Les actualités Malgaches du Dimanche 28 Janvier 2018

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Andry Rajoelina à Paris. IEM au Petit Palais. Photos du 26.01.2018

Petit Palais à Paris, le vendredi 26 janvier 2018. C‘est un public varié et très orienté qui a assisté au lancement de l’IEM (Initiative Emergence Madagascar) initiée par Andry Rajoelina, ancien président de la Transition de Madagascar. Il n’y a pas eu de série de questions-réponses car les autres interventions étaient surtout à caractère très technique de la part de personnalités telles que: Lamothe Laurent, ancien Premier ministre d’Haïti; Mme Lahrichi Hindi Benjelloun, P-Dg du groupe marocain Mersal Pesca; Zafar Jalil, directeur du groupe General Electric; Naina Andriantsitohaina, PCA de la BMOI et Président du groupe familial; Hadrien Fromentel Clément, Président de France Territoire Solaire; Mancel Jean-François, membre honoraire du Parlement français… Mais il ne faut pas oublier David Douillet, quintuple champion du monde de judo, devenu homme politique de premier plan. Place à l'album des photos de cette soirée à marquer d'une pierre blanche dans l'Histoire même de Madagascar. Pêle-mêle, c'est-à-dire sans suivre l'ordre chronologique. Sur madagate.org on fait toujours dans l'inédit! Pour la chronologie, c'est ICI.

Jeannot RAMAMBAZAFY

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Initiative pour l’émergence de Madagascar - Discours fondateur de Andry Rajoelina

Le lancement de l’Initiative pour l’émergence de Madagascar (Iem) a eu lieu à Paris en fin de semaine dernière.  Au Petit Palais, Musée des Beaux-Arts de la ville de Paris, vendredi soir, dans son discours de circonstance, Andry Rajoelina a posé les jalons de sa démarche. Un discours d’un quart d’heure marqué du sceau de la nouveauté. D’emblée, l’ex- homme fort de la Transition a ainsi appelé les responsables politiques et experts universitaires opérateurs économiques à se joindre dans cette initiative car, d’après l’ex-homme fort du pays, « la situation de notre pays l’exige ». Il ne manque pas de rappeler la situation dans le pays dressant à l’occasion un tableau sombre. « Le peuple malgache est sans repère », a-t-il martelé.

Durant son intervention, Andry Rajoelina appelle toutefois à ne pas baisser les bras. « Je veux leur redonner l’espoir, leur redonner foi en l’avenir, un avenir meilleur, synonyme de progrès », lance-t-il devant l’auditoire. Il soutient que chacun a le devoir de sortir la population malagasy de cette situation inextricable.  Sortir le pays du gouffre dans lequel il est plongé n’est pas illusoire à entendre l’ex- homme fort du pays qui ne manque pas de rappeler que malgré l’absence de financements des bailleurs de fonds traditionnels, les dirigeants de la Transition avaient su prouver qu’il était possible de s’en sortir. Preuve en est, selon le Président de la période transitoire, les nombreuses réalisations faites en cinq ans, pour ne citer que la construction d’hôpitaux, des stades et infrastructures sportives et culturelles, des bâtiments publics prestigieux tels que les Hôtels de ville, des cités universitaires aussi, des logements sociaux pour les familles modestes. Et lui de rappeler toujours à titre d’illustration le maintien du pouvoir d’achat et la stabilisation de l’ariary, la gestion saine des finances publiques et également, l’augmentation du salaire des fonctionnaires de 10% chaque année, et ce, même sans aide budgétaire. Si ces exemples peuvent rendre fiers, Andry Rajoelina soutient que ceux-ci restent « insuffisants ». Nouveau départ« Nous ne pouvons pas rester les bras croisés et observer d’un œil passif face à la situation qui prévaut (…) Il n’y a pire défaite que de croire qu’il n’y a plus de solution. La pauvreté n’est pas le sort de notre pays, terre de nos ancêtres, car nous avons tout pour réussir », lance Andry Rajoelina au cours de sa prise de parole. Et lui de pointer du doigt par exemple le fait que Madagascar dispose d’un potentiel énergétique colossal qui n’est pas exploité de la manière la plus optimale qui soit.  « Il est grand temps de proposer et de mettre en œuvre de véritables solutions pérennes et efficaces », soutient Andry Rajoelina.Face à ce constat, l’initiateur de l’Iem insiste sur la nécessité d’insuffler un « nouveau départ ». « Ce nouveau départ qui doit rassembler tout le peuple autour d’un projet d’avenir pour que Madagascar se relève enfin et se lève vers la prospérité. Il est temps d’ouvrir la porte de l’émergence économique et sociale comme objectif unique pour le bien être de la population. Car l’objectif c’est de rattraper le retard de développement de Madagascar», martèle Andry Rajoelina. C’est pour rattraper ce retard que l’Initiative pour l’émergence de Madagascar a donc été fondée par l’ex- locataire d’Iavoloha. « Cette plateforme rassemble des experts nationaux et internationaux, des partenaires stratégiques et financiers, des fonds d’investissement, et des personnalités engagées, ainsi que de toutes les personnes de bonne volonté en vue d’apporter des solutions concrètes à chaque problème. Iem ambitionne ainsi d’apporter des idées phares, des projets d’envergure comme moteurs de croissance pour le développement des secteurs- clés de l’économie, de l’épanouissement social, afin de transformer notre vision en action » explique Andry Rajoelina, dressant déjà un axe de travail et les retombées positives à court terme de cette Iem.Et lui de conclure ses paroles en lançant un message d’espoir. « Nous sommes tous convaincus que Madagascar est une terre d’avenir, et que son peuple mérite un avenir meilleur, et c’est ensemble que nous allons rendre enfin possible l'émergence de Madagascar ».La Rédaction

