Les actualités Malgaches du Lundi 27 Mai 2019

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ONG Graine de Vie : Bilan positif des dix ans d’existence

L’ONG ou Organisation Non Gouvernementale Graine de Vie vient de souffler sa dixième bougie. Une décennie bien remplie si l’on se fit aux explications de Fréderic Debouche, président fondateur de l’ONG en question. « Nous disposons de 167 pépinières réparties sur 16 régions de la Grande Île. Nos dix années d’existence nous ont permis de planter environ 14 millions de jeunes pouces, soit, environ 400 plants par hectare ». Le président fondateur de l’ONG Graine de Vie de noter que « la pépinière d’Alatsinainy qui peut produire environ 700 000 plants par an est classée la plus grande d’Afrique« . En se donnant comme mission de sensibiliser les malgaches à préserver et à restaurer l’environnement, l’organisation produit divers plants allant d’arbres fruitiers à des plantes destinées à la culture de rente comme le girofle. Ces dernières ont été développées dans la région SAVA. Et l’on attendrait bientôt les premiers fruits des 150 000 plants cultivés. La sauvegarde de l’environnement étant l’une des premières missions de l’ONG, elle contribue également dans la restauration des mangroves par la production de plantes comme le palétuvier. Il conviendrait de noter que l’organisation distribue gratuitement les jeunes plants à toutes personnes, organisations ou encore entités qui en éprouvent le besoin. Ce que Fréderic Debouche a noté « notre objectif est de protéger ce qui nous reste comme ressources naturelles et environnementales. L’ONG Graine de vie fournit gratuitement ses plants. Nous accueillons à bras ouverts ceux ou celles qui voudraient bien contribuer à la cause environnementale« . La sauvegarde de l’environnement est l’affaire de tout un chacun. Les initiatives des organisations non gouvernementales telles que l’ONG Graine de Vie permettent de faire bouger les choses. Les plants sont gratuits, la situation de l’environnement n’est plus à démontrer à Madagascar. Qu’est ce qu’on attend pour agir ?

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Société Camellia International Ltd - Vers un procès pour diffamation contre SAMADA

Habitué à s’attaquer aux journalistes pour peu que ces derniers rapportent des faits qui lui portent ombrage, le nommé Raphaël Albaladejo de la Société SAMADA (Sûreté aéroportuaire de Madagascar) risque cette fois-ci de se trouver à son tour devant la barre, pour avoir publié des propos diffamatoires contre la société Camellia International Ltd, ex-Durban International traders Ltd. Cette dernière, via la  CSPI-M (une société de droit malgache créée pour exécuter le contrat de sécurisation des principaux aéroports de Madagascar), est en litige avec SAMADA depuis quelques années.

