Les actualités à Madagascar du Samedi 25 Juillet 2020

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Midi Madagasikara383 partages

Expérimentation de la 5G : Les équipements d’un opérateur mis sous-scellés par l’ARTEC

La 5G est encore dans une phase d’expérimentation à Madagascar, comme dans de nombreux pays membres de l’UIT, selon l’ARTEC.

L’ARTEC (Autorité de régulation des technologies de télécommunication) a suspendu l’expérimentation de la technologie 5G par. Selon les explications, l’opérateur concerné ne respecte pas les règles en vigueur et utilise la 5G pour des motifs non autorisés.

Le réseau 5G n’est pas encore disponible pour le grand public à Madagascar ! Cependant, cela fait plusieurs semaines qu’une campagne de communication sur le lancement de la 5G est menée. Un opérateur qui a initié cette expérimentation a déclaré en juin dernier qu’il a « activé son réseau commercial 5G pour offrir aux abonnés des services très haut débit ». D’après les informations fournies par l’ARTEC, l’autorisation accordée sur cette technologie ne concerne que l’expérimentation en indoor. « L’opérateur n’a pas respecté le contenu de cette autorisation. Le 20 juillet 2020, l’Autorité de Régulation a émis une Décision ordonnant la mise sous-scellés des équipements émettant la 5G sur tous les sites où ils ont été implantés. Selon l’autorisation délivrée, les tests doivent se faire uniquement dans un bâtiment clos. Une condition sine qua non pour la tenue des expérimentations. Or, cet opérateur s’est donné la liberté d’effectuer ses tests sur plus d’une dizaine de sites en plein air, sans en avoir averti au préalable l’ARTEC », ont indiqué les responsables auprès de l’autorité de régulation.

Commercialisation. Outre l’utilisation inadéquate des équipements émettant la 5G, dans le cadre de cette expérimentation, l’opérateur a également procédé au lancement commercial de la 5G. Cela représente une autre pratique irrégulière, selon l’ARTEC, car l’opérateur en question sait pertinemment que l’autorisation temporaire – dont la validité se limite à un mois – que lui a délivré l’Autorité de Régulation, n’autorise en aucun cas la commercialisation. « L’ARTEC tient à préciser qu’elle ne se pose aucunement comme un frein au développement. Dans l’exercice de sa mission de régulation, elle accompagne les activités de recherches, encourage les expérimentations et veille à ce que celles-ci se fassent impérativement en suivant les règlementations en vigueur », a souligné l’ARTEC dans sa communication. Certes, la 5G, à Madagascar comme dans de nombreux pays membres de l’Union Internationale des Télécommunications (UIT), est encore dans une phase de recherche. Une phase qui est suspendue dans la Grande-île, à cause de ces pratiques irrégulières. Selon les informations reçues auprès de l’ARTEC, les responsables de communication devraient également arrêter la campagne de lancement commercial et enlever les visuels indiquant que « la 5G commerciale est activée pour les consommateurs ». D’après les techniciens, chaque point, indiqué dans les réglementations en vigueur, a ses raisons d’être et les conséquences du non-respect de ces règles pourraient engendrer des conséquences immesurables.

Antsa R.

Midi Madagasikara22 partages

Reconfinement : Les populations concernées sont à bout de souffle

Bon nombre de gens ont l’impression d’étouffer sous leurs caches-bouches surtout après un long trajet à pied

Les mesures restrictives liées à la crise sanitaire empêchent de plus en plus les ménages de …respirer. 

« Sokafo aho fa sempotra ». C’est le titre d’une vieille pièce de théâtre qui illustre la situation actuelle avec des populations littéralement asphyxiées par le confinement, tout particulièrement en milieu urbain. Il ressort de l’enquête réalisée par l’INSTAT sur l’impact de l’épidémie de Covid-19 sur les conditions de vie des ménages à Madagascar, que « la plupart des travailleurs urbains sont dans le secteur informel et il n’est pas soutenable pour eux de rester une longue période sans travailler pour subvenir à leurs besoins ». En effet, après avoir bénéficié d’un bol d’air lors de la période de déconfinement, les populations des régions fortement covidées comme Analamanga ont été aussitôt reconfinées après l’explosion du nombre de cas confirmés et l’augmentation des décès.

Difficilement applicable. Le reconfinement va probablement se poursuivre pour une nouvelle période de 15 jours allant du 25 juillet au 08 août. Le pic de l’épidémie étant prévu à la fin du mois prochain, le mot d’ordre « Mijanona an-trano » a même de fortes chances d’être maintenu durant deux autres quinzaines, s’étalant respectivement du 08 août au 22 août pour la première ; et du 22 août au 05 septembre pour la seconde. C’est dire que les populations des zones concernées ne sont pas près de sortir du reconfinement qui est somme toute partiel dans la pratique. « Le confinement total est difficilement applicable malgré les mesures prescrites par le gouvernement », selon la conclusion de l’enquête sur l’impact du Covid-19 sur les conditions de vie des ménages. 

Pire situation. L’enquête de l’INSTAT vise à « soutenir les efforts du gouvernement  dans la mise en œuvre du plan national de réponse sociale et de relance économique ». Dans cette optique, les ménages attendent les réponses du gouvernement aux impacts du Covid-19 qui se ressentent sur l’emploi, les revenus, l’éducation, la santé, les prix des produits de consommation courante, la sécurité… Y compris la sécurité ou l’insécurité (c’est selon) alimentaire. « La crainte de ne pas avoir assez de nourritures est la pire situation pour 60% des ménages », selon les résultats de l’enquête qui estiment à « 54,4% ceux qui avaient mangé moins ; 55% ceux qui mangeaient la même chose ; et 54% ceux qui avaient faim mais n’avaient pas mangé ». Avec la reconduction indispensable du confinement ou du reconfinement (l’effet est le même), les ménages et les entreprises aujourd’hui à bout de souffle, attendent du gouvernement, un « respirateur ».