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Filière vanille - Sérieusement menacée dans la Sava

Des opérateurs informels étrangers et nationaux,  ces derniers temps, se livrent à  une concurrence qualifiée de déloyale par ceux formels dans la Région Sava en l’occurrence dans le District de Sambava. Les premiers, selon nos sources, n’arrêtent pas de faire monter le prix de la vanille si bien que certaines grandes sociétés d’exportation de vanille de la localité ont décidé de ne plus financer leurs collecteurs. « La vanille préparée  qui s’achetait auparavant entre 1 300 000 ar et 1 500 000 ar le kilo est actuellement cédée à 1 800 000 ar le kilo » , ont déclaré des opérateurs  de Sambava. Pire encore selon ces derniers souvent les hommes que ces opérateurs informels  chargent de collecter leurs produits  ne disposent d’aucune expérience dans le traitement de la vanille bio.

Outre l’inexpérience de leurs collecteurs, ces opérateurs informels selon nos sources afin de tirer davantage de profit n’hésitent pas à faire preuve de malhonnêteté et de tricherie et vont jusqu’à  mélanger  de la vanille en provenance d’une autre région telle que Mananara-Nord (de qualité moyenne)  à celle des Communes d’Amboangibe, de Tanambao Daoud, d’Ampanefena et autres  qui sont de très bonne qualité. « Il ne faut pas s’étonner si des conteneurs de vanille en provenance de Madagascar soient refoulés par des pays exportateurs », ont indiqué des opérateurs agréés de la Sava. Dans la foulée, ces derniers ont fait savoir que pas plus tard que la semaine dernière un opérateur étranger non agréé bien sûr a pu exporter de la vanille grâce à une autorisation spéciale d’un ministère. De mieux en mieux. Blanchiment d’argent Des observateurs soupçonnent à travers la hausse vertigineuse actuelle  du prix de la vanille préparée  dans la Sava un blanchiment d’argent et une velléité de monopoliser le secteur vanille de la part de certaines personnes mal intentionnées qui se cachent derrière ces opérateurs informels. « Le meilleur moyen de monopoliser le secteur vanille, comme l’a fait une société que nous nous abstenons de mentionner le nom il y a quelques années de cela avec toutes les conséquences que cela a engendré sur la qualité et le prix  de la vanille de Madagascar sur le marché international,  consiste à étrangler toutes les sociétés et opérateurs concurrents à travers des surenchères quitte à enregistrer des pertes dans un premier temps », ont lancé des opérateurs de Sambava. Et de continuer « toutefois, si une telle pratique devait continuer nous devons nous attendre à une conséquence désastreuse pour la filière vanille  dans la mesure où les pays importateurs de vanille risquent tout simplement  de s’en approvisionner ailleurs qu’à  Madagascar ». Qu’en pensent les responsables de la plate-forme nationale de vanille ?  Les observateurs osent espérer que le sujet sur la concurrence déloyale et le secteur formel sera débattu d’une manière très sérieuse  au prochain atelier sur la filière vanille car il y va de l’intérêt de nos opérateurs et du pays tout entier. A noter que les dates d’ouverture et de fermeture d’exportation de vanille sont respectivement de 6 octobre et 30 avril.A.Lepêcheur

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Hery Rajaonarimampianina. 2018 à 2030 : forcing illusoire pour deux autres mandats

Ce n'est donc qu'après quatre années que le Hery vaovao s'est rendu compte qu'il s'est trompé de chemin et entend rempiler avec une «nouvelle trajectoire de développement». Mais il prend les Malagasy et les bailleurs de fonds pour des cons. Vraiment!

