Les actualités à Madagascar du Jeudi 25 Mai 2017

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Madagascar. A la recherche d'une démocratie apaisée et inclusive

Atelier interactif avec les partis politiques à Madagascar sur «l’élaboration de projets de société et de programmes politiques pour une démocratie apaisée et inclusive»

23-24 Mai, 2017, Hôtel Carlton, Antananarivo

Mot d’Eliana BEZAZA présidente du Comité de suivi des recommandations des partis politiques

Monsieur le représentant du ministre de l'intérieur et de la décentralisation,

Madame le représentant résident des Systèmes des Nations Unies à Madagascar,

Monsieur le représentant du Friedrich Ebert Stiftung,

Chers collègues chefs de partis politiques,

Mesdames et messieurs, honorables invités,

A la suite de l'atelier interactif organisé par le PNUD et le Ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation en ces mêmes lieux les 21 et 22 février 2017, ayant comme intitulé : « leadership des partis politiques et leur contribution à la consolidation de la paix et de la démocratie à Madagascar », qui a vu la participation d'une cinquantaine de partis politiques, les partis politiques participants se sont convenus de mettre en place un Comité de suivi des recommandations dudit atelier. Le comité de suivi est composé de vingt membres issus des différents partis politiques. Il est coordonné par un Bureau permanent élu, composé d'un Président, deux Vice-Présidents, deux Rapporteurs, deux Secrétaires, un Responsable logistique et un Collège de Conseillers. Cette équipe ici présente est présidée par ma personne.

Les partis politiques se sont rassemblés pour la consolidation de la paix et de la démocratie à Madagascar, ainsi que pour le renforcement de capacité des partis politiques.

Il y a un constat que les partis politiques et la population vivent au quotidien. Les lois, souvent, ne sont pas conçues dans l'intérêt de la nation, sont dépassées par les évènements. Lorsqu'elles sont en vigueur, elles ne sont pas respectées. Lorsqu'elles ne sont pas respectées, il n'y a pas de sanction valable pour tous mais une justice sélective. Il y a une faillite des institutions de la République. L’État de droit est devenu un vain mot et la démocratie va mal.

Beaucoup d'ateliers se sont déjà succédé dans le pays avec beaucoup de recommandations pertinentes pour améliorer les choses, mais nous constatons malheureusement une absence totale de suivi des ces recommandations.

C'est dans un tel climat et pour pallier à ce manque de suivi que les partis politiques ont décidé de prendre leurs responsabilités en se faisant écouter et entendre sur la consolidation de la paix et de la démocratie dans notre pays. Ce fait est totalement inédit. C'est pour la première fois dans l'histoire de notre pays que les partis politiques tous confondus ont la volonté de se mettre ensemble. Les partis politiques sont les dépositaires des idéologies, formateurs des citoyens, gardiens des principes républicains.

Ces nombreux partis, qui n'ont pas les mêmes visions, n'ont pas les mêmes idéologies, sont conscients d'être les principaux acteurs de la démocratie et ont décidé de taire leurs différences, se mettre ensemble pour tenter de créer un environnement politique sain pour mettre fin aux crises politiques cycliques qui ont détruit le pays, aboutir à la paix, à la croissance économique et rendre aux malgaches leur île, jadis appelée « l'île heureuse » par des élections libres, transparentes, démocratiques et acceptées par tous. L'enjeu est de taille. Les partis politiques entendent contribuer à sauver le pays de cette situation, ô combien difficile, où il s'enlise.

Pour ce faire, le comité de suivi se réunit toutes les semaines pour réfléchir ensemble et donner des recommandations de changements à opérer, qui représentent les idées venant des partis politiques autour de thèmes recommandés par le premier atelier, comme le code et les pratiques électorales, la loi sur les campagnes électorales et la réconciliation nationale. Nous sommes convaincus que ces thèmes doivent encore être débattus et remaniés en profondeur d'une façon consensuelle si nous voulons une démocratie apaisée.

Ainsi, nous partageons aujourd'hui avec les partis politiques présents le résultat de nos travaux de trois mois sur le thème « Code et pratiques électorales ». Une latitude de dix jours est donnée à chaque parti politique pour réagir et faire parvenir leurs avis respectifs afin que le document final soit vraiment le reflet de la volonté des partis politiques. Cela sera par la suite envoyé aux diverses institutions nationales et les organes concernés comme la CENI, la Communauté internationale, et vulgarisé au grand public. Nous voulons soutenir la mise en œuvre des résolutions de nos ateliers auprès des Institutions concernées : Présidence, Gouvernement, Assemblée Nationale, Sénat. Notre comité entend aussi s'ouvrir à d'autres forces politiques qui partagent les mêmes points de vue, afin de réaliser les objectifs sus-cités.

Je voudrais remercier ici le PNUD pour ses appuis et actions en faveur de la démocratie apaisée, et pour avoir rendu possible cette prise de conscience des partis politiques des responsabilités qui sont les leurs dans le sens de l'apaisement. Nous apprécions la méthode de travail dans l'échange et le consensus où nos idées sont vraiment prises en compte, et ça nous permet d'avancer. Comme pour le renforcement de capacité des partis politiques qui va se tenir aujourd'hui et demain sur le thème de «l’élaboration de projets de société et de programmes politiques pour une démocratie apaisée et inclusive» , thème proposé par les partis politiques et sur le point d'être concrétisé. Nous souhaitons continuer ainsi notre collaboration avec la représentation des systèmes des Nations Unies.

Mesdames et messieurs, merci de votre attention.

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Fort soupçon de blanchiment d’argent dans la filière vanille

Même sur pied, l'or vert fait souvent l'objet d'une obsession. Les vols de vanille sont de plus en plus fréquents.

Le prix de la vanille a quadruplé dans la Grande île en quelques années seulement. Il tourne souvent autour de 400 Dollars actuellement dans la région de la SAVA, au Nord, la principale région productrice du pays. Les autorités malgaches soupçonnent d’important blanchiment d’argent dans le secteur.

