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Les actualités à Madagascar du Mardi 27 Avril 2021

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Herilaza Imbiki : « Il faut soutenir l’élan donné par le pouvoir central pour développer les régions »

Le vice-président du Sénat affirme que le capital humain au niveau des territoires doit bénéficier des formations pour soutenir le développement des collectivités.

L’Etat central a déjà déployé des moyens au profit des régions. Le président de la République a annoncé 5 milliards d’ariary de l’Etat pour renflouer les caisses des régions. Une déclaration qui a donné une bouffée d’air frais aux régions, qui fonctionnent presque à sec ces dernières décennies, afin de faire face aux défis de développement dans leur territoire. Elles ont également été dotées de nouveaux engins pour les appuyer dans les travaux d’infrastructures. Les lignes commencent à bouger, quoiqu’à petit pas, et des artères communales font peau neuve, même sans les habituels bitumes qui coûtent une fortune à la caisse régionale. Mais « les régions peuvent aller encore plus loin en ce qui concerne le développement si l’on soutient les efforts déjà déployés par l’Etat central, et si les moyens déjà disponibles au niveau des régions sont améliorés », a soutenu Herilaza Imbiki, vice-président du Sénat, qui venait de boucler, il y a deux semaines, une tournée dans les régions Atsinanana, Analanjirofo et Boeny.

Capacité. Il appartient au gouvernement de définir la politique globale, de fixer les objectifs, de donner le ton et il revient, après, aux régions de les mettre en œuvre et de suivre la cadence. Les conséquences de la pandémie sur l’économie régionale sont, tout de même, sans précédent. Le rebond actuel peut encore accroître l’incertitude. Mais le vice-président du Sénat reste optimiste sur l’avenir des régions, si celles-ci bénéficient de plus de soutien pour booster leur économie. Et dans ce cadre, selon Herilaza Imbiki, ces collectivités « devraient être davantage dotées en moyens, afin de soutenir l’élan déjà lancé par le gouvernement. Leur capacité pourrait ensuite être éventuellement renforcée par différentes formations au profit des ressources locales, notamment le capital humain ». « Et l’expérience acquise de la gestion de la crise sanitaire témoigne de l’efficacité de ce mécanisme », a-t-il ajouté. Car les régions se trouvent en première ligne dans la lutte contre la propagation du virus, et ce contexte sanitaire a demandé plus de réactivité et de dynamisme des autorités locales, afin de territorialiser les mesures sanitaires définies par le gouvernement.

Réalités. Le vice-président du Sénat fait partie de ceux qui se battent pour que les régions ne servent plus que de simple décor de scène, mais « de se constituer en véritable moteur de développement en mettant en évidence toutes leurs potentialités, qui sont énormes ». Dans cette optique, Herilaza Imbiki propose de tenir « une fois la crise sanitaire terminée, un conseil des ministres et des gouverneurs » au niveau des régions. « Ce sera une opportunité pour le pouvoir central d’échanger directement avec les responsables régionaux, de savoir, ainsi que de s’imprégner des réalités régionales », justifie-t-il. Il souligne, pourtant, que « le conseil des gouverneurs initié par le président de la République est déjà une avancé dans cette volonté de l’Etat central de donner beaucoup plus d’attention aux régions ».

Rija R.

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Covid-19 – variant indien : Une grave menace plane sur Madagascar

L’arrivée du vol en provenance de Paris, hier matin, a soulevé une vague d’inquiétudes chez les observateurs, notamment par rapport au nouveau variant indien à l’origine d’une véritable hécatombe en Inde actuellement : plus de 2.800 morts et un record de 350.000 nouvelles contaminations en 24h. Déjà repéré dans plusieurs pays (Belgique, Suisse, Grèce, notamment), ce variant indien n’a pas encore été signalé en France métropolitaine, mais en revanche, il serait déjà présent (un cas aurait été signalé) en Guadeloupe, territoire français d’outre-mer.

Dans la mesure où le vol d’hier, en provenance de Paris, ne semble pas être le dernier à atterrir à Madagascar, car d’autres vols sont encore prévus pour les prochains jours, la menace de voir arriver ce variant indien dans le pays perturbe les observateurs locaux. Effrayés par les scènes terriblement anxiogènes observées en Inde et diffusées sur les chaînes de télévision et la presse internationale, les Malgaches craignent surtout une nouvelle flambée épidémique à variant indien, si jamais un seul passager porteur de cette nouvelle souche venait à fouler le sol malgache et à le propager dans le pays. La remarque qui se répète repose sur le fait que des pays disposant de beaucoup plus de moyens financiers et techniques que Madagascar, n’ont pas réussi à empêcher l’introduction de ce variant indien sur leur sol. Que dire alors de la Grande île ? Jusqu’ici, le pays n’a jamais pu – ou su – garder ses frontières hermétiquement closes, parlant de circulation des personnes. Les observateurs estiment leurs craintes légitimes, face à ce variant indien qui représente alors une grave menace pour le pays. L’annulation de tout autre vol déjà programmé serait plus rassurante. Ce qui ne semble pas encore être à l’ordre du jour, du moins, pour l’instant.

Détecté en octobre 2020 dans le centre de l’Inde, ce variant indien dénommé B1.617, extrêmement contagieux, inquiète du fait de la double mutation particulièrement puissante observée chez cette souche. Aux dernières nouvelles, ce variant indien est plus potentiellement plus résistant au vaccin mais pas forcément plus mortel. Il n’en demeure pas moins que la flambée épidémique actuellement observée en Inde entraîne des conséquences graves : pénurie d’oxygène, manque de lits en réanimations et dans les salles communes des hôpitaux. Complètement saturées, les structures sanitaires indiennes n’ont d’autres choix que de renvoyer les malades chez eux. Quant aux morts, les crématoriums en plein air se multiplient.

Hanitra R.

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Littérature francophone : Ananda Devi et Gad Bensalem dans « Je viens de loin, j’écris en français »

Depuis 2017, des rencontres ont lieu dans le cadre de la conférence « Je viens de loin, j’écris en français » entre des auteur(e)s venus d’ailleurs qui ont choisi de s’exprimer dans la langue de Molière. En raison de la crise sanitaire due à la Covid-19, l’événement se déroule exclusivement en ligne. Pour ce mardi 27 avril 2021, à 18 h (UTC+2), ce sont Ananda DEVI (auteure mauricienne) et Gad Bensalem (poète et slameur malgache) qui tiendront la conférence en ligne. Les deux littéraires seront accompagnés par le spécialiste des littératures francophones Bernard Magnier. Notons que cette initiative est le fruit du partenariat entre l’Alliance Française de Paris, l’Alliance Française d’ Antsirabe, et l’Institut Français de l’île Maurice. Le public pourra participer à la conférence centrée sur l’Océan Indien en s’inscrivant en ligne via l’application web Livestorm disponible sur le site de l’Institut Français. Ce sera l’occasion pour en savoir davantage sur les parcours respectifs des deux invités et leurs rapports à la langue française qui n’est pas toujours la langue maternelle des invités.

Anja RANDRIAMAHEFA

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Débats radio-télévisés : Le pouvoir se rétracte

La ministre de la Communication et de la Culture s’est réunie avec les responsables des stations privées concernées par la décision interministérielle du 22 avril dernier.

Ce revirement de situation au sein du pouvoir central, ou du moins de la décision interministérielle, est probablement dû à ce qui se passe dans le pays, avec notamment la propagation du coronavirus, qui ne cesse de gagner du terrain. En effet, il faut assainir la situation.

Suite à la décision interministérielle du 22 avril dernier émanant du ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation, du ministère de la Sécurité publique, du ministère de la Communication et de la Culture et du secrétariat d’État chargé de la gendarmerie nationale, la ministre Lalatiana Rakotondrazafy Andriatongarivo s’est réunie, hier, avec les principaux concernés. Toujours est-il que cette décision précise, dans ses articles 3 et 4, que « sont et demeurent interdites pour toute la durée de l’urgence sanitaire, toutes manifestations publiques et émissions radiophoniques et audiovisuelles susceptibles de troubler  l’ordre et la sécurité publics et nuire à l’unité nationale, diffusées dans les régions Analamanga, Atsinanana, SAVA, Boeny et Sofia. Ces émissions concernent celles comportant les interventions téléphoniques en direct et les débats politiques ».

Prise de décision. Neuf émissions sont particulièrement visées, à savoir, Aoka Hazava (Viva radio), Anao ny fitenenana (Free Fm), Tambatra miara-manonja tena izy (multi-radios), Miara-manonja (multi-radios), Kapotandroka (IBC), L’invité du jour (Real TV), Ça me dit (RTA), Don-dresaka (TV Plus) et Rivotra (RDJ). Il a été décidé, lors de cette rencontre, que les médias susmentionnés pourront reprendre leurs émissions. Selon la ministre « le pouvoir actuel n’a pas du tout l’intention de faire obstruction à la liberté de la presse, mais cela relève plutôt de l’urgence sanitaire qui a amené à cette prise de décision, conformément à la Constitution et aux textes en vigueur ». Sa déclaration donne l’impression que le pouvoir se rétracte. Et ce ne sont pas les pressions qui manquent, pour ne parler que du Sefafi, de la société civile et de l’opposition. C’est ce qui a peut-être amené les tenants du pouvoir à revoir leur copie, afin d’apaiser les tensions.

Apaisement. Toutefois, la ministre de la Communication a tenu à préciser, lors de cette rencontre avec la presse, que suivant les lettres émanant des responsables de ces stations, ces derniers seraient convaincus que le pays aurait besoin d’apaisement, au vu la situation actuelle. Ces derniers seraient donc prêts à ne pas attiser les tensions. Et la ministre d’enchaîner que cela n’empêchera pas que les différents médias gardent leur ligne éditoriale. Ces derniers devront cependant prendre en compte les textes en vigueur et la loi fondamentale. Les deux parties sont convaincues de l’importance de la lutte contre cette maladie contagieuse qui nous concerne tous.

Recueillis par Dominique R.

