Les actualités à Madagascar du Samedi 28 Janvier 2017

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L'express de Madagascar387 partages

Internet – Rush dans les boutiques d’Orange Madagascar

Le malheur des uns fait le bonheur des autres. La société de télécommunication Orange Madagascar a vu son chiffre d’affaires doubler voire tripler depuis jeudi. Ses boutiques et agences ont été prises d’assaut au lendemain de l’annonce de Telma de la coupure d’Internet au niveau du câble optique sous-marin Eassy. Ils se sont précipités pour souscrire des offres internet ou se procurer de carte SIM, modem clé et tout autre terminal permettant de se connecter à Internet.

« La situation actuelle ne nous permet plus de travailler sans Internet. Il faut trouver la meilleure solution en attendant le rétablissement de la connexion », a déclaré Rija, rencontré dans une boutique d’Orange Madagascar à Alarobia. Ce jeune entrepreneur fait partie des milliers de victimes de cette coupure générale d’Internet. Depuis le 25 janvier à 14 heures, un grand incident majeur s’est déclaré au niveau du câble Eassy. Cette liaison internationale était coupée au large de Toliara. Le principal fournisseur d’accès internet du pays a annoncé dans la presse que « les travaux de rétablissement définitif peuvent prendre jusqu’à une quinzaine de jours ».

La situation semble profiter à Orange Madagascar. D’autant plus qu’elle dispose d’une sortie internationale à haut débit avec son câble optique Lion. Ceux qui avaient eu le moyen se sont ainsi orientés vers cet opérateur. « Il y a autant de monde que nous n’avions espéré », a souligné une responsable au niveau d’une autre boutique..

Lova Rafidiarisoa

Madagascar Tribune164 partages

Tout est coupé (« tapatapaka ») à Madagascar

Tollé général, tout est « tapatapaka » : electricité, eau, connexion, rien ne marche à Madagascar. Comme si la coupure quotidienne et pendant des heures et des heures, trois au minimum, de l’électricité ne suffit plus et que la rareté de l’eau potable est déjà le lot de tous les jours, voilà que la connexion internet fait des siennes. D’après le communiqué de l’opérateur Telma, le problème est causé par la coupure du câble sous-marin Eassy au large de Toliary. Une cellule de crise est créée au sein du Telma pour résoudre le problème. L’opérateur informe que la perturbation risque de durer une quinzaine de jours.

Mais le mal est fait. Qui va indemniser les différents opérateurs, petits, moyens ou grands qui vont subir des pertes et manque à gagner colossales suite à cette panne d’Internet associé à la défaillance traditionnelle de la Jirama. Cette défaillance de la fourniture d’internet va mettre sur la paille pas moins de 100.000 employés directs et indirects selon le groupement des opérateurs de l’économie numérique.

Actuellement, on ne parle que de l’incompétence de ceux qui sont au pouvoir. Incapables de résoudre le moindre problème des malgaches mais qui passent leur temps à nous communiquer les « communications verbales » portant sur leurs innombrables voyages à l’étranger et dans les conférences sur tout et rien. Et qui n’améliore en rien la vie de tous les jours. Sans oublier qu’ils passent leurs temps à préparer l’élection de 2018 mais ne sont pas capables de faire marcher l’électricité pendant toute une petite journée.

L'express de Madagascar135 partages

Câble Eassy – Des interventions en haute mer

Pour réparer le câble optique sous marin Eassy, Telma annonce la mobilisation d’un navire câblier. Celui-ci a pris la route pour Capetown en Afrique du sud

 

Quinze jours. C’est le délai que Telma a donné à ses clients pour réaliser les travaux de rétablissement définitif du câble Eassy. Ce réseau à fibre optique sous marin a connu un grand incident mercredi. La société de télécommunication annonce des interventions en haute mer d’ici peu. « C’est la deuxième coupure de ce genre depuis la mise en place de ce câble. Comme nous avons fait il y a six ans, nous allons apporter des solutions dans le plus bref délai. Un navire câblier est mobilisé avec tout l’ensemble des matériels de réparation. Dès que tout sera chargé, il doit parcourir les 3000 km pour arriver sur le lieu et récupérer le câble à 2600m de profondeur et faire la réparation », a annoncé Patrick Pisal Hamida, administrateur directeur général de Telma lors d’un point de presse organisé dans le centre des opérations du réseau ou network operation center (NOC) de la société à Analakely.

D’après ses explications, ce navire câblier a pris la route de Capetown en Afrique du Sud. Il en faudra par la suite deux jours à l’équipe de charger tous les matériels de réparation, c’est-à-dire des câbles, spares et kits de jointage. Après ce chargement, le voyage depuis cette ville sud-africaine  pour Toliara prendra quatre jours.  « L’analyse effectuée par les équipes techniques a permis de déterminer que la coupure a eu lieu à 38 km de Toliara en haute mer », a fait savoir l’homme fort de Telma.

Perturbation

A en croire ses déclarations, les clients de Telma devraient encore patienter pour voir le retour à la normale de leur connexion internet. En attendant, cette connexion connaît encore une grande perturbation pour ses clients. Les pages internet se chargent difficilement ou n’aboutissent même pas. Les clients attendent une solution d’urgence de la part de l’opérateur.   « Des solutions de backup, répondant à l’ampleur de cette situation exceptionnelle, sont en cours de mise en place pour assurer la meilleure continuité de service possible dans l’intérêt de tous », a annoncé Patrick Pisal Hamida sans pourtant donner plus de détail sur ces solutions.

Selon des indiscrétions, l’opérateur historique est entré en négociation avec la société de télécommunication Orange Madagascar pour l’utilisation du câble Lion comme une connexion de secours. Mais des responsables ne veulent pas s’exprimer sur ce point. « Le backup par satellite n’arrive pas à satisfaire les besoins des internautes malgaches. Telma est condamné à recourir au service du câble Lion pour s’en sortir de cette situation sinon elle risque perdre énormément de client. Mais le réseau national d’Orange arrive-t-il à supporter toutes ces charges ? », explique un ingénieur en réseau de télécommunication.

Les clients de Telma sont les premières victimes de cet incident. Les abonnés des autres opérateurs semblent épargnés de l’incident. Même si des perturbations ont été constatées au niveau de la connexion de Blueline, l’autre fournisseur internet du pays. La coupure n’a duré que quelques heures. Le temps de basculer ses clients vers le câble Lion et le satellite O3B.

Lova Rafidiarisoa

L'express de Madagascar120 partages

Entrepreneuriat – Une startup malgache primée

Après le sacre de Fiombonana au prix Anzisha Prize en octobre 2016, une autre startup malgache vient de remporter un concours panafricain.

Une autre startup malgache fait parler d’elle au niveau du continent africain. Il s’agit de Mahazava, une jeune entreprise qui a conçu un kit solaire assorti d’un système de paiement innovant. Elle a remporté le prix du public Qwant du concours start-up africaine de l’année. Il bénéficie ainsi d’un chèque de 2 000€, d’un pack communication d’une valeur de 10 000€  offert.

Il aura fallu pas moins de 15 000 votes en ligne pour départager les 550 start-up candidates au prix de la start-up africaine de l’année organisé par Bonjour idée. Mais c’est la startup de Christian Randriam qui a remporté les suffrages des internautes et décroché le prix du public avec son idée de rendre l’énergie solaire accessible à toutes les populations vivant hors réseau électrique.

« Nous avons mis au point un kit solaire intelligent dont la batterie se recharge en une demi journée via à un panneau solaire, et peut éclairer un foyer ou un commerce toute une nuit durant grâce aux ampoules à haut rendement lumineux fournis avec le kit. Avec à son chargeur universel, il est possible de charger toutes sortes d’appareils mobiles », a expliqué Christian Randriam sur le site du concours Startup Africaine de l’année.

Plus abordable

Dans un pays où l’accès à l’électricité demeure comme un luxe, le recours au panneau solaire est une évidence. « Il existe déjà des sociétés qui commercialisent des produits solaires à Madagascar. En revanche, nous sommes la première offre d’énergie solaire prépayée (PayAsYouGo) entrant sur ce segment marché et clairement l’une des plus abordable à l’échelle africaine », explique-t-il.

A en croire ses explications, Mahazava propose un système de paiement à mi-chemin entre l’offre prépayée et le leasing. Le bénéficiaire peut acquérir au fur et à mesure de sa consommation des «crédits énergie»  pour 800 ariary par jour, qui lui permettent de devenir propriétaire de son équipement en deux ou trois ans.

Le Grand Prix de la start-up de l’année décerné par le jury revient à Thinvoid, une startup ougandaise qui  propose un service destiné à promouvoir l’inclusion financière des professionnels non bancarisés dans les secteurs du transport et de l’agriculture. D’autres projets malgaches ont aussi participé à ce concours comme Earthbag, Majika, Solar Gas, Teen Ketrika, Milksoy.

Lova Rafidiarisoa

L'express de Madagascar113 partages

Football – Tournoi de préparation – CNaPS Sport – Zanakala FC en ouverture

CNaPS Sport Itasy contre Zanakala FC Haute Matsiatra. Telle sera l’affiche du premier match de ce dimanche à Vontovorona, à 13h, dans le cadre du tournoi de préparation pour les compétitions africaines. Une initiative à mettre au crédit du club qua­druple champion de Mada­gascar, qui représentera la Grande île en Ligue des Cham­pions de la CAF, pour la quatrième fois consécutive.La deuxième rencontre opposera Elgeco Plus Ana­lamanga à Jet Mada Itasy. Ce dernier remplace Fosa Juniors, occupé en Coupe de la ligue à Mahajanga et qui a décliné l’invitation.Pour sa part, Elgeco Plus prépare sa campagne en Coupe de la CAF. Cette compétition comptera trois échéances. La deuxième journée est prévue pour ce jeudi 2 février. Et la troisième pour le dimanche 5 février, durant laquelle on aura notamment une confrontation prometteuse entre la CNaPS Sport et Elgeco Plus.Dernièrement, ce stade de Vontovorona a reçu l’homologation de la Confédé­ration africaine de football pour les matches internationaux, notamment la confrontation entre la CNaPS Sport et le Township Rollers FC du Botswana, dans le cadre du tour préliminaire de la C1. Celle-ci est fixée au samedi 11 février.Cette compétition entre les quatre clubs constitue seulement une partie des festivités à Vontovorona. En effet, les infrastructures du complexe sportif, comptant des terrains de volleyball et de pétanque, un bassin de natation, des courts de tennis, accueilleront en parallèle le Grand Tournoi de l’Amitié.Une sorte de jeux corporatifs, dont les finales sont prévues le dimanche 5 février. La veille de ces finales se tiendra un déjeuner dansant, à titre de levée de fonds pour financer les activités de la branche sportive de la CNaPS.

Prix d’entrée 3000 ariary

Le prix d’entrée pour accéder au com­plexe de Vontovorona, pour le Grand Tournoi de l’Amitié et le tournoi de préparation, est de 3 000 ariary. Ce ticket permettra d’assister à toutes les rencontres de toutes les disciplines. Pour le football plus particulièrement, il faudra s’acquitter de 15 000 ariary pour pouvoir s’asseoir dans les tribunes.

H.L.R.

News Mada95 partages

Hanoman-tena eny Vontovorona ny Cnaps sy ny Elgeco Plus

 Hanoman-tena eny amin’ny kianja vaovao an’ny Cnaps eny Vontovorona ny Cnaps Sports sy ny Elegco Plus, samy solontenantsika eo amin’ny sehatra afrikanina. Tafiditra amin’ny fitokanan’ny Cnaps ity toeram-pilalaovana anisan’ny maoderina ity izao « Grand tournoi de l’amitie » karakarain’izy ireo izao. Handray anjara amin’izany ary hiakatra kianja rahampitso alahady ny tompon’ny kianja, ny Cnaps sy ny Zanakala FC. Aorian’izany, ny Elgeco Plus sy ny Jet Mada (Itasy). Hitohy ny alakamisy ny lalao ka hifanandrina ny Elgeco Plus sy ny Zanakala FC ary ny Jet Mada sy ny Cnaps Sports. Hamarana izany ny alahady 5 febroary ny fihaonan’ny Jet Mada sy ny Zanakala FC ary ny Cnaps sy ny Elgeco Plus. « Napetraka amin’ireo mpitantana ara-teknika ny lalao mba tsy hifandratra ny ekipa roa tonta solontenantsika amin’ireo fihaonana rehetra ireo », hoy ny talen’ny fanetsiketsehana, Razafindraibe Jean Jacques, tetsy Isoraka, omaly.

Hiakatra amin’ny dingana ambony kokoa

 

Nambarany fa tanjona amin’izao fanomanan-tenan’ny ekipa roa tonta izao ny hiakaran’ireo ekipantsika amin’ny dingana ambonimbony ka hidirana eo anivon’ny sokajy amin’ny fifaninanana afrikanina.

Ankoatra izany, hisokatra rahampitso ny hetsika eny amin’ity kianja vaovao ity. Eo ireo fifaninanana eo amin’ny taranja baskety, volley, lomano, tenisy, tsipy kanetibe. « Hisy toerana manokana hialan’ny ankizy voly eny an-toerana. Eo koa ny fiara mitatitra miainga etsy Anosy hatreny Vontovorona amin’ireo andro rehetra hanaovana ny lalao », hoy ihany izy ireo.

Tsiahivina fa hahazo valisoa ireo mendrika rehetra amin’ity fifaninanana ara-panatanjahantena iarahana amin’ny Cnaps ity.

Synèse R.   

 (Sary Mamiherison)

L'express de Madagascar79 partages

Sérigraphie – Le collectif F.U.L.S célèbre sa première année

Autodidacte, soucieux de faire valoir la créativité de ses membres, le collectif de jeunes « Fisakana Urban Life Style », plus connu par son acronyme F.U.L.S, mené par cinq jeunes créateurs de la région Fandriana, célèbrera sa première année de création durant la journée du 11 février au Restaurant Sahamadio Ilafy, de 10h au coucher du soleil.Ayant su se faire une notoriété dans la localité de Fandriana, mais également grâce aux réseaux sociaux en tant que jeune promoteur évènementiel et en lançant sa série de t-shirts sérigraphiés F.U.L.S, le collectif a largement eu le temps de se diversifier et de s’épanouir dans le milieu évènementiel au cours de l’année, grâce au soutien de ses inconditionnels, de sa région natale à la capitale.Humble et modeste à la fois, c’est ainsi qu’il organise ce rendez-vous festif du côté d’Ilafy en guise de reconnaissance. Une vente exposition des créations des jeunes membres du collectif aura lieu à l’occasion, des créations inédites qui combleront, sans doute, les amateurs du genre. De même, un spectacle durant lequel les membres du collectif laisseront la part belle à leur talent, égayera les visiteurs à l’occasion, ainsi qu’une animation « Shooting photo » dont les jeunes sont friands. Un invité surprise est annoncé pour amuser la galerie lors de cette journée.

A. P. R.

Tia Tanindranaza59 partages

Maud Vuyelwa DlomoSarotra ny Fampihavanam-pirenena

Teboka nisongadina teo amin’ny fiaraha-miasan’i Afrika Atsimo sy Madagasikara hatramin’ny taona 2016 ny fankalazana ny fifandraisana ara-tantara sy ny fanomezana fanampiana,

  ny fankalazana ny andro iraisampirenena ho an’i Nelson Mandela, ny fifandraisana ara-toekarena ary ny lafiny ny kolontsaina sy ny fizahantany. Hohamafisina kokoa ny fiaraha-miombon’antoka eo amin’ireo sehatra roa farany ireo amin’ity taona vaovao 2017 ity. Eo ihany koa ny fijerena manokana ny tontolon’ny fampianarana ambony sy ny fikarohana siantifika ary ireo oniversitem-panjakana 6, hoy ny masoivohon’ity firenena miasa sy monina eto Madagasikara ity, Maud Vuyelwa Dlomo, nandritra ny fihaonana tamin’ny mpanao gazety teny amin’ny trano fonenany Ivandry omaly. Bainga voavadika teo anatrehan’izao tontolo izao manokana moa ny nahatontosan’ny firenena Malagasy ireo hetsika iraisampirenena toy ny fihaonana tampon’ny Comesa ny volana oktobra sy ny Frankofonia ny volana novambra ary ny fikaonandohan’ireo mpamatsy vola ny volana desambra 2016. Hita soritra ihany koa ny fahavononan’ireo mpisehatra politika hanarina ny firenena tamin’ny alalan’ny dinika nokarakarain’ny Vaomieram-pirenena mahaleotena misahana ny fifidianana ho fanamafisana ny demokrasia sy ny fametrahana ny fahamarinan-toerana, araka ny fanampim-panazavany. Miankina tanteraka amin’ny vahoaka Malagasy kosa anefa ny fahombiazan’ny fampihavanam-pirenena sy ny fiarahamonina milamina hisitrahana ny tena fampandrosoana izay dingana sarotra sy lava, araka ny fanamarihan’ny diplomaty afrikanina tatsimo.

Ramano F.

L'express de Madagascar51 partages

Madagascar-Vatican – Plusieurs questions attendent des réponses

La plupart des fidèles catholiques espèrent que la visite du cardinal Parolin permettra d’apporter des réponses à plusieurs questions en suspens. Le secrétaire d’État du Vatican pourrait, toutefois, garder le silence.

Pourquoi, quand   Lors­que les relations entre Mada­gascar et le Saint-Siège sont évoqués, de nombreuses questions sont soulevées par les fidèles catholiques. Plusieurs espèrent que le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’État du Vatican, en apportera les réponses.La première question à laquelle les catholiques de Madagascar, dont le nombre est estimé à une dizaine de millions, souhaiteraient avoir une réponse est : « À quand la nomination d’un cardinal   ». Voilà 7 ans, depuis le décès du cardinal Armand Gaétan Razafindratandra, le 9 janvier 2010, que les agneaux de Dieu de la Grande île n’ont plus de Prince de l’église pour les éclairer.Et la question : « Pourquoi n’a-t-on pas encore de cardinal   » se fait de plus en plus insistant, lorsque Madagascar a, une nouvelle fois, été laissé pour compte dans la dernière nomination de nouveaux prélats lors du consis­toire, en novembre 2016. Le plus intriguant est que l’île Maurice, et ses quelques milliers de fidèles, elle, a eu son cardinal. Pour certains analystes, la crainte d’une poussée de l’islamisme radical dans l’océan Indien pourrait expliquer cette décision du Saint-Siège.L’opinion internationale affirme l’existence d’un dessein de faire de Madagascar l’une des rampes de lancement de l’islam extrémiste. « La Grande île est-elle oubliée par le Vatican   », lancent des observateurs. La situation motive, d’autant plus, les questionnements étant donné que la nomination de nouveaux évêques coince également.

AttentionLe diocèse de Farafan­gana, par exemple, attend toujours son évêque depuis novembre 2013. Pareillement pour la canonisation de la Bienheureuse Victoire Rasoa­manarivo, dont la béatification remonte à l’année 1989, année de la visite du pape Jean Paul II dans la Grande île. Les catholiques malgaches, justement, espéraient une nouvelle visite pastorale pontificale, à l’occasion de cette célébration du 50e anniversaire des relations diplomatiques entre le Saint-siège et Madagascar.Finalement, le pape Fran­çois dépêche son second pour marquer cet évènement. Refusant tout échange avec la presse avant son départ, celui qui est considéré comme le bras droit du souverain pontif, dans un discours prononcé au palais d’État de Mahazoarivo, a, semble-t-il, tenu à rassurer sur les relations entre le Vatican et la Grande île. « Le Saint-Siège suit avec attention Madagascar », a-t-il, entre autres, déclaré, dans un discours prononcé à Mahazoarivo hier.Décoré du titre de Grand officier de l’ordre national par Solonandrasana Olivier Mahafaly, Premier ministre, le cardinal Parolin a soutenu: « C’est un geste qui indique une attention en ma personne et manifeste la bonne relation qui existe entre Madagascar et le Saint-Siège ».La cérémonie s’étant tenue à l’issue d’une visite de courtoisie du prélat au locataire de Mahazoarivo, ce dernier a déclaré à la presse qu’« on a passé en revue beaucoup de choses, dont l’engagement des deux parties à promouvoir l’éducation, le développement de l’Homme dans toute sa plénitude (…). D’ici peu, il y aura des activités qui vont se rapporter à l’éventuel accord cadre qui va se passer entre le Vatican et le gouvernement malgache ».Reçu par Hery Rajaonari­mampianina, président de la République, à Iavoloha, le numéro 2 du Saint-Siège et sa suite ont tenu une réunion de travail avec leur hôte et quelques membres de l’Exécutif. « Il a surtout été question de renforcer les relations entre Madagascar et le Vatican, d’avoir l’assurance de la volonté de l’État malgache à continuer dans cette voie », indique une source avisée. Cette dernière ajoute que le cardinal Parolin « pourrait ne pas répondre aux questionnements des fidèles malgaches, car cela n’entrerait pas dans la mission que lui a confiée le souverain pontif ».

Garry Fabrice Ranaivoson

L'express de Madagascar46 partages

Miandrivazo – Un village à feu et à sang

Une quarantaine d’individus armés se sont abattus sur un village Itondy. Quatre des assaillants ont été tués et 24 maisons incendiées.

Un village d’Itondy à Miandrivazo, a été mis à feu et à sang avant-hier matin. Un règlement de compte a fait quatre morts et trois blessés. Lors des affrontements, 24 maisons d’habitation ont été dans la foulée, incendiées. Jeudi vers 5 heures du matin, alors que le village d’Antsakoabe commençait à se réveiller, une quarantaine d’individus, brandissant des fusils de chasse ainsi que des armes de guerre ont tenté une attaque par surprise.Ayant eu vent de l’assaut, les villageois, sur le pied de guerre, ont préparé une riposte armée. Au terme de la fusillade, quatre morts sont signalés dans les rangs des assaillants. Du côté de villageois, quatre blessés ont été dénombrés. Les séquelles de ces violents affrontements sont encore très présentes à Antsakoabe. Une trentaine de sinistrés sont répertoriés. Leurs foyers sont partis en fumée sous leurs yeux.

Cercle vicieux« Ce heurt meurtrier est manifestement le summum d’une tension qui couve, depuis près de sept ans, chez les habitants de quelques villages, dont des vols de bétail sont à l’origine », explique le commandant de la compagnie territoriale de la gendarmerie à Miandrivazo.« Depuis 2014, des individus, connus comme étant des voleurs de bœufs se sont repentis pour réintégrer la société. Bien qu’ils aient été acceptés, des récalcitrants ayant rejoint leurs comités d’autodéfense villageoise respectifs, continuent à commettre des méfaits, ce qui suscite haine et vengeance, d’où des règlements de compte. Ce qui a ébranlé Antsakoabe avant-hier en est un », déclare le commandant de compagnie.En effet, les quarante hommes armés qui viennent de sévir n’ont rien dérobé, ce qui laisse à penser qu’un règlement de compte pourrait être un mobile plausible. Après s’être heurté à une résistance farouche, les assaillants ont emmené les dépouilles de leurs comparses mort.«Il est grand temps de démonter ce cercle vicieux, nourri par le pullulement des armes à feu illégalement détenus. Pour cela, la gendarmerie procède actuellement à un contrôle rigoureux des fusils ainsi que des armes de poing entre les mains des civils », indique le commandant de compagnie de Miandri­vazo.À l’entendre, une trentaine de gendarmes ont été envoyés en expédition à Itondy et Ankavandra pour mener cette opération et sécuriser les points sensibles.

Andry Manase

L'express de Madagascar45 partages

Exposition-Spectacle – « Osmosis », entre émerveillement et beauté artistique

Un rendez-vous artistique qui s’annonce à la fois féerique et enchanteur. « Osmosis », mené par un trio d’artistes de talent, promet d’enivrer le public du K’Art Antanimena.

L’aboutissement d’une rencontre et d’une interaction entre des artistes à la créativité singulière. « Osmosis » convie les férus d’art plastique, de peinture, d’illustration, de danse et de chorégraphie à se joindre à lui ce 3 février à partir de 19h, au K’Art Académie de danse Antanimena. Savant melting-pot de talents des plus inédits, c’est sous la forme d’une exposition-spectacle que « Osmosis » prendra ainsi forme à l’occasion. Un projet artistique des plus exclusifs, qui fait suite à l’imagination d’un trio d’artistes fraternels à l’imagination débordante.L’artiste peintre, Mahefa Rasamuel, se joint ainsi au jeune illustrateur Arian Andritiana, lequel conjugue son talent avec l’inventivité du chorégraphe et metteur en scène Mialy Rajhonson, pour ce qui sera une épopée picturale et musicale rythmée de couleurs et d’émotions. Des artistes qui ne sont plus à présenter dans le milieu. Contemporains et audacieux, ils illustreront ainsi avec brio cette osmose qui s’est créée, suite à ce croisement de disciplines artistiques inexpérimenté. Des chemins parallèles qui ne devaient jamais se croiser, mais que l’art, la création et le destin ont décidé de rassembler, « Osmosis » s’affiche comme une finalité et un début innovant pour ces artistes, afin de débuter l’année comme il se doit.

Explosion d’émotionsLes émotions et le sens même du public qui se plaira à découvrir cette exposition-spectacle qu’est « Osmosis » seront ainsi bouleversés. À travers des œuvres picturales inédites, Mahefa Rasamuel et Arian Andritiana émerveilleront les mirettes de ceux qui assisteront au spectacle, pendant que Mialy Rajhonson, accompagné de sa troupe exposera avec fougue et passion une pièce unique en son genre.Depuis toujours, ces artistes n’ont cessé de surprendre par leur inventivité et cette personnalité propre qu’ils ont affirmée. Mialy Rajhonson et sa compagnie brillent constamment par leurs pièces et leurs adaptations de comédie musicale. Le jeune Arian Andritiana s’est, entre autre, découvert avec son exposition « Perception » à la Boussole Isoraka dans le courant de l’année dernière, et récemment, Mahefa Rasamuel a présenté « Couteau émotionnel » à l’Urban Café Antsahabe.La présentation d’un tel projet et le vernissage d’une telle exposition ont fait appel à un élan de création unique, dont seule l’expression artistique peut raconter les histoires et les émotions exprimées dans chaque tableau du peintre et de l’illustrateur, ainsi que dans la mise en scène du chorégraphe.À découvrir et à vivre par-dessus tout, « Osmosis » est une exposition-spectacle où le mystère des tableaux présentés s’exprimera en danse, en expression corporelle, en chansons et en textes teintés de poésie, ornés de plusieurs performances scéniques.

Andry Patrick Rakotondrazaka

News Mada36 partages

Behenjy : les bandits tombent sur un os

Mauvaise journée pour les coupeurs de route écumant l’axe Behenjy-Ambatolampy. Deux d’entre eux ont été blessés par balles au cours de l’attaque d’un taxi-brousse.

Les faits se sont produits quelques jours plus tôt à Behenjy, plus précisément au lieudit Mandikanamana. Ce jour-là, huit individus munis d’armes blanches ont pris d’assaut un taxi-brousse. Tout en tenant en respect les passagers, ils ont fouillé les bagages et les poches.

Le vent commençait à tourner en leur défaveur au moment où ils allaient fouiller un assistant parlementaire. Armé, ce dernier a dégainé et ouvert le feu, touchant ainsi deux des bandits.

Ayant entendu les coups de feu, les malfaiteurs ont immédiatement pris la clé des champs, emmenant avec eux les blessés et le butin composé de 80.000 ariary et de téléphones portables. Rapidement alertées, les forces de l’ordre sont arrivées sur les lieux mais les brigands ont disparu sans laisser de traces.

Les éléments de la Brigade de gendarmerie d’Ambatolampy et de Behenjy tentent actuellement de les traquer mais mis à part les deux hommes blessés, ils ne disposent que de très maigres indices.

Mparany

(Photo d’archives )

 

L'express de Madagascar19 partages

Musique – Onja Tinondia promeut ses nouvelles compositions

Une illustre personnalité musicale de la Grande île, avec pas moins de trois tubes à son actif, chaque année. Onja Tinondia nous revient toujours plus en forme en ce début 2017, avec une toute nouvelle chanson haut en couleurs, tout à son effigie comme d’habitude.Après « Fitia tsy mizarazara » qui a cartonné l’année dernière, ainsi que les tonitruantes « Samy mandefitra » et « Zazah » avec lesquelles elle a enivré le public féru de musique tropicale au-devant de la scène depuis plusieurs années maintenant, Onja Tinondia rempile, cette fois encore, avec son nouveau morceau « Ampela modely ». Une composition chère à son cœur, avec laquelle elle illustre, une fois de plus, ce charisme au féminin qu’elle prône avec fierté, tout en s’affichant avec grâce et dynamisme à travers ses chorégraphies endiablées.L’un des fers de lance du genre musique tropicale à Madagascar, Onja Tinondia se redécouvre avec plus de tonus et d’énergie avec cette nouvelle composition, qui affiche la force et la valeur de la femme, de sa place au sein d’un foyer et de son rôle important dans la société actuelle. Entre les rythmes typiques du Sud du pays dont elle est originaire et les mélodies plus contemporaines, « Ampela modely » fera, à coup sûr, vibrer une fois encore les noctambules et les fêtards qui se plairont à danser.Après une année 2016 fructueuse, notamment comblée d’une grande tournée nationale, Onja Tinondia se relancera de plus belle, encore, une fois, en ce début d’année, et prévoit d’ores et déjà une nouvelle tournée dès le mois de mars. Une tournée aussi bien nationale qu’internationale.

