Les actualités Malgaches du Dimanche 27 Mai 2018

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Madagascar. La facticité d’un régime de leurres, rétrograde et dangereux

En fait, pourquoi nous étonnons-nous encore devant le comportement d’un président de la république qui n’a jamais eu l’étoffe d’un chef d’État ? Tout simplement parce que l’être humain cherche toujours à comprendre. Ainsi, la compréhension des faits constituera toujours, à côté du rire, le propre de l’Homme en général. C’est aussi cela la vie en société, les gars ! Mais à propos du « sujet » qui nous intéresse, le rire jaune est de mise, tellement il a trompé son monde et s’est fait des ennemis partout, à commencer par ses compatriotes qu’il a saoulé de promesses d’ivrogne. « On le sait depuis belle lurette ! », rétorquerez-vous. « On veut du neuf, Jeannot ! ». Oui, mais reconnaissez qu’à mesure que le temps passe, il devient de plus en plus difficile d’innover sur les idioties du régime Hvm tellement elles reviennent en boucle, calquées sur ce qui s’est déjà produit il y a trente ans et plus.

En tout cas, on ne peut pas être en panne d’inspiration sur ce cas rajaonarimampien devenu pathologique (anormal, maladif) dans sa pratique de la gouvernance par la corruption. Celle-ci ne concerne pas uniquement l’argent. Il y a la corruption de l’esprit de personnages avec ou sans envergure mais serviles (qui servent des créatures veules et viles) et la corruption des textes et lois en vigueur. Et c’est ce système qui a amené Madagascar à devenir le 5è pays le plus pauvre du monde en quatre années et demi. Un record du genre avec trois Premiers ministres nommés sans tenir compte du prescrit constitutionnel. Et c’est bien ce régime lui-même qui me donne des munitions pour lui tirer dessus.

Hery Vaovao félicitant celui qu'il a fait prince et qui le sauvera maintes fois en violant la constitution par des décisions politiques qui finiront par l'engloutir dans la fosse de l'opprobre où il a déjà un pied bien engagé.

En fait, le premier responsable de cette situation, demeure -je persiste et je signe- le co-fondateur de l’entité SeFaFi (Observatoire de la vie publique), professeur constitutionnaliste mais non magistrat, Jean Eric Rakotoarisoa. Nommé par le président Hery Vaovao puis «élu» par ses pairs, il aura vite fait de détruire irrémédiablement l’Etat de droit à Madagascar pour en faire un état sauvage où l’argent est devenu Tsar (ironiquement de manière phonétique, en malgache « tsara » veut dire bien).

Et c’est ainsi qu’une entité qui n’avait même pas de députés candidats aux élections législatives du 20 décembre 2013 (en même temps que le second tour de la présidentielle), possède, désormais, son groupe parlementaire à l’Assemblée nationale. Je veux parler du parti Hvm (« Hery vaovao ho an’i Madagascar »), parti qui n’a été officiellement créé qu’en mai… 2014. Par la suite, Jean Eric Rakotoarisoa a balayé le mandat impératif inscrit dans la constitution, avec des tas de « considérant que » sidérants ! Personne n’a rien dit, surtout pas ses pairs du SeFaFi, parce qu’il « fallait laisser le président travailler »… Et il a si bien travaillé son mode de gouvernance qu’en 2015, sous le coup d’une déchéance pour, entre autres, la non mise en place de la Haute cour de justice (HCJ), il a été sauvé par un « accord politique » artificiellement créé par le même Jean Eric Rakotoarisoa. Et tant pis pour le peuple si cet accord politique n’a jamais été mis en pratique, comme n‘a pas été effectuée la nomination d’un chef de parti d’opposition en tant que vice-président de l’Assemblée nationale. Ceci est également prescrit par la constitution. La place est désespérément vide en ce mois de mai 2018 qui touche à sa fin et, officiellement, il n’y a pas d’opposants à Madagascar.

Il y a une constance dans la bêtise pour tous les présidents qui s’agrippent à leur chaise. Absurdité générée, en réalité, par une cour qui, s’étant tout permis pour réaliser un enrichissement personnel effarant, se persuade que la vapeur peut être inversée. Aujourd’hui samedi 26 mai 2018, le régime Hvm n’a rien trouvé de mieux que de se sentir obligé de payer des pauvres gens pour remplir le Coliseum d’Antsonjombe. Bien évidemment qu’il sera plein mais cela n’aura aucun impact dans la suite des évènements, malgré la diffusion en direct de ce non-évènement sur les chaines publiques Tvm et Rnm pour tromper les Malgaches des régions. Eh les gars : Internet, les téléphones portables et les vidéos en temps réel n’ont pas été créés pour les chiens ! Mais il y a déjà eu un antécédent de ce sursaut de désespoir d’un régime en fin de parcours, comme tous les précédents régimes malgaches.

