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Les actualités à Madagascar du Vendredi 25 Décembre 2020

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Championnat d’Afrique U14 - Les médaillés récompensés

Les jeunes vaillants combattants malagasy médaillés lors du « 1st African Kata E-Championship 2020 Under 14 », premier championnat d’Afrique de Kata à distance ont été récompensés par les dirigeants de la Fédération Malagasy de Karaté-Do à Ankorondrano. Lors de ce « Kampai », la cérémonie a été honorée par l’ambassadeur du Japon Higuchi Yoshihiro, des représentants du ministère de la Jeunesse et des Sports, de solidarités olympiques représentées par quelques présidents de fédérations sportives.

Les jeunes le méritent amplement après leurs efforts. Car, rappelons-le, au total, 14 médailles ont été raflés par ces jeunes sur 17 combattants en lice de la catégorie U8 au U14. Les médaillés d’or ont reçu une enveloppe de 300.000 ariary et 200.000 pour les médaillés d’argent et 150.000 pour ceux de bronze.

Parmi le prodige de la discipline, on distingue particulièrement Mathieu Randrianarivony qui n’a que 8ans et marque déjà son nom dans l’histoire du karaté malagasy. Il a dejà deux  médailles d’or en compétition internationale dans son tableau de chasse. Après son titre au tournoi Japan Karaté Association tenu à l’Ile Maurice en 2019, il n’est pas encore près de s’arrêter et a mis dans son escarcelle, une autre breloque précieuse lors du championnat d’Afrique de Kata. Une performance qui a ébahi l’assistance.

« En tant que  parents, nous faisons de notre mieux pour le garder dans le droit chemin dans l’atteinte de ses objectifs. Il a commencé le karaté à l’âge de 5 ans et il est devenu un grand passionné. Après ce titre, il est de notre devoir de lui faire comprendre que le plus difficile ce n’est pas de gagner l’or mais de le garder. Nous souhaitons qu’il aille le plus loin possible pourquoi pas aux Jeux Olympiques de la Jeunesse de 2026 », affirme la mère de Mathieu Randrianarivony.

Pour le président de la FKM, Solofo Andrianavomanana, « Rien n’est laissé au hasard, c’est le fruit d’un dur labeur d’entrainement, et nous allons continuer dans ce chemin. A court terme, l’objectif le plus proche est le prochain championnat d’Afrique est au mois de novembre et dès le mois de janvier, nous commencerons l’entrainement de nos jeunes à ce rendez-vous tandis que le plus loin reste le JAJ de 2026.»

Pour rappel, les médaillés d’or sont Mathieu Randrianarivony, Notiavina Randrianarimanana, Manda Andrianaho, Brandy Rakotomalala et Miarintsoa Razafindrakoto. Les quatre médaillés d’argent sont, entre autres, Noa Rakotondrazaka, Noah Razafimanantsoa, Alicia Razafindrakoto et Baholy Andrianaho. Et à la 3e place : Julio, Raïssa, Nathalie, Rado et Iriana.

Elias Fanomezantsoa

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Ministre Lalatiana Rakotondrazafy Andriatongarivo - Des résultats palpables

L'année 2020 a particulièrement marqué le pays à cause de la pandémie de coronavirus. Mais cette situation désastreuse n'a pas empêché la ministre de la Communication et de la Culture de se distinguer à travers ses diverses réalisations grâce à une bonne gestion financière.

 

L'année 2020 est considérée par certains comme la pire année de l'histoire du pays à cause de la pandémie de coronavirus. La ministre de la Communication et de la Culture Lalatiana Rakotondrazafy Andriatongarivo est la preuve vivante et indéniable de cette force de résiliation des malagasy. Même  si la pandémie de Covid-19 a fait des ravages à travers le pays, le ministère qu'elle a dirigé a su aller de l'avant, enchaînant les réalisations non seulement dans la Capitale mais surtout dans les régions.

La clé de cette réussite est une bonne gestion financière des deniers publics. La ministre a su gérer les fonds alloués au ministère de la Communication et de la Culture, comme une bonne mère de famille, afin de réaliser les travaux dictés par le « Velirano » du Président de la République.

