Les actualités à Madagascar du Dimanche 27 Octobre 2019

Modifier la date
Madaplus.info0 partages

Madagascar : Les formations à distance attirent de plus en plus du monde.

Le fait de pouvoir travailler et de continuer ses études est très bénéfique pour les jeunes d’aujourd’hui. En effet, beaucoup de jeunes se chargent eux-mêmes de leur vie et du financement de leurs études. Voilà pourquoi plusieurs centres de formations ont mis en place un nouveau système permettant à tous de poursuivre leurs études à distance et de bénéficier d’un diplôme reconnu.
Le but de ce nouveau système, d’après le centre de formation CNAM, est de permettre aux jeunes de s’insérer dans le monde professionnel. Cette institution se spécialise principalement aux nouvelles technologies. Il est également à noter que la formation au niveau de CNAM se termine avec un diplôme international.
Madaplus.info0 partages

Madagascar : Les chefs fokontany doivent être élus selon la CENI.

Selon les informations qui circulent, les nouveaux gouverneurs régionaux ou un quelconque membre du gouvernement auraient le droit de nommer des chefs fokontany. Face à cela, le Vice-Président de la Commission Electorale Nationale Indépendante, a fait appel aux administrateurs civils de ne pas procéder à un tel non-respect de la loi.
Selon ses dires, trois mois après les élections et proclamation des nouveaux maires, l’élection de tous les chefs fokontany devrait se faire. Ce sera pendant une assemblée générale assistée par les électeurs âgés de plus de 18 ans dans le Fokontany. Ainsi, lors de cette assemblée, les votes du chef fokontany ainsi que de son adjoint devraient être effectués de manière démocratique.
La Vérité0 partages

Football-Pro league - La CNaPS Sports frappe fort d'entrée

Le compte à rebours est lancé. Le nouveau championnat de Madagascar de football Pro league a débuté cette fin de semaine. La première journée a été marquée par la victoire écrasante des caissiers face à FCA Ilakaka au Complexe culturel et de loisirs à Vontovorona. Ce dernier a été terrassé par son adversaire sur un score sans appel de 7 buts à rien. C'est Toby qui a ouvert le score à la 10è mn en profitant d'une sortie ratée du gardien de but du FCA Ilakaka. Six minutes plus tard, Tojo double la mise (16è), avant d'enfoncer le clou avec son troisième but à la 33è mn.

 

Les hommes de Raniry, nouveau coach de la CNaPS, continuent de gagner du terrain en profitant des failles  de la formation d'Ihorombe. Niasex a mis à genoux l'équipe d'Ilakaka en marquant trois buts (36è, 47è, 61è), ce qui lui vaut d’être le meilleur buteur provisoire de la compétition. Après cette première journée, Bavardo la nouvelle pépite de la CNaPS Sport termine le match sur un joli but à la 68è mn. Une victoire qui a fait mal au FCA mais celui-ci aura encore la chance de se rattraper durant la deuxième journée contre Fosa à Mahajanga.

Dans les autres rencontres, les grands clubs ont confirmé leur notoriété. A Mahamasina, les militaires du COSFA se sont engrangés des trois points de victoire face à Tia Kitra Toamasina sur le petit score d'un but à zéro. Au stade Maître Kira, le 3FB Atsimo Andrefana a tenu en échec l'As Adema Analamanga. Les deux équipes se sont séparées  sur un score nul et vierge au terme du match. A Fianarantsoa, Zanak'Ala FC s'est incliné devant Jet Mada avec 2 buts à zéro. Sur le même score, Elgeco Plus s'est imposé devant le club Mananara.

Ajesaia affrontera Fosa Junior à Mahajanga le 27 novembre dans un match retardé. Actuellement, l'équipe de Boeny se concentre sur le play- off de la Coupe de la CAF devant la Renaissance sportive de Berkane Maroc.

Elias Fanomezantsoa

La Vérité0 partages

« Doing Business 2020 » - L'amélioration du climat des affaires à renforcer

Une diminution de 1.1 point. Le groupe de la Banque mondiale a publié vendredi dernier le rapport du « Doing Business 2020 ». D'après ce document, Madagascar est classé à la 161ème place sur 190 pays. Notre pays a en effet gardé le même rang, comparé à l'année dernière. Toutefois, le score correspondant à la facilité de faire des affaires dans le pays s'est légèrement régressé, passant de 48.84 dans le rapport 2019 à 47.7 dans celui de 2020. « L'amélioration du climat des affaires est primordiale pour stimuler les investissements du secteur privé et la création d'emplois », déclare Marie-Chantal Uwanyiligira, représentante de la Banque mondiale à Madagascar.

