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Les actualités à Madagascar du Dimanche 25 Avril 2021

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Lutte contre la Covid-19 - Engagement de la Russie à aider Madagascar

Le nouvel ambassadeur de la Fédération de Russie, Andreev Andrey Vladimirovich, a rendu une visite de courtoisie au président du Sénat, Razafimahefa Herimanana en fin de semaine dernière. Une démarche qui s’inscrit notamment dans une perspective de renforcement des relations bilatérales entre Madagascar et la Russie.

 

« Le Sénat de Madagascar et le Conseil d’assemblée fédérale de la Fédération de la Russie vont collaborer ensemble afin de renforcer davantage les relations existantes entre Madagascar et la Russie depuis 1972 et s’étendant sur divers domaines économiques et diplomatiques. En outre, celle-ci confirme sa volonté d’accorder une aide nécessaire à la Grande île dans la lutte contre la pandémie de Covid-19 », a déclaré l’ambassadeur de la Russie à Madagascar. « Ce pays ami s’engage à nous soutenir pour faire face à la situation difficile que traverse la Nation en ce moment. Il est ainsi prêt à nous aider en proposant divers projets et en tenant compte de nos besoins permettant de riposter contre cet ennemi invisible mondial », a soulevé le numéro Un du perchoir d’Anosikely. Il renchérit en affirmant que son institution va poursuivre les descentes au niveau des Districts , des Communes et des Régions touchés par la pandémie de Covid-19, afin de soutenir la population locale face à ce contexte difficile, et ce, suivant les instructions du Président de la République. « Mis à part l’appui direct aux couches vulnérables, le Sénat a pour mission d’identifier les problèmes rencontrés par les collectivités décentralisées, surtout au niveau des établissements hospitaliers, et de les transmettre directement au niveau du Gouvernement, en tant qu’interface entre les deux parties », a-t-il précisé.  

Les deux parties ont une convergence de point de vue et une volonté mutuelle concernant le renforcement de la coopération économique et diplomatique entre les deux pays, indique que le président du Sénat malagasy. La Russie est intéressée à investir dans les domaines de la mine et de la pêche ainsi que dans la transformation agro-alimentaire. Parlant des échanges commerciaux entre les deux pays, Madagascar exporte notamment de fruits conservés vers la Russie. La valeur de ces exportations se chiffre à plus de 2 millions de dollars en 2019, soit un volume de 1 845 tonnes. Elle a connu une hausse importante de l’ordre de 64% entre la période de 2015 et 2019. En revanche, le froment ou le blé tendre constitue les principaux produits importés par la Grande île. Par ailleurs, la Russie a déjà remis un don à travers le Programme alimentaire mondial (PAM), portant une valeur de plus d’un million de dollars en octobre dernier, afin de soutenir les enfants victimes du Kere dans le Sud de Madagascar. Il s’agit notamment d’un don composé de 382 tonnes de légumineuses et de 120 tonnes d’huile végétale. 

La rédaction

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Contestation de décision gouvernementale  - L’opposition veut rééditer 2009

A situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles ! La dernière décision du Gouvernement a fait l’effet d’un coup de massue chez les membres de l’opposition qui voulaient profiter de la situation de crise sanitaire pour déstabiliser le pouvoir. Rappelons que ladite décision porte sur la suspension des manifestations publiques et des émissions de débat à caractère politique dans tous les médias. Coupés dans leur élan de déstabilisation, Marc Ravalomanana et consorts veulent à présent créer la polémique au sein de l’opinion publique voire mobiliser leurs partisans avec comme finalité la réédition de 2009.

 

D’emblée, il faut souligner que le pays traverse actuellement une période exceptionnelle étant donné la crise sanitaire. Cela justifie donc la prise de dispositions en vue de préserver l’ordre public qui découle du décret d’Etat d’urgence pris par le Président de la République en Conseil des ministres. Par définition, l’état d’urgence désigne un régime exceptionnel qui se traduit par un renforcement des pouvoirs de l’autorité administrative et implique en lui – même des restrictions de liberté comme celle de circuler à cause du confinement et du couvre – feu en l’occurrence ou la liberté de réunion. Il est évident que la suspension provisoire des émissions télévisuelles et radiophoniques permet de préserver l’ordre public, un aspect important dans une situation d’état d’urgence.

La décision est d’autant plus justifiée lorsqu’on sait que certaines émissions politiques incitent au rassemblement de citoyens alors que cela est strictement interdit au risque de favoriser la propagation de la Covid-19. La récente manifestation orchestrée par le TIM à Ambohimanarina en est la preuve vivante. Appeler au rassemblement, à l’heure où le respect de la distanciation sociale et le confinement sont vitaux, relève de la pure mauvaise foi et d’une atteinte à l’ordre public.  