Le 11 décembre 2007, la veille de l’élection du maire de la ville d’Antananarivo, le parti Tim (« Tiako i Madagasikara »), fondé par Marc Ravalomanana, avait amené des gens de tous les villages environnant de la Capitale pour remplir le stade municipal de Mahamasina afin de supporter son candidat, Hery Rafalimanana. A l’époque, le Coliseum n’existait pas encore. Pour se donner plus de « chance », ce parti au pouvoir avait interdit aux transporteurs en commun reliant Antsonjombe d’y emmener des passagers. Il faut se rappeler que le candidat Andry Rajoelina y avait organisé son dernier meeting (« fara-doboka »). La majorité des Antananariviens y étaient venus à pieds. Pour en revenir au parti Tim, ce 11 décembre-là, le stade de Mahamasina fut blanc de monde (oui, on dit noir de monde mais tout le monde était habillé de blanc). A ce moment-là, à la vue de cette foule immense -sur les gradins, dans les tribunes et sur le terrain proprement dit-, les carottes semblaient être cuites pour le jeune Andry Tgv.

En matière d’inauguration à caractère politique, il faut aussi se rappeler du 26 novembre 2007. Ce jour-là, lors de l’inauguration de la gare routière d’Ampasampito, c’est le président de la république, Marc Ravalomanana en personne, qui était au côté du candidat Hery Rafalimanana qu’il avait nommé Pds (Président de délégation spécial, plus simplement maire par intérim) en remplacement de Patrick Ramiaramanana nommé, lui, ministre des sports. Ainsi donc, à ce ryhtme, Andry Tgv n’avait plus qu’à se rhabiller. Et ben non : malgré l’utilisation de tout l’appareil administratif –agrémentée de menaces d’affectation- et de toute la puissance publique, Andry Rajoelina a été élu Maire de la ville d’Antananarivo, avec 63,27% des suffrages exprimés, le jour des 58 ans de Marc Ravalomanana (né le 12 décembre 1949). Ainsi donc, le nombre de personnes qui seront présentes au Coliseum aujourd’hui, ne saurait -et ne sera- jamais être un indice de popularité.

En passant (comme un passant qui passe parlant du passé -cela s’appelle allitération, les gars !), à propos de Hery Rafalimanana, candidat perdant à la mairie d’Antananarivo en 2007, c’est sur lui, encore, que le Hvm a misé pour le même poste en 2015. Il a encore perdu. Jamais deux sans trois et la prochaine sera la bonne ? En tout cas, il apparait que les loosers qui se ressemblent se sont assemblés. Non ?

Pour en revenir au Coliseum de ce jour, ces Malgaches sont là parce qu’ils ont été obligés d’une manière ou d’une autre. Dans mon propre quartier -zone rouge de la pauvreté-, depuis jeudi dernier, des individus abordent les riverains pour leur faire miroiter de 5.000 à 10.000 ariary à récupérer une fois au Coliseum aujourd’hui. Auront-ils, enfin, la somme complète promise ? On verra. De l’autre côté, les 192 chefs de quartiers («Sefo fokontany ») formant la ville d’Antananarivo, ont été sommés d’amener au moins 100 personnes chacun, sous peine de déchéance. Rappelons que ces «Sefo Fokontany» sont nommés et non élus. Ne parlons pas d’autres personnes qui ont été transportées de loin… Et dans les ministères comme celui des Postes et Télécommunications (pour ne prendre que cet exemple), les fonctionnaires sont obligés d’être présents au risque d’être révoqués. Alors, bien sûr que le Coliseum sera plein, surtout qu’il y aura plein d’artistes pour un spectacle gratuit mais au cachet « exceptionnel » pour ces artistes à qui nous ne jetterons jamais la première pierre, n’est-ce pas ?

