Les actualités à Madagascar du Dimanche 28 Mai 2017

Modifier la date
La Vérité2 partages

« G5 » - Place à la carrière artistique

Mahery, Manantsoa, Nathan, Larry, Tojo sont fin prêts pour entrer dans la cour des grands…  Pour Baggio et Kevin, Viva Production lancera leur carrière solo. Un single, un clip et un duo avec une star de la chanson malagasy, attendent ces deux nouvelles étoiles montantes de la chanson malagasy. 

Les sept finalistes se sont affrontés à coup de prestations toutes aussi exceptionnelles les unes que les autres afin de décrocher le titre de « G5 ». Une dernière étape qui s’est tenue samedi dernier à l’Arena, Ivandry. Il s’agissait d’un moment riche en émotion et performances artistiques. Tout a commencé en fanfare avec la prestation de Sarobidy, et celle de Stephan et Loren. Dès le début de la compétition, les sept garçons ont envoûté le jury ainsi que le public avec la reprise de la chanson « Shape of you » d’Ed Sheeran, accompagnés par une chorégraphie. Puis, les candidats ont enchaîné à tour de rôle un solo, où chacun dansait sur sa propre chorégraphie. Tojo a ouvert le bal avec l’interprétation de « Up the town » de Bruno Mars. Mahery a conquis le public avec « Sorry » de Justin Bieber. Nathan a repris « Tsinjaka » de Jaojoby avec à la fois de la puissance et de la maîtrise de la scène. Les quatre jurés restants ont choisi, quant à eux, de conquérir le jury avec des titres en anglais, tels que « Will you be there » de Michael Jackson avec Manantsoa, « No woman, no cry» de Bob Marley avec Larry,   « Without you » d’Usher avec Kevin et « When love takes over» de David Guetta avec Baggio. Cette partie a été clôturée par la reprise de « It’s impossible » de Gentlemen.  Durant la deuxième partie de la compétition, chaque candidat a eu le privilège de reprendre les chansons qui les ont marquées durant les « primes » comme  «  Les yeux de la Mama », interprétée par Tojo, «  All of me » avec Mahery,  « Mpiarak’andro » chantée Nathan, « I have nothing» avec Manantsoa ou encore « Famous » avec Larry,  « Mila vonjy » chantée par Kevin, « Simply the best » avec Baggio. La compétition a été conclue par l’interprétation de  « Izaho natsanganao » de Théo Rakotovao. D’ailleurs, le public et le jury n’étaient pas parvenus à retenir leurs larmes devant cette prestation magistrale.  La Viva Production a octroyé une somme de 100 000 000 d’ariary pour la réalisation des tournées et la production de l’album pour le « G5 ».

Anatra R.

La Vérité1 partages

Soutien à Hery Rajaonarimampianina - Une opération de « charme » en haut lieu

Un scandale qui ne dit pas son nom. Nous avons déjà annoncé dans l’une de nos éditions précédentes le défilé de députés qui s’est effectué au Palais d’Iavoloha, durant la soirée du mardi 23 mai dernier. Suite à une « convocation » émanant du Président de la République, certains parlementaires ont fait le déplacement au Palais présidentiel. Une rencontre discrète qui n’a pourtant pas échappé aux yeux attentifs des observateurs. Aujourd’hui, grâce aux témoignages de certains députés qui ont eu connaissance de cette rencontre, nous avons pu obtenir de plus amples informations sur cette fameuse série de rencontres.

En réalité, les représentants de tous les groupes parlementaires existant à l’Assemblée nationale auraient (le conditionnel est encore de rigueur) reçu un appel en vue de rencontrer le chef de l’Exécutif, à l’exception de la plate-forme Mapar (« Miaraka amin’i Prezida Andry Rajoelina ») qui est actuellement considérée comme principale adversaire du Hvm. D’après une source bien informée, les députés issus d’une aile du « Leader Fanilo », des anciens du Tim, plusieurs membres dissidents du Vpm Mmm (« Malagasy Miara-Miainga »), ainsi que quelques ex-Mapar ont été parmi les « appelés ». 

Soutien contre appui budgétaire ?

Une fois à Iavoloha, les deux chefs de l’Exécutif à savoir le Président Hery Rajaonarimampianina et le Premier ministre Mahafaly Olivier Solonandrasana en personne les auraient rencontrés. Les députés auraient donc reçu des propositions alléchantes qui se chiffrent en millions d’ariary. En contrepartie, les députés devraient témoigner d’un soutien indéfectible à l’endroit du Président. Un soutien exigé dans le contexte d’instabilité du régime actuel, mais également en vue des prochaines échéances électorales de 2018. Le Chef de l’Etat aurait indirectement mis la pression aux députés en leur demandant d’adopter une position claire, soit avec lui soit contre lui, et ne pas faire preuve d’hypocrisie. Dans le premier cas, les membres de l’Assemblée nationale auraient obtenu des promesses qui garantissent même des aides budgétaires en faveur de leur Commune et District respectifs. 

Violation de la Constitution

Une démarche qui peut se qualifier, sans aucune hésitation, de violation flagrante des lois voire de la Constitution. En premier lieu, ce genre de manœuvre bafoue le principe de la séparation des pouvoirs, celui de l’Exécutif et du Législatif en l’occurrence. Rappelons que l’article 94 du chapitre III de la Constitution malgache, concernant les rapports entre le Gouvernement et le Parlement stipule que « le Président de la République communique avec le Parlement par un message qui ne donne lieu à aucun débat ». En second lieu, il y a également violation du principe de décentralisation effective selon laquelle toutes les collectivités décentralisées sont traitées de manière équitable. Proposer des subventions étatiques conditionnées par un soutien politique revient carrément à « soudoyer » les députés.

