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Les actualités à Madagascar du Dimanche 24 Janvier 2021

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Descente d’Andry Rajoelina à Toamasina - Non à la hausse injustifiée du tarif de l’électricité

 

 « Qualité de service médiocre, aucune hausse de tarif tolérée ». Les propos sévères du Président de la République sont adressés au directeur général de la JIRAMA. Lors de son discours à l'occasion de l'inauguration d'une centrale hybride à Betainomby Toamasina hier, le Chef de l’Etat Andry Rajoelina a publiquement interpellé le directeur général de la compagnie nationale de distribution d’eau et d’électricité, présent à la même tribune.

Le numéro Un du pays pointe du doigt en premier lieu un certain manque de finesse de la part du directeur général de la JIRAMA. « Puisque vous êtes là, monsieur le directeur général. Nous ne nous sommes pas encore entretenus. Vous communiquez avec le Gouvernement par voie de presse », soutient Andry Rajoelina. Le Président de la République s’est par la suite montré inflexible. Il explique pourquoi l’Exécutif est réticent à l’idée de l’application d’un nouveau système de tarification. « La JIRAMA assure une mission de service public. Elle a pour objectif de satisfaire le public, à la fois en termes de service et en termes de prix », rappelle le Président Rajoelina indiquant qu’il est ainsi « inacceptable que le service soit nul alors que la facture augmente de 100%.». Le Président Rajoelina pointe du doigt une « piètre qualité » de service de la JIRAMA en termes de distribution d’eau et d’électricité. « Nous venons de sortir de la crise de la Covid-19. Les revenus des ménages sont encore dans le rouge », rajoute-t-il par ailleurs. Pour lui, le fait que certains abonnés bénéficient d’une baisse grâce à cette nouvelle tarification n’est pas un argument valable. « Nous avons dit peut être que la facture a baissé pour un certain nombre d’abonnés.  Mais la classe moyenne, déjà en difficulté, subit une hausse », indique-t-il. Le Président Andry Rajoelina prend l’exemple de ses collaborateurs qui, habituellement, payaient 200 000 ariary et qui se plaignent de devoir payer aujourd’hui 600 000 ariary. Il parle également de ces gens qui paient d’ordinaire 10 000 ariary et qui aujourd’hui paient 60 000 ariary. Pour le patron d’Iavoloha, les choses sont claires. « Améliorez d’abord la qualité de service et qu’après seulement nous pourrons réfléchir à une hausse des tarifs de l’électricité », martèle-t-il. 

L’application du nouveau tarif de la JIRAMA a commencé ce mois de janvier. Concrètement, cela s’est traduit par une hausse exorbitante des factures que les pouvoirs d’achat ne peuvent plus supporter, selon le dernier Conseil des ministres, qui remet en cause l’opportunité de procéder à une hausse des tarifs d’eau et d’électricité, eu égard notamment aux difficultés subies par la population dues à l’épidémie de la Covid-19. La direction générale de la JIRAMA a dit que près de 9% des clients de la JIRAMA sont concernés par ces factures exorbitantes. Le Conseil des ministres a ainsi enjoint la JIRAMA de remettre de l’ordre dans cette situation et rappelé notamment que la JIRAMA était dépendante des subventions de plusieurs milliards d’ariary de l’Etat malagasy. Le même Conseil des ministres indique également que la société d’Etat devait « consulter le ministère de tutelle et l’ensemble du Gouvernement pour toute décision de hausse de tarif ».

La rédaction

 

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Port de Toamasina - L’Etat réceptionne 7 000 tonnes de riz importé

Une bouée de sauvetage pour la population. Comme annoncé par le directeur de cabinet auprès de la Présidence il y a quelques jours, un arrivage de 7 000 tonnes de riz importé a été réceptionné par le Président de la République, Andry Rajoelina hier au port de Toamasina. Ce nouvel arrivage de « vary mora » ou « vary tsinjo » est destiné à alléger le prix du riz qui ne cesse de connaître une hausse sur le marché local. Un autre cargo transportant 8 500 tonnes riz est également attendu au mois de février prochain, dans une vingtaine de jours plus précisément. Le Président affirme que l’Etat effectuera une importation mensuelle de riz jusqu’à ce que les prix sur le marché se stabilisent. Concernant la flambée des prix de cet aliment de base de la population malagasy, le Chef de l’Etat dénonce l’œuvre de profiteurs et de spéculateurs qui collectent les productions rizicoles et attendent l’augmentation de la demande pour sortir les marchandises. Il évoque également l’insuffisance des eaux de pluie qui entraine la baisse de la production.