Selon les informations recueillies, le régime Hvm a prévu 10 milliards (ariary ou fmg, c’est déjà une somme énorme dans cet océan de toutes les pauvretés), pour ce «rapport de force» (dixit le Hvm) au Coliseum. Pourquoi lésiner sur les moyens en effet ? Mais il faut savoir que cet argent n’est rien d’autre que les anciens billets de 10.000 ariary (créés par Marc Ravalomanana alors président) qui devraient être brûlés au fur et à mesure depuis bien un an déjà. En effet, les nouveaux billets ont été émis à partir du 17 juillet 2017. Ce qui signifie qu’à Madagascar, de nos jours, les échanges commerciaux en espèces se font avec deux sortes de billets différents et, forcément, l’une n’est plus qu’une monnaie de singe qui n’a plus guère de valeur réelle, dès lors. Par ailleurs, c’est avec cet argent que le premier cercle du couple Hery sy Voahangy Mivady sont milliardaires. Ils n’auront jamais le temps de les échanger contre des euros ou des dollars, à moins de mettre à sec les devises de la Banque centrale. Cela a déjà eu lieu à Manakara en 2007 encore, avec un certain Louis Ranjeva, jamais appréhendé jusqu’à présent. En fait, ce Ranjeva-là a réussi à détourner la somme de 12,6 milliards d’ariary entre 2005 et 2007. Il a donc pu les échanger en une monnaie étrangère, ayant été directeur de cette Banque centrale. A croire que le crime paie…

Mais le danger de ce rendez-vous à Antsonjombe, pour l’État de droit (encore et toujours plus), repose sur ce qui va se passer dans la tête du filoha Hery qui n’a plus rien à perdre (car il a déjà perdu la tête). En effet, à la vue de tout ce monde, dont la majorité n’a toujours pas compris le pourquoi de ce spectacle gratuit, Hery Vaovao va se persuader qu’il est adoré sinon chéri par les 24 millions de Malgaches. Merci aux médiaboliques de ce week-end de Fête des Mères 2018. Du coup, il va promulguer la loi instituant une Haute Cour de Justice (HCJ) à sa sauce. Jean Eric Rakotoarisoa, bien qu’en parfaite connaissance de la non-rétroactivité de la loi, trouvera encore et toujours un artifice pour faire en sorte que cette HCJ soit « conforme à la constitution ».

Et attention car ils ne s’arrêteront pas en si bon chemin. En effet, il est très fort à craindre que ce Jean Eric Rakotoarisoa va tenter une sortie en beauté du diable. Car, dès la promulgation de son existence officielle, il est plus que probable que cette HCJ, attendue depuis 2015, va déclarer que la HCC n’est pas compétente pour recevoir les «requêtes aux fins de déchéance de sieur Hery Martial Rajaonarimampianina, Président de la République» déposées les 17 et 25 mai 2018. Que va-t-il se passer lorsque le pays arrivera à ce stade-là ?

Je ne réponds plus de rien, surtout après avoir lu l’interview publiée par prestigieux magazine français « Paris Match » (né en 1949 comme Marc Ravalomanana), le 24 mai 2018. Hugues Ratsiferana, incontournable cheville ouvrière («vy nahitana») de ce publi-reportage qui ne dit pas son nom, a dû utiliser les euros des pourcentages des infrastructures inachevées du Sommet de la Francophonie. Ce ne sera qu’une pure perte d’argent donc pure perte de temps qui n’effacera jamais les crimes commis. En 1991, Didier Ratsiraka a effectué la même démarche à partir du même palais d’Iavoloha, à travers divers médias étrangers de renom. Mais mépriser les journalistes malgaches ne l’a pas empêché de perdre son « match » et de s’enfuir pour se réfugier, une première fois, en banlieue parisienne. Et l’on se rappellera longtemps du poids des mots choquant du filoha Hery répondant aux questions de François de Labarre, envoyé spécial à Antananarivo, plus exactement au palais d’Iavoloha en banlieue, loin de la place du 13-Mai.

La question que je me pose, depuis quelques temps est celle-ci : avec tous les ennemis qu’il s’est fait, Hery Rajaonarimampianina aura-t-il le temps de quitter le pays (comme Ratsiraka et comme Ravalomanana), malgré la monnaie de singe qu’il ne manquera pas de jeter par la fenêtre de son 4X4 à deux milliards ?... Qui vivra verra et bonne Fête à toutes les Mamans, en attendant ! Mais si jamais Jean Eric Rakotoarisoa a un dernier sursaut d’orgueil (en mémoire à Isabelle sa maman à lui), ça va être la fête à Hery sy Voahangy Mivady !