Dans un droit de réponse paru le samedi 25 Mai dernier dans le quotidien La Gazette de la Grande île, en effet, Raphaël Albaladejo avait accusé son ex-partenaire financier, Durban International traders Ltd (actuellement  Camellia International Ltd ), de s’être livrée à « de faux et d’abus de confiance » à son encontre. Pour étayer ses dires, l’homme de soutenir que la société Durban International traders Ltd, associée dans CSPI-M, n’existe plus pour avoir été radiée des registres du tribunal de commerce de Maurice depuis 2010. Dans une missive parvenue à notre rédaction, cependant, Camellia International Ltd de prouver, pièces à l’appui, que Durban International traders Ltd n’est nullement dissoute mais avait, dans un premier temps en 2010, déplacé son siège social aux Seychelles (Facsimilé 1) et dans un deuxième temps en 2014, changé sa dénomination sociale en  Camellia International Ltd (facsimilé 2). Le numéro des deux sociétés dans les registres de l’« International Business Compagnies Act, 1994 » (l’organisme seychellois qui a délivré les deux certificats en facsimilé) est le même, à savoir 73188. Ce qui ne peut vouloir dire que  Camellia International Ltd est bel et bien l’ancienne Durban International traders Ltd. La grossière ruse de Raphaël Albaladejo est de faire croire que le transfert du siège d’une société privée et le changement de sa dénomination signifient ipso facto sa dissolution.Motif fallacieuxSignalons que les propos de Raphaël Albaladejo, publiés dans le cadre d’un droit de réponse publié dans le quotidien La Gazette de la Grande île, font suite à un article paru dans les colonnes de ce quotidien le 23 mai dernier, article qui retrace la manière abracadabrante mise en œuvre par SAMADA  pour évincer purement et simplement la CSPI-M du contrat de sécurisation des principaux aéroports de Madagascar, dans lequel Durban International traders Ltd avait injecté la somme de 1.000.000 d’euros. En effet, au prétexte qu’il aurait été découvert que cette dernière a été radiée des registres de commerce de l’île Maurice en 2010, Raphaël Albaladejo et consorts ont créé la SAMADA en 2014 qui, en un tournemain, va se substituer à la CSPI-M. Or, selon la missive de Camellia International Ltd, au moment de la signature du pacte d’associés ayant formé la CSPI-M en 2013, Durban International Traders Ltd était déjà domiciliée aux Seychelles, comme le prouve d’ailleurs le facsimilé 1. Dans ces conditions, évoquer la radiation de cette dernière des registres de commerce de l’île Maurice ne serait qu’un motif fallacieux.Dilatoire « Ils (Raphaël Albaladejo et consorts, ndlr) réussissent l’exploit de récupérer en une semaine, au nom de SAMADA, le contrat de concession, le matériel de sécurité aéroportuaire et le personnel de Cspi-Madagascar, le tout au préjudice de la société Durban International Traders Ltd. En une semaine, les bougres déshabillent CSPI-Madagascar pour habiller Samada, le tout avec l’appui des barons du HVM » (Sic), avait rapporté La Gazette de la Grande île le 23 mai dernier. Eclatée en 2014, cette affaire rocambolesque opposant la CSPI-M et SAMADA a été portée devant le tribunal de commerce, lequel, dans le jugement N°253-C rendu le 25 septembre 2015, a tranché en défaveur de SAMADA. Le juge a ordonné l’exécution provisoire en ce qui concerne la fermeture de SAMADA, la restitution à la CSPI-M des immobilisations corporelles qu’incorporelles, les matériels et le personnel illicitement transférés (à SAMADA, ndlr) ainsi que la reprise immédiate de l’Exécution du contrat de sécurisation des principaux aéroports de Madagascar par la CSPI-M,« nonobstant toutes voies de recours ». Ne s’avouant pas vaincu, SAMADA a fait appel mais la demande de sursis à exécution qu’elle a formulée dans ce cadre a été rejetée et les deux parties ont été renvoyées à l’exécution des dispositifs assortis d’exécution provisoire du jugement commercial n°253-C du 25 septembre 2015.Selon toujours la missive de Camellia International Ltd, « la partie adverse (SAMADA, ndlr) joue sur les procédures pour faire des dilatoires. » A ce qu’on sache, en effet, à la date d’aujourd’hui, l’affaire est toujours en cours, SAMADA (ab)usant de toutes les ficelles juridiques possibles et imaginables pour empêcher l’exécution du jugement N°253-C ci-dessus.La Rédaction

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Trafic d'héroïne dans l'océan Indien - Un gros trafiquant sud-africain arrêté à Madagascar

La cavale de Lusinga Adam Martin alias Papa Freddy a pris fin samedi dernier à Andoharanofotsy. Un mois après sa fuite lors d'un contrôle des douaniers et de la Force intervention de la police (FIP) sur la route reliant Mahambo et Toamasina, ce Sud-africain a été traqué depuis et arrêté dans un hôtel avec sa petite famille. Toutefois, ce présumé gros trafiquant a encore tenté de fuir, laissant sa femme - une Malagasy - et ses enfants entre les mains des gendarmes et des douaniers, mais ses poursuivants ont pu finalement le capturer. Dans l'après-midi de cette arrestation, il fut de suite présenté aux journalistes au cours d'un point de presse tenu aux bureaux des douanes à Antanimena.