A. P. R.

News Mada17 partages

Sorona Masina etsy Mahamasina rahampitso : hanafatrafatra ny mpitondra ny kardinaly Parolin

Hatao etsy amin’ny kianjaben’i Mahamasina rahampitso, ny sorona Masina fanamarihana ny faha-50 taona nifandraisantsika amin’ny any Vatikana. Hitarika izany ny sekreteram-panjakan’i Vatikana, ny kardinaly Pietro Parolin sy ireo evekan’i Madagasikara (Cem).

 

Na tsy hivantana amin’ny maha diplaomaty nefa koa amin’ny maha iraky ny papa François azy, tsy azo ihodivirana ny hafatra mafonja hampitainy ho an’ny mpitondra. Holaroina amin’ny tenin’ny Soratra Masina izany, toy ny fanaon’ny fivondronamben’ny eveka (Cem).  Ho voaasa eo rahateo avokoa ireo mpitondra tao anatin’ny 50 taona. Anisan’izany ny filoha am-perinasa sy ireo filoha teo aloha rehetra. Tsiahivina fa afa nihaona tamin’ireo papa nifandimby tany Vatikana avokoa ireo mpitondra antsika. Teo koa ireo efa nitsidika ny tany amin’ny tany masina, toy ny tany Jerosalema sy ny tendrombohitr’i Sinai. Mahasarotiny ny eo anivon’ny fiketrahana Masina araka ny nambaran’ny solontenan’ny papa, ny Mgr Paolo Rocco Gualtieri tamin’ny alatsinainy teo tetsy Antanimena ny fiarovana ny zo aman-kasina maha olona. Ny fiadanana sy ny filaminana ary ny fitoniana…  Voahaja sy tanteraka eto amintsika izany ? Hialohavan’ny fihaonan’ny eveka amin’ny kardinaly Pietro Parolin, anio eny Ambatoroka rahateo ny sorona Masina hitondrana ny toriteny sy ny hafatra rahampitso ity. Mazava avokoa ireo hafatry ny eveka intelo miantoana tamin’ny taona lasa nanitrikitrikitra ny tsy fandehanan’ny raharaham-pirenena amin’ny laoniny. Midika izany fa hafonja ny hafatra, ankoatra ny hafatra manokana avy amin’ny papa François, ho entin’ny kardinaly Parolin. Tombanana fa samy hahazo ny anjarany avokoa ny mpitondra sy ny vahoaka ary ny kristianina.

Fanarahana ny fandaminana rehetra

Etsy andaniny, efa mandeha ny fanentanana ny mpino katolika hanofahofa ny sainam-pirenena Malagasy sy ny sain’i Vatikana (fotsy sy mavo). Hivoha amin’ny 6 ora maraina ny vavahady rehetra etsy Mahamasina, rahampitso. Eny amin’ny « tribune » ireo nahazo fanasana raha eny amin’ny « gradins » kosa ny kristianina ka miditra amin’ireo vavahady amin’ny sisiny avokoa. Hipetrahan’ny antoko mpihira sy ny mpianatry ny sekoly katolika kosa ny afovoan’ny « gradins ». Hanao fanamiana manokana ireo pretra sy ireo fikambanana masina samihafa. Hiantsona eo Antanimbarinandriana sy ny Ste Famille ary Md Misely Mahamasina ny fiara rehetra. « Tokony hisatroka sy hitondra rano amin’ny tavohagany plastika ny  rehetra noho ny hafanana… Aoka hanaraka ny toromarika sy ny fandaminana isika rehetra », hoy ny tompon’andraikitra.

Araka izany, hitodika eny Mahamasina indray ny mason’ny kristianina sy ny vahoaka malagasy, rahampitso.

Synèse R.

(Sary Fano)

L'express de Madagascar17 partages

Une évaluation de la Banque mondiale débarque

Une communication publiée par le Service de renseignement financier (SAMIFIN) hier fait part du débarquement d’une délégation de la Banque mondiale. Selon la missive, du 29 janvier au 8 février, cette équipe réalisera une évaluation sur la situation de Madagascar en matière de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme, et identifier les risques y afférents afin d’établir un plan d’action commun. Pour ce faire, la délégation de l’institution de Bretton Woods rencontrera des responsables étatiques, mais aussi, ceux d’organes indépendants concernés par le sujet.

 

L'express de Madagascar8 partages

Bemiray – « Pour que la mer ne soit plus la limite de notre rizière »

« Halal » désigne tout ce qui est autorisé par la charia, la loi islamique. Cela ne concerne pas seulement la nourriture et les boissons, mais également les habitudes de vie, la « morale musulmane ». On en parle  dans le Bemiray de ce jour. Quant à la réconciliation, c’est comme un serpent de mer. Enfin, les pince-sans-rire diraient  qu’heureusement, on n’avait pas vendu l’eau du Mananara, vu la sécheresse actuelle !

Genre de vie – Le marché Halal, une tradition toute neuve

Non, le marché Halal ne remonte pas à la grande époque de La Mecque et de Médine, il n’a pas 1 400 ans d’âge, et les caravaniers n’en faisaient pas une condition pour leur commerce. Il ne relève ni d’une tradition culturelle, ni de quelque rituel religieux, que l’on se détrompe. Au risque de froisser certains fondamentalistes, osons lui donner, sinon une date précise, du moins une période assez bien cernée pour sa naissance : les années 70 et 80 qui voient paradoxalement l’émergence d’un Islam politique et le triomphe du néolibéralisme. Ces deux courants, a priori très loin l’un de l’autre, vont se trouver un terrain d’entente, puisque tout se vend et tout s’achète. Aujourd’hui, le marché Halal pèse 1 300 milliards de dollars et est implanté dans pratiquement tous les pays. Même Marine Le Pen finit par reconnaître en 2012 que « tout le monde mange Halal ». On connait pourtant ses antipathies, et tant pis pour Jeanne d’Arc…

À l’origine du marché « Halal » se trouve l’antagonisme entre l’Iran chiite et l’Arabie Saoudite sunnite,exaspéré par l’Ayatollah Khomeiny.

Comment en est-on arrivé là   À la source se trouvent deux pays faits pour ne jamais s’entendre : l’Iran chiite et l’Arabie Saoudite sunnite. En Iran, l’Ayatollah Khomeiny interdit l’importation de viande venant des pays « mécréants », mais s’aperçoit bien vite des problèmes de pénurie que cela lui causera au sein de sa propre population. Qu’à cela ne tienne, il demande à ses principaux fournisseurs, dont la Malaisie et l’Australie,d’« islamiser » leur protocole d’abattage. Quant à l’Arabie Saoudite, elle va imposer aux abattoirs occidentaux la présence de contrôleurs et de certificateurs agréés, un poste qui sera bien vite convoité par des associations musulmanes pour donner à cette mesure le vernis religieux nécessaire. D’autres pays comme l’Égypte suivent le mouvement. Les industriels n’y voient aucun inconvénient d’autant plus que les affaires sont les affaires, et que le contrôle imposé n’est pas si coercitif. C’est, par exemple, à peine si les importateurs exigent un abattage « Halal » sans l’étourdissement préalable auquel tiennent les associations occidentales de protection des animaux.Une mode1997 est une date importante pour le Halal, puisque cette année voit la publication par le Codex Alimentarius de directives plus précises concernant la circulation des produits Halal, lesquels obtiennent la reconnaissance de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). La Malaisie se trouve derrière cette avancée notoire qui fait d’elle un spécialiste de l’« ingénierie » Halal grâce au concours des techniciens de…Nestlé et de leur maîtrise de la filière agroalimentaire. Parmi ces normes figure le principe de pureté industrielle, excluant d’office du label tout produit contaminé par des substances comme l’alcool, le porc, les additifs, les conservateurs, ou encore les colorants. Il y aura même, désormais, une eau Halal, embouteillée dans un environnement censé être exempt de toute pollution. Le marché Halal en retirera des avantages sans précédent puisque, c’est bien connu, tout interdit génère souvent une gamme de solutions de rechange…Une structure autrement plus puissante que les simples contrôleurs commence à s’imposer. Il s’agit de l’Agence de consommateurs musulmans dans laquelle s’impliquent de plus en plus les mosquées. Les difficultés économiques finissent par avoir raison de l’engagement de la Malaisie qui cède le leadership aux Émirats et à leur puissance financière. Ils lancent  un argument taillé à leur mesure, comme quoi « le Halal ne peut être fabriqué qu’avec de l’argent Halal ». À Londres comme à New York, des financiers et des spécialistes du marketing travaillent à étendre, non seulement « le » produit, mais également un style de vie Halal dont le burkini tant controversé est un exemple parmi d’autres. À la fin des années 2000, l’Organisation de la coopération islamique (OCI) s’implique à son tour, et fait le lien entre ce marché et ses statuts.Le Halal n’est-t-il qu’une mode appelée à passer   Il semblerait que non, puisque les courants les plus fondamentalistes de l’Islam sont parvenus à en faire un vecteur efficace. Dans les pays occidentaux, des parents refusent d’inscrire leurs enfants à la cantine scolaire, et leur recommande de ne pas partager goûters et bonbons avec les « autres ». Le phénomène est mondial, aussi abstenez-vous de poser des questions qui le dépassent au petit boucher de votre quartier qui se dit « Halal ». Il vend du bon zébu, et c’est tant mieux pour tout le monde.

Madagascar ne manque pas de cours d’eau, à condition qu’il ne soit pasà l’étiage.

Un projet tombé à l’eau –  Quand Madagascar voulait « vendre » le Mananara 

On ne le répètera jamais assez : le développement de Madagascar sera écologique ou ne le sera pas. Tout le reste n’est que leurre électoraliste. La boutade du sommelier d’eau Martin Riese rapportée dans ces colonnes est de celles à ne pas oublier : « Quand il n’y aura plus d’eau, vous pourrez toujours essayer de boire de l’essence ». Il n’y a pas longtemps de cela, Madagascar pliait devant l’appât d’un gain facile en décidant de vendre de l’eau à la compagnie canadienne Aquamar. C’était en 2006, et concernait celle du fleuve Mananara. Le projet devait permettre au pays de « boire du dollar » pendant 25 ans, après les deux ans nécessaires à la construction des infrastructures. Le système est des plus simples, du moins sur les planches des techniciens : l’eau, évaluée à un dixième du débit d’étiage, est prélevée par un pipeline souterrain et acheminée par un autre pipeline en mer, où les tankers la récupèrent avec pour destination les pays chroniquement assoiffés du Golfe Persique.Les coûts totaux de l’opération étaient classés top secret, suivant une tradition perpétuée jusqu’à ce jour car « tsy hita izay maharatsy azy ». Rien en tous cas n’a transpiré lors de la présentation du projet par la présidente d’Aquamar Johanne Laplante. Le prix unitaire de l’eau a quand même été dévoilé : 1,25 dollars américains pour 1 000 gallons d’eau douce. Pas bésef ! Si le gallon pris en compte par le référencier international est généralement le gallon américain (équivalant à 3,785 litres), pour ce cas précis, Aquamar est parvenu à imposer le britannique et par extension le canadien, dont l’équivalent de 4,546 litres ne pouvait qu’être à son avantage.L’étude d’impact environnemental a été déposée auprès de l’Office National de l’Environnement chargé de veiller sur la conformité des projets industriels, surtout d’une certaine envergure, aux lois sur l’environnement, notamment au décret MECIE (Mise en conformité des investissements à l’environnement). Il revient, notamment, à cet organisme de peser les impacts à appréhender sur l’exceptionnelle biodiversité de cette partie Nord-Est de l’île. Les paramètres incluent, notamment, une consultation des populations locales, une taxinomie très pointue des espèces animales et végétales avec, au besoin leur relocalisation, et bien d’autres investigations scientifiques et environnementales. La décision d’accorder l’autorisation d’exploitation doit normalement attendre le permis environnemental octroyé par l’ONE, ce qui n’a pas été le cas puisque la signature de la « vente », qui s’apparentait presque à une braderie hors saison, a été effectuée d’une manière inexplicablement précipitée : elle portait sur 230 millions de litres d’eau par jour, pour un montant approximatif de 25 millions de dollars de revenus pour l’État malgache…

Jusqu’à ce jour, l’initiative du FFKM entamé au CCI Ivato en décembre 2014- janvier 2015 a accouché d’une souris.

Réconciliation – Aimez-vous les uns les autres

Madagascar est le beau pays d’une belle légende appelée « Fihavanana » dont il ne reste plus grand-chose, sauf des paroles creuses. Et peut-être aussi son initiale que les quatre grandes Églises se sont évertuées à multiplier par quatre, pour lui donner une chance de survie : « Fieken-keloka, Fibebahana, Fahamarinana, Fihavanana », ce sont là les  jalons en quatre « F » du cheminement vers la réconciliation nationale, version FFKM. On les accueillit comme parole d’Évangile, mais c’était mal connaître la faune politicienne malgache: qui reconnaîtrait publiquement ses torts, et qui s’en repentirait tout aussi publiquement   Ce serait un pur « Famonoan-tena », un cinquième « F » malvenu en forme de couperet dont personne ne voudrait. Et tout le monde d’accuser le FFKM de se mêler de ce qui ne le regarde pas, alors que la réconciliation est une de ses raisons d’être, un passage obligé pour espérer approcher Dieu : « Si tu viens présenter ton offrande à l’autel, et que là tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi, laisse là ton offrande, et va d’abord faire la paix avec ton frère. Puis reviens, et présente ton offrande à Dieu » (Matthieu 5 : 23-24). Cela ne dédouane pas pour autant les hommes d’Église de leurs errements et de leurs échecs, puisqu’eux aussi, ou certains de leurs membres, ont, de toute évidence, été instrumentalisés. Le grand rendez-vous d’Ivato soi-disant pour la réconciliation nationale qu’ils ont monitoré n’a-t-il pas tourné au bénéfice d’une seule et unique personne   Une fois de plus, le pays, principal concerné, était oublié.Et pourtant sous d’autres horizons, le processus a bien fonctionné. En Tunisie par exemple, lors des audiences publiques de l’Instance Vérité et Dignité, les victimes d’abus commis entre 1955 et 2013 ont pu s’exprimer librement. « Si mes tortionnaires m’écoutent et reconnaissent la véracité des faits que je décris, qu’ils viennent, qu’ils répondent à mes questions, et je leur pardonnerai ».

La Commission Véritéet Réconciliation sud-africaine,instituée en 1995 et dirigéepar Desmond Tutu, est la référenceen matière de réconciliation nationale.

CynismeAinsi parlait Saïd B., enseignant-chercheur, qui passa huit ans dans les geôles de Ben Ali. Les dépositions de Rached G., de Hamma H., de beaucoup d’autres, et surtout des mères qui ont perdu un fils lors du « Printemps » de 2011 étaient tout aussi émouvantes. Une épouse, pour sa part, a, pendant des années, apporté du linge propre à son mari en prison, sans savoir que celui-ci a depuis longtemps été battu à mort dans un commissariat. Comme cynisme il est difficile de faire mieux…L’Instance Vérité et Dignité a jusqu’à la fin 2019 pour instruire les quelque 65 000 plaintes reçues. Avant les audiences publiques elle a déjà procédé à plus de 11 000 auditions privées, et n’a pas hésité à faire appel à des compétences particulières comme des avocats, des historiens, des sociologues, ou encore des psychologues. L’audition des présumés coupables est aussi programmée en toute transparence. Au Maroc, le roi Mohammed VI a, pour sa part, créé l’Instance Équité et Réconciliation peu après son avènement pour faire la lumière sur certaines zones d’ombre de l’ère de son père, pendant laquelle 20 000 victimes ont été identifiées. L’initiative était louable d’autant plus qu’elle étendait son champ d’action jusqu’aux crimes économiques, aux détournements, aux trafics d’influence. Mais l’instance dont le mandat s’est achevé en 2005 n’a pu aller au bout de ses intentions : le roi est mort, vive le roi…Au Rwanda, des milliers de tribunaux communautaires ont été mis en place entre 2001 et 2005. Les suspects d’implication dans le génocide, mais qui ont exprimé leurs remords lors des séances publiques, ont pu voir leurs peines commuées en travaux d’intérêt général. Mais la référence en la matière  reste la Commission Vérité et Réconciliation sud-africaine, instituée en 1995 à l’accession de Nelson Mandela à la tête du pays, et dirigée par Desmond Tutu. Elle a pu accorder l’amnistie aux accusés pour une longue période remontant au massacre de Sharpeville de 1960, en échange de leur confession publique.À Madagascar enfin, et pour ne pas changer les bonnes habitudes, certains suent de tous leurs pores pour faire de la réconciliation nationale une machination politique. Qui saura la dénaturer aura la potion magique permettant de devenir « fort comme un turc ». Et pas n’importe lequel…

Rétro pêle-mêle

Quand les paysans, les opérateurs, et les universitaires se rencontrent, cela donne la Foire Fahazavana 2003 qui s’est tenue en juillet de cette année à Analavory. Cette manifestation qui coïncida avec l’électrification de cette ville… campagnarde a vu la participation de 26 fokontany. Une association de paysans dénommée « Tantsaha vonona », encadrée par des universitaires, a été la révélation de cette manifestation. La formule est apparemment gagnante, puisqu’elle permet aux paysans de bénéficier d’une recherche plus vaste de débouchés aussi bien sur le marché local qu’international grâce au net. L’utilisation des engrais est bien contrôlée pour éviter la détérioration du sol, elle est précédée d’une analyse des terrains et d’une étude des cultures adéquates. Last but not least, les universitaires inculquent aux paysans la volonté de ne plus attendre l’aide de l’État, et d’entreprendre le développement de leur région par leurs propres moyens.La Chambre de commerce, d’industrie, d’agriculture et de l’artisanat d’Antananarivo a également été partie prenante dans Fahazavana 2003, et a même signé une convention de partenariat avec la commune rurale d’Analavory qui abrite son antenne régionale pour l’Itasy.Loin, très loin d’Analavory et de ses défis agricoles, Ampanihy est une petite bourgade égarée dans le Deep South, à mi-distance pratiquement de Toliara et de Tolagnaro. Dans presque tous les foyers, le meuble principal est un métier à tisser artisanal car ici on tisse depuis des générations. Car Ampanihy, c’est connu, est le berceau du tapis mohair. Mais le cheptel de chèvres s’amenuise à cause principalement du métissage. Le jour où il n’y aura plus de laine locale à Ampanihy, c’est toute une petite économie qui s’effondrera, entraînant avec elle des pans entiers de la culture de la région.Mais paradoxalement ce risque de crise n’atteindra pas le mohair haut de gamme d’Ampanihy qui, lui, fait venir sa matière première d’Afrique du Sud. Avec ses 70 000 nœuds au mètre carré, il est, dit-on, un sérieux candidat au titre de tapis le plus confortable du monde, plus beau encore que celui de Turquie ou de Colombie.

Textes : Tom AndriamanoroPhotos : L’Express de Madagascar – AFP

News Mada7 partages

Secteur agricole : des mesures incitatives pour les grands exploitants

L’Etat compte encourager les grands investisseurs agricoles pour relancer ce secteur en nette régression depuis des décénnies. Rallier les paysans aux grands exploitants figure parmi les problèmes à résoudre d’après le ministère  auprès de la Présidence en charge de l’Agriculture et de l’élevage

L’Agriculture est un secteur à croissance négative en dépit des ressources potentielles de Madagascar. Cela, en raison du faible taux d’investissement dans le secteur car les exploitations agricoles familiales dominent à 75% les activités du secteur dans le pays. L’Etat compte inverser cette situation en faisant appel aux grands investisseurs.

D’après le ministre de l’Agriculture Rivo Rakotovao, le contexte du marché mondial est en pleine évolution donc Madagascar devrait s’adapter à ce changement. «30 millions de terres arables sont disponibles à Madagascar. L’exploitation de cette surface permettra au pays d’atteindre ses objectifs dans ce secteur, comme le fait de devenir le grenier de l’océan indien», a-t-il indiqué.

Revaloriser les terrains domaniaux

Pour commencer, l’Etat est actuellement à la recherche d’investisseurs privés pour l’exploitation de près de 20 000 ha de terrains domaniaux répartis sur toutes les régions de l’île.

«Ces terrains sont répartis dans plusieurs régions comme Mahajanga,  Tsiroanomandidy… Nous disposons  par exemple de 4 000 ha de cocotiers à Maintirano qui restent  inexploités depuis des années, et nous sommes contraints d’importer le coco depuis les Comores. Même cas dans la filière maïs où nous sommes également contraints d’exporter en raison de l’insuffisance de l’offre sur le marché local», a poursuivi le ministre.

En outre, les travaux d’entretien des grandes infrastructures agricoles sont prévus cette année. En fait, le ministère de tutelle compte injecter un fonds de 3 milliards d’ariary dans ce secteur. Il prévoit également la mise en place d’un centre semencier pour l’amélioration de la production.

Plusieurs facteurs de blocage restent à résoudre pour réussir ce projet. D’après les explications du ministère de l’Agriculture, il y a beaucoup de résistance face à l’appel des grands investisseurs à Madagascar. Ceux qui sont déjà présents dans le pays doivent encore affronter quelques difficultés. Le problème foncier figure parmi les grands obstacles.

Riana R.

 

News Mada7 partages

Mahazoarivo : nosalorana mari-boninahitra ny kardinaly Parolin

 Tsy nandalo fotsiny fa hipetraka eo amin’ny tantara. Nosalorana ny mari-boninahitra avy amin’ny fitondram-panjakana amin’izao fitsidihana sady sambany ataony eto amintsika izao ny sekreteram-panjakan’i Vatikana, ny kardinaly Pietro Parolin. Nametraka izany ny Praiminisitra Mahafaly Solonandrasana, teny amin’ny lapan’i Mahazoarivo, omaly. Nialohavan’ny dinika teo amin’ny roa tonta, naharitra 30 minitra teo ho eo izany. Nambaran’ny lehiben’ny governemanta fa anisan’ny voaresaka ny fiaraha-miasa indrindra ny andraikitry ny fiangonana katolika eto amintsika, toy ny fiahiana ny fahasalam-bahoaka. Ny fanabeazana sy ny fitaizana ny zaza malagasy… « Vonana ny andaniny sy ankilany hiara-kiasa hampandrosoana eo amin’ny maha olona… Tena ilaintsika izao fandalovany izao noho ny fiangonana miady amin’ny fahantrana… Hojerena ny fiaraha-miasa eo amin’ny fanjakana roa tonta », hoy ny lehiben’ny governemanta, Mahafaly.

Tsiahivina fa anisan’ny anton-dian’ity iraka manokan’ny papa François ity ny hanamarika sy hiaraka hankalaza amintsika ny faha-50 taon’ny fifandraisana eo amin’ny Vatikana sy i Madagasikara.

Synèse R.

 (Sary Fano)

L'express de Madagascar7 partages

Éducation – Des bourses de soutien pour les méritants

Afin d’aider les élèves dans leur parcours scolaire, PACT Madagascar et Rio Tinto ont lancé un programme de bourses d’étude dans neuf communes.

Vulnérabilité. Telle est la situation de la majorité des ménages à Taolagnaro. Dans la plupart des cas, les parents n’arrivent pas à subvenir aux études de leurs enfants, ce qui provoque le décrochage scolaire.Afin de donner un coup de pouce aux ménages et de redonner espoir aux jeunes, PACT Madagascar et Rio Tinto QMM ont lancé le projet Rise+ pour une durée de cinq ans. Dans le cadre de ce programme, des bourses seront attribuées à des élèves dans neuf communes du district de Taolagnaro, à savoir Ampasy Nahampoana, Mandromon­dromotra, Mahatalaky, Iaboakoho, Soanierana, Manambaro, Ankaramena, Sarisambo et Taolagnaro.Ces aides à la mobilité ciblent dix-neuf établissements scolaires publics d’enseignement général mais aussi technique et professionnel.« Notre objectif consiste en l’employabilité des jeunes. Les élèves qui bénéficieront de ces appuis sont surtout ceux qui se rapprochent le plus du marché de travail que ce soit au niveau de leur âge ou bien de leur éducation », a expliqué le responsable au sein du PACT Madagascar antenne Taolagnaro.  Les bourses permettront aux bénéficiaires d’avoir des kits scolaires complets et le remboursement des frais généraux.

LancementL’ONG a lancé le programme Rise+ depuis novembre 2016 et l’a continué, la semaine dernière, en visitant les établissements de huit communes. Et, pour cette semaine, c’est au tour des CEG et du lycée de la ville de Taolagnaro de recevoir les explications concernant ces bourses d’étude.Accordée pour une durée de trois à quatre ans, la bourse de soutien est soumise à une condition de ressources. Elle inclut donc les élèves dont le revenu des parents est modeste. De même, la bourse de mérite, valable pour une année scolaire renouvelable, sans critères sociaux, est destinée aux élèves qui obtiennent des excellents résultats scolaires.Pour atteindre l’objectif d’employabilité, le programme prend aussi en compte les jeunes qui ont abandonné l’école en les réintégrant dans des formations professionnelles via les bourses « Apprentissage aux Métiers de Base » (AMB), sous condition que les demandes en termes d’emploi et de centre de formation existent.Au total, le programme Rise+ envisage de soutenir trois cents élèves durant cette année scolaire 2016/2017 dont deux cents pour l’enseignement général et cent pour l’enseignement technique.

Moïse Fanomezantsoa

L'express de Madagascar7 partages

Futsal – Kick off Tournament – Seize établissements en lice

L’équipe de l’Institut d’étu­des politiques Mada­gascar avec un représentant de la fédération malgache de football, ont procédé hier, au tirage au sort de la première édition du Kick Off Tournament, un tournoi de futsal inter instituts et universités.Les matches s’étaleront du 1er au 5 février, au gymnase couvert de Mahamasina. Les établissements participants ont été limités à seize, pour cette édition inaugurale.À l’issue du tirage au sort, l’IEP organisateur, en tête du groupe A, se trouve avec l’ITU, IUM et ISCAM dans le groupe A. La poule B est, pour sa part, composée de SAMIS, INTH, IS2M et ESSCA. De son côté, le groupe C est constituée de l’INSCAE, Économie, IMGAM et AGRO. Et celui D regroupe l’IPAM, ACEEM, UCM et ISSM.En marge du tournoi, des concours de free-style, dribble et tir de travers ouverts au public seront au programme.

Serge Rasanda

Tananews5 partages

Le seul bilan qu’on nous anone est “le retour de Madagascar dans le concert des Nations”

Pourquoi pas mais est-ce que ça se mange ça ?

Pire, on dirait bien que l’on mange encore moins aujourd’hui avec le kapoaka de riz à 500 ar, un oeuf à 500 ar et 3 citrons à 500 ar (achetés hier soir dans les embouteillages) et le trajet de taxibe à 500 ar aussi à partir du 1 février.

Depuis 3 (chiffre magique) ans on s’éclaire moins bien aussi alors qu’on nous a promis que ce serait résolu en 3 (“ilay 3 moa no mahazatra ahy“) mois.

Depuis 3 mois toujours, on boit moins bien aussi puisqu’il y a moins d’eau. Vu qu’en 3 ans nous n’avons pas vu passer une quelconque campagne de sensibilisation ou de lutte contre les feux de brousse, nous ne nous étonnerons donc pas.

Par contre ces 3 derniers mois, qu’est-ce que nous n’avons pas vu fleurir comme comptes fake sur internet, chargés de défendre sa Seignhery et de redorer son blason. On appréciera leurs 2 principaux arguments :

1-“Arretez de critiquer et les grandes gueules, si vous pouvez faire mieux, faites le“. Bien sûr que nous pouvons faire largement mieux mais le Président de la République c’est pas nous, donc que chacun reste à sa place, fasse son job et les babakoto seront bien gardés. Et comme nous aimons à le répéter, l’exemple ne peut que venir d’en haut. Qu’il commence par virer définitivement toutes ces crapules de son entourage et ce sera un très bon début. La boudeuse ananassée de Paris incluse.

2- Deuxième argument que les “pro-pro” Seignhery anonent : “les précédents dirigeants n’ont pas fait mieux que sa Seignhery“. Ah oui ? Rappelons nous un peu à titre d’exemple combien d’argent il restait dans les caisses de la Jiramaty en 2008 ? Le ministre des Finances des putschistes de 2009 devrait bien le savoir n’est ce pas ? 100 milliards ar pour les amnésiques. C’était bien géré à l’époque, ça ne servait pas de GAB à tout le monde, ça dégageait des bénéfices et c’était bien parti pour auto-financer son développement. On connaît hélas la suite de l’histoire, avec un petit h.

Et cerise sur le gâteau, on appréciera toujours le sempiternel cpasmafote, typique de Babakoto Land. “Cpasmafote c’est mes prédécesseurs qui n’ont rien fait“. On s’en fout des prédécesseurs c’est toi qui est là depuis 3 ans et c’est toi qu’on observe, analyse et évalue tous les jours depuis 3 ans. Et quoiqu’en disent tes fake larbins, les résultats sont “peut mieux faire“, comme quand on était à l’école. Sauf qu’à l’école il n’y avait pas que 2 matières, “Francophonie et CBI“, il y en avait plein d’autres comme par exemple “Pouvoir d’achat, bonne gouvernance, lutte contre l’insécurité, lutte contre l’impunité, Etat de droit, énergies renouvelables et eau, économie, Justice et vindicte populaire” et on en passe. Et le résultat de l’élève Rajaonarimampianina est globalement : “Peut mieux faire“. Certains professeurs ont même mis : “A beaucoup de potentiel prometteur mais ses mauvaises fréquentations l’empêchent d’avancer“. Sans parler de ce prof très langue de p*** comme dirait les djeuns : “Eleve qui sursaute énormément, brasse beaucoup d’air, combat tous les jours le néant et finira sans doute par le vaincre“.

Sauf que la Présidence d’une Nation ce n’est pas l’école ni un labo d’expérimentations hasardeuses : la vie au quotidien de 24 millions de personnes en dépend directement ou indirectement. Donc stop, on arrête les enfantillages dans la cour de récréation, on ouvre les yeux, et on prend enfin la vraie mesure de sa fonction présidentielle.

