Les actualités à Madagascar du Samedi 26 Septembre 2020

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Audition : La musique classique résonnera à Ambohibao

L’AMI (Anglican Music Institute) organise une audition à Ambohibao Ambatolampy près de l’école française le samedi 10 octobre 2020 à 9 heures. En effet, l’objectif principal de l’établissement est de donner une formation musicale à tous les intervenants au sein des églises chrétiennes ainsi, à promouvoir une formation de leaders aussi bien spirituels que musical.

Crée par le missionnaire coréen Gwangsu Yi en 2006, l’Ami a apporté une touche dans l’évolution de la musique des élites à Madagascar. L’école a d’ailleurs participé à différents évènements dans les régions rurales d’Antananarivo, Fianarantsoa, Antsirabe, Toamasina et Morondava. A part les formations intensives qu’offre l’établissement, chaque année les formateurs effectuent des échanges culturels, l’AMI a été une opportunité de collaboration avec des artistes internationaux.

Iss HERIDINY

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Fianarantosa : Violente émeute hier

Hier, la ville de Fianarantsoa était en effervescence. Les marchands dans les pavillons situés au bord de la RN7, traversant la ville, à partir de la gare routière d’Ankazondrano en direction de Tsaramandroso se sont soulevés contre les agents de la commune urbaine de cette capitale du Betsileo pour exécuter la décision de la municipalité. Celle-ci consiste en la démolition de toutes les constructions sur les lieux. Ces marchands se sont opposés à cette décision dont l’objectif est d’appliquer le plan d’urbanisme de la ville après avoir obtenu gain de cause auprès du tribunal administratif en réponse au recours entamé par ces marchands contre ce projet de la mairie. Dès 8 heures du matin, une foule en furie munie de banderoles a déjà attendu l’arrivée de ces agents de la commune. Une fois débarqués sur place, les personnels de la commune ont été accueillis par des jets de pierres. Cette violence qui a détruit le camion-benne de la voirie, don du Président de la République. Pris au dépourvu, ils ont été obligés d’évacuer les lieux. C’était de la pagaille totale dans la mesure où les manifestants ont commencé à bloquer complètement la circulation dans cette portion de route. C’est pourquoi, des éléments des forces de l’ordre se sont rendus sur les lieux pour maîtriser la situation. Le calme est revenu vers 11 heures suite à des négociations entre les deux parties. Raison pour laquelle, aucun blessé grave ni perte en vie humaine n’est à déplorer. Aucune arrestation n’a été effectuée. Selon les explications de la commune, ces marchands ont été déjà avertis de cette mesure depuis un mois. On attend alors la suite de cette affaire.

T.M.

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Enseignement : Guerre de territoire des écoles privées à Antsirabe

A Antsirabe, deux écoles privées se livrent une bataille sans fin en raison de leur emplacement. Le premier établissement affirmant qu’il faut maintenir une distance de 300 m au moins entre les deux écoles. Ayant été contrainte de fermer par le passé, l’une de ces deux écoles, située à juste quelques mètres de l’autre, a pu rouvrir ses portes ces derniers temps. Aussi, une nouvelle plainte a été déposée auprès de la Cisco afin que cette dernière refasse ses bagages. Mais contrairement à la dernière fois, cette fois-ci, la décision de la Cisco se fait attendre selon le directeur de l’établissement qui a déposé la plainte. Pour l’heure, on ne sait si la raison de la première fermeture est liée à la proximité des deux établissements ou à la non-conformité des infrastructures.

Anja RANDRIAMAHEFA

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Ministère de la justice : De nouvelles infrastructures riment avec réforme

Le secrétaire général du ministère de la justice, Herilaza Imbiki, croit à une modernisation de la justice malgache.

Dans son projet de réforme, le ministère de la Justice veut administrer d’une façon efficace et efficiente le service public de la justice, actuellement plus que fragilisé. De nouvelles infrastructures seront également mises en place.

On reproche fréquemment à la Justice son éloignement, et l’insuffisance de tribunal est criante. La distance est insupportable pour certains. Revoir ainsi la carte judiciaire et construire des tribunaux là où il n’y en n’a pas, sont plus qu’indispensables. En effet, le ministère envisage de construire de nouveaux tribunaux, surtout dans les districts qui n’en ont pas encore actuellement. En termes de statistiques, les chiffres démontrent une réalité implacable : on compte actuellement 42 tribunaux dans les 119 districts, 6 tribunaux administratifs et financiers et 6 cours d’appel. L’objectif est de développer une justice de proximité et de résoudre le problème d’accessibilité, a argumenté le secrétaire général du ministère de la justice, Herilaza Imbiki.  D’autres projets de construction de nouveaux établissements sont aussi en cours. Le nombre des prisons va augmenter. Celui d’Imeritsiatosika, où une prison de haute sécurité devrait être inaugurée d’ici quelques mois, est un des projets phares du ministère.

Prohibitif. La construction des infrastructures est une priorité au niveau du ministère, mais mettre en œuvre les réformes ne sera pas non plus relégué au second plan. Dans ce cadre, l’amélioration du service public de justice occupera une grande partie dans cette réforme. A l’instar du volet concernant le traitement égalitaire des usagers devant le service public de la justice. « Il est fondamental, à part les questions judiciaires, que l’administration de la justice réponde aux attentes de la population et de l’intérêt général », a soutenu Herilaza Imbiki, secrétaire général du ministère de la Justice. Cette égalité devrait également se traduire au niveau de l’aspect coût où il est souvent prohibitif, selon certains observateurs, pour certaines couches sociales modestes. Aussi, l’amélioration du service public de la justice sera orientée pour satisfaire les usagers sur la qualité des décisions de justice, qui doit être « claires et compréhensibles », selon Herilaza Imbiki. Dans ce cadre, selon ce dernier, il est nécessaire de traduire en malgache les décisions de justice.  Mais, il est aussi nécessaire, toujours selon ce dernier, que les magistrats entament des tournées administratives dans leurs circonscriptions pour répondre aux questions et expliquer les textes et les décisions de justice.  « Les magistrats doivent être proches du peuple, même sur le plan social », a avancé le secrétaire général.

Ressources propres internes. Réformer la justice et éviter un fonctionnement défectueux du service de la justice, c’est également réfléchir sur la question épineuse concernant les moyens. « Il faut se donner les moyens pour mener cette réforme », a soutenu le secrétaire général du ministère de la justice. Il importe de pallier, à cet effet, le manque chronique de moyens. Jusqu’à présent, le ministère de la justice a misé sur les moyens du bord. Les constructions des nouveaux tribunaux et établissements pénitentiaires, pour cette année, sont supportées par les ressources propres internes du département. Mais le soutien des partenaires techniques et financiers n’est pas non plus négligeable. Un grand projet de modernisation d’une partie du service de justice est actuellement en cours d’élaboration en partenariat avec la Banque mondiale.

Répressions. La réforme est sur les rails, a rassuré le secrétaire général du ministère de la justice. Elle exige des hommes et des femmes dotés de valeurs et de compétences, a-t-il ajouté. Mais il est également nécessaire de réfléchir, selon ce dernier, sur le postulat « justice face aux enjeux et défis du développement ».  En effet, au-delà « des réformes structurelle, législative et institutionnelle qui sont engagées, la question de l’impact socioéconomique de la justice reste également d’actualité.  Dans cette optique, elle doit être correcte face à ses responsabilités,  notamment dans le cadre des répressions des infractions économiques et financières, et dans la sécurisation des biens et des investissements. Toujours est-il qu’il ne faut pas oublier que le gage de la réussite de la réforme réside, selon Herilaza Imbiki, dans « le respect de l’indépendance de la justice, laquelle doit être loin des pressions et interventions en tous genres, conduite par un personnel honorant l’éthique et la déontologie ».

Rija R.

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Soutenance de HDR : Levée de la suspension

Les soutenances de HDR vont bientôt reprendre.

La reprise est plus qu’effective pour l’univers de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique. Les soutenances d’Habilitation à diriger des recherches vont enfin être autorisées.

Une année après la décision de suspension des soutenances d’Habilitation à diriger des recherches, le gouvernement malgache avance une imminente reprise des activités. En effet, réuni en conseil le 23 septembre dernier, le gouvernement de Madagascar a adopté le décret modifiant et complétant certaines dispositions du décret N°200-64 du 13 septembre 2000 portant création et régime d’Habilitation à diriger des recherches ou HDR. Le HDR correspondant « au diplôme le plus élevé de l’enseignement supérieur permettant à son titulaire d’accéder au grade de professeurs d’enseignement supérieur après reclassement ou versement dans le grade supérieur », peut-on lire dans une publication sur la page Facebook officielle du ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique hier. Il conviendrait de rappeler que la décision de suspension des soutenances en vue de l’obtention de la HDR a été prise durant une réunion organisée dans les locaux du Mesupres le jeudi 12 septembre 2019. Réunion durant laquelle ministère de tutelle, directeurs des trente (30) écoles doctorales du pays, représentants des présidents des universités de Madagascar ainsi que des représentants du collectif des professeurs se sont mis d’un commun accord sur la nécessité de « revoir le décret portant statut des chercheurs du ministère chargé de l’Enseignement Supérieur et la Recherche scientifique ».