Série de réunions à Faravohitra

L’article 61 de la Constitution indique noir sur blanc que « lorsque les institutions de la République, l’indépendance de la Nation, son unité ou l’intégrité de son territoire sont menacées et que le fonctionnement régulier des pouvoirs publics se trouve compromis, le Président de la République peut proclamer sur tout ou une partie du territoire, la situation d’exception à savoir l’état d’urgence, l’état de nécessité ou la loi martiale (…) ». Selon le même article, ce contexte exceptionnel confère au Chef de l’Etat des pouvoirs spéciaux dont l’étendue et la durée sont fixées par une loi organique.

Au lendemain de l’annonce de la décision du Gouvernement, des responsables de médias de l’opposition sont montés au créneau pour contester et affirment vouloir porter l’affaire devant le Conseil d’Etat. Le combat semble pourtant perdu d’avance puisque Madagascar se trouve justement dans une situation d’exception étant donné l’épidémie liée à la Covid-19.

Des informations officieuses révèlent la tenue d’une réunion des membres du bureau politique du TIM ainsi que des députés sous la houlette de l’ancien président Marc Ravalomanana à son domicile à Faravohitra, samedi dernier. La consigne lors de ladite réunion était justement de contester la décision du Gouvernement. Mais l’opposition envisagerait également d’organiser une manifestation similaire à celle de 2009 suite à la fermeture de la station VIVA. La situation actuelle n’a pourtant rien à voir avec celle de 2009 puisqu’il n’est pas question de fermeture d’une station mais d’une suspension provisoire d’émissions. De plus, la décision concerne aussi bien les médias publics, ceux pro – régimes et ceux de l’opposition.

La Rédaction 

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Le malheur des uns … !

Et la vie continue dans un long et tumultueux périple à contradiction flagrante. Le malheur et le bonheur, la peine et la joie, inséparables, partagent le même chemin. A telle enseigne que le malheur des uns fait le bonheur des autres et ce au même moment et au même endroit. Et ainsi va la vie !

 

Le pays pleure des ses dix morts (bilan du vendredi 23 avril). Analamanga, en tant qu’épicentre de la pandémie avec les cinq décès, se trouve toujours en tête du macabre peloton sans compter des victimes à domicile dont les proches se gardent d’étaler au public pour des raisons que l’on sait. Des amis de longue date, des pères et des mères de famille laissant subitement leurs enfants orphelins, des figures de proue de la culture, des sommités scientifiques, des soldats au propre comme au figuré au front de la guerre contre le coronavirus, etc. sont happés par la mort en un quart de tour. Bien que le nombre des guéris, toujours selon le bilan du week-end dernier, dépasse pour la première fois celui des contaminés, la menace demeure toujours alarmante et éprouvante. Des fois, on n’a pas eu le temps d’être triste ni de sentir la douleur du fait que la loi en vigueur, pour le cas des morts par la Covid-19,  interdit de garder chez soi la dépouille pour une veillée funèbre ou autre, il faut impérativement enterrer le jour même du décès et cela, pour certains cas, dans des fosses ... communes, « fasan’ny firaisam-po », en présence seulement d’une petite poignée de la famille. On dispose tout juste le temps matériel pour les préparatifs d’usage (paperasse administrative, confection des bières, etc.). Dur, dur, dur ! Pénible ! Des circonstances à fendre le cœur, à saper le moral et à briser le corps.

De l’autre côté, les affaires florissent ! Des gens qui entreprennent des activités, pas forcément malhonnêtes, font fortune. Ici-bas, cela arrive et arrivera toujours ! Aucun état d’âme là-dessus.

Les officines de pharmacie, constamment prises d’assaut, écoulent leurs « produits » en un temps record. Les médicaments ou les remèdes entrant dans le cadre du protocole de traitement de la Covid-19 s’arrachent comme des petits pains. Parallèlement, des affairistes malfamés et sans scrupules en profitent. Ils s’enrichissent indument de l’affolement des gens pour s’approprier certains médicaments fortement recherchés ou des bonbonnes d’oxygène ou des concentrateurs, etc. qui s’obtiennent à prix d’or. Pour leur part, les ventes de cache- bouche/nez et gels reprennent l’envol.