« Des barons du trafic de bois de rose semblent s’activer dans la filière vanille, mais aucune poursuite n’est à l’ordre du jour pour le moment », témoigne un journaliste qui a récemment effectué un reportage vidéo sur la filière vanille dans le Nord de Madagascar.  « C’est le dessous de la récente visite du président de la République il y a peu de temps sur place, car il était temps d’essayer de mettre de l’ordre dans la filière », continue notre interlocuteur. Mais en vain, jusqu’à preuve du contraire.

Des milliards et des milliards d’Ariary circulent dans la région de la SAVA, à chaque période de la campagne de la vanille. Pour cette année 2017, la campagne a déjà démarré le 15 mai dernier pour la localité d’Antalaha et ses environs, au Nord de Madagascar. Etant donné qu’une partie de la production a été détruite par le cyclone Enawo, la campagne a été marquée par la surenchère alors que les exportateurs constatent une certaine dégradation de la qualité de l’or vert. Pour les autres régions du pays, la campagne de la vanille est programmée aux mois de juin et juillet.

L’importante circulation d’argent dans le Nord du pays engendre souvent un phénomène d’insécurité inquiétant. Il n’est pas rare que des sommes d’argent soient dérobées par des bandes armées. D’autant plus que certaines transactions sont effectuées en espèces. Pis, une frange non négligeable des acteurs de la filière n’est pas bancarisée. En outre, la période de la campagne est marquée par une hausse généralisée du coût de la vie dans la région du Nord en raison de la hausse vertigineuse de la masse d’argent en circulation.

Madagascar reste le premier pays producteur de vanille dans le monde depuis des décennies, avec une part de marché mondial estimé à plus de 75%. La filière attire ainsi des hommes d’affaires en tout genre, dont l’honnêteté est souvent difficile à prouver.

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Autour du pot

Tels des enfants qui jouent « à la ronde », les dirigeants de ce pays au sein duquel le Bon Dieu nous a choisis de vivre, tournent et tournent toujours autour du pot. Tellement ils tournent trop que certains d’entre eux, entre autres, les deux « les plus âgés », les plus grands, ont le vertige qu’ils ne savent plus quoi faire. Ils donnent l’impression d’entrer en transe et font des délires. A terme, le jeu tourne au… ridicule !

Le mi-mandat largement dépassé, le locataire d’Iavoloha ne parvient pas encore à nommer les représentants diplomatiques accrédités auprès de nos ambassades à l’étranger. Les postes d’ambassadeur de rang « ministres plénipotentiaires » dans les grandes Capitales d’Europe, d’outre-Atlantique et d’Asie auxquelles Madagascar entretient, traditionnellement, des relations historiques, politiques et économiques étroites, restent vacants. Hormis le cas de Marseille, de niveau consulaire, les nominations tardent à venir. Paris, Berlin, Londres, Rome, Washington, Tokyo et bien d’autres attendent, impatiemment, de vrais interlocuteurs. 

Fallait-il mettre en évidence les manques à gagner de ce gap qui tend à s’éterniser ? Dans ce monde où la mondialisation règne de façon absolue, l’absence de représentants de haut niveau dans les ambassades pénalise sérieusement les relations entre les Etats et leurs peuples respectifs.

Pour un pays en grande difficulté économique comme Madagascar, les représentations diplomatiques joueraient un rôle de premier plan. La cheffe de la diplomatie malagasy, Béatrice Attalah, n’avait-elle insinué sur la nouvelle vocation de nos ambassades, à l’étranger, essentiellement axée vers l’économie. Une nouvelle orientation appelée à tenir une importante responsabilité dans le processus de redressement du pays.

Chez les pays où nous sommes censés être représentés, leurs dirigeants éprouvent de sérieuses difficultés en raison de l’absence d’interlocuteurs officiels et… valables. Certes, les chargés d’affaires sont là, mais, comme nous le savons tous, leurs compétences à engager le pays dans des accords de haut niveau se trouvent limitées.

Dans ce contexte si particulier où tout revêt le caractère d’urgent, un tel gap pèse lourd sur le devenir du pays tout entier. Un geste qui dénote, en substance, l’incapacité technique du régime, notamment, le Chef de l’Etat à maîtriser la gestion des affaires nationales. Il se fait piéger ou trahir par sa propre turpitude. Trop lent à prendre les grandes décisions nationales, le Président de la République, tenant entre ses mains la destinée des 25 millions d’âmes vivant dans ce beau pays, dispose-t-il réellement les capacités morales, intellectuelles et surtout techniques à gouverner le pays ? Et le Monsieur n’est pas à sa première incurie. Ce phénomène se produisit, déjà, lors de la nomination du premier Gouvernement tout juste après son investiture où tout le monde devait attendre… deux mois et demi. On a de quoi à s’inquiéter.

On tourne autour du pot. La lassitude envahit l’opinion. L’impatience s’installe. La nervosité gagne du terrain. On ignore, totalement, de quoi l’avenir sera fait. L’anarchie atteint le comble. La cacophonie met tout à l’envers. En face ou… en haut, comme dans une salle de spectacle, sur l’estrade, de piètres musiciens, les tenants du pouvoir, jouent faux. Le chef d’orchestre déraille. Les « spectateurs » commencent à en avoir assez de la partition très maladroitement interprétée. Tout peut s’exploser d’un moment à l’autre ! En attendant, on tourne autour du pot.

Ndrianaivo

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Faune endémique - 75 % des tortues « Rere » disparaissent

Dangereusement menacée de disparition. Environ 75 % des tortues « Rere » ou « Erymnochelys madagascariensis », des tortues d’eau douce endémiques de la Grande île, ont disparu, d’après les informations obtenues auprès de « Durrell Wildlife Conservation Trust », un organisme international de conservation. Actuellement, Madagascar compte 10 000 à 15 000 « Rere » dans 100 sites. Sur ces 100 sites, seuls 10 d’entre eux présentent ces espèces encore « en bon état ». Le reste de ces sites possèdent des espèces menacées de disparition, sachant que le « Rere » ne peut se reproduire qu’après 15 à 20 ans de vie. D’ici 15 ans, nous pourrons donc perdre de nouvelles tortues et le bilan risquerait encore de s’alourdir, si aucune mesure n’est prise.

