Les actualités à Madagascar du Mercredi 27 Novembre 2019

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Golf - MCB tour championship Madagascar - La compétition pro-AM en guise d'ouverture

A partir de ce jour jusqu'à dimanche, le golf du Rova à Andakana abrite une compétition internationale d'envergure. Il s'agit du MCB tour championship  dont c'est la première fois pour Madagascar de l'abriter. Désormais, la Grande île figure sur les étapes de ce tournoi de l'Indian Ocean Swing tout comme les Seychelles et l'île Maurice et ce pour une période de trois ans. Doté d'une prime de  275.000 euros, le MCB tour championship est réservé aux golfeurs professionnels plus de 50 ans.

 

Ils sont 48 professionnels , venant des quatre coins du monde, à jouer sur le parcours d'Andakana pendant les trois journées de compétition. Madagascar sera représenté par Jean Baptiste Ramarozatovo à ce tournoi des professionnels, étant donné qu'il est le seul à avoir rempli les conditions d'admission.

A l'instar des compétitions internationales des professionnels, un tournoi PRO-AM est toujours programmé. Le MCB tour championship Madagascar ne dérogera pas à cette règle et le programme d'aujourd'hui à partir de 9 heures. Comme son nom l'indique, ce tour de chauffe pour les professionnels est une aubaine pour les amateurs de jouer  avec ces légendes de la discipline. 63 amateurs, Hommes et Dames, en majorité des membres du golf du Rova, se sont inscrits à ce tournoi pour faire équipe avec des Pro.

La Rédaction

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Braquage meurtrier à Iavoloha - 8 suspects dont une femme devant le Parquet

Le soir du 19 novembre dernier, un camion transportant de la marchandise fut intercepté à Iavoloha par un gang ayant utilisé des véhicules 4x4. Le chauffeur du poids-lourd tombait sous les balles des assaillants. Ces derniers ont pris la fuite avec la marchandise, constituée de cartouches de cigarrettes d’une valeur de 1,2 milliard ariary.  Depuis, la Gendarmerie de Fiadanana, section de recherche criminelle, n’a pas cessé de poursuivre ses investigations. Récemment, ses efforts ont été couronnés de succès. Ainsi, ses éléments ont réussi à mettre dans leurs filets les 8 présumés auteurs du forfait. Une femme figure dans cette liste. De plus, le fusil Makarov que le gang a utilisé durant l’acte, a été saisi. Mardi dernier, les suspects ont été déférés au Parquet.

 

Notons que le poids-lourd cible a transporté une cargaison de cigarettes provenant du Sud et qui était prévue être écoulée auprès des grossistes et détaillants de la Capitale. Les assaillants sont venus à bord de voitures tout-terrain, au nombre de deux, jusqu’au point où ils ont pris le camion en embuscade. Une fois que ce dernier était tombé dans le piège, les agresseurs n’ont pas hésité à ouvrir le feu sur le chauffeur.

Cependant, ils ont agi différemment avec les autres personnes qui étaient dans le camion dont l’aide-chauffeur, mais dont l’effectif n’a pas été communiqué. Ils les ont neutralisées en leur ayant administré un produit dont l’effet est comme celui de la drogue. Les victimes avaient été retrouvées du côté d’Ambohimalaza où les bandits les y ont abandonnées et en étant livrées à leur sort.

Malgré les actions à la fois récentes et souvent musclées de la Police ou de la Gendarmerie nationale pour combattre le banditisme dans la ville et sa banlieue, ce braquage survenu à Iavoloha a prouvé que le phénomène tend à regagner du terrain. D’aucun remarque qu’il s’agirait d’une volonté de déstabilisation orchestrée par des mouvances politiques en cette période électorale qui bat son plein, mais aussi une simple  habitude chez la racaille de réaliser ses sales coups à l’approche des fêtes de fin d’année.

Franck R.

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Bureau d’information sur le crédit - Une obtention de prêt pour le plus grand nombre

Tout le monde sans exception. Le bureau d’information sur le crédit (BIC) va transformer radicalement l’industrie de crédit dans la Grande île. La Banque centrale de Madagascar (BCM) en partenariat avec la Société Financière Internationale (SFI,) a organisé, hier, une conférence internationale au Centre de conférence international, Ivato. Cet évènement avait comme thème  « Infrastructure financière moderne sur le partage des données : une forte valeur ajoutée à l’accès au crédit ». Cette journée était une occasion de présenter le Bureau d’information sur le crédit (BIC) qui sera opérationnel à Madagascar à partir de janvier 2020.

