Les actualités à Madagascar du Dimanche 27 Septembre 2020

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Madagascar. Kidnapping et assassinat. Lionel Lelièvre de la COPS rattrapé par son passé?

Le lien sera-t-il prouvé par les enquêtes, entre cette entité créée par Lionel Christian Michel Lelièvre et ce malheureux Danil Radjan ?

On ne le dira jamais assez : il n’y a jamais de fumée sans feu. En septembre 2016, les méthodes « musclées » de la société COPS (Centre Opérationnel de Protection et de Sécurité), créée à Madagascar en 2012 par Lionel Lelièvre, sont dénoncées par plusieurs journalistes malagasy. Rien que sur madagate, la COPS et son patron ont fait l’objet de pas moins de cinq articles sur une année d’investigations. Ci-après les titres et leur date de publication :

6 septembre 2016 : Antananarivo. Qu’est-ce qui fait courir Lelièvre, ce franco-cop qui déborde ?9 septembre 2016 : Antananarivo. Quand Lelièvre sème le trouble entre la Primature et la Police nationale 13 septembre 2016 : Madagascar sécurité civile. Jusqu’où Lelièvre courra-t-il encore? 27 mars 2017 : Antananarivo. La parole de Diams viendra-t-elle à bout des… COPS ? 14 septembre 2017 : Madagascar. Un mode de gouvernance G.I. Jao/Oliver Rendcontent, complètement stochastique

Le résumé de ces cinq dossiers est clair : Lionel Lelièvre, lui, n’est pas clair du tout. A cette époque, il n’a été inquiété par personne, et son avocat (du diable) s’est fendu d’un droit de réponse qui a été publié dans le quotidien « Midi Madagasikara », le 17 septembre 2017. Extraits :

« Ce qui arrive au Centre Opérationnel de Protection et de Sécurité (COPS) et son fondateur Lionel LELIEVRE  à l’heure actuelle est un exemple typique du fonctionnement du monde des affaires  et de l’inexistence de la sécurité des investissements à Madagascar. Ayant connu un succès fulgurant depuis sa création en 2012, la société est devenue la cible d’un « assassinat médiatique » et d’un harcèlement policier dans le dessein de ternir son image, de l’emprisonner, voire de l’expulser du pays. Le tout se basant sur une campagne de dénigrement par voie de presse qui cible le jeune et ambitieux opérateur économique, utilisant des informations totalement fausses et diffamatoires qui ne citent aucune source. Et par deux fois, après des heures d’audition à la gendarmerie, le bureau ainsi que le domicile du chef d’entreprise ont fait l’objet de perquisitions musclées qui se sont finalement avérées infructueuses (…) ».

« (…) Par ailleurs, jamais les journalistes qui ont écrit les articles n’ont tenu compte de la présomption d’innocence et tenté d’avoir la version de l’intéressé pour sa défense, comme l’éthique de leur profession l’exige ». Monsieur l’avocat ne sait-il pas que Lionel Lelièvre n’a jamais été approché car d’un dédain « inapprochable » ?

« Un des plus de COPS est l’investissement personnel de son patron qui est présent et s’implique personnellement sur le terrain contrairement à d’autres patrons d’entreprises. C’est d’ailleurs sa rigueur dans le respect des consignes de sécurité qui pourrait déranger certaines susceptibilités », en témoigne un de ses clients ».

De clients, parlons-en justement. Le vendredi 25 septembre 2020, Lionel Lelièvre, Boss de la COPS, ainsi que trois de ses agents, ont été appréhendés. Ils sont impliqués dans l’assassinat de Danil Radjan. Ce père de famille, de nationalité française d’origine indienne («Karana»), a été retrouvé sans vie, le samedi 19 septembre 2020, dans le sous-sol du centre commercial « La City », à Alarobia Antananarivo. Selon les premiers constats : « Ses mains étaient ligotées, des marques de strangulation étaient visibles sur son cou et des contusions ont été relevées au niveau de ses yeux, laissant penser que le malheureux a été victime d’un violent passage à tabac ».

Contrairement aux familles « Karana » dont un de leurs membres a été tué ou kidnappé, la famille de Danil Radjan, tout en s’étant remis aux enquêteurs nationaux et la justice française, ont opté pour médiatisé ce drame, via la presse. Ainsi, dans un communiqué remis à la brigade criminelle -où a également été déposée une plainte-, l’épouse de Danil a tenu à témoigner ainsi : « De son vivant, des gens n’ont cessé de salir l’image de mon conjoint. Il a déjà été incarcéré pour des choses dont il n’était pas responsable comme une affaire de bombe artisanale, et j’en passe. De là où il y a élimination physique, je pense qu’ils sont allés trop loin. Mes enfants se retrouvent sans père et moi sans mari, je ne vous décrirai pas la galère que nous subissons désormais, mais nous restons solidaires. Nous essayons d’être forts malgré tout ».