Les 24 millions de babakoto l’en remercie d’avance.

News Mada4 partages

Sarimihetsika : hivoaka ny « Adisanina FAN’dio », hitohy ny famokarana

Vaovao roa no nampitaina, omaly, tetsy amin’ny Cemdlac Analakely. Hivoaka DVD sy VCD manerana ny Nosy, ny 31 janoary izao ny sarimihetsika « Adisanina FAN’dio ». Taona 2017, hamokatra horonantsary efatra, ankoatra ny tantara mitohy mandeha amin’ny televiziona ny Scoop Digital.

Hiavaka ny « Adisanina FAN’dio » noho izy tantara nosintonina avy amina tranga tena nisy marina niainan’ireo Team Safelika nandritra ny fitetezam-paritra maro nataon’izy ireo. Sokajina ho tantara mampihomehy sy mampitaintaina ity vokatra vaovao ity. Saika tazana ao avokoa ireo andrarezin’ny sarimihetsika eo anivon’ito trano mpamokatra ito. Ankoatra ny maha fialamboly azy, maneho sy mampahafatantra ny hakanton’i Madagasikara ny « Adisanina FAN’dio » toy ny hita any Ampefy, Boeny, Vakinankaratra, Analamanga… Ho an’ireo efa nahita ity tantara ity, anisan’ny nampihetsi-po tokoa ny fanenjehana ireo Team Safelika tao anaty zohy !

HaRy Razafindrakoto

News Mada4 partages

Tsy fisian’ny connexion : maty antoka ny « cyber » sy ny fihariana maro

 Fatiantoka iray lavaka ny an’ireo mivelona amin’ny tranokalam-pifandraisana, tsy maintsy mampiasa tambajotra.tsy maintsy mitady vahaolana hafa hahafahana mivelona.

Tapaka nandritra ny telo andro izao ny tambajotram-pifandraisana (connexion) iray anisan’ny matanjaka sy be mpampiasa indrindra hahafahana mijery ny vaovao iraisam-pirenena sy hifaneraserana.

Mahatsiaro ho voa mafy ireo mivelona amin’ny « cyber », toerana mampiasa betsaka ny tambajotram-pifandraisana. « Tsy misy azo atao fa miandry ny fanamboarana ataon’ilay orinasa miandraikitra ny tambajotra tapaka satria efa naloa vola ny fandaniana rehetra amin’ity volana ity », hoy Rafaly tompona « cyber ».

Akatona ny toeram-piasana. Tsy misy ny vola miditra, tsy maintsy mitady zavatra hafa hahafahana mivelona ao anatin’izay 15 andro hahatapahan’ny tambajotra izay.

Efa lasa filan’ny ankamaroan’ny Malagasy ny fampiasana ny tambajotra. Misokatra amin’ny firenena maro sy izao tontolo izao ny asa atao sy ny serasera ka lasa miankin-doha amin’ny « connexion » ny fihariana rehetra.

Hatry ny omaly, filaharambe no tazana teny amin’ireo mpandraharaha amina tambajotra hafa eto an-dRenivohitra. Tsy maintsy niova filamatra ny mpanjifa tsy hampikatso ny fihariana sy hanarenana ny fatiantoka tao anatin’ny roa andro.

Tsy ny manana fihariana miankina amin’ny fampiasana « connexion » ihany no mijaly amin’izao fahatapahana izao fa eo indrindra koa ireo mpianatra manao fikarohana sy itakiana vokatra any an-tsekoly.

Tatiana A

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« Kolontsaina Festival Elakelantrano » – L’art urbain rempile dans la capitale

Évènement culturel atypique et modeste, il fait surtout appel à la générosité des artistes et des habitants d’un quartier de la ville. Andrefan’Ambohijanahary sera le prochain site.

À la fois festif et fraternel, porté par un élan de partage, de générosité et de découverte, unique en son genre, le « Kolontsaina Festival Elakelantrano » a d’entrée mis un point d’honneur à faire valoir l’art dans toute sa splendeur auprès de la population. Visant plus précisément les habitants des quartiers populaires de la ville des Mille, cet évènement exceptionnel s’affirme ainsi comme étant le festival de proximité par excellence.L’essence même de ce jeune festival, qui en est désormais à sa troisième édition, est de promouvoir l’art et la culture pour tous, sans exception, et de permettre à des artistes de tous âges, ainsi que d’horizons divers de s’imprégner de l’esprit des quartiers de la capitale. Festival multidisciplinaire ambulant et gratuit, « Kolontsaina Festival Elakelantrano » est festif, créatif et folklorique à la fois. Il s’est fixé comme objectif d’égayer les petites ruelles d’Antananarivo. Après le tonitruant quartier des 67ha, pour sa première édition, et Ampandrana-Besarety, pour la deuxième, c’est au tour d’Andrefan’Ambohijanahary de l’accueillir les 25 et 26 février.

RassembleurMené par un collectif d’artistes resplendissant de jeunesse et d’énergie, « Kolontsaina Festival Elakelantrano » se fixe comme objectif de fédérer le maximum de passionnés et de férus d’art et de culture de la ville des Mille à travers ses activités. Le tout, porté par la générosité de tout un chacun, qui se plairont à aller à la rencontre d’un public, qui sera fortement mis à contribution pour embellir son quartier.« Afin de créer une meilleure interaction entre la société, et surtout pour éduquer la jeunesse à travers les vertus de l’art en général, il est de notre devoir, par le biais de ce modeste évènement, de promouvoir la culture auprès des citadins », affirme Hanta Navalona Razafimanantsoa dit Sleeping Pop, illustratrice de profession et co-fondatrice du festival.Une programmation éclectique sera ainsi à découvrir, et tous les artistes issus de disciplines diverses sont vivement conviés à y participer. À savoir, des musiciens, des danseurs, des slammeurs, des graffeurs, des illustrateurs, des cinéastes et des sculpteurs se plairont à partager leur talent et leur savoir-faire dans le cadre de ce festival. Les murs se verront ainsi ornés de couleurs, tandis que la musique et la danse enivreront de bonne humeur la population locale.Armés de leurs pinceaux, de leurs pots de peinture, d’un bout de papier et de leurs instruments, les artistes enchanteront avec leur créativité. Un privilège dont le quartier d’Andrefan’ Ambohijanahary bénéficiera pour cette troisième édition du « Kolontsaina Festival Elakelantrano ».

Andry Patrick Rakotondrazaka

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Tarika Rebika : hiray sehatra any Frantsa i Hery Tiana sy Ra-Niks

Anisan’ireo andrin’ny tarika Rebika, saingy nanorim-ponenana any ivelany Ra-Niks. Amin’ny fotoana fandalovany eto Madagasikara, miaraka amin’ny tarika ihany izy…

Fantatra fa mandalo any Frantsa ihany koa i Hery Tiana, efa fotoana elaela izay. Tafahaona izy mirahalahy samy mpikambana ao anatin’ny tarika Rebika, ka raikitra fa hisy ny fihaonana hizarana indray ireo vazon’ny tarika ho an’ireo any an-toerana.Hotontosaina ny asabotsy 4 febroary izao ny seho voalohany, izay hatao ao Paris. Hira maromaro nahafantarana ny tarika no homanin’izy mirahalahy ireto, mandritra izany. Mazava loatra fa izay mifanaraka amin’ny fampiaraham-peo sy gitara no homen’i Hery Tiana sy Ra-Niks vahana amin’io. Fanombohana ny fanamarihana ny fetin’ny mpifankatia rahateo ny seho, izay fantatra fa hotohizana amina toeran-kafa. Hanampy azy mirahalahy mandritra izany i Ricky ao amin’ny tarika Mahavanona, eo amin’ny fitendrena gitara. I Zo koa ny Dj Mike hanohy amin’ny fampandihizana.

Zo ny Aina

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Forêts : ressources des communautés

Le projet P4GES  ou «Payer pour les services environnementaux mondiaux peut-il réduire la pauvreté ?» touche à sa fin. Le projet est financé par le programme «Ecosystem services for poverty alleviation (ESPA)» pour une durée de trois ans, depuis 2013. La restitution finale des résultats de recherche s’est tenue hier à l’hôtel Ibis Ankorondrano en présence des principaux acteurs, en l’occurrence Conservation international (CI), le ministère de l’Environnement ainsi que celui de la Recherche scientifique.

Concentré essentiellement au niveau des corridors forestiers de l’Est de l’île établis sur 1.600 km, le projet est mené à Madagascar par des ONG internationales et nationales travaillant dans le domaine de l’environnement et de la conservation.

En somme, il ressort de ces travaux de recherche que les ressources forestières constituent encore d’énormes sources de revenus pour les communautés de base, mais une dépendance énorme persiste. Le fait de les sensibiliser sur l’abandon des «tavy» ou encore l’exploitation du charbon de bois engendre un gap assez important dans le revenu des ménages.

«En effet, les projets initiés pour l’amélioration de la production et des revenus des communautés de base sont d’une utilité essentielle. Pourtant les appuis techniques s’avèrent insuffisants,  entraînant un non aboutissement de certains projets», a expliqué Bruno Ramamonjisoa, directeur de l’Ecole supérieure des sciences agronomiques et non moins chef de projet P4GES.

Le but de P4GES est d’influencer le développement et la mise en œuvre d’un système de paiement pour les services environnementaux à l’échelle internationale afin de lutter contre la pauvreté.  La biodiversité exceptionnelle de cette partie du pays et son importance pour le stockage du carbone font que la majorité des projets pilotes REDD+ du pays y est concentrée, justifiant ainsi notre choix géographique.

Arh.

 

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Défense de la démocratie et de L’État de droit – Anaclet Imbiky désigné au HCDDED

La CNIDH a élu son représentant au sein du HCDDED, hier, en la personne d’Anaclet Imbiky. Une réaction en chaîne jusqu’à la HCJ devrait suivre

Déterminant. Les membres de la Commission nationale indépendante des droits de l’Homme (CNIDH) ont procédé à l’élection de leur représentant au sein du Haut conseil de défense de la démocratie et de l’État de droit (HCDDED), hier.

Sur cinq candidatures reçues au terme de la période de dépôt de dossier, le 26 janvier, les commissaires de la CNIDH ont désigné l’un des leurs pour siéger au HCDDED, en l’occurrence Anaclet Imbiky, ancien ministre de la Justice. Il a été présenté par l’association « Miara-mandroso aron’ny demokrasia » (MAMIMAD). Une des conditions requises par la Commission des droits de l’Homme est que les postulants soient présentés par une entité indépendante, active dans la défense des droits de l’Homme.

« Le dépôt de la candidature d’Anaclet Imbiky a suivi toutes les procédures requises. Comme tous les candidats, il a fait l’objet de contrôle de moralité, son casier judiciaire a été vérifié, pareillement pour l’authentification de l’association qui l’a présenté. [le MAMIMAD a existé depuis l’année 2015] », explique une source auprès de la CNIDH. À elle d’ajouter que durant l’élection d’hier, l’ancien ministre de la Justice n’a pas participé au vote.

Une fois sa candidature déposée, Anaclet Imbiky n’aurait plus été impliqué dans les affaires concernant le vote, et a été tenu de se tenir à l’écart de la CNIDH durant toute la procédure. Avec l’élection de l’ex-garde des Sceaux, ceux qui siègeront  au sein du Haut conseil de défense de la démocratie et de l’État de droit son désormais tous désignés.

Bien que la loi instituant le HCDDED dispose qu’il n’est pas nécessaire que l’effectif de ses membres soient connus pour qu’il soit opérationnel, l’institution n’est, jusqu’ici, pas encore en place. Les discours des responsables au sein de l’Exécutif laissaient systématiquement entendre qu’ils attendaient que tous les membres soient connus pour procéder à sa mise en place.

Signal

Maintenant que c’est chose faite, il ne reste plus qu’à attendre les décrets de contestation de la désignation des membres du HCDDED, et donc leur prestation de serment. Une dernière étape qui, du reste, devra accélérer la mise en place tant attendue par l’opinion nationale et internationale, de la Haute cour de justice (HCJ). La mise en place de cette institution judiciaire est considérée comme un signal fort de la volonté des tenants du pouvoir à mettre en place un État de droit et lutter contre l’impunité.

« Afin de respecter le prescrit constitutionnel, le président de la République, dans un délai de 12 mois a compter de son investiture, invite les instances compétentes à désigner les membres qui composeront la Haute cour de justice, afin de procéder dès l’expiration de ce délai à son installation », prévoit l’article 167 de la Constitution.

 Dans une décision de rejet de la mise en accusation pour déchéance du président Hery Rajaonarimampianina, en 2015, la Haute cour constitutionnelle (HCC) a cependant jugé que cette disposition constitutionnelle ne pourra être appliquée qu’une fois tous les membres de la HCJ connus. À l’heure actuelle, le représentant du HCDDED est le seul à ne pas être désigné. Maintenant que l’effectif du Haut conseil des droits de l’Homme est au complet, rien n’empêche d’accélérer la mise en place de la HCJ, sauf probablement le fait que la loi de finances ne prévoit de ligne budgétaire pour l’institution judiciaire.

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La Turquie, mais celle de Kemal Atatürk

Que demande Erdogan ? Qui est Erdogan ? Et pourquoi il faudrait complaire à Erdogan ?

Interdire l’alcool dans les cafés fut parmi les premières mesures que prit Recip Erdogan à la tête de la Mairie d’Istanbul. Et, en février 2008, son gouvernement AKP avait creusé une première brèche dans le paquet de mesures imposées par l’armée, dans la foulée du putsch de 1980, en autorisant le port du voile islamique dans les universités.

Lequel de ces deux visages est la «Turquie d’aujourd’hui» : celui d’Abdurrahman Yalcinkaya, procureur de la Cour de Cassation (de 2007 à 2011) qui, le 14 mars 2008, avait demandé la dissolution du parti AKP au pouvoir pour «activités allant à l’encontre de la laïcité», ou celui de Recep Erdogan, récitant les vers de Ziya Gölkap : «Les mosquées sont nos casernes, les minarets nos baïonnettes, les dômes nos casques, les croyants nos soldats» ?

Le président turc prétend obtenir des autorités malgaches que celles-ci fassent fermer les collège et centre culturel liés à Fethullah Gülen. Ce dernier est réfugié aux États-Unis. Ce point est important parce que Fethullah Gülen n’a pas, comme certains criminels de guerre nazis, fui en Syrie juste après la seconde Guerre mondiale. Il n’a pas non plus cherché refuge dans une de ces républiques d’Afrique qui accueillent des dictateurs déchus pour avoir oublié de passer le pouvoir au jour dit et à l’heure indiquée. Il n’est ni en Chine, ni en Russie, deux grandes puissances alternatives mais qui n’offrent pas la même liberté d’opinion et d’expression que l’Amérique.

Aussitôt dénoué le «coup d’État», Erdogan demanda aux États-Unis de lui livrer Fethullah Gülen. Sauf que ni les États-Unis, ni Madagascar, ne peuvent assurer avec certitude que le «coup d’État» en question ait bien été l’oeuvre de l’homme ainsi incriminé. Et, à suivre le feuilleton post prétendu «coup d’État», on se demande à qui surtout profita le crime. Des milliers d’enseignants, d’officiers, de magistrats, héritiers et dépositaires du kémalisme, limogés sans procès pour faire place nette à des adeptes, des fidèles, des militants, qui ont voté les pleins pouvoirs présidentiels à Erdogan. C’est le kémalisme qu’on assassine.

La «Chronique de VANF» n’a pas attendu que Recip Tayyip Erdogan vienne à Madagascar pour dénoncer le personnage :

– 26 juillet 2016, C’est le kémalisme qu’on assassine

– 07 décembre 2015, Turquie à double visage

– 23 novembre 2015, République et islam en Turquie et en Indonésie

– 11 septembre 2015, Faire entendre les musulmans sans fanatisme

– 09 décembre 2014, Peuple en état second

Au moins, Fethullah Gülen qualifie clairement les islamistes de Daesh de cancer et de terroristes (L’Express de Madagascar 10 septembre 2015). Dans cette Chronique, j’en avais appelé souvent à la prise de parole des Musulmans qui vivent tranquillement leur foi, sans prosélytisme sauvage, dans l’acceptation des Croyants des autres religions. Il faut que ces Musulmans férus de paix sociale se fassent entendre pour que les éructations de haine des jihadistes ne passent pas pour le message habituel de l’Islam. Il faut que les Musulmans en paix avec leur foi condamnent les abominations qui se commettent au nom de leur religion dont certaines figures du passé avaient pu compter parmi les plus illustres représentants du génie humain.

Décapitation d’otages occidentaux, attaques au couteau à Jérusalem ou à la hache à Londres, attentats suicides dans un bus ou sur une place de marché. Quel type d’Islam s’active sur Madagascar : celui qui refuse l’éducation aux petites filles comme le Prix Nobel Malala ? Celui qui impose le voile intégral aux femmes ? Celui qui a déjà bombardé les Bouddhas géants en Afghanistan et qui pousse le délire fanatique à vouloir s’en prendre aux pyramides des Pharaons en Égypte ?

Lequel de ces «ennemis publics» débarque à chaque arrivé d’un vol «Turkish Airlines» à Ivato ? Qui est ce barbu en habit de bédouin ? Quelle est cette femme en voile intégral dont on ne sait rien, voire si c’est bien une femme ? Derrière le moucharabieh d’un «Forum économique», que viennent ces gens faire à Madagascar et combien repartent chez eux au terme de leur visa de séjour : le Président malgache et sa ministre des Affaires Étrangères, mais surtout son Ministre de l’Intérieur et de l’Immigration voire accessoirement des Cultes ont-ils enfin un début de réponse ?

Par Nasolo-Valiavo Andriamihaja

 

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Givaudan certifié

Givaudan a annoncé la première certification «Fair for Life» de son réseau de collecte d’huile de clou de girofle à Madagascar, renforçant ainsi son engagement envers des relations commerciales équitables et éthiques dans le pays où elle collabore avec des centaines de petits producteurs pour obtenir de l’huile de girofle, ingrédient pour ses créations de saveurs et de parfums. Cette vise à mettre en œuvre de bonnes conditions de travail pour tous les acteurs de la chaîne d’approvisionnement et à valider la responsabilité sociale et environnementale du réseau de collecte.

 

 

L'express de Madagascar3 partages

Concours sur l’agrobusiness

Le groupement du patronat malgache ou Fivondronan’ny mpandraharaha malagasy (FIVMPAMA) organise un concours de projet national avec comme thème l’agrobusiness. Le dépôt du dossier de participation peut se faire jusqu’au 8 février. Et la remise de prix est prévue le 18 février. L’initiative de ce concours entre dans le cadre de la politique de Fivmpama de soutenir les jeunes créateurs d’entreprises et afin de préparer la relève des entrepreneurs à Madagascar. D’autant plus que nos jeunes disposent de talents, de compétences, mais surtout de la volonté à entreprendre. Mais ils rencontrent toutefois d’innombrables problèmes, entre autre l’accès au financement, mais aussi le manque d’accompagnement.

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Coupure du câble Eassy : Telma rassure ses abonnés

Une coupure du câble sous-marin Eassy a été signalée mercredi dernier. L’analyse effectuée par les équipes a permis de déterminer le point exact de la rupture : 38 km au large des côtes de Toliara et à exactement 2.600 m de profondeur. Les travaux de réparation prévus durer une quinzaine de jours, sont en cours.

Les usagers d’internet by Telma ont noté la coupure de la connexion depuis mercredi dernier. Face à cette situation «exceptionnelle», Telma rassure ses clients en réagissant rapidement et en apportant des explications sur la situation.

«C’est la deuxième coupure de cette nature et de cette ampleur depuis six ans, depuis le lancement de ce câble. C’est pour vous dire le caractère exceptionnel de cette coupure. Et dans toute situation exceptionnelle, il faut des réactions fortes de nos équipes  qui travaillent d’arrache-pied pour apporter toutes les solutions dans les plus brefs délais», a déclaré Patrick Pisal Hamida, administrateur directeur général de Telma lors d’une rencontre avec la presse hier dans les locaux du bureau technique de Telma à Antaninarenina.

«C’est une opération que nous connaissons dans la mesure où nous l’avons déjà subie. Il faut du temps et de logistique pour effectuer cette réparation exceptionnelle. Néanmoins toutes les équipes du groupe Telma sont mobilisées depuis mercredi pour trouver des solutions de secours suffisantes qui permettront d’améliorer, ne serait-ce que partiellement, la situation actuelle», a-t-il poursuivi.

Un navire mobilisé

Juste après le signalement de cette rupture, Network Operation Center (NOC) de Telma a immédiatement envoyé une demande de mobilisation d’un navire pour assurer la réparation du câble au NOC Eassy. Celle-ci a été approuvée le jour même, d’ailleurs un navire a immédiatement pris la route pour Cape Town, en Afrique du Sud.

Le navire est actuellement en approche pour charger l’ensemble du matériel de réparation à quai, à savoir, les câbles, spares et kits de jointage. Cette opération prendra environ deux jours. Après le chargement, le voyage depuis Cape Town pour rallier Toliara prendra quatre jours, note-t-on du côté de Telma.

Une cellule de crise interne a été mise en place chez Telma. «Ce que nous avons décidé d’un  commun accord,  c’est de communiquer sur nos avancées et d’accompagner au mieux nos clients que nous remercions encore de leur compréhension et de leur confiance. C’est dans la transparence totale, vu l’ampleur de la situation que nous apportons ces informations pour rassurer nos utilisateurs», a tenu à rassurer Patrick Pisal Hamida.

Arh.

 

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Marché du riz : renforcement du contrôle et suivi

Des accords ont été trouvés entre les opérateurs dans la filière riz et le ministère du Commerce et de la consommation pour péréniser l’approvisionnement en riz sur le marché local, en raison de la baisse de la production due à l’insuffisance de pluie durant la campagne 2016-2017. Le renforcement du contrôle et suivi du marché est de mise, indique-t-on auprès de ce département ministériel.

La maîtrise de l’approvisionnement en riz pendant la période de soudure a fait l’objet de discussions entre les opérateurs privés, les membres du ministère du Commerce et celui de l’Agriculture le 23 janvier dernier. Il a été décidé que les opérateurs professionnels s’engageront à augmenter le volume de riz à importer pendant la période de soudure afin de combler les pertes probables de la production de riz de première saison dues aux mauvaises conditions climatiques.

Toutefois, les professionnels présents à cette rencontre ont émis leur crainte concernant les pratiques anticoncurentielles qui persistent dans cette filière. L’Etat s’est alors engagé à  garantir la sécurité des investissements de ces opérateurs à travers le suivi des importations de riz. Un entrepôt est désormais obligatoire pour tous les opérateurs et toutes les procédures respectives à l’importation doivent être régularisées.

Redynamisation de la plateforme riz

Par ailleurs, le ministère du Commerce et de la consommation compte redynamiser la plateforme de la filière riz qui collaborera avec les cellules de Coordination et de suivi du circuit de distribution des Produits de première nécessité (PPN).

Le contrôle et le suivi du marché du riz seront donc renforcés pour éviter les comportements spéculateurs venant de certains opérateurs qui sont souvent à l’origine de la hausse du prix du riz. Des descentes sur les lieux seront effectuées par les commissaires et les contrôleurs du commerce dans les deux semaines à venir pour procéder aux contrôles économiques.

Riana R.

L'express de Madagascar2 partages

Culture de noni

Les villageois relocalisés par Ambatovy à Vohitrambato qui disposent de parcelles agricoles de plus de 800 ha vont consacrer une partie des terres fournies par la compagnie pour la culture de Noni suite à un partenariat avec la société Homéopharma. Cette dernière va acheter la production. La culture de Noni est une activité génératrice de revenus durables qui contribuera à l’amélioration des conditions de subsistance des villageois. Les contributions d’Ambatovy dans la mise en œuvre de ce partenariat se situant sur le plan technique et l’achat d’une partie des jeunes plants, entrent dans le cadre de ses actions d’accompagnement au profit des populations relocalisées à Vohitrambato et soutiennent, par la même occasion, la mise en place du développement durable dans cette localité.

 

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Une coupure de connexion qui paralyse Madagascar

Un fournisseur d’accès internet à Madagascar subit actuellement une coupure de son câble qui permet d’approvisionner une grande partie des usagers d’internet à Madagascar.
On peut dire que c’est une paralysie pour ceux qui ont besoin de la connexion internet pour travailler dans la grande île et qui utilisent les services de Telma Madagascar. En effet, une grande partie de la population malgache utilise les services de ce fournisseur d’accès internet. Joint par téléphone via leurs services clients, Telma Madagascar affirme que c’est une coupure totale même pour les autres opérateurs. Mais on a remarqué que les autres fournisseurs d’accès internet continuent de fonctionner.
Toutefois, un autre opérateur a également avisé sa clientèle d’une éventuelle coupure et d’une diminution de la vitesse de la connexion. Ce sont les Cybercafés, les travailleurs freelances qui font appel à cet opérateur qui en payent les frais. Donc après la coupure fréquente de l’électricité c’est autour de la connexion. Le comble dans tout cela c’est que Telma a averti ses clients par email et sur les réseaux sociaux que la connexion est coupée. Il leur faut 15 jours pour réparer le problème qui plus est.
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Saran-dalan’ny taksibe ho 500 Ar : hentitra ny ATT, midrikina ny UCTU

 Mihenjan-droa ny tady eo amin’ny ATT sy ny UCTU momba ny hoe hampakarana ho 500 Ar. Ny saran-dalan’ny taksibe. Tsy ho tafiditra ao anatin’ny lisitr’ireo mpitatitra hahazo fanampiana avy amin’ny fanjakana intsony ireo mpitatitra mampiakatra saran-dalana ho 500 Ar. Tsy hihemotra amin’ny fanapahan-kevitra koa ny UCTU.

Tsy nisorona ny tale jeneralin’ny antokon-draharaha misahana ny fitaterana an-tanety (ATT), ny Kly Rakotondrazaka Andry, omaly, nilaza fa hotapahina avy hatrany ny fanampiana ireo mpitatitra mampiakatra saran-dalana ho 500 Ar. Etsy andaniny, milaza ny tsy hihemotra amin’ny fanapahan-keviny ny UCTU fa hampiakatra ny saran-dalana ho 500 Ar.

Tsy manara-dalàna io fanondrotana saran-dalana io” hoy ny ATT. Raha ny andinin-dalàna mifehy ny fitaterana an-tanety, tokony hatao peta-drindrina ao anaty fiara fitaterana mandritra ny 15 andro mialoha ny fisondrotan’ny saran-dalana izay vao azo ampiharina. Eo ny fampilazana hatao amin’ny an-tanan-tohatra maro tokony arahina. Betsaka ny fiara fitateram-bahoaka tsy mamaly ny filan’ny mpanjifa ary tsy manaraka ny bokin’andraikitra kanefa izy ireo indrindra no maika hanondrotra saran-dalana.

Efa hatramin’ny taona 2015 ny tetikasa ho fanampian’ny fanjakana ny mpitatitra tsy hiakaran’ny saran-dalana ho fitsinjovana ny vahoaka. Nohavaozina indray izany ny volana oktobra 2016 ka nampiharina ny volana novambra 2016 hatramin’ny avrily 2017. Tapaka tamin’izany fa amin’ny alalan’ny vidin-dasantsy izay alaina eny amin’ny tobin-tsolika no hahazoan’ny mpitatitra ny tamberim-bidy.

Efa nahazo karatra manokana hanaraha-maso izany solika alaina eny amin’ny tobin-dasantsy izany ny 81%-n’ireo mpitatitra. Tsy mbola mihatra kosa ny fampiasana izany satria mbola hisy aloha ny fampianarana ny fifehezana ny fampiasana izany.

Mandra-pahatonga ny fotoana hampiharana ny fampiasana io karatra io, mitohy ny fanampiana voafetra izay efa nahazatra.

Mikasika ny fahataran’ny fanampiana, nanazava ny talen’ny ATT fa ny mahatonga ny tsy fahatomombanan’ireo antontan-taratasy aterin’ireo mpitartitra ny fahataran’ny fandraisan’izy ireo izany. Eo koa anefa ny fandaminana eo amin’ireo tambajotram-pifandraisana handefasana ny vola fanampiana.

 

Tsy mitovy hevitra ireo mpitatitra

 Tsy nitsitsy fitenenana koa ny talen’ny ATT amin’ity fampiakarana saran-dalana hataon’ny mpitatitra vitsy anisa ity. “Azo atao ny fampiakarana izany saingy atao manaraka ny lalàna sy mamaly ny filan’ny mpandeha ny tolotra omena azy”, hoy ny Kly Rakotondrazaka Andry.

Tsy tokony hifanerena kosa anefa fa samy manana ny safidiny ny mpitatitra. Tsy handefitra amin’ireo manao fandrahonana ny mpitatitra hafa ny ATT fa handray ny fepetra tandrify izany. Etsy andaniny, tsy mitovy hevitra koa ireo kaoperativa mpitatitra momba io fampiakarana saran-dalana io. Ao ireo tsy mankasitraka izany raha olom-bitsy kosa ireo miketrika ny hampiakatra ho 500 Ar.

Tatiana A

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Amin’ny fiandohan’ny febroary : mety hiakatra indray ny vidin-tsolika

Hitohy? Toy ny tamin’ny volana desambra sy janoary teo, nilaza ny mpandraharaha iray fa mety mbola hiakatra indray ny vidin-tsolika eto amintsika. Marihina fa tsy mampiomana mialoha mihitsy ny fanjakana amin’ny fiovaovan’ny vidin-tsolika, saingy azo atao kosa ny maminavina dieny mialoha.