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Histoire : Deux jours de massacre du wagon Moramanga

Le wagon Moramanga, les prisonniers y ont été enfermés ensuite raffalés

Le 5 mai approche, un jour sombre dans l’histoire de Madagascar puisqu’en 1947 ce jour a été marqué par le fameux massacre de nombreux Malgaches dans les trains à  Moramanga (“wagon Moramanga”). Si le 29 mars est commémoré comme étant le climax de cette lutte patriotique. Après la débandade des combattants de la liberté face à la répression française, des prisonniers ont été faits dans tout le pays. Parmi eux, se trouvaient les 165 tués lors de ce massacre orchestré. Il y avait un seul survivant, un chanceux parmi les chanceux, du nom de Rakotoniaina. Selon les récits historiques, le massacre du “wagon Moramanga” s’est déroulé en deux phases. La première a été le 5 mai, la seconde le 8 mai. Les survivants de la première salve ont alors supplié les Français de ne pas les tuer. Selon toxujours un connaisseur de cette période, les survivants ont chanté la « Marseillaise » pour amadouer les militaires. Les Français n’auraient pas été réceptifs à tant de supplications. Dans le rang des tués se trouvaient des personnes originaires de Toamasina, d’Antananarivo, d’Antsiranana et surtout d’Ambatosoratra dans l’Alaotra. Au fil des années, l’histoire du soulèvement national et du massacre qui s’ensuivit, une des pires sur le continent africain, les anciens de cette époque ont tous presque disparu. Cependant, leur histoire leur a survécu.

Maminirina Rado

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Région Diana : La pêche un loisir ouvert à tous

La pêche est  l’activité la plus pratiquée dans cette localité. Elle occupe approximativement 75% de la population de cette zone. Les pêcheurs en provenance d’Antsiranana y viennent pratiquer la pêche pour le moins intensive en utilisant des filets à petite maille qui leur procurent une quantité très élevée de poissons par prise. La pêche sportive est également pratiquée dans la baie. Les bateaux motorisés sont les principaux utilisateurs de cette forme de pêche, les pêcheurs sont munis de cannes à pêche spéciales. Les prises par journée de pêche sont assez importantes car le bateau peut atteindre facilement les lieux les plus poissonneux. La pêche sous-marine est moins pratiquée dans cette région, les pêcheurs se munissent d’équipement de plongée pour collecter des concombres de mer et tirer parfois à l’aide d’un harpon sur les poissons pélagiques qui abondent dans la baie. Comme Ivonona est situé à quelques kilomètres de la côte, les gens de ce ‘fokontany’ n’ont pas accès au rivage et ne sont que des pêcheurs occasionnels ; leur pêche s’effectue rarement dans les autres communes ou villages avoisinants.

Dans la commune de Ramena, la pêche mobilise plus de 70 pirogues sur lesquelles hommes et femmes, et même des enfants de plus de 12 ans travaillent de jour comme de nuit dans les conditions météorologiques appropriées. Les prises qui atteignent 15 à 20 kg par voyage sont écoulées sur place pour le marché local ou aux collecteurs venant essentiellement d’Antsiranana. Mais d’une manière générale, les ventes se font sur les marchés de la ville d’Antsiranana. L’état de la route entre Ramena et Antsiranana permet une évacuation relativement aisée de la production. Les prix varient en fonction du type de poisson d’une part et de la période de pêche d’autre part. A titre de remarque, le prix des produits dans la commune est plus ou moins identique à celui d’Antsiranana. Autrement dit, les frais de transports ne sont pas pris en considération dans le calcul du prix de vente. Les espèces de poissons pêchées dans cette commune appartiennent aux familles des letrinidés, lutjanidés, scaridés, acanthuridés, sparidès, serranidés, gérridès, et siganidés. D’autres produits halieutiques tels que les holothuries, les poulpes et calmars, les crabes, et même les coquillages et les mollusques sont également exploités dans cette commune. La prédominance de l’activité de pêche dans cette commune s’explique par la richesse halieutique et la faiblesse du potentiel agricole due aux conditions hydrologiques et aux pâturages libres des zébus. A noter que la mer périphérique de la commune abrite une riche variété de poissons, ainsi que des crabes, des calmars et un peu de crevettes. La pêche constitue donc la principale source de revenus pour la majorité des familles des villages de la commune. Cependant, la forte concentration des activités de pêche fait apparaître des impacts négatifs sur les ressources qui se traduisent par une diminution de rendement, notée actuellement.

Iss Heridiny

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ATSIMO ANDREFANA- TULEAR : Transparency International Initiative Madagascar (TI.IM) intervient

En pleine crise sanitaire, les médicaments essentiels contre la Covid-19 sont introuvables dans les deux Centres de Santé de Base (CSBII) sur trois de Tuléar, alors que les organismes officiels annoncent le contraire. Que se passe-t-il ? Pourquoi cette contradiction ? Bien sûr, une enquête pourrait être ouverte. Mais on pare au plus pressé, pour le moment. On arrête l’hémorragie. Selon le Centre d’Assistance Juridique et d’Action Citoyenne (CAJAC SANTE), installé à Tanambao Tuléar depuis Février, Cajac s’active justement sur la question. « Cajac-Santé a pour mission d’orienter ceux qui viennent solliciter leur service », explique Jaonera Gaston, coordonnateur régional à Transparency International Initiative Madagascar. Cajac ne saurait se substituer à un Officier de Police Judiciaire (OPJ) pour investiguer, mais les 70 personnes qui sont passées, durant les deux premiers mois, ont été servies et satisfaites. Ce service met en œuvre le projet Transparence et Redevabilité pour un Accès Amélioré à la Santé (TRAAS). Il vise à instaurer une collaboration entre les entités publiques, telles que les ministères de la Santé Publique, de la Justice, le BIANCO et la société civile, afin de mettre en place un mécanisme efficace de redevabilité. Cajac Santé fait du porte à porte maintenant à Tuléar pour s’approcher davantage de la population cible et les guider pour connaître et jouir pleinement de leur droit. Ainsi les zones d’intervention de Cajac Santé se situent de Tuléar I et II, jusqu’à Ankililoaka, 70 km vers le Nord, suivant RN9. C’est la zone où se trouve le maximum d’analphabètes de Tuléar et qui a vraiment besoin de l’aide pour s’y retrouver.

Charles RAZA

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Suspension de Nicolas Dupuis - « Ce n’est pas une priorité pour la FMF »

Cinq membres du comité exécutif (CE) et deux autres qui ont assisté par vidéo- conférence, ont confirmé devant les médias, hier, leur décision de rejeter tout acte de suspension du sélectionneur national, Nicolas Dupuis à la tête des Barea. Effectivement, ils étaient 7 sur les 10 membres du comité exécutif à avoir exprimé la voix de la majorité. Selon l’article 41 du statut de la Fédération malagasy du football, la voix de la majorité doit toujours être requise pour toute prise de décision.

 

Alfred Randriamanampisoa, vice-président de la Fédération a démenti toute communication annonçant la suspension du technicien français, Nicolas Dupuis. « Toute décision prise au sein de la fédération est requise après l’aval de la majorité ou des 2/3 du C.E. Ainsi, au nom de la majorité, nous déclarons que Nicolas Dupuis reste l’entraineur des Barea de Madagascar et j’espère bien que les 26 millions de Malagasy nous soutiennent dans cette voie. Sa destitution à la tête de la sélection est loin d’être la priorité de la FMF. Le comité exécutif concocte actuellement des matchs amicaux pour la préparation de notre équipe nationale en vue de la qualification à la Coupe du monde. C’est notre priorité pour le moment, et notre rôle est de développer le football malagasy et non le contraire. Vu la circonstance et le parcours dont Nicolas Dupuis a déjà amené à notre équipe, le suspendre ne sera point une bonne chose pour notre sélection », a martelé le président de la commission chargée de compétition au sein de la FMF.

Ce dernier a confirmé cette déclaration via un communiqué, en informant le public que, jusqu’à présent, aucune décision n’a été prise concernant l’éventuelle suspension ou remplacement de l’entraineur de l’équipe nationale malagasy. Par conséquent, toute déclaration y afférente, sous toutes ses formes, est considérée comme nulle et non avenue et d’ajouter que toutes les informations et décisions prises au niveau du comité exécutif doivent faire l’objet de communication officielle au nom de la fédération.

Elias Fanomezantsoa

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Institution - Election imminente du président de la HCC

Après un report de près d'une vingtaine de jours, l'élection du président de la Haute Cour constitutionnelle devra être connue dans les prochaines heures. Pour rappel, l'élection du président de cette juridiction devait se tenir une semaine au plus tard après la date du 8 avril, date à laquelle les nouveaux membres de la HCC avaient prêté serment.

Et ce conformément au règlement intérieur révisé en décembre dernier, qui prévoit que le doyen d'âge des hauts conseillers convoque les membres de la Haute Cour pour élire le président dans les huit jours suivant l'installation de la Haute Cour constitutionnelle. Le même texte prévoit également que "L'élection a lieu en présence des neuf (9) hauts conseillers à la Cour à la majorité absolue des membres présents et votants". Ledit règlement intérieur de décembre dernier prévoit également que "Pour toute délibération, la Haute Cour doit siéger avec six membres au moins sous la présidence du président ou du haut conseiller doyen en l'absence de ce dernier.

Cependant, l'élection n'avait pu se tenir dans les délais impartis et les conditions édictées par le règlement intérieur de décembre dernier, en raison notamment de l'impossibilité pour deux membres de la Cour de céans d'être présents pour des motifs liés à leur état de santé. Il s'agissait notamment de Noelson William, haut conseiller élu par l'Assemblée nationale mais qui n'a pas pu prêter serment avec ses pairs et Florent Rakotoarisoa, haut conseiller doyen, qui n'avait pas pu être présent à la première réunion des membres de la HCC.

Afin de ne pas rentrer en contradiction avec les dispositions du règlement intérieur en vigueur à ce moment- là, les hauts conseillers avaient décidé de réviser lesdites dispositions. Les nouvelles dispositions du texte prévoient ainsi que le doyen d'âge des conseillers convoque les membres de la Haute Cour pour élire le président dans les vingt et un (21) jours suivant l'installation de la HCC. La réunion pour élire le nouveau président de cette haute juridiction aura donc lieu cette semaine au plus tard. Le nouveau règlement intérieur révisé par les nouveaux hauts conseillers prévoit également que dorénavant, "L'élection a lieu en présence des hauts conseillers à la Haute Cour à la majorité absolue des membres votants" et que pour toute nouvelle délibération, la Haute Cour doit siéger avec six membres au moins sous la présidence du président ou du haut conseiller doyen présent en cas d'empêchement de ce dernier.

La rédaction

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Variants de la Covid-19 - La population terrorisée !

La 2ème vague de la Covid-19 à Madagascar n’a pas eu les mêmes effets psychologiques sur la population que la vague précédente en 2020. En effet, la recrudescence des décès liés à l’épidémie semble terroriser la population. A cela s’ajoute la présence du variant sud – africain qui effraye davantage les citoyens. Les chercheurs estiment que le variant sud – africain est très contagieux par rapport à la version initiale du coronavirus et apparait plus difficile à combattre pour le système immunitaire.

