Les actualités Malgaches du Mardi 25 Décembre 2018

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Mialy Rajoelina – Association Fitia. 24 décembre 2018 à l’Orphelinat Saint Paul

Ambohimanambola, 24 décembre 2018. Comme chaque année, dans le cadre de la Nativité, l’Association Fitia fondée et présidée par Mialy Rajoelina, n’oublie pas qu’elle s’occupe en priorité d’œuvres caritatives. Et comme chaque année, elle -je parle, ici, de Mialy Rajoelina accompagnée de ses trois enfants- n’a pas oublié les 19 orphelins de l’Orphelinat Saint Paul créé par le couple Julia et Olivier J. Razafintsambaina.

Dans ce genre de démarche, l’important c’est l’empathie accompagnée d’actions concrètes. Plus que la valeur des dons, en l‘occurrence des jouets ici, Noël étant bien la Fête des enfants, c’est l’élégance du geste qui compte. Cela se passant de commentaires, après une vidéo et quelques photos souvenirs de ce 24 décembre 2018, je préfère vous rappeler l’histoire de l’Orphelinat Saint Paul. Merci à l’Association Fitia, merci aux professeurs Razafintsambaina, merci pour ces enfants recueillis sans parents biologiques mais qui ont reçu une éducation que devrait recevoir tous les enfants du monde. Ainsi de Sarah, arrivée à l'Orphelinat à 13 ans et qui, actuellement, est en 2è année de médecine...

Jeannot Ramambazafy – 25 décembre 2018

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ORPHELINAT SAINT PAUL, ATSONGODONINA AMBOHIPENO,

COMMUNE D’AMBOHIMANAMBOLA

"Parce que chaque enfant a droit à des moyens éducatifs et culturels qui pourront influencer leur personnalité, leur éducation et leur avenir". – Olivier José RAZAFINTSAMBAINA

Partant de cette évidence et pour la mettre en pratique, le couple Razafintsambaina achète un terrain de plus d’un hectare, dans la commune d'Ambohimanambola (banlieue d'Antananarivo), le 5 mars 2010.

Si la pose de la première pierre a lieu le 30 avril, la construction de ce qui sera l’Orphelinat Saint Paul débute le 12 mai 2010.

Bien qu’ayant déjà ouvert ses portes le 1er juillet 2011, il est officiellement inauguré le 22 septembre 2012. L’Orphelinat Saint Paul accueille 19 petits locataires, et rémunère 10 personnes (1 gouvernante, 2 éducatrices, 3 aides soignantes-cuisinières et 4 gardiens-jardiniers).

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Epidémie de rougeole à Madagascar - Plus de 10 000 cas et des morts suspects enregistrés depuis octobre

Cette année a été ponctuée par la recrudescence de diverses maladies mortelles comme la peste et la rougeole. Une mauvaise nouvelle qui est arrivée subitement au mois d’octobre. Dès le début de l’épidémie de rougeole, déjà plus de 200 personnes ont été confirmées comme porteuses du virus. Et malgré les interventions des spécialistes en médecine, les chiffres ont augmenté, allant de 1 500 à 2 000 cas enregistrés depuis le début du mois de novembre. L’épidémie touche non seulement les enfants mais aussi les adolescents, jeunes et adultes, y compris les personnes vulnérables comme les femmes enceintes et les personnes âgées. Elle a déjà touché une quarantaine de Districts voire plus. Antananarivo reste la plus affectée depuis octobre. Et partir de là, la propagation de la maladie est devenue incontrôlable. En effet, elle a fait plus de victimes dans plusieurs localités où il y a une forte agglomération comme Toamasina, Ambatondrazaka, Antsohihy, Morondava et bien d’autres encore.  Plus de la moitié des lits auprès du service pédiatrie de l’hôpital Befelatanana ont été occupés par des patients atteints de la rougeole. L’hospitalisation s’explique par le retard de prise en charge, favorisant les complications de la maladie. Ces dernières pourraient également être dues à l’automédication, laquelle prend de l’ampleur dans les villes, à en croire notre médecin interlocuteur.