En tout cas, cet assassinat ne saurait être l’œuvre d’amateur(s) mais bel et bien de professionnels équipés. Il faut aussi rappeler ici, que le lundi 13 novembre 2017, du côté d’Ambatobe, à Antananarivo, le propre frère de Danil, Moustapha Radjan, avait été la ciblé de deux motards méconnaissables sous leur casque. Au volant de sa voiture, Moustapha a été atteints par trois balles de calibre 12 (au dos, au bras et à la mâchoire). Il a été évacué à La Réunion où il est resté depuis.

Sans l’ombre d’un doute, cela pue le règlement de comptes. Une semaine après la découverte du corps sans vie de Danil Radjan, Lionel Lelièvre et trois de ses agents ont donc été appréhendés et mis en garde à vue.

Ils vont être déférés au parquet du tribunal d’Anosy ("Lapan'ny Fitsarana"), le lundi 28 septembre 2020. En attendant la suite de cette énième affaire mortelle, rappelons que Lionel Lelièvre est un ancien légionnaire du 2ème REP(Régiment étranger de parachutistes) français. Comme Patrick Grancetti d’ailleurs, avec qui il a créé COPS à Madagascar en décembre 2012. Va-t-il, cette fois encore, être blanchi ou alors sera-t-il prouvé qu’il n’est qu’un vulgaire tueur à gage doublé d’un kidnappeur actif ? Pour éviter d’être taxé de harceleur, laissons la justice malagasy trancher.

Jeannot Ramambazafy

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Covid-19 - Le PM expose le cas malagasy à l'AG des Nations unies

Le Premier ministre Christian Ntsay a participé à la 75è assemblée générale des Nations unies. Le numéro deux de l'Exécutif a représenté le Président de la République lors de ce grand rendez - vous international à New York. Cette réunion, qui a lieu chaque année au siège de l'organisation à New York, s'est déroulée cette année de différentes manières. Le locataire de Mahazoarivo, à l'instar des dirigeants des Etats membres, s'est ainsi exprimé à travers un message préenregistré, en raison de la pandémie, depuis la Grande-île. La pandémie, justement, a été le point focal du discours prononcé par le Chef du gouvernement. 

Parlant de Madagascar en particulier, il indique que le pays « a affronté la pandémie dans toute la mesure de ses moyens et de ses capacités de sensibilisation et de mobilisation afin de protéger au mieux sa population et de renforcer la résilience nationale face au choc de la Covid-19 ». Le Premier ministre a exposé la stratégie de riposte mise en œuvre par Madagascar depuis l'annonce officielle de la pandémie de Covid-19 dans la Grande-île en mars 2020 en parlant notamment de la mise en place du Centre de commandement opérationnel, l'aide au secteur privé à préserver l'emploi et les outils de production, l'appui aux différents secteurs impactés pour mieux faire face aux conséquences de la crise sanitaire particulièrement par l'appui à la recherche et à l'innovation pour la fabrication du Covid-Organics ou CVO comme remède traditionnel amélioré pour lutter efficacement contre la Covid-19. En effet, Madagascar s'est distingué avec le CVO, fruit d'importants travaux de recherche effectués par l'Institut malagasy de recherches appliquées (IMRA), vu le statut reconnu de Madagascar comme sanctuaire de la biodiversité mondiale avec une pharmacopée traditionnelle très variée et riche. 

Ce remède a pu « sans nul doute éviter à Madagascar une tragédie humaine comme malheureusement ce qui s'est passé dans beaucoup de pays de par le monde avec l'expansion de la Covid-19 puisque le pays a procédé à une distribution massive de ce remède, couplée à la prise de multiples mesures sanitaires et sociales », dit-il. Le numéro deux de l'Exécutif indique également que « les résultats obtenus dénotent la maîtrise de l'expansion de Covid-19 à Madagascar puisque le taux de guérison des cas confirmés est de 93 %, le nombre de létalité est de 1,2 % ». Par ailleurs, il appelle à une coopération sans précédent entre les Nations, le monde de la recherche scientifique et médicale, le secteur de l'industrie pharmaceutique et les partenaires multilatéraux, pour combler rapidement le retard que le monde a accumulé dans les réflexions et actions communes et synergiques face aux impacts de la Covid-19. 