D’après l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la nouvelle souche sud – africaine du coronavirus est présente dans près d’une soixantaine de pays. Le variant sud – africain peut réinfecter les personnes ayant déjà contracté la maladie et peut apparaître avec des symptômes plus sévères. Les chercheurs s’inquiètent par rapport à la baisse d’efficacité des vaccins contre ce variant. D’après des experts européens, le variant sud – africain serait 50% plus contagieux que la souche classique. Pour le cas de Madagascar, ce variant touche une classe d’âge de plus en plus jeune avec un risque de décès plus élevé.

La peur des citoyens se manifeste donc à juste titre puisque les nombreux témoignages publiés par les malades eux – mêmes sur les réseaux sociaux font froid dans le dos. Certains patients ayant présenté de symptômes bénins ont succombé après deux ou trois jours. Cela explique sans doute les réactions sur la défensive de nombreux citoyens suite à l’annonce de l’arrivée d’un dernier vol de rapatriement à l’aéroport d’Ivato.

L’auto – confinement comme option

Par souci d’une explosion sociale, l’Etat a opté pour un confinement total durant les weekends. Ce qui permet ainsi à toutes les activités de prendre leur cours pendant les jours ouvrables. Malgré cette disposition prudente des dirigeants, de nombreux citoyens ont déjà préféré rester à leur domicile. Un confinement volontaire adopté par de nombreuses familles dans le but de se protéger de l’épidémie.

 Lors de son premier message à la Nation le 20 mars dernier, le Président Andry Rajoelina a expliqué que ce variant sud – africain a pu s’introduire dans le pays par le biais de migrants transportés à bord d’embarcations clandestines en provenance des Comores. Ainsi, les frontières aériennes, terrestres comme maritimes constituent les principales voies qui pourraient favoriser la propagation des nouveaux variants dans le pays. En effet, de multiples variants du virus sont actuellement recensés dans le monde : le variant indien qui est porteur d’une double mutation, le variant anglais considéré comme plus mortel (64% de possibilité de mourir pour les personnes infectées), le variant breton, le variant brésilien (qui affecte de plus en plus de jeunes et se transforme rapidement en formes graves), entre autres. Le pays doit redoubler de vigilance pour empêcher que d’autres souches ne s’invitent au cœur de cette 2ème vague. Pour cela, les frontières doivent être hermétiques.

La Rédaction 

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Initiative citoyenne louable

Ylias Akbaraly, PDG du groupe SIPROMAD, a fait savoir son intention décisive de prendre en charge, du moins pour une grande partie et par le biais de la fondation Akbaraly, du financement et de la logistique de la campagne de vaccination à Madagasikara.

 

Sur la route des épices, Madagasikara, étant un des grands comptoirs de la compagnie orientale des Indes, intéressait depuis toujours les trafiquants et les négociants en provenance du sous-continent indien ou de Chine. Tout au long du XIX ème siècle, des Indiens et des Chinois s’installèrent sur les côtes africaines pour entreprendre des activités commerciales. Pour le cas de la Grande île, c’était vers la fin de ce siècle (XIXème) qu’on avait vu l’arrivée des trafiquants indiens ou chinois. La famille Akbaraly, en tant que descendante, fait partie de ces premiers arrivants sur les côtes malagasy.  Présente dans le pays depuis au moins cinq générations, la famille Akbaraly peut bien prétendre d’origine malagasy. Ylias se considère pleinement ainsi comme un natif à part entière du pays. De toute façon, la communauté pakistano-indienne aime bien se faire appeler « la 19 ème tribu de la Grande île ».  Lui-même et sa famille sont inscrits sur la liste électorale de leur Fokontany à Soavimasoandro et y participent au vote.

Ainsi, se considérant entièrement comme citoyen de Madagasikara, se sentant concerné et responsable comme tous les Malagasy qui se respectent vis-à-vis du malheur de son pays et répondant favorablement à l’appel du Président de la République Rajoelina, Ylias Akbaraly prend l’initiative d’accompagner l’Etat dans la facilitation et l’activation de la campagne de vaccination à Madagasikara. Une initiative citoyenne louable ! Il est de ceux ou celles qui jugent nécessaire et urgent l’usage du vaccin pour endiguer la pandémie.

Ceci étant, Ylias Akbaraly a convié des responsables de haut niveau étatiques, des représentants des organismes internationaux et ceux de la mission diplomatique accréditée dans le pays autour d’une table pour étudier ensemble le sujet brûlant de l’heure (processus de vaccination) dans les plus brefs délais. Le PDG de SIPROMAD annonce au cours de cette réunion sa volonté de prendre en charge pour une grande part du financement et de la logistique de la campagne de vaccination dans le pays et cela justement pour activer le processus. Evidemment, l’initiative faisant preuve de solidarité et de mobilisation nationale a reçu l’encouragement général de l’assistance et par extension l’approbation des tenants du pouvoir.

L’initiative citoyenne louable ne manquait pas toutefois d’attirer l’attention quelque peu incongrue de certains observateurs. A tort ou à raison, on prêterait une visée hautement … politique à Ylias Akbaraly. Une intention qui intrigue certains esprits dans certain milieu. Une question et une seule se pose « n’a-t-il pas le droit ? ».

Au-delà de ces états d’âme, le geste citoyen d’Ylias Akbaraly cadre positivement dans la démarche du régime de vouloir mobiliser et solidariser toutes les forces vives de la Nation pour venir à bout au plus vite de cette pandémie qui risque de faire trop de mal au pays et d’hypothéquer tout un avenir des 26 millions de Malagasy. Quand on observe près les comportements nocifs des éléments de l’opposition, on ne peut pas ne pas féliciter l’initiative citoyenne louable de la famille Akbaraly. Il y a urgence !

Ndrianaivo

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Crise sanitaire - Les lémuriens menacés d’extinction

Appauvries, les communautés vont dépendre davantage des ressources naturelles pour assurer leur sécurité alimentaire. La conservation des espèces et la protection de la biodiversité ne sont pas épargnées des conséquences négatives de la pandémie de coronavirus. Outre les problèmes liés à l’économie et le social, la situation des lémuriens n’a jamais été abordée. Alors que ces espèces endémiques se trouvent dans une situation de plus en plus critique à cause de la perte de leur habitat naturel et le braconnage.

 

Pour rappel, une mise à jour de la liste rouge des espèces menacées de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) révèle que près d'un tiers, soit 31 % des espèces de lémuriens de Madagascar sont aujourd'hui menacées d'extinction. Ainsi, treize espèces ont été poussées vers des catégories de menace plus élevées en raison de l’intensification des pressions humaines. 

Il y a à peine deux semaines, le ministre de l’Environnement et du Développement durable (MEDD) Raharinirina Vahinala Baomiavotse a lancé l’alerte sur le début des points de feu à Tampoketsa en plein mois d’avril, alors que cela n’est jamais arrivé auparavant. L’Agence des Etats-Unis pour le développement international (USAID Madagascar) prévoit également le risque de disparition totale de la réserve de Menabe Antimena, abritant l’Allée des baobabs et plusieurs espèces animales. Des Organisations non gouvernementales (ONG) de la conservation et des gestionnaires des aires protégées ont aussi témoigné sur une reconversion de la population dans le charbonnage durant la crise sanitaire. Cependant, ces gens ne peuvent plus faire grand-chose car leurs moyens financiers se sont réduits considérablement.

Notre pays dispose en ce moment 144 aires protégées dont 46 d’entre elles sont sous la gestion de Madagascar National Parks, 92 autres sont gérées par des Organisations non gouvernementales et 15 autres sont sous la supervision du MEDD. Celles-ci bénéficient du financement de la Fondation pour les aires protégées et la biodiversité de Madagascar (FAPBM). Cependant, à cause de l’impact de la Covid-19 sur l’économie internationale, ce financement placé dans le marché financier mondial a diminué. Cela contraint les gestionnaires à réduire au minimum toutes leurs activités.

La biodiversité s’appuie actuellement sur le tourisme local pour reprendre vie. Le ministère de tutelle, de son côté, prône actuellement la « tolérance zéro » face à la destruction de la forêt. L’institution implique aussi les communautés vivant à proximité des aires protégées dans leur gestion.

Recueillis par Solange Heriniaina

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Construction d’infrastructures d’approvisionnement en eau potable - Deux tiers des travaux achevés dan...

Plus de 50 000 m3. Telle est la quantité quotidienne des besoins en eau potable qui seront prochainement comblés dans la Région d’Analamanga. Ceci grâce aux infrastructures en construction dans diverses localités, lesquelles seront opérationnelles d’ici la fin de cette année 2021. « Les travaux de construction des infrastructures d’approvisionnement en eau potable avancent malgré les obstacles, dont la crise liée à la Covid-19.

A l’exemple de la mise en place de 10 stations de traitement containerisées, alimentées par forage ou par captage direct dans les rivières, dont les travaux sont presque achevés. Les stations d’Anosizato et d’Ankadindratombo seront fonctionnelles d’ici peu », avance Simon Robison Randriatsiferana, Secrétaire général (SG) du ministère de l’Eau, de l’Assainissement et de l’Hygiène (MEAH). D’un autre côté, des forages à débit plus important sont installés dans quelques localités. Celui du côté de Tsarasaotra, dont l’installation des tuyaux est en cours, permettra par exemple d’améliorer l’approvisionnement en eau potable à Ivato et ses périphéries. En parallèle, les travaux de construction du côté de Sabotsy-Namehana débuteront incessamment.  

Quant à la création de 46 points d’eau par forage, environ deux tiers des travaux, soit plus de 65 %, sont déjà entrepris. Les travaux ont un peu trainé par rapport aux prévisions, entre autres à cause de la qualité différente de l’eau dans chaque site. Cette situation a nécessité l’utilisation d’une autre unité de traitement physico-chimique et bactériologique, dont l’acquisition tient compte des besoins par point d’eau. Aussi, la pollution des nappes pose problème puisqu’elle nécessite le renforcement du traitement de l’eau. « Outre les sites déjà identifiés pour la création de ces points d’eau, 20 autres localités de remplacement sont également déterminées, comme c’est le cas à Ambavahaditokana. Ces derniers sites permettront de remédier au taux de négativité du projet, favorisé par la quantité insuffisante de l’eau, sa pollution ou encore le fait qu’elle soit salée », explique le Secrétaire général du MEAH. Faut-il rappeler que la création de 46 points d’eau constitue une solution d’urgence pour approvisionner en eau potable plusieurs localités ayant des difficultés, et cela à travers le forage, le traitement de l’eau et la distribution à 4 robinets par site.