Le service des menuisiers et des zingueurs se voit très sollicité pour la confection des cercueils ou des bières. Sans pour autant oublier les marchands de linceul et les services de pompe funèbre qui, eux aussi, sont débordés. Et que dire de ces grossistes des PPN qui abusent de leurs concitoyens. Ce ne sont que des exemples parmi tant d’autres.

Des affaires normales, paranormales, au noir pullulent ! De toute manière, elles ont en commun un qualificatif : juteuses. Depuis la propagation de ce virus sur le territoire national, voici un an, une classe de nouveaux riches émerge du lot, une petite minorité. Tandis que les autres sont anéantis par la douleur et que d’autres englués dans la misère, ils s’enrichissent.

Ndrianaivo

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Saisie des 73,5kg d’or en Afrique du Sud - L’Etat malagasy entend prouver sa provenance de Madagascar

Madagascar ne lâche pas l’affaire. Quatre mois après la saisie des 73,5kg d’or en Afrique du Sud, le Gouvernement se penche toujours sur le dossier. Pour rappel, trois hommes ont été arrêtés à l’aéroport international de Tambo à Johannesburg en janvier dernier avec ce produit minier dans leurs bagages à main. Jusqu’à ce jour, la provenance réelle de l’or n’a pas encore été identifiée mais la probabilité d’une provenance de Madagascar figure dans les pistes de réflexion.

D’après les informations reçues, l’Etat malagasy entend prouver scientifiquement que cet or saisi en Afrique du Sud provient de la Grande île. Cette technique permettra d’étoffer le dossier de Madagascar. Le ministère des Mines et des Ressources stratégiques (MMRS) en collaboration avec le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (MESUPRES) ont alors organisé, la fin de la semaine dernière, une réunion avec les scientifiques malagasy. Etant donné que le pays se trouve actuellement en état d’urgence sanitaire, l’évènement s’est tenu en visioconférence et a été dirigé par Fidiniavo Ravokatra, numéro Un du MMRS et Elia Béatrice Assoumacou, ministre du MESUPRES.

Ces derniers ont mobilisé des spécialistes en sciences de la terre, des enseignants- chercheurs des universités d’Antananarivo, de Mahajanga et de Toliara ainsi que des techniciens travaillant dans les deux ministères. A travers les échanges et réflexions, les participants ont été unanimes quant à la faisabilité de retracer la provenance de l’or à travers des analyses physiques et chimiques. Les travaux de recherche sur le plan technique, technologique, financier, relationnel ainsi qu’une analyse des pistes pour y parvenir seront immédiatement entamés par les scientifiques malagasy. Par ailleurs, il a été décidé la mise en place d’un comité scientifique de l’or saisi en Afrique du Sud. Cette première réunion n’est que le début des travaux de commission. Plusieurs autres ateliers seront organisés prochainement.

Recueillis par Solange Heriniaina 

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« Fasan’ny firaisam-po » à Ambohidratrimo - Une centaine de fosses individuelles aménagées !

Opérationnel prochainement. Les travaux d’aménagement du « Fasan’ny firaisam-po » à Anosiala- Ambohidratrimo avancent. Il s’agit de l’un des cimetières de solidarité qui seront mis en place dans la Région d’Analamanga, destinés pour les personnes décédées de la Covid- 19. L’autre sera installé du côté de Sabotsy -Ambatofotsy, selon les informations recueillies.

« Outre la mise en place de clôture, une centaine de fosses individuelles est actuellement en cours de construction. Avec quelques mètres de profondeur, l’intérieur de chaque fosse sera en brique. Sa construction tient également compte des us et coutumes malagasy », informe Vincent Ravomanana, Secrétaire général (Sg) de la Région d’Analamanga. « Contrairement à ce qui se passe dans les autres pays, à l’exemple du Brésil, nous voudrions assurer un enterrement digne pour les victimes de la Covid -19, avec le respect des rituels. L’enterrement pourra être assisté par 10 personnes au maximum, selon les consignes. D’ailleurs, le nom de chaque défunt sera écrit sur une pierre tombale au-dessus de sa fosse individuelle », ajoute le responsable. Les familles pourront récupérer les corps dans quelques années, mais le délai exact reste à déterminer avec les experts, d’après notre source.