Le 22 avril dernier, le lundi de Pâques, suite à une information fiable concernant l'introduction d'héroïne du côté de Sainte-Marie, la Brigade de surveillance de la douane a opéré une opération avec la FIP sur cette route venant de Mahambo où sont débarqués les passagers en provenance de l'île Sainte-Marie. Les renseignements évoquaient que les marchandises seront transportées par des Sud-africains, pris en photo à bord d'une Range Rover lors de l'achat de leurs billets de transport à destination de Toamasina. Initialement, le plan des trafiquants était de transporter les marchandises en haute mer. Et de là, un bateau venant de l'île Maurice les récupérerait. Mais à la veille du rendez-vous, les autorités mauriciennes ont réussi à intercepter le skipper, mettant ainsi dans l'eau le projet des trafiquants. D'où le transport de la drogue forte vers la terre ferme, assuré par Papa Freddy et consorts.Arrivée au poste de contrôle de la Brigade de surveillance de la douane, à quelques kilomètres de l'entrée de la ville de Toamasina, la Range Rover avec ses cinq occupants à son bord s'arrêta. Le temps pour les douaniers et ceux de la FIP d'aller effectuer la fouille, le chauffeur, Papa Freddy selon des sources, démarra en trombe à la grande surprise des contrôleurs. Une course-poursuite s'était ainsi engagée entre la puissante voiture de ce baron de la drogue et le modeste véhicule de la Police. Mais avec la méconnaissance de Papa Freddy de l'environnement, il empruntait, pour semer ses poursuivants, une route sans issue. Bloqués dans cette impasse, les occupants de la Range continuaient leur fuite, à pied cette fois-ci, abandonnant sur place la voiture et son contenu, 41 kg d'héroïne répartie dans plusieurs valises et sacs. Depuis, la chasse pour retrouver Papa Freddy et consorts est ouverte. Localisé, avec sa petite famille à Toamasina, puis à Ambohibao et dans d'autres quartiers de la Capitale, le Sud-africain parvient toujours à déjouer les plans élaborés par les traqueurs jusqu'à samedi dernier.Le mode opératoire de ces trafiquants a été révélé par les douaniers malagasy. Ils importent les produits stupéfiants de l'Afrique, notamment de la Tanzanie, et les font venir en bateau pour être réceptionnés à Nosy Be, Mahajanga ou Toamasina. C'est de ces trois villes côtières de Madagascar que les drogues dures partent pour l'île Maurice et l'île de La Réunion. D'après les dires des douaniers, ces trafiquants possèdent des moyens et des complices pour l'importation et l'exportation des marchandises.Une sérénité douteuseRecherché par les douaniers de la zone de l'océan Indien, Papa Freddy est finalement appréhendé à Madagascar, la plaque tournante du trafic de drogue dans la Région. Tout le monde attend maintenant la suite. Papa Freddy sera-t-il jugé à Madagascar ou dans l'une des deux îles voisines où ses commerces font des ravages auprès des consommateurs ? Samedi, plusieurs  journalistes ont été étonnés par les comportements de Papa Freddy. Selon les témoins, l'homme affiche en effet un calme olympien face à l'assistance. Il a même poussé le luxe de sourire à l'assistance comme s'il n'a rien fait de mal. Pire, Papa Freddy aurait même lancé à des douaniers qu'il les connait très bien. Une phrase qu'on peut interpréter comme « on se reverra ».  « Peut-être qu'il est au courant que des condamnés à perpétuité viennent récemment de s'évaporer dans la nature à Ejeda (Tuléar) et que lui aussi peut faire de même dans n'importe quelle prison malagasy », lance avec boutade un journaliste qui, à l'instar de ses collègues présents à Antanimena, s'est dit intrigué par les comportements de cet homme qualifié comme un baron de la drogue dans la Région de l'océan Indien.La Rédaction

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Législatives 2019 - Abstention massive

Hier soir, à la fermeture des bureaux de vote, la question de la faible affluence des électeurs était sur toutes les lèvres. Dans l’ensemble, les élections se sont déroulées dans la sérénité et dans le calme. L’abstention massive est toutefois le premier constat que l’on peut faire de ces élections législatives. Du moins à Antananarivo. Avec 20% de participation à la mi-journée, dans la plupart des bureaux de vote de la Capitale, l’abstention s’annonce historiquement basse pour ces élections législatives. Sondeurs et observateurs de la vie politique redoutaient une forte abstention, au vu notamment du manque d’enthousiasme ayant entouré la campagne électorale. Les chiffres pourraient leur donner raison. Au total, plus de dix millions d’électeurs étaient appelés aux urnes.