Décidément, il n’a pas froid aux yeux le président Hery de Madagascar. D’un côté, chapeau à ses conseillers qui ont réussi à le convaincre de parler de ce qu’ils ne pourront jamais mettre en application, même en 100 ans (et même plus vite que le vent), étant donné que ce ne sont pas leurs idées propres. De l’autre côté, l’intervention de ce président en fin de course -mais qui ne veut pas l’admettre- relève de la méthode Coué tout simplement. Et secouer bien avant de vous en servir…

 

Durant quatre ans, jour pour jour, du 25 janvier 2014 au 25 janvier 2018, rien n’a été fait, ne serait-ce que pour soulager la misère des 24 millions Malgaches au quotidien. La preuve? Quoi qu’il ait dit, quoi qu’il ait écrit dans ses documents trop beaux pour être vrais, la Grande île de l’océan Indien est, de nos jours, le 5ème pays le plus pauvre du monde, à la merci du plus offrant.  Même si ce dernier s’avèrera, par la suite, être un escroc. Ce n’est plus de la naïveté de la part de ce régime Hvm mais de la complicité, un crime contre ses propres compatriotes, une trahison envers son propre pays. Après avoir été quatre ans inamovible ministre des Finances et du Budget de la transition (il est, ainsi, aussi «putschiste» que tous les autres personnages ayant co-dirigé cette période), puis quatre ans président de la république, candidat par substitution élu grâce à son ancien patron, le président Andry Rajoelina, Hery Rajaonarimampianina semble pouvoir tout se permettre. Et il ne se gène vraiment plus du tout, retroussant jusqu’à ses manches comme un phénomène de foire («freak» en anglais) qui va mettre en exergue sa particularité…

Comme par magie, un livre de 160 pages a été «édité», portant sur ce que la «force nouvelle» compte parvenir à réaliser d’ici à 2030. Et excusez du peu. Tout un arsenal de vocabulaire qui n’éblouira jamais que les imbéciles et les moins informés, passant du malgache au français sans… transition. Les autres, la majorité -heureusement- se demandent encore si ce président est bien dans sa tête. Vous voulez des exemples. Allons-y, recueillis directement via Rnm, la radio publique. Ainsi, en 2030, Madagascar sera «une nation refondée dans sa culture et nous allons y travailler… C’est travail de tout le monde sur le socle des valeurs et de la culture». Dans «la pyramide de l’émergence, émane une ambition collective au service du renouveau». La culture de l’émergence, c’est la capacité de mobiliser toute la nation, de bâtir le socle institutionnel et humain. A vous donner le tournis. Mais lorsqu’il a parlé de méritocratie, il y a eu un instant de gêne palpable du côté des membres du gouvernement présents et leur cohorte de directeurs. La méritocratie se réfère, à la base, aux compétences et au travail. «AOKA IZAY MENDRIKA NO OMENA FAHATOKISANA EO AMIN’NY ANDRAIKITRA. ILAINA NY MASON-TSIVANA, SINON ON VA DROIT VERS LA MÉDIOCRITÉ». Ah bon? Mais nous y sommes en plein dans la médiocratie et même dans la merditude jusqu’au cou, sans avoir attendu Donald Trump! Hery le nouveau (Vaovao comme son nouveau conseiller Benjamin quoi) a aussi osé aborder «l’exemplarité des dirigeants dans le comportement et les paroles». Nous irons tous au paradis alors!

Il est permis à tous de rêver, certes, Hélas, Hery vaovao, lui, rêve en piquant sur les autres des recettes théoriques pures car il n’a pas explicité comment ni avec quoi ni quand, il les appliquera effectivement. Une histoire de «plus de délestage en 3 mois si je suis élu». Et dans 2030 demeure le chiffre 3 qu’il adore. Il a affirmé qu’il a travaillé dessus (ce «plan de croissance et de transformation») depuis des années: «Madagascar sera un Shenzen de l’Afrique et l’économie bleue sera réelle. Mais tout cela demande du tempsmila fotoana»). «Il faut faire attention. Il faut briser le cycle des crises cycliques. Car il est impossible de remonter comme il faut par la suite». Effectivement, en piétinant la Constitution comme il l’a fait -et continue de le faire-, Madagascar demeurera un sous-marin du sous-développement jusqu’en 2030.