Rien à craindre

Les riverains d’Anosiala- Ambohidratrimo ont récemment exprimé leur inquiétude quant à la mise en place du « Fasan’ny firaisam-po » dans leur localité, entre autres sur leur sécurité face aux risques de propagation de la pandémie. Toutefois, le Sg de la Région d’Analamanga a tenu à les rassurer. « Vous n’avez rien à craindre. La construction des fosses individuelles s’est faite aux normes de sécurité, si l’on tient compte de la profondeur ou de l’intérieur en brique. De plus, chaque fosse sera bien close. Bref, il n’y a aucun danger ni pour ceux qui vont y enterrer leurs familles ou proches ni pour les riverains », soulage ce responsable. D’un autre côté, les préparations des corps se font depuis l’hôpital jusqu’au cimetière. L’Etat se charge de tous les préparatifs tandis que la famille du défunt s’assure des frais liés à l’enterrement.

Pour les décès causés par d’autres maladies mais qui ne peuvent sortir de la Région d’Analamanga, les familles des défunts peuvent consulter leurs Communes pour avoir des renseignements sur les cimetières qui peuvent les accueillir.

Recueillis par Patricia Ramavonirina

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Week-end confiné à Antananarivo - Plus d’un demi-millier d’indisciplinés sanctionnés !

Des centaines de Tananariviens n’ont peut-être pas compris les enjeux du confinement total appliqué sur l’ensemble de la Région d’Analamanga durant le week-end. En raison de l’explosion des nouvelles contaminations au coronavirus dans la Région, les éléments de la Police nationale mobilisés au niveau des quartiers de la Commune urbaine d’Antananarivo, des Districts d’Avaradrano et d’Atsimondrano pour une opération de sécurisation, ont été contraints de sanctionner des centaines de gens indisciplinés dans les rues.

En deux jours, 732 Tananariviens n’ont pas respecté les mesures de confinement total et ont été punis. Pour samedi dernier, les 338 personnes arrêtées sont constituées de marchands de légumes et d’autres produits non essentiels. A cela s’ajoutent des personnes curieuses de savoir le déroulement du confinement total. Pire encore, des jeunes inconscients ont même profité de la situation pour faire une balade en amoureux. Pour la journée dominicale, les éléments de la Police nationale ont arrêté 394 individus dont des joueurs de pétanque et des adeptes de combat de coqs. Les ruelles des bas-quartiers, entre autres, ont été envahies par des badauds. Il a fallu aux Forces de l’ordre d’user du gaz lacrymogène pour les disperser.

« Toutes les personnes qui ne suivent pas les mesures liées au confinement ont été placées en garde à vue au niveau des Postes de police situées dans les zones où elles ont été embarquées. La durée de la détention dépend par contre de la circonstance de leur arrestation. Quelques individus verbalisés ont été libérés sur l’heure, notamment les usagers de la route qui sont sortis de chez eux sans aucune raison. Ceux qui ont gravement enfreint les règlements, par exemple les badauds qui se sont attroupés pour un jeu de cartes, une partie de football ou encore des combats de coqs ont dû passer la nuit au violon », a expliqué un policier.

Effectivement, au cours de ces deux derniers jours, seuls les épiceries ont été autorisées à ouvrir jusqu’à 13h. Cependant, il a été remarqué que cette disposition n’a pas été suivie à 100 %. Des marchands ont encore laissé leurs portes semi-ouvertes dans certains quartiers. Il en est de même pour les vendeurs de légumes et de viandes. « C’est pour nos clients que nous prenons encore le risque de travailler malgré le confinement. Nous savons très bien qu’ils ne disposent pas assez d’argent pour une provision de deux jours », se désole une vendeuse de fruits et légumes à Andavamamba.

Rappelons qu’Antananarivo est devenue une zone rouge en matière de contamination au coronavirus depuis le mois de mars. Des mesures de restriction ont été déjà appliquées, mais cela n’a pas suffi pour rompre les chaînes de transmission. Dans son intervention télévisée du 18 avril dernier, le Président de la République Andry Rajoelina a pris la décision de confiner la Région d’Analamanga pour deux week-ends.

K.R.

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Tentative de vindicte populaire à Amboahangibe-Sambava - Les gendarmes font feu, deux jeunes succombent

Samedi dernier, les tentatives chez des membres du « fokonolona » excités d’Amboahangibe, District de Sambava, pour faire une vindicte populaire, à laquelle s’ajoute une tentative pour prendre d’assaut la caserne de la Gendarmerie locale, ont viré en une effusion de sang. En effet, les gendarmes mobilisés sur place pour rétablir l’ordre, ont dû ouvrir le feu sur les manifestants, touchant mortellement ainsi deux d’entre eux. D’après une source locale, les victimes sont encore très jeunes. Par ailleurs, un élément des Forces de l’ordre fut blessé en accueillant un débris de pierre lancé par les émeutiers.