Les patients ayant des cas compliqués pourraient être atteints d’une convulsion, d’un oreillon, d’une pneumonie ou encore d’une encéphalite virale, sans parler de la déshydratation. Des patients ont même péri suite aux complications liés à la rougeole, quoi que leur nombre exact reste non informé jusqu’ici. Apparemment, le déplacement non maîtrisé des personnes présentant la maladie était également l’une des premières causes de la prolifération de l’épidémie hors de son foyer qui est la Capitale.  « Depuis le début de l’épidémie de rougeole, notre service de pédiatrie était bondé de parents amenant leurs enfants. Une salle a été aménagée rien pour le traitement des malades car des adultes étaient également affectés, de même que des enfants », explique une source au sein d’un hôpital public de la Capitale. VaccinationPlusieurs familles ont donc dû traiter leur malade et dépenser pas mal d’argent tout en faisant attention à ne pas contaminer les proches puisque selon l’explication du Pr Mamy Randria, directeur d’établissement auprès du centre hospitalier universitaire Joseph Raseta Befelatanana, « la rougeole se transmet facilement. Il suffit que vous vous mettiez à proximité d’une personne qui est atteinte pour que vous contractiez le virus ». Dans la Grande île, 10?294 cas de rougeole ont été recensés au cours des trois derniers mois (dernière statistique reçue). Près de 70 % des cas concernent des enfants et adolescents âgés de 1 à 14 ans. L’annonce du ministère de la Santé publique, fait état d’une diffusion de l’épidémie dans 20 des 22 Régions du pays. Par ailleurs, cette maladie sévit plus particulièrement à Antananarivo et ses zones périphériques. Le faible taux de vaccination enregistré à Madagascar en serait la cause. Actuellement, plus de 10 % des Malagasy ne sont pas vaccinées contre la rougeole. Un taux qui ne permet pas d’endiguer une éventuelle résurgence de la maladie. Un autre problème complique maintenant la situation épidémique: les vaccins sont en rupture de stock pour les patients plus âgés. Ceux restants sont destinés aux nourrissons de moins de 9 mois. Ces bébés devaient déjà être vaccinés dans les établissements de santé, conformément au calendrier de vaccination. A noter que des décès suspect de rougeole ont été enregistrés dans plusieurs hôpitaux de la Capitale. Des décès communautaires ont aussi eu lieu, selon le rapport du Bureau municipal de l’hygiène à Isotry. Cependant, le nombre exact n’est pas encore connu.T.A.

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Omnisport - Bilan de l’année 2018

Malgré les difficultés causées par le contexte politique que Madagascar a traversé durant l’année 2018, les sportifs malagasy,  les entraineurs et les encadreurs ont fait tout leur possible avec le minimum d’aide offert par le ministère de tutelle pour ne pas se montrer timide devant la scène internationale. En effet, les sportifs malagasy ont brandi haut et fort le flambeau du pays en remportant des médailles. Cette année,  ils étaient environ 213 athlètes à honorer le pays par des médailles. La qualification historique des Barea est l’un des faits marquants du sport malagasy pour cette année 2018. Pour la première fois de son histoire, l’équipe nationale malagasy du football disputera la phase finale de la Coupe d’Afrique des Nations du 15 juin au 13 juillet après 49 années de participation dans les phases qualificatives. En parlant de football, les U17 ont eux aussi glané la médaille d’argent aux Jeux de la CJSOI.Dans  la discipline individuelle, l’haltérophilie reste la plus porteuse de médailles dans diverses compétitions internationales.Qualification des JO 2020 de Tokyo qui se sont déroulés en Egypte du 8 au 14 décembre 2018.   La délégation malagasy d’haltérophilie n’est pas rentrée bredouille. Rosina Randafiarison a trusté de  l’or dans trois catégories à savoir  les moins de 54kg, les moins de 60kg et  les moins de 80kg.Eric Andriatsitohaina a gagné la médaille d’argent chez les moins de 95kg et une bronze chez les moins de 136kg.