La disparition des « Rere » est notamment causée par deux principaux facteurs, tous deux venant des actions humaines. « En premier lieu, ces tortues et leurs œufs servent de repas aux gens habitant dans les régions où elles vivent. En second lieu, l’état de leur habitat se dégrade de plus en plus  à cause de la déforestation ou encore des feux de brousse », a expliqué Juliette Velosoa, responsable au sein de « Durrell Wildlife Conservation Trust », mercredi, lors d’une conférence de presse. En troisième lieu figure l’exportation illicite. Toutefois, les « Rere » sont moins exportées que les « Angonoka » et les tortues de Toliara. Face à la menace qui pèse sur les « Rere », l’organisme « Durrell Wildlife Conservation Trust », en collaboration avec le ministère de l’Environnement, de l’Ecologie et des Forêts ainsi que le ministère des Ressources halieutiques et de la Pêche, ont décidé de développer un plan stratégique national pour la conservation de ces espèces menacées d’extinction.

Stratégie nationale

Classées « en danger criti-que » par l’Ong Union internationale pour la conservation de la nature (Uicn), les « Rere » figurent parmi les espèces protégées par la loi malgache (catégorie I, classe II selon le décret numéro 2006-400, application de la loi numéro 2005-018) et sont listées en annexe II de la convention Cites, ce qui permet à Madagascar de bénéficier d’un quota d’exportation de 25 individus par an. Cette espèce se trouve dans les zones humides du versant ouest de la Grande île, dans les bassins versants de huit grands fleuves tels que Sambirano, Sofia, Mahajamba, Mahavavy du Sud, Betsiboka, Manambolo, Tsiribihina et  Mangoky, ainsi que ceux des petites rivières entre 2 et 800 mètres d’altitude. « Durrell Wildlife Conservation Trust » a commencé les activités de recherche et de conservation des « Rere » en 1998. « La conservation à base de cogestion avec les communautés locales a été mise en place dans les zones humides du Parc national d’Ankarafantsika, au lac d’Ambondrombe (Manambolo) et à Begogo-Mahombe (Tsiribihina) » . « Durrell a aussi développé un programme d’élevage en captivité, de « headstarting » et de renforcement de population dans le but d’améliorer les populations de Rere dans les sites à populations réduites », articule le communiqué de presse.

En 2011, le ministère de l’Environnement a également mis en place une stratégie générale pour la protection des tortues de Madagascar, avec les partenaires techniques et financiers, les entités administratives et les Forces de l’ordre. Actuellement, une nouvelle stratégie doit être mise en place pour les « Rere ». « Il faut diminuer les actions qui contribuent à l’élimination de cette espèce. Pour cela, le « Fokonolona », les partenaires financiers et techniques, les responsables au sein des aires protégées mais aussi l’Etat devront faire un suivi rigoureux. Il faudra également faire connaître et respecter la loi qui existe, et également délimiter les aires protégées », a expliqué Juliette Velosoa. La stratégie concernera aussi les autres sites sans statut officiel de conservation, dont les zones humides de Miandrivazo (bassin versant du Tsiribihina), de Maevatanàna (Bassin versant du Betsiboka) et de Port-Bergé (bassin versant du Sofia). Rappelons qu’actuellement, les « Rere » peuvent être trouvées dans 9 aires de distribution, notamment  dans les Parcs nationaux de Bemaraha, d’Ankarafantsika, de la baie de Baly, ainsi que dans le Complexe Mangoky-Ihotry, celui de Menabe Antimena, Ambondrombe, Tsimembo-Manambolomaty, Mandrozo, et le Complexe Mahavavy-Kinkony. Quatre sites Ramsar se trouvent également dans l’aire de distribution des « Rere » à savoir celui de Manambolomaty, Mandrozo et Mahavavy-Kinkony et Ankarafantsika.

Tiasoa Samantha

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Remise de vivres à Mahamasina - Ravalomanana ridiculise Rajaonarimampianina

Une violation de plate-bande et une action inopportune ! C’est ainsi que Marc Ravalomanana perçoit la dernière action sociale du régime Hvm sous la houlette du Président Hery Rajaonarimampianina et de son épouse au Palais des sports, Mahamasina, mardi dernier.

Ouverture de nouvelles hostilités. Ce fut sous sa nouvelle casquette de conseiller spécial auprès de son épouse, maire d’Antananarivo, que l’ancien Président s’est exprimé mercredi, en marge d’une rencontre avec les secrétaires et trésoriers issus des 192 chefs « Fokontany » d’Antananarivo, à l’Hôtel de ville, Analakely. Rappelons que le couple présidentiel a été assisté par une forte délégation de personnalités politiques élus et nommés en cravate bleue à cette occasion pour procéder à la distribution de vivres en faveur de 8 000 familles à Mahamasina. Une offensive de charme auprès des familles nécessiteuses qui n’a pas du tout plu au fondateur du parti « Tiako i Madagasikara ».  Dans un premier temps, il déplore le fait que le régime n’ait pas daigné informer la Commune urbaine d’Antananarivo sur cette action. « L’Etat central ne devrait empiéter sur la plate-bande des autres. A chaque évènement dans la Capitale, le maire doit être mis au courant. Il aurait dû y avoir une consultation avant de mener une telle action », a-t-il martelé. Une fois de plus, Marc Ravalomana semble faire l’amalgame entre ses nombreuses fonctions d’ex-Président, de futur candidat et de conseiller du maire d’Antananarivo en disputant d’ores et déjà l’électorat de la Capitale.« Allez voir… au Sud »N’y étant pas allé avec le dos de la cuillère, l’ex-Chef d’Etat semble vouloir sévèrement défendre le territoire de son épouse, Lalao Ravalomanana à Antananarivo et a même conseillé le Président de la République d’aller au Sud. « Au Sud, les gens sont actuellement touchés par le "Kere", alors pourquoi vous n’y allez pas d’abord. Ils seront contents s’ils pouvaient bénéficier de ces dons en panier », a-t-il lancé. Il a également lancé une réplique à l’endroit du locataire d’Iavoloha qui avait déclaré que « faites-en comme nous si vous le pouvez ». A cette provocation, Marc Ravalomanana de répondre que « vous allez voir ce que nous pouvons faire ».Rappelons que l’année dernière, durant la journée de commémoration du 7 février 2009, Andry Rajoelina a fait lui-même le déplacement dans le Sud de Madagascar. Au lieu d’un dépôt de gerbes  à Ambohitsorohitra, l’ex-homme fort de la Transition a préféré venir au chevet des enfants malnutris d’Ambovombe et de Tsihombe pour distribuer des vivres et des médicaments. Un geste qui a été fortement critiqué par le Président Rajaonarimampianina qui s’est transformé en concurrent et détracteur de son ancien mentor. Pour rectifier son tir, Hery Rajaonarimampianina a également fait le déplacement dans le Sud, quelques jours après. Il n’a pas manqué d’attaquer l’ancien président de la Transition en affirmant que « nous étions là-bas ? mais nous n’avons pas vu cela. C’est honteux car on sort d’anciennes images ». Une remarque qui lui a valu des critiques venant de toutes parts au sein de l’opinion publique.Sandra R.

