Les actualités Malgaches du Dimanche 25 Février 2018

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Madagate109 partages

Madagascar Présidence. Lova fils de Hery au centre d’un trafic de devises

Décidément, la conduite des affaires au plus au niveau est devenue une affaire familiale à Madagascar. Déjà, les soupçons étaient (et sont encore) lourds concernant l’immixtion de Voahangy X. (car sans nom de jeune fille connu du public) dans la nomination aux hauts emplois dans certains ministères. Mais cette fois-ci, c’est l’un des fils Rajaonarimampianina qui semble être concerné directement. Ainsi donc, son président de père anommé un nouveau conseiller permanent auprès de lui-même, alors que le sort d’Hervé Rabehanitriniony et de Willy Rakotomalala est encore dans le flou.

Certes, il est jeune -31 ans- mais la jeunesse est-elle un critère de nomination essentiel au poste de conseiller d’un président de la république. Permanent qui plus est. A moins que ce ne soit le fait d’être un sortant de l’Inscae (Institut National des Sciences Comptables et de l'Administration d'Entreprises) ou papa Hery Martial a professé à son retour de Trois-Rivières au Canada? En tout cas, ce qui est certain, c’est que ce conseiller permanent -mais on ne sait pas de quoi exactement- est un intime de Lova Rakotoarimanana. Celui-ci est-il pour quelque chose dans cette nomination? Sûrement oui mais il niera. Il s’agit du fils cadet de Hery Rajaonarimampianina qu’il a eu de son premier mariage avec Claudia Nivonihanta Andrianalizaha. Rappelez-vous: ce Lova-là s’était fiancé avec Narindra, début mars 2017, selon les traditionnelles fiançailles à la malgache («fanaterana vodiondry») à l'Hôtel Colbert Antaninarenina. Où est le mal, diriez-vous? Pas des fiançailles mais du copinage Lova-Miandrafenosoa?

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Ben, il y a eu un cas étrange au sein des Douanes malgaches, le jour de la Saint Valentin 2018. En fac-similé, les deux pages du procès-verbal. L’affaire: «à la requête de Monsieur le Président de la République de Madagascar» (formule consacré ayant un caractère plutôt tragi-comique dans cette affaire), le 14 février 2018 donc, un certain Kevin Ntsay, 27 ans, a été conduit au Bureau de l’Unité de Surveillance de l’aéroport d’Ivato, porte TBE1, car «lors du traitement du vol AF 935 à destination de Paris, il a été découvert sur lui 7.500 euros en billets de banque. Se disant «chargé d’affaires» (de qui et de quoi ? Plutôt chargé d’euros), il s’est fait assisté par un autre jeune, qui n’est… autre qu’un des conseillers permanent du Président de la République de Madagascar, nommé officiellement au mois de novembre 2017.

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De plus en plus bizarre lorsque ce «chargé d’affaires», assisté donc d’un conseiller permanent du Président de la République, a déclaré qu’il «ne savait pas qu’il fallait déclarer en douane et produire des pièces justificatives». Et dire qu’il a fréquenté l’Inscae. Et c’est dans ce mot magique (visible sur les maillots de la photo plus) que tout va se jouer. Car il est certain que Lova, fils du président Hery, va peser de tout son poids pour que son copain sorte indemne du tribunal correctionnel d’Antananarivo et peut-être que l’argent lui soit même restitué, étant entendu qu’il ne lui appartient pas, on peut l’affirmer. A moins qu’il n’hérite (Lova signifie héritage en malgache) du caractère spécifique de son papa qui laisse tomber les vieux copains comme des chaussettes usées. Qui sait?

Miandrafenosoa, Lova et Kevin (qui ressemble déjà à son père physiquement). Jusqu'où va leur amitié? Cette photo illustre vraiment le titre de cet article. Comme ses prédécesseurs en matière de trafic illégal, le dernier passera-t-il entre les mains de la justice et le second conservera-t-il son titre qui lui permet pratiquement tout?

