Les actualités à Madagascar du Mercredi 25 Décembre 2019

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Visite apostolique à Madagascar - Le Pape François venu pour tous les Malagasy

Plus de 800 000 pèlerins venus à Antananarivo. La visite du Pape François à Madagascar, du 6 au 10 septembre dernier, a marqué l’année 2019 non seulement pour les catholiques mais aussi pour tous les Malagasy. D’ailleurs, il s’agissait à la fois d’une visite apostolique et diplomatique, ce qui explique la demi-journée payée, chômée et payée, dans l’après-midi du 6 septembre. Le Souverain pontife s’est déplacé à bord d’une « Karenjy » de type Mazana II modifié, sans vitre par balles selon sa demande afin d’être en contact avec les gens. Cette papamobile est désormais la propriété de la Nonciature et ensuite de l’Archevêché d’Antananarivo.

Outre les autorités, le Pape François a pu rencontrer diverses personnalités au Palais d’Iavoloha, les prêtres, les religieux et les religieuses ainsi que les séminaristes au collège Saint-Michel d’Amparibe ainsi que les évêques de Madagascar à la cathédrale de l’Immaculée Conception d’Andohalo. A cela s’ajoutent les jeunes à Soamandrakizay, à la veille de la grande messe du dimanche 8 septembre. Un rendez-vous avec les milliers de pèlerins issus des 4 coins du pays et des îles sœurs, dont La Réunion.

Parmi les messages forts de la visite papale figurent la lutte contre la corruption, la protection de l’environnement ou encore l’encouragement des jeunes chrétiens face à plusieurs défis. L’enthousiasme et la ferveur des chrétiens se ressentent encore jusqu’à maintenant, d’autant plus que l’Eglise catholique se dit prête à agir.

Visite chez le village de l’amitié

Troisième rencontre entre le Pape François et le Père Pedro Opeka, fondateur du village de l’amitié « Akamasoa ». Le Souverain pontife n’a pas manqué de visiter ce village, suivant l’invitation de son fondateur au Vatican le 28 mai 2018. Une cérémonie en l’honneur du Pape y a été organisée, à travers les danses et les cadeaux. « Akamasoa ne sera pas un simple exemple pour les générations à venir mais, bien plus, le point de départ d’une diffusion dans tout Madagascar et dans toutes les parties du monde, et cela afin que nous puissions réaliser des modèles de développement favorisant la lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale », s’est enthousiasmé le Pape François, lors de sa rencontre avec les enfants d’Akamasoa dans l’après-midi du dimanche 8 septembre. « Combien d’hommes et de femmes, de jeunes, d’enfants souffrent et sont totalement privés de tout ! Cela ne fait pas partie du plan de Dieu. Jésus nous invite plutôt à laisser mourir nos enfermements, nos individualismes orgueilleux pour laisser triompher l’esprit de la fraternité (…) pour que chacun puisse se sentir aimé, parce qu’il est compris, accepté et valorisé dans sa dignité » a-t-il encouragé. Une action déjà entamée par le Père Pedro, disciple du Pape François dans les années 1967-1968, trente ans auparavant en bâtissant Akamasoa…Par Patricia Ramavonirina

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Programme « Fihariana » - Pour que les jeunes puissent créer leur propre entreprise

Lancé officiellement le 18 mai dernier au Carlton, Anosy par le Président de la République, Andry Rajoelina, le programme « Fihariana » est le premier programme dédié à la promotion de l’entrepreneuriat des jeunes mais aussi des femmes, et ce dans tout le pays. « Il faut que nous apprenions à nos jeunes à créer de l’emploi et non à en chercher », a soutenu l’occupant d’Iavoloha pour l’occasion. Effectivement, avec « Fihariana », un fonds de 200 milliards d’ariary sont mis à la disposition des jeunes pour qu’ils puissent concrétiser leurs idées d’entreprise. « Pour créer une entreprise, les obstacles sont nombreux, plus particulièrement dans la recherche de financements. Trouver un garant pour son projet d’entreprise n’est pas chose facile. C’est pourquoi, avec "Fihariana", je me porte garant de chaque entrepreneur pour qu’il puisse obtenir de quoi financer son projet », s’est enthousiasmé le Chef de l’Etat. Ainsi, toute personne entre 18 à 58 ans ayant un projet d’entreprise pourra déposer son dossier auprès des Chambres de Commerce et d’Indutrie dans les différentes Régions de Madagascar.