Démonstration de « force » ce jour

L’on s’interroge d’ailleurs sur l’efficacité de telles pratiques auprès des députés. Etant donné qu’il reste encore plus d’une année jusqu’à l’échéance de 2018, rien ne garantit que les députés aujourd’hui acquis à la cause du régime Hvm ne vont opérer à un revirement à 360° à l’approche des élections. D’ici là, les surenchères sont toujours possibles. Aux dernières nouvelles, un rassemblement des membres du « Hery Vaovao ho an’i Madagasikara » est prévu ce jour, sauf changement de dernière minute, au Carlton Anosy. L’évènement sera maquillé en une célébration du 3e anniversaire du Hvm, mais il consistera surtout en une démonstration de force pour les « Hery Vaovao ». Par ailleurs, tous les députés qui accepteraient d’y faire une apparition ou encore mieux, faire une déclaration de soutien au Président Hery Rajaonarimampianina, auraient reçu une promesse d’octroi d’un véhicule 4x4. Donc, chers citoyens, ouvrez les yeux !

S.R.

La Vérité1 partages

La presse étrangère sur l’affaire Claudine - Rajaonarimampianina protège à tout prix sa « tirelire ...

Sans complaisance. C’est ainsi que l’on peut traduire comment l’opinion publique internationale suit ce qui est désormais désigné par « l’affaire Claudine », pour parler du cas de cette femme d’affaires très proche du couple présidentiel et impliquée jusqu’au cou dans une affaire de détournement de deniers publics à grande échelle,

doublée de corruption de haut vol. A preuve, dans sa dernière livraison, « Jeune Afrique » n’hésite pas à titrer carrément : « Corruption à Madagascar : L’affaire Claudine ou quand le Président Rajaonarimampianina protège à tout prix sa tirelire humaine », avec la précision « Milliardaire et intouchable ».

Cette affaire est, selon ce périodique, « l’un des plus grands scandales de la toute jeune IVe République (de Madagascar, ndlr) ».  Mine de rien, tout en retraçant les péripéties, Olivier Caslin, l’auteur de l’article, met en exergue les aberrations qui jalonnent la saga judiciaire de la patronne de l’AC Palace et ce, depuis la décision de son placement en détention provisoire jusqu’à son actuel séjour prolongé à l’hôpital Joseph Ravoahangy Andrianavalona (Hjra). C’est ainsi qu’est relatée l’intervention médiatique du 5 avril 2017 du ministre de la Justice, lorsque celui-ci, alors que l’affaire était encore en instruction au niveau du Bureau indépendant anti-corruption (Bianco),  parle de « détention arbitraire ». Le confrère ne manque pas non plus de signaler la manifestation bruyante devant le siège du Bianco de la « centaine de sympathisants » emmenés par Riana Andriamandavy VII, précisé comme étant un « sénateur Hvm et beau-frère de la prévenue ». « Et ce n’est qu’un début », continue l’article avant de raconter en détail la suite de l’histoire : « Après une hospitalisation de trois jours durant laquelle elle a reçu la visite de plusieurs membres du Gouvernement (l’intéressée est pourtant en détention provisoire, ndlr), Claudine Razaimamonjy s’envole le 10 avril vers l’île Maurice. (…) L’autorisation de transfert, qui émane des ministres de la Justice et de la Santé, n’a tenu compte de l’interdiction de sortie du territoire signée par le procureur général le 7 avril… mais apparemment jamais transmise à la Police de l’air et des frontières par le ministère de l’Intérieur », peut-on y lire. 

« Fuite » de Claudine Razaimamonjy  

« Jeune Afrique » ne manque pas de faire remarquer que, sortie de l’hôpital Fortis Darné de l’île Maurice le 12 avril, Claudine Razaimamonjy est rentrée « discrètement » au pays dans la nuit du 22 au 23 avril 2017, sans que personne ne soit en mesure de dire ce qu’elle a bien pu faire durant les 10 jours de flottement entre sa sortie d’hôpital et son débarquement sur le tarmac d’Ivato. « Rentrée au pays, Claudine Razaimamonjy a directement regagné sa chambre au service neurochirurgie du Hjra. Elle s’y trouvait toujours en fin de semaine dernière (dimanche 21 mai 2017, ndlr). Après avoir constaté son retour, les juges attendent toujours de pouvoir l’interroger. Aucune information n’a été communiquée sur son état de santé, les médecins se retranchant derrière le secret médical »,  fait remarquer Olivier Caslin. Le confrère de « Jeune Afrique » de continuer : « Au-delà de ses conséquences pénales pour l’intéressée, "l’affaire Claudine" brouille l’image du Président Rajaonarimampianina et de son Gouvernement auprès de la population et des bailleurs de fonds. Le remaniement ministériel intervenu le 20 avril aurait pu être l’occasion, pour le Chef de l’Etat, de regagner un peu de crédit en sanctionnant les ministres les plus impliqués dans la fuite de Claudine Razaimamonjy, à commencer par le premier d’entre eux : Olivier Mahafaly Solonandrasana, également en charge de l’Intérieur et de la Décentralisation. Mais il n’en a rien été», fait-on remarquer. Et le confrère de conclure son article par un constat sans complaisance : « Le Chef de l’Etat prend pourtant le risque de mécontenter une communauté internationale qui veut le voir lutter concrètement contre la corruption avant d’autoriser le décaissement des milliards de dollars promis lors de la conférence des bailleurs réunie à Paris en décembre 2016 »,  souligne-t-il. Apparemment, les caciques du pouvoir, jusqu’au plus haut de l’échelle, craignant de perdre les  « subventions » de Claudine Razaimamonjy ou tout simplement de peur d’être « balancés » par celle-ci, ne voient pas les choses du même œil.