R. O

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Anjanahary : Nanjavona ny fiara rehefa avy niantsena

Niantsena ny tompony, izany no nitondrany ilay fiara. Izy io dia sady fiarakaretsaka ihany saingy tamin’io dia tsy nanao izay asa izay fa kosa nentina niantsena. Napetraka tsara teo amin’ny manodidina ny Mascar eo Anjanahary izany ny marainan’ny alarobia teo. Vita ny fiantsenana efa tsy teo intsony ny fiara. Nanontaniana ny manodidina dia tsy nisy nahatsikaritra ny zava-nitranga. Teo ihany dia nampandre ny mpitandro ny filaminana ny tompony ary raikitra ny fampitàna ny mombamomba ny fiara tamin’ny birao sy barazy maro. Tsy naharitra ela dia nahitam-pahombiazana izany fiasa izany. Iny alarobia iny ihany dia efa hita tany Ambatobe ilay fiara. Tsy mbola nisy na inona na inona niova ary ny laharana koa dia mbola ny azy taloha ihany. Avy hatrany dia nandeha ny fisamborana ireo olona roa tao anatiny. Teo amin’ny toerana mangingina izay fasana avokoa ny manodidina azy no nahitàna ilay fiara. Tsy mbola tena fantatra izay tena tanjon’ireto mpangalatra tamin’io fiara io. Matetika izy ireny no ovain’ireo faran’izay haingana ny bikany mba tsy hahafantarana azy intsony. Amin’ny karazany toa io dia miasa anaty tambajotra ireo olon-dratsy ary misy ny mpanova ny taratasy fotsiny, ny sasany mikirakira ny fanovàna ny endriky ny fiara ary ny ambiny mivarotra. Efa betsaka ny toy izany. Misy koa anefa ireo mpanao ratsy no « manaboridana » ny fiara dia amidy amin’ny antsinjarany ny piesy. Io koa dia efa misy mpandray ny entana ary tsy misy hahalalàna mihitsy hoe taiza na taiza ny niaviany. Tena misy eto an-drenivohitra ny mpangalatra fiara. Ny faramparany izay nitranga aza dia ireny fiara tsy mataho-dàlana sy raitra ireny no nalain’ireo olona. Tsy hita raha tsy tany amin’ny faritra ny iray tamin’ireo ary efa novarotàna indroa miantoana. Izany karazam-piara izany anefa dia tsy voavoha na velona mora foana satria efa misy « puce » mifandraika aminy. Saingy mbola vitan-dry zalahy ihany ny nangalatra azy.

D.R

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Parti HVM : « La Nation est en danger »

Le parti Hery Vaovao ho an’i Madagasikara est remonté contre le régime. Dans un communiqué publié hier, ce parti majoritaire au Sénat a lancé des virulentes critiques contre le régime à propos de la gestion de la crise sanitaire. « Le régime est responsable de la cacophonie actuelle dans la gestion des affaires publiques, et qui se traduit aux divergences manifestes de point de vue entre les membres de l’exécutif », soutient le  parti de Hery Rajaonarimampianina. Le HVM réitère également sa revendication relative à la transparence sur l’affectation des financements reçus de la part des partenaires financiers internationaux et des donateurs nationaux. Par ailleurs, le parti lance un appel à toutes les forces vives, entre autres, les leaders religieux, les organisations économiques, les formations politiques ainsi que les membres de la société civile, « pour redresser la Nation Malagasy» laquelle est actuellement « en danger », soutient toujours le parti.

Rija R.

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Voavy Paulin : « Je suis toujours prêt à défendre les couleurs de mon pays »

L’ailier des Barea, Voavy Paulin  est de retour auprès de ses coéquipiers du Masr El Makasa pour participer à un stage qui prendra fin ce jeudi 30 juillet. Après deux mois passés en France auprès de sa famille, l’international malgache nous parle comment il a vécu le confinement loin des terrains. Interview.

MIDI Madagasikara (MIDI) : Comment s’est passé le confinement ?

Voavy Paulin (V.P) : « C’était dure, heureusement, j’étais aux côtés de ma famille en jouant aux jeux vidéos avec mes enfants. Cette situation est inédite, car, c’est pour la première fois, nous joueurs professionnels sommes obligés de rester sans jouer au football pendant trois mois.  Pour essayer de garder la forme, je me suis entraîné individuellement à la maison en effectuant des exercices physiques comme les abdo, gainage à raison de 3 fois par semaine ».

MIDI : Vous pouvez nous parler de votre rencontre et duo avec Fetra Ratsimiziva ?

V. P : « Nous habitons tous deux à Toulouse en France. Tous les samedis, la communauté malgache joue ensemble au football et des amis ont parlé de lui. Nous nous connaissons depuis longtemps, mais, là  l’occasion s’était présentée pour s’entraîner ensemble d’autant plus qu’il est diplômé et expérimenté en matière de coaching et de la préparation physique »

MIDI : Quand est-ce que vous allez reprendre les entraînements avec le groupe ?

V.P : « Cela fait deux semaines que l’équipe, c’est-à-dire depuis le 5 juillet, a repris les entraînements. Je n’ai pas pu les rejoindre vu les circonstances. Depuis deux semaines, j’ai été assisté par notre préparateur physique par visioconférence, vu que les autres joueurs l’ont déjà débuté bien avant moi sur le terrain. Je n’aurais pas de répit. Quelques heures juste après mon arrivée sur le sol égyptien que je vais déjà rejoindre le groupe ce jour (ndlr hier vendredi 24 juillet) à Ismaily, Egypte. Nous serons en stage bloqué jusqu’au 30 juillet prochain ».

MIDI : Qu’en est-il de la reprise du championnat égyptien ?

V. P : « Notre premier match de la deuxième partie du championnat est prévu le 9 août. Je suis physiquement prêt pour la reprise avec le rythme d’entraînement que j’ai suivi en France. Je suis sûr que je n’aurais pas de difficulté à affronter la fin de la saison » 

MIDI : Comment voyez vous votre avenir au sein de Masr El Makasa en Egypte ? Vous ne pensez pas à changer de club ?

V. P : « Je suis encore en contrat avec Makasa. Mon objectif est de rehausser notre club pour cette saison et celle à venir en  2020-2021. Mon avenir au sein du club dépendra de l’évolution de la situation en fonction de mes efforts et des résultats ».   

MIDI : Et les Barea de Madagascar ?

V. P : «  Concernant les Barea de Madagascar, je suis toujours prêt à défendre les couleurs de mon pays ».

Propos recueillis par T.H

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Covid-19 : 6 décès, 360 nouveaux cas et 362 guérisons hier

Environ 300 nouveaux cas par jour, en moyenne, cette semaine ainsi que plus d’une quinzaine de décès, survenus en majeure partie à Antananarivo.  