Championnat d’Afrique Senior qui s’est déroulé à Maurice au mois d’août 2018.   Eric Hermann Andriantsitohaina a remporté trois médailles d’argent dans son escarcelle chez les hommes et Vania Elisa Ravololoniaina a gagné deux médailles d’or et une d’argent.Jeux Africains de la Jeunesse 2018 à Alger Ravakiniaina Berthine  a obtenu trois médailles de bronze.Championnat d’Afrique Jeune 2018 du 23 au 30 mars 2018 en EgypteRajaona Miharintsoa Passelliaz a gagné trois médailles d’or chez les moins de 56 kg tandis que Lahikina Jhonna Willy Daudiaz s’est offert une médaille d’argent et une de bronze chez les moins de 50kg. Quant à Fitiavantsoa Ratsidiarimanana, elle a décroché     une médaille de bronze chez les moins de 50kg alors que Ravakiniaina Berthine chez les moins de 44kg  a  eu    trois médailles de bronze.    Rugby à 7 féminin : Médaillé d’argent  aux Jeux Africains de la Jeunesse 2018 à Alger.HandballL’équipe nationale malagasy U20 a été sacrée championne de l’IHF Trophy Handball qui s’est tenue en Zambie le mois d’août dernier tandis que les Cadets ont  gagné la médaille d’argent. Toujours en handball, les THBC ont fini deuxième à la Coupe des Clubs Champions de l’Océan Indien qui s’est tenue à domicile le mois de novembre dernier.Basketball : Le CosPN en or à la CCCOI.L’année 2018 est une année faste pour le Club CosPN. Après avoir gagné son premier titre national depuis l’histoire du sport dans la Police nationale,  la section basket ball est montée sur le sommet de l’Océan Indien en gagnant aussi son premier titre régional la même année. Dès le début de l’année 2019, les policiers iront à l’assaut de l’Afrique pour la première édition de l’Afroleague 2019. PétanqueTaratra Rakotoninosy a décroché la deuxième place (vice-champion du monde) au « tir de précision»   au championnat du monde de pétanque au Canada du 13 au 16 septembre 2018Jeux de la CJSOIMadagascar a gagné six médailles d’or. Fanjamanovo Fifalina Tendry  a offert la première médaille d’or à la Grande île dans les tirs de précision. C’est durant la CJSOI que Madagascar a moissonné le plus de médailles durant la saison 2018.  Médaille d’orPétanque (Triplette)Andriambelosoa Hery Nambinina Andrianiharisoa GarryRajerisoa Hasina Manampisoa    Athlétisme (200m)Raherinaivokoloina Fanojo Ianjaly    Athlétisme (Medley)Raherinaivokoloina Fanojo IanjalyRavaoarisoa Anjaratiana Marie RoseMahzia Julie AllegrinRazanajafy Haingo Brigitte     Randrianarisoa Niantsa ElsaTennis de table (Double dames) Randrianarisoa Niantsa Elsa Raharinarivo Anjara Sarobidy    Tennis de table (Double mixte)Randrianatoandro Mahefa Lucianno DenilsonRandrianarisoa Niantsa Elsa    Les médaillés d’argent Athlétisme Vavara Aina Cleot (200m et  400m)Mahzia Julie Allegrin    (Poids)Raharimondinina  Sidonie Francky (1500m)Razanajafy Haingo Brigitte(100m)Tennis de table par équipe filles Randrianarisoa Niantsa ElsaRaharinarivo Anjara SarobidyRazafiarisoa Saholiniaina RojoRandriamahefa Miora ShamiaLes médaillés de bronzeAthlétisme  Ravaoarisoa Njaratiana Marie (100m)Liarifeno Idealy Navalona(Longueur)Mahareta Tsikanda Jafeta(100m)Hamindraza Tsaralaza(400m)Tennis de table par équipe garçonsRandrianatoandro Mahefa Lucianno DenilsonRakotozafy Anjaratiana FahazavanaRandrianarivony Herizo Michel AngeloRamihajanirina Gilbertson SolotianaTennis de table (Double mixte)Randrianarivony Herizo Michel AngeloRazafiarisoa Saholiniaina RojoTennis de table (Simple garçons)Randrianatoandro Mahefa Lucianno DenilsonTennis de table (Double garcons)Randrianatoandro Mahefa Lucianno DenilsonRakotozafy Anjaratiana FahazavanaLawn tennis  Yaëlle Antsasoa Vaissaud a été sacrée championne d’Afrique U14 double et championne du circuit ITF U14 grade 2 tandis que Toky Ranaivo et Sariaka Radilofe ont respectivement été sacrées championnes en simple, un tournoi du circuit Mondial Juniors U18 Grade 5.Les autres résultats : Championne en Double Tournoi du circuit Africain U14 Grade 3 Sampras Rakotondrainibe et Finoana Rakotomalala Vice-championne en Simple du Tournoi du circuit Africain U14 Grade 3 Randy Rakotoarilala Championne en Double Tournoi du circuit Africain U14  Grade 2 Miotisoa Rasendra et Randy Rakotoarilala Vice-championne Tournoi du Circuit Africain U14  Grade 2  en Simple.    Miotisoa Rasendra      Championne d’Afrique Australe par équipe en U12 filles      Miotisoa RasendraMiarana AndrianafetraFikasana Rakotomalala Harivony Andrianafetra (Coach)    Tennis de tableChampionnat d’Afrique de l’Est par équipe - Vice-championne Razafindralambo Zo NandrianinaRakotoartisoa Mamy SetraAndrianatoandro SitrakaChampionnat d’Afrique de l’Est – Vice-championne en SimpleRazafindralambo Zo Nandrianina

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Meurtre d’un gendarme retraité français à Toamasina - Sa jeune maitresse de 19 ans comme présumé ce...