« Ce riz sera vendu à 500 ariary le kapoaka. Une organisation particulière sera établie pour la distribution car il y aura des points de vente dans chaque Fokontany. Nous allons faire en sorte que le riz soit accessible à toutes les parties de l’île mais pour le moment, les grandes villes seront priorisées », a expliqué le numéro un de l’Exécutif lors de la réception de cette denrée alimentaire.

Des packs d’engins pour les Régions

Toujours au port de Toamasina, l’homme fort du pays a également pu constater l’arrivée de packs d’engins (Camions, compacteurs, niveleuses, chargeurs, bulls, etc.) destinés à la construction d’infrastructures routières dans les Régions. A défaut de nouvelles constructions et de réhabilitation, la Grande île ne dispose plus que de 15 000km d’axe routier en ce moment. Le défi pour chaque Région est d’arriver à construire 200 à 250km de route par an. Ainsi, l’étendue des axes construits en une année devrait avoisiner les 5 550km, soit un total de 16 500km dans les trois années à venir.

Outre les travaux pour la mise en place de nouvelles infrastructures, l’arrivée de ces nouveaux engins pourra aussi générer des emplois dans chaque Région. Avec une moyenne de deux personnes par engin, les employés devront également bénéficier de formation avant les travaux. Le ou les gouverneurs qui failliront à leur mission devront ainsi rendre des comptes à la population. 8 Régions à savoir Sava, Boeny, Analanjirofo, Haute- Matsiatra, Androy, Bongolava, Vakinankaratra et Vatovavy -Fitovinany sont les premières à bénéficier de cette première vague. L’arrivée d’autres engins est prévue vers les mois de mars et avril prochains.

La Rédaction

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Reboisement scolaire - Les directions régionales à l’œuvre

La campagne de reboisement de l’île pour cette année 2021 a débuté le 19 janvier dernier. Le ministère de l’Education nationale compte largement contribuer à cette campagne à travers le reboisement scolaire. 

Le Président Andry Rajoelina concrétise chaque année son 10ème Velirano, la gestion durable des ressources naturelles, à travers des campagnes de reboisement intensif. Cette année, la campagne a débuté le 19 janvier dernier à Taolagnaro. Le lancement de la campagne s’est fait sous la houlette du Chef de l’Etat, avec l’assistance de nombreux ministres.

Pour le ministère de l’Education nationale, un projet particulier a été mis en place pour marquer cette campagne, le reboisement scolaire. Le lancement officiel de ce dernier s’est fait dans le District d’Ambohidratrimo, Analamanga.

Suite au lancement officiel du reboisement scolaire, les démembrements du ministère ont emboité le pas. Tel était le cas par exemple de la DREN d’Ihorombe. 50 000 jeunes plants ont été mis en terre sur une surface de 20 ha. Pour la DREN d’Atsimo- Andrefana, 5 600 jeunes plants ont été plantés.

En tout cas, pour le ministère de l’Education nationale en particulier dans le cadre du reboisement scolaire, toutes les CISCO y ont pris part activement ainsi que de nombreuses ZAP au niveau de chaque CISCO. Le but étant de sensibiliser et d’initier les jeunes élèves sur l’importance du reboisement et de la préservation des arbres en particulier et de l’environnement en général.

Mais le reboisement à lui seul ne suffit pas. Il est important de faire un suivi des plants mis en terre et de les protéger. Il s’agit d’un travail de longue durée dont chaque citoyen au niveau de tous les Fokontany est responsable.