Diplôme. La décision de suspension du 12 septembre 2019 était motivée par la volonté des parties prenantes qui se sont réunies ce jour là, d’aligner « l’enseignement supérieur et la recherche scientifique malgache à celui des pays avancés ». Ainsi, si le décret N°200-64 du 13 septembre 2000 reconnaissait uniquement la HDR comme un titre, celui adopté en conseil du gouvernement le 23 septembre dernier en aurait fait un « diplôme national» si l’on s’en tient aux explications d’une source contactée auprès du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique. Un autre changement apporté concernerait l’admission à postuler à la HDR. Il faudrait être un enseignant-chercheur titulaire d’un doctorat ayant le grade de Maître de conférences ou un chercheur-enseignant titulaire d’un doctorat ayant le grade de Maître de recherches possédant cinq années d’ancienneté, et ayant obtenu un doctorat depuis au moins cinq ans, rajoute notre source. Avec l’adoption de ce décret qui retouche le statut des chercheurs malgaches, le ministère de tutelle a effectué un pas considérable dans l’initiative de réforme de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique dans la Grande île.

José Belalahy

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Lutte contre la rage : Campagne de vaccination massive des chiens et des chats errants

Madagascar compte 10 cas de rage humaine, 50 cas de rage animale et 13 000 cas de morsures par an. Ceci serait récurrent selon le Dr. Mbola Rabenandrianina du ministère de la Santé publique. Ce qui pousse les autorités à lancer une campagne massive de vaccination du 28 septembre 2020 au 04 octobre 2020.

Sans prophylaxie post-exposition, la rage peut provoquer entre 1 000 et 4 000 décès par an. Si quelqu’un se fait mordre par un animal, ce dernier doit impérativement nettoyer soigneusement la plaie avec du savon le plus rapidement possible, nous fait savoir un médecin. La rage se transmet à l’homme par la salive des animaux infectés par le virus responsable de la maladie. Les symptômes les plus fréquents de la maladie sont la dysphagie (difficulté à avaler) et des symptômes neuropsychiatriques variés. Non-traitée, la rage entraîne le coma et la mort par arrêt respiratoire. Dans le pays, nous comptons actuellement 31 centres de traitement antirabiques.

Journée mondiale contre la rage. Cette journée spéciale est célébrée chaque année le 28 septembre. Dans le but d’éradiquer la rage d’ici 2030, les autorités sanitaires lancent une campagne de vaccination et de stérilisation de masse de chiens et de chats errants dans la commune urbaine d’Antananarivo et Avaradrano du lundi 28 septembre 2020 au 04 octobre 2020. Les opérations en question auront lieu à Soamanandrariny, Ambatobe, Nanisana, Analamahitsy, Mandrosoa Ilafy, Amboditsiry et Ankerana.

Les chiens errants ? Nous ne sommes pas sans savoir qu’Antananarivo compte quelques milliers de chiens errants. Ces animaux font également partie des cibles de cette opération. Néanmoins, il ne sera pas encore possible de les atteindre tous. D’ailleurs, cette campagne ne concerne pour l’instant que quelques quartiers de la commune. Toutefois, elle peut permettre de sensibiliser davantage le public, les médias internationaux et le programme de santé mondiale sur le danger de la rage. Rappelons que le moyen le plus efficace et le plus rentable pour prévenir la rage reste la vaccination des chiens et des chats susceptibles de porter le virus. Il faut quand même noter que les chauves-souris peuvent aussi transmettre la rage.

Anja RANDRIAMAHEFA

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Match amical des Barea : Le comité exécutif et Dupuis optent pour Luxembourg

Lors de la conférence de presse des sept membres du CE de la FMF.

Les Barea joueront leur match de préparation contre le Swift Hesperange, un club de première division à Luxembourg. La décision a été prise afin de protéger les joueurs contre l’épidémie de Covid-19.

Le choix revient donc au club luxembourgeois, Swift Hesperange. C’était la première proposition du sélectionneur national, Nicolas Dupuis pour les Barea en match amical avant la double confrontation face à la Côte d’Ivoire en novembre dans le cadre des qualifications pour la CAN 2022. En effet, c’était à l’issue d’une conférence de presse, hier, à Centell Hotel Antanimena, que les sept membres du comité exécutif (CE) de la Fédération malgache de football (FMF) ont annoncé leur soutien au coach. Normalement c’est le CE qui choisira de qui les Barea devraient affronter en match amical. Mais vu la situation actuelle, ils ont donné librement le choix à Nicolas Dupuis. On oublie donc le match contre le Burkina Faso au Maroc. Cette rencontre est prévue se dérouler la nuit du 11 ou 12 octobre. Il y aura aussi un stage pour la cohésion des Barea, pour prendre l’habitude de travailler ensemble et de faire intégrer les nouveaux joueurs.

« Nous sommes de tout cœur avec le coach en s’appuyant sur sa décision. Pour ce match de préparation, nous sollicitons l’aide du président de la République et du ministre coach, qui sont toujours derrière les Barea, pour sa bonne réalisation, malgré l’existence de Covid-19 qui appauvrit les Malgaches », a fait savoir Alfred Andriamanampisoa, membre du CE.

Quant à Nicolas Dupuis, lors de son intervention en direct durant la conférence de presse, il était clair et a réitéré son choix pour le club luxembourgeois. « Dix mois sont passés, on a besoin de regrouper les joueurs actuellement et de les regrouper en toute sécurité. Mais comme nos joueurs sont des professionnels, ils n’ont pas envie de prendre de risque par rapport à des déplacements. La meilleure solution est de jouer dans l’Hexagone ou à côté. J’ai trouvé et proposé comme solution le Luxembourg. C’est une solution qui nous permet de regrouper les joueurs, d’intégrer les nouveaux et de rester en même temps en sécurité », soutient-il, avant d’ajouter que « moi, en tant que coach, je ne prendrais pas le risque d’amener mes joueurs dans un pays à risque de contracter la Covid-19. Abel Anicet en personne m’a exactement dit la même chose.  Il n’y a pas de honte à  jouer contre une équipe de D1 luxembourgeoise. D’ailleurs, il faut respecter cette équipe, car elle offre des matériels à nos jeunes ». Ainsi, le coach a parlé de son coordinateur, Sylvain Razafinirina qui a été limogé. « Je trouve cela désolant et injuste. Il a fait du travail énorme et bénévolement donc on en aura toujours besoin de lui » a-t-il conclu.

Concernant le malaise entre les membres du Comité exécutif de la FMF, Alfred Andriamanampisoa a souligné que la Fédération est comme toutes les associations. Les idées ne sont pas forcément les même, mais il faut apprendre à accepter celle de la majorité.

Manjato Razafy

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Madagascar : Liaison Madagascar - France - Trois vols spéciaux par semaine

Antananarivo- Paris est une liaison très fréquentée. Plusieurs étudiants malgaches ont pris l'avion pour Paris depuis la fin du mois d'août. En plus des étudiants, beaucoup désirent rejoindre la France pour une raison ou une autre.
Pour cela, Air Madagascar a décidé d'organiser deux vols par semaine, afin de permettre les vols spéciaux, rapatriement ou autres. Air France, également, prévoit un vol hebdomadaire, avec autorisation des autorités malgaches.
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Cybercriminalité. Madagascar n’est pas en reste car bien armé

New York, 75 AG de l’ONU, 23 septembre 2020. Dans un message enregistré, lors de l’ouverture des travaux de la réunion virtuelle intitulée «Coopération numérique : Agir aujourd'hui pour les générations futures», le Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, a réitéré, entre autres, son appel « à respecter les technologies numériques pour garantir que les droits de l'homme s'appliquent en ligne et hors ligne ; à protéger contre les cyberattaques, la désinformation et assurer la sécurité en ligne pour tous les individus, partout dans le monde ». Ces rappels du successeur de Ban Ki-moon à la tête de cette institution mondiale qui célèbre ses 75 ans d’existence, car née avec la charte de San Francisco signée le 26 juin 1945, m’ont amené, aujourd’hui samedi 26 septembre 2020, à rappeler à certains usagers d’internet en général, de Facebook en particulier, que Madagascar n’est pas un « pauvre pays sans foi ni loi où tout est permis ». Je vous propose donc le chapitre II de la loi malagasy n°2014-006 du 19 juin 2014 portantsur la lutte contre la cybercriminalité.

« nemo censetur ignorare legem » (nul n’est censé ignoré la loi) et «dura lex sed lex» (la loi est dure mais c’est la loi) les gars !

Chapitre II. Les atteintes aux personnes physiques par le biais d’un système d’information

Art.16. Quiconque, par écrit anonyme ou signé, image, symbole ou emblème, par le biais d’un support informatique ou électronique, aura menacé autrui d’assassinat, d’empoisonnement ou de tout autre attentat contre les personnes, qui serait punissable de la peine de mort, des travaux forcés à perpétuité ou de la déportation, sera, dans le cas où la menace aura été faite avec ordre de déposer une somme d’argent dans un lieu indiqué, ou de remplir toute autre condition, puni d’un emprisonnement de deux ans à cinq ans et d’une amende de 100.000 Ariary à 1 350.000 Ariary.