Roa volana mialoha ny famandrihana sy fividianana ny solika any ivelany, ary ampiharina  roa volana aty aoriana ny vidiny tamin’izany. Nambaran’ity mpandraharaha ity fa singa roa, farafahakeliny, ny hamaritana ny vidiny amin’ny mpanjifa, ny vidin’ny barila sy ny sandan’ny vola Ariary miohatra amin’ny dolara, ividianana azy eo amin’ny tsena. Raha ny zava-nisy, niakatra ho 54-55 dolara ny vidin’ny iray barila teo amin’ny tsena, ny volana desambra 2016, ary nitotongana ny Ariary niohatra tamin’ny dolara (1 dolara=manodidina ny 3.200 Ar). Koa tombanana hitombo tsy latsaky ny 100 Ar  na 110 Ar isaky ny litatra indray ny vidin-tsolika amin’io volana febroary io.

Tena mihatra ny vidin-tsolika

Amin’ity mpandraharaha ity, mihatra eto amintsika ny tena vidin-tsolika ho an’ny mpanjifa na tsy mitovy aza ny mpamatsy ividianan’ny mpandraharaha samihafa azy any ivelany. Mitovy daholo koa ny kalitao sy ny karazany satria atoby ao amin’ny toerana iray ihany izy rehetra rehefa tonga eto Madagasikara. Maha samy hafa azy fotsiny, ny fanampohana akora manokana (samy manana ny azy) manatsara kokoa ny kalitao mialoha ny hitsinjaran’ny kamiao isaky ny toby fivarotana.

Hiantraika amin’ny saran-dalana

Raha hiakatra tokoa ny vidin-tsolika amin’ny fiandohan’ny volana febroary izao, vao mainka ho sarotra ny hitantanan’ny fanjakana ny fidangan’ny vidin-javatra sy ny vidim-piainana. Efa hampiakatra ho 500 Ar ny saran-dalana ny taxi-be, nidangana ny vidim-bary ary ahina fa  misy sahady ireo manafim-bary.

Maminavina ho 7% ny fidangan’ny vidim-piainana raha ny voasoratra anaty Tetibola 2017. Hihoatra lavitra noho io anefa ny mety hitranga raha tarafina amin’izao fisondrotan’ny vidin-javatra miantoka ny fiainan’ny mponina izao. Dikany, hitombo ny fahantrana, ady tsy mety resin’ny fitondrana.

Randria

(Sary: Fano)

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Voarohirohy ho namono olona : pasiterana fiangonana sekta telohahy voasambotra

 Saron’ny zandary ny alarobia teo teny Alasora ireo olona efatra tompon’antoka tamin’ny famonoana ilay ramatoabe iray hita faty teny an-toerana, ny 11 janoary 2017 lasa teo. pasiterana fiangonana sekta ny telo amin’ireo voarohirohy…

 

Noraisim-potsiny! Lehilahy telo pasiterana fiangonana sekta iray malaza be eto an-drenivohitra ny telo amin’ireo jiolahy voarohirohy ho tompon’antoka tamin’ny famonoana ilay renim-pianakaviana hita faty teny Alasora tamin’io fotoana io. Araka ny loharanom-baovao voaray, resaka ady lova no nahatonga izao vonoan’olona feno habibiana izao. Ny alarobia teo no voasambotry ny zandary ireo jiolahy efatra voarohirohy ireo. Voalaza fa tamin’ny fomba feno habibiana no namonoan’ireo jiolahy ity renim-pianakaviana. Zanak’ilay niharam-boina ihany anefa ireto asiterana fiangonana sekta ireto. Izy ireo no nampaniraka jiolahy namono nahafaty ny reniny noho ny resaka lova. Nentina eny amin’ny borigadin’i Tanà ireto pasitera nivadika nanao asan-jiolahy nahavita nandatsaka ny ain’ny nahitany masoandro ireto. Samy niaiky ny heloka vitany ireo voarohirohy nandritra ny famotorana nataon’ny zandary. Fantatra fa efa ho andro maromaro no niketrehan-dry zalahy ity vonoan’olona ity.

Midika izao fa lasa anafenan’ireo jiolahy ny asa ratsy ataony itony fiangonana sekta mivangongo sy miorina isaky ny elakelan-trano itony. Milaza ho mahavita fahagagana avokoa ny ankamaroan’izy ireny. Misy aza ireo misora-tena hoe Andriamanitra mihitsy ka mahavita manafaka ny olana sy ny fahantrana mianjady amin’ireo vahoaka sahirana. Fisolokiana avolenta anefa ny ambadik’izany. Manginy fotsiny ireo milalao ny fahantram-bahoaka.

J.C

 (Tahirin-tsary)

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Toeram-pilokana : mahasahy mampiady volabe ireo Sinoa

Hita mihamitombo ireo toeram-pilokana “Casino” eto Antananarivo sy ny manodidina. Tsikaritra ihany koa fa saika manisy efitrano filokana ny ankamaroan’ireo hotely fandraisam-bahiny goavana vao niorina taty aoriana. Ireo efa nijoro teo aloha koa aza manitatra ny fotodrafitrasany hisian’izany sehatra filokana izany.

Mpanjifa mahasahy mandany volabe amin’ny loka eny amin’ireny “Casino” ireny ireo teratany sinoa monina sy miasa eto Madagasikara. Mandany vola antapitrisany maro izy amin’izany ary tsy mitsitsy amin’ireo samy mpifaninana.

Fialambolin’ny Sinoa ny loka. Miasa andro aman’alina izy ireo mitady vola ary manala vokona any amin’ny loka rehefa tsy miasa. Ambohi-pihaonan’ny teratany sinoa ihany koa ireny toerana ireny.

Natao ho an’ny mpanam-bola ny loka amin’ireny “Casino” ireny. Matoa mahasahy miditra amin’ny toeram-pilokana dia manam-bola izay entina hilalao. Hatramin’ny fiara sy ny trano mihodina ao anatin’izany filokana izany avokoa rehefa tena mandeha ny lalao.

Ankoatra ny Sinoa, eo koa ny Karana be vola. Tsy ampoizina fa ireo tompona orinasa vaventy sy fanta-daza no tazana any anatin’ireny toeram-pilokana ireny. Misy ihany ny teratany malagasy saingy vitsy ary tsy dia sahy mampiasa vola betsaka.

Tatiana A

 

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Centres de formations clandestins : six mois pour régulariser leur situation

Une gabegie totale. Des centres de formations professionnelles de tout genre, ne disposant ni autorisation d’ouverture ni agrément, se profilent dans les quatre coins de la capitale ou encore dans les régions, en offrant des formations diverses, allant de l’informatique à la pâtisserie ou encore à la coiffure…

La  situation a commencé à prendre de l’ampleur depuis des années, sans qu’aucun contrôle n’ait été mené pour vérifier la qualité des offres de formations et des matériels didactiques auxquels ces centres ont  recours.

Selon le constat de la ministre de l’Emploi, de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle (MEEFTP), Marie Lydia Toto Raharimalala, plus d’un millier de petits centres, qui n’ont même pas de nom officiel, sont en exercice à travers le pays. Le ministère de tutelle, avec le concours de la Direction nationale de l’enseignement privé (Dinep), compte renverser cette tendance, en donnant un délai de six mois aux centres illicites de régulariser leur situation.

Des normes standards

Cet atelier a été une occasion pour les parties prenantes, notamment des  représentants de la Dinep, des associations et ONG œuvrant dans ce domaine ainsi que les Directions régionales et nationales au sein du MEETFP, de voir ensemble comment mettre fin à cette gabegie.

Entre autres, ces derniers ont pour mission d’identifier et de mettre en place les normes standards de formations à appliquer dans un court délai au sein des centres de formations publiques et privées à travers l’île, pour que les étudiants et les parents ne soient plus arnaqués sur la crédibilité des offres de formations ainsi que sur les certificats et diplômes délivrés par ces centres qui ne disposent pas d’agrément.

Fahranarison

 

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Taxi-Be : hausse des frais ou compensation ?

Augmentation de tarif ou compensation. Les opérateurs réunis au sein de l’Union des coopératives des transporteurs urbains (UCTU) ont le choix entre ces deux options. Ceux qui s’obstinent à réviser le prix du ticket des taxi-be à la hausse ne bénéficieront pas ainsi de compensation.

Des mesures sérieuses. L’Agence de transport terrestre (ATT) a son mot à dire par rapport à la décision inopportune de certaines coopératives desservant les lignes urbaines, relative à l’augmentation des frais de transport en commun à 500 ariary. Hier, lors d’une rencontre avec la presse à Ampasapito, le DG de l’ATT, le Col. Andry Rakotondrazaka, a indiqué que des dispositions strictes seront prises à l’encontre de celles qui osent appliquer une hausse de tarif, en dépit des mesures déjà prises par l’Etat d’amortir les charges, à travers l’octroi de compensation aux transporteurs.

«Concernant les arriérés y afférents, ceux de 2015 sont déjà versés via mobile Banking dans les comptes respectifs des coopératives, ceux de 2016 ne tarderont pas à être entre les mains des bénéficiaires. Bien entendu, les coopératives qui révisent leur tarif à la hausse, seront rayées de la liste des bénéficiaires de la compensation», a souligné notre source.

Jusqu’à l’heure, aucun avis officiel relatif à cette augmentation du ticket des bus, précisant la liste des coopératives qui vont suivre cette décision de l’UCTU, n’est parvenu à l’ATT. Un minimum de règlement que les transporteurs doivent respecter. Mais les moyens ne manquent pas au sein de l’ATT pour procéder à un contrôle sur terrain dans le dessein d’identifier les coopératives qui vont appliquer le tarif à  500 ariary à partir du 1er février.

Irrespect des procédures 

Le numéro un de l’ATT n’a pas mâché ses mots pour dénoncer certaines irrégularité, conformément aux textes régissant le transport public, en l’occurrence l’arrêté 2097. Ce texte stipule que toute application de nouveaux tarifs des frais de transport doit être portée à la connaissance des usagers, via des affichages à l’intérieur des véhicules, au moins 15 jours avant l’échéance fixée.  Ce n’est pas le cas cette fois. L’UCTU n’a point pris la peine de respecter ce délai en ayant décidé, hier, d’appliquer d’ici cinq jours, un tarif unique de 500 ariary.

Fahranarison

 

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Passoba-Santé : 73 centres rouvrent leurs portes

Un bilan positif. Une bonne partie des résultats escomptés du Programme d’appui aux secteurs sociaux de base dans le domaine de la santé (Passoba-Santé) est atteinte, après quatre ans de mise en œuvre. C’est ce qui ressort de la 8e réunion du comité de pilotage de ce programme, financé par l’Union européenne et sous l’égide de l’Unicef et du ministère de la Sante, hier à Ivato.

Ce programme, mis en œuvre dans neuf régions, à savoir Analanjirofo, Anosy, Atsimo Andrefana, Menabe, Sava, Atsinanana, Betsiboka, Boeny et Vakinankaratra, a permis à plus de 1.000 Centres de santé de base (CSB) d’avoir un appui particulier. Sur ces établissements sanitaires, 73 ont rouvert leurs portes après avoir été fermés au début du programme, faute de ressources humaines, a-t-on appris. Le recrutement de 88 médecins et 473 paramédicaux a permis de résoudre un tel problème.

S’ajoute à cela, la mise aux normes de tous les CSB par une dotation en matériel technique et équipements dans les neuf régions cibles pour l’amélioration de la qualité des prestations. Le programme a non seulement permis de renforcer le système d’approvisionnement par le biais du plan de renforcement des Pharmacies de gros du district (Phagdis) aux Pharmacies à gestion communautaire (Phagecom), mais aussi la recapitalisation de Salama. Par ailleurs, depuis le début du projet jusqu’au premier semestre de l’année dernière, le taux de consultation externe a augmenté de 26% et le taux d’accouchement au niveau des CSB de 23%.

Fahranarison

 

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Alaotra : réinitialisation du plan d’aménagement

La région Alaotra Mangoro risque de perdre son titre de premier grenier à riz de Madagascar avec une production catastrophique, cette année. Des moyens seront mis en place pour remédier à la situation.

Informé de l’urgence de la situation lors d’un récent passage dans les districts d’ Amparafaravola et d’ Ambatondrazaka, le ministre d’Etat chargé de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche, Rivo Rakotovao, a décrété l’organisation d’un atelier dans la région au début du mois prochain.

L’élaboration d’un plan d’aménagement tiré de l’initiative de la mise en place de la Somalac durant le régime socialiste est prévue à l’ordre du jour de la concertation, selon les techniciens. Ils ont aussi annoncé que les problèmes liés au foncier ainsi que la dégradation de l’environnement par les feux de brousse et l’incendie des « zetra », une flore à vocation écologique et endémique du lac Alaotra figureront au menu de l’atelier. Pour parer au plus pressé, la population locale a proposé des projets micro hydrauliques pour assurer l’irrigation des rizières à partir des cours d’eau alimentant le lac.

Pénurie

Le prix au kilogramme du riz décortiqué se négocie aux environs de 1.750 ariary actuellement auprès des producteurs de l’Alaotra. Telle situation présage une pénurie sans précédent dans cette région, d’après les collecteurs. Outre la sécheresse, la recrudescence du grand banditisme provoquant la baisse de l’offre pour éviter les attaques à main armée est à l’origine de ce phénomène. Les agriculteurs de l’Alaotra souhaitent des mesures d’accompagnement rigoureuses pour la réussite de la politique de développement de la riziculture envisagée par l’Etat.

Manou

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Alaotra – Risque de récolte faible de riz faute de pluie

Le problème d’irrigation des surfaces cultivables revient et fait l’objet des principales discussions entre les paysans, les consommateurs et les opérateurs économiques dans l’Alaotra, où la pluie se faisait très rare en cette saison de production rizicole. D’aucuns s’étonnent qu’il est incroyable que presqu’aucune goutte de pluie n’y est tombée pendant plus d’un mois.Presque partout dans l’Alaotra, les disputes générées par la menace de saison à faible pluviométrie gagnent du terrain actuellement. Chacun trouve son mot à dire.« S’il ne pleut pas suffisamment avant le mois de février, il faut s’attendre à une année sans moisson. La période hivernale empêche le cycle rizicole de suivre son cours. Une situation qui bloque le cycle qui suit, évidemment », explique Rodolphe Nomenjanahary Rakotodramasy, un paysan habitant la commune rurale d’Ambohitrarivo.Les centaines d’hectares de rizière dans la zone ont besoin de l’eau du barrage de Sahamaloto. Malheureu­sement, le débit d’irrigation dans les canaux tombe à un niveau dérisoire.Les consommateurs accusent les collecteurs d’être à l’origine de la hausse du prix du riz sur les étals, alors que la période de soudure ne fait que commencer.

Hery Fils Andrianandraina

L'express de Madagascar1 partages

Aventurc

Fort comme un Turc. Jamais cette expression n’a justifié son sens plein que lors du passage de RecepTayipErdogan, premier Président élu au suffrage universel de Turquie. Autoritaire, péremptoire , direct , celui qui avait pris Hitler comme référence d’un État fort, a complètement effacé le petit personnage conciliant, faussement naïf, benêt en apparence de Rajaonarimampianina.

Sa visite a été précédée de l’installation de Turkish Airways dans le marché du transport aérien ainsi que d’une visite de Rajaonarimampianina à Instanbul l’année dernière à l’occasion d’un sommet économique. Cela peut-il justifier cette virée à Madagascar sur la lancée d’une tournée africaine axée sur la lutte contre le terrorisme ? C’est trop peu pour être crédible. Des pays avec lesquels Madagascar entretient des relations diplomatiques et économiques depuis des décennies comme l’Allemagne, la Chine, le Japon n’éprouvent pas le besoin impromptu d’envoyer leur President ou Premier ministre  a Madagascar. Qui et qu’est ce qu’il y avait donc derrière cet empressement à rapprocher les deux « Hery » devenus les meilleurs amis du monde grâce à leur prénom?  A qui profite cette aventurc ?

Les 60 millions de dollars d’aide sont loin de pouvoir soutenir cette visite étant donné que les entreprises chinoises offrent bien plus à titre de pourboire et sans demander à lutter contre le terrorisme.

Les indiscrétions prétendent que les longues discussions entre les deux présidents qui duraient plus de deux heures, avaient trait à une mésentente sur le volet énergie. Un long marchandage sur un secteur stratégique dans lequel la Turquie dispose d’une bonne expertise. On ne saura peut-être jamais les termes de cette discussion, vu que la transparence n’a jamais été le fort de ce pouvoir. C’est d’autant plus certain que l’entretien s’est déroulé à huis-clos et que la presse est interdite d’en piper mot selon le nouveau code de la communication médiatisée.

On espère que pour une fois l’Etat n’a pas été tenté par le diable et que tout s’est fait sans avoir exposé le pays à des conséquences dramatiques. Pour le moment , le seul point positif de visite de ce passage d’Erdogan est le changement de climat. Il a mis fin à la sécheresse. Son long cortège aérien a fini par secouer le ciel. Il a réussi là où les  » incantateurs » de toutes les espèces et les marabouts de tous les horizons ont échoué. C’est peut-être finalement l’objet principal de sa visite. Le reste n’était qu’accessoire pour épater la galerie.

Sylvain Ranjalahy

L'express de Madagascar1 partages

Mahafaly exulte

Solonandrasana Olivier Mahafaly, Premier ministre, n’a visiblement pas caché son émotion d’avoir reçu et décoré du rang de Grand officier de l’ordre national le cardinal Parolin, hier. « Je suis le premier ministre le plus comblé du monde, car c’es la premiere fois dans l histoire de Madagascar qu’un premier ministre puisse accueillir un secrétaire d’État  près du Saint-Siège. Donc c’est avec humilité qu’on a accueilli cette autorité réligieuse », a-t-il déclaré à la presse, à l’issue de l’évènement.

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Dame pluie fait son retour à Antananarivo

Jeudi soir, la pluie a bercé la capitale de Madagascar rendant une population de la ville des milles le sourire.
Après une psychose de sécheresse, avec Ikopa qui était en train de tarir, on craignait le pire pour Antananarivo. En effet, on a observé un revirement de la situation à Madagascar, le sud de la grande ile a connu une pluie abondante pendant que dans la capitale la pluie tardait à venir. Les responsables ont dû ouvrir les barrages de Tsiazompaniry pour approvisionner Antananarivo d’eau. Une psychose de sècheresse qui a engendré la panique générale à Antananarivo. La population s’est ruée vers l’achat des bonbonnes pour stocker l’eau. Une aubaine pour les vendeurs puisque le prix de ces dernières a connu une hausse de 100 %. En outre, la pluie artificielle annoncée par les responsables du gouvernement qui aurait coûté des milliards d’Ariary n’a pas eu lieu. Forte heureusement, la pluie naturelle est revenue.
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Mozika klasika : nanomana kaonseritra 11 ny Madagascar Mozarteum

Miisa 11 ny kaonseritra klasika nomanin’ny fikambanana Madagascar Mozarteum hoentina manome fahafaham-po ireo mpankafy ity karazana mozika ity, mandritra ny taona 2017. Toy ny mahazatra, hotontosaina ao amin’ny Institut français de Madagascar (IFM) etsy Analakely ireo fampisehoana ireo. Amin’io volana febroary io, hiaka-tsehatra ny tarika Maestria, efa mpandray anjara amin’ny « Kaonseritra klasika », karakarain’ny Madagascar Mozarteum. Hoentin’izy ireo an-tsehatra, amin’io 15 febroary io, ny santionany amin’ny sanganasan’i Wolfgang Amadeus Mozart, ao anatin’ny Don Giovani.

Marihina fa hisy ny fotoana hanomezan-kasina manokana ny hira malagasy, toy ny kaonseritra hatao ny 7 jona izao, izay iarahana amin’ny tropy Ravaloson. Fa ankoatra ny kaonseritra, hihamaro ny « opéra » hatolotry ny fikambanana, amin’ity taona ity. Miisa enina izy ireo.

Landy R.

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Betroka : dahalo efa ho 20 nanafika, naka takalon’aina roa

Nisehoana asan-dahalo nahery vaika tany Betroka afakomaly hariva. Voalaza fa dahalo manodidina ny 20 lahy mirongo basy manafika any an-toerana. Ankoatra ny omby ampolony maro nalain’ireo jiolahy, naka takalon’aina ihany koa izy ireo. Mpianaka tao an-tanana nentin’ireo nanaraka azy, mba tsy ahafahan’ny mpanara-dia manenjika. Rehefa lasa lavitra ireo vao navotsotra ireo takalon’aina. Ny omby kosa nentin’ireo dahalo nitsoaka.

Araka ny vaovao avy any an-toerana ihany, manomboka tsy milamina loatra any Betroka. Fantatra fa mitety tanàna mihitsy ireo dahalo 20 lahy ireo amin’izany. Tsy ny omby ihany no angalariny, ankoatra ny takalon’aina, fa mandroba fananana sy mamaky trano ihany koa izy ireo. Voalazan’ny mponina fa trano efa ho enina voaroba tany Betroka tao anatin’ny andro vitsy monja. Mitaraina izy ireo noho izany afitsoky ny dahalo izany. Miraviravy tanana ny mponina. Voalaza fa manao ny asany ny mpitandro filaminana any an-toerana, saingy hatreto aloha, tsy mbola nifanena ny roa tonta tamin’izao asan-dahalo nifanesisesy tato ho ato izao. Raha tsiahivina, tany amin’ny taona 2012 sy 2013 tany ny tena nampahamay ny asan-dahalo tany Betroka.

Yves S.

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Toamasina : maty voatifitry ny polisy i Kambana, roa azo sambo-belona

Ny alin’ny alakamisy lasa teo, andian-jiolahy mpamaky trano tarihin-dry Kambana no nifanehitra tamin’ny polisy sy ny andrimasom-pokonolona tao Andranomadio 11/43.Nanao antso fampitandremana ireo olon-dratsy mba tsy hihetsika ary hitolo-batana moramora ny kaomandan’ny Fip Rafaliarivo Jules. Tsy izany anefa no niseho fa nitsoaka ireo jiolahy no sady nitifitra. Niaro tena sy niaro ny andrimasom-pokonolona ny Fip ka raikitra ny fifampitifirana. Vokany, lavon’ny bala i Kambana. Azo sambo-belona kosa ny roa rahatafaporitsaka ny namany miaraka amin’ny basy calibre 16. Mbola hita teny an-toerana ny vodina bala calibre 16 nampiasan’ireo jiolahy.Voalaza fa nisy andrimasom-pokonolona roa naratra voatifitr’ireo olon-dratsy nandritra ny fifanenjehana. Ny iray voa teo amin’ny tanana raha teo amin’ny tratra kosa ny faharoa. Efa tsy misy ahiana kosa ny fahasalaman’izy roa lahy taorian’ny fahazoana fitsaboana.Tsy vahiny amin’ny maro i Kambana. Kambana mirahalahy izay samy jiolahy ikoizana. Ilay zokiny ity maty voatifitra ity. Tafaporitsaka ary mbola karohina kosa ilay zandriny kambana aminy. Efa nomelohin’ny fitsarana noho ny raharaha famonoana ho faty ny ray niteraka azy mirahalahy saingy efa nivoaka ny fonja ka izao manao asa ratsy izao.

Sajo sy Yves S.

 

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Na voararan’ny lalàna aza… : mbola misy ny fanalan-jaza an-tsokosoko

Mila ho isan’andro ny fanalan-jaza ataon’ny dokotera tonga eny amin’ny hopitaly. Misy fotoana aza mahatratra dimy izany ao anatin’ny iray andro, raha ny fanazavan’ny dokotera mpampiteraka amina hopitaly iray mipetraka etsy Analamahitsy.

Fanalan-jaza noho ny antony ara-pahasalamana na antony hafa hahazoana alalana amin’ny dokotera ny ankamaroan’ireo. Misy koa ireo nanala zaza an-tsokosoko tany ho any tonga eny amin’ny hopitaly rehefa sendra ny fahasarotana avy any.

Tato anatin’ny 10 taona izao, betsaka ny vehivavy tsy mahatondra vohoka hatramin’ny farany. Maro ny antony mahatonga izany fa anisan’ny tena olana fototra matetika ny rarin-tsaina izay tsy voafehy ka mampikorontana ny toe-batana raha ny fanazavan’ny dokotera  hatrany.

Matetika, mitsahatra an-tenantenam-potoana ny fitomboan’ilay zaza ka maty ao am-bohoka. Voatery tsy maintsy esorina izy ireny hanavotana ny ain’ny reniny. Indraindray reraka loatra ilay renim-pianakaviana ka afa-jaza ary tsy maintsy asorina sy diovina ny tranon-janany.

Betsaka ny tranga handraisan’ny dokotera fepetra tsy maintsy hanalana ny zaza ao an-kibo ary mandalo fitiliana maro vao raisina ny fanapahan-kevitra. Efa manao ny fanavotan’aina rehetra koa ny dokotera vao tonga amin’io fetra farany io.

Tazana matetika eny anivon’ny fiarahamonina ihany koa anefa ny fanalan-jaza iniana hatao vokatry ny vohoka tsy nirina na efa miparitaka aza ny karazana fandrindram-piterahana eto amintsika.

Voararan’ny lalàna ny fanalan-jaza eto Madagasikara. Iharan’ny sazy avokoa na ilay vehivavy minia nanala zaza na ny dokotera miray tsikombakomba sy miantsehatra mivantana sy ankolaka amin’ilay fanalan-jaza.

Iniana tsy resahina ity fanalan-jaza an-tsokosoko ity na dia efa fantatry ny fiarahamonina izao aza fa misy toerana na dokotera efa malaza amin’izany. Samy mangina ny rehetra. Toy ny mandeha ho azy izany amin’ny andavanandrom-piainan’ny fiarahamonina.

Ny any Etazonia izao anefa nanokana enina andro hanaovana “diabe ho an’ny aina” ny mponina any an-toerana hanehoana ny ady amin’ny fanalan-jaza.

Nahafaly ny vahoaka amerikanina ny nanafohanan’ny filohan’izy ireo vaovao, Donald Trump, ny lalàna ho fanampiana ireo fikambanana mikarakara sy manohana ny fanalan-jaza any an-toerana.

Tatiana A

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Attaque sur la RN 2 : contre-offensive des forces de l’ordre

Après la série d’attaques à main armée et de braquages qui se sont produits dernièrement sur la RN 2, les autorités ont  décidé de prendre le taureau par les cornes.

Une forte mobilisation d’éléments et de moyens techniques a été opérée en vue de sécuriser la RN 2 en général et l’axe Brickaville – Ampasimadinika en particulier.

Sous la férule du Chef de district de Brickaville et du commandant de la Compagnie territoriale de Toamasina, une réunion d’urgence s’est tenue le 24 janvier dernier à Brickaville.

Elle a vu la participation des autorités locales et des membres des forces de l’ordre. Plusieurs résolutions ont été adoptées au cours de cette réunion, entre autres le renforcement des moyens matériels. L’on sait en effet que la Compagnie territoriale de Toamasina a mis à la disposition des gendarmes de Brickaville un véhicule permettant à ces derniers de multiplier les patrouilles. De jour comme de nuit, les gendarmes surveillent l’axe. Le système d’autodéfense villageoise a également été remis sur le rail.

Les résultats sont palpables. Aucun cas de braquage n’a été enregistré sur l’axe routier depuis la prise de ces mesures, alors que dans la nuit du 23 janvier, les passagers d’un taxi-brousse ont passé un mauvais quart d’heure à la suite d’une attaque des coupeurs de route.

Notons au passage que 9 individus suspectés d’être derrière la série de braquages et de vols de bagages ont été arrêtés le 11 janvier dernier. Ils se trouvent actuellement derrière les barreaux.

Mparany

(Photo d’archives )

 

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Tabera Randriamanantsoa : « Firenena no hampihavanina « 

« Firenena no hampihavanina fa tsy olona: tsy fampihavanana an-dRavalomanana sy Rajoelina Andry, Ratsiraka sy i Zafy Albert. Fampihavanam-pirenena amin’ny fampianarana, ohatra, tokony hitovy tantana; amin’izay, mandeha ny fampandrosoana. Raha mitovy tantana koa ny fahasalamana an-drenivohitra sy ambanivohitra: afa-miasa ny rehetra, ary mandeha ny fampandrosoana. »      

Izay ny fanehoan-kevitry ny sekretera jeneralin’ny Komity fampihavanam-pirenena (CRN), Tabera Randriamanantsoa, momba ny fampihavanam-pirienan voaresaka tato ho ato. Tokony hitovy tantana avokoa ny vahoaka malagasy. Izay ny fampihavanana: tsy misy vahoaka malagasy mangataka, ary misy angatahina.

Ny mahagaga azy, ny CRN no nilaza voalohany ny hoe fampihavanam-pirenena, taona 2002. Amin’izao fotoana izao, rehefa miteny ny fiombonambe iraisam-pirenena hoe hatao ny fampihavanam-pirenena, lasa mitady manampahaizana momba ny fampihavanam-pirenena avokoa. « Iza no manampahaizana momba ny fampihavanam-pirenena, raha tsy ny filoha Zafy Albert? », hoy izy.

 

Tsy ahitana taratra fampihavanam-pirenena ny lalàna

 Raha ny lalàna vaovao mifehy ny fampihavanam-pirenena, tsy miditra ny CRN. Tsy hita taratra ao ny amin’ny fampihavanam-pirenena. « Tsy miady amin’ny olona izahay, fa ny hevitray: hafa ny fampihavanam-pirenena », hoy izy. Andrimpanjakana hahazoana vola no mahamaika ny sasany: samy miditra ao avokoa, dia mandray karama.