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Dérapage… contrôlé !

La Haute Cour constitutionnelle (HCC), le « gendarme » de la République, brandit la main et siffle. En cause, les sénateurs nouvellement élus et nommés, fraîchement installés au Palais de verre d’Anosikely, dérapent. Frappés d’excès de vitesse ou abus d’intention et ayant fait une sortie de route, le juge constitutionnelles interpelle et tente de les ramener sur la bonne voie sinon sur le droit chemin.

Après l’élection fracassante du titulaire du perchoir, les sénateurs continuent leurs travaux à la confection et au vote du règlement intérieur. A noter que l’élection à l’unanimité de Razafimahefa Herimanana, économiste et homme politique de son état, au poste de président du Sénat a reçu globalement la faveur de l’opinion et surtout son premier discours, en tant que tel, ravive les espoirs. Mais, très vite les feux de l’enthousiasme des concitoyens ont été froidement douchés par la suite des évènements. En cause, l’état pléthorique de l’effectif des collaborateurs attachés auxmembres de la Chambre haute dont le texte a été soumis auprès la HCC pour validation.

En effet, le nombre des conseillers et des assistants parlementaires d’un simple sénateur pourrait varier entre 20 et 30 agents sans parler des non-permanents et des bénévoles. Inutile d’en parler du cas des effectifs des membres du bureau permanent. Le nombre des membres du cabinet du président, après simple décompte, avoisine la quarantaine. C’est effarent !  Un relent ou au mieux un parfum de scandale !

Evidemment, une telle disposition ne manquera pas de soulever l’indignation tout au moins des interrogations de la part de l’opinion. En dépit des explications avancées par les parlementaires d’Anosy, notamment de la part du perchoir pour justifier et effacer l’apparence de scandale, le doute persiste. Le juge constitutionnel rappelle la raison majeure de la réduction drastique du nombre des sénateurs de 63 à 18. Si le règlement intérieur a reçu dans son aspect global l’aval de la Haute Cour d’Ambohidahy, le nombre des collaborateurs directs ou indirects des sénateurs a dû subir les réserves de la HCC. En fait, Ambohidahy renvoie la balle à l’Exécutif qui doit statuer définitivement après consultation avec Anosikely.

Dans tous les cas de figure, la proposition émanant du Palais de verre suscite des réactions générales plutôt négatives de la part de l’opinion publique en particulier des observateurs qui, au final, n’arrivent pas à suivre le cheminement du principe d’action des sénateurs. Pour peu de réflexion et d’analyse, on ne voit pas pourquoi avait-on « opéré » par une chirurgie profonde à l’ablation d’une grande partie du corps du Sénat et ce selon l’exposé des motifs relatif à l’acte du Gouvernement réduisant le nombre des membres de la Chambre Haute qui répond essentiellement aux exigences du concept d’austérité. Une contrainte voire une obligation que le Gouvernement ne peut pas éviter si on veutvraiment « sauver » le pays suivant la promesse du numéro Un du pays. Le gaspillage et l’austérité ne pourront jamais faire chemin ensemble.

La démarche selon laquelle « déshabiller Pierre pour habiller Paul » ne cadre point avec le principe judicieux de la bonne gouvernance.  On ose espérer que l’Exécutif saura trouver en concertation avec les sénateurs la voie de la raison et que le dérapage soit rectifié!

Ndrianaivo

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Impôt sur les revenus salariaux et assimilés - Un nouveau barème effectif

 

Changement. Le Gouvernement a modifié la modalité de calcul de l’Impôt sur les revenus salariaux et assimilés (IRSA). Une décision prise lors de l’élaboration de la loi de Finances initiale (LFI) 2021.

Etant donné que ce document retraçant le budget de l’Etat a été voté et promulgué par le Président de la République en décembre dernier, toutes les dispositions qui y sont inscrites doivent être en vigueur à compter de ce mois de janvier. Cela concerne également l’IRSA. Dorénavant, un nouveau barème est instauré. L’année dernière, le taux s’élevait à 20 % pour ceux qui gagnent un salaire supérieur à 350 000 ariary. Les montants inférieurs restent exonérés.