Art.17. Si la menace faite avec ordre ou sous condition a été verbale, par le biais d’un support informatique ou électronique, le coupable sera puni d’un emprisonnement de six mois à deux ans, et d’une amende de 100.000 Ariary à 540.000 Ariary.

Art.18. Lorsque les menaces prévues à l’article 16 sont commises envers une personne ou un groupe de personnes à raison de leur origine, de leur sexe, de leur appartenance ou de leur non appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée, réelle ou supposée, elles sont punies d’un emprisonnement de deux ans à cinq ans et d’une amende de 100.000 Ariary à 1.350.000 Ariary. Dans ce cas, comme dans celui des précédents articles, la peine de l’interdiction de séjour pourra être prononcée contre le coupable.

Art.19. Quiconque aura sciemment, sur un support informatique ou électronique, usurpé l’identité de toute personne physique ou morale, ou une ou plusieurs données de toute nature permettant de l’identifier, en vue de troubler sa tranquillité ou celle d’autrui, ou de porter atteinte à son honneur ou à la considération de ces derniers, sera puni d’un emprisonnement de six mois à dix ans d’emprisonnement et d’une amende de 600.000 Ariary à 18.000.000 Ariary.

Art.20. L’injure ou la diffamation commise envers les Corps constitués, les Cours, les Tribunaux, les Forces Armées nationales ou d’un Etat, les Administrations publiques, les membres du Gouvernement ou de l’Assemblée parlementaire, les fonctionnaires publics, les dépositaires ou agents de l’autorité publique, les citoyens chargés d’un service ou d’un mandat public, temporaire ou permanent, les assesseurs ou les témoins en raison de leurs dépositions, par les moyens de discours, cris ou menaces proférés dans les lieux ou réunions publics, soit par des écrits, imprimés, dessins, gravures, peintures, emblèmes, images ou tout autre support de l’écrit, de la parole ou de l’image vendus ou distribués, mis en vente ou exposés dans les lieux ou réunions publics, soit par des placards ou des affiches exposés au regard du public, soit par le biais d’un support informatique ou électronique, sera punie d’un emprisonnement de deux ans à cinq ans et d’une amende de 2.000.000 Ariary à 100.000.000 Ariary ou l’une de ces peines seulement.

L’injure commise envers les particuliers, par le biais d’un support informatique ou électronique, lorsqu’elle n’aura pas été précédée de provocation, sera punie d’un emprisonnement de six mois à cinq ans et d’une amende de 100.000 Ariary à 10.000.000 Ariary ou l’une de ces peines seulement.

L’injure commise dans les conditions prévues à l’alinéa précédent, envers une personne ou un groupe de personnes à raison de leur sexe, de leur handicap, de leur origine, de leur appartenance ou non à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée, sera punie d’un emprisonnement de deux ans à dix ans et d’une amende de 2.000.000 Ariary à 100.000.000 Ariary d’amende ou de l’une de ces deux peines seulement. En cas de condamnation pour l’un des faits prévus par les deux alinéas précédents, le tribunal pourra en outre ordonner l’affichage ou la diffusion de la décision prononcée dans les conditions prévues par l’article 50 du Code pénal.

Art.21. La diffusion ou toute autre forme de mise à disposition du public, par le biais d’un support informatique ou électronique, de matériel qui nie, minimise de manière grossière, approuve ou justifie des actes constitutifs de génocide ou de crimes contre l'humanité, tels que définis par le droit international sera punie de six mois à cinq ans d’emprisonnement et d’une amende de 100.000 Ariary à 10.000.000 Ariary

Art.22. La pédopornographie ou pornographie mettant en scène des enfants s’entend comme toute représentation, par quelque moyen que ce soit, d’un enfant s’adonnant à des activités sexuelles explicites, réelles ou simulées ou toute représentation des organes sexuels d’un enfant, à des fins principalement sexuelles. On entend par «enfant» tout être humain âgé de moins de dix-huit ans.

Le fait, en vue de sa diffusion par le biais d’un support informatique ou électronique, de fixer, d'enregistrer, de produire, de se procurer ou de transmettre l'image ou la représentation d'un enfant lorsque cette image ou cette représentation présente un caractère pornographique est puni de deux ans à cinq ans d’emprisonnement et de 2.000.000 Ariary à 10.000.000 Ariary d’amende. La tentative est punie des mêmes peines.

Est puni des mêmes peines, le fait d'offrir ou de diffuser une telle image ou représentation, par le biais d’un support informatique ou électronique, de l'importer ou de l'exporter, de la faire importer ou de la faire exporter. Le fait de consulter habituellement un service de communication au public en ligne mettant à disposition une telle image ou représentation ou de détenir une telle image ou représentation par quelque moyen que ce soit est puni de deux ans à cinq ans d'emprisonnement et de 2.000.000 Ariary à 10.000.000 Ariary d’amende. Les peines sont portées de trois ans à dix ans d’emprisonnement et 4 000 000 Ariary à 20 000 000 Ariary d’amende lorsqu’il s’agit d’un mineur de quinze ans.

Le service de communication au public en ligne s’entend toute transmission de données numériques n’ayant pas un caractère de correspondance privée, par un procédé de communication électronique utilisant le réseau internet permettant un échange réciproque ou non d’informations entre l’émetteur et le récepteur. Les dispositions du présent article sont également applicables aux images pornographiques d'une personne dont l'aspect physique est celui d'un mineur, sauf s'il est établi que cette personne était âgée de dix-huit ans au jour de la fixation ou de l'enregistrement de son image.

Sont considérées comme des images à caractère pornographique : 1°) l'image ou la représentation d'un mineur se livrant à un comportement sexuellement explicite ; 2°) l'image ou la représentation d'une personne qui apparaît comme un mineur se livrant à un comportement sexuellement explicite ; 3°) l'image réaliste représentant un mineur se livrant à un comportement sexuellement explicite.

L'expression « image réaliste » désigne notamment l'image altérée d'une personne physique, en tout ou partie créée par des méthodes numériques.

Art.23. Quiconque aura attenté aux mœurs, par l’utilisation d’un support informatique ou électronique, en excitant, favorisant ou facilitant, pour satisfaire les passions d’autrui, la débauche, la corruption ou la prostitution enfantine de l’un ou de l’autre sexe, est puni des travaux forcés à temps, dans chacun des deux cas suivants : 1°) Lorsque les faits sont commis dans des établissements d’enseignement ou d’éducation ou dans des locaux de l’administration, ainsi que, lors des entrées ou sorties des élèves ou du public ou dans un temps très voisin de celles-ci, aux abords de ces établissements ou locaux; 2°) Lorsque les faits ont été commis en bande organisée, les coupables seront punis des travaux forcés à perpétuité.

Art.24. Le fait pour un majeur de faire des propositions sexuelles à un mineur ou à une personne se présentant comme telle en utilisant un moyen de communication électronique est puni de deux ans à cinq ans d'emprisonnement et de 2.000.000 Ariary à 10.000.000 Ariary d’amende. Ces peines sont portées de cinq ans à dix ans d’emprisonnement lorsque les propositions ont été suivies d’une rencontre.

Art.25. Le fait soit de fabriquer, de transporter, de diffuser par quelque moyen que ce soit et quel qu’en soit le support un message à caractère violent ou pornographique, à caractère raciste ou xénophobe, ou de nature à porter gravement atteinte à la dignité humaine, soit de faire commerce d’un tel message, est puni de deux ans à cinq ans d’emprisonnement et de 10.000.000 Ariary à 20.000.000 Ariary d’amende lorsque ce message est susceptible d’être vu ou perçu par un mineur.

Lorsque les infractions prévues à l’article 346 du Code pénal et au présent article sont commises par la voie de la communication au public en ligne, les dispositions particulières des lois qui régissent ces matières sont applicables en ce qui concerne la détermination des personnes responsables.

Pour la mise en application effective de cette loi malagasy du 19 juin 2014,sur la lutte contre la cybercriminalité, les autorités de Madagascar ont à leur disposition les services de cybercriminalité de la police et de la gendarmerie nationales et la Cellule de Lutte Contre la Cybercriminalité (CLCC) mise sur pied, en août 2019, par le ministère de la Culture et de la Communication. Enfin, il est utile, ici, de préciser que, concernant les journalistes, s’ils sont inclus en tant que personnes physiques dans cette loi n°201-006 -comprenant 41 articles-, ils sont dépénalisés dans la loi n°2016-029 du 24 août 2016 de 209 articles portant Code de la Communication médiatisée. La nuance ? Tout le monde écrit sur Facebook mais tout le monde n’est pas journaliste. Il y a une grande différence entre un article ou un dossier de presse et des textes d’anonymes -en général- qui affectionnent la diffamation publique et la propagation de fausses nouvelles (« fake news »). Plusieurs personnes ont déjà été appréhendées et punies à Madagascar mais d’autres continuent encore leur crime jusqu’au « mifona aho » (je demande pardon) qui ne permet en aucun cas d’annuler les sanctions liées à leurs méfaits.