La réalisation la plus probante est la réhabilitation totale du Rova de Madagascar. Cette réhabilitation a traîné des pieds depuis son incendie et le Président Rajoelina a confié, au lendemain de son accession à la magistrature suprême, à ce département ministériel les travaux titanesques pour que le Rovan'Antananarivo retrouve son lustre d'antan. Mission accomplie par l'équipe du ministère de la Communication et de la Culture, 25 ans après, le Palais symbole de la souveraineté nationale renaît de ses cendres.

A Toamasina, une grande maison historique pour la ville de Toamasina mais laissée à l'abandon depuis plus de quatre décennies a été réhabilitée.  C'est la Maison Nathan devenue, grâce à l'initiative de la ministre Lalatiana Rakotondrazafy Andriatongarivo, le musée Vavitiana à Toamasina. Des palais royaux dans les régions ont également été réhabilités comme c'est le cas de trois palais dans la province de Fianarantsoa ainsi que le Rova d'Antongona. Toujours dans le domaine de la culture, la toute première Académie Nationale des Arts et de la Culture (ANAC) verra d'ici peu le jour. Sise à Ambohitsorohitra, en contre bas du Palais présidentiel, la grande bâtisse est en cours de finition et permettra aux jeunes d'assouvir leurs passions dans le domaine culturel.

La mise en place des maisons de la communication et de la culture figure également dans la liste des réalisations du ministère. Chaque province aura sa part.

En cours de construction pour certaines, en attente d'inauguration pour d'autres, Lalatiana Rakotondrazafy Andriatongarivo a réalisé en moins de deux ans, là où ont pataugé ses prédécesseurs à ce poste ministériel. 

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Mialy Rajoelina - Première Dame et pionnière de la lutte contre les violences

« Brisez-le silence, osez dénoncer ». C’est par ces expressions désormais devenues cultes que la Première Dame, Mialy Rajoelina, se positionne en figure emblématique de la lutte contre les formes de violences basées sur le genre (VBG) dont le viol. Bien que son combat ait commencé beaucoup plus tôt, les messages véhiculés par la « First Lady » dans ce sens ont marqué les esprits durant cette année 2020. Il faut dire qu’en se lançant dans cette bataille, elle n’a pas fait les choses à moitié.

 

Dans un message vidéo d’une durée de plus de 5 minutes diffusé dans les médias et les réseaux sociaux, Mialy Rajoelina déclare qu’être victime de violences (ou de viol) n’est pas une fatalité, qu’il est possible de s’en sortir et que les autorités sont là pour protéger les victimes. En mettant son statut d’épouse du Président et non moins fondatrice de l’ « Association Fitia » au service de ce combat « ô » combien difficile mais d’une haute importance, elle a su rassurer les femmes et les jeunes filles qui hésitaient encore à révéler au grand jour les agressions dont elles sont ou ont été les victimes.

Des initiatives louables

Grâce à cette mère modèle et une source d’inspiration pour tous les malagasy, les langues commencent à se délier pour dénoncer des cas de viols et autres agressions physiques faites à l’encontre des personnes vulnérables. Elle n’hésite d’ailleurs pas à prendre des initiatives aussi louables les unes que les autres comme la mise en place d’un Centre spécialisé dans la lutte contre les violences basées sur le genre à Mahamasina. Opérationnel depuis l’année 2019, ledit centre est destiné à recevoir des victimes de violences ainsi qu’à les accompagner dans plusieurs volets : médical, juridique et psychologique.

A cela s’ajoute la mise en place de la chaîne pénale anti-violence basée sur le genre, ainsi que de la brigade féminine de proximité au sein de la Police nationale qui se consacre à la réception des plaintes relatives à des faits de violences.

Soutien indéfectible aux victimes

Le 9 novembre dernier, par exemple, la Première Dame a consacré une journée entière au soutien d’enfants victimes de viol et de leur famille. « Je vous exhorte à amplifier nos voix et celles de victimes ainsi que leur famille : mettons fin à cette barbarie sans nom qui gangrène notre société », a-t-elle annoncé sur les réseaux sociaux. Une manière pour elle de crever l’abcès sur un fléau qui a mis à mal la société depuis plusieurs années. Pour optimiser le changement qu’elle souhaite voir dans la société malagasy, elle a opté pour l’éducation des enfants qui, selon Nelson Mandela est « l’arme la plus puissante pour changer le monde ». Quelques jours plus tard, le 12 novembre, la « First Lady » malagasy a fait le déplacement dans les EPP 67Ha Nord et Anosibe pour sensibiliser les jeunes écoliers sur les questions liées aux violences dans la société. La bataille a déjà porté ses fruits-notamment par la traduction des auteurs de viols et autres violences en justice-mais est encore loin d’être terminée.