3 décès et 104 nouveaux cas annoncés le lundi 20 juillet 2020; 3 décès et 395 nouveaux cas le mardi 22 juillet; 4 décès et 614 nouveaux cas mercredi ; 1 décès et 219 nouveaux cas jeudi ; 6 décès et 360 nouveaux cas annoncés, hier, vendredi 24 juillet. Au total, 17 décès et 1692 nouveaux cas ont été enregistrés depuis le début de cette semaine, avec une majeure partie à Antananarivo et les environs. Le coronavirus continue ainsi sa progression à Analamanga.

Pour la journée d’hier, en particulier, les 6 décès (4 à l’hôpital Joseph Raseta Befelatanana ou HJRB ; 1 à l’hôpital Joseph Ravoahangy Andrianavalona ou HJRA, et 1 à l’hôpital de Fenoarivo) portent à 76 le nombre de décès du Covid-19 à Madagascar. Quant aux 360 nouveaux cas, ils sont localisés à Analamanga (321) ; Itasy (5) ; Mahajanga (14) ; Haute Matsiatra (11), Atsimo-Andrefana (3) ; Atsinanana (2) ; Mandritsara (1) ; Antsohihy (1) ; Port-Bergé (1) et 1 à localisation inconnue. Parmi ces 360 nouveaux cas, 324 ont été identifiés parmi 845 tests PCR réalisés dans quatre laboratoires (IPM, CICM, HJRA et LA2M) tandis que 36 cas ont été identifiés parmi 123 tests geneXpert réalisés dans 9 hôpitaux à travers l’île (HJRB : 21 tests geneXpert dont 5 positifs ; hôpital mère-enfants Tsaralalàna : 25 tests dont 7 positifs ; Fianarantsoa : 32 tests dont 11 positifs ; Atsimo-Andrefana : 6 tests dont 3 positifs ; Atsinanana : 29 tests dont 2 positifs ; Analanjirofo : 12 tests et aucun positif ; DIANA : 3 tests et aucun positif ; Boeny : 6 tests dont 5 positifs ; Sofia : 7 tests dont 3 positifs.

362 guérisons. Concernant les formes graves, au nombre de 87 actuellement, elles sont prises en charge au HJRB (41) ; HJRA (18) ; hôpital militaire Soavinandriana (7); Anosiala (6); Anosy Avaratra (1); Fenoarivo (2); Andohatapenaka (4); Antsirabe (3); Andrainjato Fianarantsoa (4) et Toliara (1).

Au chapitre des guérisons, 362 patients guéris ont été annoncés, hier, dont 299 à domicile et 63 à l’hôpital : HJRB 10 ; Anosiala 3; Andohatapenaka 3 ; Anosy Avaratra 3 ; Bongatsara 1 ; Fenoarivo 2 ;  Antsirabe 5; Tolagnaro 12 ; Toliara 1 ; Analanjirofo 2 ; Bongolava 1 ; Moramanga 15 ; Diana 3 ; Boeny 1 ; Atsinanana 1.

A ce jour, le cumul des cas confirmés depuis le début de l’épidémie est de 8741 dont 3143 sont en cours de traitement actuellement tandis que 5522 sont déjà guéris. Le total des tests PCR réalisés depuis le 19 mars au 23 juillet 2020 est de 36 776.

Hanitra R.

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Fitaterana olona an-tsokosoko : Fiara mpivarotra sakafo nahatratrarana olona 39 isa tao anatiny

Dia voamarika tokoa amin’izao fa samy manao izay saim-patany ny tsirairay ary mbola maro ireo mafy loha, tsy mety hanaraka ireo fepetra rehetra napetraka ao anatin’izao fihibohana izao. Satria mantsy tsy misy mahazo mandeha intsony ireo fiara mpitatitra dia fiara hafa indray no ahitan-dry zalahy tetika hitondra olona eto an-drenivohitra. Anisan’izany ity fiara mpivarotra sakafo ity, izay tra-tehaky ny polisy monisipaly nitondra olona an-tsokosoko. Marihana fa anisan’ny voarara tsy mahazo manao ny asany andavanandro (mpivarotra sakafo masaka) itony karazana fiara itony dia navadik’izay nitondra amin’ny fitondràna entana sy … olona indray. Voasakan’ireo mpitandro filaminanan’ny CUA izy ireo ka teo no nahitàna fa tsy vitan’ny entana fotsiny ihany no nentiny fa nisy mpandeha maromaro ihany koa tao anatiny. Ary ny tena nahagaga, araka ny fampitam-baovao azo, dia nahatratra hatrany tamin’ny 39 ny isan’ireo mpandeha nentin’ity fiara ity. Betsaka lavitra noho ny zakan’ny taxibe tamin’ny fotoana nahafahan’izy ireo niasa ! Nasaina nidina avokoa moa ireto « mpandeha » ireto ary nampidirina « fourriere » avy hatrany ny fiara. Heverina fa tsy maintsy hatolotra ny tompon’andraikitra mpanao fanadihadiana ny mpamily sy izay olona nanampy azy.

Fa ankoatra ity « bouffe mobile » ity dia « bajaj » sy « cyclopousse » maromaro ihany koa no tra-tehaky ny avy ao amin’ny kaominina Antananarivo Renivohitra nitondra olona tsy ara-dalàna nandritra ny andro vitsivitsy izay. Nisy iray tamin’izy ireny aza, araka ny fampitam-baovao azo, no nahitàna olona sivy indray nifanesika tao anatin’izany fitaovana izany. Voatery nampidinina avokoa moa ireo mpandeha ary nentina nogiazana am-balam-pamonjan’ny kaominina avokoa ireo fitaovana ireo. Ny Ben’ny tananan’Antananarivo Renivohitra dia tsy mitsahatra ny manao antso avo amin’ireo mponina mba hanaraka ny fepetra efa noraisina hiadiana amin’ny fiparitahan’ity valan’aretina Covid-19 ity. « Aoka isika hoy izy, hanaja ny lalàna, indrindra fa ireo fitsipika ara-pahasalamana, ho fitsinjovana ny fahasalamam-bahoaka amin’izao valan’aretina izao. »

m.L

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Aga Khan : Don de 50 000 masques chirurgicaux

Aga Khan, don de 50 000 masques chirurgicaux à l’Etat malagasy.