Le gouverneur de la Banque centrale, Henri Rabarijohn, a également sensibilisé les décideurs de l’industrie de crédit et des grands facturiers à adhérer au projet. En effet, la mise en place de ce bureau favorise l’inclusion financière du pays dans la mesure où tout le monde aura la chance d’obtenir un prêt. Le BIC va collecter les informations auprès des facturiers, des sociétés de télécommunication et d’autres entreprises comme la JIRAMA. C’est à partir de ces données qu’il évalue la capacité de remboursement du client de la banque. La personne en question va ainsi gagner une garantie de réputation pouvant remplacer les hypothèques ou autres garanties réelles exigées par les prêteurs.

Efficacité

Depuis la mise en œuvre des réformes en 2016, Madagascar a gagné 43 places en termes de classement mondial, dans le cadre de l’obtention de prêt, d’après le rapport Doing Business. Notre pays est passé de la 167ème place en 2016 à la 124ème place en 2019. « Grâce à ce Bureau d’information sur le crédit, Madagascar va pouvoir obtenir un score beaucoup plus honorable lorsqu’on fera le point d’ici deux ou trois ans. Effectivement, l’accès au crédit dynamise une économie car ceci permet non seulement aux entreprises, mais également aux individus de pouvoir bénéficier d’un financement d’une façon pérenne », justifie Marcelle Ayo, représentante résidente de SFI à Madagascar. « Le BIC a montré ses preuves même dans les pays développés comme les Etats-Unis. Tout individu possède un numéro qui lui permet de demander un crédit. Les banques consultent ensuite les informations par rapport à ce numéro  pour connaître le profil de chaque client et octroyer du crédit lui correspondant. L’objectif consiste surtout à ne pas mettre qui que ce soit au ban de la société », poursuit-elle. Cette conférence a regroupé une centaine de participants, à savoir des secrétaires généraux auprès des ministères, présidents des groupements professionnels ainsi que les représentants des autres pays.

Solange Heriniaina

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Impacts environnementaux des investissements - Les politiques actuelles inadaptées au contexte malagasy

« Aucune vision inclusive à long terme ». Ce sont sur ces mots que les organisations de la société civile (OSC) ont qualifié l’environnement actuel des investissements dans le pays. Effectivement, d’après eux, les « soi-disant » consultations de la population ne sont plus qu’une formalité, et non une réalité ou encore une necessité pour le bon déroulement du projet d’investissements dans les Régions concernées. « Evidemment, nous avons des politiques cadrant les investissements dans le pays. Toutefois, elles sont inadéquates au contexte national.

Ces politiques ont été majoritairement élaborées pour les intérêts d’une minorité, oubliant ainsi les impacts environnementaux mais surtout sociaux. De ce fait, il ne faut pas s’étonner que les populations riveraines se sentent exclues de chaque projet d’investissement et se révoltent à chaque fois pour protéger leurs intérêts. Nous devons donc réflechir à rectifier cela en fonction de la performance économique, tout en prenant davantage en compte le côté social », a soutenu Ndrato Razakamanarina de la plateforme de plaidoirie, de lobbying, de contre-pouvoir mais aussi de médiation et d’expertise, « Henika », avant-hier à l’hôtel Colbert, Antaninarenina.

Collaboration

Ainsi, dans cette volonté de vouloir développer des investissements plus durables à Madagascar, les Organisations de la société civile (OSC) regroupées au sein de la plateforme « Henika », ont signé un protocole d’accord de collaboration avec l’Office national de l’Environnement (ONE), organisme étatique chargé de la prévention des risques environnementaux des investissements, de la mise en œuvre de la Mise en compatibilité des investissements avec l’Environnement (MECIE) et de la promotion des évaluations environnementales stratégiques. L’idée étant de favoriser les échanges entre les deux parties pour rémédier aux problèmes sociaux liés aux investissements. « A travers cette collaboration, nous souhaitons surtout que les entreprises ne se limitent pas seulement à la consultation de la population, mais il faut aussi la faire participer », a affirmé le représentant de « Tafo Mihaavo » ou « Tambajotran’ny Fokonolona Mitantana ny Harena Voajanahary ». Au-delà de la coopération, les deux parties veulent faire en sorte d’améliorer ensemble le cadre législatif, ainsi que les contrôles et suivis environnementaux.

Rova Randria

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Et de trois !

Le rideau du scrutin des communales et des municipales est tombé. Les citoyens ont exprimé librement leurs choix. Il reste à attendre les proclamations des résultats officiels. Désormais, la balle est dans le camp de la CENI et de ses démembrements. Tout a commencé le 7 novembre 2018, date du premier tour de l'élection présidentielle anticipée. Le second tour a lieu le 19 décembre 2018 et a vu la victoire sans appel du candidat n° 13 Rajoelina Andry Nirina du MAPAR.