« Nous encourageons le Gouvernement à redoubler d'efforts à l'instar d'autres pays, qui, grâce à une mise en œuvre soutenue de réformes, ont pu améliorer leur classement et bénéficier en conséquence d'une augmentation des investissements privés », poursuit-elle.

Un avenir positif

Une réforme majeure a été enregistrée, à savoir le partage de plus d'informations venant publiquement des Tribunaux de commerce. Cependant, les autres actions entreprises par le Gouvernement sous la direction de l'Organisme « Economic Development Board of Madagascar » (EDBM) depuis janvier 2019 n'ont pas encore été mises en œuvre à la date limite du 1er mai 2019 pour l'évaluation de

« Doing Business ». « Plusieurs programmes de réforme sont en cours de finalisation et nous espérons que ceux-ci seront reflétés dans les prochains rapports », avance Eneida Fernandes, spécialiste principal du développement du secteur prive au sein de la Banque mondiale à Madagascar. « Le Gouvernement de Madagascar travaille notamment sur des améliorations au niveau de l'obtention de crédits (nouvelle loi sur les transactions sécurisées, nouveau bureau de crédit), la résolution de l'insolvabilité ainsi que le paiement des impôts et d'autres améliorations en termes de procédures ». A noter que l'EDBM a récemment actualisé, avec l'aide du Groupe de la Banque mondiale, le plan de réformes du climat d'investissement à Madagascar visant à accélérer le processus au niveau de la réforme de l'environnement des affaires à Madagascar, et cela dans les domaines de réglementation couverts par le rapport « Doing Business ».

Recueillis par Solange Heriniaina

La Vérité0 partages

Filière langouste - Une perte annuelle de 129 tonnes enregistrée

Trouver des solutions pérennes. La semaine dernière, un atelier de réflexion a été organisé à Soaïegna, à Taolagnaro pour discuter des mesures à initier afin de développer la filière langouste dans le pays. Effectivement, selon les études menées par l’Unité de recherche langoustière (URL) du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Madagascar enregistre aujourd’hui près de 129 tonnes de perte tous les ans, en matière de produits pour cette filière. « Pour cause, 29% des langoustes femelles capturées sont œuvées.

Effectivement, les pêcheurs ne prennent pas le temps de trier leurs produits, ils ne pensent qu’à pêcher et à avoir des langoustes à vendre. Pourtant, la capture de ces langoustes diminuent considérablement la quantité de la production annuelle », a expliqué un expert de l’URL. Et ce n’est pas la seule problématique à laquelle la filière doit faire face actuellement. C’est pourquoi avec cet atelier, les acteurs comptent bien initier l’amélioration des cadres de gestion et d’exploitation de la filière langouste. L’objectif étant de mettre en œuvre un système de production rentable mais surtout durable, dans la protection de ces ressources. Les Régions concernées par cette initiative seront donc Anosy, Androy, Atsimo Andrefana et Atsimo Atsinanana.

Résolutions

En dehors de cela, les discussions ont aussi permis l’émergence de nouvelles idées pour développer la filière comme l’instauration d’une réserve, d’infrastructure de collecte et de traitement avant acheminement, de délimitation des territoires d’exploitation, d’homologation des « Dina », d’amélioration des prix sur les marchés et d’harmonisation des mesures prises à l’encontre des exploitants. Le lendemain des discussions sur table, les participants et les représentants du ministère ont effectué une descente à Sainte Luce pour faire la restitution de ce qui a été discuté auprès des communautés locales de pêcheurs. La mise en place très prochainement d’une infrastructure de collecte et de traitement avant acheminement des langoustes y a également été présentée.

Rova Randria 

La Vérité0 partages

Session exceptionnelle du baccalauréat - Un candidat agresse le chef de centre à Antsiranana

« Je vous prie de ne pas bavarder ». Cette recommandation du chef du centre Lycée mixte Antsiranana a été à l’origine de son agression. L’agresseur étant un jeune candidat âgé de 21 ans, de la série D. L’histoire s’est passée dans la salle 4 dudit centre, jeudi dernier vers 15h 30, lors de la 2ème journée de la session exceptionnelle du baccalauréat. Mécontent suite à la remarque de la responsable, le candidat n’a pas hésité à lui donner un coup sur l’oreille et un grand coup de poing dans la figure, à la grande surprise de la victime.