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Dans le « rendez-vous du Président » - Rajaonarimampianina reconnaît la culpabilité de Claudine R.

Dans la dernière livraison de la publication hebdomadaire « Rendez-vous du Président », le Chef de l’Etat s’est exprimé longuement sur le cas de Claudine Razaimamonjy, cette femme d’affaires notoirement connue pour être un proche du couple présidentiel et impliquée dans une sordide affaire de détournement de deniers publics aux relents de corruption de haut vol. Comme il fallait s’y attendre, le Président de la République Chef de l’Etat a soigneusement évité de désavouer d’une manière ou d’une autre la concernée. Malencontreusement cependant, au gré de la rédaction du billet, il a reconnu -  sans le vouloir  -  la culpabilité de cette dernière… 

Se refugiant derrière son statut de « Raiamandreny », Hery Rajaonarimampianina soutient qu’il ne lui appartient pas d’intervenir en faveur ou en défaveur de la patronne d’AC Palace. Ce serait oublier que le ministre de la Justice, un membre de l’Exécutif dont il est le numéro Un, n’avait pas hésité à mouiller publiquement sa chemise jusqu’au col, pour arracher Claudine Razaimamonjy des griffes du Bianco alors que la procédure était encore au niveau de ce dernier. « Qui ne dit mot consent », dit-on. Le silence du Président de la République  ainsi que celui du Premier ministre, les deux têtes de l’Exécutif, ne peuvent être interprétés que comme une caution à cette véritable entrave  au fonctionnement de la Justice.

De même , le Président de la République et le Premier ministre, des garants du bon fonctionnement de l’administration publique, sont-ils dans leur bon droit d’assister comme de simples spectateurs  aux illégalités flagrantes dont est émaillé le traitement de faveur accordé jusqu’ici à la détenue provisoire Claudine Razaimamonjy ?  Celle-ci, rappelons-le, a été admise à l’hôpital Hjra sans avoir mis un seul pied à la maison d’arrêt d’Antanimora comme il se doit et, bien entendu, sans l’aval du médecin de cet établissement. Elle a ensuite été évacuée à l’île Maurice, sur la base d’un simple diagnostic de son médecin traitant, diagnostic contredit par la suite par les praticiens de la clinique Fortis Darné de l’île Maurice qui ont libéré la patiente au bout de deux petites journées de traitement. Ce qui n’a pas empêché une ré-hospitalisation de la détenue sitôt son retour au pays, comme si son périple mauricien l’a encore rendue plus mal en point qu’auparavant.

« Vous ne m’avez même pas consulté au départ (avant de poursuivre Claudine Razaimamonjy, ndlr) »,  aurait rétorqué Hery Rajaonarimampianina aux magistrats venus le voir dans le cadre de cette affaire qui continue de défrayer la chronique. Une réplique qui est perçue comme une susceptibilité  mal placée de la part de celui qui se défend actuellement d’avoir l’inculpée parmi son collège de conseillers. Car on se pose la question de savoir s’il fallait alors lui demander la permission de poursuivre cette personne qu’il qualifie pourtant lui-même de « citoyenne comme les autres » dans sa dernière publication hebdomadaire.

Un bon point (ou mauvais, c’est selon) à noter, cependant, dans cette longue tirade du Président de la République sur le cas de Claudine Razaimamonjy. C’est lorsqu’il a déclaré noir sur blanc que cette dernière n’est « qu’un complice dans cette affaire ». C’est reconnaître en effet la matérialité des faits et en avoir identifié un ou des auteur(s) principal(aux). A charge pour lui de le(s) balancer au Bianco. Mais surtout, c’est reconnaître également la culpabilité de Claudine Razaimamonjy puisque même les néophytes en matière de droit pénal savent pertinemment que « la complicité est une criminalité d’emprunt ».

Hery Mampionona

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Enlèvement d’Yanish Ismaël - Les ravisseurs exigent une somme colossale

Plus de deux semaines après le kidnapping sanglant qu’expéditif d’Yanish Ismaël, le fils du propriétaire du groupe Smatp à Ankadikely-Ilafy, la situation reste toujours confuse. Cependant, une source différente de celle de la Police, enquêtant sur cette affaire, a révélé que les ravisseurs seraient, pour la première fois, sortis du silence.