A l’instar des autres associations, le réseau Aga Khan de Développement (AKDN) ainsi que la communauté Ismaili ont tenu à contribuer aux efforts de l’État malagasy dans la lutte contre la pandémie du Covid-19. Ainsi hier, lors d’une cérémonie qui s’est tenue au Palais d’État Iavoloha, le réseau Aga Khan de Développement et la communauté Ismaili, par le biais de son président, Cheraly Pinou, a remis 50 000 masques chirurgicaux, 1 000 combinaisons médicales lavables, 1 150 blouses jetables, 1 000 visières et 40 000 paires de gants jetables. Ces dons ont été réceptionnés officiellement par le Ministre de l’Intérieur et de la décentralisation, Razafimahefa Tianarivelo, la Directrice de cabinet de la Présidence, Ranoromaro Lova Hasinirina ainsi que la Directrice des Études Juridiques de la Présidence,

Sahondrarimalala Marie Michelle.

Solidarité exemplaire. Le Ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation a adressé ses vifs remerciements, au nom de l’État malagasy, à l’endroit du réseau Aga Khan et de la communauté Ismaili pour leur contribution et leur solidarité exemplaire face à cette pandémie. Outre la remise de ces dons, le réseau Aga Khan de Développement et la communauté Ismaili ont également exprimé leur volonté de coopérer davantage avec l’État malagasy et contribuer aux activités destinées à l’émergence du pays. Le Réseau Aga Khan de développement œuvre à Madagascar depuis une quinzaine d’années, dans le développement du milieu rural, axé notamment sur la production rizicole, la nutrition, l’approche de l’agriculture durable, la protection de l’environnement mais également la micro finance.

Recueillis par Dominique R.

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Sumitomo Corporation : 3 000 masques et 250 kits tests pour le ministère de la Défense nationale

Le 24 juillet 2020, au siège du ministère de la Défense nationale à Amparibe, Sumitomo Corporation a remis un don de 3000 masques médicaux et 250 kits tests au ministère en présence de l’Ambassadeur du Japon, HIGUCHI Yoshihiro, et du ministre de la Défense, Léon Jean Richard RAKOTONIRINA. Une donation d’une valeur de 10,9 millions d’Ariary qui a pour objectif de renforcer les moyens des autorités pour lutter contre la Covid-19. Rappelons que le 17 juillet 2020 dernier, Sumitomo Corporation a aussi apporté sa contribution pour aider les agents de santé ; notamment ceux qui travaillent au sein des hôpitaux et au centre de commandement opérationnel de Moramanga.

Concernant la société Ambatovy dont l’actionnaire majoritaire est Sumitomo Corporation, elle souhaite reprendre ses activités dans les meilleurs délais possibles si les autorités malgaches le permettent. En effet,  la société n’a pu produire ni du nickel, ni du cobalt ces derniers temps en raison de la suspension temporaire de la production. Et enfin, cette cérémonie de remise de don nous fait savoir également  que le gouvernement japonais prépare actuellement quatre projets d’assistance urgente à Madagascar. Des projets dans le domaine de la lutte contre les maladies infectieuses évalués à hauteur de 6,5 millions USD.

Anja RANDRIAMAHEFA

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MNP-Fondation Axian : Pour la restauration du Parc National de Ranomafana

Rétablir les habitats dégradés dans les zones Analavaky, Andrekitsatoka et Antanivinidy, en vue d’atteindre l’état de conservation exigé par la Convention du patrimoine mondial de l’UNESCO, tel est l’objectif de la convention cadre et d’une convention spécifique signées entre Madagascar National Park et la Fondation Axian le 20 juillet dernier. Une démarche qui s’inscrit comme étant « un partenariat devant permettre de préserver un patrimoine mondial et de répondre aux enjeux de développement durable ». L’initiative entend donc « apporter des sources de revenus complémentaires et à renforcer les compétences des populations riveraines ». Et se veut être une contribution majeure dans le processus de développement social et économique des populations locales. Ce, en prévoyant « une augmentation d’environ 18% du revenu annuel pour les participants au projet ». Les femmes et les jeunes sont ainsi priorisés dans les activités de restauration, suivi et entretien des 100 ha de forêts entrant dans le cadre du projet. Une approche qui cadre bien avec « la dynamique de MNP à toujours mieux intégrer et proposer des solutions alternatives aux riverains ».

Valeur. Les forêts humides de l’Atsinanana sont inscrites au patrimoine mondial de l’UNESCO. Leurs valeurs universelles exceptionnelles font leur renommée au niveau international. Ce qui ne les empêche pas d’être classées dans la liste du patrimoine mondial en péril depuis l’année 2010 à cause de la déforestation et des exploitations abusives des ressources forestières. Outre leurs valeurs universelles, les forêts humides de l’Atsinanana « rendent aux riverains des services écosystémiques cruciaux en plus de sa méga-diversité. Ces sites sont également une source de revenus pour les communautés à travers des activités de conservation et écotouristiques ». Via la convention signée le 20 juillet dernier, un programme de restauration écologique du parc national de Ranomafana va être mis en œuvre. Une initiative qui s’accorde au défi lancé par l’Etat Malgache de reverdir le pays.

José Belalahy

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Lutte contre le coronavirus : « La redevabilité doit primer » selon Herilaza Imbiki

La violence de l’épidémie est préoccupante et « toutes personnes exerçant un mandat public doivent faire preuve de détermination et de volonté », selon  Herilaza Imbiki, pour endiguer le virus à se propager.  A cet effet, “ les divergences de point de vue seront à mettre de côté »  et les efforts doivent être focalisés dans la lutte contre l’épidémie”, soutient-il. C’est le peuple qui paie un lourd tribut aux conséquences dévastatrices de la pandémie, note-t-il au passage, et c’est pour cette raison que tous les responsables à tous les niveaux, notamment les élus, les hauts responsables au sein de l’administration, les personnalités politiques, les collectivités territoriales, qui sont tous au service du peuple, devraient, selon Herilaza Imbiki, œuvrer pour le bien de l’ensemble de la population dans le cadre de cette crise sanitaire. « Les gouvernants sont redevables envers le peuple », affirme ce juriste. Aussi, ce dernier estime que « la confiance entre les gouvernants et les citoyens ne doit pas se défaire » dans ce contexte de crise.

Le pays compte à ce stade, 76 morts des suites du covid-19 et 8741 personnes contaminées. Et le chemin sera encore long, a signalé le ministre de la Santé publique, le professeur Ahmad Ahmad, hier lors d’un point de presse, pour résumer la dimension de ce qui attend encore le pays pour affronter la propagation du covid-19.  Le pays n’est pas encore sorti de l’auberge. Herilaza Imbiki prône, à cet effet, un concours de tous les potentiels, compétences et énergies vers la lutte contre l’épidémie qui continue de menacer des vies.

