Les actualités à Madagascar du Vendredi 24 Janvier 2020

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Pire classement de Madagascar depuis 2012 : Indice de perception de la corruption

Ketakandriana Rafitoson de Transparency International – Initiative Madagascar, lors de son exposé sur le cas de Madagascar.

Alors que l’État prône une tolérance zéro contre la corruption et a l’ambition de réaliser un score de 50/100 à l’IPC d’ici 2025, des mesures drastiques doivent être prises pour joindre les actes aux paroles.

Transparency International est connu ou reconnu, c’est selon, comme étant une référence en matière de lutte contre la corruption, et ce, par le biais, de l’Indice de perception de la corruption (IPC). Parallèlement au lancement de l’IPC 2019 au niveau mondial, Transparency InternationalInitiative Madagascar, désormais abréviée par « TI-MG » ou « TI-IM », a dévoilé les résultats-pays hier à l’hôtel Carlton Anosy. Soulignons que l’IPC note 180 pays et territoires selon leurs niveaux perçus de corruption dans le secteur public, en s’appuyant sur treize évaluations d’experts et enquêtes menées auprès des chefs d’entreprises. Cet indice utilise une échelle de zéro (fortement corrompu) à 100 (très peu corrompu).

Tendance radicalement inversée. Selon TI-MG, Madagascar réalise un score de 24/100, soit un recul d’un point par rapport au score réalisé en 2018 (25/100) ; huit points de moins qu’en 2012, date de la révision méthodologique opérée par l’IPC ; et un score inférieur à la moyenne du continent africain (32/100). Le pays se place au 158e rang sur les 180 pays étudiés, dépassé d’un point par rapport à 2018 par l’Azerbaïdjan, le Cameroun, le Tadjikistan, le Mozambique, l’Ouzbékistan et l’Angola. Il en ressort que c’est le pire score réalisé par le pays depuis le changement méthodologique du calcul de l’IPC opéré en 2012, à égalité avec 2017. C’est également le pire classement de Madagascar depuis la création de l’indice révisé en 2012. De plus, en 2012, le score de Madagascar à l’IPC était meilleur que celui des Comores et du Mozambique. En 2019, cette tendance est radicalement inversée. Toujours est-il que sept sources de données indépendantes ont été utilisées dans le calcul du score malgache de l’IPC 2019, à savoir le World Economic Forum EOS ; le World Bank CPIA ; le Global Insight Country Risk Ratings ; le Bertelsmann Foundation Transformation Index ; l’African Development Bank CPIA ; le World Justice Project Rule of Law Index ; le PRS International Country Risk Guide ; ainsi que le Varieties of Democracy (V-Dem) Project.

Mauvais score. Techniquement, le recul d’un point de Madagascar peut être imputé non seulement au mauvais score réalisé par le pays au WJP Rule of Law Index (16 en 2019 contre 19 en 2018), qui traduit donc un recul de l’État de droit ; mais aussi à l’intégration du score du World Economic Forum EOS dans le panel de sources de l’IPC, avec un score également défavorable pour le pays (17/100) en 2019. Au vu de ces chiffres, le pays devrait revoir sa politique concernant la lutte contre la corruption. TI-MG d’enchaîner que le score de Madagascar et son recul d’un point sur l’IPC 2019 s’expliquent par le manque d’intégrité politique qui prévaut dans le pays. Les problèmes récurrents auxquels le pays fait face mettent en lumière le manque de transparence et de redevabilité politique. Citons entre autres l’opacité des sources de financement politique, qui constitue un frein à la construction d’une relation de confiance entre politiciens et citoyens, et qui ouvre la porte aux financements illicites. L’année 2018, année de référence de l’IPC 2019, a été une année électorale caractérisée par les dépenses de campagne faramineuses, aux sources souvent opaques, réalisées par les principaux candidats aux présidentielles. Le non-plafonnement des fonds de campagne, ayant accentué les inégalités des chances entre compétiteurs politiques et favorisé l’augmentation exponentielle des risques de corruption électorale et d’achats de vote ; ainsi que la non-publication des déclarations de patrimoine des élus ont constitué un manque flagrant de transparence envers des électeurs/administrés qui n’ont pas pu vérifier la probité des élus.

