques comme Itaosy, Ivato ou encore Alakamisy-Fenoarivo où quelques élèves ont été testés positifs, sont également infectées par le virus. Cela fait environ 14 semaines et trois jours que Madagascar a enregistré des cas de contamination au Covid-19. Et c'était à partir du 11 mai dernier que les nouvelles contaminations ont fortement augmenté. Le pic du nombre de cas positifs a été enregistré durant la semaine dernière avec 409 individus ayant contracté le virus en 7 jours.

D'après les statistiques, la ville des mille redevient l'épicentre du coronavirus. Paradoxalement, le nombre d'indisciplinés devient de plus en plus nombreux. Les marchés hebdomadaires pour la vente des friperies et des produits agricoles, ainsi que les gargotes et les restos-bars attirent une masse populaire très tôt le matin jusqu'à une heure assez tardive. Parallèlement à cela, une négligence au niveau des consignes préventives se constate également. Pour certains, le port du masque ne représente pas d'intérêt. Nombreux le portent à l'envers ou le rangent dans leur poche. Pire encore, ceux qui les utilisent évitent de les passer au lavage. D'autres mettent leur masque, non par crainte d'être contaminés mais juste pour éviter la répression des Forces de l'ordre. Pour une commerçante opérant à Analakely, elle se sent à l'abri de la contamination rien qu'avec la prise du Covid-Organics (CVO) à titre préventif.

Cependant, comme le docteur Charles Andrianjara, directeur général  de l'Institut malgache des recherches appliquées (IMRA) l'a bien souligné, afin de maintenir la propagation du Covid-19 avec plus d'efficacité, la prise de ce remède traditionnel doit impérativement s'accompagner des gestes barrières sanitaires dont le port obligatoire du masque et la distanciation sociale d'un mètre.  « N'étant pas un bouclier, le CVO ne repousse en aucun cas la pénétration du coronavirus à travers le nez et la bouche par le biais de gouttelettes respiratoires expulsées par le nez ou la bouche d'une personne malade qui tousse, éternue ou parle. Ainsi, une fois que le virus atteint ces portes d'entrée, minime soit-il, les analyses en laboratoire le détecteront sans aucun doute », a-t-il précisé.

Contrairement à Toamasina, la Région d'Analamanga n'a programmé aucun dépistage massif de cas contacts. Or, une hausse considérable des porteurs du virus persiste. Selon le Professeur Vololontiana Hanta Marie Danielle, porte-parole du CCO - Covid-19, Madagascar n'a réalisé qu'une centaine de tests par jour avec l'Institut Pasteur de Madagascar, le seul laboratoire d'analyse opérationnel au début de l'épidémie. « Désormais, ils sont quatre, à savoir l'Institut Pasteur de Madagascar (IPM), le Centre d'infectiologie Charles Merieux (CICM), le Centre hospitalier universitaire Joseph Ravoahangy Andrianavalona  (CHU- RJA) et le Laboratoire d'analyses médicales malagasy (LA2M) à travailler de concert. Les responsables ne se limitent plus à des cas restreints mais élargissent leurs dépistages à tous les individus présentant des symptômes classés suspects, liés au coronavirus », a-t-elle souligné.

K.R.

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Ambohimahasoa - Un farouche défenseur de la sécurité sauvagement assassiné

« … Lui régler définitivement son sort ! ». C’est ce que les proches d’Alain Rakotobe, alias Radidy, la quarantaine, ont qualifié du comportement de ceux qui l’ont assassiné, samedi après-midi dernier à Ambohimahasoa. En effet, ce quadragénaire, et non moins chef de famille,  fut plutôt  connu comme ayant été un farouche défenseur de la sécurité dans la Commune rurale de Manandroy où il résidait. « Au village, lors d’un raid des dahalo, Radidy n’hésite pas souvent à s’opposer par la force aux assaillants. C’est ce qui s’était d’ailleurs produit samedi dernier, bagarre qui lui était malheureusement fatale », déplore le frère de la victime.

