Les actualités à Madagascar du Dimanche 26 Février 2017

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Madagascar Tribune79 partages

La question de la démission du président réapparait

La démission du président de la République qui se porte candidat à sa propre succession avait suscité beaucoup de débat à un certain moment. Cette question de démission est réapparue dans l’avant-projet de loi organique relative à l’élection présidentielle qui passera au parlement durant la session extraordinaire qui va débuter ce jour.

Cette disposition constitutionnelle ne semblait pas convenir à l’actuel régime. Au premier semestre de l’année 2017, une révision constitutionnelle avait alors été envisagée par les tenants du pouvoir afin. Les députés partisans du régime Rajaonarimampianina avaient eux-mêmes soutenu la nécessité de cette révision constitutionnelle arguant que le poste du Chef de l’Exécutif ne pouvait resté vacant le temps des élections. Or, la Constitution dispose également que l’intérim durant les élections devait être assuré par le président du Sénat. D’où l’accession d’un homme de confiance de Hery Rajaonarimampianina, en l’occurrence Rivo Rakotovao, à ce poste au détriment d’Honoré Rakotomanana. La question d’une révision constitutionnelle avait donc été abandonnée car se heurtait également à une opposition des politiciens et de la société civile.

Dans l’article 2 de cet avant projet de loi, il est stipulé que « Ladite démission a exclusivement pour objet de respecter les dispositions de l’article 46 alinéa 4 de la Constitution. A partir du lendemain du premier tour de scrutin s’il n’est pas candidat au second tour et, dans tous les cas, à partir du lendemain du deuxième tour de scrutin, la démission devient caduque. Le président de la République en exercice reprend les attributions présidentielles qui lui sont conférées par la Constitution jusqu’à la date de la passation officielle du pouvoir avec son successeur … »

Cet article laisse énormément de place à l’interprétation. Et si l’on s’en tient à la lettre de la loi, la démission du président n’est plus valable le lendemain même du jour de l’élection, sans que l’on ne connaisse encore les résultats. Car l’article suscité ne précise pas que la démission devient caduque après la sortie des résultats officiels du premier et second tour mais bien le lendemain du scrutin. La délibération et l’approfondissement de la question revient au parlement et en dernier ressort à la Haute Cour Constitutionnelle (HCC). La démission de Hery Rajaonarimampianina ou non lors des élections étant une question sensible.

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Rajaonarimampianina appelle à combattre la pauvreté et la corruption

A Majunga, capitale de la Region Boeny, depuis hier, le Président de la République Hery Rajaonarimampianina a débuté la journée de ce dimanche en assistant au culte dirigé par le Pasteur Jean Félix Ramaharavomanana, à l'Église FJKM Androva Vaovao Famonjena. Bâti en 1980, cette église FJKM d'Androva fut ravagée deux fois en 1984 et en 1991, d'abord par un cyclone de forte intensité, puis par une incendie criminelle relative à la crise socio-politique de 1991. 

C'est à partir de 1995 que l'église fut rebâtie définitivement en dur et a bénéficié d'extension et de réhabilitation moderne, grâce à la contribution de nombreuses personnes de bonne volonté et de ses milliers de fidèles répartis dans plusieurs fokontany de Majunga ville. Se référant au thème principal initié par l'Église FJKM de Madagascar pour l'année 2017, stipulant "Soyez de vrais témoins de Jésus-Christ", le sermon du Pasteur Jean Félix Ramaharavomanana a été tiré des Psaumes (89, 34-37), de Jérémie (31, 31-34), de l'Évangile de Jean (7, 37-39) et de l'Hébreu (10, 11-18).

En prenant la parole, le Président Rajaonarimampianina a encouragé les chrétiens à suivre par des actes concrets ce thème choisi par l'église, et à témoigner des enseignements de Jésus-Christ par de bonnes actions envers les compatriotes et le développement du pays. Témoigner par les actes est le premier devoir d'un chrétien, a soutenu le Président. 

Il n'a pas manqué d'éloges envers les fidèles du FJKM Androva pour les efforts effectués pour la réhabilitation et la modernisation de leur église. Il a appelé les chrétiens à combattre les maux qui gangrènent le pays actuellement dont la pauvreté, la corruption, la violence et la destruction de l'environnement. Il a notamment insisté sur le nécessaire changement de mentalité de tout un chacun à travers la prise de responsabilité, ce, afin de vaincre tous ces maux qui perdurent. Le Président Rajaonarimampianina et son épouse ont offert quatre millions d'Ariary en guise de contribution au bon fonctionnement de l'Église FJKM d'Androva Vaovao Famonjena.