Le 20 décembre dernier, une partie du corps sans vie et déjà en état de décomposition avancé  d’Auguste  Mario Bret (69 ans), ce gendarme retraité Français résidant  à La Réunion, fut retrouvé   dans une armoire  sur la plage  d’Antseranampasika   à Toamasina. L’autre partie était enterrée dans le sable. Les riverains ont alors informé la gendarmerie, qui a démarré aussitôt l’enquête.    Un saut rapide  dans l’évolution de l’enquête  a permis de mettre le soupçon sur la jeune maîtresse tamatavienne de 19 ans du Réunionnais comme cerveau de son assassinat atroce.  Précisons que celui-ci n’était pas allé seul car il avait sa maitresse attitrée, également une autochtone.  Avec l’aide de ses trois complices, cette deuxième jeune maîtresse a  tué le sexagénaire le soir du 19 décembre, juste à un moment où il était retourné pour la voir pour la troisième fois à son domicile à Ambalamanasy. Précisons qu’elle  entretient en même temps que l’étranger âgé, une liaison avec son autre amant, un autochtone ce dernier.

Au moment de la découverte macabre le matin du samedi 22 décembre dernier, ce jeune homme n’a pas hésité à porter ses soupçons sur sa petite amie.  Du coup, elle était arrêtée. L’enquête n’a pas duré longtemps car la jeune femme a reconnu les faits et elle a dénoncé  ses trois complices, deux femmes et un homme. Ces derniers auraient été payés à 7 millions d’ariary pour l’exécution de la victime, selon  le chef d'escadron de la section de recherche criminelle de la gendarmerie à Toamasina. Les deux participantes à ce crime devraient  recevoir leurs parts de 2 millions d’ariary chacune tandis que l’homme recevrait 3 millions. Tous auraient déjà empôché leurs salaires. Le linge ayant servi à envelopper le cadavre ainsi que l’armoire dans lequel ils l’ont caché, appartiendraient à la jeune suspecte. De plus, la moto de marque Bws ainsi que la carte de visa de la victime étaient retrouvées sur les  suspects. Ces derniers ont entre 21 et 26 ans. Les enquêteurs de la gendarmerie leur ont trouvé encore  les objets ayant servi à tuer : un marteau  et un épar, cette pièce de bois servant à verrouiller une porte à l’intérieur. Dans leurs aveux, les suspects ont expliqué avoir tenté d’empoisonner le Réunionnais. Puisque le plan a échoué, ils s’étaient alors résolus à rouer le malheureux de coups à l’aide de ces objets durs et dangereux jusqu’à ce que mort s’ensuive.  

Il l’a  maintes fois conseillée à déménagerA la genèse de cette triste affaire,   l’alerte fut alors donnée par voie médiatique locale lorsque le Réunionnais n’a plus donné signe de vie  le 20 décembre dernier.  Selon la gendarmerie, il a débarqué à Toamasina le 18 décembre  dernier. Le lendemain de cela, il  a enjoint sa jeune maîtresse attitrée de l’accompagner pour rendre visite à sa deuxième petite amie à Ambalamanasy. Des témoins ont affirmé avoir vu l’étranger entrer en de vifs échanges verbaux  avec la résidente d’Ambalamanasy laquelle il aurait conseillée de déménager. Il n’aurait pas supporté la voir avec de soi-disant mauvaises compagnies dans cette maison. Le Réunionnais  a alors tenté à plusieurs reprises de convaincre sa jeune maîtresse de quiitter l’endroit pour qu’il puisse lui trouver un autre logement, disons plus décent ! A la troisième tentative, ce fut la mort qui l’a donc attendu ! Les quatre locataires ne lui ont donné aucune chance de s’en sortir vivant. Enfin, ils ont encore tenté d’empoyer une sale ruse, histoire  d’enfoncer la jeune maîtresse attitrée de la victime : ils ont mis une photocopie de la carte d’identité de celle-ci près  de l’endroit où ils ont enterré le corps. Mais cela n’a pas marché et on connaît la suite !  La vérité a fini par éclater à leur sujet et que justice soit faite. Le sinistre quartet aura  notamment  à répondre de ses actes devant le Juge d’instruction. Franck R./Kamy

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Rétrospective 2018 - Une tendance haussière ressentie

Hausse du prix du carburant, augmentation des frais de transport, celle du tarif de l’électricité et du charbon, sans oublier les produits de première nécessité qui deviennent de plus en plus chers chaque jour. Cette année, une inflation  galopante n’a pas du tout épargné la population malagasy. Pour différentes raisons, l’Etat malagasy a dû prendre certaines décisions pour pouvoir remédier à des situations spécifiques.