Jeannot Ramambazafy – article également publié dans « La Gazette de la Grande île » du samedi 26 mai 2018

NOTE : au moment où cet article a été publié, la HCC a publié, elle, la décision n°18-HCC/D3 du 25 mai 2018 Relative à une requête en déchéance du Président de la République Hery RAJAONARIMAMPIANINA

Celle-ci n’est autre qu’une feuille de route déguisée. Cette démarche entre-t-elle dans les attributions de la HCC ? Ce qui est sûr c’est que la situation n’en restera pas là. Jean Eric Rakotoarisoa et ses pairs ne peuvent pas être constamment au-dessus des lois tout de même !Qu’est-ce qui leur permet de faire la pluie et le beau temps pour faire perdurer un président qui a démontré ses limites il y a plus de quatre ans, immédiatement après son plagiat sur Nicolas Sarkozy ? Ce qui fait que l’article ci-dessus ne perd en rien de sa pertinence et de son niveau d’actualité permanent.

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COSAFA CUP: une belle entame pour les Barea

La COSAFA CUP ou Council of Southern Africa Football Associations Cup 2018, compétition de football regroupant les 14 pays de l’Afrique Australe, a commencé aujourd’hui dans la province de Limpopo en Afrique du Sud. Les Malgaches ont déjà joué leur premier match contre le Mozambique et ont gagné.
Les Barea de Madagascar évoluent dans le groupe A avec le Mozambique, Les Seychelles et les Comores. Pour leur premier match face aux Mozambicains, la bande à Dax a brillé en s’imposant deux buts à un. C’est d’ailleurs Dax de son vrai nom Hasina Andrianarimanana qui ouvre le score pour les Barea à la 7e minute. C’est en deuxième période que les Mambas égalisent. Mais ce fut une europhorie de courte durée pour les protégés d’Abel Xavier. En effet, les Barea marquent le but de la victoire par l’intermédiaire de Toky Fandresena. Les Comores et les Seychelles n’ont pas pu se départager et se sont séparés avec le score d’un but partout. Madagascar prend provisoirement la tête du groupe A. On leur souhaite du courage.
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Madagascar. Le prix à payer y est élevé pour contester les grandes entreprises

Madagascar. Confirmation de la condamnation d’un militant écologiste

En réaction à la décision de la cour d’appel de Fianarantsoa de maintenir une condamnation à deux ans de prison avec sursis contre le défenseur des droits humains écologiste Raleva pour avoir contesté la légalité des activités d’une compagnie minière chinoise d’extraction d’or, Deprose Muchena, directeur du Bureau d’Amnesty International pour l’Afrique australe, a déclaré :

« En maintenant le chef d’accusation ridicule d’«usurpation de titre» contre Raleva, le tribunal a confirmé nos pires craintes : à Madagascar le prix à payer pour contester les grandes entreprises est élevé.

« Raleva n'est pas un criminel. Cette condamnation avec sursis a pour but de le réduire au silence et d’envoyer un message effrayant aux autres militants qui œuvrent en faveur des droits humains et de l’environnement.

« Les autorités malgaches doivent protéger les militants comme Raleva, qui se battent pour préserver les ressources naturelles du pays pour les générations futures, plutôt que de dévoyer les tribunaux pour les bâillonner. La condamnation prononcée contre Raleva doit être annulée et toutes les charges retenues contre lui doivent être abandonnées. »

Complément d’information

Raleva a été reconnu coupable d'« usurpation de titre » en octobre 2017, après avoir remis en cause la légalité des activités d'une compagnie aurifère chinoise, Mac Lai Sime Gianna (M.L.S.G.) dont le gouvernement a par la suite ordonné la fermeture pour des raisons de non-conformité.

Raleva a été arrêté le 27 septembre 2017 après avoir assisté à une réunion publique organisée par des représentants de la compagnie minière et par le chef de district. Durant cette réunion, il a exigé de voir les permis miniers délivrés à l'entreprise. Il a été libéré le 26 octobre dans l'attente de son procès.

Les défenseurs des droits de l'environnement sont souvent incarcérés à Madagascar parce qu'ils s'interrogent sur des pratiques commerciales douteuses et leurs répercussions sur l'environnement, notamment concernant l'exploitation du bois de rose par les multinationales implantées dans le pays.

