Les actualités Malgaches du Dimanche 27 Août 2017

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Ampitatafika - Un mort d'ans l'attaque d'une boucherie

Chaque jour apporte son lot de décès toujours du fait des bandits dans la Capitale et ses environs. Il était 18h 30 samedi lorsque 4 assaillants ont frappé à Tangaina, dans la Commune d'Ampitatafika. Leur cible : une boucherie du coin. Le préjudice s'élève à quelque 650 000 ariary, la recette de la journée. C'était un passant qui, par une coïncidence malencontreuse, a payé de sa vie lors de ce braquage auquel il n'avait rien à voir.

Le malheureux aurait été ivre et il était juste sorti d'un bar pour voir ce qui s'était passé, selon une source auprès de la Gendarmerie. De leur côté, les assaillants qui allaient prendre la fuite l'ont vu et n'ont pas hésité à lui tirer dessus. Le piéton s'est écroulé sur place pour ne plus se relever, à la différence des commerçants des environs, qui, en sortant également voir de quoi il s'agissait, ont eu encore le réflexe de se cacher à l'abri lorsque le coup de feu a éclaté.Pour  en revenir à l'assaut de la boucherie, le personnel qui s'y trouvait au moment de l'attaque, fut indemne. Cependant, les bouchers auraient passé une sale quart-d'heure lorsque les assaillants ont menacé de faire feu pour les obliger à leur remettre le contenu de la caisse. Puis, l'alerte fut déclenchée et des gendarmes étaient intervenus. Selon une dernière information, un suspect fut interpellé au cours d'un ratissage qui s'est déroulé le même soir dans le secteur. Des témoins ont évoqué des scènes dignes d'un film avec une course-poursuite entre les Forces de l'ordre et le suspect en question pour aboutir enfin à sa captivité.Après Andraisoro et juste la semaine dernière à Tsiadana où une attaque similaire a fait deux morts dont également un boucher, voilà que c'est au tour d'Ampitatafika d'être secoué par la terreur des bandits. Les observateurs ne manquent pas de faire un rapprochement entre tous ces faits et privilégient l'hypothèse d'une même bande organisée opérant dans la Capitale et ses périphéries. L'opinion souhaite ardemment que les Forces de l'ordre prennent désormais les mesures adéquates pour prévenir au moins ces attaques qui coûtent la vie à des citoyens innocents.Franck Roland

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Rugby-Championnat Analamanga - Le choc Tam-3Fb inachevé

Le scénario était prévisible. Imbattables depuis le début de la saison, l’équipe de Tam Anosibe et le 3Fb du ministère de la Santé ont livré une bataille sans merci hier au stade Malacam Antanimena, plein à craquer.  Alors que le 3Fb a mené sur le score de 18-16, le match a été inachevé, interrompu par l’arbitre pour la sécurité des joueurs car les chocs étaient devenus de plus en plus violents sur le terrain.

A la pause, les deux équipes se sont quittées sur le score de parité (6-6).  Au retour des vestiaires, les esprits s’échauffaient tant sur le terrain que sur la tribune.  Le 3Fb a empêché le Tam de jouer car José, Rija et consorts  ont embrouillé les hommes de Coco sur les phases de ruck  car ils  estimaient que  l'arbitre n'a pas sanctionné suffisamment. Cela a empêché la formation d’Anosibe de sortir les ballons dans le bon tempo. Dans les autres matches, le Xv Family a surpris les Pilokely d’Anatihazo (Tfa). Ce dernier a trop négligé son adversaire et s’incline 37-34 au score final. Quant au choc, Irc et Us Cheminots, les deux équipes se sont tenues en échec sur le score de 32 partout. Pour le match inaugural le Soe a dominé logiquement le Matadore A Anosipatrana  dans la douleur en remportant le match 15-11.  World Rugby trancheraRappelons que la ligue Analamanga a décidé de continuer sa compétition malgré les problèmes avec le Malagasy Rugby. Ce dernier a informé l’instance internationale, qui tranchera sur le destin de la ligue Analamanga, par une lettre qui  expose le problème et la sanction de la ligue Analamanga. Pour le championnat régional Analamanga, les neuf équipes s’affronteront dans une poule unique et le vainqueur empochera 9 millions d’ariary tandis que toutes les équipes gagneront  chacune 100 mille ariary.E.F.