2 722 projets financésDepuis le mois de mai jusqu’à aujourd’hui, « Fihariana » a en tout financé près de 2 722 projets sur les 117 375 dossiers en leur possession, d’un montant total de près de 19 milliards d’ariary. Effectivement, près de 16 813 d’entre eux ont été traités par le comité du programme. Le financement le plus élevé est de 199 385 000 ariary contre 400 000 ariary pour le moins élevé.

Les hommes plus intéressés que les femmesUne question de choix. Bien que le programme « Fihariana » vise la promotion de l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes, la majorité des soumissionnaires de dossiers sont des hommes. Effectivement, selon les statistiques regroupées par l’équipe de « Fihariana » au mois de septembre, 56,34 % des dossiers ont été déposés par des entrepreneurs. « Ces premiers résultats ne doivent pas représenter un frein pour les femmes désirant entreprendre. Les portes de « Fihariana » restent ouvertes pour tous les porteurs de projet. L’objectif reste toujours le même : favoriser le développement de notre économie à travers la création d’entreprises », soutient Valérie Zafindrazaka, secrétaire exécutive du programme « Fihariana » lors d’un échange avec les jeunes entrepreneurs de la Capitale. Sur les répartitions par Province, le record de dépôts est détenu par Antananarivo, suivi de Toliara ainsi que de Toamasina et de Fianarantsoa.

Une tournée régionaleDepuis le lancement dudit programme, l’équipe de « Fihariana » et le Président de la République effectuent des tournées à travers les différentes Régions du pays. Il tient en effet à montrer son soutien aux jeunes, et ce, dans tout le pays. Trois projets financés à Mahajanga…

L’équipe du programme national de promotion de l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes, « Fihariana » avec le Président de la République Andry Rajoelina, ont procédé à la remise des premiers financements aux entrepreneurs de la Région de Boeny, à Mahanjanga, au début du mois d’octobre. Trois entrepreneurs ont ainsi respectivement reçu leur dû. « Depuis le 15 mai dernier, plus de 9 500 entrepreneurs ont déposé leur dossier auprès de nos bureaux. 4 300 dossiers ont déjà été traités. Et les projets de ces 3 entrepreneurs y figurent. Ces gens ont réussi à obtenir le prêt parce que leurs projets ont répondu en long et en large aux critères de sélection du programme, mais aussi ceux des institutions financières », a précisé la secrétaire exécutive du programme « Fihariana » durant la cérémonie de remise des chèques. Ces projets proviennent de différents secteurs, à savoir l’industrie sucrière, la fabrication de craies et la production de « trondro maina » destinés à l’exportation.

Un centre de formation pour Antsirabe…Un investissement sur le long terme. Le Président de la République, Andry Rajoelina a procédé à l’inauguration du Centre d’appui professionnel « Ivohary » à Antsirabe, le 19 octobre.  Ouvert aux bénéficiaires du programme « Fihariana », ce centre formera surtout les jeunes dans le but de faciliter leur insertion professionnelle dans le monde entrepreneurial, mais aussi pour renflouer la rentabilité de leurs projets respectifs. « La mise en place de ce centre a surtout pour objectif d’inciter nos jeunes à se lancer dans l’entrepreneuriat. C’est pourquoi, après la région de Vakinankaratra, le centre « Ivohary » sera dupliqué dans tout Madagascar afin d’accompagner nos jeunes dans leur développement professionnel.  Les formations à court terme seront ainsi multipliées pour accélérer la rentabilité, surtout dans le secteur agricole », a annoncé le Chef de l’Etat durant cette inauguration. D’une durée moyenne de six mois, les formations seront renforcées par des appuis matériels mais aussi techniques et financiers.

Effectivement, à travers la réception des différents dossiers dans les différentes Régions du pays, l’équipe de « Fihariana » s’est rendue compte que le manque d’expériences constitue un frein majeur pour les jeunes porteurs de projets très prometteurs. De ce fait, ils finissent par avoir du mal à intégrer le monde du travail.

Un appui de la part des banquesLa BNI Madagascar et la BOA Madagascar se sont toutes les deux engagées pour soutenir le programme « Fihariana » depuis le début. La SONAPAR a ainsi débloqué respectivement pour les deux institutions financières 80 milliards et 120 milliards d’ariary.