Rehefa mpihavana ny firenena, mba misy daty iray iombonan’ny rehetra, ohatra. Eto, tsy misy fetin’ny Repoblika, mbola gidragidra ny 26 jona, tsy hajaina ny sainam-pirenena, tsy fantatry ny olona ny hiram-pirenena, tsy hajain’ny olona ny filohan’ny Repoblika… Firenena ve isika ity? Izay no atao hoe fampihavanam-pirenena. Hampihavanina amin’ny tantarany sy ny kolontsainy ny firenena, fa tsy olona no hampihavanina.

R. Nd.

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Pietro Parolin à Mahamasina : un discours très attendu

Une grande messe sera organisée demain au stade de Mahamasina à l’occasion du 50e anniversaire des relations entre Madagascar et le Vatican. Le message du Pape sera transmis par son représentant, Pietro Parolin.

La venue du Secrétaire d’Etat du Vatican Pietro Parolin a été préparée depuis longtemps par les autorités malgaches. Pour les chrétiens et les catholiques en particulier, il s’agit d’un immense honneur de voir le numéro deux du Vatican à Madagascar.

Le discours de ce dernier reste alors très attendu, d’autant plus que plusieurs autorités étatiques seront de la messe.  D’ ailleurs, il faut rappeler que les évêques catholiques n’ont pas cessé d’envoyer des messages forts à l’endroit de la population et particulièrement aux dirigeants sur la mauvaise gestion du pays. La pauvreté et la corruption ont souvent été dénoncées.

Pietro Parolin est arrivé au pays mercredi dernier et a déjà effectué quelques visites. Hier, il a répondu à l’invitation du président de la République à l’occasion d’un dîner d’Etat. Avant cela, il a rendu visite au chef du gouvernement et s’est vu remettre une distinction honorifique.

Une visite sous haute sécurité

La sécurité ne sera pas minimisée pendant les quelques jours de visite de Pietro Parolin à Antananarivo. « Etant donné qu’il s’agit d’un représentant étatique, la sécurité se doit d’être très bien organisée », a indiqué le Commandant du groupement de la gendarmerie, le colonel Ravoavy Zafisambatra hier sur une station privée de la capitale.

D’ailleurs mardi dernier, notamment  à l’occasion de la visite du président turc, la population a pu constater le nombre important de forces de l’ordre déployées dans les rues de la capitale. Diverses mesures seront prises, particulièrement pour la journée de demain lors de la grande messe à Mahamasina. Des fouilles seront effectuées à l’entrée, la sécurité sera renforcée tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du stade. Et pour des raisons d’organisation, une portion de route pourrait être coupée pour faire office de parking. L’église catholique a également affirmé son soutien aux forces de l’ordre.

Tahina Navalona

 

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« Bira descente » : BMX et VTT en vedette

1 km de trajet composé de 5 sauts, 2 épingles gauches, 1 épingle droite, sans oublier un escalier et des portions en dévers ! La première édition de « Bira Descente » du 29 janvier s’annonce plus que jamais comme l’événement phare de cette fin du mois.

La bourgade d’Ambohidava Antsirabe accueille cette nouvelle compétition initiée par Bira Moto Club et Bikers 110. « L’initiative découle de notre participation à la course de Dago-Descente, à Antananarivo, l’an dernier. Nous étions quatre coureurs d’Antsirabe à y avoir pris part. Après, nous avons décidé d’organiser une course similaire chez nous », a glissé Lalà Rasanjison, tout excité à l’idée de réaliser leur rêve.

BMX et VTT (Fourches rigides ou à suspension) se partageront la scène durant cette journée chez les -18 ans, les 18 à 37 ans, les +38 ans et les dames.

100 participants pour quatre trophées. A coup sûr, les locaux de la compétition livreront une bataille sans merci contre les coureurs venus spécialement de la capitale.

Naisa

Programme :

7h 30 : Reconnaissances par groupe de 10

9h 30 : Manche qualificative

11h 30 : Deuxième manche

14h : Super finale

 

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Cnaps Sport : joindre l’utile à l’agréable

De l’argent, Cnaps sport en a besoin en vue de la campagne africaine. Qualifiée pour le tour préliminaire de la ligue des Champions africaine de football, l’équipe championne de Madagascar s’active pour remplir la caisse du voyage.

Ainsi est née l’idée d’organiser le Grand tournoi de l’amitié qui rassemblera les sportifs de tous azimuts et des grands clubs de quelques disciplines. Une compétition inédite en tant qu’événement inaugural du nouveau complexe sportif des caissiers sis à Vontovorona. Dénommé « Centre de culture et de loisirs », le lieu sera le théâtre de beaux duels durant une semaine.

En effet, à partir de demain jusqu’au 5 février, que ce soit en football, basket-ball, tennis, pétanque, natation ou encore en volley-ball, il y aura une pluie de rencontres sportives comme c’est le cas en football où l’équipe hôte se mesurera à trois écuries de classe nationale, à commencer par Zanakala , nouvelle terreur de la Haute Matsiatra puis Jet Mada, une figure de proue d’Analamanga et le meilleur pour la fin, Elgeco Plus, l’autre équipe représentante de Madagascar sur le plan continental cette année, en Coupe d’Afrique.

Crevant l’écran à la joute nationale de volley-ball, Cnaps sera de nouveau servie sur son propre terrain, avec la présence de la Gendarmerie nationale de volley-ball (GNVB), parmi ses adversaires à ce grand tournoi.

En tout cas, la nouvelle infrastructure sportive de la Cnaps à Vontovorona diffère des autres après qu’elle ait obtenu l’homologation de la Confédération africaine de football pour la tenue des matchs continentaux.

Ainsi, pour la première fois de l’histoire du football malgache, le match n’aura pas lieu sur  les terrains habituels de la compétition africaine de Mahamasina où de Mahajanga.

Naisa

 

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FMR : victoire de Marcel Rakotomalala

Le changement ne sera pas pour le moment à la tête de la Fédération malgache de rugby (FMR). En dépit des coups qu’il a subis avant le scrutin, Marcel Rakotomalala sort vainqueur d’une bataille sans merci qu’il a livrée contre ses adversaires.

Par 7 contre 4 pour son vis-à-vis direct, les voix des urnes sont favorables au président sortant de la FMR et démentent ainsi les dires des autres sur son impopularité aux yeux des férus de la discipline d’autant que des clubs ont pris part au scrutin.

Une victoire qui a tardé à se dessiner en tout cas pour le président de la fédération. Mais, la vérité a fini par apparaître laissant sur le carreau Santoni, arrivé deuxième.

Désormais, la page honteuse de la période électorale du rugby malgache se ferme. Le comité exécutif de la FMR continue sa route vers un nouveau mandat de 4 ans.

Naisa

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Basket-ball – Election federale : vrai plébiscite pour l’équipe sortante

Le troisième mandat dans la poche de Jean Michel Ramaroson dit Mika et son équipe à la tête de la Fédération malgache de basket-ball (FMBB). Une réélection acquise en toute facilité.

Comme une lettre à la poste, la majorité écrasante des ligues régionales de basket-ball a voté en faveur du maintien de Jean Michel Ramaroson à la présidence de la FMBB et des membres du comité exécutif à leurs postes respectifs.

En effet, sur les 19 ligues présentes au palais des Sports de Mahamasina, hier, 18 ont opté pour la continuité lors des élections du président et du secrétaire général de la FMBB tandis que pour les autres postes, les candidats ont tous obtenu 100% des voix.

Une réussite qui ouvre la voie vers un nouveau mandat à trois principaux axes. En effet, lors de sa propagande d’avant vote, Mika a évoqué les nouveautés qu’il compte instaurer pour le développement du basket-ball malgache en énonçant trois points focaux.

D’abord, à partir de cette année, la FMBB mettra un accent particulier sur le renforcement du partenariat avec l’instance internationale de la discipline (Fiba). « Une coopération concrète avec la Fédération internationale de basket-ball est inévitable. Cela nous permettra de bénéficier du programme de développement qu’ elle va initier à partir de cette année », a fait savoir Jean Michel Ramaroson ;

Mais cela n’enlève en rien l’importance de la promotion localement. En effet, l’autre programme d’activités qu’il a mentionné concerne le basket de proximité. « Ce nouveau mandat sera également sous le signe de la proximité grâce à la promotion à partir de la base », a-t-il souligné.

Pour autant, sans une structure bien adaptée et bien coordonnée, la politique de développement risque d’échouer. Ainsi, l’équipe dirigeante de la FMBB compte améliorer le mode de gestion du basket-ball malgache. « Renforcement et mise en place de la structure feront partie de nos priorités. Et toutes les instances de la fédération seront concernées après constatation des lacunes durant les précédents mandats », a-t-il poursuivi.

En attente

Même si le basket-ball malgache est une discipline olympique de premier choix,  le Comité olympique malgache (Com) et ce sport font pourtant deux. Jusqu’à présent, la FMBB attend encore le signal venant d’Ivandry dans le cadre de la promotion des disciplines olympiques. « Bien que n’ ayant aucun problème relationnel, la FMBB et le Com n’ont pas encore eu l’occasion de collaborer dans le cadre du projet de développement initié par cette instance », a déclaré Jean Michel Ramarison.

Un coup de pouce attendu depuis longtemps qui pourrait changer beaucoup de choses dans le milieu du basket. L’appel est lancé par la FMBB et la balle est maintenant dans le camp d’en face.

Naisa

Les membres du comité exécutif de la FMBB :

Bureau directeur :

Président : Jean Michel

Ramaroson

Vice-président : Lionel Randrianarison

Secrétaire général : Tsiry Colombe Ralalaharison

Trésorier : Emmanuel Ravoson

Conseillers :

Mamy Ravelomanantsoa, Olivier Randrianarison, Justin Rabearivelo, Jimmy Randriamandimby, Eric Arius Rafiringa, Miharimanantsoa Randria, Onja Soloharinivo, Rufin Tolojara Lebiria.

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Labelle 2017 : Volahasiniaina sélectionnée pour le projet

Jeremy Labelle, un artiste réunionnais, a créé un projet dénommé « Labelle 2017 ». Pour le réaliser, il a fait appel à deux autres musiciens dont Linda Volahasiniaina. En pleine période d’étude et de préparation des travaux actuellement, le trio prévoit de donner des concerts à partir du mois d’avril.

Jeremy Labelle est un « éthno-futuriste ». En un mot, c’est un artiste ayant pour objectif de rallier musicalement le son ancestral et authentique d’une région ou d’un pays  et le son urbain à travers la musique électronique.

Un trio exceptionnel

Ainsi, depuis l’année dernière, il a créé un trio en choisissant deux musiciens issus de différents pays, qui adoptent différents styles. Le premier est un batteur français dénommé Matthieu Souchet. Sortant du conservatoire de Paris, il est actuellement accompagnateur de cours de danse contemporaine dans un autre conservatoire. Le second est la multi instrumentiste malgache appelée Linda Volahasiniaina. Etant à la fois musicothérapeute, technicienne de spectacle et surtout valihiste, elle a pour  rôle de donner le côté traditionnel avec la valiha.

Un album en gestation

Le trio a commencé à travailler sur ce projet depuis décembre dernier. La résidence création se terminera au mois d’avril prochain. L’objectif est de concevoir ensemble un album qui sera intitulé « Univers-île » et « sera un disque frontière entre les espaces, les temps et les références ».  Plusieurs concerts se feront ensuite à partir du mois d’avril jusqu’ au mois de juin. « Nous savons que le public a besoin, pour vivre sa musique, de la voir, de la sentir résonner à travers des instruments, de la découvrir vivante par une diversité de gestes et physique », a annoncé Jeremy Labelle dans son communiqué.

En effet, l’objectif est non seulement d’acquérir une complicité artistique entre ces musiciens qui ont des différentes cultures, mais aussi d’avoir une sonorité commune. Le produit sera donc un mélange de maloya, de valiha et d’électro.

Holy Danielle

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Canal+ : les gagnants du jeu XMAS+ primés

Une année ne se termine et une autre ne commence sans que Canal+ Madagascar organise un jeu-concours à l’endroit du grand public. A ce sujet, à l’issue du concours, intitulé « XMAS+ »,  Alain Erick Andrianarivo  et Hery Rakotoson ont décroché la timbale.

La remise des lots pour les grands gagnants s’est tenue jeudi dernier en début d’après-midi au siège de Canal+ Madagascar à Andraharo. Au bout de leur surprise, Alain Erick Andrianarivo  et Hery Rakotoson ont respectivement reçu leur lot en présence du commissaire aux jeux, en la personne de Zavamila Justome. C’est avec un sentiment de joie et de la bonne humeur que les heureux gagnants sont repartis avec leurs 6 mois d’abonnement à la formule Tout Canal+.

Joachin Michaël

 

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Pérégrinations hebdomadaires

En de nombreux pays, y compris dans certains de ceux que l’on avance en modèle de ce régime, la démocratie traverse des épreuves qui font parfois douter de son label « d’être le moins mauvais des systèmes ». Toutefois il est clair que peu de personnes acceptent l’hypothèse de ne pas avoir leur mot à dire pour l’administration de la cité : remettre en question la démocratie s’éloigne ainsi de la possibilité d’en faire un sujet d’actualité.

La démocratie concerne deux groupes dans une société donnée, d’un côté se trouvent les citoyens de l’autre leurs représentants. Trop souvent on s’arrête aux comportements des représentants pour diagnostiquer l’état de santé d’une démocratie, et l’on omet ainsi d’estimer la responsabilité du corps des citoyens disposant du droit d’exiger de leurs représentants l’art et la manière de gouverner.

Pleine liberté d’expression, condition d’une bonne santé

Ce sujet relatif à la liberté d’expression revient souvent sur le tapis, et d’un parce que cette liberté conditionne une bonne pratique de la démocratie, et de deux parce que dans le pays, les gouvernants tentent d’inventer une formule qu’ils veulent qualifier de démocratie tout en confisquant la parole au peuple par l’adoption de mesures lui interdisant de s’exprimer en toute liberté. La liberté ne se négocie pas, comme le droit et bon nombre de principes et valeurs, la liberté ne saurait faire l’objet d’un saucissonnage pour être débitée en quart ou autre demi-mesure. La démocratie ne s’arrête pas non plus seulement à glisser un bulletin dans une urne lorsque l’on convoque le corps électoral, la démocratie pour être une réalité doit être ouverte partout et à tout moment.

Dans cet ordre, manifester constitue un droit basique, dont, soit disant par mesure de sécurité, les gouvernants qui se sont succédé à la tête du pays, ont privé la population. Sécurité ? Il n’y a pire que le phénomène dahalo ! On dépêche pourtant des forces militaires, gendarmesques et policières autrement plus impressionnantes pour disperser la moindre des manifestations. Les gens au pouvoir cultivent depuis 1972 une phobie des manifs de rue… Ils craignent de se faire emporter par la plus petite vague sans besoin d’un véritable raz-de-marée. Ils doutent de la solidité de leur poste, en raison d’une interprétation abusive que tentent de pratiquer en réponse les opposants.

Alternance programmée par calendrier

Tous les événements et cérémonies prévisibles sont portés au calendrier, il en est ainsi des élections que réglementent nombreux textes qui déterminent entre autre les paramètres dont on doit tenir compte pour établir le calendrier électoral. Actuellement deux thèses s’affrontent : d’un côté celle que soutiennent le Président de la République, le gouvernement et leurs alliés : on ne peut retenir aucune raison pour justifier l’exception de tenir des élections avant les échéances prévues. En face un fort regroupement d’organisations civiles et partis politiques qui réclament la tenue de nouvelles élections. Dans le principe ces derniers ne sauraient attendre raison, sauf ainsi qu’ils le prétendent, il s’agit d’une sorte de cas de force majeure, afin de porter solution à une population en détresse et en péril ployant sous le poids des difficultés.

Sans porter la discussion sur la véracité ou au contraire sur la fausseté de ces propos, on peut noter qu’à chaque fois on attend la possibilité de soulever la réunion de conditions dramatiques pour recourir à des mesures exceptionnelles. A l’inverse si l’on pratiquait une vraie démocratie par l’institution d’une pleine liberté d’expression, on atteindrait rarement des circonstances aussi envenimées pour n’avoir de solution que l’adoption de celle la plus radicale.

Léo Raz

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Madagascar il y a 100 ans : l’avenir de Madagascar (1)

À M. le président du Comice agricole.

Sur le vœu présenté par les commissions économiques de la Chambre des Députés et le désir exprimé par le Gouvernement, M. le Gouverneur Général vous a demandé : «de vouloir bien procéder à une étude aussi complète que possible, portant sur l’ensemble des ressources de votre région, etc.»

On a procédé à cette étude maintes fois, et peut-être en retrouverait-on trace dans les cartons à oubliettes du Gouvernement général ou du Ministère des Colonies, car une des premières a été faite il y a une quinzaine d’années par une commission envoyée à cet effet par M. Doumergue, alors Ministre des Colonies. Cette commission était composée de trois personnes dont deux, M. Achille Bergès de Grenoble et M. Thury de Paris-Genève, jouissent dans le monde entier d’une réputation incontestée de science et d’expérience.

Peut-être le rapport de cette commission, rédigé sans esprit de parti et sans considération de personnes, a-t-il été un peu sévère à l’égard de certains travaux de colonisation, notamment ceux de la construction du T. C. E.

Il était naturel que, sur ce dernier point, M. Thury le grand électricien et M. Bergès le père de la Houille blanche ne puissent pas admettre que le T. C. E., côtoyant sur son parcours d’importantes chutes d’eau, n’eut pas mis à profit la force motrice hydraulique, qui aurait permis de réduire les courbes et par suite la longueur de la voie en faisant épouser à cette dernière des pentes deux et trois fois supérieures.

Lebureau, froissé dans son amour-propre, s’en est vengé en envoyant le susdit rapport dormir du sommeil éternel dans quelque carton, si même il ne l’a pas jeté au

panier.

Et cependant… il serait aujourd’hui d’actualité aussi vraie qu’il l’était alors. On pourrait le reprendre sans y changer un mot.

Mais passons et répétons ce qui a été dit tant de fois, dans le cas où le Gouvernement serait réellement disposé à favoriser le développement de la colonie.

Partons d’un principe qui domine tout. C’est celui de la propriété foncière. Celle-ci est la base, la pierre angulaire de toute colonisation. Il serait oiseux d’en faire la démonstration.

(À suivre.)

Le Tamatave

www.bibliothequemalgache.com

 

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Hifamelona sa hifamono ?

Samy mamely izay voany ! Izany no azo hamintinana ny fiarahamonina eto amintsika amin’izao fotoana izao.

Toky R.

 

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Kardinaly Pietro ParollinNoraisina toy ny filoham-panjakana

Nigadona teto Madagasikara ny alin’ny alakamisy 26 janoary lasa teo ny sekreteram-panjakan’i Vatican, Kardinaly Pietro Parollin,

 izay manao fitsidihana eto Madagasikara ao anatin’ny herinandro latsaka kely. Tafiditra ao anatin’ny fankalazana ny faha-50 taonan’ny fifandraisan’i Madagasikara ny fivahinianany, ary efa feno tanteraka ny fandaharam-potoanany. Ho an’ny omaly maraina dia nisy ny sorona masina notarihiny teny amin’ny masoivohon’i Vatican eny Ivandry. Taorian’izay dia noraisin’ny filoham-pirenena Hery Rajaonarimampianina teny Iavoloha ny tenany, saingy tsy nisy nipika kosa ny resaka nifanaovana. Ny praiminisitra Mahafaly Olivier kosa no nandray azy teny Mahazoarivo omaly takariva. Ho an’ny anio dia hihaona amin’ireo mpianatry ny oniversite Katolika na ny UCM eny Ambatoroka ity laharana faharoa eo anivon’ny fiketrahana masina ity. Anisan’ny fotoan-dehibe ho an'ny mpino katolika kosa ny fanatrehany ny lamesa lehibe iraisan’ny mpino katolika eny Mahamasina, ary aorian’io sorona masina io ny fiaraha-misakafo iarahany amin’ireo eveka rehetra eto Madagasikara. Ny alatsinainy 30 janoary kosa no hanaovana fitsidihana eny amin’ny tobin’ny Akamasoa, tantanan’i Mompera Pedro Opeka, ary handao tanteraka an’i Madagasikara ny tenany ny 01 febroary izao. Hentitra tanteraka ny fitandroana ny filaminana sy ny fiarovana ity olo-manankaja eo anivon’ny fiketrahana masina ity.

Toky R.

 

 

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Raharimala AndriampenotianaFanjakan’Andriamanitra no hamerina amin’ny laoniny ny orana

Ny G.E.T.M na ny « Groupement pour l’Edification de la Théocratie à Madagasikara » dia mbola mamerina eto indray ireo fanambarana izay nataony an-gazety sy tamin’ny alalan’ny televiziona sy Radio fa tsy mety amintsika Malagasy

 

Ntsoavina Evariste

 

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SYNDICAT GENERAL MARITIME DE MADAGASCARNampidirina am-ponja vonjimaika ny SG lefitra

Raha teo am-piandrasana fatratra ny vokatr’ilay fitoriana nataony mikasika ilay fanodinkodinam-bola nisy teo anivon’ny Sygmma ( Syndicat general Maritime de Madagascar) ireo birao mpikambana ao anatin’izany nanomboka ny volana desambra lasa teo dia zavatra hafa mihitsy no nitranga.

 Nampidirina am-ponja vonjimaika  any amin’ny fonjaben’Ambalatavoahangy Toamasina, ny 30 desambra lasa teo ny sekretera jeneraliny lefitra Andriamatoa Basola Ful Soma izay nitarika izany rehefa nosamborina tany an-toerana ny 29 desambra lasa teo ihany. Antony  nanenjehana azy ny filàzana fa tsy tantsambo intsony izy nefa mbola mitondra io anarana io ihany. Efa tsy tokony ho tantsambo intsony, hono, mantsy ity sekretera jeneraly lefitra eo anivon’ny SYGMMA ity taorian’ny tsy naha mpikambana azy teo anivon’ny birao intsony, birao izay  tsiahivina fa niteraka olana goavana teo amin’ny sekretera jeneraly sy  ny tenany nananganana azy. Mbola mihidy any Toamasina Andriamatoa Basola Ful-Soma izay nambaran’ny  mpisolovava azy fa tsy hita hatramin’ny dosieny. Nanomboka ny 6 janoary lasa teo no efa tokony ho niakatra fitsarana ny raharaha. Manoloana io tranga io dia manao antso avo amin’ny fitondram-panjakana Ramatoa Haysal Bakaraly vady andefimandrin’Andriamatoa Basola Ful Soma mba hijery akaiky ny raharaha. Tsy marim-pototra mantsy ny fitoriana natao tamim-badiny fa fanendrikendrehana fotsiny ihany, hoy izy.

Pati

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HERINANDRON’NY KOLONTSAINA KAMERONEYNahasarika ny maro ny resaka sakafo

Lanonana goavambe no nentina namaranana ny herinandron’ny kolontsaina kameroney andiany faha-17 notanterahina teny amin’ny Pic Vert Ambatobe, andro vitsy lasa izay.

 Ny 21 janoary lasa teo no nanatanterahana ny lanonana izay nanasana vahiny sy olo-manankaja maro. Anisan’ny nahaliana ireo nasaina ireo karazana dihy sy fomba fitafy nanehoan’ireo tanora teratany kameroney ny kolontsaina mampiavaka ny firenena niavian’izy ireo. Anisan’ireny ny dihy narahina filatroana nandraisan’ireo tovovavy sy tovolahy anjara, fomba amam-panao izay fantatra fa anisan’ny tranainy indrindra ho azy ireo, ny dihy netim-paharazana. Toraka izany koa ny resaka sakafo izay nahitana nahandro manokana toy ny trondro, ny akoho. Tsiahivina fa anisan’ny tena tanjona nokendrena tamin’izao herinandron’ny kolontsain’ireo teratany kameronina ireo izao ny  hahafahana mampahafantatra sy mampiroborobo ny kolontsaina mampiavaka ity firenena iray ity  ka anisan’ireny ny fivavahana. Maro ireo nanohana nampahomby ny hetsika toy ny orinasa Airtel Madagascar, ny orinasa Star, ny banky BFV SG…izay tena nanampy be dia be tokoa ny fikambanan’ireo mpianatra avy any Kameronina monina eto amintsika, tompon’antoka tamin’izany.

Pati

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HOAVIN’NY FIZAHANTANY Miankina amin’ny fiarovana an-dranomasina

Somary maka aina kely ny sehatry ny fizahantany Malagasy ankehitriny. Indrisy mantsy fa tsy toy ny taloha intsony ny fankafizan’ireo mpizahatany vahiny ny ranomasimbe Indiana.

 

Pati

 

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Jirama SambavaMisy mandrahona handoro

Fitia te handoro sa tena vokatry ny delestazy ? Naharay antso an-telefaonina ny Lehiben’ny Faritra SAVA Velomaro Faustin nampandre sady nampiomana azy fa « leo izahay ka miomana fa hodoranay ny Jirama ».

Jean D.

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Fanodinkodinana ny vatsin'ankohonanaHo avy ny fanadihadiana

Manoloana ny fitarainan’ireo mponina ao amin’ny fokontany Antanimora central ao amin’ny distrikan’Ambovombe Androy izay nivoahan’ny filazana fa misy manodinkodina ny vatsin’ankohonana

 omen’ny fitondram-panjakana azy ireo dia namaly ny avy eo anivon’ny minisiteran’ny mponina sy ny fiahiana sosialy fa tsy anisan’ireo fokontany 317 any atsimo tafiditra ao anatin’ity tetikasa ity velively ny fokontany izay nitaraina. Araka ny fanazavana dia ny eo anivon’ny PAM na ny fandaharan’asa misahana ny famatsiana ara-tsakafo maneran-tany ihany no miandraikitra ity fokontany ity fa tsy misy idiran’ny minisiteran’ny mponina. Na izany aza, hoy ny avy eo anivon’ny minisitera dia melohin’izy ireo ny fihetsik’ireo tompon’andraikitra mikepoka ny anjara tandrifin’ny madinika ary dia miantso fitsirihana sy fanaraha-maso avy amin’ny tompon'andraikitra ihany koa izy ireo manoloana ny fanararaotam-pahefana. Raha nisy tokoa ny fanodinkodinana ny vatsin'ankohonana dia tsy maintsy hisy ny fanadihadiana atao ary hisy koa ny tatitra alefa any amin'ireo fikambanana iraisam-pirenena mpiara-miasa amintsika, hoy ny fanambaran'ny minisiteran'ny mponina.

Mirija

 

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Fiaraha-miasan’ny Bianco sy INFANahomby ny santatra

Sambany izahay no niara-niasa tamin’ny birao mahaleotena misahana ny kolikoly na Bianco tamin’iny taona 2016 iny,

 hoy ny tale jeneralin’ny ivontoeram-pampiofanana mikasika ny fandraharaham-panjakana na ny INFA, Pilaza Joreh. Hita ho nahomby izany matoa tsy naharenesana fitarainana avy amin’ireo mpianatra sy ny ray aman-drenin’izy ireo mikasika ny fifaninanana hidirana hiofana tao amin’ity ivo ity. voaara-maso avokoa na ny fizarana sy fanapariahana ny laza adina na ny fizotry ny fanadinana rehetra. Hivoaka ato ho ato moa, raha ny fanazavany, ireo mpianatra 330 tao anatin’ny andiany faha-27 izay nanaraka fiofanana farany teo. 400 kosa ireo mpianatra horaisina amin’ny andiany manaraka.

Mirija

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Solona hofan-tranon’ny mpiasam-panjakanaTokony hampitomboina avo 10 eny

Ny minisitry ny asam-panjakana, Maharante Jean de Dieu, mihitsy omaly no nilaza fa nitaky ny hampitomboana avo 10 heny, farafahakeliny,

ny solona hofan-tranon’ireo mpiasam-panjakana izay misitraka izany, nandritry ny kabariny omaly nandritry ny fifampiarahabana nahatratra ny taonan’ny fianakaviamben’ny mpiasam-panjakana teny amin’ny Madagascar espace Alasora. 14.000 ariary amin’izao fotoana izao io solona hofan-trano io ary araka ny fanazavan’ny minisitra dia efa nanaiky sy vonon-kanampy amin’izay fanondrotana izay ny filoham-pirenena saingy mangataka kosa ho amin’ny fotoana maha metimety kokoa ny toe-bolam-panjakana. Nitatitra ny zava-bitan’ny minisitera tamin’ny taon-dasa moa ny minisitra ary nasongadiny ny fitsirihana tampoka ireo orinasa eto an-toerana tsy manaja loatra ny zon’olombelona. Hisy ny sazy hampiharina amin’izy ireny, raha ny fanazavana, ary tsy ekena ny fanandevozana satria manana ny fiandrianany ny firenena. Hitohy izay fitsirihana izay amin’ity taona ity. Ankoatra izay dia hisy ny fandraisana mpandraharaha sivily miisa 45, mpandraharahan’ny fonja 20, injenieran’ny fandrefesan-tany 30, mpisehatra diplaomatika 20 ary mpanara-maso ny fadintseranana 15 sy mpitsirika ny fadintseranana 25.

Mirija

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Taratasin’i JeanTia kely

Miarahaba Jean a ! Aiza moa isika no tsy ho kely toy izao foana ! Efa ilay toe-tsaina mihitsy no lomorina e !