Pour obtenir plus d’informations ou prendre rendez-vous pour un entretien, veuillez prendre contact avec :

Robert Shivambu, responsable médias d’Amnesty International pour l’Afrique australe : +27 11 283 6000 ou +27 83 437 5732 ou Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

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Europe - Ces criminels malagasy ayant fait le buzz

Viol en série, crime passionnel, infanticide, etc. Ces mains souillées de sang sont les faits de Malagasy de la diaspora en Europe. A en croire que l’implosion sociale liée à l’ambiance délétère au pays a été exportée dans le vieux continent. Les auteurs de ces barbaries sont des nationaux considérés comme les plus européanisés par rapport au reste de leurs compatriotes restés dans la Grande île.

C’est le cas de cette femme malagasy âgée de 36 ans, résidant en France, qui a été incarcérée vers début avril à Orléans-Saran pour double infanticide. Elle n’a pas hésité à assassiner  Maeva (4 ans) et Vaena (9 ans), ses deux fillettes qu’elle a étranglées avant d’incendier la maison. L’autopsie et les examens anatomopathologiques ont révélé que les deux sœurs sont décédées avant l’incendie, par strangulation, comme l’a indiqué le procureur de la République de Blois, a précisé un quotidien de l’Hexagone. Dans les aveux de cette mère infanticide, elle raconte avoir étranglé ses enfants dans leur lit avant de mettre le feu à leur maison.

Mais ce n’était pas tout. Après l’acte, elle n’a pas caché son intention afin de se suicider et précisé que ses filles meurent avec elle. Les enquêteurs ont décelé des antécédents psychiatriques sur cette femme. Mais pourquoi cet acte abominable ? Vivant en séparation de corps avec le père des petites, il était convenu que la mère vienne les voir pour quelques jours à partir du week-end de Pâques. Le dimanche donc, le chef de famille était parti travailler. En rentrant, grande fut sa surprise en voyant des fumées s’échappant de sa maison. Il a tout de suite alerté les pompiers. Malheureusement, les fillettes étaient déjà décédées. Quant à la mère, elle était dans un état grave à l’intérieur de la maison, mais a quand même survécu après le drame.

 Crime passionnel ?

 En janvier dernier, Haritiana Randriambololona (43 ans) a écopé d’une peine de réclusion criminelle de 20 ans pour le meurtre, le 18 septembre 2014, d’Angelica, 31 ans, son épouse depuis 10 ans et la mère de leurs trois enfants. Pendant le procès, l’avocat du quadragénaire a plaidé un dossier dont le contenu représente un crime passionnel du fait que ce dernier serait d’une jalousie maladive. Il accuse sa femme de le tromper et d’avoir conçu deux de leurs enfants avec d’autres hommes. Ce qui a excédé sa femme, qui aurait eu le malheur de lui dire en face :

« Chacun fait ce qu’il veut de son cul ! ». Rendu fou par cette phrase de sa moitié, l’homme s’est emparé d’un couteau avant de l’attaquer avec au moins 9 coups. Après les faits, Hari prend sa voiture, s’enfuit et fonce s’encastrer dans un camion sur l’autoroute A61. Tout au long du procès, l’accusé a continué d’affirmer le comportement adultérin de la victime. Une attitude qui a joué en sa défaveur. Au terme de leur délibération, les jurés ont donc tranché et l’ont condamné à 20 ans ferme.

 Le violeur en série de Mons

 En Belgique, Aïna Randrianarison, 29 ans, le violeur en série malagasy, a défrayé la chronique. Il fut jugé pour 8 tentatives de viol et viols avec une circonstance aggravante vu la vulnérabilité des victimes. Il a été reconnu coupable de quasiment toutes les préventions pour lesquelles il comparaissait à Mons. Il fut condamné à une peine de 20 ans d’emprisonnement et à une mise à disposition du Gouvernement (tribunal de l’application des peines) pour dix ans. Le président a aussi tenu compte du caractère méthodique du modus operandi d’Aïna R. Ce dernier repérait ses victimes, les « pistait » et attendait un moment propice pour les surprendre par l’arrière, les étrangler et leur donner un coup au visage. De plus, le juge s’est basé sur la gravité et la répétition des faits, ainsi que sur les troubles psychologiques qu’ils ont provoqués. Les victimes ont été reconnues vulnérables notamment par le fait qu’elles avaient consommé de l’alcool ou de la drogue lors de festivités. Certains viols seront totalement niés bien que des preuves évidentes de la culpabilité d’Aïna avaient été retrouvées. En mai 2013, une jeune femme se serait fait agresser en voulant se rendre chez con compagnon. Elle était victime de grandes violences et se sera réveillée sans sous-vêtement. L’enquête confirmera le viol.