Une collaboration avec l’OIT600 jeunes en formation sur tout le territoire. Le programme « Fihariana » a signé une convention de collaboration avec l’Organisation internationale du travail (OIT), le 14 novembre, au Palais d’Ambohitsirohitra. Cette collaboration visera à former près de 600 jeunes sur tout le territoire malagasy. Les programmes de formation seront élaborés par l’OIT. Cette organisation fournira également les formateurs. « Nous souhaitons mettre notre expertise internationale au service du développement de l’entrepreneuriat à Madagascar. Avec notre large domaine de compétences, allant du leadership à l’approche HIMO dans les secteurs de l’éducation ou du milieu urbain, nous formerons donc les jeunes à créer et à mieux gérer leurs entreprises. Les filières concernées seront surtout l’agriculture, l’élevage, l’économie bleue mais aussi les industries de transformation et de service », a soutenu le représentant pays du Bureau international du travail à Madagascar.

En tout cas, le programme compte bien s’étendre à travers tout le pays pour l’année prochaine. Et l’accès au service du programme sera toujours gratuit.

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Saison sportive 2019 - Un bilan sportif abouti avec des objectifs réussis pour le sport malagasy

« Quand le sport va, la politique avance », tels sont les propos du ministre de la Jeunesse et des Sports malagasy, Tinoka Roberto Raharoarilala, face aux médias quand il a avancé un bilan de l’année 2019. Et d’ajouter « 2019 était une année d’expérimentation à la tête des sports pour moi en tant que ministre. Nous avons vu les résultats et faire le mieux possible pour garder la performance de nos athlètes pour qu’ils n’aient pas une contre-performance en 2020. C’est le défi que je tiens à relever », conclut le ministre des Sports malagasy. Ces résultats ne viennent pas du hasard et ce, grâce au soutien indéfectible du ministère de la Jeunesse et des Sports. « Madagascar renferme de potentiels immenses mais ce sont les motivations qui manquaient à nos jeunes avant », avoue le ministre Tinoka.