Il faut mettre, par ailleurs, un accent accru sur la bonne gestion des affaires publiques et politiques qui est aussi, d’une importance capitale dans le cadre de la crise sanitaire, soutient-il. Des fonds sont attribués pour financer les programmes de secours d’urgence, des matériels et intrants de santé destinés pour la riposte. Ces moyens sont mobilisés pour sauver des vies et devraient ainsi répondre à la rigueur de la transparence pour garantir un impact direct aux bénéficiaires. « Cette transparence doit être de mise », soutient Herilaza Imbiki, et devait se traduire dans la lutte commune contre le coronavirus. Il lance ainsi un appel à toute personne qui exerce le pouvoir  d’œuvrer dans cette direction pour l’ « intérêt commun ». « L’ennemi commun est le coronavirus », affirme-t-il, tout en croyant « qu’en chacun il y a un citoyen capable de se mobiliser pour concourir à lutter contre l’épidémie ».

Rija R.

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Service public : Fermeture des bureaux de la CNaPS pendant 12 jours

Dans un souci de limiter la propagation de la Covid-19, la Caisse Nationale de Prévoyance Sociale tient à informer ses adhérents que tous les bureaux de la CNaPS à Antananarivo, épicentre de l’épidémie, seront fermés pendant 12 jours, et ce à compter du lundi 27 juillet 2020. Toutefois, il sera toujours possible de faire parvenir les déclarations à la CNaPS par courrier électronique. D’ailleurs, dans son communiqué, la caisse incite tous les adhérents à respecter l’envoi des déclarations nominatives des salaires dans les délais impartis, exceptionnellement avant le 15 août 2020 pour le deuxième trimestre, et ce avec ou sans les cotisations sociales y afférentes.

Anja RANDRIAMAHEFA

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Projet Rocade : Travaux physiques achevés à 67%

Les travaux de construction de la nouvelle rocade avancent, malgré l’état d’urgence sanitaire, selon le MATP.

La construction de la route du projet Rocade de Tana avance malgré l’état d’urgence sanitaire qui sévit dans le pays. La Rocade est un projet de route visant à désengorger la ville d’Antananarivo et destiné principalement à raccorder les routes nationales, notamment la RN2, RN3, RN5 et RN7. La Rocade se divise en deux tronçons. Le premier part du by-pass jusqu’à l’entrée Ambohimahitsy, le second tronçon part de l’entrée d’Ambohimahitsy vers Andranobevava et la pénétrante urbaine du rond point Nanisana vers Ankadindramamy. Selon le MATP (Ministère de l’Aménagement et des Travaux Publics), il s’agit de 8,2 km de route en tout, avec deux ouvrages dont un pont sur la rivière d’Ampasimbe et un pont à Ambohimahitsy.« Les travaux sont au stade du bitumage actuellement, notamment la mise en œuvre de la couche de base de 18 cm de bitume, qui sera suivi d’une couche de roulement de béton bitumineux de 6 cm », a indiqué le ministère. D’après le planning initial, les travaux sont prévus se terminer au mois d’avril 2021, mais vue la situation ce délai sera décalé, selon le MATP, qui a indiqué que l’avancement physique des travaux est de 67%, dans l’ensemble.

Antsa R.

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Ivohibe : Un homme retrouvé mort pendu dans le violon du commissariat

S’agit-il d’un suicide ? Placé en garde à vue au commissariat de la Sécurité publique d’Ivohibe, un homme a été retrouvé mort dans sa cellule, le matin du samedi dernier. Selon l’information, le corps sans vie de cet individu était pendu avec le drap qu’il se servait de couverture la nuit. Le policier qui est venu inspecter le lieu a fait la découverte macabre. Le défunt est pendu par strangulation à la grille de la fenêtre de son violon. Selon toujours l’information, cette nuit-là, un autre détenu était enfermé dans une autre cellule jouxtant celle du défunt. Un policier chargé de permanence était également sur place. Mais, ces deux personnes affirment n’avoir pas entendu quelque chose de suspect. En effet parler d’un suicide reste encore à prouver. Il est à noter que cet homme était arrêté pour détention d’armes de fabrication artisanale.

T.M.

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Le soufflet est tombé finalement…

Hélas, les semaines, depuis bientôt cinq mois, se suivent et se ressemblent.  Ici comme ailleurs, les bulletins d’information égrènent le même chapelet  de cas nouveaux de contaminés du covid-19 ; du nombre de cas traités ; celui des cas graves et enfin de l’énumération des cas de décès. Et chaque fin des séquences d’information est ponctuée les consignes de gardes barrières.

Hélas, mille fois hélas, on s’y fait. Les chiffres qui vont en crescendo n’étonnent plus et comme si l’on attendait, on se demande quand on atteindra ce fameux pic qui va nous indiquer que la tendance à la hausse va s’inverser et que la pente qui suit, nous amènera vers, encore une hypothétique fin de cette pandémie. Et comme, pour nous enfoncer encore un peu plus vers le comble du désespoir, des incendies ravagent les quartiers populeux comme ceux huppés faisant encore plus de victimes chez les, déjà, démunis et une désolation morale à la vue des pièces de notre patrimoine culturel réduites en cendres.

Pendant ce temps le couvre-feu court, et la nuit se voile d’une chasteté à enchanter les bigots, les noctambules sont privés des attraits de la  chair faute de jupes courtes et de pantalons moulants, obscures tentations des libidineux.

Tout est  bien qui finit bien! Comme on dit, donc pour le fait le plus saillant de cette semaine. Le ministre de la Santé a fait amende honorable lors de son point de presse en soulignant que le dernier mot appartient au président de la République dans toute démarche auprès des Partenaires Techniques et Financiers de Madagascar. Le soufflet qui a failli provoquer un séisme au sein de l’exécutif est donc finalement tombé. Mais on ne peut cependant passer sous silence ce qui s’est passé. Les premières informations nous ont appris d’abord qu’Ahmad Ahmad se serait soustrait du consentement de la hiérarchie en envoyant une lettre demandant

de l’aide en insistant sur la gravité du mal  et l’incapacité du pays à enrayer la pandémie. Missive que le ministre de la Culture et de la Communication mais aussi porte-parole du gouvernement, a aussitôt critiqué  non sans railler le caractère d’insubordination de cette entreprise. Cette affaire aurait pu signifié l’existence d’une faille dans la solidarité gouvernementale impactant ainsi sur le leadership du Président de la République avec des conséquences qu’on n’aurait pas pu mesurer.