Carburants : une augmentation moyenne de 10 % sur tous les produitsCher payé ! En une année, le coût des produits pétroliers a augmenté de 10 % en moyenne. Effectivement, l’année dernière, à la même période, l’Etat a entamé des négociations avec les distributeurs étant donné qu’ils ne recevraient plus de subventions à partir de là. Durant ces séances de discussion, notamment durant trois mois, les prix à la pompe ont été gelés. Toutefois, en janvier dernier, le pétrole est revenu plus cher sur le marché international. Les compagnies pétrolières ont enregistré une perte de plus de 30 milliards d’ariary. Face à cette situation, une hausse constante a été opérée depuis le mois de mars pour leur permettre de récupérer leur dû.

« La hausse aurait dû être entre 500 et 1000 ariary. Toutefois, pour préserver les consommateurs, nous avons décidé de répartir par tranches les augmentations », avait déclaré Lantoniaina Rasoloelison, ministre de l’Energie et des Hydrocarbures, en mars dernier. Les hausses se sont alors enchaînées au fil des mois, soit huit augmentations en tout. Et en un an, le litre de l’essence est passé de 3 840 à 4 200 ariary. Pour le gasoil, le prix a varié de 3 190 à 3 550 ariary, et le pétrole de 2 370 à 2 630 ariary. Par rapport à l’année dernière, la hausse a doublé en passant de 120 à 360 ariary. L’année 2019 risque d’être encore assez rude vu qu’il n’y a pas de délai d’échéance pour le réajustement des prix.     

Taux de change : l’ariary a besoin de stabilitéDurant toute l’année 2018, l’ariary a connu des hauts et des bas. Une instabilité prépondérante très ressentie, plus particulièrement en comparaison avec l’euro et le dollar. Du mois de janvier au mois d’août, le taux de change de l’ariary en euro se situe entre 3 850 ariary pour la valeur la plus basse et 3 895 ariary pour la plus haute. Mais c’est à partir du mois de septembre et d’octobre que la monnaie nationale a commencé à se dévaluer, étant donné que durant ces périodes, la valeur de l’euro s’est située entre 3 900 et 4 100 ariary. Et cette dévaluation persiste, bien que le volume des importations augmente considérablement en période des fêtes. « Le système de l’offre et de la demande reste toujours le même. Quand l’offre est inférieure à la demande, les prix montent. Et par conséquent, notre monnaie finit par se dévaluer en comparaison à l’euro et au dollar », explique Rado Ratobisaona, économiste, président du Cercle de réflexion des économistes de Madagascar. Outre cela, l’instabilité de l’ariary résulte également du développement du marché noir. Notre loi est aberrante, vu que le volume des devises autorisé à être utilisées auprès des banques est limité. Pourtant, c’est exactement le contraire au niveau des marchés noirs. Ce qui donne une grande marge de manœuvre pour les spéculateurs, d’où les grandes variations du cours de change.

Toutefois, « la stabilité de la monnaie nationale est nécessaire, plus particulièrement pour permettre aux opérateurs commerciaux d’anticiper normalement la fixation de leurs prix », insiste M. Ratobisaona. Un opérateur importe par exemple un produit quelconque. Ils en établissent un prix. Après un mois ou deux, ils achètent le même produit, sauf qu’entre-temps, l’ariary s’est dévalué. Ainsi, le coût n’est plus le même. Il est donc contraint d’augmenter son prix de vente pour éviter les pertes. Cependant, cette hausse risque de faire baisser le volume des ventes à cause de la baisse du pouvoir d’achat des consommateurs. Il ne faut pas oublier que notre monnaie est évaluée quotidiennement. Entre l’augmentation des importations et les mauvaises saisons pour les produits de rente, l’ariary n’est donc pas encore sorti de l’auberge.      Tarif d’électricité : une facture très salée pour les consommateursPour 2018, la hausse du tarif de l’électricité a marqué bien des esprits. Dès le début de l’année, en janvier, une nouvelle tarification a été appliquée sur la facture du mois de décembre. Un nouveau tarif qui n’a pas vraiment été bien digéré par les usagers vu qu’il arrive simultanément avec la période des fêtes de fin d’année. Cette hausse, de  l’ordre de 8,5%, a surtout touché les entreprises et les industriels ainsi que les usagers du Tarif 14. Pour les premières concernées, le prix du kWh sous haute tension est passé de 645 à 710 ariary, soit une augmentation de 160 ariary. Quant aux industriels, le prix du kWh pour la deuxième tranche est allé jusqu’à 734 ariary. Ce qui fait qu’au-delà de la consommation de 25 kWh taxée à 141 ariary, le client devra acheter le kWh à ces prix-là. Une facture bien salée !