Pour information, deux tiers des demandes en eau à Antananarivo sont actuellement satisfaites. Autrement dit, 200 000 m3 d’eau potable sont dispatchés quotidiennement dans la Capitale sur les 300 000 m3 de besoin journalier. Plus de 50 000 m3 de ces besoins seront comblés avec les nouvelles infrastructures en construction, lesquelles seront opérationnelles cette année même.

Recueillis par Patricia Ramavonirina

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Saison froide - Attention, forte virulence du virus en hiver !

Même si la Direction générale de la Météorologie (DGM) sise à Ampandrianomby n’a pas encore communiqué la prévision météorologique pour les mois à venir, cette semaine, les prévisionnistes ont déjà indiqué des signes de plus en plus apparents et persistants de l’hiver austral. Un temps qui laisse penser à un début précoce de la saison hivernale à Madagascar a alarmé les personnes à l’affût de l’actualité, apeurées par un nouveau rebond épidémique durant la saison froide.

Selon le docteur Rafalimanantsoa Solofoniaina Armand, médecin épidémiologiste dintervention (FETP), les virus respiratoires sont particulièrement virulents en hiver. Même s’ils peuvent être présents tout au long de l'année, c’est durant la saison froide qu’ils font le plus mal en s’exprimant en syndrome grippal. « Pour Madagascar, la première contamination a été enregistrée en pleine chaleur. Maintenant, le pays va se baigner dans le froid. Peut-être que l’immunité collective acquise en première et deuxième vague va préserver la population au moins pendant deux voire trois mois et décalera ainsi un nombre conséquent de nouvelles contaminations. Mais tant que les défenses immunitaires demeurent faibles, le virus pourrait attaquer l’organisme facilement », a-t-il insisté. D’après toujours les explications de cet épidémiologiste, le comportement à adopter consiste à se protéger contre le froid en portant des vêtements qui procurent de la chaleur et de prendre en même temps des repas chauds. A cela s’ajoute la consommation d’aliments riches en vitamine A et C. La prise d’alcool est fortement déconseillée afin de maintenir le système immunitaire intact.

Par ailleurs, cette semaine, en général, un temps nuageux gagnera sur le versant Est avec une possibilité de crachins par endroit sur la falaise Est des hautes-terres. Quelques averses locales pourront émerger sur Bongolava, l’intérieur de Melaky, la partie ouest de Vakinankaratra, Amoron’i Mania, Matsiatra, Ihorombe, Atsimo-Andrefana et Androy jusqu’à demain. Des averses isolées sont attendues sur Sambirano. Des pluies et averses intermittentes, localement modérées, vont persister sur SAVA, Analanjirofo, Atsinanana et Vatovavy-Fitovinany jusqu’à demain matin. Des pluies faibles et passagères sont prévues sur la Région d’Atsimo-Atsinanana, surtout le matin et le soir. Prenez soin de vous !

K.R. 

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Braquage en plein jour à Anjohy - 100 millions d'ariary de devises étrangères envolées

La scène d'un braquage survenue vers 8h à Anjohy, a provoqué l'émoi, du moins chez les riverains, très nombreux à en être témoins, près du marché du quartier. Ils se sont alarmés en voyant cet homme, encore jeune, et qui était complètement affolé, hors de lui, pour ne pas dire comme celui qui a perdu la raison, tout en demandant de l'aide.

Parallèlement à l'affolement de la victime, c'est-à-dire celui qui se plaignait de se faire voler de ses devises étrangères d'une valeur de 100 millions ariary, des témoins affirment avoir vu une Peugeot 405 filer et dévaler à toute vitesse la rue en pente menant vers Ambanidia, plus en aval. Une scène inouïe car le malheureux, pendant qu'il a tenté de rameuter les gens, a essayé de rattraper la berline au pas de course. Mais peine perdu.  D'après ses dires, ce sont les occupants de cette voiture fugitive qui se sont emparés de ses devises, non sans qu'ils ne l'aient menacé avec une arme à feu. « J'ai l'immatriculation de la voiture », devait se contenter de dire l'homme après ses vaines tentatives afin de la poursuivre à pied.

Pour le moment, tout reste encore flou, les enquêteurs ne s'étant pas encore exprimés sur l'affaire. Ces témoins expliquent que leur interlocuteur était aussi dans cette même voiture que les autres, probablement des personnes de sa connaissance. « Mais on ignore ce qui aurait dû se passer entre eux car la victime affirme avoir été menacée avec un revolver, tout en ayant reçu l'ordre de descendre du véhicule avant qu'ils ne s'enfuyaient avec l'argent », commente un témoin.

Interrogées sur cette affaire, des sources policières différentes affirment ne pas avoir été informées. Du moins, elles n'ont reçu aucune plainte à ce sujet.

« Sans doute, la victime a préféré s'en remettre immédiatement à un autre service de police ou à celui de la Gendarmerie », explique une source auprès du Commissariat du quartier dans lequel la scène s'était déroulée…

Franck R.

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Nécessité de restaurer la liberté d’expression

Le moins qu’on puisse dire à propos de la situation actuelle, c’est qu’elle échappe à toute logique. Les critiques qui se multiplient à propos de la gestion sanitaire de la crise sanitaire sont des signes dont devraient tenir compte nos dirigeants. La presse et les membres de la société n’ont pas manqué de souligner l’atteinte intolérable portée à la liberté d’expression par la décision interministérielle prise la semaine dernière. L’opposition qui, elle aussi, s’est sentie particulièrement visée est montée au créneau. La notion de trouble à l’ordre public mentionnée pour justifier la suspension des émissions politiques sur les chaînes audiovisuelles a suscité une réaction tout à fait justifiée car elle porte atteinte à un droit fondamental, celui de la liberté d’expression, mentionné dans la constitution. Il est question de relever les erreurs du pouvoir qui méritent d’être soulignées et qui devraient lui permettre de rectifier le tir.

Nécessité de restaurer la liberté d’expression

La gravité de la situation engendrée par cette seconde vague de l’épidémie devrait amener une union sacrée pour y faire face. Le pouvoir a pris des décisions qui sont méritoires, mais qui n’ont pas réussi à endiguer la progression des contaminations. Les remarques souvent justifiées faites sur les chaînes audiovisuelles ont été considérées comme génératrices de trouble à l’ordre public. C’est donc la raison de ce coup d’arrêt donné par les autorités. Cependant, il s’agit d’empêcher un débat qui, au contraire, devrait aider nos dirigeants dans leur façon d’appréhender la réalité. L’exemple donné par les démocraties dans le monde devrait nous inspirer. Les termes de « pensée unique » utilisés par certains sont très forts, mais ils donnent une idée assez claire de ce qui peut advenir. Une plainte va être déposée par l’opposition au Conseil d’Etat pour attaquer la décision interministérielle qui a été prise. La suite qui lui sera donnée permettra d’envenimer ou d’apaiser une situation plutôt tendue. Dans le contexte actuel, il est peut-être indiqué de s’unir pour faire face au péril représenté par la Covid-19.

Patrice RABE

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Impacts de la Covid-19 : Grande crise dans le secteur tertiaire marchand

Des gagnants et beaucoup de perdants. C’est le résultat des impacts de la crise de la Covid-19 sur l’économie malgache. Presque tous les secteurs d’activités économiques souffrent de la crise engendrée par la pandémie. Les difficultés rencontrées par les opérateurs ne sont pourtant pas les mêmes. D’après notre source qui travaille dans le domaine de la santé financière des entreprises, très peu de filières d’activité sont épargnées par la crise actuelle. « Avec le tourisme, le secteur tertiaire marchand est la plus grande victime de la Covid-19. Nous savons que la plus grande partie des produits commercialisés à Madagascar sont importés. A cause de la dépréciation de l’Ariary, les commerçants subissent des pertes liées au risque de change », a expliqué le spécialiste. En effet, la réduction des revenus des ménages, conjuguée avec l’inflation entraîne un important ralentissement du commerce. Selon l’expert, seuls les produits pharmaceutiques connaissent un succès, avec une croissance du chiffre d’affaires allant jusqu’à 300% pour les pharmacies.

Chute libre. Le secteur des transports affiche également une récession, aussi bien du côté des transporteurs aériens que des transporteurs terrestres. Outre les marchés publics, les activités liées au secteur de l’immobilier et des BTP (Bâtiments et travaux publics) ont connu une chute libre, durant l’exercice 2020. De même pour le secteur financier. « Les activités financières ont ralenti. Les prévisions de trésorerie ont baissé, car les résultats nets de 2020 ont été réduits à cause des échelonnements et reports d’échéances imposés par l’Etat », a expliqué notre source. En ce qui concerne le secteur secondaire, la crise de la Covid-19 est surtout marquée par la compression du personnel, la baisse des activités et du chiffre d’affaires. « Beaucoup d’entreprises qui ont du mal à se relever sont très touchées par cette deuxième vague de Covid-19. Il y a de quoi s’inquiéter pour la survie de ces dernières, a indiqué l’expert.

Peu touché. Cependant, le secteur primaire a été épargné en 2020, d’après toujours notre source. Selon les explications, les secteurs de la pêche industrielle, de l’agriculture et de l’agrobusiness réussissent, tant bien que mal, à maintenir leurs niveaux d’activité, malgré les contraintes et les surcoûts de transport, dans le processus de distribution et d’acheminement de leur production vers le marché.

Antsa R.

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Suspension des émissions radiotélévisées : La société civile saisit le Conseil d’Etat

Les projecteurs sont braqués vers Anosy.

La décision interministérielle sur les émissions radiotélévisées est attaquée en justice.

La décision du gouvernement de suspendre les émissions sur plusieurs radios, dans les cinq régions confinées, continue de faire jaser. Après une déclaration commune, le week-end dernier, qui condamne fermement l’acte pris par cinq ministres du gouvernement, hier, plusieurs organisations de la société civile ont décidé de saisir le Conseil d’Etat pour attaquer cette décision interministérielle n°10001/2021 du 22 Avril 2021, relative à la suspension de certaines émissions radiotélévisées sur plusieurs chaînes audiovisuelles qui émettent dans les régions Analamanga, Atsinanana, Sofia, Boeny et Sava. Elles veulent l’annulation et la suspension de ladite décision qui fait beaucoup de bruit depuis sa publication, jeudi dernier.

Dialogue. Deux autres requêtes ont également été déposées dans ce sens, hier, par les chaînes MBS, AZ et I-bc, toujours au niveau du Conseil d’Etat. D’autres chaînes, comme le Real TV, auraient décidé de ne pas recourir à la justice pour dénouer la situation, mais ont privilégié de dialoguer avec le ministère de la Communication pour obtenir gain de cause et pouvoir reprendre la diffusion de leurs émissions, concernées par la décision. Seules les stations audiovisuelles proches de l’opposition ont donc choisi d’engager une action en justice. L’opposition, qui a d’ailleurs été très virulente contre cette décision, compte sauter sur l’occasion pour manifester à nouveau.