Traditionnellement, les législatives sont le parent pauvre des élections. La grand-messe reste la présidentielle puis ensuite les communales et les municipales. Ces deux consultations populaires ont habituellement des taux de participation élevés en raison notamment de l’impact direct que ces élus ont sur la vie quotidienne des ménages malagasy. L’image désastreuse qu’ont donnée les députés de la précédente législature aura également joué. Dans les esprits des électeurs, l’image de députés avilis par les mallettes reste encore vivace. La morosité, le manque de confiance pousseraient ainsi les Malagasy à ne pas voter. En tout cas, les absents auront tort. Ceux qui se sont abstenus de voter seront tout aussi responsables que ceux ayant voté de la qualité des prochains élus qui siègeront à Tsimbazaza. Le prochain scrutin n’aura lieu que dans cinq ans. En tout cas, malgré le désintérêt d’une partie de la population, l’opposition a, selon les experts, peu de chance de l’emporter. La coalition présidentielle semble bien partie pour remporter la majorité des 151 sièges à pourvoir. Hier dans la journée, aucun résultat, même partiel, n’avait été annoncé. Les responsables au niveau de la Commission électorale nationale indépendante avaient déclaré à la presse hier que "quelques tendances" devraient être publiées dans la nuit de lundi à mardi. La CENI doit encore "comparer" les résultats obtenus  afin de s’assurer que les estimations publiées "reflètent la réalité". Les résultats provisoires sont attendus la mi-juin. La Haute Cour constitutionnelle rendra son verdict sur les éventuelles requêtes et prononcera les résultats définitifs du scrutin vers la fin du mois de juin voire au début du mois de juillet prochain. La Rédaction

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Meurtre d'un retraité malgacho-réunionnais - L'auteur condamné à 30 ans de réclusion par contumace

Le procès de Henintsoa Zotsinampoisina dit Ntsoa, le meurtrier de son employeur, un retraité malgacho-réunionnais du nom d'Hubert Roger Rasolondramanitra (66 ans), s'est déroulé au cours de la semaine dernière à la Cour d'Assise de La Réunion. Verdict : le meurtrier, qui n'est autre que l'homme à tout faire de la victime, est condamné à trente ans de réclusion. De plus, Ntsoa, qui est toujours visé par un mandat d'arrêt international, est désormais susceptible d'être arrêté et transféré à La Réunion afin d'exécuter sa peine s'il envisageait de quitter le sol malagasy.

Il faut dire que la procédure dite de défaut criminel diffère sensiblement d'un procès d'assises classique. D'abord, parce que l'accusé, un ressortissant malagasy en cavale dans son pays, était jugé donc par contumace. Il n'y avait également ni témoins, ni experts à entendre, lors du procès, mis à part le médecin ayant réalisé l'autopsie d'Hubert Roger Rasolondramanitra, la victime qui a été poignardée à mort dans sa résidence secondaire à Ambohidrapeto, dans la Capitale malagasy, lors d'un séjour en juillet 2014.La victime, un chef-comptable retraité, faisait des allers-retours réguliers entre son appartement de La Possession (La Réunion) et sa résidence sise dans la localité d'Ambohidrapeto Itaosy. C'est en entamant l'un de ses innombrables séjours censés durer un mois qu'il avait été agressé par son homme à tout faire, dans son lit, au réveil.Et à notre confrère réunionnais de rappeler à travers ses colonnes que la prise en charge par les secours avait été chaotique. Il avait trouvé refuge chez Rémi Marchal, son cousin et voisin. Aucune ambulance n'étant disponible. Il avait été conduit sur un brancard de fortune en taxi à l'hôpital où le scanner était en panne...Hubert Rasolondramanitra avait finalement été transféré dans une clinique privée où il avait été rapidement décidé de le faire rapatrier en urgence par avion à La Réunion. C'est au CHU de Saint-Denis qu'il a finalement succombé à ses blessures. Selon le médecin légiste, l'homme a été poignardé plus de dix fois. Il a aussi reçu un violent coup ayant causé une fracture du crâne. Un coup sans doute porté à l'aide d'un bâton retrouvé sur place.Le meurtrier, plutôt motivé par le vol« La multiplicité des coups et des moyens utilisés démontrent l'intention de tuer, estimait une juge de La Réunion. C'est un meurtre destiné à dissimuler un vol », celui d'une chaîne en or que les proches de la victime lui avaient pourtant déconseillé de porter à Antananarivo ainsi que de 300 euros. Ntsoa avait déjà été surpris en train de voler, notamment des marmites, des assiettes ou encore des outils de son patron, auprès duquel il avait aussi contracté une dette pour assouvir son penchant pour la boisson.Mais l'auteur des faits avait fait une autre victime, cette dernière étant le témoin, malgré elle,  de la scène du meurtre. Il s'agissait de Noro, la femme de ménage d'Hubert Rasolondramanitra, laquelle avait surpris le meurtrier en train de s'acharner sur sa victime au matin du 22 juillet 2014. Ses gestes et faits ayant été vus, Ntsoa s'était alors rué sur la domestique pour la blesser superficiellement à la gorge et plus gravement à la jambe, avant de prendre la fuite avec son butin. Les enquêteurs savent qu'il est parti se réfugier chez sa petite-amie qui a bien vu les traces de sang et de blessures de défense sur ses bras. Le meurtrier a ensuite poursuivi sa cavale avec la complicité d'autres proches.« Il a été recherché, semble-t-il, par les autorités malagasy », a lâché Emmanuelle Barre avec une pointe d'ironie. « Mais il n'a jamais été arrêté, ni jugé. Ce qui nous donne compétence pour le faire », ajoute-t-elle. Celle-ci a requis 20 ans de réclusion. La cour est allée au-delà en prononçant une peine de 30 ans.Contacté par téléphone à Madagascar, Henri, l'un des frères de la victime, nous confiait sa satisfaction à l'annonce du verdict. « Mais nous espérons que les autorités malagasy s'activent pour retrouver le meurtrier. Car pour l'instant, rien n'a bougé »...  Recueillis par F.R.