Recommandations. Et comme à son habitude, Transparency International – Initiative Madagascar n’a pas manqué d’apporter ses recommandations. Ainsi, pour réduire la corruption et restaurer la confiance des Malgaches vis-à-vis de la sphère politique, TI-MG recommande en priorité au gouvernement, entre autres, de renforcer le système de redevabilité et de promouvoir une réelle séparation des pouvoirs. Les pressions politiques d’ordre administratif exercées sur les magistrats dans le traitement des contentieux électoraux doivent en particulier être bannies des pratiques, et les coupables de tels agissements, sévèrement sanctionnés. S’attaquer au traitement préférentiel pour assurer que les budgets et les services publics ne soient pas motivés par des relations personnelles ou orientés par des intérêts particuliers. Réglementer et contrôler le financement politique pour éviter un excès d’argent et d’influence en politique, et faire en sorte que les déclarations de patrimoine des élus et de l’ensemble des dirigeants politiques soient accessibles au public pour un meilleur contrôle citoyen de l’exercice du pouvoir.

Concernant le classement mondial de Transparency International, le Danemark et la Nouvelle-Zélande sont les pays les moins corrompus. Ils sont à égalité avec un score de 87 points. La Somalie termine la liste des 180 pays, créditée de seulement 9 points.

Recueillis par Dominique R. 

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Intempéries : Lourd bilan humain : 13 morts, 18 disparus et 47 286 sinistrés

Les intempéries ainsi que les destructions qui s’en suivent pourraient revenir dans quelques jours selon les dires du secrétaire exécutif du BNGRC.

Les intempéries qui ont traversé le pays ont provoqué d’importants dégâts dans plusieurs régions. 

Le Bureau de Gestion des Risques et Catastrophes (BNGRC) a dressé un premier bilan des intempéries qui ont traversé ces derniers jours à Madagascar. Et le moins que l’on puisse dire c’est qu’il est assez lourd du côté humain. Le Gal Elack Olivier Andriankaja, secrétaire exécutif du Bureau National de Gestion des Risques et Catastrophes de noter lors d’une conférence de presse organisée hier a d’ailleurs donné la topographie de la situation. « Les premiers bilans montrent des pertes de vie humaine et des matériels importants. Il est sûr que les bilans vont s’alourdir dans les jours qui vont venir ». Avant d’annoncer qu’il y a « 47.286 sinistrés et treize décès répartis dans les régions Alaotra Mangoro, Analamanga, Betsiboka, Boeny, Melaky et Sofia ». La conférence de presse n’a toutefois pas permis d’avoir les détails de la répartition du premier bilan. Un communiqué publié hier également mais à 10h05 locales a toutefois pu donner des informations plus ou moins précises. Ainsi, selon ce document, la région Sofia affiche le plus grand nombre de sinistrés avec au total 18.900 victimes et 11 déplacés. Elle est suivie de la région Alaotra Mangoro avec 11.312 sinistrés et 400 personnes déplacées. Pour la région Boeny, quant à elle, le Bureau national de gestion des risques et catastrophes rapportent qu’il y a eu 8.049 sinistrés et 1.007 personnes déplacées. Le nombre de sinistrés atteint les 753 dans la région de Betsiboka nous rapporte toujours le bureau national de gestion des risques et catastrophes. Ce dernier attestant également que les 753 personnes ont toutes été déplacées. Enfin, la région Melaky affiche 800 sinistrés déplacés. Par ailleurs, le bilan du BNGRC de faire également savoir que la région Boeny enregistre le plus grand nombre de personnes portées disparues, soit 18 personnes en tout. La région de Betsiboka présente, quant à elle, deux autres cas de personnes portées disparues.