Selon l’information, ils auraient contacté les proches de la victime afin qu’ils se préparent à réunir la somme nécessaire pour la rançon. Même si aucun autre complément d’information n’a encore filtré de l’affaire, le même renseignement apporte la précision comme quoi les bandits auraient exigé une somme colossale pour le prix de la liberté d’Y. Ismaël. De son côté, la Police nationale affirme n’avoir pas été informée sur cette manifestation supposée des bandits.  Toutes ces confusions pour glaner toute information sur l’évolution de cette affaire conforte les explications du nouveau commandant de la Circonscription régionale de la gendarmerie d’Analamanga à propos de la faille dans la recherche de la traçabilité des ravisseurs. Le Général commandant de la Circoncription régionale a pris comme exemple le double enlèvement qui a endeuillé Toamasina il y a plus d’un an.  « Pendant un mois, les ravisseurs ont utilisé un même numéro de téléphone pour rester en contact avec la famille des deux adolescents enlevés. Un mois durant lequel les Forces de l’ordre n’avaient jamais pu arriver à localiser les appels de ces ravisseurs, faute de moyens matériels et sans la technologie ! La Gendarmerie n’avait dû alors que compter sur l’opérateur  en téléphonie mobile pour  trouver un créneau dans cette recherche de traçabilité des ravisseurs. Mais en vain ! », déplore-t-il.  C’est pour dire que, l’Etat malagasy a beau annoncer agir avec fermeté pour stopper les phénomènes de rapt dans le pays. Mais s’il n’y a aucun effort de la part de ce même Etat malagasy pour équiper les Forces de l’ordre dans l’accomplissement de leurs missions, les propos des hauts responsables étatiques du pays ne peuvent être finalement que vides de sens !Franck Roland

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Trafic de drogue - Des passeurs arrêtés avec 150 kg de drogue

Les gendarmes, faisant office de Police de la route, ont jeté quatre individus dans leur filet. Ces individus, dont l’un est un chauffeur, sont supposés être des narcotrafiquants. Ces arrestations sont accompagnées de l’une des plus importantes saisies de drogue, du jamais- vu, avec 150 kg de chanvre. Cette belle prise s’est produite le matin du 23 mai à Farafangana.

La vue d’un Mercedes Sprinter d’une coopérative de transport qui n’a transporté que 4 passagers alors qu’il y avait un énorme fret, a titillé la curiosité des gendarmes. Ces derniers ont immobilisé puis fouillé le véhicule venant de Vangaindrano. Lorsque la cargaison suspecte fut déballée, elle a renfermé 5 grandes sacoches, chacune bourrée de substances narcotiques. Lors de leur audition, les quatre suspects ont avoué avoir acheté « la marchandise » à Vangaindrano, laquelle était prévue être acheminée vers la Capitale. Aussitôt, les gendarmes ont embarqué tout ce beau monde à Farafangana. Quelques-uns de ces gendarmes ont rapporté que le mini-car en question a échappé à un contrôle lorsque leurs éléments ont voulu l’immobiliser à 5km de cette ville du Sud-est. F. Roland 

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Déchéance du Président : « Les motifs sont infondés » déclare Rajaonarimampianina

Le président de la République a fait appel à la presse étrangère pour s’exprimer sur la situation politique actuelle à Madagascar, en donnant une interview exclusive au magazine Paris Match.

Ainsi, Hery Rajaonarimampianina est revenu sur la conjoncture malgache et les évènements qui secouent le pays depuis un mois. Questionné sur la demande de déchéance déposée par les députés de l’opposition à la Haute Cour Constitutionnelle (HCC), le président resterait confiant par rapport à la responsabilité de la HCC : « Je suis confiant par rapport au mémoire en défense que j’ai présenté. Sur le plan purement juridique, il ne devrait y avoir rien à craindre car les motifs sont infondés », déclare-t-il. Le principal motif en question étant celui de ne pas avoir mis en place la Haute Cour de Justice (HCJ), alors qu’il aurait dû le faire douze mois après son investiture selon la Constitution de la IVème République.

Mais le régime s’est hâté du coup de créer la Haute Cour de Justice depuis que la HCC avait demandé le mémoire en défense du président de la République. Selon de nombreux juristes, l’acte ou l’infraction avait déjà été consommé avant le dépôt de la plainte par les députés. Le jugement de la HCC ne devrait donc pas en principe tenir compte d’action a posteriori pour justifier l’inexistence de la violation de la Constitution. Le jugement de la HCC ne serait pourtant pas uniquement juridique mais certainement un jugement juridico-politique.

« Demandez-leur »

« Demandez-leur ! Si ces lois étaient réellement la source de réaction, dès que les lois ont été promulguées cela aurait dû arrêter les manifestations. Peut-on tirer des conclusions que ce n’étaient que des excuses fallacieuses ? Oui pourquoi pas ? Lorsque ces députés frondeurs arrivent sur la scène devant le public, ils ne parlent aujourd’hui plus des lois », déclare à nouveau Hery Rajaonarimampianina, interrogé sur la raison de la suite des manifestations sur le Parvis de l’hôtel de ville. Ainsi, la réfutation des lois électorales ne seraient que prétexte pour renverser le régime en place, estime le président de la république dans cet interview.

Des accords politiques seraient aussi sur le point d’être établi dévoile-t-il : « Elles (discussions) ont commencé et se poursuivent notamment avec les deux grands leaders de l’opposition ; il existe des moutures d’accords échangées ici et là. Chacun de son côté est entrain d’y réfléchir  » s’explique-t-il. Pourtant, du coté de l’opposition, les députés du collectif pour le changement ont fait savoir que les discussions avaient été suspendues. Aussi, les chefs de file à savoir Andry Rajoelina et Marc Ravalomanana continueraient-ils à chercher le compromis avec le régime ? « Demandez-leur ».

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Lancement officiel du recensement de la population

Le lancement officiel du recensement général de la population a été effectué hier au ministère de l’économie et du plan à Anosy. Le RGPH-3 (Recensement Général de Population et de l’Habitat) avait déjà commencé il y a quelques semaines avec le recensement des habitations dans toute la Grande île. Le comptage exhaustif de la population, nationaux et étrangers, résidant sur toute l’étendue du territoire malgache sera donc la prochaine étape. Cette étape se déroulera entre le 25 mai et le 10 juin prochain. Selon les explications du ministre de l’économie et de la planification, le général Herilanto Raveloharison, ce délai concernera le déploiement des agents sur terrain mobilisé pour le RGPH-3.