Le sport malagasy prend son essor au niveau international. Et cela s’illustre par le football, suite au parcours des Barea de Madagascar à la Coupe d’Afrique des Nations 2019 en Egypte.La Génération, Bolida, Abel Anicet, Faneva Ima, Romaint Metanire, Jerome Mombris, Thomas Fontaine, Bapasy, Melvine Andrien, Voavy Paulin, Carolus, Njiva, Dimitri Caloin, William Gros et les autres, ayant le Coach Nicolas Dupuis à la tête de l’équipe, restera à jamais dans les annales du sport malagasy. C’est la première équipe qui a qualifiée Madagascar dans Une coupe d’Afrique des Nations depuis notre participation aux éliminatoires en 1974. Notre pays était inscrit mais était forfait.Le 16 octobre 2018, Madagascar se qualifie pour la première CAN de son histoire après sa victoire de 1 à 0 contre la Guinée équatoriale et ce, grâce à un but de Njiva Rakotoharimalala.Lors de son premier match contre la Guinée le 22 juin 2019, la Grande île marque son premier point dans la compétition avec un match nul 2-2. Lors de son deuxième match, Madagascar bat le Burundi grâce à un but de Marco Ilaimaharitra. Et pour son dernier match dans le groupe B, Madagascar l'emporte 2 à 0 face au Nigeria. Le pays se qualifie ainsi pour les 8èmes de finale en terminant 1er de son groupe 3.Le 7 juillet, en 8èmes de finale, les Malagasy battent la République démocratique du Congo aux tirs au but (4-2), et accèdent ainsi au quart de finale. Madagascar termine son parcours en quart de finale, car battu 3–0 par la Tunisie. Cet exploit en quart a permis aux Barea de ne pas participer au tour 1 de la qualification au mondial 2022 mais directement au tour 2. UFFOI U20 : un beau cadeau de NoëlToujours en parlant de football, les Barea U20 filles ont fini l’année en beauté en gagnant le titre à La Réunion lors de l’UFFOI U20 qui s’est tenue à Maurice.Jeux des Iles 2019  Madagascar à la 2ème place et de belles victoiresMadagascar s’est hissé à la deuxième place derrière à l’île Maurice, lors des Jeux des Iles de l’océan Indien qui se sont déroulés au mois de juillet dernier. C’est en effet, le pays hôte, l’île Maurice, qui arrive en tête pour la toute première fois avec une très large avance, grâce à ses 92 médailles d’or sur un total de 224 médailles. Un record. Madagascar obtient une seule médaille d’or de plus que La Réunion, soit 49 sur les 127 médailles rapportées par la délégation malagasy.Une grande première pour la Grande île qui a pu se placer en deuxième position du classement général des médailles dans des disciplines sportives (l’haltérophilie, le tennis de table, la natation, le judo, l’athlétisme, le rugby, le basket-ball, le cyclisme, le handisport, le volley-ball et  la boxe) en jouant  à l’extérieur. La dernière fois que le pays a gagné la première place remonte en 2007, durant la 7ème édition et ce, à domicile. Depuis, Madagascar est figé au pied du podium durant deux éditions, celle en 2011 aux Seychelles et en 2015 à La Réunion.Jeux Africains : Madagascar dans le top10 Avec un total de 12 médailles dont 6 or, 4 argent et 2 de bronze, Madagascar occupe la 10e place de la 12ème  édition des Jeux africains. La Grande île a décroché le précieux métal dans deux disciplines à savoir l’haltérophilie et le basket-ball 3 x 3. Les médailles d’or sont les œuvres des haltérophiles Rosina Randafiarison, son  triplé chez les moins de 45 kg, Ricardo Jean Elariont, doublé chez les moins de 55 kg et les basketteurs Livio Ratianarivo, Elly Andriamampionina, Arnold Solondrainy, Fiary Rakotonirina. Les quatre médailles d’argent ont été remportées par Eric Andriantsitohaina (2), Ricardo Elariont (1) et Tojo Andriantsitohaina (1). Jules Antonio Andriamahefa et Eric Andriantsitohaina ont, quant à eux, offert les deux médailles de bronze à Madagascar.Haltérophilie: Une discipline pourvoyeuse de médaillesL’haltérophilie est incontestablement la discipline numéro Un à Madagascar en termes de titre international. Elle a toujours sauvé les meubles que ce soit dans les compétitions régionales ou continentales. C’est grâce à nos leveuses de fonte que Madagascar s’est hissé à la seconde place aux JOIOI de Maurice et c’est toujours grâce à elles que l’île a fait son retour dans le top10 africains après les Jeux africains de Maroc.Lors du championnat d’Afrique organisé à domicile, Madagascar a gagné 7 médailles d’or qui ont été remportées par les haltérophiles malagasy lors de la première journée de compétition. Rosina Randafiarison, engagée chez les 45 kg, a remporté la médaille d’or au total olympique avec 156 kg. Elle est déjà sacrée championne d’Afrique en avril avec un record continental, de même pour Eric Andriantsitohaina. Ny Hasina Sabrina chez les 49 kg avec 68 kg à l’arraché, 85 à l’épaulé-jeté pour un total olympique de 140 kg et Sarah Angeline dans la catégorie des 59 kg avec 70 kg à l’arraché, 80 kg à l’épaulé-jeté et un total olympique de 150 kg ont offert deux autres médailles à la Grande île. Bodybuilding: Une bronze au mondial pour MadagascarMarinjara Maurice, engagé aux Championnats du monde de bodybuilding à Jeju, Corée du Sud, vient de réaliser un très bel exploit. Il a remporté la médaille de bronze dans la catégorie Athletic Physics de plus de 1m75. Jeux d’Echecs: Toavina sur le toit continentalChampionnat d’Afrique U16. Toavina Razanadrakotoarisoa a été sacré champion d’Afrique de sa catégorie à Windhoek Country Club and Resort à Namibie.  Il a été promu maître Fide et le nom de maître International lui a été attribué. Toujours pour cette année, Fy Rakotomaharo a été sacré vice- champion d’Afrique Junior 2019. Il s’est classé 2ème, lors du Championnat d’Afrique Junior 2019, derrière l’Egyptien Fawzy Adham.Elias Fanomezantsoa

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Investiture - Andry Rajoelina officiellement Président de la République de Madagascar

La Commission Electorale nationale indépendante avait annoncé provisoirement la victoire d’Andry Rajoelina le 27 décembre 2018 avec 55,66 % des suffrages lors du second tour disputé le 19 décembre, contre 44,34 % à Marc Ravalomanana. Une victoire validée par la Haute Cour constitutionnelle le 8 janvier 2019 qui rejeta toutes les requêtes de son rival Marc Ravalomanana. Le 19 janvier 2019, Andry Rajoelina a prêté serment dans le Stade de Mahamasina, devant une foule de 40 000 personnes, une trentaine de représentants diplomatiques, cinq chefs d’Etat africains et l’ancien Président français Nicolas Sarkozy.