Montée. Outre le bilan humain, les fortes intempéries de ces derniers jours ont également provoqué des dégâts matériels. Des routes nationales sont coupées si d’autres comme la RN6 ont été vite rendues opérationnelles. Le ministère en charge de l’Aménagement a fait savoir que la route a été ouverte dans la nuit de mercredi dernier. La montée des eaux constitue également une des conséquences majeures des fortes pluies endurées par tout le pays. Le cas de la région Alaotra Mangoro est assez alarmant. « L’eau est montée à un niveau critique à cause de la rupture de deux barrages » rapporte une source sur place. Toujours dans la même région, d’autres sources font également état que la route nationale numéro 44 est coupée niveau du « pont bailey » de Marianina, Ankazotsaravola. Une photo qui circule sur le réseau social Facebook démontre clairement des personnes bloquées sur la partie coupée de ladite route nationale. D’autres communes de la région Ambatondrazaka, comme Antanambe, sont également victimes de la montée des eaux. Les cris de détresse de la population sont véhiculés par les réseaux sociaux et l’attente des mesures d’urgences commencent à se faire attendre. Dans une conférence de presse organisée hier, le général Elack Olivier Andriankaja, secrétaire exécutif du BNGRC de faire savoir que des premières actions ont été initiées par les démembrements du bureau. Entre autres, l’évacuation de la population des zones à risque ou victime de la montée des eaux. Le BNGRC a également survolé différentes zones pour déterminer celles les plus touchées afin de procéder à l’évacuation des populations. Des réunions de coordination des actions seraient également menées à Mahajanga. Comme à Ambatondrazaka, l’eau est également montée à un certain niveau dans la plaine de Marovoay. Les dégâts sur les récoltes n’ont pas encore été avancés par les autorités. Ce qui est sûr c’est que le bilan ne pourrait que s’alourdir dans les jours à venir.

José Belalahy

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Antaninarenina : Suspension d’activité d’un magasin

Le magasin en question est maintenant fermé.

Les responsables du ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat et ceux du ministère de la Santé publique ont effectué une descente à Antaninarenina les 21 et 22 janvier derniers. Ils ont procédé à la suspension d’activité d’un magasin commercialisant différents produits, notamment alimentaires. Le magasin en question est localisé à Antaninarenina. En effet, la non-conformité  aux normes générales d’hygiène des lieux est à l’origine de cette mesure corrective prise par ces départements ministériels, a-t-on communiqué, et ce, dans le but de protéger les consommateurs. Du coup, ce magasin ne pourra ainsi ni vendre, ni recevoir de client jusqu’à nouvel ordre. Par ailleurs, les autorités concernées ont sollicité la collaboration de toutes les parties prenantes en matière de respect des normes afin d’assurer la protection de la santé des consommateurs.  

Navalona R.

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Namontana : Tokantrano voatafika, lasa ny vola, saika voaolana ny tompon-trano