En fait, la révélation de cette minable affaire indique le modus operandi au plus haut sommet. Comme dans tout trafic, il y a une mule, la personne qui transporte quelque chose de frauduleux. Si çà tourne mal, comme le cas de ses 7.500 euros, un protecteur au plus haut niveau de l’État s’implique. Si çà ne suffit pas, c’est quelqu’un d’encore plus proche du couple présidentiel qui entre dans la danse, faisant fit des lois en vigueurs et qui doivent, pourtant, être les mêmes pour tous. Comment finira cette énième affaire de trafic de devise découvert? Restons tous vigilants car au plus haut sommet de l’État, ceux ou celles qui, de prime abord sont désigné coupables ne le sont pas. A mon sens, dès qu’on cite une personne sans apporter une ou des preuves concrètes pour étayer ses dires, il y a trafic… d’influence qui cache la vérité vraie. Pour l’heure, elle est là pour ce trio de jeune formé par Lova, Kevin et Miandrafenosoa. Celui-ci a-t-il été nommé pour cela? Onverra. Mais est-ce que le père Rajaonarimampianina est-il au courant de tout cela oui ou non.

Jeannot Ramambazafy - 25 février 2018

La Vérité29 partages

Des gouvernants voyous - Une ambulance comme…voiture ouvreuse

Vendredi 24 février dernier, au milieu de la matinée. L’axe Tana-Ivato connaît son lot quotidien de bouchon infernal, s’étalant sur plusieurs kilomètres. L’on entend soudain au loin la sirène caractéristique d’un véhicule revendiquant la priorité. Effectivement,  la silhouette d’une ambulance se profile bientôt à l’horizon, se frayant un chemin entre les deux files de voitures figées dans l’embouteillage. Sagement, les automobilistes des deux sens essaient de se ranger au mieux sur les côtés afin de laisser passer ce véhicule prioritaire. Au passage de celui-ci, on est surpris de voir dans son sillage plusieurs 4x4 de grosse cylindrée s’engouffrer dans la trouée. A ce moment, tous les témoins de la scène étaient encore persuadés qu’il s’agissait de proches du malade transporté par l’ambulance, comme on en voit parfois lors de telles circonstances. Quoique bon nombre de témoins étaient quelque peu surpris par le nombre inhabituel des voitures « suiveuses » ainsi que leurs modèles, tous de très haut de gamme.

 

Pas plus tard que dans la minute qui suit, une autre sirène du même genre que la précédente se fit entendre. Comme la première fois, à la vue de l’ambulance qui pointe son nez entre les deux files, les automobilistes se rangent pour libérer le passage. Et comme la première fois également, le même scénario se reproduit. Plusieurs imposants 4x4 talonnent l’ambulance, bénéficiant ainsi de la priorité accordée à cette dernière. On remarque alors que, dans le premier cas comme dans le second, les modèles des voitures « suiveuses » ne sont pas sans rappeler celles des hautes autorités du moment, en l’occurrence celles des ministres du Gouvernement, et que les deux ambulances qui leur ont ouvert le passage ne sont autres que celles octroyées, à titre de donation, par un pays tiers dans le cadre du dernier sommet de la francophonie. Du coup, personne ne croit plus à une coïncidence. Il faut se rendre à l’évidence : pour se frayer un chemin face aux embouteillages, certains de nos gouvernants ont eu l’idée cynique de se servir d’une ambulance comme…. voiture ouvreuse ! 

Car il faut savoir que, ces derniers temps, bon nombre d’usagers de la route ont décidé de refuser le passage à ces véhicules qui, usant de la cocarde tricolore et de la sirène dont ils sont indûment dotés, se mettent à revendiquer une priorité à laquelle ils n’ont nullement droit. Des anecdotes sur ces refus (légitimes) des simples citoyens de se plier au diktat de certaines personnalités publiques en mal de pouvoir sont de plus en plus rapportées sur les réseaux sociaux. Un mouvement de fronde d’autant plus compréhensible que c’est le même gouvernement actuel qui, par le biais du ministère des Transports, a émis officiellement un rappel quant aux personnalités malgaches pouvant bénéficier de la priorité sur la voie publique et user dans ce cadre de sirène et de voiture ouvreuse. Il s’agit principalement des Chefs d’Institution. Exit donc, notamment, les « simples » ministres et « simples » députés.

Certains pourront arguer que la présence d’une ambulance dans un cortège officiel est entre dans les mœurs, à l’instar de ce qu’on observe dans le convoi présidentiel. Néanmoins, d’un côté, une suite de véhicules ministériels ne répond nullement à la définition d’un cortège officiel et de l’autre, même dans le cas de celui du Président de la République, l’ambulance ne devrait en aucun cas se trouver en tête de convoi. Des témoignages ultérieurs de rapporter d’ailleurs que les deux singuliers cortèges aperçus vendredi dernier sur l’axe Tana-Ivato sont sortis simultanément d’un seul et même palais d’Etat, pour se diriger vers l’aéroport international d’Ivato où était attendu Hery Rajaonarimampianina, en partance vers l’étranger. Un coup bien préparé en somme…

On laissera à tout un chacun de qualifier une telle attitude de nos gouvernants. On se contentera de signaler qu’elle n’est pas sans rappeler celle des voyous opportunistes qui se mettent dans le sillage d’une voiture de pompier ou d’une ambulance pour brûler la politesse aux autres usagers de la route ayant cédé le passage à ces dernières.