L’agresseur a aussitôt pris la fuite, en brisant la vitre d’une fenêtre de sa salle d’examen au lieu de sortir par la porte, afin d’éviter les éléments des Forces de l’ordre qui y assuraient la sécurisation. Une fois alertée, la Police nationale a recherché le jeune suspect et l’a retrouvé chez sa tante vers 21h dans le « Fokontany » de Soafeno. Il a été arrêté et placé en garde à vue au Commissariat central à Antsiranana. Au cours de l’enquête, le candidat a reconnu son acte volontaire. Après son déferrement au Parquet le lendemain, l’agresseur a été placé sous mandat de dépôt dans la prison d’Antsiranana. Selon les informations recueillies, il a prévu de se déplacer à Mananjary depuis hier, mais son arrestation a basculé son plan.

Correction à partir de cette semaine

La session exceptionnelle du baccalauréat s’est déroulée sans incident majeur dans la plupart des centres d’examen répartis dans toute l’île. Quelques cas plutôt insolites, dont les candidats déjà admis à la session officielle qui se sont présentés aux centres LMA et Lycée Rabearivelo mercredi dernier ou encore cette agression d’un chef de centre par un candidat au Lycée mixte Antsiranana, ont quand même marqué la session. Celle-ci s’est également démarquée par la forte sécurisation tant des sujets que des centres, avec le renforcement du nombre des éléments des Forces de l’ordre mobilisés. Quant aux candidats, ils se sont montrés plus confiants malgré le fait que certains ont constaté la difficulté des sujets proposés.

La correction de la session exceptionnelle débutera cette semaine, entre autres dans l’enceinte de l’université pour Antananarivo. Selon les informations obtenues, les mêmes bases de données que celles de la session officielle ont été utilisées la semaine dernière, tant durant l’examen que pendant la correction. D’ailleurs, ce sont les mêmes correcteurs, au nombre de 1 383 pour l’enseignement général, qui seront dépêchés à Antananarivo. Notons que les résultats de cette session seront attendus une semaine après la correction, à en croire le ministère de tutelle.

Recueillis par Patricia Ramavonirina

La Vérité0 partages

Sambava - Trois individus arrêtés avec 10 millions d'ariary de faux billets

Après la vérification d'un renseignement à propos de la circulation de faux billets de banque à Sambava, les éléments du Commissariat de Sambava ont interpellé trois suspects les 23 et 24 octobre derniers. En effet, la Police leur a tendu un piège. C'était dans ces circonstances que deux ont d'abord mordu à l'hameçon. Ce sont les présumés commanditaire et fabricant. Ils ont été arrêtés au cours de la journée du mercredi 23 octobre dernier à Antaimby, un quartier de Sambava.

 

Durant leur audition, les deux larrons expliquent qu'ils avaient  l'intention de revendre un faux billet de 20 000 ariary  contre 10 000 ariary. De toute façon, la Police a encore surpris des fausses coupures d'une valeur totale de 10 millions lors de leur interpellation. Mais les Forces de l'ordre ont poursuivi encore leur enquête le jeudi suivant. C'était dans ces circonstances qu'un complice des deux premiers fut appréhendé à Antalaha.

La Police a découvert sur lui les matériels ainsi que les accessoires permettant de fabriquer des fausses coupures de banque. Actuellement, le Commissariat de police local s'efforce de chercher d'autres faux billets lesquels les bandits auraient déjà réussi à diffuser sur place mais aussi les traces d'éventuels acolytes. Notons que la bande se serait consacrée depuis longtemps dans ce type de méfait.  Ses membres encourent le risque d'une peine à perpétuité.

Franck R.

La Vérité0 partages

Météorologie - La température atteint des pics

Madagascar est encore dans la période d’intersaison. Cette période durera encore quelques jours, avant de laisser place à la saison de l’été. Si normalement, la période des pluies commence au mois d’octobre, ce n’est pas encore le cas actuellement. Ces derniers temps, la température à Antananarivo ne cesse d’augmenter. Hier, elle a atteint 33° C. D’après la prévision météorologique d’hier, c’est le régime du vent variable et sec qui influence actuellement le temps à Madagascar. Les valeurs maximales sur les Hautes terres centrales ont subi une hausse progressive, ayant atteint jusqu’à 30° C ce week-end.

Dans la matinée, elles ont été comprises entre 14 et 26° C et l’après-midi, le thermomètre a affiché des valeurs allant de 27 à 38° C dans certaines parties de l’île. La Direction générale de la Météorologie prévoit une canicule jusqu’à aujourd’hui.

Cette hausse excessive de la température n’est pas sans conséquence pour le quotidien de la population qui n’est pas encore habituée à cette situation. Elle a causé des malaises pour certaines personnes, notamment les enfants et les personnes âgées. Pour Antananarivo, la température varie généralement entre 10 et 27° C au cours de l’année et est rarement inférieure à 8° C ou supérieure à 30° C, tandis que la température maximale absolue dans le pays a été observée à Maevatanàna avec 40° C.