Dans le domaine de « l’infox » (Fausse information, conçue volontairement pour induire en erreur et diffusée dans des médias à large audience), face aux inepties publiées sur le coronavirus et le covid-19, Facebook, depuis avril 2020, a décidé d’envoyer au fil d’actualités de tous ses utilisateurs un message d'alerte renvoyant vers le site de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). De son côté, YouTube​ affiche un bandeau renvoyant vers le site de l'OMS en dessous de chaque vidéo traitant du coronavirus, tandis que Google a supprimé des milliers de vidéosqui prodiguaient de faux remèdes.

Par ailleurs, pointés du doigt depuis des mois pour leur rôle dans la propagation de propos haineux sur Internet, Mark Zuckerberg, P-Dg de Facebook, et ses associés ont passé un accord avec les autorités françaises. Pour Cédric O, Secrétaire d’Etat français chargé de la Transition numérique et des communications électroniques : « Au terme de cet accord, le géant américain accepte désormais de fournir à la justice française l’adresse IP des auteurs de propos haineux sur interne ». Les Fleury Rakotomalala et autres Fanirisoa Ernaivo, exilés volontaires dans l’Hexagone, très personnellement « actifs » contre le président Andry Rajoelina, n’ont qu’à bien se tenir, « awaiting for paying for their crimes ». Car tous leurs écrits et propos ont bien été enregistrés.

Pour boucler ce dossier, revenons à l’ONU et à son Secrétaire général. Au mois d’avril 2020, déjà, Antonio Guterres avait déclaré, dans un message vidéo que « le moment doit être à la science et la solidarité. Des soi-disant conseils de santé s'avèrent nocifs ; des mensonges prolifèrent sur les ondes ; des théories du complot infectent internet et la haine devient virale, stigmatisant et diffamant des gens, des groupes. Le monde doit également s'unir contre cette maladie. Et le vaccin, c'est la confiance ». Et M. Guterres a également salué « les journalistes et ceux qui vérifient les faits dans la montagne d'histoires trompeuses et de publications sur les réseaux sociaux. Ensemble, rejetons les mensonges et les bêtises, afin de construire un monde plus sain, plus équitable, juste et résilient ».

Jeannot Ramambazafy - Egalement publié dans "La Gazette de la Grande île" du samedi 26 septembre 2020

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ONU New York, 26.09.2020. Le PM Christian Ntsay à la tribune de la 75è AG

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La 75e session de l'Assemblée générale de l’Organisation des Nations Unies (ONU), présidée par S.E. M. Volkan Bozkir (récemment ministre des Affaires européennes de la Turquie), élu pour un an, a officiellement débuté à New York,le mardi 15 septembre 2020. Le Débat général aura lieu du 22 au 29 septembre 2020. Cette année, en raison de la pandémie de coronavirus, les dirigeants internationaux ont été invités à présenter des vidéos préenregistrées de leurs discours, qui seront diffusées dans les conditions « en direct ».

Concernant Madagascar, Le Premier ministre, Ntsay Christian, a prononcé son discours lors de la 13 session plénière qui s'est tenue le samedi 26 septembre 2020.

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Maevatanàna : Naiditra am-ponja vonjimaika ilay lehilahy nanendaka tao an-tsena

Taorian’ny fakana ambany nataon’ny polisy eto Maevatanàna, mikasika ny raharaha nahavoarohirohy sy nitazonana azy nandritra ny ny iray sy tapany andro dia niakatra fampanoavana tamin’ny Alakamisy maraina teo ilay lehilahy. Vita ny famotorana nataon’ny mpitsara ka ny fanampahan-kevitra taorian’izay ny nampidirana am-ponja vonjimaika eny Ambodimadiro ilay lehilahy antsoina hoe Hery miandry ny fotoam-pitsarana. Araka ny fantatra dia reska fanendahana vehivavy tao an-tsena tamin’ny aliny Atalata teo no nahavoarohirohy azy. Fantatra fa nifanenjehany olona rehefa ninatso vonjy ilay ramatoa voaendaka, ka raikitra tamin’izay ny fifanenjehana. Soa ihany fa nalaky tonga ny polisy teto an-toerana raha tsy izay dia niharan’ny fitsaram-bahoaka teo ny tenany, ary noraisim-potsiny avy hatrany. Tsiahivina fa efa matetika migadra ity lehilahy ity,ary izao niafara tamin’ny fampidirana am-ponja vonjimaika indray izao.

Ratantely

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Anosy : Le CNEMD inauguré

Deux événements ont eu lieu à Anosy hier, l’inauguration du bâtiment entièrement rénové du CNEMD et la fin de l’année scolaire 2020. Lorsque l’administration actuelle a repris le ministère en 2019, le bâtiment de la CNEMD ou connu de beaucoup sous le nom de CNEM à Anosy ne pouvait plus être entré car il était complètement détruit et effondré et était dangereux pour les visiteurs. Le ministère a décidé de rénover le bâtiment par conscience de l’importance de cette galerie d’art. Le travail a duré plusieurs mois. «Le travail est terminé, la ministre Lalatiana Andriatongarivo est venue en personne, accompagnée du Directeur du CNEMD Saint Razafindrazaka et du Président du Conseil d’Administration du CNEMD Faly Ratovonirina. De plus, le ministère a décidé avec les techniciens d’innover la méthode pédagogique pour qu’elle soit pertinente à notre identité et à l’expérience du peuple malgache.

Le prochain objectif est d’ouvrir le centre CNEMD dans la région, qui coïncidera également avec l’ouverture de l’ANAC ou l’Académie Nationale des Arts et de la Culture à Ambohitsirohitra car ces deux structures seront interconnectées dans le domaine de la musique et de la danse. Avant de visiter le bâtiment rénové, il y a eu un spectacle musical des élèves pour l’année 2020 et une remise de certificats pour la fin de l’année scolaire 2020. L’un des étudiants du CNEMD en 2020 fait partie du groupe « Beautiful Children » qui a présenté des chansons et de la musique lors de l’événement d’aujourd’hui. Ils n’avaient jamais touché un instrument de musique avant de rejoindre le CNEMD mais, maintenant, ils peuvent en jouer en toute sécurité.

Iss Heridiny

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Trafikan-drongony : 31 kilao indray no sarona, olona roa no voasambotra

Efa an-taoniny maro ihany izay rongony saron’ny mpitandro filaminana ary efa maro dia maro ireo olona no nadoboka am-ponja. Mbola betsaka ihany koa anefa ireo tsy fay fa mbola mirotsaka hatrany amin’ity resaka fanaparitahana rongony ity. Toy ity tany amin’ny faritra Sava ity, rongony milanja eo amin’ny 31 kilao indray no saron’ny zandary tao amin’ny tanàna antsoina hoe Ambodimanga, kaominina Antsahavaribe, distrika Sambava, ny alarobia lasa teo. Raha ny fanazavàna azo avy amin’ny zandarimariam-pirenena dia nisy ny angom-baovao azo avy amin’ireo olona tsara sitrapo mahakasika ny fisian’ny mpisera rongony tao amin’io tanàna voalaza io. Nisy avy hatrany ny fidinanan’ireo tompon’andraikitra tany. Mbola tratra teo am-pidorohana rongony moa ny roa lahy izay, izay nosamborina teo no ho eo ihany. Tamin’ny fisavàna ny trano nisy azy ireo no nahitàna ratsan-kazo maina nameno gony maromaro. Rehefa notiliana dia hita fa rongony amin’ny kilao maromaro izany, izay notsinjaraina tamin’ny gony maromaro. Mbola nahitàna tavoahangy iray ihany koa tao amin’izy ireo izay voalaza fa hoe fitaovana hifohan’izy ity zava-mahadomelina ity. Taorian’ny fakàna am-bavany azy ireo teny anivon’ny biraon’ny zandary tany an-toerana dia natolotra ny Fampanoavana. Nandray fepetra ny hampidiritra azy ireo am-ponja vonjimaika ireo mpitsara mpanao famotorana taorian’izay. Ireo rongony marobe kosa dia nogiazana ary tsy maintsy hopotehina eo imason’ireo tompon’andraiki-panjakana.

m.L

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Beach soccer : « Madagascar fait partie du gotha mondial’, confie Ramarolahy

L’entraîneur Tsiavahana Ramarolahy (extreme gauche sur l).

Dans l’attente d’une décision sur une éventuelle participation de Madagascar au championnat d’Afrique de beach soccer dans quatre mois au Sénégal, le coach Solofo Tsiavahana Ramarolahy met l’accent sur le potentiel de son équipe championne en 2015. Au-delà de cette participation au Mondial de Portugal et du titre africain, il revient sur le COSAFA Cup de la même année qui, à ses yeux, est révélateur du niveau des Malgaches. Ces derniers ont, en effet, battu le club d’Al Alhi qui comporte en son sein cinq Portugais dont le meilleur joueur de la planète, Madjer. Ces Portugais font d’ailleurs partie de l’équipe nationale du Portugal championne du monde 2015 car outre Madjer, il y avait aussi Belchior et Allan. Les mêmes joueurs étaient encore dans l’équipe du Portugal qui a raflé le titre de champion du monde 2019 au Paraguay. Dans son raisonnement, Tsiavahana Ramarolahy veut laisser entendre que le niveau du beach soccer malgache est pratiquement le même que celui des Portugais. Seulement ces derniers ont fait preuve de continuité et de régularité dans leur préparation. Ils ont bénéficié du soutien de leur gouvernement et les résultats sont là contrairement aux Malgaches laissés pratiquement à l’abandon. La balle est donc dans le camp de la FMF et de l’Etat pour remettre le beach soccer malgache sur les rails.