Forte, militante, engagée sans perdre l’élégance et la classe qu’on lui connait, Mialy Rajoelina est sans le moindre doute l’une des personnalités qui ont marqué cette année 2020.

Sandra R. 

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Messe de Noël - La famille Rajoelina aux côtés de la population de l’Akamasoa

C’est presque désormais une tradition pour la famille présidentielle.  Hier, le Président de la République, son épouse et ses enfants ont célébré Noël avec la population de l’Akamasoa. La famille du Chef de l’Etat a assisté à une grand-messe tenue à la carrière Mahatazana qui, comme à l’accoutumée, a été dirigée par le Père Pedro.

Une célébration de Noël qui s’est déroulée un peu différemment à cause de la Covid-19. Lors de sa prise de parole, le Président de la République a fait part de sa joie de passer ce moment avec les gens de l’Akamasoa. “Tous ceux qui croient en Dieu ne seront pas perdus”, a-t-il indiqué. Suite à des discussions menées avec le Père Pedro, il a été convenu qu’un centre de formation professionnel sera mis en place à Mahatsara par le Chef de l’Etat.

Le Chef de l’Etat n’oublie pas les enfants de la Présidence

Le couple présidentiel a consacré un moment pour ses collaborateurs au niveau de la Présidence de la République la veille de Noël au Palais d’Ambohitsorohitra. Au cours de ce moment de partage, Andry et Mialy Rajoelina ont apporté leurs souhaits de bonnes fêtes et de bonne année, et distribué des cadeaux aux enfants de leurs collaborateurs. Le Chef de l’Etat a eu une pensée particulière pour les familles en difficulté et à ceux dans le Sud, victimes de l’insécurité alimentaire qui ne peuvent pas célébrer la fête de Noël dans l’allégresse. Il invite, tout à un chacun, à partager, en cette période de Noël, qui est synonyme de partage et d’amour. L’année prochaine sera, dit-il entre autres, l’année du début des grands chantiers. Il cite notamment la construction d’une autoroute et de la nouvelle ville qui figure parmi les « velirano » du Président. 2021, sera l’année du changement.

Recueillis par L.A.

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Tsarasoa Malala Andrianinarivomanana - Une des lauréates de la Fondation L’Oréal

Du haut de ses 30 printemps, Tsarasoa Malala Andrianinarivomanana ou Tsarasoa est doctorante à la faculté des sciences de l’université d’Antananarivo. Issue d’une famille modeste d’Ambohitrimanjaka, cette étudiante est l’une des deux Malagasy parmi les 20 lauréates du programme « Pour les femmes et la science » de la Fondation L’Oréal, en partenariat avec l’UNESCO, dans la catégorie « Jeunes talents Afrique subsaharienne 2020 ».

 

Elle est à présent en 3e année de thèse en biologie. Tout de sa recherche s’effectue au sein de l’unité d’entomologie médicale à l’Institut Pasteur de Madagascar (IPM). Les études qui l’ont distinguée portent sur l’Anopheles coustani, une espèce de moustique récemment soupçonnée de transmettre le paludisme à grande échelle en Afrique subsaharienne.

Les recommandations qui découleront du résultat final de son entreprise scientifique contribueront à coup sûr à l’amélioration de la lutte contre le paludisme, la première endémie parasitaire mondiale. Ce problème majeur de santé publique à Madagascar figure aussi parmi les maladies infectieuses qui tuent encore de nos jours.

La formation initiale de Tsarasoa est la pharmacologie. Mais, au gré des expériences galvanisées par l’insatiable soif d’apprendre, sa connaissance de base l’a amenée à investir le terrain de l’entomologie médicale, devenue, de fait, son domaine d’expertise par excellence. Pour le futur, un des défis majeurs de la scientifique en devenir sera de marier l’entomologie médicale à la pharmacologie.