Anatra R.

La Vérité0 partages

Tartufferie et supercherie !

La France montre son vrai visage, hypocrite et menteur. De Gaule, Pompidou, Giscard, Mitterrand, Chirac, Sarkozy, Hollande ou Macron, du pareil au même. La France d’aujourd’hui demeure la France d’hier, colonialiste, arrogante et provocante. Seuls les vocabulaires changent. Au tout début de la colonisation en 1896, Joseph Simon Gallieni, le premier gouverneur général à Madagasikara écarta sans ménagement la Reine Ranavalona III de son trône et imposa la France. « Il faut franciser les Malgaches », aima-t-il répéter.  

La terre des ancêtres appartient désormais à la France qui se chargera, dit-on, de la mission de civilisatrice et enseignera le savoir et abolira l’esclavage. C’était en ces termes envoûtants que le pacificateur Gallieni amadoua les indigènes. Toutefois, les réalités contredisaient les bonnes paroles. Rien que de la tartufferie et de la supercherie. Les colons débarquèrent à Madagasikara dans le seul but d’accaparer les meilleures terres et d’exploiter les richesses naturelles abondantes malagasy.

La France s’accroche. Devant une mine de trésor, pour la plupart endémique, on ne lâche point. Les immenses richesses du sous-sol et halieutiques attisent les envies.  Les pires massacres des événements de 1947 justifièrent l’ « attachement ».

Malgré les belles paroles à Mahamasina d’octroyer à Madagasikara le retour à la souveraineté nationale, De Gaule cachait mal la volonté de la France à « garder » les Malagasy sous son joug. Sous la pression de l’ONU et les grandes puissances (USA et URSS) après la Seconde Guerre mondiale, De Gaule voulait bien « lâcher » Madagasikara mais la logique de l’ « exploitation sans vergogne » l’emporta. Ainsi, en vertu des fameux « Accords de coopération » entre les deux pays  souverains en 1960, la France gardait toujours la haute main sur tous les domaines stratégiques. Le Gouvernement dirigé par Tsiranana fit figure de marionnette et les ministres n’étaient que de simples figurants ou figurines. Et la cerise sur le gâteau, les Iles Eparses, les « perles » de l’océan Indien faisant partie des « Dépendances » de Madagasikara à l’époque coloniale, restent dans le giron du territoire français. L’Elysée par le truchement de la nébuleuse cellule « France Afrique » menée d’une main de fer par Jacques Foccart télescopait tout.

Tous les dirigeants malagasy de la Deuxième République jusqu’à ce jour réclamèrent la restitution des Iles Eparses aux Malagasy. Le dossier porté devant la tribune des Nations Unies gagna à deux reprises gain de cause. L’Assemblée générale par deux résolutions, 34/91 du 12 septembre 1979 et 35/123 du 11 décembre 1980, « invite » la France à entamer les négociations pour la restitution des Iles Eparses à  Madagasikara.

Mais depuis, la France ignore froidement et se défile d’aborder sérieusement la question. En 2015, Véronique Vouland Aneini, à peine débarquée à Antananarivo en tant que nouvel ambassadeur de France déclarait avec arrogance et indifférence que « les Iles Eparses appartiennent à la France ». Tout récemment, Emmanuel Macron en pleine tournée dans l’océan Indien, claironne chez  la grande Glorieuse « Ici, c’est la France ! ». Mais quel affront !

Au mois de mai, Rajoelina en visite d’Etat à Paris, évoqua le cas des Iles Eparses à son homologue. Et Macron, le sourire aux lèvres, rassura qu’une commission mixte traitera l’affaire.  Au final, ce n’est que tartufferie et supercherie !

Ndrianaivo

La Vérité0 partages

Christian Ntsay sur les Iles Eparses - Vers la tenue d'une consultation nationale

Les récents propos d'Emmanuel Macron sur l'île Glorieuse continue de faire des vagues. Le sujet relatif aux Iles Eparses continue d'alimenter la polémique sur les réseaux sociaux. Interrogé sur les ondes de la Radio France Internationale (RFI), vendredi dernier, le Premier ministre Christian Ntsay s'est exprimé sur le sujet. Une intervention qui s'est effectuée au lendemain de sa rencontre avec le Chef de l'Etat français, sur l'île de la Réunion.