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Foire internationale de Madagascar - Un développement des affaires profitable pour tous

La Foire internationale de Madagascar s’est clôturée sur une note positive, dimanche dernier. Le comité d’organisation de l’événement, ainsi que tous les exposants, ont été plus que satisfaits de cette 14ème édition. Bientôt, de nouvelles opportunités d’investissements devront donc émerger, plus particulièrement après ce rendez-vous économique incontournable.

Objectifs atteints. La Foire internationale de Madagascar (FIM) n’est pas seulement une série de ventes et d’expositions. Effectivement, elle reste indéniablement une occasion pour rapprocher le pouvoir public avec le secteur privé et les opérateurs économiques. « Cette année, ce fut aussi une occasion pour les jeunes entrepreneurs malagasy de se familiariser avec l’expérience et l’expertise des grandes entreprises présentes sur les lieux. Il ne faut pas oublier que le principal objectif de la FIM est de permettre à chaque entreprise de se mettre en avant afin de développer ainsi ses activités », défend Michel D. Ramiaramanana, président du comité d’organisation de l’événement, dimanche, lors de la présentation d’un bref bilan du salon, à la Zone Forello Expo sise à Tanjombato. De son point de vue, un optimisme partagé règne actuellement, plus particulièrement en termes d’investissements. « Les nouvelles orientations prises par le pays vont sans aucun doute générer un développement des affaires, à la fois profitable pour les opérateurs nationaux et internationaux », ajoute-t-il. Ainsi, ce n’est pas le nombre de visiteurs qui importe mais plutôt sa qualité, vu qu’ils pourraient contribuer à la concrétisation des visions de développement du pays.Plusieurs missions économiques venant de plusieurs pays comme la Belgique, l’Allemagne, La Réunion mais aussi l’île Maurice, sans oublier la France ont notamment honoré de leur présence cette 14ème édition de la FIM. Il ne faut pas oublier que Madagascar est aujourd’hui à la recherche de pays partenaires pour l’accompagner sur la route de l’émergence. « Cette année, la FIM a accueilli des hommes d’affaires de premier plan si nous ne citons que Benoît Coquard, président-directeur général de la marque Le Grande, parmi les quarante grandes entreprises cotées en bourse du monde entier. Cette visite l’a notamment convaincu d’investir bientôt dans un programme de formation de futurs électriciens malagasy. Des rencontres se sont déjà faites dans le cadre de ce programme. Ce sont des projets pragmatiques de ce genre que Madagascar a besoin pour pouvoir émerger et sortir de ce cercle non vertueux de la pauvreté », maintient le président du comité d’organisation de la FIM. En tout cas, à lui seul, le pouvoir public ne saurait développer le pays. Celui-ci aura alors besoin de l’appui du secteur privé. C’est pourquoi, outre les investisseurs internationaux, il se rapproche désormais des opérateurs locaux en leur offrant un climat d’affaires plus favorable, d’où la participation de la Direction générale des projets présidentiels à l’événement. DGPP : Valoriser les futurs projets  De nombreux projets verront bientôt le jour. La Direction générale des projets présidentiels (DGPP) a donc participé à cette édition de la FIM pour présenter cette nouvelle vision pour Madagascar. « C’est la première fois que la Présidence par le biais de la DGPP prend part à un événement comme celui-ci. C’est surtout et en premier lieu, une occasion pour présenter aux membres du secteur privé les possibilités de réalisation et d’investissement dans le projet Tanamasoandro nouvelle ville. C’est aussi une occasion pour nous d’éclaircir quelques points auprès du grand public. En effet, beaucoup de gens se posent des questions sur l’envergure et les possibilités de réalisation de tous ces projets », explique Holijaona Raboana, président d’Emergence Madagascar. Tout au long du salon, chaque projet est expliqué en long et en large à tous les visiteurs et les entreprises intéressées. Une conférence a même été organisée par la DGPP pour faciliter le contact avec les différentes parties concernées. « A travers le projet de Tanamasoandro, nous envisageons de générer plus de 10 000 emplois nationaux. Créer une entreprise n’est pas une chose simple, mais avec ce projet nous allons faciliter les choses pour tout entrepreneur avec une idée d’innovation », encourage le président d’Emergence de Madagascar.Comme le projet Tanamasoandro devrait être réalisé cette année, il est nécessaire de voir d’ores et déjà les futurs collaborateurs pour accompagner son bon développement. « De ce fait, la Direction générale des projets présidentiels a donc eu l’opportunité de rencontrer par exemple tous les acteurs de l’énergie solaire souhaitant contribuer à ce projet », notifie Michel D. Ramiaramanana. En tout cas, la DGPP perçoit déjà un réel engouement autant du secteur privé que des visiteurs en général. Même après la clôture de l’événement, toutes les parties concernées par la Foire internationale de Madagascar sont maintenant en train de préparer tout ce qui va suivre pour que la Grande île émerge enfin du lot.Dossier réalisé par Rova Randria