Depuis 1998, la Fondation L’Oréal récompense chaque année les femmes chercheures qui se distinguent par la pertinence et la qualité de leur entreprise scientifique. Cette année, Tsarasoa, avec une autre compatriote appelée Zara Randriamanakoto – une astrophysicienne basée en Afrique du Sud pour ses recherches postdoctorales, est parmi les lauréates.

Tsarasoa a révélé qu’elle a décidé de postuler pour le concours seulement à deux jours de la clôture de celui-ci. « Une amie appelée Adélaïde Miarinjara qui était aussi à l’IPM mais travaillant aujourd’hui à Montana, Etats-Unis, m’avait convaincue de postuler pour le concours. J’ai longtemps hésité », a-t-elle dit.

Le prix qu’elle a gagné est de 10 000 euros. Elle dit pourtant que ce montant est loin de couvrir les exigences de sa recherche qui lui requiert de coûteux déplacements dans les différentes régions de l’île. En réalité, sa recherche consiste à déterminer si l’espèce de moustique A. coustani, et éventuellement ses variantes génétiques, transmet réellement le paludisme à l’humain.

Les scientifiques ont développé des connaissances poussées sur cinq espèces de moustique considérées comme vecteurs primaires du palu. A l’inverse, l’A. coustani est classée par les moustiques dits vecteurs secondaires. Du coup, cette espèce n’attire pas beaucoup l’attention des chercheurs alors qu’il est prouvé qu’il pique aussi les humains tout comme il se nourrit du sang des quadrupèdes tels que bœufs, moutons, chèvres…

La population de cette espèce de moustique est abondante à Madagascar et en Afrique subsaharienne, parmi les zones paludéennes. Le moustique est ainsi soupçonné de contribuer à favoriser la prévalence de la maladie, un des problèmes de la santé publique ayant un coût élevé en termes de développement.

La conclusion de la recherche de Tsarasoa pourrait apporter une réponse partielle à la problématique de la lutte contre le palu non seulement à Madagascar mais aussi en Afrique voire dans le monde. Les recommandations qui émaneront de sa démarche pourraient donc insuffler un changement de méthode de lutte. Mais il y a lieu de souligner que la Malagasy ne travaille pas seule. D’autres chercheurs en Afrique travaillent aussi sur la même espèce. Les résultats de leurs études seront complémentaires les uns des autres.

M.R.

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Docteur Jean-Claude Ratsimivony - A l'origine du remède de tous les maux

2020, l'année de la pandémie de coronavirus n'a pas eu que des mauvais côtés. Il est vrai que cette année a causé bien des soucis aux opérateurs économiques, issus des différents secteurs d'activité. Cependant, elle a aussi été un moment de révélation pour certains produits et certains acteurs. Le Docteur Jean-Claude Ratsimivony figure parmi ces révélations, avec son Baume Fosa, le remède de tous les maux, ou presque. Composé exclusivement d'huiles essentielles de Madagascar, ce produit guérit et prévient en effet de près d'une centaine de maladies.

Il a été créé et mis en vente au courant de l'année 2019. Mais c'est seulement avec la propagation de la Covid-19 que les ventes ont explosé, plus particulièrement après la promotion du baume faite par l'ex-Président de la République, Didier Ratsiraka, lors d'une intervention télévisée, puis relayée par l'actuel Président de la République, Andry Rajoelina. Un vrai coup de pouce pour le baume et la gamme de produits Vaniala mais surtout une marque de reconnaissance pour les dix années consacrées par Dr Jean-Claude Ratsimivony dans les recherches pour le développement de la pharmacopée malagasy.

Valorisation

Avant de fonder le groupe JCR, Jean-Claude Ratsimivony a fondé et dirigé avec son épouse Bako l'Homeopharma, un laboratoire et une chaîne de distribution de produits phytothérapiques. Il a ensuite revendu Homeopharma au groupe SIRR, pour retenter sa chance avec le groupe JCR.