 

Le locataire de Mahazoarivo parle de différence d'agenda. « Chaque pays a son agenda. (…). L'agenda que nous connaissons, c'est l'agenda qui a été déterminé à la suite de la rencontre au mois de mai entre les deux présidents. Nous avons convenu d'une première réunion de cette commission mixte dans quelques semaines. Et je ne vois pas pourquoi on devrait s'écarter de cette feuille de route qui a été décidée par les Présidents de la République », a - t - il précisé. Rappelons que dans une déclaration publiée sur les réseaux sociaux, le Président Andry Rajoelina avait annoncé que la mise en place de la commission mixte sur les Iles Eparses est prévue le 18 novembre.

Négociations

D'après les informations publiées sur le site de la RFI, une réunion des représentants des deux pays est prévue à Madagascar à la date précitée. L'objectif est d'engager les négociations concernant le droit de propriété et la gestion des Iles Eparses. « La décision finale sur la composition de la délégation malagasy revient au Président de la République », indique encore le Premier ministre sur les ondes de la RFI. Sur cette lancée, Christian Ntsay a révélé la prochaine mise en place d'une consultation nationale en vue de « recueillir l'ensemble des avis des forces vives de la nation sur un sujet fondamental pour le pays ». Le parti « Otrikafo » a été parmi ceux qui se sont levés en premier pour relancer les débats sur les Iles Eparses le jour même de la visite du Président, Emmanuel Macron sur la Grande Glorieuse. Ce groupement politique composé de partisans nationalistes a demandé des explications sur les tenants et aboutissants dans le processus de la commission mixte sur les Iles Eparses. Du côté des citoyens, les avis continuent de diverger. Les uns appellent à la solidarité nationale tandis que les autres considèrent que le combat est perdu d'avance.

La Rédaction

La Vérité0 partages

Pénurie de carburant, Tana-Masoandro, baccalauréat… - Quid de la responsabilité des ministres ?

Le Chef de l’Etat se retrouve parfois, voire souvent, ces derniers temps, obligé de jouer les pompiers de service, face à ce qui ressemble à l’incapacité de certains responsables à trancher face à  ces difficultés. Face à la pénurie de carburants qui a perturbé le quotidien de la population la semaine dernière, le Président a dû intervenir et a ainsi convoqué les compagnies pétrolières pour une sévère mise au point. Devant les contestations du projet présidentielle de nouvelle Ville Tana-Masoandro, le Chef de l’Etat aurait donné comme consigne que les travaux ne débuteront qu’après un accord trouvé avec la population locale.

En sus, il a fait déplacer ses émissaires sur place pour engager les négociations. Autre exemple, après la fuite de sujets au baccalauréat et la désorganisation qui s’ensuivit, il a fallu que le Président monte au filet pour d’une part rassurer les parents mais également pour annoncer la tenue d’une session exceptionnelle pour les recalés à cet examen. C’est le Chef de l’Etat, encore lui, qui a dû apparaître en première ligne pour rétablir l’ordre suite au capharnaüm causé par l’information selon laquelle les sorties à l’extérieur faisaient désormais l’objet d’une restriction pour les femmes. Face aux multiples incendies dans l’enceinte du parc national d’Ankarafantsika en particulier, et les incendies des parcs protégés en général, le Président a dû jouer aux pompiers de services, donnant des consignes fermes au Gouvernement pour chercher une solution durable. Par ailleurs, le Chef de l’Etat avait réitéré l’obligation de la réalisation d’une campagne de sensibilisation nationale pour lutter contre les feux de brousse et sanctionner les contrevenants.

Poussés dans les cordes par les détracteurs, qui font leur beurre avec les nombreuses affaires qui ont récemment défrayé la chronique, le Chef de l’Etat a souvent été obligé de monter au créneau pour s’expliquer, rassurer et prendre les mesures qui s’imposent. La question que se posent bon nombre d’observateurs avertis de la vie nationale est qu’en est-il de la responsabilité des responsables, notamment les ministres. En effet, à l’apparition de ces problèmes certains ministres ont semblé être dépassés, donnant l’impression d’être incapables de trancher face à des difficultés. Quand ils ne rejettent pas tout simplement le problème vers l’opposition, certaines solutions avancées par quelques-uns de ces responsables de département ministériels ont même à certains moments remis de l’huile sur le feu encore brûlant au lieu de rasséréner la population. Cette situation donne l’impression de ministres pas au niveau de la vitesse voulue par le Président de la République pour atteindre l’émergence du pays. A chaque fois qu’un problème surgit, les observateurs ont la fâcheuse impression que tout repose sur le Président de la République. Un exercice à contre-emploi pour le Chef de l’Etat qui devrait certaines fois se concentrer sur d’autres affaires plus importantes. A quelques mois de leur prochaine évaluation, ces ministres en question n’ont pas gagné des points auprès du Président de la République.

La Rédaction