45 000 agents recenseurs seront répartis dans tous le pays durant cette période. Le traitement des informations nécessitant plus de temps, les résultats du recensement ne seront connus que plus tard.

Le recensement d’une personne nécessiterait 1 USD et le budget alloué pour le RGHP-3 est de l’ordre de 26 millions de dollars, budget déjà disponible en totalité selon les informations émanant des partenaires techniques et financiers de ce projet. D’après les explications du ministre de l’économie, le recensement de la population constitue une exigence économique et sociale pour avoir des données fiables sur la population malgache et ce pour les 10 ans à venir. Les données seront utilisées afin d’établir les besoins des acteurs économiques et surtout pour l’élaboration des politiques de l’Etat. En terme politique, le recensement aidera à la mise en place d’une décentralisation effective. Cela facilitera en effet le choix des infrastructures à réaliser selon les besoins de chaque collectivité, en prenant en compte le nombre de bénéficiaires dans une commune ainsi que la tranche d’âge pour identifier les besoins sociaux.

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4 malgaches condamnés pour des affaires de prostitution à La Réunion

Quatre malgaches sont condamnés hier à La Réunion pour des affaires de prostitution, selon le site internet de la célèbre radio de l’île, Radio Free Dom. Florida, Lydia, Hanitriniaina, Madame Irène et Goulamaly, tous nés à Madagascar, ont été présentés devant les juges pour une affaire de prostitution entre La Réunion et Madagascar. Seule Hanitriniaina a été relaxée.

Les autres ont écopé des sanctions différentes en fonction de leur implication. Florida et Lydia sont condamnées à verser 10 000 euros d’amende. Ces dernières étaient chargées de remettre l’argent que perçoivent les filles, qui se prostituaient à Pierrefonds, à Saint-Pierre, à leurs familles à Madagascar.

Madame Irène, la gérante de ce réseau de proxénétisme, cela depuis plusieurs années, écope de 18 mois de prison avec sursis et de 5 000 euros d’amende. Goulamaly est lui condamné à 18 mois de prison avec sursis et à 25 000 euros d’amende. Cet homme est chargé de protéger les filles et récolte l’argent qu’elles perçoivent directement sur place.

Dans cette île sœur, comme en France, les Malgaches ont particulièrement la mauvaise réputation de prostitution. L’Etat malgache est alors appelé à prendre des mesures particulières pour éviter que ces filles ternissent l’image de la Grande île au niveau de l’océan indien.

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Les vrais permis et cartes grises biométriques arrivent

La présentation de nouveaux permis de conduire et de carte grise biométrique a eu lieu hier au centre immatriculateur Ambohidahy. « Ils respectent les normes internationales », a déclaré avec fierté le ministre de l’Intérieur et de la décentralisation, Tianarivelo Razafimahefa. Dotés de nouvelles technologies de dernier cri, ces permis et cartes grises suffiront, dit-il, ainsi pour connaître l’identité du propriétaire.

Ceux qui ont déjà les permis et cartes grises soit disant biométrique distribués depuis quelques années devront ainsi renouveler ou remplacer les leurs parce qu’ils sont faux. La délivrance de ces outils sera payante pour ceux qui n’en ont pas encore eu. Pour le permis, il faut débourser ainsi 38 000 ariary et pour la carte grise, la somme à payer est de 74 000 ariary. Mais ils devraient être gratuits pour ceux ont déjà payés pour les « faux ».

Malheureusement, ce sont les nouvelles demandes qui seront traitées en priorité comme ceux qui ont déjà obtenu des quittances. L’Etat a besoin de récolter de l’argent pour le renouvellement et remplacement des cartes et des permis biométrique « faux ». Ainsi, le remplacement gratuit de ces derniers ne sera possible qu’à partir du 20 janvier 2020.

Concernant les responsables de la production des « faux permis biométrique », le directeur du Bianco, Jean Louis Andriamifidy, directeur du Bureau indépendant anti-corruption (Bianco) a révélé qu’une enquête est actuellement en cours. Mais il précise que celle-ci concerne uniquement l’attribution du marché public dans le cadre de leur production. C’est au ministère de tutelle, donc celui de l’Intérieur et de la décentralisation, de s’occuper de l’authenticité ou non de ces permis et cartes grises.

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Grandes mines et petites mines, des soucis…

Le secteur mines n’est pas prêt de trouver son chemin. Madagascar demeure suspendu de l’organisation EITI ; le FMI et d’autres institutions internationales ne cessent d’encourager et d’apporter leur soutien technique pour que Madagascar puisse remplir les conditions de réintégration parmi les pays crédibles en matière d’industrie extractive. Les révisions des lois et codes minier et pétrolier sont jusqu’ici restés comme des serpents de mer. Le président de l’Ong Alliance Voaary Gasy (AVG) a été plus explicite. A son avis, l’Etat n’a pas de réelle vision et encore moins de véritable politique minière. Il a déclaré récemment que Madagascar n’est pas prêt d’exploiter ses mines et ressources stratégiques. Pour preuves il évoque les problèmes et manifestations populaires contre les exploitations minières, dont le projet Base Toliara que l’Etat n’arrive pas à résoudre de manière convaincante.

Les responsables gouvernementaux prônent certes le dialogue mais leurs comportements donnent l’impression de grandes hésitations dans leur décision. Le régime fait mariner les problèmes mais c’est sans compter sur la détermination des parties qui se disent victimes et qui sont très bien soutenues par des Ongs d’envergure internationale.

Toujours est-il que le gouvernement Rajoelina-Ntsay ne perd pas le nord. Des « dinika » sont en cours pour améliorer les lois et structures, notamment dans la filière Or où l’Agence nationale de l’or (ANOr) va céder la place à la Centrale de l’Or. Il s’agit de renforcer le contrôle sur l’extraction et les transactions jusqu’à l’exportation. L’entrée d’une compagnie russe dans les mines de Kraoma ferait partie de cette stratégie pour faire de l’Or une source de richesse pour l’Etat. Les grévistes de la Kraoma en tout cas se sont tu.