Ce dernier est aujourd'hui devenu un réseau de cliniques et de centres de bien-être alliant médicine traditionnelle malagasy et occidentale à Antananarivo et à Mahajanga, mais aussi dans d'autres pays comme Maurice, les Seychelles et même la France. Avec ce nouveau groupe, il ambitionne notamment de donner à la science de la Grande île la même renommée que celles des médecines chinoises et indiennes, pour que la réputation des produits de la pharmacopée malagasy ne soit pas limitée par les frontières de la Grande île. « Je suis confiant parce qu'à Madagascar, nous disposons de remèdes uniques », a-t-il déclaré à un magazine africain. Il ne faut pas oublier que les ressources naturelles du pays, notamment la flore, ont un taux d'endémicité de près de 80%.

De plus, la médecine traditionnelle malagasy dispose d'au moins 250 plantes médicinales. Sauf que pour le Dr Ratsimivony, il ne suffit pas de connaître les ingrédients pour composer voire copier des produits comme le Baume Fosa, il faut aussi un savoir-faire. « C'est comme pour les huiles essentielles de Ravintsara. Nos produits se composent 60 à 70% de cinéol, principal actif d'une huile essentielle de Ravintsara, tandis que d'autres produits n'en contiennent que seulement 40 à 50%. Ils n'ont alors pas les mêmes effets sur les usagers », a expliqué le fondateur du groupe JCR à un quotidien local. En tout cas, avec son équipe, le Dr Jean-Claude Ratsimivony met ses connaissances et les expériences acquises au fur et à mesure de ses travaux de recherche pour une meilleure combinaison de la médecine conventionnelle avec la médecine traditionnelle et alternative malagasy afin de répondre favorablement aux problèmes de santé actuels, outre la pandémie de coronavirus.

 Le Baume Fosa est déjà l'exemple type des produits issus de cette combinaison relativement contradictoire pour certains mais idéal pour d'autres.

Rova Randria

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Jean Charles Andrianjara - Le « Covid-Organics » ou le remède miracle à base d’artemisia

La production du Covid-Organics a accordé une place importante aux remèdes traditionnels en période de pandémie de coronavirus. Dans le contexte où tous les pays du monde recherchent des solutions pour guérir de la Covid-19, le Président de la République Andry Rajoelina et l’Institut Malgache de Recherches Appliquées (IMRA) dirigé par Jean Charles Andrianjara ont lancé, le 20 avril dernier, le Covid-Organics ou « Tambavy » à base d’artemisia. Outre le fait que cette plante pousse en grande quantité dans la Grande île, elle est déjà utilisée dans la lutte contre la malaria et la fièvre.

Le Professeur Albert Rakoto Ratsimamanga, fondateur de l’Institut, a été le premier à l’avoir étudiée dans le pays. Les résultats des premiers essais cliniques du Covid-Organics sur des patients atteints du coronavirus étaient encourageants. Ils démontrent une tendance dans son efficacité curative.

Composition

Questionné sur sa composition, le DG a révélé que le « Tambavy » est composé de 62% d’artemisia et de plantes médicinales ayant des propriétés antiseptiques, de fluidifiant bronchique utilisées dans la composition de remèdes traditionnels depuis des années. Le produit, existant sous forme de décoction et de tisane à infuser, a été distribué gratuitement aux populations et commercialisé deux jours après le lancement. A peine arrivé sur le marché, il a été pris d’assaut par le public, toutes couches sociales confondues. De longues files ont été observées dans les grandes et moyennes surfaces et ainsi que les pharmacies.

Polémique

Il faut tout de même noter que le CVO a créé une polémique concernant son efficacité. "Le problème, c’est que cela vient d’Afrique. Et on ne peut pas accepter qu’un pays comme Madagascar, qui est le 163e pays le plus pauvre du monde, ait mis en place cette formule pour sauver le monde", défend le Président. L’Organisation mondiale de la santé a par la suite soutenu le pays pour évaluer le Covid-Organics, à travers des analyses du produit ainsi que des observations cliniques. D’ailleurs, Madagascar l’a utilisé comme traitement des patients atteints du coronavirus et comme prévention. La tisane a également intéressé des pays africains dont leurs dirigeants ont pris contact avec le Chef de l’Etat. On peut citer entre autres Guinée-Bissau et Sénégal. Après des mois de succès, l’IMRA a annoncé la suspension de la production en octobre.