Hery Mampionona

La Vérité0 partages

Week-end noir sur les routes - Accidents spectaculaires, délits de fuite et vindicte populaire au menu

Les deux journées qui ont précédé la fête des mères ont été particulièrement sanglantes sur les routes, aussi bien en ville qu’en périphérie. La journée du vendredi se signalait par des chocs meurtriers dans la partie nord de la Capitale où au milieu de la nuit, un jeune scootériste a trouvé la mort lorsqu’un camion qui a transporté une cargaison de parpaings l’eut percuté en plein virage. Ce drame s’est produit au Pk 14+500 de la Rn60 à Behintsy dans la Commune rurale d’Ambohimangakely. Des témoins rapportent que le motocycliste était juché sur son scooter, attendant  que l’autre personne qui l’a accompagné ait fini de se soulager.

Le mastodonte, qui a abordé la courbe à grande vitesse, a pulvérisé et le scooter et son conducteur, qui a été tué sur le coup.  Le camionneur de 65 ans a été placé en garde à vue à la Brigade de la gendarmerie d’Ambohimangakely. Toujours dans cette même localité mais quelques heures avant cela, un 4x4 Land-Rover conduit par un homme de 33 ans domicilié à Ankadivato, a renversé deux piétons de 18 et de 22 ans qui furent sérieusement blessés avant de terminer sa course folle contre un véhicule en stationnement. Selon un rapport de la Gendarmerie, le véhicule aurait tenté de prendre la fuite. Mais les gendarmes l’ont pris en chasse et l’ont rattrapé du côté de Ravinala à Ankadindramamy. Il a été embarqué vers le poste de la Gendarmerie à Soamanandrariny. Entre-temps, des passants fous  de colère se sont rués vers cet endroit dans l’objectif de lui faire subir une vindicte populaire. Face à cette situation, décision fut prise de le reconduire à la Brigade d’Ambohimangakely et sa voiture y fut également immobilisée. L’homme serait sous l’empire de l’état alcoolique. Parallèlement, une Renault 5 venant de Mahitsy et qui a roulé à tombeau ouvert, a renversé un piéton sur une portion de la Rn4 desservant ladite Commune. Le choc fut tel que le piéton a eu également les jambes brisées et  sa boîte crânienne a été sérieusement touchée  tandis que le pare-brise de la Renault a volé en éclats. Le conducteur se trouverait aussi dans un état d’ébriété. Vers 18h samedi, un autre 4x4 non identifié et qui faisait route vers l’Ouest, a violemment percuté un scooter type Jog Pro à Voasary, un quartier d’Ambodiafontsy sur la Rn1. Résultat, le motocycliste de 31 ans, s’est vu les deux jambes désarticulées. Là aussi, le véhicule a pris la fuite et sa traçabilité s’avère difficile, du moins pour le moment. La Gendarmerie a entamé les recherches. Pas plus tard qu’hier après-midi, une berline a terminé sa course folle contre un poteau de la Jirama, provoquant ainsi des blessures sur ses quatre occupants dont un nourrisson. Une information reçue au cours de la soirée a avancé qu’aucun n’a succombé malgré l’extrême violence du choc. Pour preuve, même le poteau construit en béton n’a pas tenu avant qu’il n’écrase la voiture. Les dégâts constatés sur celle-ci parlent d’eux-mêmes. Cet accident lié à un excès de vitesse associé à une perte de contrôle chez le conducteur, a fortement perturbé la circulation où les voitures qui ont pris la direction d’Analakely, ont dû revenir à Tsimbazaza. L’électricité fut également coupée.Franck Roland

La Vérité0 partages

Narson Rafidimanana dans la Région de Vakinankaratra - Le « social » au premier plan

Trois jours de périple dans les Communes de Vakinankaratra, même celles enclavées. Le ministre auprès de la Présidence en charge des Projets présidentiels, de l’Aménagement du territoire et de l’Equipement (M2pate), a effectué une descente dans cette Région, le week-end dernier.

Une occasion de constater de visu les problèmes notamment sociaux et d’y apporter des solutions, du moins à avancer des promesses pour remédier à ces problèmes. C’était le cas dans la Commune rurale d’Ambohitompoina, située à 26 km d’Antanifotsy. Il faut 5 jours pour les camions collecteurs de produits locaux pour desservir cette localité durant la saison des pluies. Ainsi, le ministre Narson Rafidimanana a promis à la population de réhabiliter cette route communale afin de faciliter le transport des produits. Des solutions pérennes mais efficaces vont également être adoptées pour résoudre les problèmes liés à l’insécurité dans cette localité. Les jeunes de ladite Commune ont, quant à eux, reçu des équipements. Dans la Commune rurale d’Ambatomiady, la réhabilitation des écoles communautaires constitue le point saillant de la visite du M2pate. En fait, les communautés locales se sont assurés de la construction d’établissements dans 5 « Fokontany » pour améliorer la scolarisation. Ladite Commune rencontre aussi des difficultés liées à l’état piteux de la route. Ainsi, le ministre a proposé la tenue de travaux Himo (Haute intensité de main - d’œuvre) pour la réfection des tronçons presque impraticables. Les gens défavorisés dans cette partie ont été dotés de produits de première nécessité. La délégation du M2pate a enchaîné son périple à Antanifotsy, où le ministre a apporté son soutien aux victimes d’un incendie. Celui-ci a ravagé le bâtiment abritant les élèves de l’église luthérienne locale. Les travaux ont immédiatement démarré dans la Commune d’Ambohimandroso, avec la pose de la première pierre du terrain de foot. Notons qu’au cours de cette mission, le numéro Un du M2pate a pu constater la baisse du prix du riz sur les marchés dans les Communes de Vakinankaratra. Les riz importés y sont écoulés pour faire face à l’éventuelle insuffisance des productions locales. Les agriculteurs dans cette Région ont été victimes des grêles survenues à la fin du mois d’avril dernier.