 

Samedi après-midi dernier, des bandits qui auraient sûrement attendu le moment opportun pour régler son sort à leur adversaire, l’ont  assassiné en faisant feu sur lui avant de lui poignarder. L’agression est survenue à l’entrée de sa petite Commune où la victime allait rejoindre son foyer après avoir effectué quelques achats à Ambohimahasoa.

Transporté d’urgence dans un centre de soins, le malheureux n’a pas tenu le coup et a succombé avant même que les médecins n’aient pu tenter quoi que ce soit pour le sauver. «  Sur son corps, les plaies laissées par les impacts des balles ainsi que d’autres encore occasionnées par les coups de couteau, sont trop importantes », confie le proche du défunt.

A ce dernier de déplorer également que les agresseurs auraient été identifiés, depuis longtemps. De plus, ces derniers auraient maintes fois menacé de tuer le quadragénaire. Mais que les agresseurs peuvent circuler librement, faute de plainte, ni action judiciaire permettant de les épingler. Enfin, notre interlocuteur de s’adresser au dirigeant du pays pour qu’il se penche sur le sort de l’épouse et des enfants du défunt du fait des menaces qui pèseraient également sur ces derniers.

Franck R.

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Plan Marshall - Intensification de la main-d’œuvre pour une condition de vie améliorée de la population

Asphyxiée dans son ensemble. L’économie de Madagascar est paralysée à cause de la crise sanitaire. Pour ne citer que le taux de croissance économique, cet indicateur tourne autour de 0,8 %, soit 4,7 points en deçà de la prévision dans la loi de Finances initiale (LFI) 2020 qui était de 5,5 %. L’Etat se lance actuellement dans une politique de relance économique à travers le plan Marshall. Ce dernier consiste à promouvoir les grands travaux de construction dans les différentes Régions. Nous avons rencontré Jean Michel Rakotomanana, directeur général du Centre de recherches, d’études et d’appui à l’analyse économique à Madagascar (CREAM), un département rattaché au ministère de l’Economie et des Finances, afin de faire une analyse de la politique publique, notamment les projets d’investissements publics du Gouvernement durant cette période de crise. Interview.

 

La Vérité (+) : La crise sanitaire a paralysé l’économie de Madagascar. Comment pourrait-on la relancer dans les plus brefs délais ?

Jean Michel Rakotomanana (-) : A court terme, l’investissement public et privé ainsi que l’ouverture économique déterminent principalement la croissance économique. D’après notre étude, la croissance économique est une fonction positive de ces deux variables. Une augmentation de 10 % des investissements publics entrainerait un accroissement du Produit intérieur brut (PIB) réel aux alentours de 0,71 %, et de 1,6 % pour une même hausse de 10 % des investissements privés.

 (+) : Le Chef de l’Etat a récemment annoncé le plan Marshall. Ce projet d’investissement public est-il donc une bonne stratégie pour riposter à la crise ?

(-) : En effet, l’initiative prise par l’Etat dans l’adoption du plan d’urgence multisectoriel, entres autres la mise en place du plan Marshall visant notamment les grands travaux de construction dans différentes Régions comme les infrastructures routières, écoles, campus universitaires, hôpitaux, est une réponse plus appropriée pour relancer l’économie.

Il faut savoir que l’investissement est jugé comme un moteur de croissance, dans la mesure où il arrive à engendrer plus de production et créer dans la plupart du temps des emplois. En plus, l’accroissement des dépenses en matière d’investissements publics, plus particulièrement dans la réalisation des grands travaux d’infrastructures, stimulent l’investissement privé par effet d’entraînement.

(+) : Comment va-t-on mettre en œuvre ces grands projets d’infrastructures pour qu’elles améliorent les conditions de vie de la population ?

(-) : Actuellement, il est préférable pour l’Etat de recourir à des activités « Argent contre travail » sous le système de Haute intensité de main d’œuvre (HIMO) afin d’améliorer les conditions de vie des populations les plus vulnérables. Cette approche consiste à employer le maximum de personnes dans la réalisation des projets d’infrastructures au niveau de chaque Région. On a souvent tendance à investir dans les équipements lors des grands travaux, alors que l’intégration HIMO s’avère plus bénéfique, surtout pendant les périodes de crise. Cette stratégie permet d’offrir un travail aux personnes en chômage. D’après une analyse comparative sur les modes de réalisation des infrastructures, l’utilisation de l’approche HIMO procure au moins deux fois plus d’emplois directs et indirects que celle de Haute Intensité d’Equipement (HIEQ). De plus, elle consomme moins de devises et est beaucoup moins chère (cinq fois et demi moins chère pour les routes, 55 % moins chère pour les bâtiments et trois fois moins coûteuse pour les périmètres irrigués).