En cette fin de semaine, en tout cas on a révélé 6 décès et il s’avère qu’on soit encore loin d’en finir avec cette maladie.

Ailleurs, il semble qu’on soit encore dans l’expectative, reconfinement-déconfinement partiel entend-on par-ci par-là les réponses ne sont pas claires parce que personne n’est encore capable de la donner même les plus capés en matière médicale. L’été dans l’hémisphère Nord en principe doit laisser place à la farniente mais la saveur habituelle n’y est pas comme ces matches de foot-ball qui normalement sont des théâtres de liesse  devenus insipides et sans clameur. Covid-19 est bien encore là.

M.Ranarivao

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Histoire : Le sacrifice de Trimofoloalina

La sépulture de Trimofoloalina, son corps a été divisé en deux lors de son enterrement, à Ambohimiandra(crédits photo : NY ZANADRAONDRIANA)

Trimofoloalina, personnage historique devenu un héros de conte, a bel et bien existé dans le quartier en plein Antananarivo, d’Ambohimiandra. Son histoire bouleversante reflète la place du sacrifice dans la société malagasy de l’entre XVI et XVIIème siècle. 

Intrigue politique, séquestration et dénouement jouissif, l’histoire de Trimofoloalina commence par l’enlèvement d’Andriamasinavalona (1675-1710). Un acte de trahison effectué par son propre fils, Andriantomponimerina. Ce dernier voulait tout le royaume pour lui tout seul, sans vouloir partager à ses frères. 

Quand Andriamasinavalona a été libéré, il a donc fallu procéder à un sacrifice pour lui réhabiliter dans la sacralité du pouvoir. Pour ce faire, un sacrifice « de substitution » devait se faire. D’après les observations de Lars Vig (1845-1913), un missionnaire norvégien, les malagasy « étaient un peuple dont la vie était marquée par la religion ». 

Comme le sacrifice est une manifestation de cette relation du divin et de l’humain, cet acte de sang a été une pratique courante dans la religion malagasy. Comme il fallait respecter le rang d’Andriamasinavalona, un sacrifice humain était donc approprié.  

Ordre a donc été donné de trouver le volontaire qui voulait bien donner sa vie pour rétablir le prestige sacré du roi libéré. Selon la tradition orale, personne ne se sentait obligé de le faire. Sans réponse favorable, le régent se devait donc d’en désigner une. D’après toujours la légende, le peuple s’est enfui et caché pour échapper à ce destin.

Sans compter sur le fameux Trimofoloalina qui est allé directement voir Andriamasinavalona dans son Palais d’Anatirova. Parole donnée, le roi lui a envoyé dire ses adieux à sa famille avant le jour du sacrifice. 

Le moment venu, conseillé par ses sages et ses devins, le monarque a finalement opté pour qu’on lui coupe l’oreille en guise d’acte sacrificiel. Sauvé, Trimofoloalina a reçu la gratitude et le respect du roi. Lui et sa descendance ont été décrétés « Tsimatimanota », ou « ne meurt pas de ses forfaits ». Par ailleurs, dans l’esprit du sacrifice de substitution, l’honneur royal d’Andriamasinavalona a été retrouvé puisqu’un sujet de rang inférieur a osé lui remplacer. Ainsi, son rang a été remis à sa place.   

Zo Toniaina/Iss Herdiny

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Anosibe : Manararaotra ny fahabetsahan’ny mpiantsena ireo mpanendaka

Saika eny amin’iny faritra Anosibe iny avokoa no maka entana ireo mpivarotra eny amin’ireo tsenam-pokontany eto an-drenivohitra, izay manana ny lanjany tokoa amin’izao fihibohana izao. Mazava ho azy, matoa hividy entana izay dia mitondra vola. Araka izany dia lasa tokotany filalaovan’ireo mpangarom-paosy sy totakely eny an-toerana.

Voatery mandeha an-tongotra ny ankabeazan’ireo tompona tsenakely, na io « epicerie » na ireo mpivarotra legioma eny amin’ireo fokontany isanisany eto an-drenivohitra, noho ny tsy fisian’ny fiara fitaterana. Ny sasany moa, raha mbola te hanana entana sy manana isafidianana any amin’ireo mpamongady etsy Anosibe, dia voatery miala vao mangiran-dratsy any amin’ny toerana misy azy tsirairay any. Ny vola hividianana entana tsy maintsy atao am-balahana, araka ny fitantaran’ny tompon’ny tsenakely teny amin’iny faritra Alarobia iny. Araka izany dia ireny olona ireny indray no ataon’ireo mpanendaka lasibatra eny amin’iny faritra Anosibe iny, ary manararaotra tanteraka ny fahabetsahan’ireo mpiantsena ireo olon-dratsy.

Anisan’ireny ireto mpanendaka roa lahy tra-tehaky ny polsim-pirenena teny an-toerana, nandritra ny fisafoana nataon’izy ireo. Tratra teo am-panaovana ny asa ratsiny mihitsy ireto roa lahy ireto, hoy ny fampitam-baovao azo. « Ankoatra ny andraikitra lehibe sahanin’ny polisim-pirenena amin’ny famehezana ny valan’aretina covid -19 dia mitohy ny asa fitandroana ny filaminana ». Nentina avy hatrany tany amin’ny biraon’ny polisy moa ireto roa lahy ireto ary natao andrimaso sy famotorana alohan’ny hanolorana azy eny am-pelatanan’ny Fitsaràna.

Maro tokoa ireo olon-dratsy manararaotra amin’izao fihibohana izao. Asa, entanin’ny tsy fisiana tokoa ve sa tanana efa zatra mitsotra ? Na izany na tsy izany « tsy sasatra ny eo anivon’ny polisim-pirenena manentana ny tsirairay hampilaza amin’izy ireo amin’izay trangana tsy fandriam-pahelamana misy any anaty fiaraha-monina any ». Misy mihitsy moa ny laharahana ahafahana miantso azy ireo, dia ny 034 05 531 20 sy ny  020 22 281 70

m.L

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Pr. Ahmad Ahmad : Le ministre de la Santé monte au créneau

Le ministre de la Santé publique s’est enfin exprimé à Ambohidahy. (crédit photo : Princy)

Pour donner plus de précisions au sujet de la récente lettre du ministre de la Santé pour ses partenaires, et qui a fait l’objet d’une réponse incisive du porte-parole du gouvernement , le ministre, le Pr. Ahmad Ahmad, a tenu un point de presse hier matin à Ambohidahy. 