Pluralité. Les polémiques enflent suite à la publication de la décision interministérielle. Elle fait couler beaucoup d’encre depuis sa publication jeudi dernier. « Nous exigeons l’annulation de cette décision interministérielle pour laisser les médias travailler en toute quiétude, les citoyens, exprimer leurs idées et prendre connaissance d’autres opinions », ont annoncé, dimanche dernier, une trentaine d’organisations de la société civile dans un communiqué. Ces dernières défendent et demandent plus de liberté durant cette crise sanitaire, et s’opposent à la décision du gouvernement. « La pluralité des sources d’information, des propositions/idées, les critiques, et l’existence d’un débat facilitent la prise de décision des dirigeants et des parties prenantes, et aident les citoyens à mieux s’informer et à être plus responsables face à cette lutte commune contre la Covid-19 », soutiennent-elles.

Rija R.

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Ankadinondry Sakay : Un collecteur braqué sur la route : 20 millions d’ariary dérobés, quatre suspects...

Les forces de l’ordre sont efficaces lorsqu’elles sont alertées à temps. L’intervention des forces de l’ordre dans le district de Tsiroanomandidy, le 24 avril dernier, en témoigne. Ce jour-là vers 6h40, la brigade de la gendarmerie à Ankadinondry a été avisée, par le maire de la commune rurale, qu’un collecteur venait d’être victime d’une attaque à main armée dans sa circonscription. Sitôt alertés, six gendarmes conduits par le commandant d’unité et de deux militaires, appuyés par des membres du ‘fokonolona’, se sont immédiatement rendus sur les lieux en vue de les arrêter. A leur arrivée, trente minutes plus tard, des éléments, sous la coordination du commandant du groupement de la gendarmerie de Bongolava, étaient déjà sur les lieux. Ils ont pu interroger la victime qui dit avoir été attaquée par trois malfaiteurs munis d’un fusil de fabrication locale et d’armes blanches. Ces bandits l’avaient attaqué par derrière, pendant qu’il traversait le fleuve du ‘fokontany’ d’Andakana. Ses agresseurs l’ont attaqué par surprise avec des bâtons et des sagaies, avec plusieurs coups à la tête. Ils se sont ensuite emparés de son sac contenant une forte somme d’argent avant de prendre la fuite. La vitesse d’intervention et la cohérence des actions de tous les éléments ont permis, le même jour vers 12h30, d’encercler et d’arrêter les malfaiteurs à Antsahabe, ‘fokontany’ Bonara, commune rurale Ankadinondry. Ils ont été appréhendés avec la somme de 20 millions d’ariary, ainsi que les armes du crime, dont un fusil de fabrication locale de calibre 12 avec deux cartouches. Les trois bandits ont été placés en garde à vue dans la chambre de sûreté de la brigade d’Anakadinondry. Après leur interpellation, les malfaiteurs ont dénoncé deux autres complices, dont un qui a été appréhendé le jour même vers 14h30.

T.M.

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Challenge FMA : Bezara et Haingo se distinguent

Les deux jours de compétition du Challenge FMA organisée par la fédération malgache d’athlétisme jeudi et vendredi au Stade Alarobia ont tenu leur prouesse. La FMA a profité de cette compétition réservée aux élites pour utiliser la photo-finish, nouvellement acquise par la fédération. Les 52 athlètes engagés n’ont pas donné de cadeau. Deux athlètes se sont distingués à savoir Bezara Jean Robert de HTTA Diana du côté des hommes et Haingo Razanajafy de Taf pour les dames. Ils ont été sacrés meilleurs athlètes. L’ancien pensionnaire du Centre de Dakar, Jean Robert Bezara, de retour au pays en 2020 a fait parler de lui. L’athlète de HTTA de Diana a remporté la course du 400 m haies en 52’’57. Lalaina Rakotondrabe du club Taf, crédité d’un chrono de 53’’42 finit à la deuxième place. Haingo Razanajafy de TAF a survolé la reine du 100 m en signant un temps de 12’’15 contre 12’’34 pour sa coéquipière, Zo Henintsoa Rakotonary.Koloina Raherinaivo de 3FB a été sacrée deuxième meilleure athlète féminine avec son meilleur temps de 56’’92 en 400 m. Et heptathlon, le sacre de Cynthia Félicité ne souffre d’aucune contestation. Ayant pris la tête du classement lors de la première journée, l’ancienne pensionnaire du Centre de Maurice, a dominé les autres épreuves disputées, vendredi. Elle s’est imposée en totalisant 4.421 points, contre 4.068 points pour Anouchka Gamin. Avec l’évolution de la pandémie de Covid-19 au pays et les interdictions de déplacement, la date des championnats de Madagascar risque d’être chamboulée.

T.H

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RN5 : Havoana nihotsaka, tapaka tanteraka ny lalana…

Raha ny fampitam-baovao avy any Analanjirofo, dia tapaka tanteraka ny lalana mianavaratra mampitohy amin’ny Soanierana Ivongo iny ankehitriny. Nihotsaka mantsy ny tany amin’ny lalana iny vokatry, sy nohitsaka ny arabe, hono ny orana mikija tato ho ato izay teto Toamasina. Efa nisy ny fihotsahan’ny arabe izay 03km tsy hidirana ny kaominin’i Soanierana Ivongo iny, saingy niampy indray izany lalana nihotsaka izany noho ity tany nihotsaka tamin’ny arabe ka lasa nanimba lalana ity indray. Nitsidika izany sy nitondra vahaolana avy hatrany ny solombavambahoaka no sady sekretera nasionalin’ny antoko Tgv Toamasina, Rtoa Naharimamy Irma Lucien, izay niaraka tamin’ireo governora faritra roa, atsinanana sy alananjirofo, ary ilay orinasa tsy miankina hanamboatra ilay lalana simba sy tototry ny tany nihotsaka. Mila amboarina haingana mantsy ity lalana ity hoy ny solombavambahoaka satria olona maro no mila izany amin’ny fihariana ataony andavanandro; toerana mamokatra vokatra fanondrana raha teo iny ilany avaratry Toamasina iny, raha tsy hilaza afa-tsy ny jirofo sy ny lavanilina isika. Ankoatra izany dia mifandamina amin’ny fitaterana ireo olona ny mpitatitra miainga ao Fenerivo atsinanana sy avy ao Toamasina renivohitra, ka misy ireo fiara mitatitra ireo mpandeha hatreo amin’ilay lalana tapaka, ka eo indray dia misy mandray ireo mpandeha amin’izany. Ny olana ho an’ny mpandeha dia lasa mandoha saran-dalana roa izy ireo mandritra izany, ka lasa miakatra hatramin’ny saran-dalana vokatra izany.

Malala Didier

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Sambava : Faux billets blanchis dans la collecte de vanille

C’est monnaie courante dans la partie Nord du pays. Les faux-monnayeurs font blanchir les billets contrefaits grâce à l’achat et la collecte de produits d’exportation dans les zones productrices de vanille. Un quadragénaire a été pris en flagrant délit de propagation de faux billets de banque de 20.000 ariary, jeudi dernier à Sambava. Le chef du ‘fokontany’ d’Ambinanin’i Beanantsindra, de la commune rurale d’Amboangibe, district de Sambava en a immédiatement informé les gendarmes de la brigade d’Amboangibe. La gendarmerie a rapidement agi et trois gendarmes de la brigade se sont dépêchés sur les lieux pour enquête. D’après les informations, une commerçante de la localité a surpris un homme alors qu’il voulait lui acheter du riz avec un faux billet de 20.000 ariary. Quand les gendarmes sont arrivés sur les lieux, le présumé coupable était encore sur place. L’homme avait été pris en filature avant d’être interpellé. Les limiers ont ainsi procédé à la fouille de son bagage qui leur a permis la découverte de dix autres billets prêts à être utilisés. A l’issue de l’enquête, le suspect a prétendu que les faux billets lui avaient été donnés à son insu et a déclaré ne pas être en connaissance de cette contrefaçon. Il a précisé que ces billets provenaient d’un homme à qui il a vendu sa vanille, il aurait ainsi reçu des faux billets durant la transaction. L’homme en question demeurait dans la localité mais a pris la fuite au moment de l’intervention des gendarmes. Le suspect, lui, est en garde à vue à la brigade Amboangibe saisie de l’affaire. La recherche de son complice continue. L’enquête est toujours en cours pour démanteler le réseau et saisir le matériel servant à la fabrication de ces faux billets de banque. La propagation de faux billets de banque est en effet monnaie courante dans le district de Sambava, en particulier durant la période de collecte de vanille. Beaucoup de paysans en sont victimes, mais la majorité d’entre eux n’ose pas porter plainte. Les gendarmes invitent ainsi la population et plus particulièrement les commerçants à rester vigilants concernant la monnaie contrefaite.

Yv Sam

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Tana : Des armes en vente sur Facebook

Il suffit d’un simple clic et tout un arsenal d’armes à feu se présente. Oui, des armes se vendent actuellement sur le réseau social. Le responsable répond sans aucun souci et détaille les caractéristiques de l’article. On va même jusqu’à assurer que les démarches concernant les paperasses seront facilitées. Une promesse de vente hors du commun en matière de vente d’armes à feu. Le business d’armes existe certes depuis longtemps mais il se fait le plus souvent sur le marché noir et en catimini. Le plus inquiétant est de découvrir que leur vente se fait maintenant sur le réseau social. Dans le cas des Etats-Unis, la vente d’armes en ligne se pratique mais avec des conditions précises, à savoir l’interdiction totale d’achat pour les mineurs et aussi suivant les réglementations nationales en matière d’acquisition d’armes. Face à ces ventes en ligne, la prolifération des armes à feu continue d’alimenter la polémique surtout face à l’insécurité dans le pays. Dans notre cas, l’existence de réseaux de fabrications artisanales avait déjà envenimé la situation et certains vont d’ailleurs jusqu’à fabriquer des munitions. Ces réseaux alimentent principalement les bandits des grands chemins ou ‘dahalo’. Plusieurs acteurs ont déjà été arrêtés mais beaucoup restent encore en cavale et continuent leur trafic. Parmi les armes déjà saisies figurent les armes factices modifiées devenues des instruments mortels. Sur le réseau social, on présente des armes parfois bien rangées dans des sachets anti-humidité. Une manière certainement pour les marchands de prouver que les articles sont bien neufs. Mais d’où proviennent ces armes ? La question mérite d’être posée. Du pain sur la planche pour les spécialistes en matière de cybercriminalité…

D.R

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Découverte : Marolahy de Marovoay revigore l’« Antsa Sakalava »

Marolahy de Marovoay et son kabôsy.

