Une triste réalité pour les employés de la société Triple A. Les dirigeants de la société ont déclaré jeudi dernier que la société Triple A est entrée en chômage technique.
Les représailles menées par les représentants de l’État, telle que la coupure sans préavis de l’électricité, l’interdiction de vendre des produits de triple A et le blocage des procédures douanières, la société Triple A n’a plus le choix que céder ses ouvriers au chômage technique. Vu la mise sous scellés de l’usine, près de 702 employés directs sur les 850 vont être contraints de quitter leur poste. La société fait vivre plus de 800 ouvriers, 4000 producteurs et 10 000 revendeurs. Les avocats de l’usine revendiquent encore auprès du Ministère de l’Industrie que celui-ci procède à une descente pour l’évaluation technique de la société. D’après Me Ratefimahefanijoro Dimine Eloi, la société est obligée de procéder à la suspension de ses activités depuis la sortie de l’Arrêté interministériel N°24392/17 le 4 octobre 2017. Depuis cette date, l’usine a été scellée à plusieurs reprises par la préfecture d’Antsirabe toujours sur la base de l’Arrêt interministériel. Pourtant, cet arrêté interministériel consiste à la suspension, non à la fermeture, ni au scellage de tous les accès de l’usine. D’ailleurs, la délivrance du permis environnemental est bloquée volontairement et politiquement par le ministère selon les avocats. Tous les dossiers exigés pour la procédure de réouverture de la société sont déjà déposés auprès du Ministère de l’Industrie.
Le chômage technique durera six mois. Passé de ce délai, si aucune solution n’a été trouvée, la société sera dans l’obligation de renvoyer tous les employés et de fermer définitivement ses portes.