Clément RABARY

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67 ha : Un voleur à la tire rattrapé par sa victime

Les malfaiteurs n’auront plus la possibilité de commettre leur forfait si tout le monde a le courage de réagir comme cette victime d’un vol à la tire dans le quartier des 67 ha le 24 septembre dernier. Ce jour, il est venu au Commissariat du 7ème Arrondissement de la Sécurité publique aux 67ha pour porter plainte contre un homme de 28 ans qu’il a attrapé dans la rue. Il a emmené ce dernier avec lui pour le livrer à la police. Selon sa plainte, le suspect a volé son téléphone portable ainsi qu’un montant de 50 000 ariary. Acte qu’il a commis ce 24 septembre vers 11 heures quand il était dans un autobus pour faire ses courses. Sur son trajet et cela à cause de l’état défectueux de la rue, il y avait un moment où le véhicule était obligé de rouler au ralenti. Ayant profité de cette occasion, ce malfrat qui marchait à côté du véhicule a profité de cette occasion pour lui arracher de force son téléphone et son sac qu’il tenait dans ses mains, avant de prendre la fuite. Ayant aperçu le visage de son agresseur et sa direction, la victime est descendu de l’autobus pour le rattraper. Ainsi la course poursuite est enclenchée. Grâce à la rapidité du poursuivant, le voleur à la tire n’a pas pu aller loin et fut rattrapé. Malheureusement, le téléphone et l’argent n’étaient plus sur lui. C’est pourquoi, la victime a décidé de le livrer à la police tout en déposant une plainte. Cette dernière qui a tout de suite ouverte une enquête durant laquelle le suspect a reconnu son forfait. Déféré au parquet hier, il a été placé sous mandat de dépôt à Antanimora. Ce qui est arrivé à la victime devrait inciter les responsables de la sécurité publique dans la ville d’Antananarivo à renforcer davantage le redéploiement des éléments de patrouille dans toutes les rues de la capitale pour mettre un terme à ces actes de banditisme.

T.M.

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Transport : Réouverture ce jour de la gare routière d’Antsiranana

Descente du Premier ministre Ntsay Christian à Antsiranana.

Le Premier ministre Ntsay Christian a mis le cap sur Antsiranana, hier. Il a été accompagné, à cette occasion, d’une forte délégation ministérielle. En premier lieu, il a tout d’abord visité l’aéroport d’Arrachard qui sera rouvert le 29 octobre prochain. Une descente pour le Premier ministre afin de constater de visu les dispositions prises pour accueillir les vols internationaux. Par la suite, la délégation conduite par le chef de gouvernement s’est rendue à la gare routière, sise à Scama. Ce fut également une occasion pour les responsables de cette gare routière d’annoncer l’ouverture de la route nationale ce jour. Suite à ces différentes visites, le Premier ministre de déclarer qu’un centre d’isolement y devrait être installé. Cette visite a été mise à profit par le Premier ministre pour annoncer qu’un centre d’isolement sera mis en place pour l’aéroport. Il a, en outre annoncé que deux ambulances seront attribuées à la région Diana ainsi que de 50 lits. Par ailleurs, le Premier ministre n’a pas manqué aussi de visiter Ramena pour s’entretenir avec les responsables du régime foncier et des collectivités territoriales décentralisées.

Recueillis par Dominique R.

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Intervention anti-pollution marine : Exercices pratiques de simulation à Fort-Dauphin  

Exercice pratique d’intervention en mer, hier à Fort-Dauphin.

Les risques de déversement de produits pétroliers et de produits chimiques sont élevés sur les zones marines de Madagascar, où passent chaque année plus de 7000 bateaux, selon le ministère de l’Environnement et de la météorologie. C’est la raison pour laquelle, les techniciens de l’organe de lutte contre l’évènement de pollution marine (OLEP) suivent des formations périodiques et font des exercices pratiques pour se préparer aux cas de déversement. Cette semaine, les différents acteurs concernés ont suivi une formation théorique de trois jours à Fort-Dauphin. Hier, ils ont effectué une simulation pratique au niveau du port d’Ehoala. Selon les représentants de l’OLEP, l’exercice pratique consistait en la mise en place d’un barrage en forme de « J » sur 130 mètres depuis un remorqueur qui porte un dispositif permettant d’aspirer l’hydrocarbure en mer, suivant les normes et les lois sur l’environnement. Selon l’OLEP, Madagascar dispose déjà de 3 300 barrages, 461 boudins, 22 motopompes et 22 écrémeurs pour les interventions en cas de déversement. Pour sa part, le ministère chargé de l’Environnement a indiqué que Madagascar dispose des compétences techniques et des matériels nécessaires pour faire ce genre d’intervention pour l’extraction d’hydrocarbure ou de produits chimiques déversés en mer. D’après les explications, ces produits doivent, par la suite, être traités pour séparer ceux qui sont encore utilisables des déchets.

Antsa R.

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Ambohimangakely : Norobaina andian-jiolahy nirongo basy ny vola sy ny entana

Trano mbola eo an-dalam-panamboarana no notafihan’ny jiolahy sahady. Ny alakamisy hifoha zoma teo, tokony ho tamin’ny misasakalina no tonga tao ny olona maromaro izay nitam-piadiana. Nisy ny nitazona poleta ary nisy koa ny nitondra zava-maranitra, raha araka ny fanamarihan’ny voatafika. Tany amin’ny rihana faharoa no niakatra ireo ary namaky ny varavaran-kely dia tafiditra tao an-trano. Nambanana tamin’ny basy ny olona ary avy hatrany dia namitsaka. Lasa ny vola mitentina dimy hetsy ariary, ny finday, ny fahitalavitra, ny solosaina miisa roa ary koa ny firavaka isan-karazany. Efa lasa ny jiolahy vao afaka nampandre ny zandary ny voatafika. Nanomboka teo ny fanidiana iny manodidina an’Ambohimangakely iny. Nampiana koa ny fisafoana kanefa tsy nahitam-bokany satria efa lasa lavitra ny mpanafika. Nandritry ny fitsirihan’ny zandary ny manodidina no nahitàn’ireo bala iray mbola tsy nipoaka ary mirefy 8mm.

D.R

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Une atmosphère politique de plus en plus lourde

La crainte de la Covid-19 s’éloigne peu à peu et c’est donc de manière raisonnée que l’on aborde le problème. La population est consciente du fait que le virus soit toujours présent, et qu’on peut se prémunir de la contamination en suivant les recommandations maintes fois répétées. C’est en s’adaptant à la présence du Coronavirus que les citoyens de notre pays ont repris un rythme de vie normal. Il s’agit maintenant d’affronter l’après-crise et de voir comment nos dirigeants vont remettre sur pied une économie mise à mal par ces cinq mois de confinement-déconfinement. En attendant, la vie politique a repris son cours. Les antagonismes sont réapparus. Le pouvoir est décidé à mener à bien les projets qu’il a mis en chantier. L’échéance qui se présente à lui est la tenue des sénatoriales en décembre. L’élection est vivement contestée par l’opposition qui a déposé plusieurs requêtes auprès de la HCC pour s’y opposer. Les organisations de la société civile ne sont pas en reste dans ce domaine. L’impression qui se dégage de l’attitude du régime est qu’il ne veuille pas s’en laisser compter et qu’il ne reculera pas, écartant toute contestation. Les protestations qui s’élèvent ici et là sont totalement ignorées, faisant dire à certains que les dirigeants sont décidés à mettre au pas tous ceux qui veulent contrecarrer leur plan. La CUA a, elle aussi, fort à faire en ce moment avec tous ceux qui renâclent devant son désir de lancer son plan d’assainissement de la capitale. Le maire d’Antananarivo a essuyé une première salve de critiques après la présentation du code municipal d’hygiène. Il lui faudra mener une grande campagne d’explication pour convaincre une opinion tananarivienne qui s’est braquée contre lui après avoir pris connaissance de certains articles de ce code de l’hygiène. La décision de remettre de l’ordre dans l’organisation des marchés a aussi provoqué des remous chez les marchands occupant des trottoirs de la capitale.

Sur le plan international, il n’y a aucune accalmie sur le front de la lutte contre la Covid-19. La situation est toujours aussi grave. Les Etats-Unis, avec 200 000 morts, arrivent en tête dans le bilan macabre de l’épidémie dans le monde. Il y a eu 2 millions de cas de contamination cette semaine. L’Inde et le Brésil suivent toujours de très près. La Chine peut se targuer d’avoir définitivement stoppé la pandémie et ses dirigeants ont mis en scène leur victoire. Le président Xi Jingping a distingué quatre personnalités considérées comme des héros dans la lutte contre la pandémie. Ces experts scientifiques ont obtenu la médaille de la République, la plus haute distinction de l’état. En Europe, on est en train de se prémunir contre une nouvelle vague de contamination. Les autorités espagnoles tentent d éviter le reconfinement après la constatation d’un taux d’incidence élevé. En France, de nouvelles mesures ont été prises après l’augmentation du nombre des décès en 24h. La limitation des horaires d’ouverture des bars et restaurants a été décrétée.