Ce taux devient progressif, comme l’indique la LFI. Les travailleurs qui perçoivent moins de 350 000 ariary demeurent exonérés. Par ailleurs, le taux en vigueur est de l’ordre de 5 % pour la tranche de revenu comprise entre 350 001 et 400 000 ariary, 10 % pour ceux qui gagnent entre 400 001 et 500 000 ariary et  15 % pour ceux qui touchent entre 500 001 à 600 000 ariary. Aucune modification n’a été observée pour la tranche supérieure à 600 000 ariary. Le taux de 20 % y est encore appliqué. 

D’après les explications reçues, cette nouvelle modalité de calcul a été prise afin d’augmenter le pouvoir d’achat des salariés suite à la crise sanitaire. Cela permet en même temps de soutenir les entreprises car les ménages disposent désormais de plus d’argent alloué à la consommation.

Calcul

L’IRSA est directement retenu à la source par l’employeur. On peut connaître le montant à payer à travers un calcul simple. Il faut d’abord soustraire du salaire brut les cotisations sociales comme la Caisse nationale de prévoyance sociale (CNaPS) et l’Organisation sanitaire tananarivienne inter-entreprises (OSTIE). Le montant imposable est ainsi obtenu. On soustrait de ce chiffre le seuil imposable de 350 000 ariary avant de multiplier le résultat par le taux en vigueur. 

Par exemple, pour une personne qui gagne un revenu imposable de 400 000 ariary par mois, on déduit le seuil de 350 000 ariary. La somme de 50 000 ariary sera multipliée par le taux de 5 %. Ce qui donne le montant d’IRSA à payer de 2 500 ariary. A noter que le montant minimum exigé par l’Administration fiscale s’élève à 2 000 ariary. Ce calcul varie en fonction des avantages et exonérations dont bénéficie le travailleur. 

Peu de bénéficiaires 

Malgré la volonté du Gouvernement, peu de personnes bénéficient de cette mesure, selon Andrianantenaina Ramarifeno, coordonnateur du Cercle de réflexion des économistes de Madagascar (CREM). « Environ 80 % des Malagasy vivent dans le secteur informel. Ces couches de personnes sont les plus vulnérables et les plus impactées par la crise. La couverture de cette augmentation du pouvoir d’achat à travers l’IRSA est ainsi très limitée », souligne-t-il. En effet, seulement environ 500 000 personnes travaillent dans le secteur formel. 

Solange Heriniaina

 

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Factures exorbitantes de la JIRAMA - Toujours aucune mesure annoncée !

Le délai de 48 heures imposé par le Gouvernement à la JIRAMA est largement dépassé. Pourtant, jusque-là, la Direction générale de cette société d’Etat n’a toujours pas émis des mesures ou des dispositions pour régler en urgence le problème de factures exorbitantes d’une certaine catégorie de clients.

Face au grogne des abonnés sur la hausse démesurée de leurs factures d’eau et d’électricité, le Gouvernement a demandé à la JIRAMA lors du dernier Conseil de mercredi, de prendre les initiatives nécessaires pour remédier à ce problème, et ce en moins de deux jours. 120 heures plus tard, toujours aucun écho sur le sujet, alors que les personnes concernées attendent impatiemment ces mesures, sachant qu’en cette période, elles rencontrent encore des difficultés financières suite aux impacts de la crise sanitaire liée à la Covid-19. « Nous savons toutes les difficultés auxquelles les consommateurs doivent faire face aujourd’hui, que ce soit dans le domaine de l’eau ou de l’électricité. Il est inopportun de rajouter une difficulté de plus, soit la hausse des factures à payer, d’où cette intervention du Gouvernement. Ce dernier donne des consignes claires pour préserver les citoyens malagasy », soutient Lalatiana Andriatongarivo, porte-parole du Gouvernement. De plus, lors du dernier Conseil du Gouvernement, il a été stipulé que « la JIRAMA reçoit des subventions de l’Etat, donc cette hausse n’est pas du tout acceptée. Une stratégie a déjà été mise en place pour gérer la baisse des tarifs d’eau et d’électricité. Et ces mesures doivent être maintenues ». 