Recueillis par  Patricia R.

La Vérité0 partages

Formation en agriculture rurale - Les principaux défis

La formation en agriculture rurale devrait contribuer au développement de l’économie du marché, celui de l’urbanisation et de la mondialisation. Les défis environnementaux par rapport à la dégradation des ressources naturelles sont également importants.

Il faut préparer les exploitants agricoles familiaux aux mutations technologiques. Les investissements en formation sont nécessaires. La formation en agriculture rurale est un des leviers du développement rural. La formation agricole en milieu rural répond aux besoins de développement des compétences du monde rural. Les besoins des emplois ruraux en entrepreneuriat agricole et rural, le salariat agricole, le travail des jeunes,… ne sont pas encore satisfaits.

Profil souhaité

Le réseau « Farmada », réunissant les organisations de producteurs et les centres de formation en milieu rural, a esquissé le profil souhaité pour les producteurs professionnels. Parmi les qualités requises figurent l’innovation, la maîtrise de l’environnement, la conviction sur les activités agricoles. A cela s’ajoutent le goût du risque, la possession ou la possibilité d’accès à des terres cultivables.  La formation devra inclure les normes et qualités, la culture entrepreneuriale, la zone d’investissement agricole, le changement de comportement.  La vision 2025 pour le réseau « Farmada » est l’existence d’une grande exploitation agricole, familiale et responsable qui apportera du changement dans ce secteur.

Réseau « Farmada »

Le réseau « Farmada » est une organisation d’acteurs intéressés par la formation en agriculture rurale. Il s’agit d’un outil de réflexion et d’échange. Cette organisation discute sur la mise en œuvre des formations y afférentes. Les centres de formation en agriculture rurale forment et accompagnent l’insertion et l’installation des apprenants. En somme, le savoir, le savoir-faire, les compétences, le savoir-être, le savoir vivre des apprenants sont valorisés. Le réseau « Farmada » contribue à l’amélioration de la qualité de la formation, l’adéquation formation-emploi, la coordination du réseau. Il est le partenaire dans la conception, la mise en œuvre, le suivi et l’évaluation des politiques et stratégies de formation en agriculture rurale. Le réseau accompagne également les dispositifs de formation dans ce domaine.

D.H.R.

La Vérité0 partages

Quid des « rendez-vous » ?

Le Chef de l’Etat se donne, tous les week-ends, rendez-vous avec les concitoyens au cours desquels on débattait tous les sujets, sensibles ou non, qui touchaient la vie nationale, et cela, en toute liberté, sinon, sans… tabou. L’initiative mérite une remarque particulière dans la mesure où elle pourrait décanter le contexte délétère qui prévaut en ce moment. La conjoncture sociale et politique, particulièrement lourde et nébuleuse, empoisonne l’atmosphère et ne peut que déboucher vers l’éclatement, un jour ou l’autre. Ainsi, la démarche pourrait, à terme, revêtir un aspect positif et rendrait service à chacun. Il y a tellement d’objets qui secouent la vie nationale et qui ne demandent qu’à être pris en considération ou traités comme il se doit.

Seulement voilà, les résultats escomptés risquent fort de n’avoir que des portées limitées sur l’ensemble du pays. Etant donné que les débats se font en vase clos, dans un cadre restreint, ne pouvant pas atteindre les préoccupations générales, alors les effets espérés seraient en deçà des  attentes. Au stade actuel des choses, il fallait agir directement, sur la place publique, et non dans  l’espace limité des réseaux sociaux. Nous ne sommes pas tous sans savoir que notre taux de couverture nationale de l’Internet se trouve encore parmi les plus bas en Afrique, et surtout dans le monde. L’accès au réseau social « Facebook » ou autres est encore réservé à une petite minorité de la population. Ce n’est qu’une goutte d’eau de privilégiés dans l’océan des masses populaires miséreuses.

La démarche qu’il fallait prioriser consiste dans un véritable débat public et direct, relatif à des thèmes généraux qui préoccupent ou qui fâchent. Tout le monde devrait se sentir concerné par tous les maux qui frappent le pays. Les « maladies » qui gangrènent l’appareil de l’Etat et qui détruisent la vie de la Nation doivent être discutées, ensemble, de façon franche et directe. La situation dramatique à laquelle nous traversons tous, en ce moment, exige l’approche d’une… démocratie directe. A une situation exceptionnelle, une solution exceptionnelle, voire un remède radical.

Plusieurs options s’offrent devant nous pour concrétiser ce débat public. D’abord, par le biais des élus, soit au Parlement, soit au niveau des collectivités territoriales décentralisées. Nos élus doivent avoir l’occasion de débattre, librement, des grands sujets affectant la vie de tous et touchant les affaires nationales. Des décisions, tout au moins, des propositions solides aboutissant à des solutions efficaces, seraient prises.