 Mety hamaly ity taratasiko ity izao ianao hoe ianao no kely fa tsy izaho a ! Mety ho marina tokoa aloha ny valin-teninao raha tsy hiresaka afa-tsy vatana isika e ! Tsy resaka takolaka na kibo sy sandry akory ry Jean no tiako hambara a ! Ny ahy tena resaka fo sy saina amam-panahy mihitsy e ! Ianao anie fantatro fa na toy iny aza ny habenao sy ny fieboeboanao dia biby mahery noho ny omby masiaka foana no manenjika anao isan’andro e ! Ilay mpampiasa anao anie hitako makadiry be noho ianao nefa gaga aho fa izy indray no toa be fandeferana e ! Miteny anao aho izay ry Jean fa tsy ho lasa lavitra amin’io ianao a ! Tsy voavidim-bola anie rangahy ity ny filaminan-tsaina sy ny fifankatiavana amin’ny namana sy ankohonana e ! Mbola ho tsapanao ihany ary enga anie tsy ho tara hoe ny olombelona no harena sarobidy indrindra e !

Marco  

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Vahoaka MalagasyManaiky ambakaina

Na ny vahiny mandalo aza gaga fa hendry sy mahari-pery loatra ny Malagasy ka 2 000 Ar ny kilaon’ny vary,

 « Izay mitambatra vato, izay misaraka fasika », hoy ny oha-pitenenana. Anjakan’ny fizarazarana sy ny fitiavan-tena amin’ny sehatra sy ny sokajy rehetra ny fiarahamonina Malagasy ka izay no antony mahatonga io fiononana amin’ny mafy manjo io. Efa tsy mahalala ny zavatra mety sy tsara kalitao intsony ny Malagasy fa rehefa mahita hanin-kohanina in-droa isan’andro aloha dia efa ampy azy izay. Ny manampahefana moa mahazo aina milalao ny fahantrana sy ny habadoan’ny vahoaka ka tsy miasa saina firy intsony fa samy taraiky eto e ! Ny fanaovana kolikoly no lasa fakana tombombarotra, fisolokiana no atao anton’asa, ny filokana no hamenoana ny banga… ireo tanora tsara bika sy tsara tarehy mirona amin’ny fivarotan-tena. Ny manahirana avy eo, rehefa tonga ny propagandy ka raikitra ny tolotolotra isan-karazany, famahanan-kanina faobe sy rindran-kira bôjo, dia manadino ny mafy nanjo azy ramalagasy ka handrotsa-bato ho an’ny efa nampitondra faisana azy indray. Moa va tsy izany no atao hoe : firenena very ?

RTT

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« L’inauguration se fera en 2020 », selon Andry Rajoelina

Le Rova de Manjakamiadana pourrait-il encore renaître de ses cendres ? L’espoir y est, la promesse abonde d’ailleurs. Comme il avait reconstruit et inauguré l’Hôtel de Ville d’Antananarivo, le 11 décembre 2010, 38 ans après sa ruine sous la coupe du feu, le nouveau président Andry Rajoelina se lance un autre défi historique. Il s’agit de la reconstruction du Palais de la Reine à Manjakamiadana, incendié le 6 novembre 1995. « Les travaux seront terminés l’année prochaine, lors de la célébration des 60 ans de l’Indépendance », a-t-il déclaré hier lors du culte œcuménique de bénédiction divine pour les gros chantiers à entamer dans le cadre du redressement de Madagascar.

Ce projet ferait également partie de celui du ministère de la Communication et de la culture. La nouvelle ministre, Lalatiana Rakotondrazafy, a déclaré à l’issue d’une visite des lieux qu’avec ou sans l’aide des partenaires, les travaux seront réalisés. « Cela fait partie de la fierté nationale, donc l’Etat va prendre en charge sa reconstruction si on ne trouvera pas d’investisseurs », a-t-elle lancé, sans préciser pour autant, lequel des institutions et structures étatiques en place ? La Présidence ou le gouvernement ou encore le ministère de tutelle ?

Le Palais de la Reine constitue certes une fierté, notamment pour les habitants des hautes terres centrales, plus particulièrement les Merina. Il est devenu même l’emblème de Madagascar de par sa position dominante sur la ville d’Antananarivo en trônant sur cette colline en « Y renversé » qui façonne la morphologie de la capitale de Madagascar. Mais depuis sa ruine 24 ans plus tôt, il ne lui reste plus grand-chose : des piliers et des murs de gros cailloux nus rehaussés de tuiles, dépourvus de fenêtres et sans portes. L’esprit d’un palais y est peut-être encore, mais l’âme et le corps non. Le Rova de Manjakamiadana flanche comme une vieille feuille morte et retombe en ruine, plus à cause des flammes, mais à l’indifférence des dirigeants cette fois-ci.

Plus de dix milliards d’ariary

Les travaux de réhabilitation de ce patrimoine oublié n’ont commencé qu’en 2006 avec l’avènement du Comité national du patrimoine (CNP) dont la dernière présidente en date est actuellement devenue ambassadrice de Madagascar au Japon, en la personne de Mireille Rakotomalala, également ministre de la culture de tutelle à l’époque où le Palais a été réduit en cendres. Les travaux que la présidence devait assurer le financement ont été suspendus après 2014, depuis l’avènement du régime Rajaonarimampianina, faute de moyens.

Huit ans plus tôt, les gros œuvres étaient pourtant déjà réalisés. Il ne restait plus qu’à réaliser les travaux de second œuvre, les troisième et quatrième phases des travaux qui consistaient en le revêtement en bois de l’intérieur du palais, en l’électrification et sécurisation ainsi qu’aux travaux de finition divers. Le budget total des travaux restant étaient estimés à plus de 10 milliards d’ariary, si le budget total de sa réhabilitation, estimation de 2006, était de 25 milliards. Avec l’inflation et les réajustements de calculs divers, il devrait avoisiner les 15 milliards d’ariary ou encore plus actuellement, soit la totalité du budget alloué au ministère de la Culture dans le cadre de la loi des Finances initiale pour 2019.

En 2010, lors de l’inauguration de l’hôtel de ville, Andry Rajoelina alors président de la Transition avait déjà rêvé d’un show ... à la princesse au Palais de Manjakamiadana d’où était partie une caravane folklorique dirigée par le couple présidentiel, arborant les rues de la haute ville pour se rendre finalement sur la rue de l’Indépendance à Analakely. 10 ans plus tard, en 2020, il sera certainement prêt à recommencer, en inaugurant cette fois-ci le Palais de la Reine.

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Quid du salaire des ministres ?

Ministère de l’Education nationale et de l’enseignement technique et professionnel ; ministère de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche ; ministère de l’Energie, de l’eau et des hydrocarbures ; ministère des transports, du tourisme et de la météorologique ; ministère du travail, de l’emploi et de la fonction publique et des lois sociales ; ministère de l’Aménagement du territoire, de l’habitat et des travaux publics ; ministère de l’industrie, du commerce et de l’artisanat et ministère de la communication et de la culture. En tout, les fusions de ministères concernent ces huit départements réduisant ainsi le nombre des membres du gouvernement de Christian Ntsay à 22, contre 30 auparavant.

Un seul ministère disparait de la liste mais personne ne le remarque, celui des Domaines. Autrefois, il était rattaché à celui de l’Agriculture. Mais il fut également un moment où il a été rattaché à celui de l’Aménagement du territoire qui se trouve actuellement fusionné avec celui des Travaux publics. Mais rien n’indique qu’il fait partie de ce nouveau « bloc » ou non, même pas au nom de la transparence. D’autant plus que le personnel de ce département réduit en une simple direction avait déjà réclamé un ministère à part entière.

La raison de ces fusions semble-t-il est la réduction des dépenses excessives de l’Etat. Est-ce que cela signifie que le salaire de chaque ministre concerné par la fusion ne va pas connaître une augmentation proportionnelle au nombre de ministère qu’il s’occupe ou resteront ils généreux et patriotes comme le président de la République et donneront la totalité de leur rémunération aux plus démunis et au développement du pays ? Ce point mérite d’être soulevé, rien qu’au nom de la transparence de la gestion de l’affaire nationale, bien qu’un vieux dicton dit que « toute peine mérite salaire ».

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Un chef de l’opposition avant les législatives ?

Est-il possible d’avoir un chef de l’opposition avant les législatives ? Vu les publications de la Haute Cour Constitutionnelle (HCC), la réponse serait négative. Or, à s’en tenir aux textes, cela est bien possible et c’est même l’esprit de la Constitution et de la loi.

Pour arriver à répondre à la question, il faut voir le contexte électoral au niveau des législatives avant de disséquer la loi sur le statut de l’opposition et terminer par une analyse politique autour des législatives (institutions électorales, un président législateur et des lois qui demandent à un ministre de démissionner s’il veut briguer un poste parlementaire).

A- Le contexte légal de l’élection législative en 2019

Pour commencer, les nouveaux députés ne seront pas connus le 6 février 2019, date de la fin du mandat des députés actuels, non pas à cause du nouveau président Andry Rajoelina, mais à cause d’un Avis de la HCC [1]. La HCC a permis de séparer le deuxième tour des présidentielles et les législatives. Elles étaient jumelées en 2013. Du coup, la tenue des législatives est reportée sine die [2]. Ce qui ouvre la porte à beaucoup d’incertitudes et de débats sur la compétence de plusieurs institutions de la République.

Il y a ainsi plusieurs manières de voir.

La première : il y aurait un vide institutionnel [3] et le président veut légiférer par ordonnance. C’est le cas aujourd’hui [4]. Même s’il y a encore le sénat, il ne peut voter les lois à lui tout seul [5].

Si l’Assemblée nationale de 1992 à 2001 et de 2014 à 2015 a pu seule voter les lois, c’est grâce à des dispositions transitoires le permettant. Selon les analystes : « Le Sénat ne peut procéder au vote d’un projet de loi tant que l’Assemblée Nationale ne l’a pas encore discuté et voté » [6].

S’il n’y a donc pas d’Assemblée nationale, voici les conséquences : le gouvernement serait à l’abri de toute motion de censure, le président à l’abri d’une accusation puisque le sénat n’en a pas le pouvoir, le président veut diminuer le budget du sénat donc le sénat aura un pouvoir famélique et pire s’il n’y a pas de chef de l’opposition avant les législatives car le président et le Premier ministre n’auront aucun vis-à-vis

alors, cela aboutira à un pouvoir absolu grâce à la HCC !

La deuxième option : envisager que les députés actuels continuent leur mandat jusqu’aux législatives… Didier Ratsiraka a créé une jurisprudence en 1997 en prolongeant le mandat des députés. Mais jusqu’à quand ? La HCC a voulu limiter la prorogation mais juste par un Avis. Et de toute façon, si elle a inconstitutionnellement intimé un président de la République de dissoudre le gouvernement en avril 2018, elle n’a heureusement pas ordonné le nouveau président à organiser des législatives. C’est à la constitution de le faire. Selon l’Avis, il faut suivre les articles 75 [7] et 78 [8] de la Constitution. Or ceux-ci n’obligent en rien à ce que ce soit une nouvelle Assemblée qui se réunit à chaque mois de Mai, mais juste une Assemblée. Mais selon les médias, le président de la HCC serait contre [9].

La troisième option serait que le président Andry Rajoelina dissout l’Assemblée nationale avant le 5 février 2019. Comme cela, il sauve le pays de l’erreur de la HCC car il organise les législatives dans le délai constitutionnel.

La quatrième option serait pour le président de convoquer le Parlement pour une délégation de pouvoir (art.104. Mais pour un temps limité. Le président s’imposerait lui-même un délai pour faire les législatives.

Dans les deux premiers cas, à cause de cet Avis de la HCC,  soit le mandat des députés est prolongé  soit tout est bloqué car le sénat ne peut voter seul les lois le chef de l’opposition n’étant pas connu, le gouvernement et le président sont à l’abri de tout et il n’y a aucun moyen légal de contraindre le gouvernement à convoquer les électeurs aux urnes…

B- Est-il possible d’avoir un chef de l’opposition avant les législatives ?

Il faut d’abord rappeler que la loi sur le statut de l’opposition date de 2011 c’est-à-dire de la Transition dirigée par Andry Rajoelina. Mais même après l’élection de sortie de crise qui a vu la présidence de Hery Rajaonarimampianina de 2014 à 2018, il n’y eut aucun chef de l’opposition [10] !

Maintenant pourquoi cette étude lie « législatives » et « chef de l’opposition ». La raison est que la HCC a souhaité aidé le nouveau président à avoir une majorité en séparant le deuxième tour et les législatives [11] ! Est-ce bien son rôle ?

Maintenant, il faut lire les Avis de la HCC. Selon la HCC, le moment de la désignation d’un chef de l’opposition se fait uniquement au lendemain des législatives et par au moins un groupe parlementaire. Mais ce n’est pas ce que disent les textes.

Si en effet, la Constitution et la loi prescrivent que la désignation du chef de l’opposition se fait après les législatives, les textes disent aussi que ce sont les partis d’opposition, et non les groupes parlementaires qui désignent le chef de l’opposition. Les textes doivent être alors interprétés lato sensu.

Prenons le cas actuel comme point de départ. Marc Ravalomanana est arrivé en seconde position après les présidentielles. Ne peut-il donc pas être le chef de l’opposition car il doit attendre les législatives que par ailleurs nul ne sait quand elles vont avoir lieu ? Non !

Répondre par l’affirmative serait laissé un boulevard au nouveau président élu qui n’aurait comme tout les autres anciens président aucun répondant ! Ce qui est justement contraire à l’objet de la loi sur l’opposition qui favorise et donne de la force à l’opposition.

Ensuite, ne pas permettre à l’avènement d’un chef de l’opposition, c’est ne donner aucune chance à l’opposition d’arriver au Parlement. Etant entendu, que justement, les tenants du pouvoir ont la puissance d’Etat pour paraître aux yeux du public pour rafler tout le Parlement. C’était le cas sous le président Rajaonarimampianina, dans le pire des cas, car tout le Parlement à 100% l’avait soutenu.

Dans ce cas-là, nous verrons encore les cinq prochaines années, sans espoir d’opposant –sauf s’il ne faut pas le souhaiter…-

Enfin, à la limite, lors de l’érection du gouvernement de consensus HVM-MAPAR-TIM du premier ministre Ntsay Christian jusqu’à aujourd’hui (période intérimaire, période de prestation de serment du nouvel élu et formation de son gouvernement), il y aurait du toujours eu un chef de l’opposition.

C- Analyse politique autour des législatives

Institutions électorales

La Commission électorale nationale indépendante (Ceni) ne s’occupe pas à 100% du processus électoral. Certaines attributions restent aux mains du gouvernement et d’autres à la Haute Cour constitutionnelle. Par exemple, c’est toujours le gouvernement qui décide de la date des élections. La Ceni ne fait que proposer. Cette fois-ci, la Ceni a proposer la date du 20 mars 2019 pour les législatives. Le gouvernement sortant de Ntsay Chrisitian ne pouvait pas raisonnablement suivre la proposition de la Ceni. Cela est du ressort du nouveau président et du nouveau gouvernement. Ainsi, la date des législatives est, aujourd’hui, inconnue. Par contre, lorsque le gouvernement voudra tenir des élections ou lorsque le président dissout l’Assemblée nationale, la Constitution impose un délai pour organiser les législatives. La Ceni a l’obligation d’exécuter. Mais elle n’aura pas forcément les moyens pour le faire. Ne vaudrait-il pas mieux alors de supprimer la Ceni et de mettre l’entière responsabilité des élections aux mains du gouvernement comme dans tous les pays développés ? Ainsi il n’y aura pas de Ceni qui se défausse pour avoir été pris de court.

Les limites de la Ceni ont aussi été atteintes lors des dernières présidentielles de 2018. La Ceni a, à plusieurs niveaux, rejeté la responsabilité à d’autres institutions. Il y a dilution de responsabilité dans l’organisation des élections.

Exemple 1 : Les lois électorales d’avril 2018 ont amené les députés TIM-MAPAR dans la rue. La Ceni d’expliquer –à raison- que la Ceni ne fait que proposer des lois mais c’est le gouvernement et le Parlement qui ont le dernier mot. « A ce propos, bien qu’étant foncièrement contre ces institutions doublons (Ceni, Bianco, Samifin, etc.), comme la majorité des citoyens le souhaitent, admettons que l’on garde cette institution. Or, il y a une discordance pas évidente sur l’élaboration de la loi sur les élections.Si dans les pays n’ayant pas de CENI c’est le parlement ou/et le gouvernement qui élabore(nt) les lois et le Parlement vote les lois, c’est le gouvernement qui applique cette loi une fois votée. Dans nos pays qui avons une CENI pourtant, c’est la CENI qui mène les consultations à grands frais, mais c’est le gouvernement ou le Parlement qui cherche une majorité pour la voter alors même que ce n’est pas le gouvernement qui va l’appliquer mais la CENI. Ce n’est pas évident, mais c’est illogique. Oui, lorsque le Parlement ou le gouvernement fait voter une loi, le gouvernement ne fait qu’appliquer une loi votée par sa majorité, donc le Parlement et le gouvernement sont en cohérence. Ils ont la même politique. Ici, la CENI peut ne pas être d’accord avec la loi qu’elle doit appliquer.

La solution alors, mais qui va mettre du temps à être comprise, c’est que c’est la CENI même qui a fait les consultations qui cherchent ensuite sa propre majorité au Parlement. Elle pourra ensuite l’appliquer avec cohérence. Dans le continuum, si la CENI ne trouve pas la majorité, elle doit démissionner comme un gouvernement qui n’a pas de majorité sinon, elle appliquerait une loi sans conviction » [12].

Exemple 2 : La liste électorale a été critiquée à juste titre. La Ceni d’expliquer qu’elle n’est pas la seule à la confectionner car effectivement, le fokontany y participe et le ministère de l’Intérieur. Il y a encore une fois dilution de responsabilité entre la Ceni, le ministère de l’Intérieur et la Mairie car le fokontany est aussi en partie régit par la Mairie. Or si le ministère seul s’occupait de l’élection, le responsable serait identifiable facilement : l’Etat ! Et si l’on maintient la Ceni, alors, il faudra lui confier la préparation des élections à 100%. A la limite, à elle faire voter son budget pour éviter après qu’elle s’en plaigne.

Exemple 3 : A propos du sondage, il y a eu cacophonie. Curieusement, la loi interdit la publication de sondage pendant la campagne électorale faute de crédibilité des techniciens (malgaches ou étranger) et de maturité politiques des citoyens malgaches. Or c’est le ministère des Affaires étrangères (MAE) qui a intimé la Fondation Friedrich Ebert [13] de publier leur sondage ! Si une institution devait tout de même autoriser cette publication en vertu de la loi, cela aurait dû être la Ceni et non le MAE.

Exemple 4 : Lors des dépouillements des résultats, la Ceni a été incriminée par les 36 candidats au premier tour et par le candidat Marc Ravalomanana au second. La Ceni de rappeler pour sa défense que le CRMV (Centre de recensement matériel de vote) n’est pas de son ressort et est dirigé par un fonctionnaire (en général un magistrat). Une fois encore, il y a une dilution de responsabilité.

Quand un président peut légiférer ?

En principe, un président ne peut légiférer. Seul le parlement peut voter les lois. Mais il y a trois cas où le président peut légiférer dans la Constitution de 2010.Le premier, en situation d’exception (art.61), à savoir l’état d’urgence, l’état de nécessité ou la loi martiale, le président peut légiférer par voie d’ordonnance.Le deuxième en son art.89 concernant les lois organiques non adoptées par l’Assemblée nationale avant la clôture de la session parlementaire. Et le troisième en son art. 104 sur délégation du Parlement mais derechef, le président se lierait lui-même par un délai.Il est alors impensable que le président légifère dans les conditions étudiées ci-dessus. Rien ne justifiant une délégation de pouvoir.

Pourquoi un membre du gouvernement malgache doit démissionner s’il veut être parlementaire ?

A Madagascar, depuis 2012, un président de la République qui veut rempiler ou un ministre qui veut être parlementaire doit démissionner en vertu des textes [14].

Ces cas sont uniques à Madagascar. Ailleurs, un ministre représente une opinion publique, voire même doit avoir un fief électoral [15]. Le poste de ministre est d’abord politique. Et c’est le Parlement qui influence le gouvernement [16]. L’exemple le plus dure est par exemple celui de Maurice : nul ne peut être ministre s’il n’est pas député. En France, le président Macron n’a-t-il pas tancé ses ministres qui étaient candidats à la députation qu’ils devaient être élus au Parlement sinon ils devaient démissionner du gouvernement [17] ? S’il faut relever le cas des Etats-Unis d’Amérique, il n’y a pas de ministre, mais des secrétaires. Tout au plus un secrétaire d’Etat. Celui aux Affaires étrangères. Ils ne sont en rien responsables de la politique du président aux yeux de l’opinion. Il forme juste le Cabinet dans le gouvernement des Etats-Unis [18].

Pour revenir au sujet : il y a alors des conséquences à cette obligation de démissionner.

Acte 1 : Le président forme un gouvernement dès qu’il prouve avoir une majorité (absolue normalement, relative à en croire la Constitution floue de 2010)

Acte 2 : Les ministres qui veulent être député doivent de nouveau démissionner (dont peut-être le Premier ministre) pour battre campagne. Donc remaniement envisageable selon l’ampleur des candidats.

Acte 3 : Une fois les résultats des législatives connues, la tradition républicaine veut que le gouvernement démissionne au profit de la nouvelle majorité (présidentielle ou opposante).

Donc, trois gouvernements en un laps de temps très court !

Sauf si… point besoin d’être un homme politique pour être dans un gouvernement. Dans ce cas-là, n’importe quel diplômé, homme-femme qui a réussi dans les affaires, le sport, le social, la chanson, etc. peut devenir ministre. Les législatives, dans ce cas-là, n’influençant en rien un gouvernement…

Conclusion

Cet article très conjoncturel traite des cas particuliers du poste de leader de l’opposition et des législatives. L’Avis de la HCC ayant entraîné une chaîne de conséquences à étudier.

Par Toavina Ralambomahay,

ce 16 janvier 2019.

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« L’inauguration se fera en 2020 », selon Andry Rajoelina

Le Rova de Manjakamiadana pourrait-il encore renaître de ses cendres ? L’espoir y est, la promesse abonde d’ailleurs. Comme il avait reconstruit et inauguré l’Hôtel de Ville d’Antananarivo, le 11 décembre 2010, 38 ans après sa ruine sous la coupe du feu, le nouveau président Andry Rajoelina se lance un autre défi historique. Il s’agit de la reconstruction du Palais de la Reine à Manjakamiadana, incendié le 6 novembre 1995. « Les travaux seront terminés l’année prochaine, lors de la célébration des 60 ans de l’Indépendance », a-t-il déclaré hier lors du culte œcuménique de bénédiction divine pour les gros chantiers à entamer dans le cadre du redressement de Madagascar.

Ce projet ferait également partie de celui du ministère de la Communication et de la culture. La nouvelle ministre, Lalatiana Rakotondrazafy, a déclaré à l’issue d’une visite des lieux qu’avec ou sans l’aide des partenaires, les travaux seront réalisés. « Cela fait partie de la fierté nationale, donc l’Etat va prendre en charge sa reconstruction si on ne trouvera pas d’investisseurs », a-t-elle lancé, sans préciser pour autant, lequel des institutions et structures étatiques en place ? La Présidence ou le gouvernement ou encore le ministère de tutelle ?

Le Palais de la Reine constitue certes une fierté, notamment pour les habitants des hautes terres centrales, plus particulièrement les Merina. Il est devenu même l’emblème de Madagascar de par sa position dominante sur la ville d’Antananarivo en trônant sur cette colline en « Y renversé » qui façonne la morphologie de la capitale de Madagascar. Mais depuis sa ruine 24 ans plus tôt, il ne lui reste plus grand-chose : des piliers et des murs de gros cailloux nus rehaussés de tuiles, dépourvus de fenêtres et sans portes. L’esprit d’un palais y est peut-être encore, mais l’âme et le corps non. Le Rova de Manjakamiadana flanche comme une vieille feuille morte et retombe en ruine, plus à cause des flammes, mais à l’indifférence des dirigeants cette fois-ci.

Plus de dix milliards d’ariary

Les travaux de réhabilitation de ce patrimoine oublié n’ont commencé qu’en 2006 avec l’avènement du Comité national du patrimoine (CNP) dont la dernière présidente en date est actuellement devenue ambassadrice de Madagascar au Japon, en la personne de Mireille Rakotomalala, également ministre de la culture de tutelle à l’époque où le Palais a été réduit en cendres. Les travaux que la présidence devait assurer le financement ont été suspendus après 2014, depuis l’avènement du régime Rajaonarimampianina, faute de moyens.

Huit ans plus tôt, les gros œuvres étaient pourtant déjà réalisés. Il ne restait plus qu’à réaliser les travaux de second œuvre, les troisième et quatrième phases des travaux qui consistaient en le revêtement en bois de l’intérieur du palais, en l’électrification et sécurisation ainsi qu’aux travaux de finition divers. Le budget total des travaux restant étaient estimés à plus de 10 milliards d’ariary, si le budget total de sa réhabilitation, estimation de 2006, était de 25 milliards. Avec l’inflation et les réajustements de calculs divers, il devrait avoisiner les 15 milliards d’ariary ou encore plus actuellement, soit la totalité du budget alloué au ministère de la Culture dans le cadre de la loi des Finances initiale pour 2019.

En 2010, lors de l’inauguration de l’hôtel de ville, Andry Rajoelina alors président de la Transition avait déjà rêvé d’un show ... à la princesse au Palais de Manjakamiadana d’où était partie une caravane folklorique dirigée par le couple présidentiel, arborant les rues de la haute ville pour se rendre finalement sur la rue de l’Indépendance à Analakely. 10 ans plus tard, en 2020, il sera certainement prêt à recommencer, en inaugurant cette fois-ci le Palais de la Reine.

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Quid du salaire des ministres ?

Ministère de l’Education nationale et de l’enseignement technique et professionnel ; ministère de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche ; ministère de l’Energie, de l’eau et des hydrocarbures ; ministère des transports, du tourisme et de la météorologique ; ministère du travail, de l’emploi et de la fonction publique et des lois sociales ; ministère de l’Aménagement du territoire, de l’habitat et des travaux publics ; ministère de l’industrie, du commerce et de l’artisanat et ministère de la communication et de la culture. En tout, les fusions de ministères concernent ces huit départements réduisant ainsi le nombre des membres du gouvernement de Christian Ntsay à 22, contre 30 auparavant.

Un seul ministère disparait de la liste mais personne ne le remarque, celui des Domaines. Autrefois, il était rattaché à celui de l’Agriculture. Mais il fut également un moment où il a été rattaché à celui de l’Aménagement du territoire qui se trouve actuellement fusionné avec celui des Travaux publics. Mais rien n’indique qu’il fait partie de ce nouveau « bloc » ou non, même pas au nom de la transparence. D’autant plus que le personnel de ce département réduit en une simple direction avait déjà réclamé un ministère à part entière.

La raison de ces fusions semble-t-il est la réduction des dépenses excessives de l’Etat. Est-ce que cela signifie que le salaire de chaque ministre concerné par la fusion ne va pas connaître une augmentation proportionnelle au nombre de ministère qu’il s’occupe ou resteront ils généreux et patriotes comme le président de la République et donneront la totalité de leur rémunération aux plus démunis et au développement du pays ? Ce point mérite d’être soulevé, rien qu’au nom de la transparence de la gestion de l’affaire nationale, bien qu’un vieux dicton dit que « toute peine mérite salaire ».

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« L’inauguration se fera en 2020 », selon Andry Rajoelina

Le Rova de Manjakamiadana pourrait-il encore renaître de ses cendres ? L’espoir y est, la promesse abonde d’ailleurs. Comme il avait reconstruit et inauguré l’Hôtel de Ville d’Antananarivo, le 11 décembre 2010, 38 ans après sa ruine sous la coupe du feu, le nouveau président Andry Rajoelina se lance un autre défi historique. Il s’agit de la reconstruction du Palais de la Reine à Manjakamiadana, incendié le 6 novembre 1995. « Les travaux seront terminés l’année prochaine, lors de la célébration des 60 ans de l’Indépendance », a-t-il déclaré hier lors du culte œcuménique de bénédiction divine pour les gros chantiers à entamer dans le cadre du redressement de Madagascar.

Ce projet ferait également partie de celui du ministère de la Communication et de la culture. La nouvelle ministre, Lalatiana Rakotondrazafy, a déclaré à l’issue d’une visite des lieux qu’avec ou sans l’aide des partenaires, les travaux seront réalisés. « Cela fait partie de la fierté nationale, donc l’Etat va prendre en charge sa reconstruction si on ne trouvera pas d’investisseurs », a-t-elle lancé, sans préciser pour autant, lequel des institutions et structures étatiques en place ? La Présidence ou le gouvernement ou encore le ministère de tutelle ?

Le Palais de la Reine constitue certes une fierté, notamment pour les habitants des hautes terres centrales, plus particulièrement les Merina. Il est devenu même l’emblème de Madagascar de par sa position dominante sur la ville d’Antananarivo en trônant sur cette colline en « Y renversé » qui façonne la morphologie de la capitale de Madagascar. Mais depuis sa ruine 24 ans plus tôt, il ne lui reste plus grand-chose : des piliers et des murs de gros cailloux nus rehaussés de tuiles, dépourvus de fenêtres et sans portes. L’esprit d’un palais y est peut-être encore, mais l’âme et le corps non. Le Rova de Manjakamiadana flanche comme une vieille feuille morte et retombe en ruine, plus à cause des flammes, mais à l’indifférence des dirigeants cette fois-ci.

Plus de dix milliards d’ariary

Les travaux de réhabilitation de ce patrimoine oublié n’ont commencé qu’en 2006 avec l’avènement du Comité national du patrimoine (CNP) dont la dernière présidente en date est actuellement devenue ambassadrice de Madagascar au Japon, en la personne de Mireille Rakotomalala, également ministre de la culture de tutelle à l’époque où le Palais a été réduit en cendres. Les travaux que la présidence devait assurer le financement ont été suspendus après 2014, depuis l’avènement du régime Rajaonarimampianina, faute de moyens.