Dans ce cadre, d'importantes actions prioritaires sont engagées dans plusieurs domaines, telles que le renforcement de la lutte contre la corruption, notamment au niveau de l'administration publique. Garants d'une bonne gouvernance, les secteurs de la sécurité et de la Justice sont également renforcés. Le respect de l'Etat de droit et la promotion d'une démocratie responsable ont amené à l'organisation des élections sénatoriales en décembre 2020, vu l'expiration du mandat des sénateurs en janvier 2021. La question du développement économique et du progrès social reste l'une des priorités de Madagascar. En outre, le PM appelle à une nouvelle initiative universelle multilatérale, à travers l'adoption d'un « agenda global post-Covid » placé sous la bannière des Nations unies. 

La Rédaction

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Tovonanahary Rabetsitonta sur la pandémie - « Les mesures préconisées par l'Etat malagasy ont été eff...

La Vérité (LV). En tant que statisticien, pouvez-vous faire parler les chiffres pour éclairer sur la situation sanitaire qui prévaut à Madagascar à la date d'aujourd'hui concernant particulièrement la pandémie de Covid-19 ?

Rabetsitonta Tovonanahary Andriamaneho (R.T.A). Je vous remercie de m'avoir invité à m'exprimer sur le sujet. Il est vrai qu'à ce moment précis de cette crise sanitaire mondiale, il s'avère nécessaire de se livrer à une analyse transversale de la pandémie de Covid-19. Pour ce faire, je vous invite à visualiser une photographie du coronavirus à la date du 26 septembre 2020, avec la comparaison des indicateurs dans une dizaine de pays situés dans plusieurs régions du monde. (Voir graphique, ndlr)

LV. Pouvez-vous nous donner votre interprétation de ces chiffres ?

R.T.A. L'analyse comparative de la situation de Madagascar par rapport à ces différents pays montre clairement que, au bout de 6 mois de lutte contre la propagation de la Covid-19, les mesures préconisées par l'Etat malagasy se sont révélées être efficaces pour maîtriser la pandémie.

LV. Pouvez-vous nous donner des précisions ?

R.T.A. En taux de létalité ou mortalité des cas testés positifs, Madagascar possède une des valeurs les plus faibles (1,41%) et se situe parmi les quatre (4) premiers pays avec le Rwanda, l'Arabie Saoudite et l'Inde.

LV. Et qu'en est-il du taux de guérison ? 

R.T.A. C'est le même topo. Madagascar se trouve avec l'Arabie Saoudite, la Chine et le Cameroun, dans le peloton de tête parmi les quatre pays où le taux de guérison est supérieur à 91%.

L.V. A quoi peut-on attribuer cette situation ?

R.T.A. Certes, le taux d'urbanisation, la mobilité de la population encore relativement faibles ainsi que la jeunesse de la population y ont, dans une certaine mesure, joué un rôle. Mais ceci n'explique pas tout car ce sont des facteurs qu'on partage avec bon nombre de pays. Certains de ces derniers, pourtant, ont été plus durement touchés que Madagascar. Ce qui a certainement fait la différence, c'est le protocole de pratique thérapeutique mis en œuvre par les autorités malagasy. A preuve, sur 100 testés positifs de Covid-19 au pays, 91 malades traités ont été guéris. Une simple consultation des chiffres permet de conclure qu'il s'agit d'un des meilleurs taux de guérison au monde.

LV. Mais certains pays ont aussi en commun des protocoles adoptés par Madagascar, pour ne parler que celui préconisé par le Professeur Didier Raoult.

R.T.A. C'est vrai. Mais quoi qu'on puisse dire, Madagascar a eu un avantage certain avec le Covid Organics (CVO). L'efficacité de cette tisane à titre préventif est prouvée par les statistiques. Il en est de même pour l'usage de 

« Tambavy » et du « Evoka » (respectivement décoction et inhalation de plantes médicinales, ndlr) C'est ainsi que nous avons aussi un taux de positivité parmi les plus bas, 62 positifs pour 100 000 testés, malgré une forte proportion de la population considérée comme vulnérable.

LV. D'après vous, comment se présentent les perspectives pour Madagascar ?

R.T.A. Dans l'ensemble, au 26 septembre 2020, Madagascar se trouve dans une situation confortable dans la lutte contre la Covid-19 comparativement aux autres pays du monde. Si on maintient le cap, il est raisonnable d'affirmer que le pire est derrière nous.