(+) : La crise sanitaire a permis de réaliser l’importance des infrastructures sanitaires. Comment pourrait-on mobiliser plus de ressources à l’avenir afin de limiter la dépendance au financement extérieur ?

(-) : Nous ne pouvons pas nier le fait que Madagascar reste encore très dépendant des fonds venant de l’extérieur. En 2015, la contribution du Gouvernement malagasy aux dépenses de santé s’élève à 28 % et les bailleurs de fonds ont contribué à hauteur de 72 %. Alors que l’accélération de la mise en place de la Couverture de santé universelle (CSU), dans l’atteinte des objectifs de développement durable, nécessite la mobilisation des ressources appropriées du Gouvernement. L’Etat peut dans ce cas prendre un dispositif sous forme d’allocations annuelles ou d’impôts réservés à la santé. En mobilisant des ressources, le Gouvernement répartit les coûts en assurant la participation des concitoyens. Il faut que cela se fasse aussi de façon plus équitable, afin d’éviter de faire basculer certaines populations dans la pauvreté.

Propos recueillis par Solange Heriniaina

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Retransmission télévisée du défilé du 26 juin - Que les fautifs s'excusent !

Colère noire. La majorité des Malagasy se disent choqués par les coupures intempestives des images du défilé marquant la célébration du 60e anniversaire de l'indépendance de Madagascar à Analakely. Etat d'urgence sanitaire oblige, une poignée de personnalités  assistaient à cette cérémonie, le reste de la population de la Capitale ou de Madagascar espérait suivre dans son intégralité le défilé militaire sur les deux chaines de télévision, la Télévision nationale (TVM) et Viva. Mais grande était la déception avec cette coupure sans cesse des images obligeant les deux journalistes-animateurs de la TVM, Griffine Bakoliniaina et Baby Stephan à intervenir pour meubler le vide. Pire, même le discours du Président de la République, Andry Rajoelina, a été en grande partie coupé par cette défaillance technique qui dépasse tout de même l'entendement.

 

Pour une fête « inédite », la colère des contribuables s'avère compréhensible et justifiée. Ces derniers qualifient la bavure de manque de professionnalisme flagrant et d'incompétence tout en demandant des excuses publiques des fautifs. La TVM, une parmi les entités pointées du doigt, n'a pas tardé à apporter ses explications. Dès la veille de la diffusion en direct de la cérémonie, le Dg de l'Office de la radio et télévision malagasy (ORTM) a tenu à préciser dans un communiqué vu sur la page Facebook de la TVM que cette dernière ne fait que réceptionner et diffuser les images . Ce qui veut dire que la TVM ne s'est pas occupée de la régie, soit la prise de vue et la réalisation sur place. C'était également le cas, selon le Dg de l'ORTM, du 26 juin 2019. De la répartition des tâches, en se référant à l'explication du premier responsable des chaînes publiques nationales, la TVM n'a rien à voir avec les défaillances dont elle est accusée à tort. Les journalistes de la TVM n'ont pas cessé d'ailleurs de lire ce communiqué publié la veille à leurs interventions pendant les «  pannes techniques » lors de la retransmission en direct.

72 heures après cette bavure, aucune des entités parties prenantes, à part la TVM, n'ose se montrer et apporter ses versions de fait. Dans les coulisses, une société privée qui s'est occupée de la régie finale serait désignée comme principal responsable. Mais jusqu'à l'heure actuelle, elle se considère épargnée laissant la TVM subir les critiques pour des fautes que cette dernière n'a pas commises. Lavée  par ces attaques infondées envers la TVM, cette société privée ayant assuré la régie finale fait preuve du coup de  lâcheté. C'est effectivement le cas de le dire tant que ses dirigeants n'osent pas reconnaitre leurs torts et présentent leurs excuses aux contribuables qui, d'une manière indirecte, ont participé au paiement de sa prestation.