Face à cette situation, les clients de la Jirama se sont alors plaints à plusieurs reprises. Pour eux, il ne semble pas juste de payer une telle somme pour un service presque médiocre avec les délestages et les coupures d’eau incessantes. La société d’eau et d’électricité a ainsi décidé de créer au mois d’avril le tarif 13 à 370 ariary pour ceux qui consomment plus de 25kWh par mois. Néanmoins, les usagers continuent de penser qu’ils paient toujours plus qu’ils ne le devraient.Ces trois points sont les principaux piliers de l’économie. Si l’un d’eux se trouve perturbé, c’est tout le système qui en assume les conséquences. Il n’y a qu’à voir le prix des produits pétroliers. Son augmentation a engendré la hausse des frais de transports, qui par la suite a eu des répercussions sur le prix des fruits et légumes, ainsi que le coût des produits de première nécessité. Par conséquent, il est nécessaire de trouver un juste équilibre pour ne pas pénaliser la population.     Dossier réalisé par Rova R.

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Marc Ravalomanana - Le Roi de la mauvaise foi !

Malgré un « oui » solennel lors du débat organisé par la CENI sur la chaîne nationale en réponse à la question d’accepter les résultats électoraux, Marc Ravalomanana vient déjà de changer de langage. En effet, le candidat n°25 enchaîne les déclarations pour inciter ses partisans à contester les résultats du 2nd tour d’élection Présidentielle tenu le 19 décembre dernier. « J’aurais accepté les résultats si le scrutin s’était déroulé en toute transparence mais en ce moment, ce n’est pas du tout le cas ». Selon lui, le scrutin serait truffé de fraudes. Des irrégularités que son équipe n’a pourtant pas pu prouver. Celle – ci est rentrée bredouille après avoir procédé à la confrontation des procès verbaux. Hier encore, le locataire de Faravohitra est revenu à la charge tout en annonçant qu’il allait engager une série de contestations. Une démarche qui traduit une mauvaise foi manifeste. Rappelons que lors du 1er tour, Ravalomanana et ses lieutenants ont retiré les 208 requêtes déposées auprès de la Haute Cour Constitutionnelle. S’ils avaient réellement des preuves et si les plaintes étaient pertinentes, beaucoup s’interroge pourquoi avoir retiré les plaintes.

Mauvaise habitudePetit rappel historique, Marc Ravalomanana s’était auto – proclamé Président de la République lors de l’élection de 2002. Avec la fameuse formule « 1er tour de vita », il a fait abstraction sur les critiques de fraudes électorales à cette époque. Du coup, il s’est déclaré vainqueur dès le 1er tour. Ce fut également le cas lorsqu’il a brigué son second mandat en 2007 où des soupçons de fraudes se sont fait entendre de la part de ses adversaires. Marc Ravalomanana a repris le pouvoir sans la moindre hésitation. Quand il est donc en position de force, « Dada » fait fi des irrégularités. Mais à présent, il évoque des fraudes lorsqu’il est en en position de faiblesse et sent venir la défaite. Une situation qui révèle sans aucun doute le caractère machiavélique du personnage qui voudrait encore reproduire ses mauvaises habitudes du passé. Les résultats de la Commission Electorale Nationale Indépendante sont pourtant claires, le candidat n°13 est sorti vainqueur de ce combat par la voie des urnes tandis que le n° 25 a perdu.  Il ne reste plus qu’à attendre la proclamation officielle des résultats polissoires de la CENI cette semaine avant les résultats définitifs de la HCC d’ici un peu plus d’une semaine.  

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Tant pis !