Dans les détails, cette hausse excessive des factures de la JIRAMA fait suite à l’application de la nouvelle grille tarifaire « Optima » pour ce mois de janvier. En appliquant « Optima », la JIRAMA a surtout pour objectif de faire baisser les factures de ses clients mais surtout d’égaliser le tarif de l’électricité dans tout le pays. Cependant, le basculement vers les nouveaux tarifs proposés par cette entreprise énergétique n’a pas eu l’effet escompté pour tous ses clients. Ces factures exorbitantes en sont la preuve. Selon les explications fournies par les responsables, « les calculs pour le basculement vers l’optimisation tarifaire se sont basés sur la consommation de 2019. Or, après deux années, il se peut que la consommation du client en question ait évolué avec le temps. Face à cela, les propositions faites par la JIRAMA pourraient ne pas être vraiment adaptées à la consommation de certains clients ».Maintenant, tout le monde attend donc les procédures entreprises par la JIRAMA pour remédier à cette situation. Affaire à suivre ! 

La Rédaction

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« Banky Foiben’i Madagasikara » - La sécurisation du transport des liquidités renforcée

Renouvelé. La Banque centrale de Madagascar (BFM) et la Gendarmerie nationale ont mis à jour le contrat concernant la sécurisation du transport des liquidités de l’institution financière à partir du central vers les autres Régions.

En effet, le transport s’effectue par voie terrestre. Il est donc important de renforcer la collaboration entre les deux parties pour éviter un éventuel assaut de bandits sur les routes nationales. La signature dudit contrat s’est tenue vendredi dernier à Antaninarenina entre Henri Rabarijohn, gouverneur de la Banque centrale et le Général Njatoarisoa Andrianjanaka, chef du Commandement de la Gendarmerie nationale (COMGN). Selon le gouverneur, le partenariat entre la BFM et la Gendarmerie a commencé en 1973. Celui-ci a été matérialisé par une signature en 2011. Quelques modifications ont été apportées plus tard dans le contrat à cause de l’essor de la nouvelle technologie de l’information et de la communication. Un atelier de concertation y afférent a déjà eu lieu avant la cérémonie. Le Général, a pour sa part, indiqué le rôle crucial que jouent la BFM et son entité dans le fonctionnement du pays. Ceci a été constaté durant la période de la pandémie. « Des gendarmes bien formés accompagnent le transport des liquidités dans le cadre de ce contrat », souligne-t-il. 

Solange Heriniaina

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Filière « riz » - Les producteurs en pleine session de rattrapage

Cette période de sécheresse prolongée retarde le début de la campagne rizicole. Avec le soutien du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, les producteurs changent du tout au tout leur technique agricole pour rattraper ce retard.

« Pour éviter une mauvaise campagne cette année, nous avons décidé de modifier les pratiques agricoles utilisées pour qu’elles s’adaptent mieux aux aléas climatiques actuels. Dans la Région de Vakinankaratra par exemple, pour rattraper le cycle de production, les riziculteurs font une culture semi-directe, notamment pour le maïs. Les producteurs sèment dans des pots pour les transposer ensuite dans les rizières au moment opportun », explique le directeur général de l’Agriculture, au sein du ministère. Cette pratique doit être vulgarisée dans les différentes Régions productrices. « Nous encourageons et soutenons aujourd’hui les autres techniques de culture consommant le moins d’eau. Dans tous les cas, en se basant sur les prévisions météorologiques, les pluies pour le premier trimestre de cette année, c’est-à-dire de janvier à mars, seront amplement suffisantes pour la campagne agricole. En attendant, nous multiplions les initiatives pour maintenir la cadence et éviter le retard pour la campagne rizicole de 2021 », rassure Lucien Ranarivelo, ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, vendredi dernier à Nanisana. 