Pas plus tard que la semaine dernière, le Président de la République a touché mot aux dépenses faramineuses, 1 milliard Ar, liées  à la fameuse émission « kilasy pour tous » initiée par le ministère de l'Education nationale. Une émission dont le fond et la forme ne convainquent plus d'un et ne justifient pas certainement une telle dépense. De là, il n'y a aucune hésitation pour se demander du cas de cette retransmission télévisée ratée  du 60e anniversaire de l'indépendance…

La rédaction

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Une page nouvelle

Une page se tourne, une autre s'ouvre ! Une période de soixante ans dans l'histoire du pays s'éclipse, une nouvelle fait ses premiers pas ! 26 juin 1960, Madagasikara accède à l'indépendance ou plutôt retrouve sa souveraineté nationale. Soixante ans après, 26 juin 2020, il célèbre dans la dignité ce jour mémorable, mais, dans une atmosphère inhabituelle, d'une ambiance morose! Pour cause, par le temps qui court, pandémie de Covid-19 impose, on est obligé de se contenter du minimum. Pas de liesse populaire (feux d'artifices ou podiums …) ni des cérémonies officielles de grande envergure. Tout juste un défilé militaire à … huis clos ! Chaque foyer se résout à organiser une modeste fête, tout juste  en famille et à la maison.

 

Madagasikara, à soixante ans d'âge, n'a pas connu tellement de croissance comme il se doit normalement. Tel un arbre rabougri, le pays n'a pas atteint  son développement naturel normal. En réalité, il se dégrade au fil du temps pour en finir … au fond de la cave. C'est navrant de le constater  ainsi mais c'est le tableau exact qui prévaut en soixante ans de retour à l'indépendance. On dirait que l'ancienne puissance coloniale, très remontée par le désir des Malagasy à recouvrer leur autodétermination, fait tout pour le tout afin de créer des blocages partout à l'épanouissement du pays.  Jusque-là, tous les hauts dirigeants  qui se sont succédé à la tête du pays sortaient de la moule de la France. Ils n'ont pas pu réussir à dépasser le modèle dégradant du système colonial ou néocolonial. Apparemment, les intérêts de la France priment toujours.

Un jeune visionnaire débarque ! Il va tout chambouler. Il met à profit au maximum ce tournant décisif du soixantième anniversaire de l'indépendance pour écrire en lettres d'or sur une nouvelle page  l'histoire de Madagasikara.

Elu démocratiquement à la tête de la République, Rajoelina Andry Nirina entend mener avec conviction et détermination, une bataille contre vents et marées et sans pitié pour écraser tous les obstacles au développement du pays. Les anciennes pratiques des soixante ans passés, quelle que soit la nature, doivent disparaitre à jamais. Des pratiques qui ont rabougri le pays !

La pauvreté, l'ennemi numéro un, une urgence nationale,  ne nous mérite plus qu'elle dicte ses piètres prérogatives. L'émergence de Madagasikara ne devrait plus être un rêve inaccessible mais une réalité … réalisable.

Les soixante ans à venir constituent pour Madagasikara une opportunité nouvelle pour atteindre les objectifs fixés, à savoir, « Madagasikara, pays émergent et souverain ».

Pour y parvenir, Madagasikara doit franchir certaines étapes incontournables dont les points essentiels se trouvent fixés dans le Velirano, entre autres, maitriser l'insécurité, avoir le dessus sur la corruption, stopper l'impunité, chasser le gaspillage des ressources financières ou naturelles. Autant de défis sur quoi le Président Rajoelina Andry ne transige point. Et il le met déjà en pratique à l'aube de la nouvelle soixantaine.

Il faut que Madagasikara atteigne l'autosuffisance alimentaire couplée avec l'autosuffisance industrielle. Le pays ne doit plus dépendre des autres pour ses besoins prioritaires.