Propos recueillis par Hery Mampionona

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Affaire Raoul Arizaka Rabekoto - L'INSCAE réagit et précise

Dans notre édition du jeudi 24 septembre, l'Institut national des sciences comptables et de l'administration d'entreprise (INSCAE) réagit sur l'article intitulé « L'Exécutif amorphe contre Raoul Arizaka Rabekoto ». Il y était mentionné que ce dernier, en fuite à l'étranger, est un enseignant dudit institut. La direction générale de l'INSCAE a tenu à préciser qu'effectivement Raoul Arizaka Rabekoto y enseignait mais il est parti sans aviser qui que ce soit à l'institut et n'a donné la moindre explication de son absence.

« Pour nous, il a fait un abandon de poste et ne fait plus depuis partie membre du collège des enseignants de notre institut », précise une voix autorisée de la Direction générale de cet établissement public. Elle tient à cette précision pour ne pas nuire l'image de l'institut vis-à-vis des parents, des étudiants ainsi que des partenaires. Ainsi, pour la Direction générale, Raoul Arizaka Rabekoto « était » et non « est » un enseignant de l'INSCAE.

La Rédaction

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Groupe de Panorama, m'as-tu vu !

Et voilà, le monsieur réapparait ! Après avoir été limogé du fauteuil de ministre de la Communication pendant quatre longues années, il terrait quelque part. Il remonte subitement en surface et micro à la main, occupe le devant de la scène. La traversée du désert, dans l'obscurité de la nuit, commence à lui taper les nerfs. La station de radio, la seule compensation après la « chute », lui avait été arrachée brutalement. Il faut bien bouger les f… ! 

Inutile de citer nommément l'identité du monsieur dont il est question. On le reconnait facilement. Il est le grand spécialiste du « saut sur le train en marche » (« mpijapy train »). Evincé de la rame, régime HVM de Rajaonarimampianina s'entend, le Monsieur se trouvait ainsi bloqué au quai de la gare. L'attente a trop duré. Aussi faut-il « sauter » sur le prochain train sinon on risque d'être relégué aux oubliettes de l'histoire. Déjà en 2018, il l'a raté, le train en… marche. En effet, il fit une brève apparition sur le podium où s'installaient les dirigeants du mouvement des « 73 députés pour le changement » sur le parvis de l'Hôtel de ville à Analakely. Mais, copieusement hué par les animateurs de l'émission de la radio « Miara-manonja », le monsieur disparait. Et comme le RMDM, le groupe de Panorama par extension, toujours en quête d'homme de poigne et voulant ratisser large, le reçoit à bras ouverts. Il sauta sur l'occasion désespérée. Le monsieur untel reflète, en grandeur nature, l'image exacte que représente la gesticulation de l'opposition. Etant le « mouvement des frustrés », le groupe de Panorama est condamné à l'échec. Dénué de tout fondement légitime, de crédibilité, en particulier vis-à-vis de l'opinion, auprès de la population, le RMDM élargi trébuchera. Des observateurs et pas des moindres doutent de la sincérité des actes de ces acteurs de Panorama qui, de près ou de loin, ont des comptes à régler avec Rajoelina, en personne. Toute action fondée sur une intention de règlement de compte n'aboutira jamais ou plutôt se terminera mal. 

Le choix du site l'hôtel Panorama n'est pas fortuit. On veut rééditer la « Convention du 31 octobre 1991 » à l'hôtel Panorama. Seulement, le contexte évolue. Ce qui fut valable hier, ne l'est pas forcément le cas aujourd'hui. Nos sages ancêtres disaient « Ny omaly tsy anio ! » D'autant que le mobile des acteurs politiques de 1991 ne cadre pas avec celui de 2020. Les leaders politiques de 1991 qui s'étaient réunis à l'hôtel Panorama, sous la bienveillance d'un certain Guy Willly Razanamasy, alors Premier ministre, furent motivés par la quête de la paix civile, de la concordance nationale. Tandis que ceux d'aujourd'hui, Panorama version 2020, trament des troubles, de la déstabilisation. Une conspiration pour un crime bien défini. On veut abattre quelqu'un démocratiquement élu. Toute la différence est là ! On donne l'impression de prendre pour cibles Ambohidahy et Alarobia. En réalité, le vrai point visé ou la vraie cible qu'on voulait atteindre et abattre c'est indubitablement Iavoloha. 

