Les actualités Malgaches du Dimanche 24 Septembre 2017

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Hiragasy - Makotrokotroka Rakotomandimby Jean Pierre en finale !

Les duels sont de plus en plus intéressants. Le niveau monte et l’envie d’aller en finale oblige les troupes à se donner à fond dans leur prestation. Hier s’est donc tenue, au jardin d’Ambohijatovo la deuxième demi-finale du concours « Hiragasy Makotrokotroka » qui a mis à l’affiche deux groupes téméraires et créatifs à savoir Rakotomandimby Jean Pierre de Morarano Gare et Ratovoson d’Ampahimanga. Le temps d’un duel fraternel face au public qui officie, comme le veut la tradition, comme jury, la place d’Ambohijatovo a accueilli le public féru de « Hira gasy » des quatre coins de la ville des Mille, à 14h. Ainsi, se sont retrouvées, face à leur auditoire du jour, les deux troupes pour près de deux heures de joute oratoire taquine et pédagogue à la fois.

Encore une fois, le jardin d’Ambohijatovo était noir de monde malgré le mauvais temps qui a failli tout gâcher. Comme à l’accoutumée, les deux troupes ont présenté autour d’une thématique bien précise, se rapportant aussi bien à la vie quotidienne qu’à la culture, en général. La troupe à Rakotomandimby s’occupe en premier d’éblouir le public avec des belles rimes. Bien organisés, les membres de la troupe ont accompli une entrée spectaculaire. Applaudissements et cris les ont accueillis. « Rehefa olona samy afaka maminavina fa ny sanjila no tompon’ny fandidiana » littéralement « Tout le monde a le droit de rêver, mais c’est la  chance qui a le dernier mot », tel est l’intitulé de la chanson que la formation a interprétée. Parlant ouvertement des sujets parfois tabous, ils ont évoqué avec romance et franchise les problèmes dans les couples ou encore le Famadihana ou retournement des morts. Chorégraphies à ne plus en finir avec des jeux de mots et jeux de mains, ils ont également parlé de la coquetterie des jeunes d’aujourd’hui ainsi que de leur façon de s’habiller. A chaque punch line où tout le monde se peut s’y identifier et se reconnaitre, la troupe empoche quelques monnaies jetées par terre comme les amateurs de « Hira gasy » avaient l’habitude de faire, avec un tonnerre d’applaudissements.MaturitéDe son côté, l’autre troupe a également frappé très fort. Ratovoson Ampahimanga est bien réputé pour ses rimes s’adaptant toujours au contexte actuel. Peu importe le sujet qu’elle traite, elle trouve toujours une moyen de la moderniser en cherchant les mots adéquats ainsi que les petites chansons en vogue du moment en guise de décoration. Avec « Efa io aloha no misy dia ho aiza eo ianao » ou « C’est la réalité, on ne peut que la vivre », l’alliance a réussi à séduire l’assistance. La vie quotidienne des Malagasy ainsi que leurs problèmes, elle en parle carrément. La troupe a même parlé de l’environnement qui est actuellement en plein chaos. Quelques messages poignants et quelquefois des blagues pour soutenir leurs idées, elle a fait en sorte que tout le monde comprenne ce qu’elle a envie de véhiculer. Mais aussi, ce qui a marqué la formation c’est qu’elle est majoritairement composée de jeunes pourtant l’audience a eu droit à un show spectaculaire que ce soit sur les gestuelles ou encore sur le chant en général. Les membres de la troupe ont une maturité inouïe et une belle façon de jouer en harmonie. Pour orner le tout, Ratovoson n’a pas hésité à utiliser les célèbres chansons du moment pour finir chaque couplet, le tout sublimé par des habits en couleurs, ainsi que quelques acrobaties et des mélodies aux folklores typiques du pays. De « Dihan’i Mijah » jusqu’à « Olo-mijaly de Shayron », la troupe de Ratovoson  a tout compris sur la façon de séduire le public et le jury.A la fin des prestations, le verdict a nommé la troupe qui affrontera Rafaralahy Raymond à la grande finale. Il s’agit donc de Rakotomandimby Jean Pierre qui  a apparemment eu plus de points que l’autre groupe. Rendez-vous donc pour le bouquet final qui se tiendra le 1er octobre prochain. On connaîtra donc le nom du vainqueur de ce tournoi de « Hiragasy Makotrokotroka 2017 ».Tahiana Andrianiaina

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Crainte ou indésirable ?