 Elle a commandité le meurtre de son mari

 En octobre 2012, Diane Mistler fut condamnée à 18 ans et Frantz Diguelman à 15 ans de réclusion criminelle par la Cour d’Assise de l’Héraut (France). La Malgache est accusée d’avoir manipulé et commandité F.D., l’un de ses anciens amants pour qu’il assassine son mari. F.D. qui « reconnaît tout », est accusé pour meurtre avec préméditation. Frantz Diguelman, ancien barman de 45 ans, a tiré le 22 avril 2007 avec un fusil harpon sur le mari de Mme Mistler, banquier à la retraite de 60 ans, alors qu’il sortait d’un club échangiste de la Grande-Motte. Il lui avait ensuite porté 20 coups de couteau de boucher.

Recueillis par F.R.

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Majorité à l’Assemblée nationale - Le HVM une coquille vide

« Parlementaires de la majorité ». Telle est l’appellation que veulent désormais porter les députés pro – régime.  Une appellation volontairement destinée à semer la confusion et qui risque d’ouvrir la voie à toutes sortes d’interprétations erronées de la décision de la Haute Cour Constitutionnelle, publiée vendredi dernier. L’intention forcing du HVM à vouloir s’attribuer la prérogative de nommer un Premier ministre se murmure actuellement.Pire, selon certaines indiscrétions, le Président Hery Rajaonarimampianina en personne aurait appelé le Premier ministre Mahafaly Solonandrasana à Iavoloha pour le « rassurer » qu’il restera Chef du Gouvernement. Des faits qui laissent penser que les tenants du pouvoir entendent encore contourner la loi à leur avantage quitte à violer la Constitution.

Rappelons pourtant que dans leur décision, en l’Article 4, les juges constitutionnels déclarent clairement que  « le Président de la République met fin aux fonctions du Gouvernement et procède à la nomination d’un Premier ministre de consensus, dans un délai de 7 jours pour compter de la publication de la présente Décision, sur une liste d’au moins trois noms, conformément aux dispositions de l’Article 54 de la Constitution  et aux termes de l’Avis n°01-HCC/AV du 17 février 2014 portant interprétation des dispositions de l’Article 54 de la Constitution et sur la base de l’Arrêt n°11-CES/AR.14 du 06 février 2014 portant proclamation officielle des résultats définitifs des élections législatives de la 4e République ».

 Majorité aux élections

 Si l’on se réfère à l’avis précité, il est écrit noir sur blanc que « la présentation du Premier ministre revient au parti ou groupe de partis légalement constitué lors du dépôt des candidatures et ayant obtenu le plus grand nombre de députés aux élections législatives ». Dans le même avis, la HCC  a souligné de manière limpide sur le fond que « considérant dès lors qu’il y a lieu de tirer la conséquence que la présentation du Premier ministre ne relève pas de la compétence de l’Assemblée nationale et partant des députés élus mais bien de celle du parti ou du groupe de partis ayant présenté des candidats aux élections législatives, à l’exclusion expresse et évidente des indépendants qui, dès leurs candidatures, n’ont pu se regrouper sous la bannière d’une idéologie commune et unique ». Nul besoin d’un grand débat pour comprendre  que le HVM n’a pas un mot à dire car il ne représente qu’une coquille vide à l’Assemblée nationale. Le parti présidentiel n’a présenté aucun candidat aux élections législatives et ne dispose d’aucun député à la Chambre basse. 

Quant à l’Arrêt n°11-CES/AR.14 du 06 février 2014, les résultats des scrutins législatifs montrent clairement une majorité d’élus sous la bannière du « Miaraka amin’i Prezida Andry Rajoelina » (MAPAR) présidé par Andry Rajoelina doté de 49 députés suivi par la mouvance Ravalomanana avec 20 députés. Il n’y a nullement question de MAPAR 1 ou 2, encore moins de majorité présidentielle.  En tout cas, la bataille politique pourrait encore être rude si le HVM et consorts s’entêtent à violer la Constitution. Par ailleurs, la nouvelle présence du médiateur de l’Union africaine, Ramtane Lamamra amplifie également l’éventualité d’un autre forcing visant à conclure un accord politique pour contourner la décision de la Haute Cour Constitutionnelle. A suivre de très près !