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Violette Kakyomya en visite dans la Région Atsimo Andrefana

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41 personnes meurent emportées par les torrents

 

Une tragédie sans précédente à Betioky Atsimo et à Ampanihy Andrefana. Environ 41 personnes ont péri dans les crues dues aux fortes intempéries survenues ces derniers temps dans ces deux districts du sud de Madagascar. Les victimes ont été emportées par les torrents d’eau dévalant les montagnes et submergeant les villages installés dans les plaines. 

Le drame s’est notamment produit le 21 février dans le district de Betioky Atsimo, à 82km du chef-lieu de la ville, dans des zones presque inaccessibles, plus précisément dans les fokontany Anjamiolotsy et Ankiliratira dans la commune de Maroarivo. 21 corps ont déjà été retrouvés alors deux autres personnes sont encore portées disparues. Onze maisons ont été détruites.

L’équipe du Bureau national des gestions des risques et catastrophes naturels (BNGRC) est encore sur le chemin actuellement, selon le rapport de l’équipe de communication de cette instance. Hier, elle était à 52km des lieux du drame et est encore obligée de se taper les 32 km restant à pied. Il s’agit en effet d’une équipe d’évaluation des risques. Les aides, elles, devraient donc attendre un peu.

Concernant Ampanihy Andrefana, le drame s’est notamment produit dans les fokontany Ankahafito Behomby et Lakany Analasarotra, communue Beahtsy le 22 février. Il est pour l’instant difficile de se prononcer sur le nombre des victimes, parce que nous sommes en pleine confrontation des bilans reçus, explique un responsable du BNGRC. Des sources concordantes confirment toutefois qu’une vingtaine de corps sans vie ont déjà été retrouvés. 

A cause de la difficulté d’accès dans ces zones, le déploiement des hélicoptères pour venir en aide aux victimes est nécessaire. Malheureusement, les appareils volants ne sont utilisés à Madagascar que dans le cadre des campagnes électorales, parce qu’ils sont souvent d’usage privé.

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Des maisons à démolir dans les zones inondées en permanence en saison de pluies

Beaucoup de maisons bâties sur des terrains non constructibles au sein de la Commune urbaine d’Antananarivo (CUA) seront à démolir prochainement.

Depuis quatre semaines, un comité mixte composé de trois équipes émanant respectivement de la direction de l’urbanisme de la CUA, de la Région Analamanga et du ministère de l’Aménagement du territoire et des travaux publics (MATP) est descendu dans les zones inondées en permanence à chaque passage de fortes pluies. Cette commission a recensé les constructions illicites à démolir dans les quartiers d’Ambodivona, Andravoahangy et Besarety, qui sont régulièrement envahies par les eaux lors des précipitations.

« Nous sommes au stade du recensement des maisons à démolir. Nous avertissons les occupants des constructions illicites qu’ils doivent quitter bientôt leurs domiciles. La démolition est incontournable pour déboucher les canaux d’évacuation afin que les inondations ne soient plus récurrentes dans ces différents quartiers », a déclaré Hery Rasoamaromaka, gouverneur de la Région Analamanga, hier, lors de la descente du comité mixte à Besarety.

« Nous savons tous que les inondations s’aggravent constamment dans la capitale. Des zones auparavant non inondées le deviennent maintenant, comme récemment à Analakely. Nous sommes obligés de recourir aux démolitions pour résoudre ce problème récurrent à chaque saison des pluies », poursuit-il.

Un responsable au sein de la CUA a expliqué ainsi : « Ce n’est pas seulement dans ces trois quartiers (Andravoahangy, Besarety, et Ambodivona) que nous avons déniché des constructions illicites dans la ville d’Antananarivo, mais nous priorisons les zones à inondation répétitive lors des précipitations intenses. La commission effectue chaque jeudi cette descente pour localiser les constructions édifiées dans des lieux non autorisés ».

Il a par ailleurs indiqué que les démolitions débuteront dès que le recensement et la sensibilisation des habitants de ces trois quartiers auront pris fin, la commission procédera par la suite à d’autres descentes dans d’autres zones abritant des constructions illicites.