En raison des turpitudes du régime HVM et de l’incompétence du premier magistrat et de ses proches collaborateurs, Antananarivo, « la ville des mille », la Capitale de Madagascar, croule sous le poids des insanités. Dans toutes les Capitales du monde, y compris celle de l’Afrique, tout pays qui se respecte et digne de l’être, en cette période des fêtes de fin d’année, la Capitale brille de mille feux, brille d’air vivable, brille de propreté. De Dakar à Nairobi, les grands jours de fin d’année sont synonymes de parades et de beauté. Paris, Berlin ou Tokyo ou Pékin se « maquillent » et montrent fièrement ses spécificités que les touristes, venus nombreux, peuvent admirer en cette période faste de fin d’année.Antananarivo, la première ville malagasy, en cette fête universelle de la Nativité et du Nouvel An est lamentable et méconnaissable. C’est le moment, avec cette équipe TIM totalement nulle de la Mairie,  où il ne faut jamais se hasarder à visiter la ville.Les bouchons, pratiquement visibles dans tous les quartiers à toute heure, compliquent difficilement le train quotidien de la vie des Tananariviens. Pour faire le trajet d’Andohan’Analakely jusqu’à Soarano, espace d’un kilomètre environ, il en faut au moins 45 minutes ou carrément une heure ! Les marchands ambulants squattent partout. Les véhicules « deux-roues » et les charrettes circulent n’importe où. L’anarchie atteint son paroxysme. Et les agents de la Police communale et ceux de la Police nationale ne font qu’exhiber leur incompétence sinon leur inefficacité.La sécurité de la ville laisse tout le monde très perplexe.

 

Les voleurs à la tire, à l’esbroufe et toute sorte de pickpockets ainsi que les violences de fait sèment la terreur. Et la saleté légendaire de la ville des mille !  Les immondices s’entassent partout. Les ordures ménagères et celles des marchés infestent l’atmosphère. Avec la chaleur suffocante, les relents d’odeur irrespirable enveniment l’air.En somme, il s’agit d’un parcours du combattant de pouvoir passer un séjour à Tanà, encore plus y résider.L’arrivée de l’équipe dirigée par Lalao Ravalomanana à la Mairie de la Capitale contribue à la « ruine » de la ville. Mme le Maire se trouve nettement en deçà des attentes. Les défis à relever sont au-dessus de ses capacités intellectuelles. Elle ne dispose ni d’expériences techniques et professionnelles ni les compétences suffisantes lui permettant de maitriser les enjeux de plus en plus compliqués.Le débarquement ou plutôt l’intégration ...imposée de monsieur l’époux de madame le Maire au staff dirigeant de la CUA n’allait faire l’affaire de la Mairie. Etant le conseiller spécial de son épouse de Maire et au lieu de faciliter les choses et d’améliorer la situation, le triste célèbre époux Marc Ravalomanana va corser davantage le sort d’Antananarivo. Dans tous les cas de figure, la bonne gouvernance n’a jamais été le point fort des Ravalomanana. N’oublions pas qu’avant même que le peuple allait « punir » Ravalo, en 2009, les Institutions de Bretton Woods l’avaient déjà sanctionné en suspendant tous les décaissements, et ce, pour délit sinon abus de gestion de l’argent public.Tant pis pour les fêtes de fin d’année et du Nouvel An, tant que l’équipe TIM soit à la commande, la population de la Capitale boira la coupe jusqu’à la lie. Jusqu’à quand ?

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Andry Rajoelina - Le « Tompon’ny lakile »  bientôt de retour à Iavoloha

Andry Rajoelina est le nouveau Président de la République de Madagascar, normalement. Dans les faits, sa victoire ne sera confirmée que lorsque la publication officielle sera faite par la Commission électorale nationale indépendante et surtout la Haute Cour constitutionnelle.Sauf renversement extraordinairement douteux de la part de la CENI et la HCC, le candidat du TGV succèdera à l’ancien Président de la République Hery Rajaonarimampianina, élu en 2013 et momentanément remplacé depuis ces derniers mois par le Chef de l’Etat par intérim Rivo Rakotovao. Un demi-million de voix, c’est en effet l’écart qui sépare désormais Andry Nirina Rajoelina de Marc Ravalomanana, selon les dernières tendances nationales publiées par la CENI. Un chiffre qui a été obtenu après traitement de la quasi-totalité des 24 852 bureaux de vote que compte la Grande-île. Le candidat numéro 13 mène avec 2 549 295 voix soit 55,48% des suffrages exprimés. Un score obtenu grâce à ses larges victoires dans plus d’une quinzaine de regions. Pour Andry Rajoelina, il ne resterait donc plus qu’à attendre l’officialisation de sa victoire, dans un premier temps, par la CENI qui devrait d’ailleurs publier les résultats officiels provisoires du scrutin présidentiel du 19 décembre dernier, demain. Et dans un second temps par la HCC, dont le verdict est attendu assez rapidement également.