 La Rédaction

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Fête des mères - Le public au rendez-vous

A l’occasion de la fête des mères, plusieurs événements ont été organisés dans la Capitale. Au Coliseum dans « Fetin’ny Maman’ty », au Ccesca dans « Ny kalonay fahiny » ou encore au Kianja maitso Bevalala avec Tsota, Mr Sayda et Tence Mena, le public était au rendez-vous malgré  les quelques places  vides. Un moment pour faire plaisir aux  descendantes d’Eve, plus particulièrement aux mamans puisque la journée leur a été spécialement dédicacée. Au Coliseum, quelques chaises étaient vides malgré l’alléchante affiche. C’était peut-être le fait que le spectacle se limitait qu’à l’humour, en tout cas dans l’affiche. Cependant, les habitués connaîtront que la chanson fait partie du concept mais autrement. Ce qui a beaucoup marqué l’événement c’était l’absence d’Eric de Fou Hehy qui est encore, jusqu’à maintenant, sur son lit d’hôpital. Effectivement, des urnes ont été placées pour venir en aide à l’artiste qui est toujours dans un état critique. Des numéros sans pareil présentés avec de la musique et quelquefois avec des chorégraphies, des animations…Bref, un grand spectacle a été offert aux mamans venues au  Coliseum. 

 

Des blagues sur les mères de famille ont évidemment été lâchées. Des sketchs mettant sous le feu de la rampe le rôle des mères dans le foyer mais aussi sur leur comportement et surtout leur grand amour. Pour cette édition 2018, le groupe Tsidika est venu booster l’équipe. Les acteurs et humoristes ont aussi fait rigoler l’assistance avec leur dialecte Betsileo et des nouveaux numéros. Décorations, déguisements et sonorisation ont plu à tout un chacun.

Pour tous

Au Ccesca, c’étaient les vieux de la scène qui se sont donné rendez-vous avec le public dans « Ny hiranay omaly ». Comme l’intitulé du spectacle l’annonce, la musique d’antan était au menu avec Henri Ratsimbazafy, Gaston Andrianony, Salomon, Abel Ratsimba et Biry de Ny  Railovy. Des « vieux » au micro, et pourtant la qualité de leur prestation reste intacte. Leur voix, leur gestuelle et leur maîtrise restent les mêmes comme s’ils étaient encore quadragénaires, alors que leur âge dépasse déjà les 80 ans. Chaque gaillard est monté un par un sur scène et a chacun interprété ses meilleurs morceaux. Avec un Ccesca plein à craquer, le spectacle était tout simplement un réel plaisir pour le public, venu apprécier les chansons d’hier qui sont toujours au goût du jour.  Avec humour et humeur, Dear Henri a amusé le public avec  ses chansons. Seul sur scène mais aidé par ses choristes et ses musiciens, il était encore une fois égal à lui-même. Ce qui était aussi le cas des autres artistes dont les chansons restent gravées dans le cœur des mélomanes amateurs de musique d’antan. Duo et trio étaient au menu, un vent de nostalgie a soufflé et a rafraîchi la mémoire de tout un chacun en se souvenant des beaux moments passés. En tout cas, cette initiative de See You et de Best Pro de mettre sous le feu des projecteurs les grands artistes comme ces 5 mousquetaires est une bonne idée. Un homme pour leur talent et pour tout ce qu’ils ont pu réaliser pour la promotion de la musique et la culture à Madagascar.

T.A. 

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Président symbolique - Petit à petit, Rajaonarimampianina a creusé son nid

Victime d’un effet boomerang. La Haute Cour constitutionnelle a rendu publique vendredi dernier sa décision suite à la requête aux fins de déchéance du Président de la République Hery Rajaonarimampianina. Ce dernier est maintenu en place. La HCC a en revanche requis la dissolution du Gouvernement. Il devra en sus nommer un Premier ministre de consensus et nommer les ministres, surtout ceux de souveraineté. La HCC a également recommandé l’organisation d’une élection présidentielle anticipée durant la saison sèche. Bref, une décision politique que juridique largement commentée par les observateurs durant le week-end. A l’unanimité, ces derniers tirent la conclusion d’un mandat écourté pour le premier Président élu de la 4e République.