L’autre option consiste à convoquer une ou des assises nationales au cours desquelles des responsables étatiques, d’une part, et des représentants conséquents de la société civile et des acteurs politiques de tous les bords et des partenaires sociaux, de l’autre, se mettront autour d’une table pour entamer un vrai dialogue national portant sur des thèmes phares tels la misère de la grande majorité des Malagasy, l’insécurité en ville et dans les campagnes, la moralisation de la vie publique et l’Etat de droit. Quatre points focaux comportant chacun en eux des thèmes satellites ou secondaires qui évoluent en orbite autour. En osant s’engager dans l’« approche directe » de ces genres, le Chef de l’Etat gagnerait en crédit auprès de tous, notamment en confiance auprès de la population, au lieu de se cacher derrière ces vrais-faux « rendez-vous » qui, en fait, ne sont que des vaines acrobaties.

Ndrianaivo

La Vérité0 partages

Basket ball- National N1B dames/U20 G - Mb2All et l’Ascb sacrés champions de Madagascar

Le rideau est tombé.  Les championnats nationaux N1B dames et moins de 20 ans garçons à Toamasina viennent de s’achever hier au gymnase Soavita Toamasina avec la victoire du Mb2All Analamanga et Ascb Boeny. Comme promis, Telma a gâté  tous les lauréats de ce sommet national avec des téléphones Telma Play, hormis les coupes pour l’Ascb et du Mb2All. Et l’opérateur met à la disposition de ces ambassadeurs du sport les meilleurs produits pour profiter de l’unique réseau 4G partout à Madagascar. Le club Madagascar Basket to All  (Mb2All) Analamanga a remporté la palme en écartant à l’Association sportive de la Commune urbaine de Toamasina (Ascut) Atsinanana  ses rêves de gagner la finale. Cette dernière n’a pourtant pas démérité vu les résultats peu convaincants au début de la compétition mais les filles ont su relever le défi et parviennent en finale pour leur première championnat national. Ce sont les mêmes joueuses du Mb2All qui l’ont fait tomber dès leur premier match avant que les deux se croisent de nouveau le chemin en finale.  Mb2All  confirme son exploit après un parcours sans faute jusqu’au dernier coup de sifflet final. Après avoir mené 32-22 à la pause, la formation de  Ndrato Rakotomalala, coach du Mb2all,  l’a eu du fil mais pas à retordre en gagnant  le titre 53-46 au score final. « Invaincue depuis le début du championnat, c’est l’envie de bien terminer la saison qui nous a motivé.  Nous avons bien compté  terminer la saison et de voir encore plus loin. Je pense qu’on a  fait un bon match, un gros match d'équipe car on a pu compter sur des joueuses cadres comme Faneva, Jord, Hasina,  Domoina. On a pu aussi compter sur  Raïssa qui, défensivement, a fait un boulot énorme, et a été bien présente au rebond », lance le coach de Mb2all. Chez les U20, Bila et sa bande ont encore démontré que le basket masculin à Madagascar reste une affaire des Majungais. Elie, Bila, Ahmed et ses camarades ont déjà rajouté une ligne à leur tableau de chasse en remportant leurs deuxièmes trophées, après la coupe du Président, cette année. L’Association sportive et culturelle de Boeny (Ascb) a défait l’équipe hôte de l’Ascut Atsinanana en finale du championnat national des moins de 20ans. Depuis les U16 (en 2014), les U18 (en 2015) ces deux équipes, Mb2All et Ascb ont toujours remporté le titre de champion de Madagascar de leur catégorie. Et ils l’ont encore confirmé en 2017. Elias Fanomezantsoa

Madagascar Tribune0 partages

Réclamation de la démission du Président malgré le verdict de la HCC

Le verdict de la Haute Cour Constitutionnelle ne suffira pas à arrêter les manifestations sur la place du 13 mai. Si la HCC s’est prononcée en faveur de la mise en place d’un gouvernement de consensus dans un délai relativement court, celle-ci a également maintenu en place Hery Rajaonarimampianina.

Ainsi, samedi dernier, les députés du collectif pour le changement avaient déclaré sur la place du 13 mai que les manifestations ne prendront pas fin et continueront cette semaine. Selon la députée TIM, Hanitra Razafimanantsoa, « la décision de la HCC est une décision contraire à la loi  ». Bien que la Cour ait constaté les manquements de la personne du président à la Constitution, à savoir la non-mise en place de la Haute Cour de Justice (HCJ), le président n’aurait pas reçu la sanction qui s’y attachait selon les députés de l’opposition. Selon Tinoka Roberto du MAPAR, la HCC a sorti le même pacte de responsabilité qu’il avait déjà annoncé en 2015. Aussi, pour ces raisons, le mouvement du 13 mai réclame aujourd’hui à nouveau la démission du président de la République, sans quoi les manifestations du 13 mai ne cesseront pas.

Nouvelle revendication

Une nouvelle revendication a été également annoncée par la députée Hanitra Razafimanantsoa sur la place du 13 mai samedi dernier. Dans son discours, elle a réclamé la destitution des députés qui auraient perçu des pots de vin durant le mandat actuel. Mais pour de nombreux observateurs présents lors de la manifestation de samedi, il serait faux de croire qu’il existe un député qui n’a jamais perçu quoi que ce soit à un moment donné. De leur côté, les investigations du Bureau indépendant anti-corruption (BIANCO) suivent leur cours sur les plaintes pour suspicion de corruption au niveau de l’Assemblée Nationale mais aucun avancement n’a été communiqué à ce jour.