Le monsieur et ses acolytes du groupe de Panorama, à travers leur geste de « m'as-tu vu », se ridiculisent et roulent au service de leurs propres intérêts au détriment des intérêts publics.

Ndrianaivo

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Secteur minier - Une exonération de TVA à l’investissement pour les sociétés pétrolières

Faire du secteur minier un levier de développement économique. Le gouvernement a pris de nouvelles mesures fiscales par rapport aux investissements des sociétés pétrolières. Une exonération de la Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) s’applique aux importations de matériels, d’équipements et de véhicules. Selon le Code général des impôts suivant la loi de Finances rectificative (LFR) 2020, « sont exonérées de la TVA les importations définitives de matériels, équipements, véhicules spécifiques et exclusivement destinés aux activités de recherche, d'exploration et de développement effectuées par les sociétés pétrolières titulaires d’un titre minier. L’exonération concerne uniquement les biens importés non disponibles sur le marché intérieur. Par ailleurs, tous biens destinés à un usage privatif ou ceux qui sont susceptibles d’usages multiples, toute acquisition de biens et services sur le marché local ainsi que toute prestation de services importée par la société pétrolière pendant les phases d’exploration et de développement, sont exclus du bénéfice de l’exonération », note le code. 

Il faut savoir que l’exploitation pétrolière à Madagascar est concentrée dans les bassins de la côte ouest. D’après le rapport de l’Initiative pour la transparence de l’industrie extractive (ITIE), publié l’année dernière, cette partie de la Grande île regorge un potentiel de 10,7 milliards de barils de pétrole, 167,2 trilliards de pieds cubes de gaz naturel et 5,2 millions de barils de gaz naturel liquéfié. Quatorze compagnies pétrolières et dix-huit blocs pétroliers constituent le secteur pétrolier amont en 2018. Si la majorité de ces entreprises sont en phase de prospection, seule la société Madagascar Oil SA détient un permis d’exploitation, pour du pétrole bitumineux, non conventionnel. Par le biais du projet pilote d’injection de vapeur, Madagascar Oil a commencé à produire de l’huile lourde en 2013. De 2013 à 2016, la compagnie pétrolière a cumulé une production de 160 000 barils d’huile. Toutefois, à cause des difficultés au niveau du transport et du manque de débouchés au niveau national, la société a été contrainte de suspendre sa production de mars 2016 jusqu’à présent. Il faut noter que les réserves en huiles lourdes de Tsimiroro sont estimées à 1,7 milliards de barils. Ainsi, aucune entreprise pétrolière ne réalise jusqu’à présent des exportations à Madagascar.

Recueillis par Solange Heriniaina

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Air Madagascar-Air France - Une ambiance malsaine dans l’air

Guerre froide déclarée ? Hier, dans la soirée, la compagnie aérienne malagasy a communiqué sur les réseaux sociaux que le vol MD 050 d’aujourd’hui est annulé. Et pour cause, « nous avons été informés par l’Aviation civile française que tous les vols d’Air Madagascar au départ d’Antananarivo ne pourront plus prendre de passagers jusqu’à nouvel ordre », a publié la Direction de la compagnie. Néanmoins, les vols de rapatriement pourront encore se faire, sauf qu’Air Madagascar devra faire des vols à vide à partir de cette semaine. Alors que la compagnie a annoncé deux jours auparavant l’augmentation de ses fréquences pour le mois prochain, à raison de quatre vols par semaine. Cette décision de l’Aviation civile française est donc un vrai coup de massue pour Air Madagascar, qui essaie aujourd’hui de retrouver un semblant d’équilibre après avoir subi les impacts de la crise économique générée par la propagation de la pandémie de coronavirus.  

Pourtant, de son côté, la compagnie aérienne française a annoncé la reprise de ses vols reliant Paris à Antananarivo. Air France a en effet programmé des vols spéciaux, dits « de rapatriement », s’étalant sur tout le mois d’octobre. Les vols au départ de Paris à destination d’Antananarivo se feront tous les vendredis, à partir de vendredi prochain, tandis que les vols retour seront programmés tous les dimanches. D’après les informations collectées, seuls les vols Paris-Antananarivo seraient encore en attente d’autorisation. Air France envisage même une reprise des vols réguliers, à raison de trois rotations par semaine à la fin du mois prochain. Dans tous les cas, cette situation a instauré une ambiance malsaine entre les deux compagnies, voire les deux pays. 