La Haute Cour de Justice (HCJ) serait-elle une  institution crainte ou indésirable ? Ou bien, les deux à la fois ? Légitimes questions que d’observateurs, analystes et citoyens soucieux de la survie d’un Etat de droit et de la moralisation de la pratique du pouvoir se posent.  La Constitution dans l’Article 167, alinéa 1,  des « Dispositions transitoires et diverses » recommande, de façon nette, en ces termes : « Afin de respecter le prescrit constitutionnel, le Président de la République, dans un délai de 12 mois à compter de son investiture, invite les Instances compétentes à désigner les membres qui composeront la Haute Cour de Justice afin de procéder dès l’expiration de ce délai à l’installation de la Haute cour de Justice.»

Par le respect stricto sensu du texte de la loi  fondamentale, la HCJ devait être officiellement installée et fonctionnelle, au plus tard, le 24 janvier 2015. A la date où nous en sommes, le 25 août 2017 soit 2 ans et 9 mois après, cette Instance compétente pour juger les faits et délits commis par les hauts  dirigeants  de la République (Chef de l’Etat et autres Institutions, etc.) demeure introuvable. Un retard  flagrant mis, certainement et personnellement, sur le compte du Chef de l’Etat dont la responsabilité principale sur la mise en place, selon le texte,  l’incombe. La HCJ fait-elle peur à qui? Hery Rajaonarimampianina, Président de la République, lors du petit-déjeuner avec la presse, l’autre fois, clamait haut et fort qu’«il n’a pas peur de la HCJ ! ». Alors pourquoi ainsi ?Si tant il est vrai qu’il n’ait pas peur, qui reste  d’ailleurs à vérifier, de la HCJ, alors, pourquoi  traine-t-il les pieds à mettre en exécution son  installation dans le délai prescrit, 12 mois, par la Constitution. Le fait qu’on tourne en rond durant 33 longs mois, et encore,  pour « élaborer » la nomination des onze membres de la dite Instance il y a anguille sous roche ! Une authentique supercherie et mauvaise foi inouïe ou, pourquoi pas, l’expression d’une peur bleue. En réalité, quoiqu’on avance, la peur au ventre  de l’opérationnalité de la HCJ provoque l’effet constrictif. Tel un boa constrictor qui ne lâche point et resserre encore plus. Les magouilles risquant d’éclabousser les hauts dirigeants, en exercice,  motiverait la raison de repousser sine die l’action.  Officiellement, on explique le retard par le fait qu’une ou deux des instances devant nommer leurs représentants ne parviennent pas à s’y faire. C’est du n’importe quoi ! Ce régime met 903 jours pour  dénicher une ou deux personnalités nécessaires à la fonctionnalité d’un organe jugé indispensable pour la « santé » de la République. Inconcevable ! La HCJ n’est pas uniquement crainte, il se trouve aussi qu’on n’en veut pas d’elle. Dans un régime  où tout est permis, ou presque, la présence de  « quelqu’un » de fouineur, à côté, est indésirable. Déjà, l’affaire Claudine Razaimamonjy avait causé trop de dégâts. Le plus inacceptable dans tout ce sombre manège revient au comportement inadmissible de la HCC. En effet, il lui appartient de veiller au respect, à la lettre, de la Constitution, mais, pour des raisons qui  échappent à tous, elle choisit le silence. Crainte et indésirable, la HCJ devait encore attendre !  Ndrianaivo

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Double kidnapping d’Arnaud et d’Annie - La vérité attendue à partir de ce jour

Près de deux ans après les faits à  Toamasina, le procès des prévenus dans l’affaire du double kidnapping d’Arnaud et d’Annie, s’ouvrira -  sauf changement de dernière heure - ce jour à la Cour  criminelle ordinaire du Tribunal d’Antananarivo. Prévu se dérouler durant quelques jours, le procès devrait voir le passage devant la barre de plusieurs personnes dont des membres des Forces de l’ordre et un juge…Ce procès a été longtemps attendu par la famille des victimes et l’opinion qui veulent  connaître la vérité dans cette affaire. Et ce dans la mesure où l’issue du kidnapping sort malheureusement de l’ordinaire. Sauf erreur, c’est en effet la première fois que les ravisseurs exécutent leur otage. Pour rappel,  les deux jeunes adolescents avaient été enlevés de force à Toamasina le 23 novembre 2015. 