Puis vint le moment d’une vérité impossible à cacher longtemps: aujourd’hui, tout le monde a été invité sans exclusive («Androany, nasaina daholo ny rehetra, tsy nanavahana»). Cela signifie-t-il alors que durant quatre années, il y a eu un grand «filtrage», de l’ostracisme? Enfin, tous les invités présents et les téléspectateurs d’ici et d’ailleurs (ce simulacre de je-ne-sais-plus-quoi a été transmis en direct via facebook) ont découvert  le reniement de ses propres assertions sur le fait, maintes fois ressassé par lui-même, que la situation actuelle est la faute de tous ses prédécesseurs depuis plus d’un demi-siècle. C’était un peu avant la fin des questions-réponses, à 20h. Et il l’a dit en français: «Il ne faut pas rejeter la faute sur les autres». Il est aussi amnésique en plus? Heureusement qu’il y a les enregistrements.

Ainsi, puisque tout lui est permis, ce 25 janvier 2018 il a tout simplement fait une énième entorse aux lois en vigueur, en ayant organisé une authentique propagande électorale avant l’heure, au sein même d’un palais d’Etat. Et comme Jean Eric Rakotoarisoa, président de la Haute cour constitutionnelle laissera courir (momentanément), attendons-nous à quelque chose de terriblement horrible en 2019. A moins d’un miracle sous la forme d’un désistement à la François Hollande. Qui sait, tout peut arriver ici-bas. Pour le moment, c’est plutôt un esprit malsain («fanahy mantsina») qui plane et rôde comme un vautour sur Madagascar tout entier, à la merci, dès lors, de ce dont William Sheakspeare parle: «Quelle époque terrible que celle où des idiots dirigent des aveugles». Attention, je n’insulte personne. «Idiotie» est un ancien terme médical, décrivant la condition de personnes dont le quotient intellectuel (QI) est évalué sous un certain seuil. Quant à l’aveugle, nul ne l’est plus que celui qui ne veut pas voir. Ok?

Ce forcing hollywoodien (car c’était du cinéma avec des spectateurs prestigieux) du filoha Hery pour briguer non pas un mais deux mandats (2019-2024 et 2025-2030), aboutira-t-il? Déjà, il a tout l’appareil rouillé de l’État entre les mains ; une partie de la police, de l’armée et de la gendarmerie, objets inanimés, dans la poche (qu’il croit) et l’injustice comme fer de lance (Attention, Jean Eric Rakotoarisoa veut quitter cet ici-bas en beauté, tout de même). Comment alors se présentera le microscopique grain de sable capable d’enrayer la plus sophistiquée des machines à démonter le temps d’un mandat? Électeurs du pays tout entier: munissez-vous tous de votre carte électorale et allez aux urnes le moment venu. Mais quand?...

Jeannot Ramambazafy - Article également publié dans La Gazette de la Grande île du samedi 27 janvier 2018

 

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Résidence de Ravalomanana à Antsirabe - Le branchement illicite confirmé par la Jirama

La Jirama est actuellement en phase de croisière dans la répression des fraudes et dans la transparence. Cette action d’assainissement se fait sans distinction. C’est une mesure énergique que la société doit prendre et pérenniser pour combler les pertes et améliorer les rendements. Les fruits des efforts déployés depuis des ces derniers se font déjà sentir. Ainsi, les subventions allouées à la Jirama ont fortement baissé cette année, en passant de 400 milliards d’ariary en 2017 à 200 milliards en 2018.