Outre la diversification des techniques de culture, afin de minimiser l’impact de cette période de sécheresse, le ministère, en collaborant avec la Banque africaine de développement (BAD), étendra également les bénéficiaires du programme PROJERMO (Projet Jeunes Entreprises Rurales dans le Moyen-Ouest) sur huit autres Régions supplémentaires, autres que Bongolava et Amoron’i Mania, dans le but de réhabiliter toutes les infrastructures agricoles comme les canaux d’irrigation et de développer les techniques agricoles avec l’usage des semences à haute performance. « Face à la situation, les producteurs doivent redoubler d’efforts pour compenser les lacunes possibles causées par cette période de sécheresse »,conclut le ministre. En tout cas, ces impacts ne seront quantifiables qu’après le 15 février prochain.  

Rova Randria

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Incendie à Anosibe-ouest II - « La charité de Madagascar » apporte des dons aux sinistrés

Les actions sociales menées par « La charité de Madagascar », cette association d’œuvre caritative locale, se poursuivent toujours dans le pays. Récemment, son président national, en l’occurrence Zouber Assenjee a annoncé que l’organisation venait récemment d’apporter des aides pour les sinistrés de l’incendie dévastateur survenu dernièrement à Anosibe-ouest II. 

Vendredi dernier, environ 261 personnes ont alors reçu leurs parts de riz, de vêtements par balle de friperie entière, divers ustensiles comme des sceaux, des pots, des cuvettes, des récipients, des baguettes de pain, du jus de fruits, des biscuits ainsi que des masques de protection.

 

La cérémonie de donation avait été honorée respectivement par la présence du délégué du 4ème Arrondissement et de son adjoint, du Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC) qui était représenté par Paolo Solofonavalona Raholinarivo, du chef fokontany, du représentant du ministère de la Population, et surtout du président de l’association « La charité de Madagascar ».

 

Dans le courant de cette semaine, 89 enfants et autres élèves sinistrés recevront des cahiers, des stylos ainsi que des cartables. D’après toujours le n° 1 de cette organisation caritative, cette dernière ne fait pas de discrimination au niveau des confessions pour fournir ses aides. Zouber Assenjee a ajouté que l’association est apolitique, et qu’elle agit volontairement pour le bien de ses concitoyens. Il affirme également travailler en parfaite symbiose avec l’Etat malagasy. A preuve, l’association s’est pliée aux directives du Chef de l’Etat pour adhérer au concept dit « Acte de la charité de développement ». De plus, l’association soutient particulièrement  les couches les plus défavorisées de notre société et vient toujours à leur aide. 

 

Actuellement encore, « La charité de Madagascar » ne cesse de faire appel à ses principaux donateurs ou autres partenaires bienfaisants comme l’Al Hajj Sabir Molou (Pharmarcie Principal), l’Al Hajj Asfak (Walimamod), ou encore l’Al  Hajj Zoher Jivan (New Past) pour l’assister dans ses actions de bienfaisance, sans oublier bien sûr de s’adresser à d’autres donateurs de bonne volonté.

 

De leur côté, le délégué du 4ème Arrondissement et son staff ainsi que le BNGRC ont été reconnaissants envers l’association. Pour sa part, Paolo Raholinarivo Solonavalona a profité de l’occasion pour informer les sinistrés d’Anosibe-ouest que l’octroi de cartes d’identité nationale ou autres copies se fera gratuitement, et ces documents pourront remplacer les pièces détruites par les flammes. Pour terminer, « La charité de Madagascar » prévoit d’apporter des vivres pour les concitoyens victimes du « kere » à Ambovombe-Androy, en février prochain.

 

Franck R.