 

Tout a démarré par l’assassinat le 21 avril dernier d’un médecin libre dans cette localité. Par la suite, l’enquête menée par la Gendarmerie a débouché sur l’arrestation de deux suspects. Mais les enquêteurs ne s’étaient pas contentés de ce premier résultat. En poussant davantage leurs investigations, un troisième suspect était appréhendé, le 24 avril dernier. Selon la Gendarmerie, tout cela ne s’est pas passé inaperçu par les habitants. A preuve, ils étaient venus en masse à la brigade de gendarmerie afin de réclamer la tête de ce troisième larron. « Les émeutiers ont voulu lui faire la peau, et n’ont pas voulu que le suspect soit jugé au Tribunal », explique davantage une source auprès de la Gendarmerie.

Face à la dangereuse tournure de la situation auprès de la Brigade, les gendarmes étaient donc obligés de procéder à des tirs de semonce dans le but de faire disperser les émeutiers. Mais les tirs n’ont pas fait reculer ces derniers, qui ont continué à charger la caserne à coups de pierres ou autres projectiles. C’était dans ces circonstances que les tirs des Forces de l’ordre ont mortellement touché les victimes.

Sur place, la tension était telle que la Gendarmerie n’est parvenu à calmer les esprits que tard au cours de la soirée. Entre-temps, les suspects qui avaient été gardés à vue sur place, ont dû être transférés à un autre endroit. Cette mesure était loin d’apaiser la colère des émeutiers. Le soir, ils ont incendié la moto appartenant au commandant adjoint local de gendarmerie. Parallèlement, des individus équipés de mégaphone ont circulé afin de pousser les habitants à faire une veillée.

La situation était tellement tendue que différents hauts responsables au sein du commandement de la gendarmerie ne purent s’empêcher de se déplacer sur place. Pour le moment, une enquête a été spécialement lancée pour déterminer les circonstances exactes ayant mené à ces tirs mortels qui ont coûté la vie à deux civils. Comme dans pareilles circonstances, des sanctions attendent quelques éléments de la Gendarmerie si jamais ils s’avéreraient fautifs.

F.R.

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Football - Suspension provisoire de Dupuis

L’affaire Dupuis défraye la chronique ces derniers temps. Après une campagne anti- Nicolas Dupuis menée depuis un certain temps par quelques membres du comité exécutif de la FMF, le sujet éclate désormais au grand jour depuis que le technicien français s’est permis de nommer un « Team manager », en la personne de Lova Ramisamanana, au sein de son staff. L’objectif est de lui confier le rôle d’organisateur des matchs amicaux, comme il l’avait fait avant la CAN 2019, pour les Barea.

C’est la goutte d’eau qui aurait fait déborder le vase. En effet, cette décision n’a pas plu au président de la FMF, exilé en Europe et poursuivi pour une affaire de détournement de fonds publics, mais qui prend toujours la commande de la FMF à distance. D’autres faits sont reprochés à Dupuis. En premier lieu, « son engagement auprès de plusieurs autres entités sans autorisation préalable de la fédération » et deuxièmement, « son ingérence dans le processus de sélection de l’équipementier de l’équipe nationale », rapporte-t-on dans plusieurs sites locaux et sur les réseaux sociaux.

Nicolas Dupuis risque gros à Madagascar avec la sélection nationale, qu’il entraîne depuis mars 2017. Selon les informations de la presse locale, le technicien français de 53 ans pourrait être suspendu à titre provisoire.

« La décision appartient à la fédération. Je sais qu’en cas de victoire, c’est toujours les joueurs qu’on acclame mais en cas d’échec tout retombe sur moi. J’ai toujours essayé de proposer plusieurs idées à la nouvelle équipe de la fédération pour préparer l’équipe dans une condition optimale mais il y avait toujours de problème ».

Mais à défaut de lui payer ses droits qui courent jusqu’à la fin de ses contrats, la FMF aurait proposé un arrangement. La Fédération malagasy de football s’apprête à « suspendre à titre provisoire » Nicolas Dupuis.  Précisons-le, on attend l’annonce officielle de la nouvelle dans les jours à venir, d’après plusieurs sources à Isoraka.

Autrement, cette suspension provisoire doit « déboucher sur une résiliation définitive du bail ». La FMF entend ainsi engager des négociations avec lui, afin de trouver un accord commun pour une séparation à l’amiable. Par la suite, la fédération prévoit de nommer un nouveau sélectionneur, qui devrait prendre la direction des Barea à partir du début des qualifications à la Coupe du monde de Qatar 2022, qui débutera d’ici un mois et demi. A suivre…

Recueillis par E.F.