 

Hery Rajaonarimampianina ne peut s’en vouloir qu’à lui-même s’il est dans la situation dans laquelle il est actuellement. Pour beaucoup, la situation actuelle est entièrement imputable aux errements du régime. A l’origine de la décision de la HCC figure en effet l’adoption début avril de lois électorales considérées par les observateurs comme favorables au seul pouvoir en place. Ces lois électorales controversées, élaborées de manière non consensuelle par le Gouvernement Mahafaly Solonandrasana Olivier avaient été adoptées au forcing, et à coups de monnaies sonnantes,  par les députés du régime. Double action condamnable et ne respectant en aucun cas l’éthique politique qui a emmené des députés à sortir de l’Hémicycle pour exprimer dans la rue leur indignation. Depuis des milliers de manifestants se rassemblent quotidiennement sur la place historique du 13 Mai à Analakely.  Et le 25 avril dernier, les députés pour le changement avaient ainsi déposé une requête aux fins de déchéance du Président de la République Hery Rajaonarimampianina auprès de la HCC. Notons qu’avant même le début des manifestations à Analakely, le désenchantement des Malagasy était à son summum vis-à-vis de Hery Rajaonarimampianina et de sa clique. La cote de popularité du Chef de l’Etat était en chute libre depuis plusieurs années. Et que dire  des violations répétées de la Constitution perpétrées par le régime. Depuis le début de son quinquennat, Hery Rajaonarimampianina a en effet multiplié les violations des dispositions de la loi fondamentale, pour ne citer que l’Article relatif à la nomination du Premier ministre et celui du mandat impératif des parlementaires. La première disposition a été bafouée lors des nominations des trois Premiers ministres de l’actuel locataire d’Iavoloha.  Des violations de la Constitution qui avaient  été approuvées à chaque fois par une HCC impartiale. Beaucoup estiment que si cette dernière avait joué depuis le début son rôle en étant notamment impartial dans ses décisions, la situation actuelle n’aurait  jamais arrivé. 

La Rédaction

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Fin de parcours

 Terminus ! La rame arrive en fin de circuit. Tout le monde descend y compris le conducteur.  Hery Rajaonarimampianina, Président de la République, arrive, malgré lui, en fin de trajet. Ecourté de quelques mois, son mandat prendra fin d’ici quelques jours. La Haute Cour constitutionnelle (HCC) s’est « pliée », finalement, à « répondre » à la requête des 73 députés pour le changement et rendre le verdict. En effet, après exactement 30 longs jours d’attente, les 73 députés dits de changement ont été enfin fixés dans leur démarche, à savoir, la requête déposée le 25 avril 2018 auprès de la haute juridiction constitutionnelle (HCC) aux fins de déchéance du Chef de l’Etat. Et cela, en raison de la violation flagrante de l’Art. 167 de la Constitution relatif à la non- mise en place de la Haute Cour de Justice (HCJ) dans les temps réglementaires. Une volonté malveillante au regard du respect de la Loi fondamentale et l’égard de l’Etat de droit. 

En gros, l’Arrêt n°18-HCC/D3 relatif à une requête en déchéance du Président de la République Hery Rajaonarimampianina recommande certaines dispositions en 15 articles que l’on peut résumer en trois points principaux : le Chef de l’Etat reste en place, on nomme un Gouvernement de consensus et on organise une élection présidentielle anticipée. Bien que la Haute Cour reconnaisse, dans l’Art 2, la non- mise en place de la HCJ, elle n’a pas jugé utile la déchéance du Chef de l’Etat. Bizarre ! Un point de décision que des observateurs apprécient comme douteux de la part d’une Institution censée respecter et faire respecter le texte de la Loi fondamentale dans son intégralité. Toutefois, dans le processus de la mise en place du Gouvernement dit de consensus, le Président a été mis à l’étroit. Dans la nomination du Premier ministre, il est tenu de prendre  en considération les résultats des Législatives de 2013 et en conformité avec l’Art. 54 de la Constitution. Qu’il le veuille ou non, le Chef de Gouvernement sera issu du groupe parlementaire MAPAR. Ainsi que la nomination aux postes de souveraineté, Rajaonarimampianina doit considérer la répartition sur la base de la représentation des partis politiques à l’Assemblée nationale, encore, en fonction des résultats définitifs du scrutin de 2013. Le MAPAR, le TIM et le MMM étant les mieux représentés, on ne pourra pas s’en passer d’eux.  La HCC, de cet Arrêt, recommande l’organisation d’une élection anticipée en période sèche cette année-même, forcément, avant septembre. Si Rajao compterait se présenter, il doit démissionner deux mois avant. C’est-à-dire, d’ici le 29 juin !  Encore faut-il que Rajao et ses acolytes respecteraient, de bonne foi, la décision des Hauts conseillers. Tel qu’on les connait, le doute persiste. Qui vivra, verra ! 

 Ndrianaivo