Une nouvelle page s'ouvre pour un Madagasikara nouveau, digne et épanoui !  Mais dans l'immédiat, il faut stopper net la course folle de cette pandémie de Covid-19. Pour y parvenir, à nous tous, de se donner la main !

Ndrianaivo

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Cas asymptomatiques du Covid-19 - Le traitement à domicile désormais autorisé

Les personnes testées positives mais asymptomatiques pourront décider de rester chez elles et d'y être traitées. C'est l'une des mesures annoncées par le Premier ministre Christian Ntsay, lors de son intervention télévisée hier sur la télévision nationale malagasy. Ces personnes, qui ne présenteront donc pas de symptômes, devront signer un engagement stipulant qu'elles respecteront l'autoconfinement. Un registre sera mis en place pour l'enregistrement de tous les cas positifs afin de permettre au ministère de la Santé publique d'effectuer un suivi strict des personnes placées en autoconfinement. Cette mesure a été prise afin d'éviter aux malades les tracas dus à la lenteur de la sortie des résultats des dépistages et de la prise en charge, souligne le Premier ministre. Des cas de lenteur des tests ont, en effet, rappelle le Chef du gouvernement, été signalés à Toamasina notamment. Selon le Premier ministre, le centre d'infectiologie Charles Mérieux sera spécialement chargé d'effectuer les tests sur les personnes testées positives à l'issue des 12 à 14 jours d'autoconfinement, afin d'éviter les plaintes sur la lenteur de publication des résultats des dépistages.

 

Parlant de la stratégie de l'Etat pour enrayer la propagation de la pandémie, le Premier ministre indique ainsi que les mesures qui ont porté leur fruit seront poursuivies. Il parle notamment des analyses et cite la création du Laboratoire d'analyses médicales malagasy pour appuyer les laboratoires déjà existants, l'Institut Pasteur de Madagascar, le centre d'infectiologie Charles Mérieux et le laboratoire de l'hôpital Joseph Ravoahangy Andrianavalona. Toujours sur ce volet, le Chef du gouvernement dit également qu'un lieu de prise en charge sera installé à partir de ce mercredi au Village Voara Andohatapenaka pour recevoir les personnes présentant des symptômes de la maladie. Il affirme que le lieu sera opérationnel 24h/24 et 7j/7. Il dit que les tests de dépistage et les conseils y seront gratuits. Il affirme que les personnes testées auront le choix entre aller directement à l'hôpital ou rentrer chez elles. Il souligne toutefois qu'un traitement sera prescrit par un médecin dans le second cas.

Durcissement des contrôles

Face au relâchement constaté dans les transports en commun, le Premier ministre appelle les responsables à prendre leurs responsabilités tout en affirmant que les Forces de l'ordre prendront les leurs.  Devant les interrogations des parents et des élèves, il assure que les examens officiels auront bel et bien lieu cette année, mais que la fixation des dates dépendra avant tout de l'évolution de la pandémie de coronavirus.

Pour la Région Analamanga, les mesures annoncées il y a quinze jours restent en vigueur. Le locataire de Mahazoarivo assure toutefois que le suivi et le contrôle de leur mise en œuvre seront renforcés. Les personnes vulnérables sont invitées à rester chez elles. Le ministère de la Fonction publique a sorti une note y afférente concernant ceux travaillant dans la fonction publique et des discussions seront entamées à partir de cette semaine pour le secteur privé. Un assouplissement des mesures est annoncé pour les Districts de Toamasina I, II, Moramanga et Fenoarivo Atsinanana. Les populations pourront sortir jusqu'à 17h et les transports en commun jusqu'à 19h. Les enfants en classe d'examen reprendront le chemin des salles de classe à partir de ce jeudi. Dans les cinq Régions et Districts précités, les déplacements restent toutefois restreints. Les barrières sanitaires seront renforcées. Partout dans le pays, les rassemblements restent interdits. De même pour les compétitions sportives. Les vols intérieurs demeurent suspendus. Le transport de marchandises lui est autorisé. « Ce ne sont que des mesures, mais tout dépend de la responsabilisation de tout un chacun », indique le grand patron de la Primature. Ce dernier qui indique par ailleurs que les Tsena mora referont incessamment leur retour, afin d'alléger le poids des mesures imposées par l'Etat dans le cadre de l'Etat d'urgence sanitaire.