A travers les vols de rapatriement, l’Etat malagasy souhaite juste faciliter le retour au pays des ressortissants bloqués à l’étranger, tout en soutenant la compagnie aérienne nationale, surtout après près d’un semestre d’inactivité. Après avoir observé les vols entre les deux pays effectués par Air Madagascar, Air France entend ainsi, indirectement, reprendre sa part sur le marché. Pourtant, cette dernière a déjà assuré le rapatriement de plus de 8 000 personnes, et ce depuis la fermeture des frontières aériennes du pays, au mois de mars dernier. Contrairement à Air France, Air Madagascar n’a même pas encore dépassé la barre des 2 000 passagers depuis le début des vols de rapatriement. La comparaison ne peut donc pas se faire entre les deux compagnies. Rien qu’avec ces chiffres, aucune notion de réciprocité ne pourrait donc être évoquée. Tout reposera sur les autorisations délivrées à Air France. Affaire à suivre.  

La Rédaction

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Vol « Maurice-Madagascar » - Deux passagers testés positifs au coronavirus

A bord du vol reliant l'île Maurice et Madagascar transportant 238 passagers et ayant atterri à l'aéroport International d'Ivato jeudi dernier se trouvaient deux cas positifs. « Leurs contaminations à la Covid-19 ont été confirmées à l'issue des analyses en laboratoire obligatoire effectuées à leur arrivée dans le pays. Auparavant, ils ont été confinés dans un établissement hôtelier en attendant les résultats de ces analyses. Bien évidement, ces passagers testés positifs seront par la suite hospitalisés au niveau des établissements sanitaires sous la responsabilité du Centre de commandement opérationnel (CCO) - Covid-19, Ivato », confirme le docteur Vololoniaina Manuella Christophère, directeur de la veille sanitaire, de la surveillance épidémiologique et de riposte (DVSSER). 

A la date d'hier, ladite Direction de la veille sanitaire, de la surveillance épidémiologique et de riposte a recensé 16 cas importés dont 10 nouvelles contaminations sur 2 500 passagers venus de l'étranger. 

Selon le docteur Vololoniaina Manuella Christophère, 6 de ces passagers ont été déjà infectés à leur embarquement. Une équipe du Centre national opérationnel et stratégique de surveillance épidémiologique (CNOSSE) se charge ainsi de leur suivi épidémiologique au niveau local. Il est à noter que ces deux cas importés figuraient parmi les 36 nouveaux cas déclarés par le CCO - Covid-19 Ivato, samedi dernier. 

Un décès, 64 infectés et 55 guéris ce week-end

Le bilan quotidien sur la situation de l'épidémie de Covid-19 à Madagascar ce week-end a fait état d'un décès. Ce patient décédé a suivi le traitement dans la Région de Menabe. Sur 1 064 analyses en laboratoire PCR et GèneXpert, 64 nouvelles contaminations ont été découvertes. 7 cas positifs ont été localisés dans la Région d'Analamanga. Les Régions du nord du pays ont également identifié 42 cas infectés en 48 heures. Les individus restants ayant contracté le virus sont répartis dans les localités d'Ambatondrazaka, Amparafaravola, Haute-Matsiatra, Antsirabe, Analanjirofo, Ifanadiana. A cela s'ajoutent deux cas importés. 

Au cours de ces deux derniers jours, 55 patients ont recouvré la santé. « Pour samedi dernier, Antsiranana a enregistré 24 cas de guérison. Les 31 autres individus infectés qui ont rempli les critères de guérison sont répartis dans les autres zones régionales. Pourtant, le CCO - Covid-19 n'a répertorié hier aucun cas de rémission », détaille le Professeur Vololontiana Hanta Marie Danielle. 

Recueillis par K.R.

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Propagation du coronavirus - Les gestes barrières aux oubliettes !

Le port de masque et la distanciation sociale d’un mètre pour se protéger du coronavirus sont actuellement ignorés par la population malagasy. En milieu urbain, des comportements hypocrites se constatent.  En public, tout le monde semble être conscient de l’ampleur du danger lié à la Covid-19 mais une fois hors de vue et de portée des autorités, tout redevient à l’époque où les barrières sanitaires restent inexistantes.

En zone périphérique, juste pas loin de la Capitale, dans la Commune rurale d’Ambatolampy Tsimahafotsy, les gens circulent voire s’activent sans cache-bouche. Et pire encore, au niveau des localités éloignées, les citoyens se mélangent pêle-mêle sans crainte. Hier par exemple, le jour de marché dans la Commune d’Antsiafabositra, environ 1% des habitants ont porté des cache-bouches. Pire encore, marchands et acheteurs ne connaissent plus la distance à respecter. « Nous ne connaissons pas ce virus. Pourquoi se protéger d’un ennemi qui n’est même pas en mesure de nous attaquer », indique un commerçant. La situation demeure également menaçante à Antanimbary où les habitants opèrent calmement et sereinement en présence du coronavirus.  