« Un point de presse et non une conférence », a précisé l’équipe du ministère dès le début de la séance ; donc pas de questions de la part des journalistes venus nombreux à ce rendez-vous. « La guerre contre le coronavirus va encore durer un certain temps même si le gouvernement déploie tous les efforts nécessaires pour y mettre un terme », a déclaré d’emblée le ministre de la Santé publique avant d’enchaîner avec tous les dispositifs mis en place par les autorités pour maîtriser la Covid-19 durant les quelques mois de crise sanitaire traversée par le pays. Pour en revenir à la lettre du ministre qui a fait polémique , il appartiendrait au ministère de la Santé publique de proposer au gouvernement et au président de la République les solutions trouvées dans cette lutte contre le coronavirus. Aussi, le ministère de tutelle, avant de soumettre les propositions au Premier ministre et au président de la République, en discute d’abord avec tous les partenaires. Ces pouvoirs exécutifs décident ensuite si oui ou non, le projet soumis peut être adopté. C’est seulement après tout cela que l’orchestration dudit projet est initiée au niveau du centre de commandement opérationnel. 

Pour ce qui est de la stratégie de lutte, le ministre a expliqué qu’elle vise la maîtrise de la propagation de la maladie  et la diminution du nombre de décès dus à la Covid-19. Et afin d’y parvenir, deux points sont essentiels: à savoir le renforcement de la prévention et l’amélioration de la qualité de prise en charge. Le point de presse s’est ensuite terminé par une longue énumération par le secrétaire général du ministère de la Santé des nombreuses mesures adoptées par le gouvernement depuis le 19 mars jusqu’à ce jour. 

Anja RANDRIAMAHEFA

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Pandémie : Le Covid–19 décime l’art

Kanye West a aussi été infecté du Covid–19.

Le monde de la musique, du cinéma… de l’art, n’est pas épargné par le Covid–19, les décès d’artistes s’amoncellent. Pour ne citer que le monument de la musique américaine, John Prine, un incontournable du country–folk. Il a perdu la vie à 73 ans. Si la nouvelle est tombée plus tard, le rappeur et futur candidat à la Maison Blanche, Kanye West a finalement avoué ce mois de juillet qu’il a été atteint de la maladie en février.

L’ancienne Miss America de l’année 1995, Shanna Moakler a aussi déclaré en public qu’elle avait aussi contracté le coronavirus nouveau. Même le monde du grand spectacle n’est pas épargné, en la personne de la star du catch, Renee Young. Elle appartient à la ligue WWE. Figure de la culture basket–ball dans le monde, le géant Patrick Ewing, membre de la fameuse Dream Team de 1992 a été aussi  testé positif.

Pour Madagascar, le premier décès d’une personnalité de l’art a été celle de Madame Z0, le 14 juillet. De son vrai nom, Zoarinivo Razakaritrimo a été une tisserande reconnue par ses pairs. Ses œuvres ont été exposées à travers le monde. Jusqu’à maintenant, les pays les plus touchés par la pandémie sont ceux qui perdent également le plus grand nombres d’artistes.

Maminirina Rado

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Bouée de sauvetage 

Explications du principal intéressé dans l’affaire AHMAD Ahmad qui alimente les conversations depuis trois jours : la démarche n’a rien d’inhabituel, et a été entreprise en préalable à la soumission de la proposition, à un plus haut niveau pour y être validée. Sauf qu’en cours de route, la correspondance a fuité et l’affaire, rendue publique.

Bouée de sauvetage 

Dans cette affaire, les manifestations de sympathie envers le ministre de la Santé publique se multiplient. Ce qui a été vu par le gouvernement comme un écart de conduite de la part du ministre de la Santé, et aussitôt suivi d’un « recadrage » à travers un communiqué au vitriol, est interprété différemment par d’autres observateurs. Dans tous les cas, cet épisode sonne comme un « clash » qui semble mettre à mal la solidarité gouvernementale, la chose ayant été étalée sur la place publique.

Les bruits de couloir sur la démission du ministre de la Santé restent pour le moment au stade de rumeurs. Soutenu dans les réseaux sociaux, le Prof risque-t-il d’être évincé du gouvernement ? Les prochains jours nous le diront. Pour le moment, c’est le Covid-19 qui poursuit sa chevauchée qui n’a rien de fantastique ! Car les réalités du terrain inquiètent les tananariviens et les populations des régions où le coronavirus a déjà fait son apparition. Là où l’on redoute déjà une éventuelle explosion de l’épidémie, comme ce qui s’est passé à Toamasina, et actuellement à Antananarivo. Désemparés, voire paniqués face à la saturation des hôpitaux ; face à la nonchalance de certains citoyens qui négligent les gestes barrières ; face à ces voisins ou proches atteints à leur tour, ou qui décèdent du covid ; face à la perte des emplois ; face aux assiettes peu garnies… Pas encore le temps de penser à ce qui pourrait se passer dans quelques temps quand, après la crise sanitaire, la crise économique prendra véritablement le relais. Pour le moment, l’heure est au sauvetage. Et pour beaucoup, la bouée n’est pas à portée de main…

Hanitra R.  

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Ady amin’ny Covid-19 : Nonolotra fitaovana ho an’ny tafika ny Fanjakana Japoney