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La grogne

Ras-le-bol. Des voix discordantes s’élèvent de partout. La plèbe n’en peut plus ! L’explosion sociale ne tient qu’à un fil. Dans certaines régions de l’île, de la Capitale par exemple, la population s’insurge. Les responsables d’ordre public sont débordés. L’inflation, galopante, exacerbe les pauvres consommateurs et finit par cristalliser les mécontentements. D’Antananarivo à Maroantsetra ou de Beroroa à Bekopaka, bref, n’importe où, le prix du « kapoka » de riz, sur les étals des marchés, ne cesse de s’envoler. Au fait, tous les produits de première nécessité (Ppn) sont inaccessibles.

Les modestes bourses coulent. La grogne se fait entendre de partout. Le ton monte !Les factures de la Jirama, particulièrement salées, corsent la situation. Tout au moins, si le service rendu par la Compagnie nationale satisfait tant soit peu les usagers, la tension n’aurait pas été si vive jusqu’à ce niveau-là.  Aux coupures ou délestages intempestifs s’ajoutent les impuretés de l’eau. Décevants, les dirigeants de la Jirama, accumulent les bourdes. Un jour, ils auront du mal à digérer la furie des clients. Certes, les usagers des eaux et électricité de la Jirama ne représentent, pour le moment, que 15 % de la population totale. Mais, ce qu’on a tendance à oublier vient du fait que cette frange sociale, si minime soit-elle, constitue le paquet déterminant des faiseurs des rois à Madagascar. A elle seule, cette minorité particulièrement agissante parvenait à faire et défaire de tous les régimes qui s’étaient succédé.  La société civile s’engageant dans la protection des intérêts des consommateurs se mobilise. Elle concentre les efforts par le biais d’une plate-forme nouvellement mise en place, le Réseau national pour la défense de consommateurs (Rndc), cela, pour plus d’efficacité dans les actions à entreprendre. Des stratégies ont été établies. S’il fallait taper sur la table, il faudrait le faire !Ayant eu vent de ce remaniement, vachement, controversé, la grogne atteint le paroxysme. Une vague de fureur se déferle, sinon, se déchaîne sur la place publique, à travers la presse et sur les réseaux sociaux. La presse internationale s’invite également. En effet, par cette énième retouche, le Chef de l’Etat voulait défier, pour la énième fois, l’opinion. Il a ce malin plaisir d’afficher cette insolence morale et ce barbarisme politique. Une mascarade de remaniement où les contribuables n’avaient eu droit qu’à un vulgaire plâtrage ou un cynique placage. En tout et pour tout, il n’y avait qu’une et une seule personnalité, réellement, nouvelle. La soi-disant nouvelle recrue qui intégra et occupa un poste de premier dans l’équipe de Solonandrasana Mahafaly, n’a rien de nouveau. C’est un rebut de la scène politico-médiatique nationale. L’homme fut à l’origine de la grogne, sans précédent, du personnel de la Compagnie aérienne nationale, Air Madagascar. Une brouille aboutissant d’ailleurs à son « renvoi » du poste de Pca et en même temps à son limogeage en tant que directeur de cabinet de la Présidence. Un prestigieux et combien très  influent poste au sein de l’appareil dirigeant de l’Etat qu’il a dû abandonner malgré lui.En somme, le remaniement s’apparente à un toilettage où les « saletés »  restent en place, voire même, entretenues tandis que les « intègres », remerciés.La publication des 33 membres du Cfm n’a qu’intensifié, encore plus, la grogne.Ndrianaivo