Comme le Professeur Vololontiana Hanta Marie Danielle, porte-parole du Centre de commandement opérationnel Covid-19 l’a toujours souligné, seules les barrières sanitaires protègent contre cette maladie virale. Un propos qui a été réaffirmé par le docteur Charles Andrianjara, directeur général de l’IMRA. « Le Covid-Organics renforce le système immunitaire en cas de contamination. Il n’y a que les masques, la distanciation sociale et le lavage des mains régulier qui empêchent le virus de pénétrer dans le corps humain », a-t-il avancé au cours d’une interview sur l’efficacité de ce remède traditionnel utilisé à titre curatif et préventif contre la Covid-19. 

K.R. 

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Kidnapping - Deux acolytes de Lama obtiennent une liberté provisoire

Au grand étonnement de plus d’un, deux personnes en détention provisoire dont une femme, et qui sont impliquées dans une affaire de kidnapping, ont obtenu une liberté provisoire. Il s’agit de cette décision prise le 7 septembre dernier, au niveau du Tribunal de première instance. Les accusés ont été incarcérés, l’un à Antanimora et l’autre à Tsiafahy, en avril dernier. Pour parler de gibiers, on peut dire que ce ne sont pourtant pas des moindres. 

Les accusés ne sont autres que des membres de l’entourage du plus dangereux cerveau des enlèvements d’Indopakistanais au pays, le désormais feu Lama. En effet, l’accusé fraîchement sorti de prison, serait le proche de Tovo kapila, ce dernier ayant également gagné une sale réputation en matière de kidnapping de citoyens indopakistanais locaux. 

Ainsi, les deux accusés auraient plusieurs enlèvements à leurs actifs, si l’on ne parle par exemple que ceux qui s’étaient produits à la fois à Ivandry, à Soavimasoandro, la seule année de 2018.

Pour certains observateurs, la récente mise en liberté des concernés reste donc un insondable mystère. Pour d’autres, ils soupçonnent que les incriminés auraient usé autant que possible de la pression quelque part pour pouvoir recouvrer ainsi la liberté.  Pour l’opinion, cette situation dépasse l’entendement et la logique si l’on se réfère aux cas des auteurs de menus vols actuellement emprisonnés, mais qui se sont vus systématiquement refuser leur demande de liberté provisoire.

Pour être franc, gageons que cette même opinion n’exclut pas l’idée de la puissance de l’argent dans cette affaire. Il est vrai que, dans ce pays, il n’existe justement personne autre plus riche que les ravisseurs. A preuve, la plupart d’entre eux ont investi des sommes colossales pour s’acquérir des terrains, des villas ou autres belles voitures, grâce notamment à l’argent du kidnapping. L’opinion n’a qu’un souhait : que les autorités en place se penchent de plus près sur ce dossier dont un relent de corruption n’est pas à exclure.

F.R.

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FMF - La raison du limogeage de Sylvain Razafinirina

Informée par la Confédération africaine de football, la fédération malagasy de football l’a immédiatement licencié, le 7 septembre. Le non-paiement des factures a été signalé au début du mois de septembre par Sylvain Razafinirina , le coordonnateur sportif de la sélection en Europe, à des membres de la CAF. « J’ai estimé qu’il était normal de transmettre cette information à la CAF. Les factures doivent être honorées. Elles remontent à plus d’un an pour la plupart, et la fédération a touché de l’argent de la CAF », explique Razafinirina dans Jeune Afrique.

Un courage qui lui a valu sa place en tant que coordonnateur de la FMF en Europe, limogé par le comité d’urgence de la FMF désigné par le président absentéiste, Arizaka Raoul Rabekoto. 

Un cas que Nicolas Dupuis trouve désolant et handicapant pour l’équipe nationale et qu’il faudra remettre en place. « Personne n’est irremplaçable mais on n’en trouvera pas quelqu’un d’autre comme lui surtout pour un bénévole », annonçait Nicolas Dupuis, par webinaires lors d’une conférence de presse organisée par la FMF vendredi dernier à Antanimena.