La petite Annie avait été retrouvée un mois plus tard sauvagement tuée. Visiblement exécutée après avoir été agressée sexuellement.  En janvier 2016 à Arnaud avait été retrouvé en vie.  Près de deux ans après les faits un immense brouillard continue d’envelopper l’affaire.  Qui a commandité ce double kidnapping suivi de l’exécution de la petite Annie ? Quid également du degré d’implication du magistrat et de la métisse chinoise dont les noms avaient été cités dans le cadre de cette affaire. Qui sont également les bourreaux de la jeune Annie ? Une cinquantaine de personnes ont été auditionnées et plusieurs ont été placées sous mandat de dépôt dont certaines ont été visiblement libérées entretemps, regrettent les proches de victimes. Qu’en est-il également des armes numérotées retrouvées dans la maison où le jeune Arnaud avait été retrouvé ?    Les enquêtes menées par les limiers en charge du dossier ont duré près de deux ans. Le Tribunal devra livrer les vérités dans ce dossier qui aura  tenu longtemps en haleine tant l’opinion malagasy qu’internationale.Recueillis par  L.A.

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Recherches - La biodiversité marine en danger

Un obstacle pour une meilleure gestion. Madagascar ne dispose pas encore d’une politique nationale pour les recherches sur les ressources marines. Pourtant, ces dernières sont actuellement confrontées à diverses problématiques, entre autres le changement climatique et les exploitations mal contrôlées. En fait, la biodiversité marine est en danger à cause du réchauffement et  de l’élévation du niveau de la mer dus à la variabilité climatique ou encore l’acidification et les pollutions diverses. A cela s’ajoutent la surpêche ainsi que la destruction des habitats. La biodiversité marine revêt toutefois toute son importance dans la Grande île, avec nos 5 200km de côtes.

Les différents écosystèmes que l’on peut y rencontrer, dont la mangrove, les herbiers, les récifs coralliens, etc., jouent des rôles primordiaux dans les secteurs socio-économiques et environnementaux tant au niveau national qu’international. Plusieurs constituent des zones de nursery et contribuent à la sécurité alimentaire, participent à l’élimination du « Co2 » tout en produisant de l’oxygène. D’autres protègent la côte contre les érosions marines, fournissent les matières premières à vocation pharmaceutique.  Deux jours de concertation à Nosy Be Pour pouvoir faire face aux enjeux et défis actuels pour la préservation. La biodiversité marine a été au centre de concertations et d’échanges, les 22 et 23 septembre derniers à Nosy Be Hell ville, à l’occasion de la 5e édition du Forum de la recherche. Ces 2 jours ont été une occasion pour les chercheurs malagasy et étrangers, venus au pays pour y assister, de présenter leurs travaux de recherche dans ce domaine, prioritaire pour le développement durable. Ils ont également pu parler des contraintes et des perspectives à adopter pour y faire face. De plus, les chercheurs ont discuté de l’élaboration de la stratégie nationale sur la biodiversité marine.  Cette rencontre scientifique, la 2e étape de la trilogie du forum de la recherche, s’est déroulée au centre « Cnro » de Sarodravay. Cet établissement étant l’un des 2 centres de recherches axés sur la biodiversité marine, avec l’Ihsm de Toliara. La Cnro dispose aussi d’une station de recherche à Vangaindrano, ayant des récifs et des côtes rocheuses avec des eaux plutôt froides. « La station développe des études selon lesquelles le Sud-est, ayant une condition  écologique particulière, pourrait devenir les futurs sanctuaires de la biodiversité marine. Ceci malgré son état de subtropical », avance le Pr Jean Maharavo, son premier responsable. A noter qu’au cours de ce forum, le message de Mahajanga sur les mangroves, issu des résolutions du colloque international qui y a eu lieu la semaine dernière, a été délivré par la représentante de l’Ird. Après la première étape à Antananarivo et cette 2e phase à Nosy Be, la trilogie du forum de la recherche de cette année se poursuivra au mois d’octobre prochain à Fianarantsoa, sur le thème de l’agrobiodiversité.Recueillis par Patricia Ramavonirina

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Association des jeunes à Manakara - Le président séquestré, torturé et libéré

Kidimila, le président d’une association de jeunes baptisée « Fitama » ou Fikambanan’ny tanora miara-dia, a été finalement relâché par ses ravisseurs.  Après avoir séquestré leur otage pendant 4 jours, ces derniers lui ont laissé la vie sauve. Entretemps, les Forces de l’ordre n’ont pas chômé. Elles ont mené leurs recherches sans relâche et qui ont été finalement donc couronnées de succès.   Ses traces ont été retrouvées dans la Commune d’Anosiala, une localité située à 15 km de Manakara-ville. Cependant si la victime est en vie, son état laisse beaucoup croire qu’elle a été torturée, du moins selon une information sur place. Ses ravisseurs lui ont brûlé la tête, une blessure qui met le président de Fitama dans un état jugé assez critique. Il avait été enlevé à son domicile à Anjanavidy, tôt mercredi matin.