DescenteCette situation encourage fortement la Jirama à accélérer les réformes et à lutter contre les pertes « non techniques ». Dans ce sens, le 3 novembre 2017, la Jirama a déposé une plainte auprès du Parquet d'Antsirabe pour « vol d’énergie électrique » à l’endroit de Marc Ravalomanana. De fortes suspicions de vol d’électricité suite à la requête déposée par Ravalomanana pour le rétablissement de la fourniture de l'électricité de sa résidence après de suspension d'activités de la société AAA, abonnée de la Jirama, ont conduit la société d’Etat à agir. Après que Marc Ravalomanana a formellement nié les faits par voie de presse, selon lui, « sa résidence n’est pas branchée au réseau de la Jirama ». Mais il utilise un groupe électrogène.Pour démêler le vrai du faux, et conformément à ses missions envers les abonnés, la société d’Etat a dépêché sur place des agents, lors de la récente réquisition de l'Omc sur la vérification des scellés, accompagnés par un huissier de justice, le 24 janvier dernier.  Cette action entre dans le cadre de l’application du décret n° 2016 – 1307 du 26 octobre 2016 portant contrôle et répression des pratiques frauduleuses de vol d'énergie électrique suivant article 3 alinéa 3.5 : « Toute distribution d'énergie électrique par un client à des tiers ou à des immeubles en dehors des limites soit de la demeure, soit du domicile du client ou de l’immeuble lui appartenant sans autorisation écrite de l’exploitant est interdite ».Raccordements illicitesMême s’ils n’ont pas eu accès directement à la résidence de l’ancien Président, les agents de la Jirama on pu découvrir auprès des installations de la société Tiko les dispositifs qui ont servi à alimenter en électricité la résidence de l’ancien Président a travers les installations de AAA. Ce, depuis de longues années. L’huissier de justice a dûment constaté l’enfouissement d’un câble venant de la société AAA vers ladite résidence. Le câble électrique sortant de la cour a été fixé au mur et entre dans un boitier qui constitue l’arrivée de la source d’alimentation électrique. Sur place, ils ont découvert également un groupe électrogène d’une puissance de 500 Kva. Trois câbles de puissance, (visibles de l’extérieur) sortant du groupe électrogène et entrant vers l’usine et branchés sur un disjoncteur triphasé commandant l’alimentation de la conduite souterraine vers le logement, ont été mis à jour. « Cela prouve que le groupe électrogène de 500Kva est seulement un groupe de secours qui alimente l’usine et le logement en même temps en cas de coupure d’énergie fournie par la Jirama. Cette constatation a été confirmée par l’officier de sécurité de AAA à Madagascar présent sur place au moment de la descente », confirme un des techniciens qui a effectué la descente. Le vol d’électricité constitue un délit passible de peine d’emprisonnement et d’amende. Depuis des années, les raccordements illicites sont l’une des causes de la lente décadence de la société d’Etat. Pour retrouver l’équilibre, puis la profitabilité surtout, la Jirama doit s’attaquer frontalement aux contrevenants, nonobstant les couleurs politiques et les pressions. A noter que l'ensemble du groupe Tiko doit encore la somme d'environ 5,5 milliards d'ariary à la Jirama pour ses factures impayées et droit de recettes. Une procédure de recouvrement de créances suit son cours.

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Faneva Ima Andriatsima transferé vers le Havre

L’actualité de cette semaine aussi c’est Faneva Ima qui a signé pour le Havre. Lors d’une conférence de presse qui s’est en début de semaine au Stade Bonal, Peter Zeidler, le coach sochalien du FCSM ou Football Club Sochaux-Montbéliard a annoncé officiellement le départ de son attaquant Faneva Ima Andriatsima pour rejoindre le Havre.
Le départ de Faneva Ima Andriatsima, capitaine des Barea de Madagascar, n’est pas d’actualité puisqu’il avait déjà eu l’intention de partir du Football Club Sochaux-Montbéliard à six mois de la veille de son contrat. il a partagé son émotion sur sa page facebook. Actuellement, il s’engage pour un contrat de dix-huit mois pour HAC ou Havre Athletic Club. Après une discussion entre les deux clubs, ils se sont mis d’accord sur le transfert de Faneva Ima Andriatsima à raison de 400 000 €.
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Chine: une Malgache vendue à plus de 6.000€ en Chine

Un réseau de trafic de femmes malgaches vers la Chine a été démantelé. Une victime aurait été vendue à 24 millions d’ariary, soit plus de 6.000€.
Trafic de femmes malgaches vers la Chine
En collaboration avec les autorités chinoises, la Police nationale malgache aurait réussi à démanteler un réseau de trafic de femmes originaires de Madagascar. Les actions policières ont permis l’arrestation du cerveau de cette affaire de vente de femmes malgaches en Chine. Une certaine ‘Mina’ aurait été interpellée à Ningde en Chine, elle a été rapatriée et désormais incarcérée à la prison de la capitale.
Une femme malgache achetée à 24 millions d’Ariary
Interrogée par les enquêteurs, la suspecte a avoué avoir vendu une femme malgache à 24 millions d’Ariary en Chine. Elle a aussi parlé d’une autre malgache qui endosse le rôle de passeuse. Cette dernière aurait été rémunérée à 10 millions d’Ariary pour chaque proposition de fille à vendre. Cette passeuse a également été déjà arrêtée et tous ses biens saisis par les autorités judiciaires.
Les Malgaches vendues sont mariées de force
La plupart des femmes malgaches ayant accepté de partir en Chine auraient surtout été séduites par des propositions de salaire avoisinnant les 1500€ par mois. Certaines quittent Madagascar en pensant travailler dans des champs de thé ou pour être femmes de ménage. Une fois sur place, la plupart d’entre elles, une fois vendues, seraient contraintes de se marier à des Chinois. Une des victimes mariée de force à un vieux chinois aurait été réduite à l’esclave sexuel.
(Source : matv.mg)
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Fianarantsoa - Un vieillard lynché à mort