L’« Antsa Sakalava » est loin de perdre ses lettres de noblesse avec Marolahy de Marovoay. Dernier de ses faits d’armes, une chanson intitulé « Coronavirus ». Il fallait s’y attendre, ces « performers » des rimes et des tournures ont des choses à dire sur ce sujet. La vidéo est largement diffusée et suivie sur les réseaux sociaux.

Simple et efficace, l’Antsa reste le meilleur outil de communication pour atteindre la population de la partie occidentale de Madagascar. Tradition musicale, pratiquée également dans les rituels sacrés, cette manière de chanter improvisée prend des airs de griots. On y distingue le « hataka », le « rombo », le « lamalama »…

Par ailleurs, le « performer », comme Marolahy de Marovoay, improvise les textes. Les sujets peuvent aller de l’histoire des grands rois Sakalava, des grandes réalisations de ce groupe humain. Il peut aussi porter des messages sociaux à sa manière.

Marolahy de Marovoay comme son nom l’indique, est originaire du district de Marovoay. La localité est une pépinière de groupes célèbres de ce genre musical dans toute la région comme « Tsaradia » et d’autres encore.

Maminirina Rado

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Huawei : les TIC pour une économie verte en Afrique.

L’entreprise technologique mondiale Huawei estime que les technologies de l’information et de la communication (TIC) peuvent permettre de réduire les émissions de carbone de 20% au cours de la prochaine décennie.

« La consommation mondiale d’énergie augmente à un taux annuel de 1,7%. Actuellement, 85% de l’énergie provient de combustibles fossiles. La durabilité énergétique est un défi de taille auquel nous sommes tous confrontés. En donnant des moyens d’action à un large éventail d’industries, la technologie des TIC a le potentiel de réduire les émissions mondiales de carbone de 20% au cours de la prochaine décennie », déclare William Xu, directeur du Conseil d’administration et président de l’Institut de recherche stratégique de Huawei, dans un communiqué publié récemment. Il a également ajouté qu’à mesure que de nombreux pays s’engagent à atteindre la neutralité carbone et à réduire leurs émissions, la pression en faveur des énergies renouvelables s’intensifie, et c’est là que les TIC offrent de nouvelles possibilités en matière de production, de stockage et de consommation d’électricité. « Pour la consommation d’énergie, nous devons promouvoir l’énergie intelligente intégrée pour construire des systèmes de gestion de l’énergie pour les ménages, les bâtiments et les usines, et pour créer des communautés, des campus et des villes à zéro carbone », selon toujours William Xu.

Innovation

Huawei a récemment annoncé son intention de se concentrer sur l’innovation de nouvelles technologies pour aider les industries à réduire leur consommation d’énergie dans un monde à faible émission de carbone. En Afrique également, de nombreux pays se tournent de plus en plus vers les énergies renouvelables pour se diriger vers un avenir énergétique durable. Grâce à son algorithme de connectivité au réseau alimenté par l’Intelligence Artificielle (IA) , Huawei a fourni plus de 200 modèles de réseaux électriques pour plus de trente pays et régions. Cela a aidé les centrales électriques à se connecter de manière stable aux réseaux dans tous les scénarios et a progressivement fait du photovoltaïque une source d’énergie courante de haute qualité. Dans le seul domaine de l’énergie solaire, l’Afrique a fait de grands progrès ces dernières années, avec plus de 6.200 projets à grande échelle, commerciaux et industriels  et des mini-réseaux identifiés sur le continent. Par ailleurs, neuf autres nations africaines, outre l’Afrique du Sud et l’Égypte, sont sur le point de rejoindre le « club des gigawatts », une appellation non officielle désignant le groupe de pays dont la capacité de production d’énergie solaire installée est de 1 gigawatt. Huang Su, Directeur de Huawei Southern Africa Digital Power Business, a souligné que près de la moitié de la population mondiale qui n’a pas accès à l’électricité vit en Afrique « Il y a donc un besoin fort et urgent d’accélérer la croissance des énergies renouvelables dans toute la région afin de garantir une énergie suffisante, abordable et fiable pour tous les Africains et pour que les pays récoltent les bénéfices d’une économie verte ». Huawei a mis à profit plus de trente ans d’expertise et d’expérience dans les technologies numériques pour rendre la production et la consommation d’énergie solaire plus efficaces et plus fiables à un coût optimal.

Recueillis par R.Edmond.

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Bilan covid-19 : Les cas graves de nouveau en augmentation,

Six décès et 299 enregistrés le 25 avril 2021, ainsi qu’une baisse des nouvelles contaminations en 24 heures, observée lors du dernier bilan de l’évolution de l’épidémie de Covid-19, diffusé hier.

 

La barre des 600 décès vient d’être franchie, après les six derniers décès enregistrés le 25 avril 2021 survenus dans quatre régions : Analamanga 3 ; Haute Matsiatra 1 ; Atsimo-Andrefana 1 et Bongolava 1. A ce jour, Madagascar compte officiellement 605 décès liés à la Covid-19.

Les nouvelles contaminations, quant à elles, se chiffrent à 299 pour le jour du 25 avril, relevés parmi 1.165 tests. Actuellement, 6.566 cas actifs sont en cours de traitement, parmi lesquels figurent 402 cas graves. On notera une augmentation du nombre des patients présentant une forme grave de la maladie, contrairement aux nouvelles contaminations qui, elles, sont en baisse. En effet, les jours précédents, les cas graves tournaient autour de 300 cas, tandis que les nouveaux cas, s’approchaient de la barre des 500. Parmi les 299 nouveaux cas signalés, 210 se trouvent à Analamanga dont une majorité à Tana-ville, laquelle compte 133 nouveaux cas. Le reste est localisé dans trois autres districts : Antananarivo Avaradrano 15 ; Antananarivo Atsimondrano 42 et Ambohidratrimo 20.

Au chapitre des guérisons, il en a été enregistré 439 le jour du 25 avril. Le tableau récapitulatif indique un cumul de 36 045 cas confirmés, 28 874 guérisons et un total de 177 790 tests effectués depuis le début de l’épidémie en mars 2020.

Hanitra R.

 

Localisation des 299 nouveaux cas du 25 avril 2021 :

 

Régions Nouveaux casAnalamanga210Sofia22Bongolava17Vatovavy Fitovinany15Atsimo-Atsinanana7Amoron’i Mania6Menabe5DIANA5Atsimo-Andrefana4Anosy3Itasy2Boeny1Analanjirofo1Betsiboka1
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Quatuor Squad : Vavina, la nouvelle collaboration avec Hermann Robert

Hermann Robert fait partie des jeunes gardiens de la musique traditionnelle du sud.

Quand les cordes rencontrent le ‘marovany’, le résultat est des plus beaux. « Vavina », tel est le titre du projet en commun de Hermann Robert et Quatuor Squad. Si le premier s’est fait connaître en tant que leader du groupe Belongo, Quatuor Squad, quant à lui, est la meilleure formation de luthiste du moment. A eux tous, ils offrent une fenêtre musicale des plus intéressantes sur une combinaison de la musique traditionnelle et de la musique classique. Un  aperçu a été dévoilé récemment sur les réseaux sociaux, histoire de donner un avant-goût de cette collaboration des plus intéressantes.  Des « mélodies mélodieuses », teintées de la couleur du Sud, mélangeant rythmes traditionnels « vezo » qui  prône toujours la richesse culturelle, artistique et musicale. Le tout est saupoudré de l’influence classique de Quatuor Squad. Sans en dire plus, ce projet semble être avant tout l’histoire d’une jeunesse débordante de passion. Une jeunesse ouverte à d’autres horizons qui fait découvrir et combine plusieurs registres. Cette collaboration tente de fédérer le public autour d’un répertoire musical qui n’a pas de frontière, de couleur de peau, de classe sociale ni de religion. Leur seul étendard,  un même état d’esprit, des valeurs de partage et de fraternité.

Zo Toniaina

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Covid-19 – variant indien : Une grave menace plane sur Madagascar

L’arrivée du vol en provenance de Paris, hier matin, a soulevé une vague d’inquiétudes chez les observateurs, notamment par rapport au nouveau variant indien à l’origine d’une véritable hécatombe en Inde actuellement : plus de 2.800 morts et un record de 350.000 nouvelles contaminations en 24h. Déjà repéré dans plusieurs pays (Belgique, Suisse, Grèce, notamment), ce variant indien n’a pas encore été signalé en France métropolitaine, mais en revanche, il serait déjà présent (un cas aurait été signalé) en Guadeloupe, territoire français d’outre-mer.

Dans la mesure où le vol d’hier, en provenance de Paris, ne semble pas être le dernier à atterrir à Madagascar, car d’autres vols sont encore prévus pour les prochains jours, la menace de voir arriver ce variant indien dans le pays perturbe les observateurs locaux. Effrayés par les scènes terriblement anxiogènes observées en Inde et diffusées sur les chaînes de télévision et la presse internationale, les Malgaches craignent surtout une nouvelle flambée épidémique à variant indien, si jamais un seul passager porteur de cette nouvelle souche venait à fouler le sol malgache et à le propager dans le pays. La remarque qui se répète repose sur le fait que des pays disposant de beaucoup plus de moyens financiers et techniques que Madagascar, n’ont pas réussi à empêcher l’introduction de ce variant indien sur leur sol. Que dire alors de la Grande île ? Jusqu’ici, le pays n’a jamais pu – ou su – garder ses frontières hermétiquement closes, parlant de circulation des personnes. Les observateurs estiment leurs craintes légitimes, face à ce variant indien qui représente alors une grave menace pour le pays. L’annulation de tout autre vol déjà programmé serait plus rassurante. Ce qui ne semble pas encore être à l’ordre du jour, du moins, pour l’instant.

Détecté en octobre 2020 dans le centre de l’Inde, ce variant indien dénommé B1.617, extrêmement contagieux, inquiète du fait de la double mutation particulièrement puissante observée chez cette souche. Aux dernières nouvelles, ce variant indien est plus potentiellement plus résistant au vaccin mais pas forcément plus mortel. Il n’en demeure pas moins que la flambée épidémique actuellement observée en Inde entraîne des conséquences graves : pénurie d’oxygène, manque de lits en réanimations et dans les salles communes des hôpitaux. Complètement saturées, les structures sanitaires indiennes n’ont d’autres choix que de renvoyer les malades chez eux. Quant aux morts, les crématoriums en plein air se multiplient.