 

Conformément à la Décision de la HCC n°18-HCC/D3 du 25 mai 2018 Art. 8 « Le Gouvernement de consensus mis en place arrête avec la CENI, l'organisation d'une élection (présidentielle) anticipée … ». Une Décision faisant suite à la requête des « 73 députés pour le changement » en vue de la déchéance du Président de la République Hery Rajaonarimampianina  auprès de la HCC, à défaut de la HCJ, déposée à Ambohidahy le 25 avril 2018. Dans l'Art 4 de cette historique décision, la HCC ordonnait au Président de mettre fin aux fonctions du Gouvernement et de procéder à la nomination d'un Premier ministre de consensus dont la première mission consiste à organiser une élection présidentielle anticipée. Ntsay Christian, choisi parmi les personnalités soumises par le groupe MAPAR, ayant obtenu la majorité des sièges à l'Assemblée nationale selon l'Arrêt n° 11-CES/AR.14 du 6 février 2014 a été nommé. Sans ambages, on se réjouit sur le fait que le Premier ministre de consensus Ntsay Christian s'acquitte selon la règle de l'art à sa mission. Le Chef de l'Etat Rajoelina a eu raison de lui avoir renouvelé plus d'une fois sa confiance.

Le 27 mai 2019, la population malagasy a été appelée à renouveler les membres de l'Assemblée nationale, les 151 députés. Reconduit à son poste, Ntsay Christian a organisé en deuxième étape l'élection des Représentants du peuple au palais de Tsimbazaza. Pour la deuxième fois, l'ancien directeur exécutif du BIT à Madagasikara a accompli de façon correcte sa mission.

Et jamais deux sans trois ! La troisième consultation populaire qu'il faille organiser par le soin du même PM concerne les Communales et les Municipales du 27 novembre 2019. Chose faite sans anicroches majeurs. Le renouvellement des institutions, à la base, des Collectivités Territoriales Décentralisées (CTD), au niveau des Communes, se trouve sur la bonne voie. Il reste à définir le sort exact attribué aux Fokontany. Certains observateurs et des activistes de la Société civile jugent légitime qu'on procède également à l'élection par le Fokonolona des responsables desdits Fokontany et qu'ils soient rattachés hiérarchiquement à la Commune.

Selon la Constitution de la IVème République, il existe à l'étage supérieur immédiat des Communes les Régions dont les chefs sont normalement élus aussi au suffrage universel (Art 154). Et au sommet des CTD siègent les Provinces dont les chefs sont également élus au suffrage universel (Art 158). Mais vu l'urgence des situations, le Gouvernement jusque-là se trouve dans l'obligation de procéder pour le cas des chefs ou des gouverneurs de Région, à titre d'exemple, à des nominations. On verra le moment opportun l'organisation des élections. De même pour le cas des Provinces. Et de trois, les votes en vue du renouvellement des élus des Communes se sont achevés. Le Premier ministre Ntsay Christian et son Gouvernement ont tenu leur pari.

Ndrianaivo

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Association Fitia - Des compléments alimentaires pour 4 200 écoliers

4200 jeunes écoliers bénéficieront des compléments alimentaires “Ferozinc” offerts par l'Association Fitia. Ces compléments alimentaires ont été remis aux bénéficiaires, mardi dernier, lors d'une descente marathon de cette association dans cinq Ecoles primaires publiques de la Capitale, Ampandrana Est, Ambohipo, Ampefiloha Ambodirano, Antohomadinika 3G Hangar et Manjakaray. Ces écoliers ont également obtenu des dictionnaires, comme ceux distribués récemment par le Président de la République, des tabliers ainsi que des cartables. Riche en fer, en zinc et en vitamine C, le Ferozinc apporte des éléments nutritifs nécessaires à la croissance des enfants. « Mon devoir, en tant qu'épouse du Président de la République, est de prendre soin des enfants malagasy à travers toute l'île.