Le pays perd totalement  tout bon sens et s’enfonce de plus en plus dans une barbarie moyenâgeuse ! Pas plus tard que samedi matin, les images montrant un vigoureux jeune homme en train de tuer un individu suspecté de vol, un vieillard aux cheveux tout blanc, ont fait le tour des réseaux sociaux. Les faits se sont déroulés à l’université de Fianarantsoa. La victime qui implore l’agresseur afin de lui épargner la vie, aurait été prise en flagrant délit de vol d’un foutu… desktop. Le plus scandaleux dans tout cela, c’est que des curieux, lesquels ayant également participé au lynchage du suspect, ont laissé le forcené écraser à l’aide d’un bloc de parpaing l’être sans défense. C’était l’ultime coup qui allait emporter plus tard l’homme âgé.

« Des policiers dépêchés sur place ont à la fois fait restaurer l’ordre et évacuer la victime à l’hôpital où elle a succombé des suites de ses blessures un peu plus tard », a affirmé une source. L’affaire est donc entre les mains des enquêteurs. D’ores et déjà, des arrestations sont déjà en cours au moment où nous écrivons ces lignes. Sans conteste, tous ces badauds ayant assisté sans réagir à la sauvagerie du jeune homme en question envers le suspect, risquent d’être poursuivis pour non assistance à personne en danger, selon toujours l’information. D’ailleurs, ils ont été tous pris en photo. « Il est curieux que toutes ces personnes assistent avec indifférence à  un crime qui se produit sous leurs yeux », s’indigne un internaute. Pour une fois, l’opinion s’insurge devant cet acte cruel et barbare même si elle se montre de plus en plus favorable à la vindicte populaire pour régler l’insoluble problème d’insécurité au pays. Des personnalités les plus en vue du moment se disent indignées par ce tragique évènement, samedi. D’ailleurs, certaines d’entre elles ont promis que cette affaire ne va pas en rester là et que les coupables doivent payer, selon notre source. Franck Roland

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Paludisme - Vingt-six décès depuis le début janvier

En recrudescence. Madagascar est actuellement en pleine saison à haute transmission du paludisme. « Depuis le début du mois de janvier jusqu’à hier (ndlr vendredi dernier), l’on enregistre 26 décès et des centaines de cas du paludisme. Toutefois, il ne s’agit pas encore d’une épidémie mais d’une augmentation des cas, avec les pluies abondantes de ces derniers temps et le passage du cyclone Ava, lesquels favorisent la stagnation des eaux », précise le Professeur Claude Arsène Ratsimbasoa, directeur de la lutte contre le paludisme (Dlp) auprès du ministère de la Santé publique (Msp). Ces décès sont enregistrés notamment à Ambohitromby, une zone enclavée située à 120 Km de Fenoarivobe, ainsi qu’à Belobaka et Bemahatazana, dans la Région de Bongolava ou encore à Ihosy et à Benenitra.