Hanitra R.

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ONG Yamuna : Des PPN et des friandises venant du consul d’Espagne

Hasnaine Yavarhoussen a rendu visite à ses protégés.

En cette période difficile, le consul honoraire d’Espagne à Madagascar Hasnaine Yavarhoussen  n’oublie pas d’œuvrer pour les plus nécessiteux. Vendredi 23 avril dernier, il a visité l’ONG Yamuna, sise à Vontovorona.  Depuis 2014, le consul apporte son soutien à ladite ONG. Cette fois, il n’est pas venu les mains vides et a apporté des PPN et des friandises pour réchauffer le cœur des enfants et des familles qui dépendent de l’ONG. Ce n’est pas la première action en faveur de l’ONG car le consul a contribué financièrement aux réformes des infrastructures du centre. L’appui ne se limite d’ailleurs pas aux infrastructures mais s’étend dans le parrainage de la maison d’accueil Tsinjo ainsi que dans l’achat équitable des articles artisanaux fabriqués par les femmes « Vehivavy Miavotra » du centre Antombonana afin que ces dernières y trouvent une source de revenu stable. L’ONG Yamuna dispose de trois centres d’accueil. Le premier est le centre éducatif Mandrosoa qui accueille 200 enfants issus des familles défavorisées des communautés avoisinantes dont le rôle est de renforcer les capacités des élèves toutes les demi-journées où ils ne vont pas à l’école et de leur offrir un repas quotidien. Outre ce centre, il y a le centre d’accueil Mahatsinjo qui dispose de 2 familles d’accueil composées de 18 enfants placés par les juges des enfants et d’une crèche pour 25 enfants. Et enfin, le centre Antombonana abrite des logements sociaux pour 11 femmes avec enfants à charge et la coopérative des femmes « Vehivavy Miavotra » ainsi que des potagers écologiques des femmes agris. Ce pour une réinsertion sociale et économique des femmes en situation vulnérable.

Recueilli par T.H

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Football – Orange Pro League : Grogne dans les rangs des militaires

Lourdement sanctionné lors de l’incident de Vontovorona, le COSFA crie au scandale. Pour une responsabilité tout au moins partagée, les militaires écopent d’une amende de 2 millions d’ariary et de la suspension de quatre joueurs contre zéro ariary et deux joueurs suspendus pour JET Kintana

L’origine de la faute était quand le gardien du JET Kintana, Joma, s’en est pris à un ramasseur de balle qui travaillait, ce jour-là, pour le COSFA. Il s’ensuivit une échauffourée puisque les militaires ont poursuivi à travers le stade de Vontovorona le gardien Joma qui était protégé par son coéquipier Tsiry.

Sanctions ciblées. Dans la mêlée, les CFEM ont sanctionné les deux joueurs du JET Kintana mais également quatre joueurs du COSFA dont le capitaine Ndimby Mahefa, le gardien Dinah Randriamamonjisoa, l’attaquant Safidy Razanadraibe et Nasolo Randrianatoavina.

Ces six hommes sont frappés d’une suspension mais qui sera soumise à la FMF. Cette dernière aurait déjà reçu une lettre du COSFA, le conditionnel est de mise car Isoraka reste muet sur le sujet, lui demandant de revoir cette copie. A raison car curieusement, on aurait cru à des sanctions ciblées pour des militaires qui vont être privés de leurs meilleurs atouts  lors du dernier match contre Elgeco Plus qui est sous la menace d’une relégation si Tia Kitra parvient à gagner ses deux matches en retard.

Il existe toutefois une porte de sortie pour le COSFA en faisant appel de la décision des CFEM. Cela entraîne de facto la suspension momentanément des sanctions et de permettre au club d’être au grand complet lors du match contre Elgeco Plus.

Prudence. Même JET Mada n’est pas à l’abri d’une relégation en cas de défaite devant les Tamataviens. Tout comme Fosa Juniors bien obligé de ne pas céder devant respectivement Elgeco Plus dans un match qui s’apparente à une finale de survie mais aussi face à Tia Kitra et le Five FC qui ambitionne aussi de terminer en beauté ces matches de groupe.

C’est dire l’enjeu pour le maintien dans cette Conférence Nord  et même pour le playoff. Si Fosa gagne les trois matches, il restera à la hauteur du Five FC mais derrière le COSFA si ce dernier bat Elgeco Plus.

Des chaudes journées en perspective en fait où la prudence est de mise. Une très grande prudence. Pour tout dire, il faut tout avoir à l’œil. Les arbitres y compris !

Clément RABARY 

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Vaccins contre la Covid-19 : Quid du plan national de déploiement ?

Tous les pays éligibles au mécanisme Covax ont dû présenter et faire valider leur plan national de déploiement des vaccins contre la Covid-19.

L’annonce faite par le Pr Jean Louis Rakotovao, ministre de la Santé publique malgache sur la « venue des premières doses de vaccins contre la Covid-19 dans les quinze prochains jours » réjouit l’opinion publique. Compte tenu de la situation qui prévaut actuellement dans le pays, cette annonce sur le plateau de la télévision nationale le 22 avril dernier suppose donc que Madagascar dispose déjà d’un plan national de déploiement desdits vaccins. Un document qui « fournit un cadre qui aide les pays à concevoir des stratégies pour le déploiement, la mise en œuvre et la surveillance du ou des vaccins », d’après les explications de l’OMS région Afrique. Le plan devrait ainsi  exposer « en détails la structure, les processus et les activités entrant dans le cadre de la campagne de vaccination contre la Covid-19 ». Et devrait toutefois « être présenté et validé par un comité d’experts internationaux lors d’une réunion organisée par l’Organisation Internationale de la Santé » avant sa mise en œuvre. Interrogé sur la question, un responsable auprès de la direction du Programme Elargie de Vaccination du ministère de la Santé publique malgache explique que « le pays est en pleine phase d’élaboration du plan national de déploiement des vaccins ». Notre interlocuteur d’ajouter que « le directeur du Programme Elargi de Vaccination (DPEV) va intervenir sur le plateau de la télévision nationale mercredi prochain. Il serait mieux d’attendre cette intervention car il y apportera de plus amples explications ».

Liste. L’annonce du ministre de la Santé publique suppose également que Madagascar fait partie des pays éligibles au mécanisme Covax. Une éligibilité qui devrait être confirmée ou infirmée par la publication d’une liste de la prochaine série d’attributions de doses par la Coalition pour les innovations en matière de préparation aux épidémies (CEPI), Gavi (l’Alliance du Vaccin), et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), en tant que codirigeants du mécanisme en question, ainsi que l’UNICEF, partenaire d’exécution essentiel. La liste devrait ainsi permettre d’avoir « des informations précises sur le volume de vaccins qui seront livrés aux pays composant la liste dont Madagascar ». Il conviendrait de noter qu’une première liste des pays bénéficiaires et éligibles au mécanisme Covax a été publiée au mois de mars dernier et que les délais des premières livraisons étaient compris entre les périodes de février-mars et avril-mai de cette année. Si les annonces se suivent sur la campagne de vaccination anti Covid-19 à Madagascar, les officiels ne semblent pas être enclins à donner plus de détails en ce qui est du pourquoi et du comment de la chose. Rendez-vous mercredi prochain avec le DPEV.

José Belalahy

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Amoron’i Mania : Stratégie de systématisation de la délivrance de première copie de naissance et de CIN.

La  Région d’Amoron’i Mania estime le nombre de personnes dépourvues d’acte de naissance et de carte d’identité nationale,  entre 1.000 et 2.000 par commune, soit 61.000 à 122.000 personnes concernées pour les 61 communes.  Une situation qui préoccupe les responsables au plus haut point et  ce qui les motive à prioriser leur délivrance à la population.

Contextes

Cette situation, comme l’ont expliqué certains responsables, est due à  plusieurs contextes. Certaines habitudes dans l’Amoron’i Mania freinent la délivrance de la première copie d’acte de naissance. La mobilisation de certaines communes sur la systématisation de la déclaration de naissance et du CIN est parfois insuffisante. Dans les contrées reculées et difficiles d’accès, les populations ne sont pas motivées, encore moins préoccupées de posséder ces documents. Autre aspect du sujet qui handicape l’Amoron’i Mania, il n’y a qu’un seul tribunal, celui du tribunal de première instance pour servir les 4 districts et les 61 communes pour une population de  moins de 1.000.000. Des  dérogations spéciales aux représentants de l’Etat en l’occurrence le préfet et chefs de districts, comme c’était le cas tout récemment et en 2006, de procéder à la réalisation des jugements supplétifs ont permis  d’améliorer de peu la situation, se réjouissent les personnes interrogées.

Objectifs principaux

Les objectifs  principaux de cette stratégie de systématisation de la délivrance de première copie de naissance et de CIN sont de réduire au minimum d’une façon progressive le nombre de personnes dépourvues d’acte de naissance et CIN dans la région. De mettre en place un système de délivrance systématique de la première copie d’acte de naissance et CIN dans les 61 communes. Identifier et former tous les agents concernés  à partir des ‘fokontany’ en incluant les « renin-jaza » ou sages-femmes  traditionnelles.

330 millions Ar

Compte tenu du coût de cette stratégie qui est estimé à plus de 330 millions d’ariary, elle  ne peut se concrétiser sans l’appui des partenaires financiers et techniques, notent nos interlocuteurs.

CHAN MOUIE  Jean Anastase

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Crew Dragon : Le véhicule spatial « au-dessus de Madagascar »

L’astronaute français a partagé la première vidéo de son aventure au monde entier, à 424 km au-dessus de nos têtes.

Madagascar s’est invité dans l’aventure spatiale de la capsule « Crew Dragon » de SpaceX qui a décollé de Cap Canaveral en Floride vendredi dernier, avec quatre astronautes à bord dont deux Américains, un Japonais et un Français. Peu après le décollage, Thomas Pesquet a partagé au monde entier la première vidéo de son aventure dans les étoiles, en se tournant vers le hublot pour décrire : « Voilà ce que vous pouvez voir. On arrive au-dessus de Madagascar, mais c’est très nuageux ».

12h08. La première phase (soft capture) pour le véhicule spatial a effectivement commencé à 424 kilomètres au-dessus de l’océan Indien. Plus précisément à 09h08 GMT, c’est-à-dire à 12h08, heure malgache. Occupés et préoccupés par la propagation… spatiale du variant sud-africain de la Covid-19, les Malgaches ne se doutaient pas un seul instant que l’astronaute français voyait la Grande-le à travers un des hublots du vaisseau spatial qui a entamé la deuxième phase (hard capture) en s’arrimant à la Station Spatiale Internationale (ISS), dont il sera le commandant de bord durant quelques semaines, pour une mission de six mois.