Huit ans plus tôt, les gros œuvres étaient pourtant déjà réalisés. Il ne restait plus qu’à réaliser les travaux de second œuvre, les troisième et quatrième phases des travaux qui consistaient en le revêtement en bois de l’intérieur du palais, en l’électrification et sécurisation ainsi qu’aux travaux de finition divers. Le budget total des travaux restant étaient estimés à plus de 10 milliards d’ariary, si le budget total de sa réhabilitation, estimation de 2006, était de 25 milliards. Avec l’inflation et les réajustements de calculs divers, il devrait avoisiner les 15 milliards d’ariary ou encore plus actuellement, soit la totalité du budget alloué au ministère de la Culture dans le cadre de la loi des Finances initiale pour 2019.

En 2010, lors de l’inauguration de l’hôtel de ville, Andry Rajoelina alors président de la Transition avait déjà rêvé d’un show ... à la princesse au Palais de Manjakamiadana d’où était partie une caravane folklorique dirigée par le couple présidentiel, arborant les rues de la haute ville pour se rendre finalement sur la rue de l’Indépendance à Analakely. 10 ans plus tard, en 2020, il sera certainement prêt à recommencer, en inaugurant cette fois-ci le Palais de la Reine.

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Un chef de l’opposition avant les législatives ?

Est-il possible d’avoir un chef de l’opposition avant les législatives ? Vu les publications de la Haute Cour Constitutionnelle (HCC), la réponse serait négative. Or, à s’en tenir aux textes, cela est bien possible et c’est même l’esprit de la Constitution et de la loi.

Pour arriver à répondre à la question, il faut voir le contexte électoral au niveau des législatives avant de disséquer la loi sur le statut de l’opposition et terminer par une analyse politique autour des législatives (institutions électorales, un président législateur et des lois qui demandent à un ministre de démissionner s’il veut briguer un poste parlementaire).

A- Le contexte légal de l’élection législative en 2019

Pour commencer, les nouveaux députés ne seront pas connus le 6 février 2019, date de la fin du mandat des députés actuels, non pas à cause du nouveau président Andry Rajoelina, mais à cause d’un Avis de la HCC [1]. La HCC a permis de séparer le deuxième tour des présidentielles et les législatives. Elles étaient jumelées en 2013. Du coup, la tenue des législatives est reportée sine die [2]. Ce qui ouvre la porte à beaucoup d’incertitudes et de débats sur la compétence de plusieurs institutions de la République.

Il y a ainsi plusieurs manières de voir.

La première : il y aurait un vide institutionnel [3] et le président veut légiférer par ordonnance. C’est le cas aujourd’hui [4]. Même s’il y a encore le sénat, il ne peut voter les lois à lui tout seul [5].

Si l’Assemblée nationale de 1992 à 2001 et de 2014 à 2015 a pu seule voter les lois, c’est grâce à des dispositions transitoires le permettant. Selon les analystes : « Le Sénat ne peut procéder au vote d’un projet de loi tant que l’Assemblée Nationale ne l’a pas encore discuté et voté » [6].

S’il n’y a donc pas d’Assemblée nationale, voici les conséquences : le gouvernement serait à l’abri de toute motion de censure, le président à l’abri d’une accusation puisque le sénat n’en a pas le pouvoir, le président veut diminuer le budget du sénat donc le sénat aura un pouvoir famélique et pire s’il n’y a pas de chef de l’opposition avant les législatives car le président et le Premier ministre n’auront aucun vis-à-vis

alors, cela aboutira à un pouvoir absolu grâce à la HCC !

La deuxième option : envisager que les députés actuels continuent leur mandat jusqu’aux législatives… Didier Ratsiraka a créé une jurisprudence en 1997 en prolongeant le mandat des députés. Mais jusqu’à quand ? La HCC a voulu limiter la prorogation mais juste par un Avis. Et de toute façon, si elle a inconstitutionnellement intimé un président de la République de dissoudre le gouvernement en avril 2018, elle n’a heureusement pas ordonné le nouveau président à organiser des législatives. C’est à la constitution de le faire. Selon l’Avis, il faut suivre les articles 75 [7] et 78 [8] de la Constitution. Or ceux-ci n’obligent en rien à ce que ce soit une nouvelle Assemblée qui se réunit à chaque mois de Mai, mais juste une Assemblée. Mais selon les médias, le président de la HCC serait contre [9].

La troisième option serait que le président Andry Rajoelina dissout l’Assemblée nationale avant le 5 février 2019. Comme cela, il sauve le pays de l’erreur de la HCC car il organise les législatives dans le délai constitutionnel.

La quatrième option serait pour le président de convoquer le Parlement pour une délégation de pouvoir (art.104. Mais pour un temps limité. Le président s’imposerait lui-même un délai pour faire les législatives.

Dans les deux premiers cas, à cause de cet Avis de la HCC,  soit le mandat des députés est prolongé  soit tout est bloqué car le sénat ne peut voter seul les lois le chef de l’opposition n’étant pas connu, le gouvernement et le président sont à l’abri de tout et il n’y a aucun moyen légal de contraindre le gouvernement à convoquer les électeurs aux urnes…

B- Est-il possible d’avoir un chef de l’opposition avant les législatives ?

Il faut d’abord rappeler que la loi sur le statut de l’opposition date de 2011 c’est-à-dire de la Transition dirigée par Andry Rajoelina. Mais même après l’élection de sortie de crise qui a vu la présidence de Hery Rajaonarimampianina de 2014 à 2018, il n’y eut aucun chef de l’opposition [10] !

Maintenant pourquoi cette étude lie « législatives » et « chef de l’opposition ». La raison est que la HCC a souhaité aidé le nouveau président à avoir une majorité en séparant le deuxième tour et les législatives [11] ! Est-ce bien son rôle ?

Maintenant, il faut lire les Avis de la HCC. Selon la HCC, le moment de la désignation d’un chef de l’opposition se fait uniquement au lendemain des législatives et par au moins un groupe parlementaire. Mais ce n’est pas ce que disent les textes.

Si en effet, la Constitution et la loi prescrivent que la désignation du chef de l’opposition se fait après les législatives, les textes disent aussi que ce sont les partis d’opposition, et non les groupes parlementaires qui désignent le chef de l’opposition. Les textes doivent être alors interprétés lato sensu.

Prenons le cas actuel comme point de départ. Marc Ravalomanana est arrivé en seconde position après les présidentielles. Ne peut-il donc pas être le chef de l’opposition car il doit attendre les législatives que par ailleurs nul ne sait quand elles vont avoir lieu ? Non !

Répondre par l’affirmative serait laissé un boulevard au nouveau président élu qui n’aurait comme tout les autres anciens président aucun répondant ! Ce qui est justement contraire à l’objet de la loi sur l’opposition qui favorise et donne de la force à l’opposition.

Ensuite, ne pas permettre à l’avènement d’un chef de l’opposition, c’est ne donner aucune chance à l’opposition d’arriver au Parlement. Etant entendu, que justement, les tenants du pouvoir ont la puissance d’Etat pour paraître aux yeux du public pour rafler tout le Parlement. C’était le cas sous le président Rajaonarimampianina, dans le pire des cas, car tout le Parlement à 100% l’avait soutenu.

Dans ce cas-là, nous verrons encore les cinq prochaines années, sans espoir d’opposant –sauf s’il ne faut pas le souhaiter…-

Enfin, à la limite, lors de l’érection du gouvernement de consensus HVM-MAPAR-TIM du premier ministre Ntsay Christian jusqu’à aujourd’hui (période intérimaire, période de prestation de serment du nouvel élu et formation de son gouvernement), il y aurait du toujours eu un chef de l’opposition.

C- Analyse politique autour des législatives

Institutions électorales

La Commission électorale nationale indépendante (Ceni) ne s’occupe pas à 100% du processus électoral. Certaines attributions restent aux mains du gouvernement et d’autres à la Haute Cour constitutionnelle. Par exemple, c’est toujours le gouvernement qui décide de la date des élections. La Ceni ne fait que proposer. Cette fois-ci, la Ceni a proposer la date du 20 mars 2019 pour les législatives. Le gouvernement sortant de Ntsay Chrisitian ne pouvait pas raisonnablement suivre la proposition de la Ceni. Cela est du ressort du nouveau président et du nouveau gouvernement. Ainsi, la date des législatives est, aujourd’hui, inconnue. Par contre, lorsque le gouvernement voudra tenir des élections ou lorsque le président dissout l’Assemblée nationale, la Constitution impose un délai pour organiser les législatives. La Ceni a l’obligation d’exécuter. Mais elle n’aura pas forcément les moyens pour le faire. Ne vaudrait-il pas mieux alors de supprimer la Ceni et de mettre l’entière responsabilité des élections aux mains du gouvernement comme dans tous les pays développés ? Ainsi il n’y aura pas de Ceni qui se défausse pour avoir été pris de court.

Les limites de la Ceni ont aussi été atteintes lors des dernières présidentielles de 2018. La Ceni a, à plusieurs niveaux, rejeté la responsabilité à d’autres institutions. Il y a dilution de responsabilité dans l’organisation des élections.

Exemple 1 : Les lois électorales d’avril 2018 ont amené les députés TIM-MAPAR dans la rue. La Ceni d’expliquer –à raison- que la Ceni ne fait que proposer des lois mais c’est le gouvernement et le Parlement qui ont le dernier mot. « A ce propos, bien qu’étant foncièrement contre ces institutions doublons (Ceni, Bianco, Samifin, etc.), comme la majorité des citoyens le souhaitent, admettons que l’on garde cette institution. Or, il y a une discordance pas évidente sur l’élaboration de la loi sur les élections.Si dans les pays n’ayant pas de CENI c’est le parlement ou/et le gouvernement qui élabore(nt) les lois et le Parlement vote les lois, c’est le gouvernement qui applique cette loi une fois votée. Dans nos pays qui avons une CENI pourtant, c’est la CENI qui mène les consultations à grands frais, mais c’est le gouvernement ou le Parlement qui cherche une majorité pour la voter alors même que ce n’est pas le gouvernement qui va l’appliquer mais la CENI. Ce n’est pas évident, mais c’est illogique. Oui, lorsque le Parlement ou le gouvernement fait voter une loi, le gouvernement ne fait qu’appliquer une loi votée par sa majorité, donc le Parlement et le gouvernement sont en cohérence. Ils ont la même politique. Ici, la CENI peut ne pas être d’accord avec la loi qu’elle doit appliquer.

La solution alors, mais qui va mettre du temps à être comprise, c’est que c’est la CENI même qui a fait les consultations qui cherchent ensuite sa propre majorité au Parlement. Elle pourra ensuite l’appliquer avec cohérence. Dans le continuum, si la CENI ne trouve pas la majorité, elle doit démissionner comme un gouvernement qui n’a pas de majorité sinon, elle appliquerait une loi sans conviction » [12].

Exemple 2 : La liste électorale a été critiquée à juste titre. La Ceni d’expliquer qu’elle n’est pas la seule à la confectionner car effectivement, le fokontany y participe et le ministère de l’Intérieur. Il y a encore une fois dilution de responsabilité entre la Ceni, le ministère de l’Intérieur et la Mairie car le fokontany est aussi en partie régit par la Mairie. Or si le ministère seul s’occupait de l’élection, le responsable serait identifiable facilement : l’Etat ! Et si l’on maintient la Ceni, alors, il faudra lui confier la préparation des élections à 100%. A la limite, à elle faire voter son budget pour éviter après qu’elle s’en plaigne.

Exemple 3 : A propos du sondage, il y a eu cacophonie. Curieusement, la loi interdit la publication de sondage pendant la campagne électorale faute de crédibilité des techniciens (malgaches ou étranger) et de maturité politiques des citoyens malgaches. Or c’est le ministère des Affaires étrangères (MAE) qui a intimé la Fondation Friedrich Ebert [13] de publier leur sondage ! Si une institution devait tout de même autoriser cette publication en vertu de la loi, cela aurait dû être la Ceni et non le MAE.

Exemple 4 : Lors des dépouillements des résultats, la Ceni a été incriminée par les 36 candidats au premier tour et par le candidat Marc Ravalomanana au second. La Ceni de rappeler pour sa défense que le CRMV (Centre de recensement matériel de vote) n’est pas de son ressort et est dirigé par un fonctionnaire (en général un magistrat). Une fois encore, il y a une dilution de responsabilité.

Quand un président peut légiférer ?

En principe, un président ne peut légiférer. Seul le parlement peut voter les lois. Mais il y a trois cas où le président peut légiférer dans la Constitution de 2010.Le premier, en situation d’exception (art.61), à savoir l’état d’urgence, l’état de nécessité ou la loi martiale, le président peut légiférer par voie d’ordonnance.Le deuxième en son art.89 concernant les lois organiques non adoptées par l’Assemblée nationale avant la clôture de la session parlementaire. Et le troisième en son art. 104 sur délégation du Parlement mais derechef, le président se lierait lui-même par un délai.Il est alors impensable que le président légifère dans les conditions étudiées ci-dessus. Rien ne justifiant une délégation de pouvoir.

Pourquoi un membre du gouvernement malgache doit démissionner s’il veut être parlementaire ?

A Madagascar, depuis 2012, un président de la République qui veut rempiler ou un ministre qui veut être parlementaire doit démissionner en vertu des textes [14].

Ces cas sont uniques à Madagascar. Ailleurs, un ministre représente une opinion publique, voire même doit avoir un fief électoral [15]. Le poste de ministre est d’abord politique. Et c’est le Parlement qui influence le gouvernement [16]. L’exemple le plus dure est par exemple celui de Maurice : nul ne peut être ministre s’il n’est pas député. En France, le président Macron n’a-t-il pas tancé ses ministres qui étaient candidats à la députation qu’ils devaient être élus au Parlement sinon ils devaient démissionner du gouvernement [17] ? S’il faut relever le cas des Etats-Unis d’Amérique, il n’y a pas de ministre, mais des secrétaires. Tout au plus un secrétaire d’Etat. Celui aux Affaires étrangères. Ils ne sont en rien responsables de la politique du président aux yeux de l’opinion. Il forme juste le Cabinet dans le gouvernement des Etats-Unis [18].

Pour revenir au sujet : il y a alors des conséquences à cette obligation de démissionner.

Acte 1 : Le président forme un gouvernement dès qu’il prouve avoir une majorité (absolue normalement, relative à en croire la Constitution floue de 2010)

Acte 2 : Les ministres qui veulent être député doivent de nouveau démissionner (dont peut-être le Premier ministre) pour battre campagne. Donc remaniement envisageable selon l’ampleur des candidats.

Acte 3 : Une fois les résultats des législatives connues, la tradition républicaine veut que le gouvernement démissionne au profit de la nouvelle majorité (présidentielle ou opposante).

Donc, trois gouvernements en un laps de temps très court !

Sauf si… point besoin d’être un homme politique pour être dans un gouvernement. Dans ce cas-là, n’importe quel diplômé, homme-femme qui a réussi dans les affaires, le sport, le social, la chanson, etc. peut devenir ministre. Les législatives, dans ce cas-là, n’influençant en rien un gouvernement…

Conclusion

Cet article très conjoncturel traite des cas particuliers du poste de leader de l’opposition et des législatives. L’Avis de la HCC ayant entraîné une chaîne de conséquences à étudier.

Par Toavina Ralambomahay,

ce 16 janvier 2019.

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« L’inauguration se fera en 2020 », selon Andry Rajoelina

Le Rova de Manjakamiadana pourrait-il encore renaître de ses cendres ? L’espoir y est, la promesse abonde d’ailleurs. Comme il avait reconstruit et inauguré l’Hôtel de Ville d’Antananarivo, le 11 décembre 2010, 38 ans après sa ruine sous la coupe du feu, le nouveau président Andry Rajoelina se lance un autre défi historique. Il s’agit de la reconstruction du Palais de la Reine à Manjakamiadana, incendié le 6 novembre 1995. « Les travaux seront terminés l’année prochaine, lors de la célébration des 60 ans de l’Indépendance », a-t-il déclaré hier lors du culte œcuménique de bénédiction divine pour les gros chantiers à entamer dans le cadre du redressement de Madagascar.

Ce projet ferait également partie de celui du ministère de la Communication et de la culture. La nouvelle ministre, Lalatiana Rakotondrazafy, a déclaré à l’issue d’une visite des lieux qu’avec ou sans l’aide des partenaires, les travaux seront réalisés. « Cela fait partie de la fierté nationale, donc l’Etat va prendre en charge sa reconstruction si on ne trouvera pas d’investisseurs », a-t-elle lancé, sans préciser pour autant, lequel des institutions et structures étatiques en place ? La Présidence ou le gouvernement ou encore le ministère de tutelle ?

Le Palais de la Reine constitue certes une fierté, notamment pour les habitants des hautes terres centrales, plus particulièrement les Merina. Il est devenu même l’emblème de Madagascar de par sa position dominante sur la ville d’Antananarivo en trônant sur cette colline en « Y renversé » qui façonne la morphologie de la capitale de Madagascar. Mais depuis sa ruine 24 ans plus tôt, il ne lui reste plus grand-chose : des piliers et des murs de gros cailloux nus rehaussés de tuiles, dépourvus de fenêtres et sans portes. L’esprit d’un palais y est peut-être encore, mais l’âme et le corps non. Le Rova de Manjakamiadana flanche comme une vieille feuille morte et retombe en ruine, plus à cause des flammes, mais à l’indifférence des dirigeants cette fois-ci.

Plus de dix milliards d’ariary

Les travaux de réhabilitation de ce patrimoine oublié n’ont commencé qu’en 2006 avec l’avènement du Comité national du patrimoine (CNP) dont la dernière présidente en date est actuellement devenue ambassadrice de Madagascar au Japon, en la personne de Mireille Rakotomalala, également ministre de la culture de tutelle à l’époque où le Palais a été réduit en cendres. Les travaux que la présidence devait assurer le financement ont été suspendus après 2014, depuis l’avènement du régime Rajaonarimampianina, faute de moyens.

Huit ans plus tôt, les gros œuvres étaient pourtant déjà réalisés. Il ne restait plus qu’à réaliser les travaux de second œuvre, les troisième et quatrième phases des travaux qui consistaient en le revêtement en bois de l’intérieur du palais, en l’électrification et sécurisation ainsi qu’aux travaux de finition divers. Le budget total des travaux restant étaient estimés à plus de 10 milliards d’ariary, si le budget total de sa réhabilitation, estimation de 2006, était de 25 milliards. Avec l’inflation et les réajustements de calculs divers, il devrait avoisiner les 15 milliards d’ariary ou encore plus actuellement, soit la totalité du budget alloué au ministère de la Culture dans le cadre de la loi des Finances initiale pour 2019.

En 2010, lors de l’inauguration de l’hôtel de ville, Andry Rajoelina alors président de la Transition avait déjà rêvé d’un show ... à la princesse au Palais de Manjakamiadana d’où était partie une caravane folklorique dirigée par le couple présidentiel, arborant les rues de la haute ville pour se rendre finalement sur la rue de l’Indépendance à Analakely. 10 ans plus tard, en 2020, il sera certainement prêt à recommencer, en inaugurant cette fois-ci le Palais de la Reine.

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Quid du salaire des ministres ?

Ministère de l’Education nationale et de l’enseignement technique et professionnel ; ministère de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche ; ministère de l’Energie, de l’eau et des hydrocarbures ; ministère des transports, du tourisme et de la météorologique ; ministère du travail, de l’emploi et de la fonction publique et des lois sociales ; ministère de l’Aménagement du territoire, de l’habitat et des travaux publics ; ministère de l’industrie, du commerce et de l’artisanat et ministère de la communication et de la culture. En tout, les fusions de ministères concernent ces huit départements réduisant ainsi le nombre des membres du gouvernement de Christian Ntsay à 22, contre 30 auparavant.

Un seul ministère disparait de la liste mais personne ne le remarque, celui des Domaines. Autrefois, il était rattaché à celui de l’Agriculture. Mais il fut également un moment où il a été rattaché à celui de l’Aménagement du territoire qui se trouve actuellement fusionné avec celui des Travaux publics. Mais rien n’indique qu’il fait partie de ce nouveau « bloc » ou non, même pas au nom de la transparence. D’autant plus que le personnel de ce département réduit en une simple direction avait déjà réclamé un ministère à part entière.

La raison de ces fusions semble-t-il est la réduction des dépenses excessives de l’Etat. Est-ce que cela signifie que le salaire de chaque ministre concerné par la fusion ne va pas connaître une augmentation proportionnelle au nombre de ministère qu’il s’occupe ou resteront ils généreux et patriotes comme le président de la République et donneront la totalité de leur rémunération aux plus démunis et au développement du pays ? Ce point mérite d’être soulevé, rien qu’au nom de la transparence de la gestion de l’affaire nationale, bien qu’un vieux dicton dit que « toute peine mérite salaire ».

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Un chef de l’opposition avant les législatives ?

Est-il possible d’avoir un chef de l’opposition avant les législatives ? Vu les publications de la Haute Cour Constitutionnelle (HCC), la réponse serait négative. Or, à s’en tenir aux textes, cela est bien possible et c’est même l’esprit de la Constitution et de la loi.

Pour arriver à répondre à la question, il faut voir le contexte électoral au niveau des législatives avant de disséquer la loi sur le statut de l’opposition et terminer par une analyse politique autour des législatives (institutions électorales, un président législateur et des lois qui demandent à un ministre de démissionner s’il veut briguer un poste parlementaire).

A- Le contexte légal de l’élection législative en 2019

Pour commencer, les nouveaux députés ne seront pas connus le 6 février 2019, date de la fin du mandat des députés actuels, non pas à cause du nouveau président Andry Rajoelina, mais à cause d’un Avis de la HCC [1]. La HCC a permis de séparer le deuxième tour des présidentielles et les législatives. Elles étaient jumelées en 2013. Du coup, la tenue des législatives est reportée sine die [2]. Ce qui ouvre la porte à beaucoup d’incertitudes et de débats sur la compétence de plusieurs institutions de la République.

Il y a ainsi plusieurs manières de voir.

La première : il y aurait un vide institutionnel [3] et le président veut légiférer par ordonnance. C’est le cas aujourd’hui [4]. Même s’il y a encore le sénat, il ne peut voter les lois à lui tout seul [5].

Si l’Assemblée nationale de 1992 à 2001 et de 2014 à 2015 a pu seule voter les lois, c’est grâce à des dispositions transitoires le permettant. Selon les analystes : « Le Sénat ne peut procéder au vote d’un projet de loi tant que l’Assemblée Nationale ne l’a pas encore discuté et voté » [6].

S’il n’y a donc pas d’Assemblée nationale, voici les conséquences : le gouvernement serait à l’abri de toute motion de censure, le président à l’abri d’une accusation puisque le sénat n’en a pas le pouvoir, le président veut diminuer le budget du sénat donc le sénat aura un pouvoir famélique et pire s’il n’y a pas de chef de l’opposition avant les législatives car le président et le Premier ministre n’auront aucun vis-à-vis

alors, cela aboutira à un pouvoir absolu grâce à la HCC !

La deuxième option : envisager que les députés actuels continuent leur mandat jusqu’aux législatives… Didier Ratsiraka a créé une jurisprudence en 1997 en prolongeant le mandat des députés. Mais jusqu’à quand ? La HCC a voulu limiter la prorogation mais juste par un Avis. Et de toute façon, si elle a inconstitutionnellement intimé un président de la République de dissoudre le gouvernement en avril 2018, elle n’a heureusement pas ordonné le nouveau président à organiser des législatives. C’est à la constitution de le faire. Selon l’Avis, il faut suivre les articles 75 [7] et 78 [8] de la Constitution. Or ceux-ci n’obligent en rien à ce que ce soit une nouvelle Assemblée qui se réunit à chaque mois de Mai, mais juste une Assemblée. Mais selon les médias, le président de la HCC serait contre [9].

La troisième option serait que le président Andry Rajoelina dissout l’Assemblée nationale avant le 5 février 2019. Comme cela, il sauve le pays de l’erreur de la HCC car il organise les législatives dans le délai constitutionnel.

La quatrième option serait pour le président de convoquer le Parlement pour une délégation de pouvoir (art.104. Mais pour un temps limité. Le président s’imposerait lui-même un délai pour faire les législatives.

Dans les deux premiers cas, à cause de cet Avis de la HCC,  soit le mandat des députés est prolongé  soit tout est bloqué car le sénat ne peut voter seul les lois le chef de l’opposition n’étant pas connu, le gouvernement et le président sont à l’abri de tout et il n’y a aucun moyen légal de contraindre le gouvernement à convoquer les électeurs aux urnes…

B- Est-il possible d’avoir un chef de l’opposition avant les législatives ?

Il faut d’abord rappeler que la loi sur le statut de l’opposition date de 2011 c’est-à-dire de la Transition dirigée par Andry Rajoelina. Mais même après l’élection de sortie de crise qui a vu la présidence de Hery Rajaonarimampianina de 2014 à 2018, il n’y eut aucun chef de l’opposition [10] !

Maintenant pourquoi cette étude lie « législatives » et « chef de l’opposition ». La raison est que la HCC a souhaité aidé le nouveau président à avoir une majorité en séparant le deuxième tour et les législatives [11] ! Est-ce bien son rôle ?

Maintenant, il faut lire les Avis de la HCC. Selon la HCC, le moment de la désignation d’un chef de l’opposition se fait uniquement au lendemain des législatives et par au moins un groupe parlementaire. Mais ce n’est pas ce que disent les textes.

Si en effet, la Constitution et la loi prescrivent que la désignation du chef de l’opposition se fait après les législatives, les textes disent aussi que ce sont les partis d’opposition, et non les groupes parlementaires qui désignent le chef de l’opposition. Les textes doivent être alors interprétés lato sensu.

Prenons le cas actuel comme point de départ. Marc Ravalomanana est arrivé en seconde position après les présidentielles. Ne peut-il donc pas être le chef de l’opposition car il doit attendre les législatives que par ailleurs nul ne sait quand elles vont avoir lieu ? Non !

Répondre par l’affirmative serait laissé un boulevard au nouveau président élu qui n’aurait comme tout les autres anciens président aucun répondant ! Ce qui est justement contraire à l’objet de la loi sur l’opposition qui favorise et donne de la force à l’opposition.

Ensuite, ne pas permettre à l’avènement d’un chef de l’opposition, c’est ne donner aucune chance à l’opposition d’arriver au Parlement. Etant entendu, que justement, les tenants du pouvoir ont la puissance d’Etat pour paraître aux yeux du public pour rafler tout le Parlement. C’était le cas sous le président Rajaonarimampianina, dans le pire des cas, car tout le Parlement à 100% l’avait soutenu.

Dans ce cas-là, nous verrons encore les cinq prochaines années, sans espoir d’opposant –sauf s’il ne faut pas le souhaiter…-

Enfin, à la limite, lors de l’érection du gouvernement de consensus HVM-MAPAR-TIM du premier ministre Ntsay Christian jusqu’à aujourd’hui (période intérimaire, période de prestation de serment du nouvel élu et formation de son gouvernement), il y aurait du toujours eu un chef de l’opposition.

C- Analyse politique autour des législatives

Institutions électorales

La Commission électorale nationale indépendante (Ceni) ne s’occupe pas à 100% du processus électoral. Certaines attributions restent aux mains du gouvernement et d’autres à la Haute Cour constitutionnelle. Par exemple, c’est toujours le gouvernement qui décide de la date des élections. La Ceni ne fait que proposer. Cette fois-ci, la Ceni a proposer la date du 20 mars 2019 pour les législatives. Le gouvernement sortant de Ntsay Chrisitian ne pouvait pas raisonnablement suivre la proposition de la Ceni. Cela est du ressort du nouveau président et du nouveau gouvernement. Ainsi, la date des législatives est, aujourd’hui, inconnue. Par contre, lorsque le gouvernement voudra tenir des élections ou lorsque le président dissout l’Assemblée nationale, la Constitution impose un délai pour organiser les législatives. La Ceni a l’obligation d’exécuter. Mais elle n’aura pas forcément les moyens pour le faire. Ne vaudrait-il pas mieux alors de supprimer la Ceni et de mettre l’entière responsabilité des élections aux mains du gouvernement comme dans tous les pays développés ? Ainsi il n’y aura pas de Ceni qui se défausse pour avoir été pris de court.

Les limites de la Ceni ont aussi été atteintes lors des dernières présidentielles de 2018. La Ceni a, à plusieurs niveaux, rejeté la responsabilité à d’autres institutions. Il y a dilution de responsabilité dans l’organisation des élections.

Exemple 1 : Les lois électorales d’avril 2018 ont amené les députés TIM-MAPAR dans la rue. La Ceni d’expliquer –à raison- que la Ceni ne fait que proposer des lois mais c’est le gouvernement et le Parlement qui ont le dernier mot. « A ce propos, bien qu’étant foncièrement contre ces institutions doublons (Ceni, Bianco, Samifin, etc.), comme la majorité des citoyens le souhaitent, admettons que l’on garde cette institution. Or, il y a une discordance pas évidente sur l’élaboration de la loi sur les élections.Si dans les pays n’ayant pas de CENI c’est le parlement ou/et le gouvernement qui élabore(nt) les lois et le Parlement vote les lois, c’est le gouvernement qui applique cette loi une fois votée. Dans nos pays qui avons une CENI pourtant, c’est la CENI qui mène les consultations à grands frais, mais c’est le gouvernement ou le Parlement qui cherche une majorité pour la voter alors même que ce n’est pas le gouvernement qui va l’appliquer mais la CENI. Ce n’est pas évident, mais c’est illogique. Oui, lorsque le Parlement ou le gouvernement fait voter une loi, le gouvernement ne fait qu’appliquer une loi votée par sa majorité, donc le Parlement et le gouvernement sont en cohérence. Ils ont la même politique. Ici, la CENI peut ne pas être d’accord avec la loi qu’elle doit appliquer.