Hery Mampionona

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Transparency International Madagascar : un recul de 10 places pour Madagascar

Madagascar est à présent perçu comme un pays fortement impacté par la corruption. Transparency International Madagascar a présenté l’IPC ou Indice de la Perception de la Corruption du pays. Le conseiller en développement organisationnel de révéler que Madagascar est classé dans la zone rouge en termes de corruption.
Dans l’édition de 2017 de l’IPC, Madagascar était en recul de 2 points par rapport à l’année 2016. Avec une régression de 10 places, l’IPC de Madagascar a d’ailleurs pris un recul depuis 2012. Madagascar est perçu comme un pays très corrompu par rapport à des pays comme les Comores, l’Ouganda et le Cameroun. Me Alex Rafamatanantsoa a expliqué que ce recul est d’autant plus inquiétant que la régression de Madagascar de dix places dans le classement de 55 places sur 180 pays. Lui de confirmer que les actions fortes entreprises en 2017 par les horizons publics de corruption se poursuivent. De son côté, Jean Louis Andriamifidy, le DG de BIANCO de dire que le résultat n’est pas étonnant. Le manque de prise d’initiative de l’Etat en est la principale raison. Il a souligné que BIANCO en est à la phase de mise en place d’un cadre juridique nécessaire dans le cadre de mise en œuvre de la stratégie nationale anti-corruption.
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Tsilavina Ralaindimby a tiré sa révérence

Un grand homme s’en est allé… pour rejoindre les étoiles.
Tsilavina Ralaindimby, Raintsi pour les proches, était un professionnel de la culture et de la communication. Il a valorisé la culture malgache dans les programmes qu’il réalisait quand il avait travaillé à la TVM. Raintsi a donné une grande fierté aux Malgaches en organisant la troisième édition des jeux des îles de l’océan Indien en 1990, puis les jeux de la francophonie en 1997. C’était un homme qui faisait preuve d’humilité et qui n’aimait pas être sur le devant de la scène. Un grand homme qui avait une vision de valorisation de la société malgache en la tirant toujours vers le haut avec ses « revy ». Raintsi est parti.. mais, il laisse derrière lui un héritage inestimable pour tout un peuple, qui (ré)écrit son histoire. On te souhaite bonne route pour ton voyage Raintsi…
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Présidentielle 2018 - Andry Rajoelina attendu comme un « messie »

Que l’ancien président de la Transition Andry Rajoelina conduise Madagascar vers un avenir radieux. C’est ce qu’espèrent bon nombre de ses compatriotes, épuisés par 4 ans de tenèbres et qui voient en Andry Rajoelina une promesse d’un futur résolument plus clair. La cérémonie de présentation de vœux de la plateforme politique Miaraka amin’ny Prezida Andry Rajoelina qui a eu lieu au domicile de l’ancien président de la Transition à Ambohimangakely samedi dernier a résolument été marquée du sceau de l’amour. Près de 2500 partisans Orange, issus des 119 districts, des 22 régions et des 6 anciennes provinces, ont répondu à l’invitation lancée par l’ex Chef d’Etat Andry Rajoelina.

 

Tous les orateurs à la tribune qui ont représenté les partisans du Mapar dans les 6 ex provinces du pays n’ont pas hésité à clamer leur amour pour l’homme providentiel ;  « Sauvez le pays, sauvez les malgaches, revenez au pouvoir » a lancé d’emblée Jocelyne Rahelihanta député Mapar élue à Antsiranana, et première intervenante.

« Vous êtes notre seul espoir » a pour sa part indiqué Irma Lucien Naharimamy, députée du Mapar élue à Mahanoro, porte-parole pour l’ancienne province de Toamasina.  Hery Rasoamaromaka, secrétaire national du Mapar Analamanga a pour sa part rassuré le Président du soutien inconditionnel des membres du Tgv et du Mapardans l’ex-province d’Antananarivo. Celui-ci d’indiquer d’ailleur que le Tgv et le Mapar sont ouverts à toutes les personnes de bonne volonté.