Nitrangana fanafihan-jiolahy mahery vaika teny amin’iny faritra Anosibe, ny harivan’ny talata hariva lasa teo. Dimy lahy izy ireo no fantatra fa nanafika tamina tokantrano iray tao Namontana. Lasa tamin’izany ny vola sy ny firavaka, ary tsy vitan’izay fa mbola saika niharan’ny filan-dratsin’ireo olon-dratsy ihany koa ilay ramatoa tompon-trano. Araka ny fampitam-baovao avy tamin’ny polisim-pirenena dia nisy dimy ireo olon-dratsy no nanao amopletra niditra tao amin’ilay tokantrano tokony ho tamin’ny fito ora hariva tany ho any. Nandrahona ny tompon-trano ireto jiolahy ireto ary nangorona ireo entana sarobidy rehetra tao an-trano. Teo am-pikasana ny hanolana ilay ramatoa izy no tonga ny polisin’ny Sag, izay voaantso ara-potoana. Nitsoaka avy hatrany moa ireo mpanafika ary raikitra teo ny fanenjehana, tamin’io alina io ihany. Tovolahy iray no voasambotra tamin’io fotoana io, izay voalaza fa isan’ny nandray anjara tamin’ilay fanafihana. Basy vita gasy iray no tratra teny aminy raha ny fanazavana azo hatrany. Tsy nihanona fotsiny tamin’io anefa ireo mpitandro filaminana, fa mbola nitohy nanao ny fikarohana sy ny fisafoana ny manodidina. Nisy lehilahy iray, nampiseho fihetsika nampiahiahy ihany koa nosamborina ary fantatra, fa mbola isan’ireo olon-dratsy. Sarona teny amin’ity farany moa ny baoritra nisy ampaham-bola azon’izy ireo tao amin’ilay tokantrano ary ny zava-maranitra nentina nanafika. Marihana, fa izy roa lahy ireto dia efa jiolahy rain-dahiny amin’ny  fanafihana mitam-piadiana ary efa nigadra teny  Tsiafahy. Efa natolotra ny Fampanoavana ireto olon-dratsy ireto ka naverina nadoboka eny Tsiafahy indray mandra-piandry ny fotoam-pitsarana azy ireo.

m.L

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Harifidy IBC : Énième convocation ce jour

La saga judiciaire mettant en cause Harifidy Ramanandraibe se poursuit. « Hier, j’ai reçu un appel de la gendarmerie m’ordonnant de me rendre immédiatement au bureau de la brigade spéciale. Mon état de santé ne me le permet pas et j’ai supplié les enquêteurs de reporter le rendez-vous à demain (ce jour) à la première heure », a expliqué le concerné. Il venait d’être auditionné, mardi dernier, par la brigade spéciale des affaires criminelles auprès de la gendarmerie. L’objet de l’audition est un litige foncier où la partie civile est constituée par le ministère de l’Agriculture et de la pêche. Le terrain en question est dénommé « Jardin d’essai », a-t-on appris sur ce dossier. Au début, le litige n’était qu’une affaire civile qui, avec le temps, a pris  une tout autre tournure. Les concernés font maintenant l’objet d’une poursuite pénale avec comme charge judiciaire « envahissement de terrain domanial ». Plusieurs personnes, dont Harifidy Ramanandraibe, sont concernées par la plainte du ministère. Pour l’instant, il ne sait pas si la séance de ce jour entre dans le cadre de la suite de l’enquête sur la même affaire ou un éventuel défèrement au Parquet, ou bien encore un tout autre dossier. Ce chroniqueur politique de la station radio IBC se trouve dans un beau pétrin. Dimanche dernier, son domicile a été perquisitionné par la brigade criminelle de la police, sur mandat délivré par le Parquet d’Anosy. Il est soupçonné d’avoir dissimulé des armes à feu chez lui mais les fouilles n’ont rien donné. Deux jours après, il a été de nouveau convoqué par la section criminelle de la gendarmerie, et ce, pour la seconde fois. Aujourd’hui, il sera de nouveau devant les enquêteurs, sans connaître exactement le motif de sa convocation. Son militantisme et ses paroles, parfois virulentes et directes pourraient gêner le microcosme politique. C’est dans ce sens d’ailleurs que l’ordre des journalistes, dans sa lettre déposée aux enquêteurs, a émis des réserves sur le fait qu’il pourrait s’agir de harcèlement.

D.R

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Rugby : Un bilan positif et un programme chargé pour l’année 2020

Les membres du Malagasy Rugby lors de la conférence de presse, hier à Ankorondrano.

Trois grandes compétitions nationales sont prévues pour terminer définitivement la saison pour le “Malagasy Rugby”. Pourtant, l’heure était au bilan, hier, pour annoncer, en avance, que 2019 était une année fructueuse. 