La solution alors, mais qui va mettre du temps à être comprise, c’est que c’est la CENI même qui a fait les consultations qui cherchent ensuite sa propre majorité au Parlement. Elle pourra ensuite l’appliquer avec cohérence. Dans le continuum, si la CENI ne trouve pas la majorité, elle doit démissionner comme un gouvernement qui n’a pas de majorité sinon, elle appliquerait une loi sans conviction » [12].

Exemple 2 : La liste électorale a été critiquée à juste titre. La Ceni d’expliquer qu’elle n’est pas la seule à la confectionner car effectivement, le fokontany y participe et le ministère de l’Intérieur. Il y a encore une fois dilution de responsabilité entre la Ceni, le ministère de l’Intérieur et la Mairie car le fokontany est aussi en partie régit par la Mairie. Or si le ministère seul s’occupait de l’élection, le responsable serait identifiable facilement : l’Etat ! Et si l’on maintient la Ceni, alors, il faudra lui confier la préparation des élections à 100%. A la limite, à elle faire voter son budget pour éviter après qu’elle s’en plaigne.

Exemple 3 : A propos du sondage, il y a eu cacophonie. Curieusement, la loi interdit la publication de sondage pendant la campagne électorale faute de crédibilité des techniciens (malgaches ou étranger) et de maturité politiques des citoyens malgaches. Or c’est le ministère des Affaires étrangères (MAE) qui a intimé la Fondation Friedrich Ebert [13] de publier leur sondage ! Si une institution devait tout de même autoriser cette publication en vertu de la loi, cela aurait dû être la Ceni et non le MAE.

Exemple 4 : Lors des dépouillements des résultats, la Ceni a été incriminée par les 36 candidats au premier tour et par le candidat Marc Ravalomanana au second. La Ceni de rappeler pour sa défense que le CRMV (Centre de recensement matériel de vote) n’est pas de son ressort et est dirigé par un fonctionnaire (en général un magistrat). Une fois encore, il y a une dilution de responsabilité.

Quand un président peut légiférer ?

En principe, un président ne peut légiférer. Seul le parlement peut voter les lois. Mais il y a trois cas où le président peut légiférer dans la Constitution de 2010.Le premier, en situation d’exception (art.61), à savoir l’état d’urgence, l’état de nécessité ou la loi martiale, le président peut légiférer par voie d’ordonnance.Le deuxième en son art.89 concernant les lois organiques non adoptées par l’Assemblée nationale avant la clôture de la session parlementaire. Et le troisième en son art. 104 sur délégation du Parlement mais derechef, le président se lierait lui-même par un délai.Il est alors impensable que le président légifère dans les conditions étudiées ci-dessus. Rien ne justifiant une délégation de pouvoir.

Pourquoi un membre du gouvernement malgache doit démissionner s’il veut être parlementaire ?

A Madagascar, depuis 2012, un président de la République qui veut rempiler ou un ministre qui veut être parlementaire doit démissionner en vertu des textes [14].

Ces cas sont uniques à Madagascar. Ailleurs, un ministre représente une opinion publique, voire même doit avoir un fief électoral [15]. Le poste de ministre est d’abord politique. Et c’est le Parlement qui influence le gouvernement [16]. L’exemple le plus dure est par exemple celui de Maurice : nul ne peut être ministre s’il n’est pas député. En France, le président Macron n’a-t-il pas tancé ses ministres qui étaient candidats à la députation qu’ils devaient être élus au Parlement sinon ils devaient démissionner du gouvernement [17] ? S’il faut relever le cas des Etats-Unis d’Amérique, il n’y a pas de ministre, mais des secrétaires. Tout au plus un secrétaire d’Etat. Celui aux Affaires étrangères. Ils ne sont en rien responsables de la politique du président aux yeux de l’opinion. Il forme juste le Cabinet dans le gouvernement des Etats-Unis [18].

Pour revenir au sujet : il y a alors des conséquences à cette obligation de démissionner.

Acte 1 : Le président forme un gouvernement dès qu’il prouve avoir une majorité (absolue normalement, relative à en croire la Constitution floue de 2010)

Acte 2 : Les ministres qui veulent être député doivent de nouveau démissionner (dont peut-être le Premier ministre) pour battre campagne. Donc remaniement envisageable selon l’ampleur des candidats.

Acte 3 : Une fois les résultats des législatives connues, la tradition républicaine veut que le gouvernement démissionne au profit de la nouvelle majorité (présidentielle ou opposante).

Donc, trois gouvernements en un laps de temps très court !

Sauf si… point besoin d’être un homme politique pour être dans un gouvernement. Dans ce cas-là, n’importe quel diplômé, homme-femme qui a réussi dans les affaires, le sport, le social, la chanson, etc. peut devenir ministre. Les législatives, dans ce cas-là, n’influençant en rien un gouvernement…

Conclusion

Cet article très conjoncturel traite des cas particuliers du poste de leader de l’opposition et des législatives. L’Avis de la HCC ayant entraîné une chaîne de conséquences à étudier.

Par Toavina Ralambomahay,

ce 16 janvier 2019.

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L’Etat ne doit pas toucher à la caisse de la CNaPS, selon les syndicalistes

Les syndicats de travailleurs crient haro sur l’annonce du président de la République de vouloir toucher à la caisse de la CNaPS (Caisse Nationale de Prévoyance Sociale) pour réaliser ses projets présidentiels. La Caisse de la prévoyance sociale n’est pas une société d’État dans laquelle il dispose des actions. De ce fait, l’État n’a pas le droit d’y prendre de l’argent quel que soit le montant, et quel que soit le prétexte, indique la confédération générale des syndicats des travailleurs de Madagascar (FISEMA) dans un communiqué.

La semaine dernière, lors de sa rencontre avec les journalistes au Palais d’État à Iavoloha, Andry Rajoelina avait indiqué que le fonds souverain, indiqué dans la loi de finances 2020 avec un budget total de 200 milliards d’ariary, sera mis en place dès cette année. Ce fonds servira à réaliser les travaux de construction de 40 000 logements sociaux promis par le chef de l’État lors de sa campagne électorale : les buildings, les « Trano Mora » ou encore les cités ministérielles. Concernant la provenance du fonds, il a proposé de prendre de l’argent auprès de la caisse de la CNaPS qui disposerait d’un fonds de 300 milliards d’ariary ou encore auprès de la Caisse d’Épargne qui en disposerait autant.

« Les sources de financements de la CNaPS proviennent de la cotisation des employés et des employeurs ainsi les intérêts qu’elle obtient à travers ses placements financiers ou encore des diverses aides qu’elle obtient », explique la FISEMA. Et le fait qu’il soit un établissement public à caractère industriel et commercial, sous la tutelle du ministère de la Fonction publique d’un côté et du ministère de l’Economie et des finances d’un autre ne signifie pas que la CNaPS est une société d’État à laquelle on pourra soutirer de l’argent à des fins quelconques, soutient le FISEMA.

Dans ses explications, la FISEMA explique que la mise sous tutelle de la CNaPS auprès des deux ministères est un garant de bonne gestion du patrimoine et que cela est régi par les normes internationales du travail. Malgré tout, « cette remarque ne veut pas dire que la FISEMA s’oppose aux projets de développement du pays envisagés par le président de la République mais une mise en garde par rapport aux éventuelles dérives ou actes contraires à la loi en vigueur dans le pays », précise le secrétaire général de la confédération, José Randrianasolo.

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Transport – Irrégularité de la hausse de tarif

L’Agence de transport terrestre (ATT) et l’Union des coopératives de transporteurs terrestres (UCTU) se renvoient la balle. Le directeur général de l’ATT, le colonel Andry Rakotondrazaka souligne que les transporteurs enfreignent la loi, dans leur procédure d’augmentation du tarif de ticket, à 500 ariary. «Ils sont libres d’appliquer leurs tarifs, mais cela doit se faire conformément à la loi. Les textes indiquent que les transporteurs devront signaler l’Etat sur leur décision et ensuite, informer les usagers par des affichages, 15 jours avant de passer à l’acte », explique-t-il, hier. La loi n°2004-053, article n°9 précise par ailleurs, que « sous réserve de la rémunération du service rendu, les transporteurs ont l’obligation de fournir aux usagers des conditions satisfaisantes de qualité, de régularité, de sûreté, de sécurité et de confort ».

Mesure automatique

L’ATT prendra des mesures. Son DG menace, entre autres, la suspension de la compensation, pour les transporteurs qui restent fermes à appliquer ce nouveau tarif. C’est « une mesure automatique », dit-il. « L’Etat a mis en place le système de compensation pour amortir les transporteurs. Ce n’est pas évident qu’ils augmentent leur tarif, et continuent à bénéficier de la compensation. Des contrôles seront effectués pour identifier ceux qui appliqueront le nouveau tarif ».

Cette déclaration du DG de l’ATT ne semble pas déranger Bernardin Andriambinintsolomora, président de l’Union de coopérative de transporteurs urbains (UCTU). « Nous nous sommes résignés à ne plus avoir cette compensation», s’exprime-t-il, joint au téléphone, hier. A l’entendre, ses coopératives ne feront plus marche arrière, quant à la décision d’augmenter à 500 ariary le tarif de ticket de bus, le 1er février, bien que la compensation a été positionnée dans leur mobile, depuis hier. « C’est la compensation de 2015  qui est réglée. La compensation de 2016 reste encore un problème majeur. Nous n’y croyons plus et ne reviendrons plus sur notre décision », lance-t-il. Le DG de l’ATT promet que le paiement de la compensation 2016 s’effectuera la semaine prochaine.

Par rapport à l’irrégularité de la procédure de hausse de tarif, dénoncée par l’ATT, Bernardin Andriambinintsolomora porte sa version comme telle : « Nous l’avons déjà annoncé le 4 octobre, mais à l’époque, l’Etat nous a sollicité de reporter cette décision, à cause du sommet de la francophonie que Madagascar allait accueillir en novembre».

Ses coopératives ne s’aligneront pas à ces «textes », énoncés précédemment par le colonel Andry Rakotondrazaka. « Attendez que nous appliquons ce nouveau tarif, et nous verrons l’amélioration », termine Bernardin Andriambinintsolomora.

Miangaly Ralitera

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Toamasina – Un mort et deux blessés dans une fusillade

À peine sortie de prison dans le courant de ce mois, pour le meurtre de son propre père, un repris de justice, âgé d’une vingtaine d’années, est tombé sous les balles des Forces d’intervention de la police (FIP), à Toamasina hier, aux petites heures. Deux de ses comparses ont été, en revanche, pris vivants.Ces scènes de film sont survenus aux alentours d’une heure du matin, dans lequartier d’Ambinanirano, parcelle 1143, lors d’une patrouille effectuée par des éléments des FIP, accompagnés de quelques membres du comité de vigilance.« L’intervention n’était pas sans danger. Tombés nez-à-nez avec une bande constituée de six individus, nous avions essuyé des tirs. Deux membres du fokonolona ont été frappés de projectiles. L’un a été touché à l’épaule. Le second a, quant à lui, reçu des projectiles au bras. Ils sont, néanmoins hors de danger », explique le commissaire Jules Rafaliarivo, commandant des FIP à Toamasina.À l’entendre, la bande utilisait un fusil de chasse. Celui qui le tenait a réussi à se glisser à travers les mailles des filets de la police. «L’individu ayant trouvé la mort dans cet accrochage dirigeait la bande avec son frère jumeau. Activement recherché par la police ainsi que la préfecture, celui-ci court toujours dans la nature », indique le commissaire Jules Rafaliarivo.

A.M.

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Météorologie – Une zone perturbée rode dans l’Océan indien

Le site web de la Météo France a indiqué l’existence d’une zone perturbée dans l’Océan indien, hier, vers la fin de l’après-midi. A 16 heures, à La Réunion (15 heures, heures locales), cette zone perturbée a été localisée à 2 200 kilomètres à l’Est-Nord-Est des côtes réunionnaises, selon le bulletin. Elle se déplace vers l’ouest, avec une vitesse de 13 kilomètres/heures.Elle pourrait évoluer en une tempête tropicale modérée, ce jour dans l’après-midi, en une dépression tropicale, demain, dans le même moment et lundi, elle devrait se dissiper, d’après les prévisions de la Météo France à La Réunion.Hier, à midi, le service de la Prévision météorologique malgache, n’a encore parlé que de la formation d’amas nuageux, dans le nord de l’île. Son chef de service, Solonomenjanahary Andrianjafinirina, a indiqué trois systèmes, dans le Nord et Nord-Est des côtes de Diégo. « Seul l’un de ces amas nuageux pourra se transformer en un cyclone, ils sont très éloignés l’un de l’autre. L’un à été localisé à 2 000 kilomètres et l’autre, à 2 500 kilomètres », explique-t-il.Ce technicien n’a pas encore confirmé l’impact de ces mauvais temps à Madagascar. « Pour l’instant, il nous est impossible de savoir s’il va toucher Madagascar. Le temps nous le dira », rajoute-t-il.Concernant les précipitations annoncées par la direction générale de la Météorologie, elles pourraient s’étendre jusqu’à lundi 30 janvier. Toutefois, leur quantité diminuera.

Miangaly Ralitera

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Vtt – Bira Descente – Cent coureurs inscrits

Cent vététistes seront au départ de la première édition de Bira Descente, ce dimanche à Antsirabe. La course sera constituée de deux manches qualificatives, suivies d’une finale.

Record d’affluence à Antsirabe. Cent vététistes sont ins­crits à la toute première édition de la course « downhill » dénommée Bira Descente.Événement qui se tiendra ce dimanche, dans la localité d’Ambohidava, à quatre kilomètres au Sud de la Ville d’Eaux. La grande majorité de ces coureurs est, bien évidemment, issue de la région Vakinankaratra, où le cyclisme compte beaucoup d’adeptes. Mais aussi, on note une vingtaine de concurrents en provenance d’Antananarivo.On s’attend à de belles bagarres sur la piste d’un kilomètre, aménagée dernièrement par les organisateurs de chez Bira Moto Club et Bikers 101, soutenus par Cycle Mada­gascar Momotas. Un tracé sinueux, composé de plusieurs épingles entre au­tres, ainsi que d’un escalier et de portions en dévers. Toutes les conditions sont remplies, pour offrir du beau spectacle.La journée de dimanche débutera à 7h30, avec les reconnaissances par groupe de dix vététistes. Vu qu’il s’agit de dévaler la pente à grande vitesse, les reconnaissances prennent une place prépondérante, afin de bien assimiler la configuration de la piste.

Grande finaleDans le cas contraire, ce serait la chute assurée. Et une chute en « dowhill » est synonyme de graves blessures à coup sûr. D’ailleurs, chacun devrait porter des protections adéquates, soit des genouillères et des coudières en plus du casque.La première manche qualificative sera lancée à 9h. Tandis que le coup d’envoi de la deuxième manche est fixé à 11h30. À terme, les meilleurs coureurs se retrou­veront pour la grande finale à partir de 14h.Le weekend promet à Antsirabe. En effet, pour bien lancer les festivités, les organisateurs tiendront d’abord un concours d’équilibre, ce samedi. Un concept plus tourné vers le loisir que la compétition.Il s’agira de rouler à vélo sur une planche, placée par-dessus une mare d’eau, tout en essayant de garder son équilibre. L’objectif sera ainsi de divertir la population rurale d’Ambohidava.

Haja Lucas Rakotondrazaka

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Urbanisme – Le torchon brûle entre la CUA et le M2PATE

Le torchon brûle, une fois de plus, entre la commune urbaine d’Antananarivo (CUA) et le ministère auprès de la présidence en charge des projets présidentiels, de l’aménagement du territoire et de l’équipement (M2PATE). La conception du plan d’urbanisme directeur (PUDi), dans le cadre du projet TATOM (Tananarivo-Toamasina -Madagascar), financé par  l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA), départage les deux institutions.

Dans un communiqué envoyé par la CUA, hier, dans le cadre de la réunion de lancement du projet, il a été cité que la CUA a l’impression que l’Etat central l’exclut du projet. « Nous avons déjà le plan directeur de 2004 qui peut bien être consulté comme base dans la conception du PUDi. L’Etat central ne veut rien savoir de ce plan directeur. Dans ce sens, c’est l’Etat qui va gouverner la commune urbaine d’Antananarivo », indique le communiqué.

Et la direction de l’urbanisme et du développement (DUD) soutient que la CUA n’a même pas été consulté pour la conception de ce PUDi. « Aucun technicien de la CUA ne figure dans la liste des membres de concepteurs de ce PUDi, on ne sera peut-être consulté que pour la restitution, alors que, normalement, nous sommes l’initiateur du projet », déplore le directeur de la DUD.

Des explications « non fondées », selon le directeur général de l’Aménagement du territoire du M2PATE, Gérard Andriamanohisoa. « Nous nous étonnons pourquoi « neny », était absente ce  jour (ndlr : hier) et n’a envoyé que son représentant, alors que la CUA est le président du groupement d’urbanisme. C’est  un manque de respect, envers les 36 autres communes qui l’ont élue. Ses techniciens étaient présents et ont participé à la discussion, comme les autres. Pourquoi devrions-nous faire un traitement de faveur à la CUA ?», s’interroge Gérard Andriamanohisoa, qui n’a pas hésité à pointer du doigt la CUA sur la décision de cette dernière à ruiner les « zones boisées » à Antaninarenina, par un projet de construction. Le projet TATOM n’est qu’à son début. La conception du PUDi se fera en 2 ans.

Miangaly Ralitera

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Une rixe vire à l’homi­cide

Une bagarre entre adoles­centes a viré à l’homicide à Tsimilaho Mandritsara, mardi. Après la rixe, l’une d’entre elles, âgée de 15 ans, a succombé. L’origine de la bagarre n’est pas encore déterminée. Celle qui n’a pas survécu avait déjà été admise dans un centre hospitalier.

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Élection – Jean Michel Ramaroson réélu

Presque à l’unanimité, Jean Michel Ramaroson, candidat unique à sa propre succession à la présidence de la fédération malgache de basketball, est reconduit pour un nouveau mandat de quatre ans, avec dix-huit voix et un vote blanc. Ce sera son troisième, en plus de la moitié du mandat en remplacement d’Abel, promu à la présidence de la zone 7 à l’époque.L’ancienne équipe a été presque reconduite en intégralité, entre autres, Lionel Ravelonarivo qui garde son fauteuil de vice-président, Emmanuel Ravoson au poste de trésorier et l’ancienne présidente de la ligue d’Anala­manga, Tsiry Colombe Rala­la­harison, est la nouvelle tête de l’équipe. Huit sur les neuf candidats au poste de conseillers sont retenus.La priorité de la fédération, pour ce nouveau mandat est focalisée sur trois points, selon le président fraîchement réélu. « Nous allons consolider et exploiter la collaboration avec la Fiba et appliquer les programmes de développement. Nous avons constaté que la fédération a déjà effectué sa part de vulgarisation de la discipline, vu que notre calendrier est déjà très chargé du début jusqu’au mois de novembre, avec des compétitions dans les quatre coins de l’île. Désormais, c’est au tour des ligues de prendre le relais sur ce côté vulgarisation, organiser des compétitions de proximité. Pour le troisième point, nous allons procéder à des reformes de structures, la mutation et les licences », a résumé Jean Michel Ramaroson de son programme de développement.

S.R.

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Arrêté pour meurtre

Soupçonné d’être l’auteur du meurtre d’un individu retrouvé mort à Ambina­nirano Mahanoro mardi, un jeune homme de 22 ans a été arrêté par les forces de gendarmerie, avant-hier. La carte nationale d’identité du défunt était encore sur le suspect.

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Rugby – Marcel Rakotomalala reconduit

L’assemblée générale élective de Malagasy Rugby s’est bien déroulée sans incident comme on s’attendait, hier, à l’hôtel Moraingy à Toliara. Trois candidats étaient en course comme l’a déjà annoncé, bien avant, le comité électoral. Après les quinze minutes de propagande pour chaque candidat, les treize votants com­posés de dix ligues régionales et des trois clubs champions en titre, ont procédé au vote.À l’issue du scrutin, le président sortant, Marcel Rakotomalala remporte la victoire avec sept voix contre quatre d’Ismael Santoni Rakotomanga, ancien capitaine de l’équipe nationale et en troisième position avec deux voix, le président sortant de la ligue régionale d’Analamanga, Fenohasina Rakotomalala.Marcel Rakotomalala promet la continuité, et entend multiplier les formations des techniciens et joueurs, toutes catégories confondues.Concernant les prochaines activités à court terme, Madagascar abritera la coupe de l’océan indien, destinée aux catégories U16 et U18, garçons et filles ainsi qu’un tournoi de rugby féminin regroupant les équipes réu­nionnaises, mauriciennes et les malgaches.

S.R.

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Saisie de drogue

La gendarmerie a saisi dix kilos de chanvre indien à Bemokotra Maevatanana, avant-hier. Un trafiquant présumé qui le transportait a été appréhendé.

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Arrestations pour meurtre

Trois suspects ont été arrêtés par la gendarmerie dans le courant de cette semaine. Ils sont soupçonnés d’avoir été pour quelque chose dans la mort d’une quadragénaire, dont la dépouille a été retrouvée dans un sac tissé à Alasora il y a une dizaine de jours.

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Coupe Davis – Ando et Andritoavina sélectionnés

Ando Rasolomalala et Andritoavina Ratsimandresy intègrent la sélection masculine, en Coupe Davis. Les deux joueurs s’envoleront pour l’Europe, ce dimanche, en compagnie de Tsialiva Rajao­belina, président de la Fédé­ration malgache de tennis.« Ando est retenu vu qu’il est le champion de Madagascar 2016. Pour sa part, Andritoavina représente la relève », affirme-t-on auprès de la FMT. De son côté, ce sera le baptême de feu pour le jeune Andri­toavina. Il découvrira l’ambiance unique des joutes internationales de la Coupe Davis.

H.L.R.

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Les premiers missionnaires critiqués par des historiens

La colonisation française à Madagascar, plus précisément à Fort Dauphin, n’a pas le succès qu’on attend et, par la suite, l’évangélisation non plus. « Les Français où ils émigrent, emportent avec eux leur manie de se quereller entre eux, défaut national atavique déjà signalé par César lorsqu’il faisait la conquête de la Gaule et y trouvait toute facilité de mettre en pratique la formule romaine : diviser l’ennemi pour se présenter comme champion de la paix et régner ! », écrit le père A. Engelvin.Le prêtre reprend même une description de Montaigne du tempérament français : « Mettez deux Français dans le désert de Libye, avant deux mois, ils s’égratigneront le nez ! » C’est bien ce qu’on fait à Fort Dauphin et ce que font quelques historiens de cette tentative de colonisation. « On a crié haro sur Pronis, Vacher de la Case n’a pas eu que des couronnes de gloire, l’ivraie semée par les missionnaires a empêché le froment de mûrir ! Sans doute, Pronis et Flacourt ne buvaient pas que de l’eau bénite et c’était, nous dit-on, au grand désespoir des missionnaires. »Quand le père Nacquart exhorte les colons réunis dans la chapelle, Pronis et quelques  coreligionnaires lancent à pleine voix les psaumes de Marot, relate le père Engelvin. Lorsque le père Bourdaise sonne la cloche pour la messe, Flacourt se rase encore pour venir, en belle tenue, occuper la place d’honneur réservée au gouverneur et il faut l’attendre.Il est même question de « guerre de religion». Pronis se souvient qu’il est l’un des rares protestants vivants du siège de La Rochelle, et « il veut mourir dans la religion de ses pères ». Pourtant, cela ne l’empêche pas d’avoir des relations cordiales avec le père Bourdaise et« de lui confier sa fille métisse de préférence à la mère de cette enfant ». Sans doute, Flacourt a des « sautes d’humeur », mais il a aussi des relations cordiales avec le père Bourdaise. Et « pour en témoigner, nous avons le catéchisme et le dictionnaire français-malgache, composés par le père Bourdaise que Flacourt fit imprimer en France. Il parait aussi hors de doute que le père Bourdaise mit la main à certains chapitres de l’histoire de Madagascar dont Flacourt est l’auteur principal ».Mais le plus vilipendé par certains historiens est le père Étienne qui se fait massacrer avec une dizaine de compagnons, tant français que malgaches, par un roitelet qu’il presse de se convertir. « On ne lui accorde même pas la faveur des circonstances atténuantes. »  Les plus virulents à l’attaque sont les colons de Fort Dauphin, mais ils changent de sentiment après avoir discuté de l’affaire avec le père Manié. L’abbé philosophe Raynal édite en 1770, soit cent ans après la mort du père Étienne, son « Histoire philosophique des établissements des Européens dans les deux Indes ». « Mais toute son Histoire philosophique n’est qu’une élucubration partiale et non pas un véritable document historique. »Quelques historiens modernes qui ne semblent avoir lu que Raynal s’y mettent aussi. Lorsqu’un écrivain qualifie de « Moines » ou de « Jésuites » les missionnaires de Fort Dauphin, « il leur faisait un honneur qui les surprendrait fort, car l’humble Vincent de Paul ne faisait qu’une association de simples prêtres séculiers qu’il avait fait approuver sous le nom de Prêtres de la Mission par l’archevêque et le Parlement de Paris, par le roi et le Pape, comme ils le seront plus tard par un décret impérial de Napoléon ».Néanmoins, il se trouve aussi des chroniqueurs honnêtes pour le justifier. Le gouverneur De Chapmargou entre dans les vues du père Étienne, et il lui donne une escorte de dix hommes et, après le drame, mobilise tous ses hommes disponibles pour aller châtier le roi Dian-Mananghe. Il y a également Martin, arrivé à Fort Dauphin en 1665, où il lui est facile d’être bien renseigné. De même, Souchu de Rennefort fait « un exposé simple et clair qui est bien différents du récit controuvé de différents auteurs modernes qui ont écrit sur Madagascar, en copiant, sans réserve aucune, les réflexions dictées par l’esprit philosophique et antichrétien de Raynal dans son ‘Histoire des Indes’… »Enfin, Carpeau du Chaussay, commissaire provincial de l’artillerie de France, raconte le drame dans son « Voyage à Madagascar. « Son ami intime, M. de La Saunière, fut tué à côté du père Étienne. Lui-même suivit M. de Champmargou pour aller venger les victimes du massacre. »

Texte : Pela Ravalitera – Photo : Archives personnelles

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Leurs cœurs battants

Vendredi, 7 heures du matin, ils sont déjà une trentaine à s’agiter au centre pour les derniers préparatifs. Le dernier sprint final et ils souhaitent que tout soit bien au point pour accueillir les honorables invités. Depuis sept longs mois, ils se sont juré que ce moment viendra et ils pourront enfin dormir paisiblement avant le prochain combat. Ils auront en effet pendant deux jours l’immense honneur de recevoir, de servir plus de cinquante convives de marque. Il ne s’agit pas du Roi du Maroc ou l’un de ses Présidents et Ministres qui depuis un bout de temps font la valse diplomatique à Madagascar. Mais ces conviés-là sont nettement plus valeureux, du moins pour eux.

Ils, ce sont les bénévoles de l’association autisme Madagascar. Les petits invités sont la cinquantaine d’enfants présumés autistes venant d’un peu partout de Madagascar. L’évènement c’est la première phase du tout premier diagnostic gratuit de l’autisme à Madagascar. Le chemin a été difficile pour en arriver là. A une ou deux exceptions près, ces jeunes n’ont aucune famille ayant des enfants autistes mais ils acceptent d’aider des parents qui sont, dans beaucoup de cas, au bord de la dépression. Comble de la chose, les enfants ne sauront même pas, pour la plupart des cas, leur dire merci. Ces gamins ne sauront même pas ce qu’ils ont fait et pourquoi depuis des mois, ils se font des cheveux blancs pour leur organiser cette première phase du diagnostic. De ces bambins, certains feront même pipi sur eux, d’autres devront être pris sur le dos, sur les épaules. Il faut peut-être un peu fou pour être impatient.

À ces bénévoles, certains ont carrément dit que c’est une perte de temps et d’énergie de vouloir organiser cet évènement car aucun médecin ne viendra bénévolement. Mais ils ont tenu bon et sont quand même allés voir ces fameux médecins. Longue liste à la main, ces jeunes se sont organisés pour taper à chaque porte à la recherche d’une bonne âme pour les aider. Il fallait avoir l’esprit ouvert, le cœur sage pour se contenir. Car plus d’une fois, un bon coup de poing aurait été soulageant. Comment retenir son sang-froid quand on entend de personnes qui sont censées être des serviteurs par le serment d’Hippocrate dire « combien recevez-vous car il est impossible que vous soyez vraiment bénévole » ; « si jamais j’accepte, combien me donnerez- vous pour me former car je ne vais pas perdre mon temps pour rien » ; « je viendrais pour la formation, mais je ne sais pas si je ferais le bilan gratuitement pour les enfants ». Et enfin, il y a ceux qui sont les spécialistes pour sermonner, négativer, mais qui au final ne proposent rien.

Le plus merveilleux des salaires disent-ils, c’est de rentrer totalement fatigué, se poser dans son lit et se dire qu’on a fait bouger les lignes, sans de grands moyens et bénévolement. Dans ce pays où 92% de la population sont dans une misère quotidienne, des bénévoles agissent, malgré les découragements de ceux qui trouvent des intérêts personnels à ce que tout reste dans ce désordre. Une pensée positive, une salve d’applaudissements et nos plus sincères remerciements à ceux qui souffrent de nos souffrances. À ces battants aux grands cœurs et à leurs cœurs battants !

Par Mbolatiana Raveloarimisa