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Campagne « Asa sy Ezaka » - La culture du travail et de l’effort mise en avant

« Si tu veux réussir, grand frère (grande sœur), il faudra déployer davantage d’efforts au lieu de gaspiller ton temps à se critiquer sur Facebook. Il y a la vérité et il y a le Fake… ». Raboussa et Ben-J le soulignent dans leur tube intitulé « Asa sy Ezaka », traduit littéralement par « Travail et Effort ». Cette chanson d’encouragement, sortie en septembre 2020, met en avant la culture du travail et de l’effort. Elle sollicite également tout un chacun à changer de comportement pour mieux avancer. « On récolte ce que l’on sème… Il faut bouger pour ne pas rester à la traîne… Tu mangeras ton pain à la sueur de ton front », souligne le tube, actuellement de plus en plus apprécié. D’ailleurs, « Asa sy Ezaka » est actuellement une campagne de communication qui vise à inculquer la culture du travail et de l’effort, et cela à travers diverses sensibilisations. « La mise en œuvre de cette campagne s’inscrit dans le programme d’éducation civique et citoyenne du ministère. L’objectif étant d’inciter les citoyens à devenir les responsables de leur réussite », fait part Lalatiana Andriatongarivo, ministre de la Communication et de la Culture (MCC).

Neuf points à éradiquer

La paresse gagne de l’ampleur. Tel est le principal constat en ce moment. Certains veulent devenir riches sans accomplir aucun effort. D’autres veulent obtenir des « titres » mais refusent les responsabilités y afférentes. Beaucoup se lamentent sur leur sort, sans penser aux issues y afférentes. Des personnes blâment les autres face aux faits, sans assumer leur part. Pis, d’autres pensent qu’étudier et redoubler d’efforts dans le travail ne servent à rien, au point de mener une vie dans le mensonge, l’arnaque et l’envie. A travers la campagne de communication « Asa sy Ezaka » mise en œuvre par le MCC, 9 points devraient être éradiqués. Il s’agit de la consolation, en effectuant le minimum d’effort, ou encore de l’irresponsabilité face à une situation. A cela s’ajoute le fait de ne pas se sentir concerné par une situation et d’espérer une manne tombée du ciel, de vouloir tout dans l’immédiat, sans investissement. De plus, certains optent pour la victimisation. Avec les sensibilisations à entreprendre, les citoyens sont encouragés à mettre en valeur le travail et l’effort.

Recueillis par Patricia Ramavonirina

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Conseil des églises chrétiennes de Madagascar - Monseigneur Odon Razanakolona prend le flambeau

Le nouveau président du Conseil œcuménique des églises chrétiennes de Madagascar (FFKM), Monseigneur Odon Marie Arsène Razanakolona a pris le fanion.

La cérémonie de passation de service s’est tenue hier à l’église luthérienne ( FLM) d’Ambatovinaky.  Pour cette année 2021, ce sera au tour de l’église catholique romaine (EKAR) de diriger la présidence tournante au sein du FFKM. Durant cette messe œcuménique, le président du FFKM et à la fois Archevêque d’Antananarivo a présenté tous les nouveaux membres du bureau qui travaillent aux côtés des 4 présidents d’église. Ainsi, il a remercié tous les membres qui ont travaillé durement pour la promotion de cette association. « Vous m’avez fait confiance pour diriger le FFKM, bien que je sois déjà à l’âge de prendre la retraite », avance-t-il.

Cette passation de service s’est tenue en parallèle avec la messe de clôture de la semaine de prière pour l’unité des chrétiens. Ainsi, à cette occasion, le FFKM a remercié le pasteur Rasamoely Samson qui a été transféré au sein de l’école de la théologie où il a travaillé pendant 4 ans. Cette messe a été célébrée sous le thème : « Demeurez en moi, comme moi en vous ». Un verset tiré dans le livre de « Jean 15 : 5-9 ».

 En rappel, l’église luthérienne de Madagascar (FLM) avait présidé le FFKM à travers le pasteur Rakotonirina Davida. Après le décès de ce dernier, Monseigneur Odon Razanakolona a assuré l’intérim, jusqu’à ce qu’il ait pris officiellement ses fonctions. 

Anatra R.

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Golf : ça a swingué et en finesse, au 5ème anniversaire du Jacaranda Golf Club

Le T-Green du Galaxy Golf a accueilli vendredi soir la soirée de célébration du 5ème anniversaire du Jacaranda Golf Club.