« L’enclavement entrave à la consultation à temps des centres de santé. En général, le retard de prise en charge des malades du palu constitue la principale cause du décès. Néanmoins, les médicaments pour le traitement s’avèrent suffisants malgré un léger problème dans leur acheminement vers ces zones presque isolées », ajoute le Dlp. Le taux de mortalité du palu a augmenté en 2015, avec environ 800 décès sur les 800 000 cas notifiés. Mais ce taux a nettement baissé en 2017, soit 300 décès sur les 500 000 cas enregistrés. La prévention de la maladie reste pourtant un défi à lever.Treize millions de moustiquaires à distribuerPour l’éradication progressive du paludisme. Le plan stratégique national y afférent, 2018-2022, vient d’être renouvelé pour ce faire. La stratégie se focalisera non seulement sur les activités de riposte mais aussi sur celles de prévention, y compris dans les zones enclavées. Ainsi, l’aspersion intra domiciliaire d’insecticides se fera dans les hautes terres, plus précisément dans 19 Districts sanitaires. Ceux de Sakaraha et de Toliara II ont déjà achevés le leur le week-end dernier. D’un autre côté, 106 Districts sanitaires en phase de contrôle et à forte endémicité seront touchés par la campagne de distribution de moustiquaires imprégnés d’insecticide (Mid), à partir du mois de juillet prochain. « Il s’agit d’une campagne menée tous les 3 ans, la dernière date de 2015. Pour cette année, environ 13 millions de Mid seront distribués à plus de 21 millions de bénéficiaires, avec le financement de l’Usaid et de « Global Fund ». La campagne débutera au mois de février par un plaidoyer auprès des autorités, suivi par le recrutement des ressources locales, avant leur opérationnalisation », expose une responsable auprès du Dlp. Pour éviter la vente ou l’utilisation erronée des Mid, la société civile va intervenir dans les contrôles auprès des communautés. De plus, un comité national de coordination a été mis en place pour gérer la campagne.Patricia Ramavonirina

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Corruption - Un fléau qui fait perdre 148 milliards de dollars à l’Afrique

D’après la  secrétaire exécutive de la commission économique des Nations unies pour l’Afrique, Vera Songwe, qui est intervenue lors de la 32ème session ordinaire du conseil exécutif de l’Union africaine à Addis-Abeba,  la corruption fait perdre chaque année une somme de 148 milliards de dollars à l’Afrique, un montant qui représente environ 25 % de son Pib moyen. Elle a aussi indiqué que le continent perd entre 50 et 80 milliards de dollars chaque année en raison des flux financiers illicites, lesquels sont principalement causés par les diverses formes de corruption et qui drainent d’énormes ressources financières du continent vers l’extérieur. En matière de lutte contre la corruption, il faut dire que Madagascar renforce les rangs des mauvais élèves au niveau mondial. Dans son rapport sur la corruption dans le monde, édition 2016, l’Ong Transparency international a établi le classement de 176 pays, un classement basé sur l’Indice de perception de la corruption (Ipc). Et Madagascar y est classé à la 145ème place.

Au niveau du continent africain, la Grande île se trouve à la 32 ème place sur 50 pays.La corruption est à l’origine de pertes financières importantes à Madagascar. En effet, les diverses formes de corruption qui sévissent dans le pays gangrènent fortement son développement économique, pour ne parler que des pertes fianancières occasionnées par le trafic des ressources naturelles, une pratique  où la corruption est plus qu’effective. Les exportations illicites de bois précieux (bois de rose, palissandre, …), de ressources minières, de tortues et bien d’autres ressources se chiffrent à plusieurs milliers de dollars. Cette somme perdue constitue un désavantage pour le pays, tant au niveau écologique qu’économique.A titre d’information, le sommet de l’Union africaine de janvier 2018 a été placé sous le thème de « la lutte contre la corruption ».Recueillis par Marinà R.

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Le marchand de sable !

Le charlatan, en dépit du peu chemin qui lui reste, continue son périple et ne cesse de vendre des leurres, du sable. Au lieu de proposer aux « clients » des articles utiles pour le besoin de la vie quotidienne, il ne fait qu’étaler des futilités. Un « produit » qu’il dissimule dans un emballage bien présenté de manière à ce que les consommateurs, simples d’esprit, s’empressent à les accueillir. Le jeudi 25 janvier, vers la fin d’après-midi à Iavoloha, au Ceremony Building, le Chef de l’Etat présenta un vaste projet-programme, très alléchant, s’intitulant « Emergence 2030 ». Une vision qui s’étale sur 12 ans et dont la réalisation exige la ténacité et la fidélité aux objectifs voulus sans négliger les moyens à mettre en œuvre.