C’est la première fois dans l’histoire du pays que l’investiture du Président a lieu en présence de ses rivaux et de ses prédécesseurs, Hery Rajaonarimampianina, Marc Ravalomanana et Didier Ratsiraka. Thérèse Zafy, épouse de feu Albert Zafy était également présente.  C’était également la première fois qu’une passation de pouvoir est effectuée entre deux Présidents élus, Hery Rajaonarimampianina et Andry Rajoelina.

Andry Rajoelina est officiellement le second Président de la cinquième République. Le faste de la cérémonie a retenu l’attention de tous. Le stade municipal, comble, aux couleurs du drapeau national marque les esprits. Lors de son discours d’investiture, Andry Rajoelina a réaffirmé ses engagements pour le développement rapide du pays: "Je vous conduirai à bon port, le port du développement, le port de la croissance, le port de l'émergence et le port de la réussite", affirme le Président fraîchement élu. Un développement qui requiert le soutien de la population : « Seul je marche vite, mais ensemble nous irons plus loin », disait-il. Le plus jeune Président élu du Continent africain s’est engagé à doubler la production de l’électricité à Madagascar, de doubler les terres cultivables, de nommer des gouverneurs, de doter les Forces de l’ordre de matériels. Des promesses auxquelles beaucoup veulent croire.

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Restitution des îles Eparses - Les Malagasy unissent leurs voix

La restitution des îles Eparses figurait à l’agenda du régime pour l’année 2019. Des réunions de la commission, jusqu’à la tenue d’une concertation nationale, cette restitution est un passage obligé et non négociable. Désormais, elles passent d’îles Eparses à Nosy malagasy dont la date fixée est la fête de l’indépendance 2020.

Après l’ancien Président Didier Ratsiraka, seul le Président Andry Rajoelina a eu le courage de revendiquer les îles Eparses, les îles Glorieuses, Juan de Nova, Europa et Bassas da India. Des îles appartenant à Madagascar mais qui lui ont été soustraites arbitrairement peu de temps avant l’accession à l’indépendance. La raison, ces îles regorgent de ressources incommensurables outre l’extension de la zone maritime. Cette restitution de ces petits îlots figurait parmi les promesses présidentielles durant la campagne électorale.

Depuis, le Président Andry Rajoelina a fait du chemin pour réaliser cette promesse. De Paris, à Maurice et surtout à Madagascar, le numéro un de la Grande île milite pour que ces îles redeviennent la propriété de Madagascar et de son peuple. Une rencontre avec le Président français Emmanuel Macron a eu lieu le 29 mai 2019 à Paris, qui a ouvert une dynamique pour le règlement de cette question. Un communiqué conjoint a été adopté le 18 novembre 2019. Un communiqué dans lequel les deux parties se sont engagées à poursuivre le dialogue dans un esprit positif et se fixent le 26 juin 2020 pour connaître le sort de ces îles Eparses. La commission mixte Malagasy –Français s’est réunie à Andafiavaratra le 18 novembre dernier pour un premier round d’observation. La délégation malagasy est dirigée par le Premier ministre Ntsay Christian.Une concertation nationale a eu lieu au CCI Ivato les 09, 10 et 11 décembre 2019. Suite à cette concertation, la partie malagasy a affirmé que désormais, les quatre îles s’appellent : Nosy Sambatra, Nosy Kely, Nosy Bedimaky et Nosy Ampela. Elles appartiennent à Madagascar. La restitution de ces îles de l’océan Indien à Madagascar fera partie d’un long processus que le Président mènera à son terme.

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Détournement de deniers publics et Kidnapping - Claudine, des maires, un chef de région et des ravisseurs...

Comme tous les ans à cette période de l’année finissant, la rubrique faits divers a été riche en faits lesquels n’ont pas toujours été réjouissants. Mais un constat général s’impose : à part l’habituelle saignée due aux crimes ou aux accidents divers,  2019 s’est terminée positivement étant donné que la Justice a tranché sur les dossiers brûlants auxquels l’opinion était toujours sur sa soif.