Les députés sur la place du 13 mai ne prendraient pas non plus part au gouvernement de consensus décidé par la HCC, ont-ils souligné. Pourtant, les propositions devront partir de l’Assemblée Nationale, qu’on le veuille ou non. Et dans le cas où les députés pro-régime, qui se déclarent eux majoritaires au sein de l’Assemblée Nationale, seraient les seuls à choisir et à proposer des noms, les députés du changement ne devraient avoir rien à redire, l’appel ayant été lancé aux membres de l’Assemblée Nationale de revenir à Tsimbazaza.

Madagascar Tribune0 partages

Le Premier ministre Olivier Mahafaly démissionnera cette semaine

Le Premier ministre, Olivier Solonandrasana Mahafaly, déposera cette semaine sa lettre de démission, nous a-t-il confié. Le chef du gouvernement a choisi de sortir par la grande porte malgré l’ambigüité de la décision prise par la Haute cour constitutionnelle (HCC), vendredi dernier, qui exige la nomination d’un Premier ministre de consensus en sept jours, au lieu de prononcer la déchéance ou non du président de la République. Il saisit cette occasion pour s’écarter en douce de ce régime en déliquescence dont la popularité s’amenuise au vu du nombre de l’assistance venue à la démonstration de force qu’il a prévu au Coliseum à Antsonjombe, samedi dernier.

« Cette voie est la meilleure qu’il puisse choisir », réagit l’un des ténors du MAPAR. L’article 4 de cette récente décision de la HCC indique que le Président met fin aux fonctions du gouvernement dans un délai de 7 jours depuis la publication de ce jugement. La nouvelle nomination devrait respecter les dispositions de l’article 54 de la Constitution et les termes de l’avis émis par la HCC le 17 février 2014. L’avis en question précise que « La présentation du Premier ministre revient au parti ou groupe de partis légalement constitué lors du dépôt de candidatures et ayant obtenu le plus grand nombre de députés aux élections législatives », c’est-à-dire la plateforme des partis politiques avec Andry Rajoelina.

En partie, cette décision de la Cour d’Ambohidahy convient aux partisans d’Andry Rajoelina qui estiment que si cet avis avait été respecté dès le début par le régime Rajaonarimampianina, la situation n’en serait pas là aujourd’hui. Le parti présidentiel HVM et les partisans de l’ancien président de la Transition qui ont notamment poussé l’ancien Grand Argentier de la Transition à devenir président de la République auraient pu être des alliés inséparables actuellement. Quatre ans après, les pro-Andry Rajoelina seraient déjà prêts à tout oublier, probablement pardonner et proposer une liste de 3 personnes sur lesquelles le Chef de l’Etat choisira.

Le MAPAR peut se frotter les mains

Qu’Olivier Solonandrasana Mahafaly s’en va alors, conformément aux vœux de l’actuel président du Sénat, Rivo Rakotovao, qui depuis le deuxième trimestre de 2017 a ouvertement déclaré la guerre au Premier ministre. Parce que le Chef du gouvernement aurait préparé des textes lui empêchant de s’accaparer le pouvoir s’il venait à être désigné président de la République par intérim, conformément aux dispositions de l’article 46 de la Constitution en cas de candidature du président en exercice à sa propre succession à la présidentielle. Il y a lieu de se demander si cette guerre intestine au sein du HVM n’est pas à l’origine de la situation politique actuelle qui constitue une véritable épine dans le pied de Hery Rajaoanarimampianina.

Le MAPAR peut alors se frotter les mains. Mais le hic est que les revendications sont tout autre sur la place du 13 mai où les 73 députés dont les élus MAPAR sont de véritables chefs d’orchestre. Les manifestants veulent le départ du président de la République et de tout son entourage, et le Premier ministre en fait partie. Le sursis de cinq jours que la HCC accorde au Président de la République pour mettre en place la Haute cour de la justice (HCJ) qu’il aurait dû installer au plus tard 12 mois après son investiture n’enchante pas les manifestants. Ils entendent ainsi se rebiffer contre cette décision et durcir davantage le ton à partir de ce lundi.

Madagascar Tribune0 partages

Les parlementaires pro-régime prêts à entrer dans le consensus

« Le verdict a déjà été prononcé, la décision est celle de la Haute Cour Constitutionnelle. Il se peut que les points de vue et les avis divergent, mais la population est celle qui doit décider en dernier lieu », déclarait Rivo Rakotovao, président du Sénat et président national du HVM, samedi dernier à Antsonjombe lors du grand meeting du parti présidentiel. Après cette décision de la HCC, les avis des députés de l’opposition et des parlementaires pro-régime semblent donc complètement opposés.

Pour les parlementaires pro-régime, cette décision de la Haute Cour est un appel de plus à la discussion et à la résolution pacifique de la conjoncture actuelle ; ils seraient prêts à négocier avec leurs pairs de l’opposition pour trouver une issue aux évènements actuels afin que le pays puisse se diriger sereinement vers les élections anticipées. Ces députés pro-régime n’ont toutefois pas manqué de souligner qu’ils étaient majoritaires au sein de l’Assemblée Nationale. Comme pour signifier que la désignation du nom du Premier ministre de consensus leur appartient.