Île rouge. En tant que commandant de bord, Thomas Pesquet est le porte-parole de l’équipage qui a une vue imprenable sur la planète bleue, y compris sur l’île rouge qui ambitionne de redevenir l’île verte dans sa politique environnementale. Et ce, à défaut d’avoir un programme spatial ni même de faire partie d’un vol habité du genre Crew Dragon. C’est comme si on comptait les étoiles.

R.O

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Ambohimahasoa : Kalachnikov roa sy Mas 36 nisy nanatitra tao amin’ny kaomisaria

Fitaovam-piadiana Kalachnikov roa miaraka amin’ny fahana iray sy bala roa, Mas 36 iray ary basy vita gasy no nisy nanatitra tao amin’ny kaomisaria Ambohimahasoa, ny herinandro teo. Olona nipetraka tao amin’ny faritra Sahatona Ambohimahasoa  no nitazona ny basy Kalachnikov iray ka taorian’ny fanentanana dia tapa-kevitra nanatitra izany ny tenany. Araka ny fantatra raha tao anatin’ny taona iray, miisa 46 ny basy vita gasy ary efatra kosa ny Kalachnikov nisy nanatitra sy voarain’ny kaomisaria Ambohimahasoa. Nanamafy izany Talem-paritry ny Filaminam-bahoaka Matsiatra Ambony ny kaomisaria Randrianasolo Pascal.

Tsiahivina fa ny taona 2020 dia nanao antso avo sy nanentana ireo izay mbola manana sy mitahiry fitaovam-piadiana ny fitondra-panjakana mba hanatitra izany eny anivon’ny mpitandro ny filaminana. Nisy nanamly antso ary nahitam-boakany izao namerenana ireto basy mahery vaika ireto.

Yv Sam

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Happy Women : Campagne de sensibilisation sur la lecture

L’association Happy Women de l’agence Novo-comm a fêté la Journée mondiale du livre célébrée rappelons-le, le 23 avril dernier. Et ce, à travers une opération de sensibilisation sur le digital pour dynamiser et réveiller le goût de la lecture. Une sensibilisation qui s’est notamment manifestée par des publications sur la page Facebook de l’association de textes liés au livre et à la lecture. « L’éducation est un droit fondamental. Le livre représente l’outil par excellence de l’apprentissage, du développement personnel et intellectuel. En ce sens, nous avons décidé de rendre un hommage particulier aux livres et à leurs auteurs afin d’encourager chacun, en particulier les plus jeunes, à découvrir le plaisir de la lecture. Chaque année, nous ne manquons pas de nous mobiliser en faveur des causes qui nous sont chères et qui s’alignent avec les raisons d’être de l’association, à savoir l’épanouissement des femmes et des jeunes enfants », a déclaré Tsioriniaina Rakotoarimalala, présidente de l’association.

R.Edmond

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Fièvre de la Vallée du Rift : Plus de 1 000 animaux d’élevage tués et 3 996 autres atteints de la mal...

Le ministre de tutelle, Lucien Ranarivelo, a effectué une descente au niveau de l’abattoir d’Ampasika hier.

Depuis la réapparition de la Fièvre de la Vallée du Rift (FVR) à Madagascar à la fin du mois de février dernier, le nombre de bovins et de petits ruminants atteints de cette maladie transmissible à l’Homme est monté en flèche.

 

Les récentes statistiques publiées par le ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, font actuellement état de plus de 1.000 animaux d’élevage tués dont 904 animaux sont des bovins et les 101 restants sont des petits ruminants. En outre, 3.996 autres animaux sont infectés par cette maladie de la FVR. Parmi lesquels, 1.724 têtes sont constituées de bovins et 2.272 autres animaux sont des caprins et des ovins. Il y a dix jours de cela, on a enregistré cependant 634 bovins tués et 1.934 animaux d’élevage qui ont été infectés dans quatre régions. Les zones infectées par cette maladie virale s’étendent également sur cinq régions en ce moment, à savoir, DIANA, Vatovavy Fitovinany, Atsimo-Andrefana, Atsinanana et Alaotra Mangoro au lieu de trois régions au début de sa réapparition.

 

Mesures prises. Plus précisément, quatorze districts sont infectés par cette maladie de la FVR. Il s’agit notamment de Nosy Varika, Mananjary, Manakara, Vohipeno, Ifanadiana, Ikongo, Toliara II, Morombe, Ankazoabo, Sakaraha, Ambanja, Mahanoro, Vatomandry et Moramanga. Des mesures ont déjà été prises par le ministère de tutelle pour contenir la propagation de la Fièvre de la Vallée du Rift en procédant à l’acheminement et la distribution des médicaments composés entre autres d’antibiotiques, de vitamines et d’antiparasitaires dans ces districts touchés par la maladie. Les vétérinaires sanitaires locaux ont également été dotés de kits de protection afin d’éviter la transmission de cette FVR à l’Homme. Raison pour laquelle, l’on a enregistré 2.852 cas de guérison d’animaux d’élevage dont 715 bovins et 2.137 petits ruminants.

 

Importer des vaccins. Par ailleurs, le ministère de tutelle travaille en étroite collaboration avec les autorités locales pour interdire la circulation des bovins et des petits ruminants dans ces régions concernées et en dehors de ces territoires. Les éleveurs sont en même temps sensibilisés à consulter des vétérinaires en cas de détection de symptômes sur leur cheptel. On peut citer, entre autres, l’apparition de fièvre, l’avortement des femelles gestantes et le syndrome hémorragique chez les bêtes. « Nous prévoyons également d’importer des vaccins permettant de lutter contre cette maladie virale », a annoncé le ministre de tutelle, Lucien Ranarivelo, lors de sa descente au niveau de l’abattoir d’Ampasika hier. Quant à la commercialisation de viande de bœuf et de petits ruminants, il tient à préciser que ces produits d’origine animale  sont comestibles à condition qu’ils soient bien cuits. Cette descente vise d’ailleurs à vérifier le contrôle strict des vétérinaires sanitaires des animaux à l’entrée de l’abattoir ainsi que des viandes qui seront ensuite écoulées sur le marché local. Il y aura également des contre-visites au niveau des boucheries. Ainsi, chaque boucher doit présenter un certificat d’origine et de salubrité renouvelable tous les jours et les viandes étalées sur le marché doivent être estampées.

Navalona R.

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Ils ont fait le buzz : Le confinement divise sur Facebook

Même le dimanche, les rues des quartiers populaires d’Antananarivo ont été prises d’assaut pendant la matinée.

L’équilibre du vivre ensemble a, semble-t-il, été dénaturé sur les réseaux sociaux samedi dans la matinée, diffusant avec largesse l’image des couloirs et des petites ruelles populeuses dans la matinée du premier jour du premier week-end de confinement. La Capitale se voulait être l’exemple d’un confinement total respecté par une population, à espérer, être disciplinée. La première demie journée du 24 avril, d’après les images diffusées sur Facebook, a été loin de cet espoir. Que ce soit à Ambohimanarina, Ivandry, Andranomanalina, etc. la foule s’est bousculée dans les marchés de proximité. Cadre rêvé pour un virus aussi contagieux que la Covid–19, dont le variant se balade déjà sur le sol national. Et les commentaires fusent : « c’est une question de mentalité », « des irresponsables, ou qui sont les responsables ? », « c’est seulement à Madagascar que… », etc. On imagine bien que ces commentateurs et commentatrices calfeutré(e)s devant leurs écrans de smartphones. Bien heureu(ses)x d’être forcé(e)s à rester à la maison en ce week-end, là où le confinement total est un luxe. Et comme toujours, une occasion de plus pour le petit peuple d’être à la racine de tout le malheur économique et social du pays. Le petit peuple qui vit dans les cités, loin derrière les premières façades des rues de la Capitale. Les « bas-quartiers », comme on dit. Une internaute réagit tout de même : « arrêtez de les affliger, ce ne sont pas eux qui ont introduit le virus depuis l’étranger. Avant, ils vivaient tranquilles dans leur communauté ». Une autre s’insurge : « et voilà, c’est la population qui se déchire entre elle. A ce rythme, les responsables s’en tireront à bon compte ». Voilà donc comment une certaine catégorisation de la population semble cristalliser toute la frustration d’une autre catégorie de la population. Dans l’ensemble, une masse divisée et amère, quoi qu’on en dise, aux espoirs confinés depuis ces dernières années maintenant.

Maminirina Rado

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Nisandoka ho havan’ny minisitra : Entina eny amin’ny fampanoavana anio ilay mpamily

Nisy ny fangatahana fampitomboana ny fetr’andro ahafahana mbola mitazona azy ety anivon’ny zandary, noho ny anton’ny famotorana, hoy ny tomponandraikitry ny fanadihadiana teny Ambohimanagakely. Anio no atolotra eny anivon’ny Fampanoavana raha tsy misy ny fiovana, ilay mpamily mamo, namivanginga zandary nanao ny asany, ary nilaza ho fianakavian’ny Jly Ravalomanana. Raha ny tokony ho izy tokoa, araka ny voalazan’ny paikady heloka, dia omaly no tapitra ny fetr’andro nahafahana nitazona ity tovolahy ity, teny anivon’ny zandary. Afaka mampitombo izany anefa ireo mpanao fanadihadiana, raha ny voarakitra hatrany. Nambaran’ny Kaomandin’ny tobim-paritry ny zandary eny Ambohimangakely rahateo fa maromaro ny vesatra hanenjehana ity lehilahy ity, antony nanemorana izany fanolorana azy eny anivon’ny Fampanoavana izay. Raha tsiahivina, ny harivan’ny zoma lasa teo ity tovolahy ity no voatery nosamborina tetsy Andranovao Ambohimangakely. Izany dia taorian’ny fisavana natao azy teo amin’ny sakana. Tsikaritra tamin’io fa nandray zava-pisotro ity mpamily ity ary mamo teo anatrehan’izay. Tsy vitan’izay anefa fa mbola namalivaly sy namingavinga ireo zandary nanao ny asany ny anao lahy, no mbola nilaza fa fianakavian’ny Jeneraly Ravalomanana Richard, Sekreteram-panjakana miadidy ny zandariam-pirenena ka tsy azo atao na inona na inona. Nandray andraikitra avy hatrany ny teo anivon’ny Vondro-tobim-paritra ny nanome baiko ny hanokafana ny famotorana sy hisambotra ity farany. Mitovy ny fampiharana ny lalàna na iza io na iza ary na fianakavian’iza na fianakavian’iza, hoy ny eo anivon’ny zandary.

m.L