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« Rykala Vazo » - Mitchou, fauchée par la mort à la fleur de l’âge

Le monde de la musique est en deuil ! Triste nouvelle pour les amateurs de bonne musique gasigasy et de cover : un membre de leur troupe favorite vient de rejoindre les firmaments. Il s’agit de la jeune femme talentueuse Mitchou Amy du groupe de trio « Rykala Vazo », qui a rendu l’âme samedi dernier après avoir combattu contre une maladie depuis quelques temps. En effet, une annonce a été faite par la chanteuse elle-même au mois d’avril dernier annonçant son regret de se retirer de la scène musicale durant un certain temps, pour des raisons de santé.

« J’ai l’immense regret de vous annoncer que je vais devoir faire une petite pause… Je vous demande de prier pour moi », écrit-elle sur son compte Facebook. Une publication qui a déjà alerté les fans, dans le pays comme à l’étranger. Apparemment, son état de santé ne s’est pas amélioré puisqu’un jour avant sa mort, une autre publication avait été faite par la formation annonçant que Mitchou est gravement malade et a besoin urgemment d’une évacuation sanitaire à l’étranger. La nature de sa maladie n’étant pas précisée, c’est plus tard qu’on sait qu’elle avait été victime de 3 accidents vasculaires cérébrales ischémiques en l’espace d’un mois, d’où la nécessité de l’intervention d’urgence et de son évacuation à La Réunion. La veille de sa mort, une somme de près de 3 200 euros a pu être récoltée sur un objectif de 70 000 euros. Selon les sources, elle a été évacuée à l’hôpital HJRA Ampefiloha, le 20 mai dernier et c’est justement en pleine préparation de son évacuation qu’elle a tiré sa révérence. Une intervention d’urgence ne pouvant pas attendre était ainsi nécessaire puisque l’accident vasculaire cérébral ischémique (AVC) dont elle a été la victime est la conséquence du manque d’apport d’oxygène dans une partie du cerveau. Andriambolatiana Miarintsoa ou Mitchou pour ses fans et proches a donc quitté la terre pour une vie bien meilleure.Des hommages : La troisième femme mousquetaire de la musique malagasy a donc quitté la troupe. Il n’en reste plus que deux, à savoir Mirana et Vanintsoa. Ces dernières sont anéanties par la mort de leur sœur, leur complice. « Nous avons perdu une amie, une sœur… Nous sommes orphelines car notre petite 4ème voix avec sa voix unique et irremplaçable nous a quittés. « Tiako izy, ho ahy izy, ho tantanako eo anilako eo »... est une chanson qui touchait son cœur. Repose en paix Mitchou », publie le groupe. Les milliers d’hommages et de messages de désolation n’ont pas cessé de tomber puisqu’effectivement, la jeune femme est partie trop tôt puisqu’elle n’avait que 34 ans. « Les meilleurs partent toujours en premier. C’est une triste nouvelle. Je n’arrive pas à y croire. Elle avait un bon avenir qui l’attendait. Et puis, avec son groupe, le succès leur attendait à bras ouvert. J’espère que les deux autres n’abandonneront pas et vont poursuivre leur chemin pour rendre hommage à Mitchou », commente un fan sur sa publication. Consciente de son talent et en guise de respect pour ses réalisations à l’endroit de la culture malagasy, la ministre de la Communication et de la Culture a elle-même présenté ses condoléances au groupe « Rykala Vazo » ainsi qu’à la famille de Mitchou.