A ce stade déjà et vu les expériences du passé, le projet semblerait se situer bien au-dessus des possibilités intellectuelles et morales de nos dirigeants. Quelque part en haut lieu, on fait l’amalgame entre un « rêve », subit, tôt le matin et un programme bien élaboré et sérieux à concrétiser quelque soit les écueils. Par le fait d’une baguette magique, le Président de la République « accouchait » brusquement un projet, haut de gamme, venant de nulle part. On dirait que la Dame-Présidence s’est fait avoir, pour une nouvelle fois, par la magie du plagiat. Pour ceux ou celles qui connaissent le refrain, il s’agit plutôt de la énième édition de l’imitation à la supercherie tout juste pour amuser la galerie. Du sable et rien que du sable ! Pour un château de sable ! L’usage du terme « émergence » fait, déjà, tiquer les observateur avertis. Un certain Holijaona Rabonarijaona fut le premier, à travers le mouvement qu’il dirige « Emergence Madagascar », à l’utiliser quand il avait fustigé l’intention du régime à mettre sur pied les « Zones économiques spéciales » (Zes) au pays. Comme nous le savons tous, la Haute Cour constitutionnelle (Hcc) lui a donné raison plus tard. Ramanantsoa Herivelona et consorts ont dû revoir leur copie. Une humiliation qu’ils n’oublieront pas de sitôt. Andry Nirina Rajoelina lui emboita le pas. En effet, pour marquer son entrée effective dans l’arène de la vie politique nationale en cette veille de la grande « bataille » de novembre de cette année, il lança l’ »Initiative pour l’émergence de Madagascar » (Iem). Un ensemble de programme qu’il a concocté de concert avec des techniciens-experts triés au volet. Et voilà Monsieur le Président, spécialiste en « copier-coller » et en mal d’inspiration, fit sien aussi du célèbre terme « émergence ».Et que dire de ce moment choisi pour annoncer la rêverie, d’un bagnard, « revin-gadra »! Il sait pertinemment le rendez-vous fixé, auparavant, le vendredi 27 janvier par Andry Rajoelina et son équipe, à Paris, pour présenter au public et démarrer le projet « Initiative pour l’émergence de Madagascar « Iem). Rien que pour devancer  Rajoelina, Rajaonarimampianina se précipita à présenter, deux jours plus tôt, le sien. Si le Chef de l’Etat porterait vraiment à cœur  le malheur de ses concitoyens, la priorité pour lui serait de mettre en branle, d’urgence, tous les moyens pour déloger son peuple de ce…merdier de vie et stopper net ce malsain jeu de marchand de sable.Ndrianaivo

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« Fisandratana Mirindra » - Une vision sans action selon Hajo Andrianainarivelo

Critiques cinglantes. Le président national, Hajo Andrianainarivelo  s’est, de nouveau, exprimé sur la situation politique à Madagascar à l’occasion de la cérémonie de vœux de son parti samedi, à Ankerana. En s’exprimant brièvement sur le dernier exposé de Hery Rajaonarimampianina à Iavoloha portant sur le « Fisandratana Mirindra », le président du Mmm a affirmé avoir été invité mais a décliné l’invitation. Ne mâchant pas les mots, Hajo Andrianainarivelo de déclarer que « il n’y a nul besoin d’écouter une vision qui ne sera pourtant pas concrétisée ».

Le président du Mmm a profité de cette occasion pour rappeler les nombreuses infractions aux lois commises par les membres du régime Hvm. Parmi les plus flagrantes, la défaillance dans la mise en place d’un chef de l’opposition au niveau de l’Assemblée nationale, entre autres. En dépit d’une déclaration officielle de cette formation politique qui a rejoint le camp de l’opposition depuis l’année 2016, ainsi qu’une démarche en bonne et due forme auprès du président du Parlement de Tsimbazaza ainsi qu’auprès de la Haute Cour c  onstitutionnelle. Une réalité qui prouve que les tenants du pouvoir ont du mal à reconnaître la place de l’opposition.  Pour une présidentielle cette annéeLe parti « Malagasy miara – mainga » persiste et signe quant à la nécessité de tenir l’élection présidentielle pour cette année. L’ancien candidat à la présidentielle se dit ouvert à tout pourparler avec le régime mais à condition que cela porte sur le calendrier électoral et les lois électorales. Hajo Andrianainarivelo a soutenu que l’Alliance républicaine de Madagascar (Armada) présentera un seul et unique candidat pour l’élection présidentielle qui devra normalement avoir lieu cette année 2018 suivant un accord convenu entre les membres de l’Alliance. « Nous sommes des hommes de parole », a – t – il lancé avant de poursuivre que « ce candidat devra exécuter le programme commun élaboré et validé par l’Armada », selon ses explications. A entendre toujours le numéro un du Mmm, l’Armada procèdera à une sorte de primaire pour déterminer ce candidat unique. Cette Alliance réunit le parti « Hiaraka Isika » de Camille Vital, le parti Avana de Jean Louis Robinson, le Malagasy Miara – Miainga de Hajo Andrianainarivelo, le Mapar d’Andry Rajoelina, le parti Vert et le « Liaraike ».S.R.