Les membres du “Malagasy Rugby”, dirigés par leur président Marcel Rakotomalala, ont organisé la première conférence de presse de cette année, hier, à leur siège, à Ankorondrano. Ils ont parlé de plusieurs thèmes qui peuvent se résumer en trois points : remerciements, bilan 2019 et calendrier 2020. Tout d’abord, le président a adressé ses remerciements à tous les férus du ballon ovale malgache, toujours aux côtés de la fédération et de l’équipe nationale, tout au long de la saison. Il a aussi félicité les spectateurs qui étaient présents lors des demi-finales des championnats de Madagascar Gold Top 20, qui se sont déroulés le 19 janvier dernier au Stade des Makis Andohatapenaka. « Vous avez montré une véritable sagesse. Même si le stade était plein comme un œuf, il n’y a pas eu de bousculade », a-t-il annoncé. C’était aussi l’occasion pour le “Malagasy rugby” de remercier ses sponsors tels que Orange, la Star et la BVF. 

Cependant, avant de clôturer officiellement cette saison, il leur reste encore trois compétitions. La première est la finale des Championnats de Madagascar ou Gold Top20, opposant TFA au Cosfa. « Cette rencontre était prévue initialement le 2 février, mais à cause du mauvais temps, la fédération a dû la reporter au 9 février. En attendant, les matchs de classement sont déjà en cours pour les équipes qui ont été éliminées en quarts de finale », a fait savoirle directeur technique national, Andrianorosoa Antsoniandro. Ensuite, il y aura la coupe du président qui devrait avoir lieu au mois de mars. Selon les explications, les huit meilleures équipes du Golf Top20 seront en lice pour ce tournoi. Enfin, les Championnats du Quartier et de Boîte termineront la saison 2019.

Une année riche en compétitions internationales. Le calendrier 2020 est chargé pour le Malagasy Rugby. Ainsi, cette saison sera marquée par des compétitions internationales. Au niveau de la zone de l’Océan Indien, Madagascar accueillera le TOP 6, regroupant les deux meilleurs équipes malgaches, deux pour La Réunion, une pour Maurice et une pour la sélection Mahoraise. La compétition se déroulera fin mars. Tandis qu’au niveau continental, les Makis Juniors participeront aux championnats d’Afrique, baptisés « Trophée Barthès », prévus pour le mois d’avril au Kenya. Quant aux Makis Séniors, ils disputeront les quarts de finale de la Coupe d’Afrique 2020. Le premier match aura lieu en Zambie le 13 juin. Ensuite, la Grande Île accueillera la Namibie le 28 juin. Les demi-finales sont prévues pour les mois d’août et septembre. Ainsi, deux autres équipes nationales masculines et féminines participeront aux Championnats d’Afrique de rugby à VII au mois d’octobre. Les Makis Dames, médaillées de bronze lors des qualifications aux JO de Tokyo en Tunisie, disputeront les matchs de repêchage contre les représentantes des autres continents, au mois de juillet. 

Manjato Razafy

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Ambositra : Formation idéologique et politique assimilationniste pendant la période coloniale

L’école régionale d’Ambositra, la pépinière des élites betsileo.

« Le meilleur des enseignements est celui qui n’endoctrine pas », disait le philosophe polonais, Szczepan Yamenski. L’enseignement français pendant la colonisation en était l’opposé. Il était un moyen pour l’administration coloniale d’adopter une politique assimilationniste. A l’aube du XXe siècle, l’empire colonial français implante des écoles dans ses colonies. Le but de l’éducation est de faire des indigènes des citoyens de seconde zone. 