Production de la gélule CVO plus

En continuité au Tambavy, le Président de la République Andry Rajoelina a procédé, le 2 octobre 2020 au lancement officiel de l'usine Pharmalagasy ainsi qu'à la présentation de la gélule CVO+, le deuxième protocole de traitement du coronavirus. Grâce à ses machines à la pointe de la technologie, l'usine a une capacité de production de 32.000.000 gélules par jour.  Mise  à  part  la  gélule  CVO+,  l'usine  Pharmalagasy  produira  aussi  des médicaments génériques et divers antibiotiques pour traiter des maladies telles que la toux, les problèmes de tension artérielle, la diarrhée ainsi que tous les médicaments dont auront besoin les Centres de santé et hôpitaux.

Recueillis par Solange Heriniaina

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Docteur Manitra Rakotoarivony - Une référence en matière de sensibilisation

Méconnu de la scène nationale, le Docteur Manitra Rakotoarivony a réussi à marquer de son empreinte la lutte contre la Covid-19 à Madagascar. Dès la première fois où il a monté sur le plateau de la télévision malagasy (TVM) pour animer l’émission Covid-19, son nom a fait le tour des réseaux sociaux. A travers ses sensibilisations, associant des versets de la Bible, l’humour, parfois la fermeté et la douceur, il a su persuader les plus intellectuels et les analphabètes.

 

Mais derrière ce rideau se cache un grand talent. Le Dr Manitra est un ami de la scène depuis une vingtaine d’années. Depuis 1995 jusqu’en 1999, il était animateur au niveau des prisons, enseignant la bonne conduite. Il a été l’initiateur de l’émission «  Ny dian’ny mpifatotra », sue la chaîne privée « Radio Madagasikara ho an’i Kristy » et à la fois, président d’un chorale à Antananarivo. Et ce sont ses acquis qu’il a utilisés pour sensibiliser la population durant les périodes de la peste, rougeole et dernièrement la Covid -19. « Tous les moyens sont bons. Pour que mon message soit bien transmis aux auditeurs et spectateurs, je me suis tourné vers la connaissance émotionnelle, mais pas intellectuelle. Le message doit être transmis à l’enfant, adolescent ou adulte, dirigeant d’église ou voyou, enseignant ou analphabète », soutient-il.

Dr Manitra consacre plus de temps au feed-back. Chaque jour, il arrive à son bureau à 5h du matin pour se connecter sur les réseaux sociaux, voir les mails, ... « A chaque fois que je monte sur scène, je me réfère sur mes interlocuteurs », affirme-t-il.

Durant cette période de fêtes, le Docteur Manitra a laissé un message à toute la population. D’après lui, nous devrions encore nous limiter à la salutation. Pas de baiser ni de contact. « La Covid -19 est toujours –là quelque part. L’ambiance est festive quand on célèbre la fête de fin d’année avec une foule, mais soit toujours conscient, que quelqu’un, dans la salle, pourrait être porteur de la maladie. Soit toujours vigilant », conclut-il.

Avant de devenir directeur de promotion de la santé publique au sein du ministère de la Santé publique, le Docteur Manitra Rakotoarivony a déjà occupé quelques postes à Antsiranana.En 1995, il a travaillé au Centre de santé de base niveau II à Diego, puis, Médecin inspecteur à Antsiranana I. Au moment où l’épidémie de rougeole et celle de la peste ont fait ravage à Antananarivo, en 2017, il a été convoqué dans la Capitale pour occuper le poste de directeur régional de la santé publique à Analamanga, puis directeur de la promotion de la santé.

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Professeur Vololontiana Hanta Marie Danielle - Une année de travail méritant autour du coronavirus

2020 a été une année pas comme les autres pour le Professeur Vololontiana Hanta Marie Danielle. Elle est devenue un visage très familier après s’être engagée en tant que porte-parole du Centre de commandement opérationnel Covid-19 Ivato. De par l’importance de l’information qu’elle partage et grâce au ton qu’elle utilise pour parler aux téléspectateurs, en tissant des liens avec la population malagasy, le journal La Vérité la considère « Femme de l’année 2020 ».