Cette question de majorité à l’Assemblée nationale viendra donc à nouveau poser problème étant donné que la HCC s’est rapporté à l’interprétation de l’article 54 de la Constitution qu’elle avait déjà donné et qui se trouve être en faveur de l’existence d’une majorité présidentielle au sein de l’Assemblée Nationale. Le bras de fer entre le 13 mai et les pro-régime semble être destiné à durer un temps encore.

Madagascar Tribune0 partages

Vers un nouveau bras de fer entre Tim et TGV

Les élections se résument, une fois de plus, en un bras de fer entre Marc Ravalomanana et Andry Rajoelina. Comme lors de la présidentielle, quatre mois plus tôt, où les deux hommes politiques, rivaux depuis des lustres, les législatives d’hier ont démontré que le Tiako i Madagasikara (TIM) de l’ancien président de la République et la plateforme avec Rajoelina, regroupant les partis pro-pouvoir s’arrachent les sièges, aussi bien dans la capitale que dans les périphéries et dans quelques grandes villes des régions.

Dans les six arrondissements d’Antananarivo-Renivohitra comme dans les districts d’Antananarivo-Atsimondrano et Avaradrano ou encore dans le district d’Ambohidratrimo, les candidats de Tiako i Madagasikara (TIM) mènent au score. Ils sont néanmoins suivis de près par les candidats de la plateforme « Isika rehetra miaraka amin’i Andry Rajoelina » (IRD). Même les puissants candidats comme John Elite (Atsimondrano) ont terminé troisième de la course dans la plupart des bureaux de vote dans sa circonscription.

Ce bras de fer est valable dans les circonscriptions électorales où les deux candidats de l’élection présidentielle se sont toisés lors du deuxième tour de la course à la magistrature suprême. Dans les chefs-lieux de province où Andry Rajoelina avait largement mené le score lors de la présidentielle, notamment à Toliara et à Toamasina, le TIM ne figure même pas dans le tableau des cinq premiers. C’est la plateforme présidentielle qui domine.

Néanmoins, dans les circonscriptions électorales où l’IRD mène la course, une dissension entre les partisans d’Andry Rajoelina se fait notamment sentir. C’est le cas notamment à Toamasina, où Tody Arnaud, ancien député Mapar et actuellement candidat indépendant et Rolland Ratsiraka candidat du MTS qui ont tous les deux soutenu Andry Rajoelina lors de la présidentielle, pointent du doigt certaines irrégularités. Ces irrégularités viseraient à faire élire un candidat en particulier, à savoir celui de l’IRD, l’ancienne ministre Irmah Lucien Naharimamy.

Pour l’instant, l’arrivée des résultats des élections et leur traitement auprès de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) se fait au compte-goutte. D’autant plus que celle-ci n’envisagerait de publier les résultats provisoires du scrutin qu’à partir du 17 juin, c’est-à-dire d’ici encore quatre semaines. L’importance du nombre de candidats (810) et ds circonscriptions électorales (119) pour 151 sièges, en serait principalement la cause.

Le président de la Haute Cour Constitutionnelle (HCC), Jean-Eric Rakotoarisoa a précisé hier qu’il faudrait deux semaines à son institution après la publication des résultats provisoires de la Ceni pour sortir les résultats officiels. Il a également évoqué le cas de traitement des éventuelles doléances qui pourraient être nombreuses cette fois-ci. Ainsi, les résultats définitifs des élections législatives tenues hier dans le pays risquent de ne pas être rendus publics avant la fête de l’indépendant du 26 juin.

Madagascar Tribune0 partages

Des irrégularités signalées par l’Observatoire Safidy

L’observatoire Safidy a constaté hier des votes irréguliers dans 4,3% des 900 bureaux de vote observé par ses membres éparpillés dans les 39 districts de 15 régions de Madagascar. Ces irrégularités se rapporteraient aux votants sans pièce d’identité et non-inscrits dans la liste électorale. A Antananarivo Renivohitra et à Toliara, des cas d’utilisation de fausses cartes d’identité nationale ont été rapportés par les médias. Ces cartes auraient été saisies par les forces de l’ordre pour le cas de la capitale.

Des cas de perte, d’absence, voire d’insuffisance de bulletins uniques dans les bureaux de vote ont été également signalés. A Toamasina, un collectif de candidats représenté par le candidat indépendant Tody Arnaud a dénoncé la disparition des bulletins uniques dans un des bureaux de vote. L’observatoire Safidy révèle par ailleurs que les bulletins de vote manquaient ou arrivaient en retard dans les 0,14% des bureaux de vote visités par ses observateurs.

Mais la plupart des grognes des électeurs se rapportent une fois de plus sur l’absence de leurs noms dans les listes électoraux, certains affirmant pourtant avoir voté lors des deux tours de la présidentielle quelques mois plus tôt. Pour le président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), Hery Rakotomanana, c’est une situation impossible. « Il n’y a jamais eu de retranchement à l’issue de la révision annuelle de la liste électorale », explique-t-il, avant d’ajouter que « ceux qui figuraient dans les listes électorales de la présidentielle devraient figurer dans les listes utilisées pour les législatives ».

Le premier responsable de la Ceni explique qu’à cause de l’augmentation du nombre d’ électeurs à l’issue de la Révision annuelle de la liste électorale (RALE), une nouvelle organisation a dû être imposée conformément à la loi. Cette loi indique que le nombre d’électeurs dans un bureau de vote doit être inférieur à 700. Ainsi, des électeurs ont dû être affectés dans d’autres bureaux de vote du même fokontany. Il avait alors demandé les électeurs à vérifier leurs noms dans d’autres bureaux de vote environnants.