Aux Etats-Unis, à six semaines de la présidentielle, la bataille de la communication bat son plein. Donald Trump qui est en baisse dans les sondages est parti en guerre contre les votes par correspondance qui devraient pourtant être privilégiés en cette période de pandémie. Il martèle qu’ils ne sont pas fiables. Son adversaire, Joe Biden, s’insurge contre cette opinion car les votes par correspondance sont très importants pour le camp démocrate.

L’éloignement du danger représenté par la Covid-19 redonne plus de vigueur au combat politique entre le pouvoir et l’opposition. Le débat est de plus en plus passionné et l’atmosphère qui règne s’alourdit. Le pouvoir avance ses projets et veut les réaliser coûte que coûte. Il le fait, ce au mépris des objections formulées ici et là.

Patrice RABE

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Athlétisme : La FMA a bénéficié de cinq formations internationales

Au niveau national, la direction technique nationale organise des formations de remise à niveau des entraîneurs.

La fédération malgache n’a pas chômé tout au long du confinement. Des techniciens, des leaders ont participé à des formations organisées par la confédération africaine d’athlétisme par visio-conférence « webinaire ». L’athlétisme malgache a bénéficié de cinq formations. Il s’agit d’une formation en saut niveau 2, formation en leadership féminin en athlétisme, formation en organisation de compétition, formation en antidopage et formation d’entraîneurs pour l’athlétisme des jeunes.  Stéphanie Harilalaina a participé à la formation en saut niveau 2. « Pour Stéphanie ce n’est que la première phase de la formation. La session pratique pourrait se tenir à Dakar au centre de la confédération d’athlétisme » a souligné, la présidente de la FMA, Norolalao Andriamahazo. La formation en leadership féminin a permis à 6 femmes issues de 6 ligues régionales de mieux connaître le rôle des femmes dans la gestion de l’athlétisme. Au niveau national, la direction technique nationale organise des formations de remise à niveau des entraîneurs. Pour la zone sud, des techniciens en provenance de 7 ligues participeront au clinique coach à Toliara à partir de la semaine dernière sous la houlette du directeur technique national, Tsiry  Rakotomalala. Après avoir participé à un séminaire scientifique sur l’athlétisme à Dakar en début d’année, le DTN est tenu de partager ses acquis au niveau local. « Nous prévoyons d’organiser la même formation pour la zone Nord et une session spéciale pour Analamanga qui regroupe le plus d’entraîneurs » a continué, la présidente de la FMA. A défaut de pouvoir organiser une compétition, la FMA mise sur la formation pour les techniciens.

T.H

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Service de planification familiale : Près de 26,6 millions USD épargnés dans le système de santé

MSM lance un appel à l’Etat, aux entreprises privées et aux bailleurs de fonds pour maintenir l’accès à ce service essentiel contribuant au développement de l’économie nationale.

La planification familiale constitue un moteur du développement durable pour un pays en tenant compte du dividende démographique.

Autrement dit, il y a un lien entre la croissance économique et les investissements sociaux visant à réduire le taux de dépendance démographique. « Telles ont été les études menées par des économistes en 2019. Pour sa part, Marie Stopes Madagascar (MSM) ne ménage pas ses efforts dans l’accomplissement de sa mission qu’est de permettre à toutes les familles malgaches de disposer des moyens, des connaissances et de la possibilité d’avoir un enfant par choix et non par hasard. Ainsi, on a enregistré plus d’un million de couples années protection (CYP) ou la protection des femmes en un an, pour l’année 2019. Ce qui a permis de constituer près de 26,6 millions de dollars épargnés au système de santé. Plus concrètement, si l’on investit 1 dollar dans le service de planification familiale, on pourra constituer 3 dollars d’épargne dans le système de santé », a expliqué Lalaina Razafinirinasoa, le directeur pays de Marie Stopes Madagascar.

Hausse des prix. Mais compte tenu de la situation sanitaire qui prévaut au pays, elle a avoué que les mesures restrictives liées à la Covid-19 ont eu des impacts sur l’accès à ce service essentiel. « On estime que plus de 1,4 million de femmes dans le monde ont perdu l’accès au service de planification familiale. A Madagascar, aucune statistique n’a encore été publiée mais l’on évalue qu’il y a une baisse de l’ordre de 20% du nombre des femmes qui n’y ont pas eu accès durant le confinement. En plus, nous avons une rupture d’approvisionnement de l’un de nos produits contraceptifs pendant deux mois étant donné que ce sont des produits importés. Il s’agit notamment des implants alors que c’est très prisé par les femmes. Du coup, environ 40 000 femmes n’ont pas pu accéder à cette méthode contraceptive à cause de cette crise sanitaire », a-t-elle évoqué. Pour Marie Stopes Madagascar, la planification familiale figure parmi les services essentiels dont la continuité est primordiale malgré cette situation sanitaire. « Une hausse des prix des produits contraceptifs est prévue en 2021 », a-t-elle fait savoir.

Baisse des financements. En effet, Lalaina Razafinirinasoa, le directeur pays de MSM, a soulevé que les financements octroyés aux activités de planning familial ont également connu une baisse car les pays donateurs ont subi une crise économique en raison de la Covid-19. « Or, près de 90% de nos offres dépendent de ces financements extérieurs. Des fondations privées nous viennent en aide, mais nous lançons un appel au gouvernement et aux entreprises privées ainsi qu’aux bailleurs de fonds et toutes les autres parties prenantes, de maintenir et soutenir l’accès à la contraception. Cette action entre dans le cadre de la célébration de la Journée mondiale de la contraception qui est célébrée ce jour dans l’Atsimo Atsinanana. En fait, la planification familiale pourrait être l’une des réponses aux problèmes durant le contexte de Covid-19 car beaucoup de gens ont perdu leurs emplois, impliquant ainsi la baisse du pouvoir d’achat », a-t-elle conclu.

Navalona R.

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Plan d’Urbanisme Directeur : Lancement de l’élaboration à Ambalavao Tsienimparihy, Commune pilote  

Atelier de lancement de l’élaboration du PUDi à Ambalavao Tsienimparihy.

Ambalavao Tsienimparihy, dans la région Haute Matsiatra, a été choisi par le MATP (ministère de l’Aménagement et des travaux publics) et l’OIM (Organisation internationale pour les migrations) pour être la commune pilote dans l’élaboration du PUDi (Plan d’urbanisme directeur) qui prend en compte la migration. Un atelier de lancement officiel de l’élaboration du PUDi a été organisé le 24 septembre dernier à l’Hôtel de ville d’Ambalavao. Selon les organisateurs, cette initiative est le fruit d’une étroite collaboration entre le MATP et l’OIM, appuyée financièrement par l’Union européenne. « Ambalavao est une commune qui s’est créée avec l’immigration et elle peut être catégorisée comme une ville d’équilibre. D’un point de vue géographique, c’est également une ville de passage, traversée par la route nationale 7 qui relie la capitale au grand sud. C’est pour toutes ces raisons qu’elle a été choisie comme commune pilote », ont indiqué les organisateurs de l’atelier. D’après les informations, une nouvelle approche innovante est adoptée par l’OIM et le MATP pour l’élaboration du PUDi, en mettant en exergue les impacts de la migration sur le développement du pays. L’objectif, selon ces deux entités, est de mettre en place un instrument permettant aux communes d’avoir une politique bien définie de maîtrise de la migration dans le cadre de la mise en place de projets de développement et d’aménagement. A noter que l’élaboration du PUDi est prévue être achevée vers le mois de décembre 2020.

Antsa R.

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AIH Live Exchange : La 3e session aura lieu le 30 septembre

Le « AIH Live Exchange » est un webinaire gratuit organisé mensuellement par la Banque africaine de développement. L’objectif consiste à permettre à l’équipe de « l’Autoroute de l’information en Afrique » d’échanger avec des partenaires et les pays membres régionaux sur différents sujets. On peut citer, entre autres, des sujets liés à la gestion et à la diffusion des données à travers la plateforme Open Data (ODP). Le webinaire permet également aux pays de partager leurs expériences et leurs meilleures pratiques sur la gestion et la diffusion de ces données. Cette troisième session du « AIH Live Exchange », qui aura lieu le 30 septembre 2020, mettra l’accent sur la diffusion et le suivi des Objectifs de développement durable (ODD) à l’aide de la plateforme ODP. Cette session est co‑organisée par la Banque africaine de développement et la Division de la statistique des Nations unies (UNSD). Le panel comprendra le Groupe de la Banque africaine de développement, qui fera une démonstration de la page ODD mise en œuvre sur tout le continent pour faciliter la diffusion des données ODD. En revanche, l’UNSD donnera une orientation générale sur le suivi des ODD et l’échange de données et de métadonnées. Le Burundi et le Bénin, quant à eux, partageront leurs expériences à travers une discussion interactive avec l’équipe AIA.