 

Tous les jours, à treize heures depuis le 23 mars dernier jusqu’ au 14 octobre derniers, elle fait le point sur l'épidémie de Covid-19 à Madagascar. Chargée de faire état de l’évolution quotidienne du coronavirus à Madagascar, ce professionnel de santé a consacré exactement 204 jours non-stop afin de rapporter les statistiques sur la Covid-19 à Madagascar sous le regard des 25 millions d’habitants. Que ce soit un week-end, ou encore jour férié, et même durant les fêtes, le Professeur Vololontiana, connue pour sa bonne humeur à chaque nouvelle encourageante ou les petites émotions en cas de décès, entre autres, n’a jamais manqué le direct sur le plateau de la Télévision nationale malagasy dont l’émission est relayée par les médias dans tout Madagascar. Tout son temps tourne autour de la Covid-19. Dès 7 heures du matin jusqu’à très tard dans la nuit, en dehors des réunions exceptionnelles et ses interventions télévisées, elle est scotchée à son téléphone pour obtenir toutes les informations portant sur le coronavirus au niveau national et à l’échelle mondiale. Elle ne manque pas aussi de vérifier de temps en temps ses e-mails. Il arrive souvent qu’elle s’échange avec des Professeurs en médecine pour avoir des conseils, partager des découvertes ou simplement pour s’épauler mutuellement. En tant que porte-parole, elle se doit de rester en contact permanent avec les responsables hiérarchiques au niveau de la Présidence de la République ou encore l’Institut Pasteur de Madagascar.

Pour le Professeur Vololontiana Hanta Marie Danielle, le rôle de porte-parole du Centre de commandement opérationnel Covid-19 Ivato a été une expérience personnelle et professionnelle positive. Il s’agit d’une sorte d’abnégation, patience, confiance, passion ainsi que la grâce de Dieu. Certes, la pression en tant que porte-parole était bien présente notamment dans la gestion des statistiques qui requièrent un grand professionnalisme. Mais avec les bagages qu’elle a acquis durant toute sa carrière professionnelle, elle l’a assuré avec fierté. En réponse aux attaques à son encontre publiées sur les réseaux sociaux, elle a toujours souligné qu’elle assume en toute honnêteté son engagement. D’autant plus qu’elle n’a jamais été intimidé, encore moins ayant subi une pression. 

KR.

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Détournement au ministère de l’Education nationale en 2018 - Six personnes placées en détention prév...

Un nouveau scandale de malversation vient secouer le ministère de l’Education nationale. Un ancien directeur de l’Education préscolaire et de l’Alphabétisation, un responsable de suivi évaluation, un chef comptable, une ancienne personne responsable des marchés publics, tous au sein de ce département ministériel, ainsi que deux fournisseurs et un soumissionnaire ont été placés sous mandat de dépôt le 23 décembre dernier à l’issue de leur déferrement le 23 décembre dernier auprès du Pôle Anti-corruption d’Antananarivo.

Pour comprendre l’affaire, il convient de souligner qu’un détournement présumé de 4,8 milliards d’ariary relatif au marché de ravitaillement en légumes de 86 Ecoles primaires publiques issues des Régions Analamanga, Vakinankaratra et Atsinanana a été soulevé en 2018, selon des sources judiciaires.

Dépêchée sur place, une inspection du service de l’Inspection générale de l’Etat a confirmé le détournement d’un montant de 1,2 milliard d’ariary. Une livraison fictive à hauteur de 316 millions d’ariary pour la première commande et 960 millions d’ariary pour la deuxième commande ont été enregistrés alors que l’écriture comptable a attesté un service moyennant l’usage de faux documents. Il se serait avéré que plusieurs hauts fonctionnaires du ministère de l’Education nationale ont été complices pour faciliter les différentes transactions. Saisi de l’affaire et suite à ses investigations menées depuis le mois d’octobre 2020, le Bureau indépendant anti-corruption a relevé qu’un acte de favoritisme avait été perpétré par l’ex-Personne responsable des marchés publics à l’égard du prestataire lors de l’appel d’offres. Une fois que l’organe de lutte anti-corruption d’Ambohibao a bouclé le dossier, 22 personnes ont été déférées mercredi dernier auprès du Pôle anti-corruption.

Rédaction