Le temps d’une soirée, ces ladies ont laissé leurs clubs de côté pour profiter de cet instant unique avec leurs proches et toute la communauté golfique de Madagascar.

Un 5ème anniversaire dans la liesse

C’est sur les parcours de golf qu’elles se sont connues. Elles sont issues du Golf du Rova, du Malaza Golfy, du Golf Club d’Antsirabe et bien d’autres clubs. Au fil des événements et des rencontres golfiques, elles se sont liées d’amitié. 

Le Jacaranda Golf Club a vu le jour sur l’initiative de quelques femmes : Ghislaine Rakotoarison Leroy, Roti Casier, Haingo Ravatomanga, Manitra Ratsimbazafy, Mireille Rafidinarivo, sans oublier Monique Couteau ou encore Andréa Cateline, la liste est longue.

5 ans : l’âge de l’apaisement

Au sein de cette belle association informelle, les mots d’ordre sont : convivialité, passion du golf et partage. D’ailleurs, même lorsqu’elles sont concurrentes sur le green, elles restent dans une ambiance bonne enfant.

Au cours de cette soirée du 22 janvier, le Jacaranda Golf Club n’a pas manqué de souligner qu’il étend désormais son activité vers la philanthropie au sein du village d’Andakana.                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                

La gent féminine et le golf : un duo prometteur                     

Depuis fort longtemps, le golf a été un sport réservé aux hommes. Pour la petite histoire, il existe même de très grands clubs de golf qui n’ont admis la gent féminine que très récemment. C’est le cas du Royal and Ancient Golf Club, en Écosse.

Fort heureusement, ce sport prestigieux qu’est le golf se conjugue parfaitement bien au féminin à Madagascar. Les golfeuses sont aujourd’hui très nombreuses à Madagascar, certaines jouent pour le plaisir, d’autres participent aux compétitions officielles.

Au-delà de cette soirée forte agréable, on retient aussi et surtout la contribution de ces ladies à l’essor du golf à Madagascar. Longue vie à Jacaranda Golf Club, Miladies !

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Basketball N1A - ASCUT et Mb2All sacrés champions

ASCUT et Mb2All ont remporté dimanche le titre de champion de Madagascar de basketball N1A. L’Association sportive de la commune urbaine de Toamasina (ASCUT) revient de loin.

En effet, elle a détrôné la GNBC Analamanga. La formation Atsinanana a remporté la finale, hier, au Palais des sports de Mahamasina. C’est le quatrième titre pour une équipe surprise de cette saison. Personne ne s’attendait à cette ascension fulminée de l’équipe d’Atsinanana. Poussés dans la douleur par l’équipe championne en titre sortante, durant la rencontre (Q1 :16-16) ils ont pris le large (Q2 :16-23) avant d’être malmenés et les gendarmes ont pris le dessus (Q3: 23-17)  après un relâchement de Dids et ses camarades. Les Tamataviens ont sonné la révolte dans le dernier quart- temps et profité d’un passage à vide de la GNBC. Ils ont repris les commandes de la rencontre (Q4 : 14-23) et fini par s’imposer (79-67) à la fin du match. Notons que l’ASCUT a déjà battu en éliminatoire le Cosfa ( 87-62), une situation qui aurait dû inquiéter les gendarmes qui étaient trop confiants.

 Sur le papier, vu son niveau africain, la GNBC s’est montrée favorite. Les bérets noirs ont validé leur ticket pour la finale devant Sebam Boeny. Ce dernier complète le podium après avoir battu le Cosfa Analamanga ( 74 – 72) lors de la troisième place. Chez les Dames, le Mb2All récupère son bien perdu devant la même équipe de SBBC Boeny en 2019. Christiane, Kap’s et ses camarades raflent les deux millions cinq cent mille ariary de la part de Mvola et regagnent le titre de champion de Madagascar en disposant l’équipe de Boeny (70-56). 

JEA Vakinankaratra termine troisième après avoir battu le CosPN2 Atsinanana (53-50).Elias Fanomezantsoa