Mais il n’y a pas que l’Or ou l’Ilménite. L’huile lourde de Tsimiroro ou le gaz de Sakaraha ou le Charbon de la Sakoa, sont entre autres, autant de richesses qui dorment. Le gouvernement est inaudible alors que le pays souffre de manque d’énergie. Les titulaires de permis d’exploitation de ces ressources stratégiques demeurent silencieux face aux actualités touchant les mines. Il y a aussi les petites mines qui sont dans la grande majorité dominées par des exploitants informels. Ils sont difficilement préhensibles car ils exercent ce métier de manière épisodique ou saisonnière : ils sont agriculteurs/éleveurs et en même temps manœuvres, artisans et exploitants miniers.

Le secteur mines est productif selon le ministre des Mines et des Ressources stratégiques. Si les grandes mines sont soumises à des règles de transparence et de redevabilité, les petites mines sont dans leur ensemble anarchique. Le départ des Chinois de Soamahamanina a évidemment ramené la paix sociale dans la région mais a-t-il profité au Trésor public ?

Recueilli par Fanambinantsoa

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4 malgaches condamnés pour des affaires de prostitution à La Réunion

Quatre malgaches sont condamnés hier à La Réunion pour des affaires de prostitution, selon le site internet de la célèbre radio de l’île, Radio Free Dom. Florida, Lydia, Hanitriniaina, Madame Irène et Goulamaly, tous nés à Madagascar, ont été présentés devant les juges pour une affaire de prostitution entre La Réunion et Madagascar. Seule Hanitriniaina a été relaxée.

Les autres ont écopé des sanctions différentes en fonction de leur implication. Florida et Lydia sont condamnées à verser 10 000 euros d’amende. Ces dernières étaient chargées de remettre l’argent que perçoivent les filles, qui se prostituaient à Pierrefonds, à Saint-Pierre, à leurs familles à Madagascar.

Madame Irène, la gérante de ce réseau de proxénétisme, cela depuis plusieurs années, écope de 18 mois de prison avec sursis et de 5 000 euros d’amende. Goulamaly est lui condamné à 18 mois de prison avec sursis et à 25 000 euros d’amende. Cet homme est chargé de protéger les filles et récolte l’argent qu’elles perçoivent directement sur place.

Dans cette île sœur, comme en France, les Malgaches ont particulièrement la mauvaise réputation de prostitution. L’Etat malgache est alors appelé à prendre des mesures particulières pour éviter que ces filles ternissent l’image de la Grande île au niveau de l’océan indien.

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L’observatoire Safidy signale déjà d’innombrables cas de violation de la loi

A la veille du scrutin des élections législatives, l’observatoire Safidy a révélé avoir constaté de nombreux cas de violation de la loi électorale durant la campagne électorale qui sera clôturer officiellement ce soir à minuit. Le bilan qu’a présenté hier ce membre de l’organisation des sociétés civiles, fait état de non-respect de la loi relative à l’utilisation des panneaux d’affichages officiels destinés à la propagande. Dans les 38 districts où les observateurs ont mené leurs missions, 47% des candidats n’auraient pas respecté les panneaux.

La Commission électorale nationale indépendante (Ceni) avait également déjà souligné que la plupart des plaintes qu’elle a reçues jusqu’ici concernent justement le manquement des candidats à ce sujet. Les affichages sauvages règnent en effet de partout. Et l’organe en charge de l’organisation des élections dans le pays annonce avoir déjà pris des sanctions pécuniaires à l’endroit de quelques candidats des arrondissements de la capitale, des périphéries ainsi que des provinces de Madagascar.

L’observatoire Safidy indique par ailleurs que 13% des candidats aux élections législatives affirment avoir subi des menaces et des pressions dans le cadre de leur campagne électorale. L’un d’entre eux aurait été même menacé avec une arme. Cela, sans parler justement des cas de violences rapportés régulièrement et quotidiennement par le projet de prévention des violences électorales dans le cadre de Pev Madagascar. Un journal de la place a même affirmé hier qu’un candidat du régime aurait frappé une candidate indépendante dans le cinquième arrondissement d’Antananarivo-Renivohitra.

Safidy aurait également enregistré 14% de cas d’abus de pouvoir que l’on pourrait être interprété comme un manque de neutralité de l’administration dans le cadre de la campagne électorale. L’observatoire ne précise pas pour autant si la descente du président Andry Rajoelina dans les quartiers de la capitale aux côtés des candidats de la plateforme avec Rajoelina au début de semaine fait partie de ces cas signalés. En tout cas, même la Ceni a déjà révélé que de nombreux cas d’implication de l’administration et des fonctionnaires à la propagande. Elle dénonce même l’utilisation des matériels de l’Etat à des fins de propagande.

A ces actes illégaux s’ajoutent l’organisation des meetings dans des endroits interdits par la loi. Safidy révèle de nombreux cas de meeting et de propagande organisés dans les églises, les écoles, les casernes militaires ou encore les bureaux administratifs.

Par ailleurs, 32% des observateurs de Safidy auraient constaté des cas de distributions d’argent par des candidats en personne ou par leurs partisans. 5% des candidats dans les domaines concernés par la mission auraient également distribué d’autres objets pour attirer l’attention des électeurs. Les régions de Diana, dans le Nord de Madagascar et d’Antsinanana, dans la partie orientale du pays, sont notamment concernées par ces pratiques politiques interdites par la loi en vigueur en matière d’élection.

De nombreux candidats auraient également organisé leur meeting dans des endroits interdits par la loi en vigueur et les observateurs de Safidy en ont fait le constat. C’était notamment le cas dans les églises, les salles de classe, dans les casernes militaires et les bureaux administratifs.

Cette mission de l’observatoire Safidy ne s’arrêtera pas en effet aux observations de la campagne électorale, elle se poursuivra lors du scrutin. Ainsi, il mobilisera plus de 5 000 observateurs à travers les 38 districts, sur les 16 régions où il est implanté le 27 mai prochain.