Recueillis par Navalona R.

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Une population à la recherche d’un mieux être

Dans cette période d’après-pandémie, l’opinion publique ne manifeste visiblement aucun enthousiasme. On aurait tendance à dire qu’elle manifeste de l’indifférence devant le déroulement des événements qui se succèdent dans le pays. En fait, pour parler familièrement, on dirait que les Malgaches suivent le mouvement. Les épreuves endurées durant ces cinq mois les ont rendus philosophes et ils attendent de voir l’évolution de la situation avant de réagir. On s’aperçoit aujourd’hui que les protestations des partis d’opposition ou les interpellations des membres de la société civile semblent pour le moment les laisser de marbre.

Une population à la recherche d’un mieux être

Ce qui préoccupe surtout la majorité de la population, aujourd’hui, c’est la recherche d’un dont ils ont souffert. La lutte pour la survie est une préoccupation essentielle, mais malgré cette quête d’un mieux être, une partie de plus en plus importante de l’opinion garde un œil sur les joutes politiques qui se déroulent en ce moment. Les interventions de personnalités en vue ne provoquent aucune réaction, mais elles sont écoutées et analysées. Le pouvoir, rassuré par cette indifférence apparente, continue sur sa lancée. Il poursuit la réalisation de son projet et ce malgré certaines incohérences dans sa manière de conduire les affaires de l’Etat. Le non respect de la constitution soulevé par d’éminents juristes ne l’empêche pas d’avancer ses pions. Les infrastructures promises par le président continuent d’être construites et ce au détriment de projets moins tape à l’œil. Les déplacements en province ont permis de mettre en lumière des ouvrages dont la réalisation a été initiée par le régime précédent. La communication qui entoure ces manifestations est très bien faite. Cependant, c’est l’avenir qui intéresse les citoyens. Ils attendent de voir comment il sera bâti.

Patrice RABE

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Approvisionnement en eau : Une partie d’Ankadifotsy en difficulté depuis quelques jours

Cela fait maintenant quelques jours qu’Ankadifotsy-Ankaditapaka rencontre des problèmes d’accès à l’eau. Dès le petit matin, la pression est très faible dans une grande partie des maisons, et le retour à la normale n’est constaté que durant la nuit. Après avoir contacté la Jirama, fort fut l’étonnement quand la société de distribution d’eau et d’électricité a répondu qu’elle ignorait l’existence d’un tel problème dans ce quartier : « normalement, l’approvisionnement ne devrait connaître aucun problème dans ce secteur. Nous allons envoyer un dépanneur pour régler le problème dès aujourd’hui » ont-ils dit. Mais le problème ne semble toujours pas résolu jusqu’à présent. Reste à voir si cela peut s’améliorer bientôt. Ankadifotsy n’est pas l’unique quartier d’Antananarivo à connaître un trouble en approvisionnement en eau. Manjakaray, Ankatso et bien d’autres quartiers encore sont touchés par ce désagrément, et ce, depuis longtemps. Aujourd’hui, c’est presque devenu un luxe de jouir pleinement de l’électricité et de l’eau à Antananarivo ; comme si les coupures étaient normales.

Anja RANDRIAMAHEFA

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Covid-19 : 30 nouveaux cas et un décès ces dernières 24 h

Les statistiques officielles publiées par le centre de commandement opérationnel CCO Ivato hier.

La maladie continue de faire des victimes dans les régions du pays. Les statistiques officielles publiées par le centre de commandement opérationnel Covid-19, hier, révèlent que trente (30) nouvelles contaminations ont été enregistrées dans sept (7) régions du pays. A savoir Analamanga (1), Alaotra Mangoro (7), Matsiatra Ambony (4), Atsimo Andrefana (1), Menabe (1) et Diana (7). Les mêmes données de faire également savoir que le pays enregistre actuellement onze personnes souffrant de la forme sévère de la Covid-19. Avant de déplorer une perte humaine enregistrée dans la région Matsiatra Ambony. Le nombre des guérisons, quant à lui, est de trente-quatre. Des cas qui se répartissent dans six régions du pays.

Hausse. Le ministère de la Santé publique fait savoir que la région Diana a enregistré 128 nouveaux cas de Covid-19 ces deux dernières semaines. Une situation décriée par la population locale depuis quelques semaines et qui a interpellé plus d’un, surtout face à un retour à la normale en phase d’être définitive. Face à la situation, « l’État, via une délégation conduite par le premier ministre et quelques membres de son gouvernement, a effectué une descente à Antsiranana ». Descente durant laquelle la délégation a doté la région de 200 tests, deux ambulances, des «CVO gélules» et des appareils de test GenExpert.

Recueillis par José Belalahy

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Antsirabe : Ramatoabe novonoina tao an-tranony, voasambotra ny nahavanon-doza

Saron’ny polisy ihany koa ilay lehilahy nahavan-doza namono ilay ramatoa be nipetra-drery, nonina tao Atsinanan’ivohitra.

Roa andro no tsy nahitana ilay ramatoabe ka nametraka fitarainana teny amin’ny polisy ny fianakaviana. Ny alin’ny 11 septambra no nopitsohina ny efitrano fatoriany ka tao no nahitana azy efa tsy nisy aina intsony. Nantsoina ny mpitandro filaminana sy ny BMH nanao fizahana ny razana ka tamin’izany no nahalalana fa maty nisy namono ilay ramatoabe tokony ho 57 taona eo. Mbola hita namaritra tamin’ny tendany ny dian-tady nanakendana azy. Tsy iza no nahavanon-doza fa ilay lehilahy mpanampy azy tao ihany. Nitsoaka tany Mampikony io mpanampy io rehefa nahavita ny asa ratsiny niaraka tamin’ny vola 2 tapitra mahery. Ny fianakaviany no voalaza fa nanafina azy, ary avy eo nampandosirina tao Antananarivo. Nitohy ny fanadihadiana ka olona tsara sitra-po no nampandre ny polisy fa ao Ivato indray no misy azy. Ny 22 septambra teo, sarona tao Ivato ilay nahavanon-doza, mbola tavela tao amin’ny compte findainy kosa ny vola 2 tapitrisa ariary. Efa natolotra ny fampanoavana ny alarobia teo izy sy ny dadatoany niray tendro taminy tamin’izao famonoana olona niniana natao izao.

Andry N.

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Véhicules de service : Le texte sur le respect des réglementations adopté

Le texte relatif à l’Accord pour le respect des réglementations en vigueur sur l’immatriculation des véhicules de service au sein de l’Administration publique a été adopté durant le Conseil du gouvernement du 24 septembre dernier. Il s’agit d’un texte élaboré et proposé par le Secrétariat d’Etat à la Gendarmerie. Cette disposition prévoit le renforcement des contrôles de l’utilisation des matériels roulants appartenant à l’Etat, entre autres, le respect des plaques rouges, de l’immatriculation par rapport à l’entité de rattachement, ainsi que des preuves de l’affectation des véhicules. Au mois de juillet 2018, le Premier ministre Ntsay Christian a déjà lancé un rappel à l’ordre à l’endroit de tous les détenteurs des véhicules administratifs tout en rappelant que « les véhicules de représentation et de fonction sont mis à la disposition de leurs détenteurs pour tous leurs déplacements aussi bien professionnels que personnels même en dehors des heures de travail, tandis que ceux de service doivent être rapportés sur les lieux du travail à la fin de la journée. L’instauration des plaques rouges permet justement de matérialiser la transparence dans l’utilisation des moyens de l’Etat et d’éviter que cette utilisation se fasse de manière abusive ». Dans sa lettre de rappel à l’ordre, le Premier ministre invite les citoyens à jouer pleinement leur rôle d’observateurs. Ces derniers temps, l’on remarque un relâchement par rapport à l’utilisation des véhicules administratifs. C’est certainement la raison pour laquelle le Secrétariat d’Etat à la Gendarmerie décide d’initier ce texte de loi. Un accord pour le recrutement de 1200 élèves-gendarmes au titre de l’année 2021 a également été adopté durant ce Conseil du Gouvernement.

Davis R

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Guide du weekend

Mily Clément déclenche la nostalgie

Mily Clément sera sur la scène du No Comment Bar à Isoraka ce soir à partir de 20 h au sous-sol. Une soirée pleine de nostalgie en perspective. Ce chanteur n’est plus étranger aux scènes de la capitale. Star du salegy national vers la fin des années ’80, Mily Clément a livré tubes sur tubes sur les ondes radios de la capitale et des environs de Mahavavy. De « Mandifera« , « Ho meva » dont le clip a boosté la carrière du chanteur. Chanter, danser et retrouver les années folles d’il y a trente ans, rendez-vous au No Comment.