Les rapatriées toutes négatives

Durant son intervention, le numéro deux de l'Exécutif a fait une rétrospective de la situation épidémique à Madagascar depuis les quinze derniers jours. Il indique que les chiffres augmentent au moment du déconfinement comme partout ailleurs dans le monde. En 15 jours, une hausse de 754 cas a été enregistrée soit environ 50 cas par jour. Dans le même laps de temps, 542 guérisons ont été constatées soit environ 36 cas de guérison par jour en moyenne. « Cette situation permet de dire que nous avons fait des efforts mais aussi de voir ce qu'il y a à améliorer », indique le PM. Pendant les 15 derniers jours, 8 décès ont été à déplorer. Le Premier ministre a présenté par la même occasion ses condoléances aux familles des personnes décédées et des encouragements aux personnes en traitement. « L'Etat a fait ce qui était en son possible pour maîtriser la propagation de la pandémie », souligne-t-il appelant à la responsabilisation de tout un chacun dans la lutte contre le virus. Répondant en outre à une question sur l'autorisation émise pour les ressortissants malagasy rapatriés depuis le Koweït et l'île Maurice de s'autoconfiner chez eux, le Chef du gouvernement se veut rassurant. Les citoyennes malagasy rapatriées depuis le Koweït ont été mises en quarantaine dans deux endroits différents et ont toutes été testées négatives à l'issue de leur quarantaine. Pour la seconde catégorie de personnes, elles ont été testées négatives au départ de Maurice.

La rédaction

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Combat  pour les îles malagasy - Les pays de la SADC derrière Madagascar

Un soutien de taille ! Les Etats membres de la SADC (Communauté de développement de l'Afrique Australe) sont désormais derrière Madagascar pour supporter le combat en vue de la restitution des îles malagasy qui sont, pour le moment, entre les mains de la France. Un soutien unanime que la Grande île a obtenu au cours de la réunion par visioconférence du Conseil des ministres de l'Organe de coopération en matière de politique, de défense et de sécurité (CMO) de la Communauté de développement de l'Afrique Australe (SADC) qui s'est tenue les 25 et 26 juin 2020 selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères. La délégation malagasy qui a participé à ladite réunion était composée, entre autres, du ministre des Affaires étrangères, Tehindrazanarivelo Djacoba, ainsi que des représentants du ministère de la Défense nationale, du Secrétariat d'Etat en charge de la Gendarmerie nationale, du Bureau indépendant anti - corruption (BIANCO) et du Central intelligence service (CIS).

 

La partie malagasy a réclamé l'application des résolutions du Conseil des ministres de l'Organisation de l'unité africaine (OUA) et de l'assemblée générale des Nations unies. Notons que la résolution 732 de la 33ème session ordinaire du Conseil des ministres en date du 20 juillet 1979, déclarait que « les îles Glorieuses, Juan de Nova, Europa et Bassas da India font partie intégrante du territoire national de la République démocratique de Madagascar ». Prenant note de cette résolution de l'OUA, la résolution 34/91 de l'assemblée générale des Nations unies, adoptée le 12 décembre 1979 avait appelé le Gouvernement français à entamer les négociations avec le Gouvernement malagasy en vue de la réintégration des quatre îles en question, qui avaient été séparées délibérément de Madagascar au moment de son indépendance.

Appel à solidarité

Dans sa démarche, la délégation malagasy a fait appel à la solidarité et au soutien des Etats membres de la SADC face à cet « acte unilatéral de la France susceptible de porter atteinte à la souveraineté de Madagascar sur ces îles ». « Madagascar sait qu'il peut compter sur l'esprit de solidarité et d'union de la Communauté pour l'épauler dans cette réclamation d'une partie de son territoire », a déclaré le MAE pour convaincre ses pairs. Madagascar s'appuie ainsi sur cette solidarité de l'Afrique Australe qui fait partie des principes fondateurs de la SADC et à laquelle s'ajoute l'objectif d'éradication des vestiges du colonialisme et la libération de tous les territoires africains sous occupation, conformément à l'une des aspirations de l'agenda 2063 de l'Union africaine.