Les grands  procès de 2019 ont tranché sur les dossiers sales, se rapportant sur les détournements de deniers publics mais aussi le kidnapping, au Pôle anti-corruption (PAC) des 67ha, au cours de ces deux derniers mois. Claudine Razaimamonjy, l’ex-conseillère de l’ancien Chef de l’Etat Hery Rajaonarimampianina, a été condamnée à 10 ans de travaux forcés dans le cadre de l’affaire Ambohimahamasina. Le préjudice s’élève à 396 millions d'ariary. Notons qu’il s’agit d’une deuxième condamnation car dès août 2019, Claudine Razaimamonjy est reconnue coupable de complicité, de détournement  de derniers publics et recel de deniers  publics. A l’époque mais plus récemment aussi, la femme d’affaires s’est enlisée dans plusieurs dossiers de détournement de deniers publics, de corruption, de blanchiment de capitaux, favoritisme dans l’attribution de marché public et de faux et usage de faux.

Entraîné dans la même tourmente que ladite Claudine, Tsabo Pierre, l'ancien maire de la Commune rurale d'Ambohimahamasina, est condamné à 6 ans de travaux forcés par la Cour criminelle ordinaire du PAC, vers début décembre dernier.

Le cas de Hasina Ranirison, l’ex- maire d’Andoharanofotsy, et non moins candidat maire malheureux du parti « Tiako i Madagasikara » lors des récentes municipalités, est probant aussi à cet égard. Cherchant à supprimer la poursuite dont il fait l’objet, il a profité de sa mise en liberté provisoire pour se porter encore candidat des récentes municipalités. Incriminé pour détournement de deniers publics et de faux entre novembre 2015 et avril 2017. Vers début décembre dernier, il a dû de nouveau comparaître devant la Cour criminelle ordinaire du Pôle anti-corruption aux 67ha pour un second procès. Le verdict était tombé : l’ex-maire d’Andoharanofotsy a été condamné à 5 ans de prison ferme. Il doit également s’acquitter d’une amende de 2 millions d’ariary ainsi que 99 millions d’ariary de dommages à la Direction de la législation des contentieux (DLC) qui s’est constituée en partie civile. C’est l’équivalent de la somme détournée. Car ces débats au PAC ont révélé que l’ex - maire a touché de façon obscure 1 million d’ariary par semaine à l’époque.

Pour la parenthèse, cette décision de la Justice étonne plus d’un dans la mesure où c’est la dame Claudine qui a payé le plus lourd tribut alors qu’elle n’aurait joué que le rôle du facilitateur, et que les fonds n’auraient pas atterri entre ses mains. La surprise était à son comble quand c’est le maire d’Ambohimahamasina, principal incriminé car étant le signataire des formalités (fausses) en vue du déblocage des subventions exceptionnelles, n’a écopé qu’une peine, disons atténuée que celle de son co-accusée. Et que le témoignage d'un inspecteur général de l'Etat sur les agissements de tous les accusés a été sans appel. Pour lui, le maire d'Ambohimahamasina est retenu du simple fait qu'en tout état de conscience des acquis lors d'une formation des maires sur la gestion financière, il aurait dû suivre toutes les procédures conformes à la loi en vigueur. Mais le concerné a délibérément omis de le faire avec l'affaire des subventions exceptionnelles pour les Communes rurales à l'époque.

Enfin, Hajaniaina Aurélien Vorisoa, cet ancien chef de la Région Bongolava a été condamné à six années de travaux forcés. Il a été reconnu coupable de détournement de deniers publics. En 2017, le Bureau Indépendant anti-corruption(BIANCO) a démarré une enquête pour mettre au grand jour les cas de malversations dans la trésorerie de la Région Bongolava.Lors de sa récente comparution, il a été révélé que durant l’exercice de son mandat 2011-2013, l’ex-chef de région aurait volé 195 842 754 ariary entre 2011 et 2012. Et qu’il aurait blanchi une somme atteignant plus de 77 millions ariary.