Madagascar Tribune0 partages

Un faible taux de participation dans la capitale

Plus de 10 millions d’électeurs ont été appelés aux urnes hier pour élire les 151 membres de l’Assemblée nationale. Seuls 15 à 25 % d’entre eux ont accompli leur devoir citoyen, notamment dans la capitale, constate le vice-président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), Thierry Rakotonarivo. Dans les provinces et périphéries, rares sont les bureaux de vote enregistrant un taux de participation de plus de 40%. Ce fort taux d’abstention interroge plus d’un.

Le président de la Ceni, Hery Rakotomanana, indique toutefois que son organe avec les organisations de la société civile a bel et bien réalisé des opérations de sensibilisation des électeurs. Ainsi, la responsabilité n’incombe pas à la Ceni, se défend-t-il. Il fallait trouver les explications ailleurs, d’autant plus que quatre mois plus tôt, le taux de participation à la présidentielle était plus de 40%, rajoute-t-il.

Pour l’ancien président de la République, Marc Ravalomanana et les autres politiciens, les dérives des membres de l’Assemblée nationale, lors de ces cinq dernières années, ont certainement dégoûté les électeurs. « Ils sont las des politiques », lance le président national du Tiako i Madagasikara (TIM). Pour ce politicien, il faudra que les futurs membres de l’Assemblée Nationale fassent le nécessaire pour redorer le blason de cette institution.

Madagascar Tribune0 partages

Les expatriés d’Ambatovy plient bagages

Les expatriés de la compagnie minière d’Ambatovy quittent le pays. En cessation d’activité d’extraction depuis le mois d’avril et victime de l’épidémie du coronavirus, elle semble être dans l’impasse. Après le décès de l’un de ses employés, un expatrié philippin, la semaine dernière, environ 70 employés de ses effectifs étrangers sont rentrés mercredi, confirme Christian Rakotovao, commissaire de police de Toamasina qui a assuré l’escorte policière de ces employés depuis le site de Tanandava à l’aéroport d’Ambalamanasy.

Ambatovy compte environ 800 employés étrangers de différentes nationalités (canadiens, coréens, africains…). Entre 120 et 150 d’entre eux auraient demandé à rentrer chez eux. Hier, deux avions de la compagnie aérienne malgache, Tsaradia, ont été affrétés pour les transporter de la ville du Grand Port à la capitale, Antananarivo où ils vont prendre d’autres vols en France pour rejoindre leur destination finale. Le premier vol a eu lieu dans la matinée, vers 8h, et le deuxième vers 11h.

Ce n’était pourtant que la première vague d’un grand départ, selon Christian Rakotovao. Une deuxième vague aura probablement lieu la semaine prochaine. « Ils seront un peu moins que cette fois-ci », révèle le haut fonctionnaire de la police nationale de Toamasina, sans vouloir préciser leur nombre exact. Ils devraient toujours être escortés par les forces de l’ordre, et dans cette mission particulière, la gendarmerie nationale est également mobilisée.

Les deux sites d’Ambatovy (Moramanga et Toamasina) dans cette partie orientale de Madagascar sont considérés ces derniers temps comme les principaux foyers du coronavirus dans le pays. De nombreuses personnes testées positives au Covid-19 enregistrées dans la capitale ces dernières semaines seraient en provenance des sites d’Ambatovy, malgré la mise en quarantaine imposée par le Chef de l’État dès le mois d’avril. Il y aurait donc des fuites sur les sites d’où la prolifération des cas confirmés du coronavirus ces dernières semaines (plus de 250 cas ces dernières 24h).

La compagnie minière est lourdement impactée dans cette crise, d’autant plus que le marché international des produits miniers dont le nickel est à son niveau le plus bas suite à cette crise sanitaire mondiale. Des questions se posent alors et les inquiétudes s’intensifient en matière économique : est-ce un départ définitif qui est sur le point de se concrétiser ou Sumitomo Corporation, l’un des principaux actionnaires d’Ambatovy, envisage encore de revenir pour ne pas laisser à l’abandon les mines malgaches ? Ambatovy emploie actuellement environ 8 000 personnes dont 90% d’employés de nationalité malgache, c’est l’un des plus grands employeurs du secteur privé à Madagascar.

Madagascar Tribune0 partages

Le gouvernement tarde à envoyer la LFR 2020 au Parlement

Crise sanitaire oblige, le rapport du conseil des ministres tenu à Ambohitsirohitra mercredi dernier indique que l’exécutif est encore sur le point d’étudier dans le détail le projet de loi de finances rectificatives pour cette année (LFR 2020). L’ordre du jour adopté dernièrement par l’Assemblée nationale prévoit toutefois une présentation, suivie d’une adoption de ce projet de loi, le 3 juin prochain. Les sénateurs, eux, envisagent de l’adopter le 17 juin prochain.

Visiblement, le document ne devrait pas encore parvenir au niveau des deux chambres. Cela ne devrait pas être le cas avant son adoption en conseil des ministères. Malgré tout, le rapport de cette réunion des membres du gouvernement avec le président de la République indique que la LFR 2020 est particulièrement focalisée sur le volet éducation, santé, eau et assainissement, habitat, énergie et infrastructures routières et devrait être réadapter à la situation sanitaire actuelle.

Outre ces informations sur le projet de loi de finances rectificatives, le conseil des ministres de mercredi a également été marqué par le décret de nomination de hauts fonctionnaires au sein des différents départements ministériels.