Des témoins ont  affirmé voir deux individus encagoulés et vêtus de soi-disant uniforme des Forces de l’ordre, ayant fait forcing chez la victime pendant qu’ils ont menacé ses proches de les abattre si jamais ils s’aviseraient à leur barrer le chemin. « La victime ne s’était pas enfui. On l’avait  bel et bien kidnappée. Nous avons pu voir ses ravisseurs  l’emmener de force, l’arme au poing », a raconté un témoin.L’enquête sur cette affaire ne serait encore qu’à ses débuts. D’autant plus que l’état de la victime n’autoriserait encore à un quelconque interrogatoire. Or, l’affaire a plutôt un relent politique. Il s’avérait que le numéro Un de Fitama a eu maille à partir avec un responsable de la ville de Manakara. Il aurait taxé   ce dernier de corrompu et l’a accusé d’avoir détourné les deniers publics. Son épouse aurait déclaré à la presse que son mari aurait déjà reçu des messages d’avertissement par téléphone quelques jours avant son enlèvement. Elle a été persuadée que cette situation aurait un lien avec les fréquentes interventions de son époux pour dénoncer les multiples irrégularités faites par le pouvoir en place et ses pions placés à la tête des affaires à Manakara.Ces propos du président de cette organisation auraient été diffusés sur les ondes d’une chaîne de radio privée locale. Ce qui a mis donc la personnalité proche du régime, qui s’est sentie visée  par ses accusations, dans tous ses états.  D’ailleurs, la colère de la personnalité en cause a été telle qu’elle n’aurait même caché son intention de porter plainte contre son présumé détracteur il y a plus de deux semaines. Affaire à suivre.Franck Roland

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Assemblée des Nations unies - Rajaonarimampianina snobé par les grands chefs d’Etat

Le Président Hery Rajaonarimampianina serait – il le « vilain petit canard » dans le cercle des Présidents ? Toute porte à le croire, étant donné le traitement dont il a reçu au cours de la 72 e Assemblée générale des Nations unies, à New York. Un évènement international incontournable durant lequel, le locataire d’Iavoloha a été snobé par  les grands chefs d’Etat. D’abord il y eut la poignée de main que le Chef de l’Etat Malagasy a dû littéralement quémander auprès de son homologue français, Emmanuel Macron.

  Une photo dans ce sens, publiée par le service communication de la Présidence de la République, a d’ailleurs suscité de nombreux commentaires sur les réseaux sociaux. Une photo montrant Hery Rajaonarimampianina très (voire trop) souriant en train d’insister pour saluer le locataire du palais de l’Elysée, déjà installé sur son siège. Ce dernier ne s’est même pas donné la peine de se lever pour saluer le Président malagasy qui se tenait pourtant bel et bien debout. Une image interprétée par certains internautes comme un excès de zèle de la part du Président malagasy à vouloir attirer l’attention de son jeune homologue.Oublié Mais un autre « évènement malheureux » s’est aussi ajouté aux déboires de Hery Rajaonarimampianina à New York.  Il fut, en effet,  le grand absent de la liste des Chefs d'État de l'Afrique subsaharienne, invités par le Président américain pour un déjeuner de travail, le mercredi 20 septembre dernier. D’ailleurs, ni Hery Rajaonarimampianina ni Henry Rabary – Njaka n’étaient invités puisqu’il s’agissait d’une réunion des Chefs d’Etat et des ministres des Affaires étrangères.  Pourtant, faut – il encore rappeler que le Président malagasy occupe pourtant la fonction de président de l’organisation du Marché commun de l’Afrique orientale et australe (Comesa) depuis l’année dernière. Un poste -clé qui devrait également faire de lui un personnage – clé dans le développement de l’Afrique. Il n’y eu donc aucune raison pour que Donald Trump fasse l’impasse sur notre Président. Simple oubli ou omission volontaire, ces nombreux signes sont révélateurs sur l’image du Président sur la scène internationale. L’homme fort de Madagascar n’aurait donc pas fait le poids devant les Alpha Condé de la Guinée, ou encore Alassane Ouattara de la Côte d' Ivoire, Macky Sall du Sénégal, Jacob Zuma de l’Afrique du Sud, entre autres. Rien de très surprenant puisque pour l’opinion publique, même dans le pays, il n’a jamais vraiment su s’imposer en tant que vrai Chef d’Etat. S.R.