Je ne vous décevrai pas

Les orateurs ont également exhorté l’ex-homme fort de la révolution orange Andry Rajoelina à se présenter à la présidentielle censée ce tenir avant la fin de cette année.  « Lors de nos descentes sur terrain, la population de Toliara nous a chargé de vous envoyer un message : elle ne vous demande plus de déposer votre candidature, elle vous a déjà donné sa bénédiction pour être le Président de la République pour les dix prochaines années » a d’ailleurs lancé le député Tinoka Roberto Raharoarilala.  Se fendant d’une métaphore avec le football, l’élu à Sakaraha de lancer : « Si vous étiez un footballeur vous seriez un buteur providentiel tel un Lionel Messi et nous serions les défenseurs ».

S’il refuse pour l’heure de parler de candidature, l’ex président de la Transition a toutefois tenu lui aussi à fait part de son amour envers la population malgache et adressé un message d’espoir pour celle-ci. « Je sais votre amour. Sachez que c’est réciproque. C’est cet amour envers le peuple malgache qui a d’ailleurs motivé ma décision de revenir sur la scène politique », a-t-il martelé. 

Devant une foule acquise à sa cause, l’ancien numéro Un du pays s’est engagé à prendre ses responsabilités.  « Je sais que vous êtes nombreux à me faire confiance pour sauver le pays de la situation de pauvreté actuelle. J’aurais tort vis-à-vis de l’histoire si je reste sans rien faire face aux cris de détresse lancés actuellement par mes compatriotes. Les Malgaches ont espéré le développement depuis l’indépendance mais jusqu’à maintenant, le pays s’enfonce toujours dans l’obscurité totale et les jeunes demeurent dans un avenir incertain », a-t-il lancé, d’un ton sobre.  

Andry Rajoelina poursuit en indiquant qu’ « il faut se préparer pour diriger un pays ». Le président fondateur du MAPAR rappelle à cet égard ses 4 ans de silence durant lesquelles il s’est préparé en recherchant des solutions pour le pays et en parcourant le monde pour trouver des collaborateurs en vue de la mise en œuvre de son « Initiative pour l’Emergence de Madagascar ». « Je ne vous décevrai pas et je ferai tout pour satisfaire la confiance que vous m’accordez », a-t-il annoncé. 

Un changement nécessite toutefois un changement dans le mode de gouvernance et la pratique politique s’imposent. Et Andry Rajoelina de soutenir qu’il est utopique penser à un dévleoppemnet du pays ni en 2030 ni même en 2080 si les politiciens continuent à perdre leur temps à se critiquer, se mettre des bâtons dans les roues et à se haïr sans pour autant songer au peuple Malgache. 

La Rédaction

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Enfin !

Enfin ! La voix de la raison remportait. Ramenée sur le chemin de la conscience, Elise Alexandrine Rasolo, Garde des Sceaux, ministre de la Justice, avait pris une décision utile et…courageuse. Lors d’un point de presse à son bureau, à Faravohitra, elle annonçait que les épreuves du 6 février et du 7 février à l’Ecole nationale de la magistrature et de greffe (Enmg) ont été annulées.  Les futurs élèves-magistrats et ceux des greffiers devront patienter. Et ce, pour « garantir la légitimité des concours », selon Mme la ministre. Suite à des soupçons de corruption, ajouta-t-elle, la décision s’imposait.   

 

Pour le Dg du Bianco, Andriamifidy Jean Louis, il ne s’agirait pas seulement des suspicions mais des faits avérés de corruption. Preuves à l’appui, le maitre de « La Piscine » d’Ambohibao ne tient pas  du tout à raccrocher. De son côté, la Commission nationale indépendante des droits de l’homme (Cnidh), en menant ses  propres enquêtes, convaincue qu’il existe formellement des relents de corruption, réclamait, avec insistance, l’annulation des concours. Pour sa part, le Syndicat des magistrats, emboita le pas en exigeant des enquêtes. Bref, la ministre de la Justice, acculée au mur, n’avait d’autre choix et cela en dépit de la réaction, quelque peu, arrogante du Dg de l’Enmg selon quoi il n’y avait aucune raison de s’inquiéter, encore moins, d’annuler les concours. Au final, la voix de la raison l’emportait. Le fait que le directeur financier, premier responsable de l’organisation matérielle desdits concours, se serait enfui, il y a anguille sous roche ! A terme, dans le cas où les faits de corruption serait matériellement et publiquement avérés ou prouvés, la démission sinon le limogeage du Dg de l’Enmg, également, coulerait de source.