Le gouverneur de la région Analamanga a précisé que les démolitions de toutes les constructions illicites dans la ville d’Antananarivo se termineront avant la fin de cette année pour préserver durablement des inondations la capitale de Madagascar.

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1 200 demandes de port et de détention d’armes chaque année

La préfecture d’Antananarivo affirme avoir reçu environ 1 200 demandes de port d’armes et de détention d’armes confondues chaque année. Si la première consiste à emporter avec soi l’arme pour se défendre, la deuxième consiste à la détenir à son domicile. L’objectif en est normalement de pourvoir se défendre en cas d’attaque. En général, ce sont des politiciens, des entreprises ou des gardes du corps des personnalités politiques qui font les demandes.

Le général Angelo Ravelonarivo, préfet de police de la capitale, estime en effet que nombreux sont les simples citoyens qui détiennent ou qui portent des armes illégalement dans la capitale. La complexité et la longue procédure relative à l’enquête de moralité, nécessaire pour pouvoir délivrer une autorisation en sont en cause. En effet, « il faut procéder à des enquêtes concernant entre autres les antécédents judiciaires du demandeur et de ses rapports avec sa famille », a-t-il indiqué.

La circulation des armes et le foisonnement des attaques à main armée ces derniers temps dans le pays, et particulièrement dans la capitale, pousse les uns et les autres à s’interroger sur la provenance de ces armes. Les rapports des forces de l’ordre révèlent qu’en 2019, 110 armes à feu et plus de 450 balles ont été saisies. Outre les armes de fabrication industrielle, souvent importées, il y a également les armes de fabrication artisanale qui circulent dans le pays.

Vendredi dernier, lors de la mise en place de la Brigade anti-kidnapping (BAK), la gendarmerie nationale révèle que des éléments des forces de l’ordre, des hauts responsables et des fonctionnaires de la justice sont impliqués dans les actes d’enlèvement qui se sont produits dans le pays. Ils approvisionneraient en armes les malfaiteurs et les font sortir en cas d’arrestation.

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Le TIM tient son grand rassemblement politique ce jour

Après la rentrée politique du HVM de l’ancien président Hery Rajaonarimampianina, le TIM de Marc Ravalomanana tiendra son grand rassemblement politique ce jour. « La réunion aura lieu à l’espace Yandy By-Pass Ambohimangakely et verra notamment la participation des responsables au niveau national, régional, et au niveau de chaque district de cette formation politique ainsi que les élus sous la bannière du TIM », a expliqué Rina Randriamasinoro, nouveau secrétaire général du parti.

L’objectif de ce rassemblement politique est la redynamisation et le regroupement du TIM, selon les explications de Fidèle Razara Pierre, chargé de la communication du parti. C’est justement pour cela qu’il se déroulera sous le thème « TIM Forever, TIM Dynamic ». Mais il s’agit également d’une prise de contact entre les nouveaux dirigeants de cette formation et les élus - principalement les maires et les députés -.

Après ses défaites lors des trois dernières élections tenues dans le pays, de la présidentielle aux communales et municipales, le TIM est à la recherche d’un second souffle. Il aurait besoin d’une réorganisation, d’un rajeunissement et d’une réforme d’où la restructuration de son bureau politique avec la désignation des jeunes dirigeants ou encore la tenue de ce grand rassemblement, le premier en son genre depuis les élections communales en novembre.

« Au total, 1 000 personnes sont attendues lors de cette réunion », a indiqué le secrétaire général du parti. « Ce n’est pourtant qu’une première dans une longue série de processus », a-t-il ajouté. Selon le député TIM élu à Ambatondrazaka, les descentes auprès de la base vont avoir lieu plus tard. « Cela devrait permettre de rassembler les anciens et les actuels membres du TIM, ceux qui ont toujours partagé les principes et idéologies de cette formation politique pour mettre en œuvre cette réforme et cette redynamisation », a-t-il poursuivi.

La position du TIM vis-à-vis du régime en place reste inchangée. Cette formation politique reste dans le camp de l’opposition et son président fondateur réclame toujours le titre du chef de file de l’opposition après avoir terminé deuxième des deux tours de l’élection présidentielle de 2018. Une vingtaine de partis politiques constituent avec lui l’alliance des partis de l’opposition (RMDM) que Marc Ravalomanana préside au niveau national.