Ce serait en tout cas la victoire de l’amour sur les critiques gratuites. Parmi les 36 candidats engagés, le peuple a choisi de remettre les clés du pays entre les mains d’Andry Rajoelina. Durant toutes les étapes de ses différentes tournées, dans le cadre de l’Initiative pour l’Emergence de Madagascar ou dans le cadre des campagnes pour le premier et le second tour de l’élection présidentielle, la population avait déjà émis son souhait de voir la clé remise à Rajoelina. Une référence à la grosse clé dorée remise par Andry Rajoelina à son successeur à Iavoloha Hery Rajaonarimampianina, lors de la passation de pouvoir en janvier 2014. Symboliquement, des grosses clés ont d’ailleurs été remises à Andry Rajoelina, par la population, durant ses tournées régionales, dans l’espoir que celui retrouve la tête du pays. Un espoir qui s’est transformé en réalité. L’ancien président de la Transition qui avait quitté Iavoloha sur la pointe des pieds en 2013 va faire son retour par la grande porte, les clés en mains.   Selon les tendances régionales publiées par la CENI, Andry Rajoelina a obtenu ses meilleurs scores dans la SAVA et l’Analanjirofo. L’autre candidat, Marc Ravalomanana l’a emporté dans quelques régions seulement. Mais là aussi, Andry Rajoelina a obtenu de très bons scores. Ce dernier a d’ailleurs effectué des percées remarquables dans des bastions du Tiako i Madagasikara tels qu’à Ambatondrazaka où, lors du premier tour, le candidat du TGV avait été réduit à jouer des rôles de figuration.La rédaction

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Mialy Rajoelina – Association Fitia. 24 décembre 2018 à l’Orphelinat Saint Paul

Ambohimanambola, 24 décembre 2018. Comme chaque année, dans le cadre de la Nativité, l’Association Fitia fondée et présidée par Mialy Rajoelina, n’oublie pas qu’elle s’occupe en priorité d’œuvres caritatives. Et comme chaque année, elle -je parle, ici, de Mialy Rajoelina accompagnée de ses trois enfants- n’a pas oublié les 19 orphelins de l’Orphelinat Saint Paul créé par le couple Julia et Olivier J. Razafintsambaina.

Dans ce genre de démarche, l’important c’est l’empathie accompagnée d’actions concrètes. Plus que la valeur des dons, en l‘occurrence des jouets ici, Noël étant bien la Fête des enfants, c’est l’élégance du geste qui compte. Cela se passant de commentaires, après une vidéo et quelques photos souvenirs de ce 24 décembre 2018, je préfère vous rappeler l’histoire de l’Orphelinat Saint Paul. Merci à l’Association Fitia, merci aux professeurs Razafintsambaina, merci pour ces enfants recueillis sans parents biologiques mais qui ont reçu une éducation que devrait recevoir tous les enfants du monde. Ainsi de Sarah, arrivée à l'Orphelinat à 13 ans et qui, actuellement, est en 2è année de médecine...

Jeannot Ramambazafy – 25 décembre 2018

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ORPHELINAT SAINT PAUL, ATSONGODONINA AMBOHIPENO,

COMMUNE D’AMBOHIMANAMBOLA

"Parce que chaque enfant a droit à des moyens éducatifs et culturels qui pourront influencer leur personnalité, leur éducation et leur avenir". – Olivier José RAZAFINTSAMBAINA

Partant de cette évidence et pour la mettre en pratique, le couple Razafintsambaina achète un terrain de plus d’un hectare, dans la commune d'Ambohimanambola (banlieue d'Antananarivo), le 5 mars 2010.

Si la pose de la première pierre a lieu le 30 avril, la construction de ce qui sera l’Orphelinat Saint Paul débute le 12 mai 2010.

Bien qu’ayant déjà ouvert ses portes le 1er juillet 2011, il est officiellement inauguré le 22 septembre 2012. L’Orphelinat Saint Paul accueille 19 petits locataires, et rémunère 10 personnes (1 gouvernante, 2 éducatrices, 3 aides soignantes-cuisinières et 4 gardiens-jardiniers).