…des projets :« Avec Vanintsoa, nous avons toujours aimé la musique, surtout le « bà gasy ». Par contre, Mitchou était surtout dans tout ce qui était la danse malagasy. Mais puisque la passion pour la musique était commune, elle nous a proposé de former une formation de femmes, chantant et jouant des instrumentsde musique traditionnels. Effectivement, on a adoré le projet et c’est ainsi que nous avons créé le groupe "Rykala Vazo" », confie Mirana, membre du groupe. Elles se sont en effet lancées dans un pari très osé, celui d’évoluer donc dans un genre très atypique, surtout pour un groupe féminin : le moderne-trad, que les mélomanes ont pu découvrir pour la première fois au Trass, Tsiadana. « Mitchou a appris à chanter le bà gasy au sein du groupe puisqu’elle adorait déjà tout ce qui est « gasigasy ». Et au fil du temps, elle a commencé à aimer les « Kalon’ny fahiny ». Elle adorait particulièrement chanter « Mpiasan’Ivoary » ou encore « Voamaintilany »… Elle s’occupait de la voix basse et jouait de la guitare basse, de la batterie, du cajon et du « sodina ». Tout ce qu’on peut dire, c’est qu’on a passé des moments merveilleuses avec elle et on lui souhaite de reposer en paix », continue notre interlocutrice. Une chose est sûre : sa disparition causera un grand vide dans le monde de la musique malagasy, notamment le « bà gasy ». Et pourtant, la formation a prévu des projets pour cette année, notamment des sorties et un album. D’ailleurs, le rêve de Mitchou était que son groupe aille bien loin et soit la fierté du pays. C’est pour se consacrer à la musique et à sa formation qu’elle a quitté la place qu’elle occupait à l’ambassade. Etre une femme malagasy était sa fierté et elle était honorée de porter haut le flambeau de la chanson malagasy partout où elle est allée. En tout cas, le corps de Mitchou Amy quittera son domicile au lot IIB 152 Manjakaray dans la matinée du mercredi avant un hommage religieux qui se tiendra à l’église FJKM Antoby Fitahiana Anjozorobe. Ensuite, sa dépouille sera emmenée à Antoby Anjozorobe pour rejoindre sa dernière demeure.Tahiana Andrianiaina

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Atelier sur l’agrotourisme - Atténuer les problèmes liés à la pauvreté rurale

Trois jours de réflexion. Du 23 au 25 mai dernier, le premier atelier axé sur l’agrotourisme, en parallèle avec la Foire internationale de Madagascar (FIM), a permis de réunir près de soixante acteurs pour discuter d’une meilleure mise en relation des secteurs agricole et touristique. Tout au long de cette rencontre, les participants ont pu dégager les principaux points à cerner pour pouvoir rallier l’agriculture au tourisme. Cette alliance aura surtout pour objectif d’atténuer ou même de supprimer certaines problématiques de la pauvreté rurale. « Dans un climat où la mondialisation ne concerne plus seulement le domaine économique, nous devons désormais apprendre à nous ouvrir aux autres mais aussi à d’autres cultures. 