Le coordonnateur sportif a reçu un soutien massif des joueurs, dont certains sont agacés par les manquements à répétition de l’instance. « Le licenciement de Razafinirina est injuste, car il faisait beaucoup pour la sélection et pour l’organisation. Mais c’est souvent comme ça en Afrique, au niveau des fédérations, ce n’est pas assez stable », confirme Anicet Abel, le capitaine des Barea.

Contactée, la fédération justifie l’éviction du coordonnateur sportif de la sélection, en poste depuis 2007 : « Il ne lui appartenait pas d’effectuer cette démarche auprès de la CAF. Il n’en a pas les attributions, il n’est pas élu, il a été nommé pour occuper une fonction bien précise. Il s’agit d’une affaire interne de la fédération », explique Jocelyn Razafimamonjy, président de la commission communication et membre du comité exécutif de l’instance.

« Ces dettes existent, reconnait le patron de la marque « Nino ». Mais elles ont été contractées par le comité de normalisation qui a dirigé la fédération sur instruction de la FIFA, jusqu’à l’élection de septembre 2019. » Et d’ajouter « Nous allons payer tout ce que nous devons, assure Razafimamonjy. Nos finances restent néanmoins fragiles. Nous étudions actuellement la meilleure façon de régler toutes les factures, et nous allons en donner le détail à la FIFA ».

Une partie de la presse malagasy avait accusé Beatrice Attalah, la présidente du comité de normalisation, d’avoir laissé une ardoise de près de 500 000 euros à la fédération fraichement élue… Pourtant l’instance a récolté au total 570 000 dollars. Pourtant, des questions financières se posent encore aujourd’hui. Les performances de la sélection nationale lors de la CAN 2019 lui avaient pourtant permis de renflouer ses caisses…la Fédération malgache de football a de lourdes dettes à son compteur. 

« La Confédération africaine de football (CAF) lui a versé deux importantes sommes : 260 000 dollars de prime de qualification – dont 90 000 dollars partagés entre les joueurs – et 1,05 million de dollars de prime de performance – dont 650 000 dollars versés aux internationaux », rapporte l’article de Jeune Afrique. 

Recueillis par E.F.

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Rolly Mercia : LP refusée, verdict le 14 octobre prochain

Première comparution devant le tribunal correctionnel, hier, pour l’ancien ministre de la communication et des relations avec les institutions Rahajason Harry Laurent alias Rolly Mercia. Le visage fatigué et le corps vraisemblablement rongé par la maladie, Rolly est apparu devant la justice avec l’espoir qu’il bénéficiera la clémence du tribunal, ne serait-ce qu’un avis favorable pour sa libération provisoire afin qu’il se soigne. Sa famille a tiré la sonnette d’alarme sur son état de santé très inquiétant dans sa cellule commune à la maison centrale d’Antanimora. Un espoir qui tombe à l’eau lorsque le tribunal correctionnel a refusé sa demande. Il est retourné à la maison centrale d’Antanimora juste après le procès et après une courte retrouvaille avec sa famille devant les locaux du palais de la justice à Anosy. Le procès aurait dû être ajourné lorsque le tribunal annonce un dossier incomplet concernant le cas de Rolly Mercia. Après une insistance de son avocat, la séance a finalement eu lieu. A la fin de l’audience, il a été décidé le renvoi de l’affaire pour le 14 octobre prochain. Rappel des faits, Rolly a été placé sous mandat de dépôt depuis le 16 juillet dernier lorsqu’il a été dénoncé par Félicien et consorts comme étant leur financier dans la réalisation d’une manifestation non autorisée à Ambohipo. Ce qui a valu une poursuite judiciaire pour l’ancien ministre et non moins bras droit de l’homme fort de la transition. Rolly pèse sur son dos comme chef d’inculpation l’atteinte à la sûreté intérieure de l’État. Son avocat trouve infondé et montée de toutes pièces la poursuite à l’encontre de son client. « Durant les arrestations des soit-disant « mercenaires » et leurs auditions par la police, il n’y avait aucune déclaration pouvant impliquer Rolly Mercia. Cependant, lorsqu’ils étaient présentaient au Parquet, les langues se délient et le nom de mon client a été dénoncé. Il n’y avait aucune preuve à charge sur son éventuel implication dans cette manifestation à Ambohipo et pourtant, Rolly Mercia est incarcéré à tort et à travers. Autre chose, tout le monde fait la sourde oreille quand sa famille a fait un appel de détresse au vu de la santé de l’ancien ministre » a-t-il expliqué. Il demande ainsi la fin de poursuite et la libération immédiate de son client.

D.R