Lex et consorts , incorrigibles ravisseurs derrière les barreaux

Le 11 décembre dernier a vu  la comparution d’Onjaniaina, alias Dadafara Kely, l’agent de renseignement du gang, Navalona Vonimboahangy, alias Lex, dans le rôle de chauffeur, Ndranto Michel Eric dit Ra Fy, complice, tous ayant été impliqués dans plusieurs enlèvements  répétés d’Indopakistanais de la Capitale, dans une période comprise entre 2002 et 2018.  La Cour criminelle ordinaire du Pôle anti-corruption (PAC) des 67ha les a condamnés chacun à 15 ans de réclusion criminelle. De plus, chacun d’eux doit s’acquitter d’une amende d’1 milliard ariary. Quant à la dénommée, Zoly, l’unique femme du gang, elle a écopé de 7ans d’emprisonnement et une amende de 150 millions ariary pour complicité d’enlèvements, utilisation de biens mal acquis mais aussi de blanchiment d’argent. Celle-ci est la compagne de Lama, un autre ravisseur rendu tristement célèbre, mais qui a échappé aux Forces de l’ordre du pays. La particularité de ce gang, les membres sont tous des proches, cousins et cousine. Ils ont plusieurs dizaines d’enlèvements d’Indopakistanais à leur actif, et ce,  pendant une période allant de 2002 à 2018. Ces kidnappings à répétition et ayant notamment défrayé la chronique se sont déroulés dans plusieurs endroits de la Capitale tels qu’Ankorahotra, Alarobia, Andakana, Tanjombato, Analamahitsy,Ankadikely, etc mais aussi dans des villes de région comme Sambava, Toamasina, etc…Le nombre de leurs victimes est difficile à énumérer tant considérable, en ne citant que les rapts du Dg de l’Akoor Digue, d’Yanish Ismaël ou de Sabera Vasram. 

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Union des Comores - Réveillon de Noël interdit pour les chrétiens malagasy !

24 décembre 2019, une date à oublier pour les chrétiens malagasy vivant aux Comores. Et pour cause, les autorités comoriennes leur ont interdit de fêter le réveillon de Noël. Ceux-ci sont tous les chrétiens, dont certains comoriens, qui ont été ciblés par la note ministérielle sortie, à quelques jours de la Nativité. Une décision qui n’a pas été du tout au goût de la communauté chrétienne malagasy qui s’est apprêtée à manifester dans la soirée du 24 décembre pour montrer son désaccord avec la décision prise par le ministère des affaires islamiques à travers son directeur. « le ministère des affaires islamiques en collaboration avec le ministère de l’intérieur et le Muftorat condamnent et interdisent toute fête, cérémonie ou activités liées au  fête de Noël dans les lieux publics, des hôtels , des clubs et des maisons et toute apparence indiquant l’implication des chrétiens dans leurs joies aux Comores », a notifié le directeur des affaires islamiques qui ajoute « avoir informé toutes les agences de sécurité, de la police (…) pour prendre toutes les mesures nécessaires pour arrêter et empêcher toute tentative de rassemblement des activités chrétiennes ». Cette interdiction qui ne respecte pas du tout la liberté de religion va du 24 au 31 décembre. Un membre du barreau de Moroni a déclaré sur une chaîne de Tv internationale que cette « note scandaleuse viole la constitution qui incorpore la Déclaration universelle des droits de l’homme ».

Ce haut responsable du ministère  de la religion de l’union des Comores avance comme argument que « toutes ces activités (ndlr : la célébration de la fête de Noël) portent de la corruption, la décadence morale qui sont incompatibles avec les principes de l’Islam ».

Mais coup de tonnerre dans la journée d’hier, soit le 25 décembre, le ministre de l’intérieur en personne s’est présenté devant la presse pour désavouer le communiqué du directeur général des affaires islamiques « C’est une déclaration qui n’engage que l’auteur et non pas le ministère des affaires islamiques, de celui de l’intérieur et le Muftorat », a annoncé le ministre.

Une déclaration tardive tout même dans la mesure où des restaurateurs ou autres organisateurs de fêtes se sont pliés à cette décision unilatérale du directeur général des affaires islamiques lancée à la veille de Noël. Ce dernier risquerait, de cette bévue, d’être poursuivi devant la justice locale. Dans la matinée d’hier également, le porte-parole du gouvernement comorien dans un tweet a souhaité « Joyeux Noël à tous les chrétiens du monde, à commencer par ceux qui sont aux Comores », confortant une fois de plus le désaccord du gouvernement comorien avec cette déclaration des affaires islamiques. Quoi qu’il en soit le mal est fait.

Cet extrémisme du haut responsable comorien laisse sans voix les Malagasy qui prônent toujours la tolérance et le respect de la foi des uns et des autres. A preuve, les régimes qui se sont succédé à la tête de Madagascar ont toujours décrété jours fériés toutes les fêtes musulmanes et laissent aux pratiquants de la religion le soin de les célébrer. D’après les informations, la communauté chrétienne en Union des Comores est composée essentiellement de malagasy….La Rédaction