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Grandes mines et petites mines, des soucis…

Le secteur mines n’est pas prêt de trouver son chemin. Madagascar demeure suspendu de l’organisation EITI ; le FMI et d’autres institutions internationales ne cessent d’encourager et d’apporter leur soutien technique pour que Madagascar puisse remplir les conditions de réintégration parmi les pays crédibles en matière d’industrie extractive. Les révisions des lois et codes minier et pétrolier sont jusqu’ici restés comme des serpents de mer. Le président de l’Ong Alliance Voaary Gasy (AVG) a été plus explicite. A son avis, l’Etat n’a pas de réelle vision et encore moins de véritable politique minière. Il a déclaré récemment que Madagascar n’est pas prêt d’exploiter ses mines et ressources stratégiques. Pour preuves il évoque les problèmes et manifestations populaires contre les exploitations minières, dont le projet Base Toliara que l’Etat n’arrive pas à résoudre de manière convaincante.

Les responsables gouvernementaux prônent certes le dialogue mais leurs comportements donnent l’impression de grandes hésitations dans leur décision. Le régime fait mariner les problèmes mais c’est sans compter sur la détermination des parties qui se disent victimes et qui sont très bien soutenues par des Ongs d’envergure internationale.

Toujours est-il que le gouvernement Rajoelina-Ntsay ne perd pas le nord. Des « dinika » sont en cours pour améliorer les lois et structures, notamment dans la filière Or où l’Agence nationale de l’or (ANOr) va céder la place à la Centrale de l’Or. Il s’agit de renforcer le contrôle sur l’extraction et les transactions jusqu’à l’exportation. L’entrée d’une compagnie russe dans les mines de Kraoma ferait partie de cette stratégie pour faire de l’Or une source de richesse pour l’Etat. Les grévistes de la Kraoma en tout cas se sont tu.

Mais il n’y a pas que l’Or ou l’Ilménite. L’huile lourde de Tsimiroro ou le gaz de Sakaraha ou le Charbon de la Sakoa, sont entre autres, autant de richesses qui dorment. Le gouvernement est inaudible alors que le pays souffre de manque d’énergie. Les titulaires de permis d’exploitation de ces ressources stratégiques demeurent silencieux face aux actualités touchant les mines. Il y a aussi les petites mines qui sont dans la grande majorité dominées par des exploitants informels. Ils sont difficilement préhensibles car ils exercent ce métier de manière épisodique ou saisonnière : ils sont agriculteurs/éleveurs et en même temps manœuvres, artisans et exploitants miniers.

Le secteur mines est productif selon le ministre des Mines et des Ressources stratégiques. Si les grandes mines sont soumises à des règles de transparence et de redevabilité, les petites mines sont dans leur ensemble anarchique. Le départ des Chinois de Soamahamanina a évidemment ramené la paix sociale dans la région mais a-t-il profité au Trésor public ?

Recueilli par Fanambinantsoa

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Série de limogeage à Toamasina

Face à la recrudescence du coronavirus à Toamasina, le conseil des ministres tenu hier a apporté des réponses politiques à cette situation particulièrement délicate dans la ville du Grand Port. Des réponses qui se sont traduites par le limogeage et le remplacement des différents responsables dans la région.

Le directeur régional de la santé de Toamasina a été remplacé. Le poste est désormais occupé par Dr Célestine Vavy Razafiarisoa. Au titre du ministère de l’Intérieur et de la décentralisation, le décret de nomination du secrétaire général de la région Atsinanana a été abrogé. De même, un nouveau préfet vient d’être placé à la tête de la ville de Toamasina en la personne de Jean Jugus Razafiarison.

En l’absence des explications sur le limogeage de ces hauts fonctionnaires et sur leur remplacement, des questions se posent si ces dispositions ont des liens avec la propagation rapide de la maladie du coronavirus dans la ville du Grand Port. Quel en est leur degré de responsabilité dans le cadre de cette crise sanitaire ? Une chose est pourtant sûre, les tâches ne seront pas faciles pour les responsables fraîchement nommés.

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Un médecin contaminé par le Covid-19 retrouvé pendu au CHU de Morafeno

Accablante nouvelle. Un médecin âgé de 53 ans, contaminé par le Covid-19 a été retrouvé hier pendu dans sa chambre où il était en traitement au Centre hospitalier universitaire (CHU) Manara-penitra de Morafeno, à Toamasina.

« On l’a retrouvé en position de pendaison dans sa chambre ; ceux qui l’ont découvert ont tenté de le réanimer, mais c’était trop tard, il était déjà sans vie. L’enquête est en cours pour déterminer de la nature de sa mort, s’il s’est suicidé ou non », a révélé une source auprès du ministère de la Santé publique.

Le docteur Abel Ranaivoson, président par intérim du syndicat national des médecins, a confirmé ce décès hier. « Nous avons reçu une information concernant le décès d’un médecin exerçant au centre de santé de base de la ville de Toamasina dénommé "Hôpitaly kely". Samedi, il a été confirmé positif au Covid-19 et hospitalisé au CHU de Morafeno, le même jour. Mais le matin, un médecin qui venait faire sa visite de routine l’a retrouvé pendu dans la chambre où était en traitement. Nous ne pouvons pas encore parler de suicide. Seul l’enquête en cours le déterminera », déclare le Dr Abel Ranaivoson.

Le conseil des ministres spécial, tenu hier au palais d’Etat d’Ambohitsorohitra sur la propagation du coronavirus dans la région Atsinanana, a aussi rapporté le décès de ce médecin. Une enquête spéciale sera menée par le gouvernement pour découvrir la cause de ce décès, selon les informations reçues.

Besoin de protection

Suite à cet évènement, le docteur Abel Ranaivoson craigne que la rapide propagation de la maladie virale à Toamasina engendre une panique au sein de la population, et particulièrement au niveau des agents de santé qui prennent en charge les malades. « Si ce décès était dû au stress, c’est vraiment regrettable. Nous ne cessons de réclamer des équipements complets de protection individuelle ainsi qu’une formation pour les agents de santé qui sont en première ligne dans cette épidémie », rappelle ce président du syndicat des médecins.

« Les agents de santé non protégés ont le droit de refuser de prendre en charge les malades du Covid-19 », selon lui.