Un trio Wada, Youngs et Malm Martiora en puissance

Que ce soit Wada, Youngs ou Malm Martiora, le flow sera assuré au Le Reka à Andravoahangy aujourd’hui à 17 h. Un titre « Tsangory mivadika » du duo d’Ambohipo est en train de faire des ravages sur les réseaux sociaux. Tandis que Malm Martiora garde toujours le fun depuis que ses acolytes se sont décalés à des milliers de kilomètres. C’est sur que Wada, Youngs et Malm Martiora mettront le feu sur la scène du Le Reka à Andravoahangy. Les jeunes du quartier seront sûrement aux anges d’entendre ces idoles des cours de récré d’antan.

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Maminirina Rado

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Douane : Rencontre avec les Commissionnaires agréés en douane et les bénéficiaires du programme PAD

Réunion d’information avec les CAD.

La Direction générale des douanes continue les actions pour une administration douanière moderne et efficace. Plusieurs réunions ont été organisées ces derniers temps.

La douane malgache multiplie les initiatives pour améliorer ses services. En effet, la Direction générale des douanes a organisé, mercredi dernier, une table ronde avec les opérateurs et les Commissionnaires agréés en douane (CAD).

Améliorations

Axée sur le thème «organisation des contrôles douaniers », la rencontre était destinée à éclaircir les opérateurs et les CAD sur la chaîne de contrôle mise en place et les diverses procédures pour faciliter le dédouanement, ce pour ne pas pénaliser les usagers. Au cours de cette rencontre, la douane a également recueilli les remarques et problèmes des usagers afin d’apporter des améliorations dans son organisation, pour être plus efficace. Cette initiative n’est pas la première au sein de la douane malgache qui a pris, ces derniers temps, l’habitude de consulter ses partenaires et usagers. Le 11 septembre dernier, la Direction générale des douanes a déjà organisé une réunion avec les opérateurs bénéficiaires du programme de procédures accélérées de dédouanement (PAD), plus communément appelé circuit vert. Pour rappel, la procédure accélérée de dédouanement est un système qui permet l’enlèvement des marchandises à l’importation immédiatement après le dépôt d’une déclaration en douane. Elle est recommandée par la convention de Kyoto révisée qui assoit les fondements d’une douane moderne.

Gagnant-gagnant

En tout, 56 opérateurs sont bénéficiaires du programme PAD dont l’objectif est aussi d’instaurer un partenariat gagnant-gagnant entre les entreprises et la douane, à travers le contrat de performance. Ainsi, chaque acteur devrait fournir des efforts pour faire fluidifier le système et profiter largement des bénéfices du programme PAD. Les opérateurs doivent par exemple procéder effectivement à l’enlèvement immédiat des marchandises, à accélérer le paiement des droits de douane, mais également à anticiper leurs déclarations. En effet, la douane a constaté, ces derniers temps, que plusieurs bénéficiaires de la PAD, dispensés des contrôles aux frontières, mettaient plus de temps à dédouaner que ceux qui étaient astreints au circuit jaune. Ce qui est évidemment anormal et mérite ainsi d’être corrigé. D’où l’idée de mettre en place de nouvelles propositions sur le contrat de performance d’ici 2021.

R.Edmond.

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Aide sociale : Le RCA auprès des personnes incarcérées à Antanimora

Le Resto du cœur est une action initiée par le Rotary Club Ivandry afin d’offrir des repas chauds aux familles les plus vulnérables de la capitale.

Dans le cadre de son mouvement « Babies Lives Matter », qui consiste à nourrir les enfants de 0 à 36 mois, le Rotary Club Antananarivo Ivandry a rendu visite aux bébés et aux femmes de la prison d’Antanimora le 19 septembre 2020. A cette occasion, le RCA, présidé par Larissa Ratsiraka jusqu’en 2021, a remis des céréales, des boîtes de lait infantile ainsi que divers produits de première nécessité à ces personnes. Une action qui a été rendue possible grâce à un partenariat avec la Nonciature Apostolique.

Mais la journée du 19 septembre 2020 ne s’est pas achevée sur cette action en milieu carcéral. Aussitôt, la remise des dons aux mères détenues à Antanimora terminée, la délégation du RCA s’est rendue à Andraharo pour assurer le traditionnel « Resto du cœur ». Pour distribuer des repas chauds aux personnes démunies du Fokontany, le Rotary Club Ivandry a pu compter sur la participation de l’ambassadeur du Royaume du Maroc à Madagascar, Mohammed Benjilany.

Fier de cette journée riche en partages, le RCA compte bien poursuivre sur sa lancée et prévoit déjà d’autres actions sociales dans les prochains mois.

Anja RANDRIAMAHEFA

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Andiany « Tsinjo » Enam : Noraisin’izy ireo ho ray mpiahy ny Ministry ny Fiarovam-pirenena

Atoa Jeneraly, Ministry ny Fiarovam-pirenena teo am-pamelabelarana ny hafatra mafonja ho an’ireo mpianatra.

« Antony maro no hifotoran’ny safidy fa ny tena manan-danja dia lalam-pahombiazana azo atao fakan-tahaka ».

Nisy ny fihaonan’ny Ministry ny Fiarovam-pirenena, ny Jly Rakotonirina Richard tamin’ireo mpianatra avy eo andian’ny fahatelo, manaraka ny lalam-piofanana Fianarana ambony amin’ny fitantanana ny raharaham-panjakana eny anivon’ny Sekolim-pirenena ambony misahana izany na ny Enam tetsy Androhibe, omaly. Noraisin’ireto mpianatra ho tompon’andraikitra ambony eto amin’ny firenena ireto ho ray mpiahy azy ireo moa ny Ministry ny Fiarovam-pirenena, noho ireo fahazai-manao nasehony teo amin’ny lafiny, indrindra amin’ny seham-pitantanana ny raharaham-panjakana ambony. « Azo raisina ho maodely tanteraka ny Jeneraly amin’ireo lalana nodiavina ka nahatonga azy ho mpiasam-panjakana ambony. Manana toe-tsaina mivelatra amin’ny lafiny maro ny Minsitra ka ankoatry ny maha miaramila manamboninahitra jeneraly azy dia nahavita fianarana ambony amin’ny fiharian-karena sy fiaraha-monina ny tenany (…) Ary amin’ny maha ministry ny Fiarovam-pirenena azy dia afaka mizara sy mampianatra tsara ireo paik’ady sy teti-panorona isan-karazany amin’izay lafin’ny fiarovana izay, hizorana any amin’ny fampandroasoana ». Nisy moa araka izany fifampizarana sy famelabelaran-kevitra nataon’ity ray mpiahy ny andiany fahatelo ity, omaly. Nanomezany toromarika manokatra sy anatranatra ho an’ireto andiany fahatelo ireto. Fotoana manan-kaja izay natrehan’ireo mambra vitsivitsy avy ao amin’ny Governemanta : ny Ministry ny asam-panjakana sy ny Ministry ny Fitsaràna. Tonga nanatrika izany ihany koa ny Talen’ity Sekoly ambony momba ny fitantan-draharaham-panjakana ary ireto manam-pahefana sivily ary miaramila.

m.L

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Déclaration de Panorama II : Condamnation de l’instrumentalisation politique de l’état d’urgence sa...

L’opposition condamne l’instrumentalisation politique de l’état d’urgence sanitaire. ( Photo Princy)

Une semaine après leur première rencontre, les membres de l’opposition se sont de nouveau réunis pour parler des actualités nationales. Un conclave marqué par des piques lancées à l’endroit des tenants du pouvoir.

Un deuxième round pour l’opposition, hier, à l’hôtel Panorama. Une réunion qu’elle qualifie de Panorama II. Cette rencontre s’inscrit toujours dans le cadre de la continuation de la réunion du 17 septembre, qui s’est tenue dans le même endroit. Des chefs de partis, des parlementaires (sénateurs et députés), des maires et des conseillers municipaux ainsi que des membres de la société civile ont été présents, lors de cette réunion. Un conclave qui s’est tenu à huis clos qui a duré cinq heures trente (de 10h à 15H30). A l’issue de cette rencontre de Panorama II, une déclaration a été faite. Il s’agit notamment de la condamnation de l’instrumentalisation à des fins politiques de l’état d’urgence sanitaire.

Irrégularités. D’autres résolutions ont été aussi prises, à savoir, procéder à des déclarations sur les décisions prises par la Haute Cour Constitutionnelle qui manquent de cohérence, la publication à large diffusion des doublons de carte d’identité nationale à l’origine des irrégularités des élections ainsi que sur l’inexistence de l’indépendance de la CENI. Et pour couronner le tout, sur la non-participation aux sénatoriales du 11 décembre prochain. L’opposition se fixe ainsi comme objectif la restauration de l’Etat de droit, de la démocratie et de la bonne gouvernance.

Décisions illégales. Cette déclaration de Panorama II est presque similaire à celle de Panorama I. A titre de rappel, pour cette première rencontre, citons, entre autres, qu’une enquête sera menée concernant les doublons de carte d’identité nationale, le manque de confiance à la Commission Electorale Nationale Indépendante pour mener des opérations électorales. Et pour la HCC, l’opposition condamne cette Institution à cause des décisions illégales et injustes qu’elle a prises. L’on se demande s’il y aurait un Panorama III ? Jamais deux sans trois. Et va-t-il y avoir d’autres thèmes que l’on va aborder ?

Dominique R.