Je suis présente ici aujourd'hui (mardi dernier, ndlr) parce que je vois et je sens que les enfants malagasy ont un problème d'insuffisance alimentaire. Ce sont des compléments alimentaires et non des médicaments car ils complètent votre alimentation au quotidien », a expliqué la présidente de l'Association Fitia, Mialy Rajoelina, devant les écoliers et les responsables. « Ce complément alimentaire fournit aux écoliers du tonus pour affronter les études », d'après les indications d'un responsable auprès d'une des écoles primaires. « En l'absence de cantine scolaire, certains écoliers sont en difficulté, les résultats scolaires s'en ressentent. D'où l'intérêt de ces compléments alimentaires. De telles prises de responsabilité sont les bienvenues », renchérit Raharimalala Fidelis Voahirana, directrice de l'EPP Ambohipo. Lors de cette visite des EPP, les élèves ont émis leur souhait à la Première dame de renforcer leur niveau de français. Ainsi, Mme Mialy Rajoelina a proposé de dépêcher des professeurs afin de dispenser des cours de français gratuits tous les samedis surtout pour les élèves en classe d'examen.

Lalaina A.

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Elections communales - Ils sont battus dans leurs fiefs….

Les jeux sont faits. Les Malagasy étaient appelés aux urnes hier pour élire les 1695 maires des Communes ainsi que les conseillers municipaux. Les premiers chiffres officiels seront connus, au plus tard, le 16 décembre. Les premières tendances qui se sont dessinées, hier dans la soirée, peuvent toutefois déjà donner quelques indications. A Antsirabe et Antananarivo, réputés être des fiefs du Tiako i Madagasikara, la donne semblerait avoir changé. Les premières tendances des résultats des élections communales et municipales dans ces circonscriptions vont plutôt vers des défaites des poulains de l'ancien Président Marc Ravalomanana.

 

Porte drapeau du TIM dans la ville d'Eaux, l'ancien député Guy Rivo Randrianarisoa est provisoirement donné battu par le candidat de l'Isika rehetra miaraka amin'i Andry Rajoelina, à en juger par les premières tendances. Dans la Capitale,  même topo. Ny Rina Randriamasinoro, porte-étendard de la formation de Marc Ravalomanana, se placerait en seconde position derrière le candidat de l'IRK Naina Andriantsitohaina. Les deux candidats caracolent toutefois en tête et écrasent la concurrence.

Si ces résultats sont confirmés, ce serait la suite logique des résultats entraperçus durant l'élection présidentielle et les élections législatives, estime un observateur averti de la vie politique de la Nation. Durant ces deux scrutins, le déclin du Tiako i Madagasikara s'est déjà fait ressentir. Dans les six Arrondissements de la Capitale, Marc Ravalomanana et Andry Rajoelina avaient fini dans un mouchoir de poche durant la présidentielle.  Lors de la députation, les candidats de l'IRD avaient tenu la dragée haute à leurs adversaires du TIM dans les six Arrondissements de la Capitale. Deux candidats de l'IRD avaient même accroché les premières places dans deux Arrondissements de la Capitale.

Toamasina, considéré par Roland Ratsiraka comme étant son bastion, pourrait également tomber. Les premières tendances indiquent que le candidat présenté par l'IRK, Nantenaina, un jeune artiste plus proche de la population, est en tête. Pour un certain nombre d'observateurs, la population de Toamasina semblerait se lasser de l'attitude de son enfant chéri qui semble utiliser la ville comme monnaie d'échange pour obtenir, à chaque fois, un poste politique.

Ces premières tendances attendent d'être confirmées ou non. Il faudra patienter une quinzaine de jours avant la publication des résultats provisoires. Dès la fermeture des bureaux de vote vers 17 heures, les opérations de dépouillement ont commencé, sous haute surveillance. Les résultats des premiers bureaux de vote sont tombés vers 18h. Une fois le processus de dépouillement achevé et les procès-verbaux signés par les assesseurs et les éventuels délégués des candidats, les résultats ainsi que le matériel de vote ont, normalement, été transmis aux sections de recensement de matériels de vote hier dans la nuit. Les PV sont également transmis aux délégués des candidats.

Les SRMV disposent de 5 à 7 jours pour procéder à la compilation des voix des bureaux de vote avant de transmette le flambeau aux structures ad hoc de la CENI au niveau des ex-chefs-lieux de province. Ces dernières sont les seules autorités compétentes pour proclamer les résultats provisoires. Il faut noter que chacune de ces structures publiera les résultats dans chaque province selon le bouclage du traitement effectué. Les résultats ne seront pas forcément communiqués tous en même temps. Ces structures disposent jusqu'au 16 décembre, au plus tard, pour publier les résultats provisoires. Le Tribunal administratif proclame les résultats définitifs au plus tard dans un délai de trente jours à partir de la date de la publication des résultats provisoires par la structure nationale indépendante chargée de l'organisation et de la gestion des opérations électorales. Soit au plus tard le 14 janvier 2020.

L'affluence assez faible observée dans les bureaux de vote répartis dans toute la Grande île laisse penser à une participation moyenne voire faible.

La Rédaction