Arotava 3 000 sy fitaovana fanaovana fitiliana 250. Ireo no natolotry ny masoivohon’ny Firenena Japoney miasa sy monina eto Madagasikara Higuchi Yoshi ho an’ny Tafika Malagasy nandritra ny fitsidihany ny Minisitry ny Fiarovam-pirenena, ny Jeneraly Rakotonirina Richard teny amin’ny toeram-piasany eny Ampahibe, omaly. Fitsidihana voalohany izao taorian’ny fanendreana azy ho masoivoho eto Madagasikara. Tanjona tokoa ny hiarovana bebe kokoa ireo miaramila mitsabo ny valan’aretina Covid-19 mba hahafahan’izy ireo manatanteraka ny adidy aman’andraikiny. Noho izany, nisaotra sy nakasitraka izao fihetsika izao ny Minisitra. “Ady iombonona ity ady ity, hoy izy, ka rariny raha mifanome tanana ny rehetra. Ny Tafika dia hanohy hatrany ny ezaka efa vita sy hilofo hatrany amin’ny ady amin’ity aretina ity amin’ny alalan’ireo fotodrafitrasa napetraka, toy ny ao Mahamasina”, hoy izy. Ireto fitaovana dia hampiasan’ireo miaramila mpitsabo sy mpitsabo mpanampy misehatra eo anivon’ny « Plateforme Nationale de Gestion Médicale Covid-19 » sy ny « Brigade d’Intervention Spéciale » (BIS). Ireo ao amin’ny BIS no manampy ny famindrana ireo marary any amin’ny toeram-pitsaboana ary manao fitiliana any an-trano. Tsy nohadinoin’ny Minisitry ny Fiarovam-pirenena  ihany koa ny niarahaba sy nirary soa ity Masoivoho vaovao ity amin’izao nanendrena azy hiasa eto Madagaikara izao. Tao anatin’izany no nanehoany ny fahavononany hanohy sy hanamafy hatrany ny fiaraha-miasa efa nisy teo amin’ny firenena roa tonta, indrindra ny eo amin’ny ara-tafika. Tao aorian’izay dia nandray ny solontenan’ny fikambanana “Chaine de l’espoir”, Ramatoa Ramamonjisoa, teny amin’ny Hopitaly miaramila Soavinandriana (HOMI) ny Minisitra. Ity farany dia nanolotra fitaovana fiarovan-tena toy (EPI), arotava, gels désinfectants sy zavatra maro samihafa ho an’ireo mpitsabo eo anivon’ity hopitaly ity. Ny “Chaîne de l’espoir” izay efa mpiara-miasa naharitra tamin’ny HOMI dia fikambanana manampy amin’ny fikarakarana sy fitsaboana ireo zaza manana olana eo amin’ny fo.

T.M.

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Foot-« Nelson Mandela Cup » : La 3e édition décalée en 2021

La troisième édition du « Nelson Mandela Cup » n’aura pas lieu cette année

Le report est inévitable. Vu le contexte actuel lié à la crise sanitaire, le club 67 City Fc est dans l’obligation de reporter la troisième édition du tournoi « Nelson Mandela Cup ». C’était avec le cœur lourd que ce club organisateur, en collaboration avec l’ambassade de la république d’Afrique du Sud et la Fédération malgache de football, a annoncé la nouvelle depuis sa page Facebook. « Cette année, malheureusement il sera difficile d’organiser la 3e édition compte tenu de la situation sanitaire à laquelle nous faisons face. Par ailleurs, mon message à tous les participants aux éditions précédentes ainsi qu’aux jeunes passionnés de football, est que chez 67 City Fc, nous serons toujours déterminés à travailler pour le développement du football à Madagascar et donc tenez-vous prêts pour de nouveaux Projets quand la situation nous le permettra », peut-on lire dans la publication.

« Nelson Mandela Cup » est devenu un tournoi incontournable. Lors de la deuxième édition en septembre 2019, environ 7OO jeunes issus de 24 clubs de la ligue Analamanga, Atsinanana et Haute Matsiatra se sont réunis au stade Malacam Antanimena. Chez les U13, le club de Tsarahofana Fianarantsoa était sacré champion en s’imposant face à l’Académie Fenoarivo sur le score de 2 à 0. L’Avenir Betongolo a remporté le titre chez les U16, après avoir battu Jet Mada, sur la plus petite des marges (1-0) en finale.

Manjato Razafy

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Mangroves : Une production de crabes atteignant 3,9 tonnes/km² par an

Les forêts de mangroves constituent une solution naturelle pour lutter contre le changement climatique.

Madagascar dispose de 236 400 hectares de forêts de mangroves qui couvrent ses littoraux. Cela représente 2% des mangroves dans le monde. 

La préservation de la nature, y compris les mangroves, s’avère un sujet d’autant plus sérieux car le monde entier traverse une crise sanitaire dont l’origine vient de la destruction de la nature ainsi que du contact direct ou indirect avec les animaux sauvages. En outre, les mangroves jouent un rôle important dans le développement socio-économique du pays. A titre d’illustration, elles abritent de nombreuses espèces de faune et de flore uniques à Madagascar. Elles produisent également entre 2,5 et 3,9 tonnes de crabes /km² par an. Ce qui constitue une source de revenu non négligeables pour les communautés de pêcheurs vivant dans les zones littorales. «  Ce sont les écosystèmes tels que les mangroves et les récifs coralliens qui rendent la côte ouest de Madagascar très productive. Pour notre économie et le bien-être de la population Malagasy, nous avons un intérêt à préserver ces sources de vie », tient à préciser Dannick Randriamanantena, un responsable au sein du WWF Madagascar.

19 millions de palétuviers plantés. A titre d’illustration, cette organisation mondiale oeuvrant pour la préservation de la nature, s’est associée aux communautés locales, aux organisations de la société civile et aux autorités depuis 2007 pour conserver 50 000 hectares de mangroves dans trois régions, et ce, par le biais d’une gestion communautaire. Il s’agit notamment des régions de Menabe, de Melaky et de DIANA. Les parties prenantes ont ainsi planté plus de 19 millions de palétuviers de mangroves entre 2009 et 2020. Au-delà de la surveillance, les communautés locales sont impliquées dans la gestion durable et la conservation des mangroves dans de nombreuses régions de Madagascar. Elles en assurent la gestion pour que les mangroves et les ressources qui en dépendent créent durablement de la valeur.

Renforcer la gouvernance. Force est également de reconnaître que les forêts de mangroves constituent une solution naturelle pour lutter contre le changement climatique. En effet, elles stockent plus de carbone que les forêts terrestres et filtrent l’eau tout en protégeant les côtes des érosions et de dégâts cycloniques. Sept pays, y compris Madagascar, ont développé une étude analysant les cadres juridiques et politiques des mangroves dans le cadre de l’initiative « Save our mangroves now », en partenariat avec la Coopération économique et du Développement (BMZ), l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) et le WWF. Cette initiative vise à renforcer la gouvernance sur l’écosystème des mangroves pour réduire et stopper sa destruction.  Et malgré la crise sanitaire qui sévit dans le pays, la Journée Internationales des Mangroves sera célébrée le 26 juillet 2020.  Ce sera marquée par des sensibilisations sur les chaînes radios et sur les réseaux sociaux dans tout Madagascar en vue d’encourager les efforts déployés pour une gestion durable des mangroves.

Navalona R.