Les touristes voyagent intelligemment aujourd’hui. Ils recherchent le dialogue, c’est pourquoi ils s’intéressent de plus en plus aux offres centrées sur le contact humain. Ils veulent nous découvrir, ils veulent mieux nous connaître. Et avec une population à majorité paysanne, les touristes sont d’autant plus conquis. Il est donc plus qu’important de creuser de ce côté-là », défend Michel D. Ramiaramanana, médiateur économique et président du comité d’organisation de la FIM. Ainsi, même si une politique n’a pas pu être élaborée au cours de ces trois jours, cela ne devrait plus tarder. « En tout cas, l’objectif de cette table-ronde est d’inciter toutes les parties concernées à réfléchir à toutes les combinaisons possibles entre les deux secteurs pour une collaboration "gagnant-gagnant" pour tout le monde. Nous ne pouvons pas laisser le monde agricole en dehors de tout ce mécanisme de changement opérant pour l’émergence de notre pays », soutient Gabrielle Jonahson de Consultante internationale, organisateur de l’atelier.  Après cette consultation des parties prenantes, d’autres mécanismes se mettront donc en place pour permettre le développement du secteur agricole avec le tourisme. Il ne faut pas oublier que le ministère des Transports, du Tourisme et de la Météorologie s’est posé comme but d’attirer 500 000 touristes d’ici 2023. Des actions de genre sont très importantes pour arriver à cet objectif. Rova Randria

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Devoir commun

Il fut un temps, avant 1972, à l’Université d’Ankatso où il n’avait eu qu’une seule Faculté pour les études de Droit, d’Economie et des Lettres. Il existait ainsi un « Tronc commun » (1ère et 2ème année) pour des Départements tels Histoire et Géographie, par exemple. Au bout d’un certain temps, les étudiants du Tronc commun subirent ensemble un Devoir surveillé (DS) commun. Le rideau du scrutin des législatives est définitivement tombé. Les sensibilisations et la mobilisation des états-majors politiques pour convaincre les électeurs à se joindre à leur cause arrivèrent à leur terme le samedi 25 mai 2019. Et la journée d’hier, lundi 27 mai, fut consacrée à l’élection des 151 députés de l’Assemblée nationale.

A la différence des pays comme l’Inde, un pays continent, où les élections s’étalent sur plusieurs jours sinon des semaines, chez nous, elles se font en une journée. En Afrique du Sud ou au Brésil, l’élection est obligatoire pour chaque citoyen en âge de voter tandis qu’à Madagascar c’est un droit absolu mais libre à chacun de l’utiliser ou non.Apparemment, les citoyens conscients de leur responsabilité s’étaient mobilisés, hier, pour aller aux urnes et cela au nom du devoir commun.  N’empêche que certains milieux d’observation craindraient un taux d’abstention élevé.Devrait-on rappeler que l’élection est le moyen par excellence à tous d’exprimer leur « avis » ou leur choix. Et chaque citoyen ne devrait pas laisser à d’autres le soin de décider à sa place.La mise en place de l’Assemblée nationale, par la voie des urnes, constitue l’un des fondements d’un Etat démocratique. On ne peut pas concevoir un Etat de droit et démocratique sans l’implication effective du Parlement, plus précisément l’Assemblée nationale où siègent les représentants légitimes du peuple, les députés. L’absence du Parlement est incompatible à un régime moderne et universellement reconnu. En somme, sans une Assemblée nationale vivante et percutante, on assiste automatiquement à la dérive dictatoriale d’un homme ou d’un régime.Faudrait-il préciser qu’une Assemblée nationale (AN) utile et responsable exige la concrétisation de certains paramètres. D’abord, l’existence effective d’une majorité nette et stable de nature à conforter la sérénité et la paix sociale dans le pays. Cela peut s’expliquer par une Assemblée nationale épargnée de la piètre image truffée de volatiles, de pirouettes ou d’élus cupides « étant le gage d’une assise stable qui contribue à l’essor national et au bien-être de tous. En second plan, une suite logique du premier, à savoir le nécessaire tandem gagnant avec l’Exécutif. Deux Institutions vouées, par la force des choses, à avancer main dans la main qui, au fait, ne signifie pas bien sûr une relation de complicité pour le mal voire une conspiration contre la démocratie et les intérêts vitaux de la Nation.Faudrait-on clarifier, pour la énième fois, le rôle stratégique et décisif que la Constitution attribue à l’Assemblée nationale dans le processus de redressement du pays ? En effet, les députés de Madagasikara endossent la lourde responsabilité de donner le feu vert aux grandes orientations de la Nation que l’Exécutif leur soumet à adopter. Ils ont aussi la tâche stratégique de contrôle  des actions publiques du Gouvernement.Au final, devrait-on insister sur la nécessité nationale pour chaque citoyen et pour le pays de s’être  acquitté de ce devoir commun.Ndrianaivo