Comme son nom l'indique, le CMO est l'organe de la SADC chargé de se pencher sur les questions politiques et la sécurité dans la région. Ainsi, la réunion a été consacrée à l'évaluation des menaces régionales sur la sécurité, l'examen de la situation politique et sécuritaire ainsi que la consolidation de la démocratie dans les pays membres. Le dossier des îles malagasy a été inscrit à l'ordre du jour par le secrétaire de la SADC suite à l'envoi le 9 juin dernier par le MAE de sa note verbale de protestation contre le projet de la France de créer « une réserve naturelle nationale » couvrant toutes les eaux prétendument sous juridiction française  limitrophes des îles Glorieuses et leur environnement terrestre. Rappelons que dans une déclaration récente, l'Assemblée nationale avait déjà interpellé les institutions régionales comme la SADC et les autres organisations de l'Océan Indien pour soutenir Madagascar.

Sandra R.

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Pandémie de coronavirus - Les gens de mer ne peuvent pas rentrer chez eux

A rude épreuve. Depuis que le coronavirus est devenue une pandémie, c’est grâce à la continuité des activités du transport maritime que le monde n’a manqué de biens indispensables à son quotidien. Effectivement, au cours de ces derniers mois, navires et marins professionnels ont navigué sans cesse pour acheminer à bon port différents produits, notamment des nourritures, médicaments, équipements de tout genre, et surtout des appareils médicaux et nombreuses autres marchandises répondants aux besoins incessants et prioritaires de tous habitants de la planète. Toutefois, pour pouvoir approvisionner le monde, les marins ont dû faire des sacrifices en mettant à rude épreuve leur santé physique mais aussi morale. A titre d’exemple, ils n’ont pas pu rentrer chez eux au cours des derniers mois.

Et pour cause, les navires rencontrent aujourd’hui des difficultés au niveau du remplacement de leurs membres d’équipage. « Le secteur maritime rencontre actuellement de nombreux problèmes, notamment pour effectuer des changements au niveau des membres d’équipage mais aussi pour dispenser des soins médicaux à ceux qui sont malades ou blessés. Avec la situation actuelle, autoriser les membres d’équipage à descendre à terre n’est pas une décision facile à prendre, surtout que le secteur fait face à l’impossibilité d'assurer l'approvisionnement ou le rapatriement de ces personnes », a rapporté Kittack Lim, secrétaire général de l’Organisation maritime internationale (OMI), à l’occasion de la Journée des gens de mer », célébrée le 25 juin dernier, dans un message personnel.

Pour remédier à tous ces problèmes, l’OMI a donc pris contact avec tous les Etats membres, du moins pour faciliter les différentes procédures administratives et autres. « Les Etats membres sont priés de reconnaître tous les gens de mer comme des "travailleurs-clés", ainsi que de supprimer tout obstacle à l'obtention des documents et de lever les restrictions nationales aux déplacements afin que les marins puissent rentrer dans leurs foyers au terme de leur contrat et rejoindre leur famille respective », a-t-il soutenu. 

Pour leur part, les autorités malagasy rattachées au secteur maritime ne cessent de se concerter pour trouver les solutions convenables à ces problèmes. « Les discussions entre les parties prenantes s’enchainent afin de permettre le remplacement des marins malagasy à bord des navires à l’étranger et le retour à Madagascar de certains d’entre eux qui sont en attente de rapatriement depuis des semaines voire des mois actuellement. En tout cas, le remplacement des marins de nationalité malagasy à bord des navires de grande pêche pouvant rejoindre à moindre risque les zones portuaires de Madagascar est actuellement possible. Les employeurs qui souhaitent procéder ainsi peuvent déposer les demandes y afférentes auprès de l’Agence portuaire maritime et fluviale (APMF) », a déclaré Joël Randriamandrato, ministre des Transports, du Tourisme et de la Météorologie.

Bientôt, cette procédure sera étendue pour le cas des marins malagasy travaillant à bord des navires à l’étranger. Ainsi, celle relative au rapatriement des marins en confinement hors du pays sera également disponible.

Rova Randria