De la dernière publication de Transparency International (IT), Madagascar, relégué au 155è rang, perd 10 places. Un recul net par rapport à 2016. Le tableau de bord du pays, en termes de lutte contre la corruption, voit rouge. Il se trouve que le département de la Justice caracole en première place des secteurs  les plus corrompus, à Madagascar, suivi de près par la Gendarmerie. Des efforts colossaux doivent être consentis, fournis. La Grande île avec ses 25 millions d’âmes ne mérite pas d’une telle humiliation.

Selon l’avis des observateurs, y compris celui du Dg du Bianco Jean Louis Andriamifidy, il est question surtout d’un manque de volonté politique de la part des dirigeants malagasy. Les tenants du régime Hvm entretiennent, sciemment, le flou dans l’entreprise de la lutte contre la corruption. Les auteurs de concussion et rétorsion d’argent public courent toujours à l’air libre. En fait, les gros poissons des actes de corruption bénéficieraient des faveurs de l’impunité de la part du haut commandement du pouvoir central. Le traitement de certains dossiers y afférents traine les pieds dans les couloirs ou se fait « enterrer » dans les casiers de la Justice.

Il est donc temps qu’on réagisse ! La décision prise par la ministre de la Justice s’inscrit dans la ligne droite d’une remise sur le bon chemin de ce secteur profondément miné par le fléau. Il faut l’encourager d’aller, encore davantage, de l’avant. Il y a fort à faire !  Enfin, une petite lueur d’espoir luit pour venir à bout de ce combat de titan.

 Ndrianaivo

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Affaire Antsakabary - Un an après, toujours aucun coupable !

22 février 2017 – 22 février 2018. Cela fait déjà plus d’un an que l’affaire Antsakabary, à Befandriana Nord, a défrayé la chronique. Pourtant, les auteurs aussi bien du lynchage des policiers que de l’incendie du village d’Antsakabary restent impunis. Pourtant, dans son dernier rebondissement un film de cet incendie volontaire a été révélé au grand jour par les médias. Un film qui, par la suite, a été remis entre les mains des enquêteurs à titre de preuve. Malgré tout, l’affaire a l’air d’être au point mort. En dépit de cette vidéo compromettante qui pouvait servir de preuve à charge, l’affaire ne connaît toujours pas le dénouement escompté par les victimes.  Rappelons que le samedi 18 février, deux policiers ont été lynchés par une foule en colère à Antsakabary. 4 jours après, c’est-à-dire le 22 février 2017, un peloton composé d’une quarantaine de policiers ont mené  une expédition punitive ayant conduit à l’incendie de plusieurs maisons.

 

Retour à la charge

La Commission Nationale indépendante des droits de l’homme qui a mené une enquête à Antsakabary pourrait revenir à la charge par rapport au dossier Antsakabary. Cette commission avait exigé des sanctions aussi bien pour les villageois auteurs du lynchage que des policiers incendiaires.  Notons que d’après le rapport du (Cnidh), 487 toits ont été ravagés par le feu, dont 80 à Ambalamanga Ankisigny, 230 à Ambinanindrano, 80 à Antanagnambo, 75 à Ambodifinesy et 22 à Ambohitraivo. Dans le village d’Ambinanindrano, une femme non voyante âgée de 76 ans a succombé sous les flammes.  Du coup, les villageois se sont retrouvés sans rien puisque des dizaines de tonnes de paddy, des vivres, des marchandises de commerce, des fiches individuelles de bovidés, des papiers fonciers ainsi que les économies de certains villageois ont été réduits en cendres. En outre, les villageois ont également été victimes de tortures et maltraitances physiques perpétrées par les policiers. A cela s’ajoute des pillages des maisons avant leur incendie. En tout cas, le fait que l’affaire soit traitée par des éléments mixtes dont des policiers pourraient expliquer cette lenteur dans l’évolution de l’affaire. Plus d’un an après les faits, même pas un seul coupable !

Sandra R.

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Reboisement - Le groupe Sodiat se mobilise

Les membres du personnel du  groupe Sodiat ont effectué, samedi dernier, un reboisement. Plus de 1 000 jeunes plants ont été mis en terre dans le domaine dudit groupe à Andakana. Il s’agit des arbres fruitiers comme les litchis, pommiers, orangers, avocatiers…Les employés de chaque société constituant le groupe Sodiat ont répondu à l’appel du Président directeur général (Pdg), Mamy Ravatomanga, venu avec son épouse pour donner le coup d’envoi de cette journée.