A Madagascar, l’école régionale d’Ambositra est une institution reconnue pour la « qualité de son enseignement ». A l’époque, l’objectif de cet établissement figurait dans l’arrêté du 16 avril 1899, « faire des jeunes malgaches des sujet fidèles et obéissants à la France […]. Donner à l’enseignement un caractère industriel, agricole et commercial de manière à pouvoir procurer aux colons et aux divers services des collaborateurs ». Ainsi, les écoles régionales sont implantées aux quatre coins de la Grande Île afin de pouvoir contrôler la jeunesse indigène. 

D’après l’historien Ny Rina Harintsoa Rahaingomalala, « le 24 mars 1903, l’administration coloniale décide de construire une école régionale à Ambositra […]. Cette école est un outil de consolidation de la colonisation, d’une part, et une source de promotion pour la société indigène, d’autre part ». L’école régionale d’Ambositra, depuis sa création, a été constituée de deux grandes sections : l’enseignement général et la formation professionnelle. Pépinière de fonctionnaires auxiliaires, cette institution a permis aux habitants des régions de profiter d’une certaine ascension sociale. Ainsi, elle accueille des étudiants des autres régions. Et la plupart des sortants de cette école sont devenus des élites. Néanmoins, la plupart d’entre eux sont des loyalistes, ceux qui se rangent du côté des colonisateurs. D’ailleurs, ils sont formés pour donner l’exemple à leurs compatriotes et leur donner l’idée que l’éducation française est la clé de la réussite !  

L’école implantée par l’administration coloniale n’est pas la seule à assurer l’éducation des jeunes d’Ambositra. Selon l’historien Ny Rina Harintsoa Rahaingomalala, « l’école régionale d’Ambositra est en concurrence avec les écoles confessionnelles, elles qui ont déjà une avance d’une trentaine d’années en matière d’enseignement. Parmi ces écoles missionnaires, l’école Benjamin Escande de la mission protestante est la principale rivale de l’école régionale ». L’administration coloniale ne cache pas son inquiétude face à cette situation. Elle va mettre les écoles privées en difficulté. La laïcisation du gouvernement de Joseph Simon Gallieni, et l’arrivée du « grand laïc », Victor Augagneur, engendrent une légère décadence au niveau des écoles privées confessionnelles.   

Les années 1940 ont vu la montée du nationalisme qui était d’actualité dans les colonies, en général, et à Madagascar, en particulier. A Ambositra, un affrontement idéologique est inévitable. Les élites issus des deux écoles s’opposent. Si la plupart des anciens étudiants de l’école régionale sont pro-colons, ceux des écoles confessionnelles deviennent nationalistes. Les premiers sont des auxiliaires, les seconds sont devenus des contestataires. 

Iss Heridiny 

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Approvisionnement en eau à Tana : 65 millions d’euros de l’Union européenne

La signature de l’accord de financement s’est tenue hier à Iavoloha.

La signature de l’accord de financement y afférent a été effectuée hier au Palais d’Iavoloha, entre le vice-président de la Banque européenne d’investissement, Ambroise Fayolle, et le ministre malgache de l’Economie et des Finances, Richard Randriamandrato.

Au beau fixe. C’est ainsi que l’Ambassadeur de l’Union européenne (UE) Giovani Di Girolamo qualifie la relation diplomatique entre Madagascar et l’UE. Ce diplomate européen ne cesse de réitérer la volonté de l’Union européenne d’accompagner la Grande île dans la mise en œuvre du Plan Emergence Madagascar. Après l’élection du président Andry Rajoelina il y a un an de cela, et les différentes échéances électorales libres et démocratiques qui se sont déroulées au pays, les autorités malgaches ont pu regagner la confiance de l’Union européenne. Au cours de la cérémonie de signature du protocole d’accord de financement du projet « Tana Water III » qui s’est déroulée hier au Palais d’Etat d’Iavoloha, l’Ambassadeur de l’UE n’a pas manqué de saluer les efforts réalisés par le régime actuel par rapport notamment aux actions visant à l’amélioration des conditions de vie socioéconomique de la population. Cette confiance s’est traduite par le déblocage d’un financement de 65 millions d’euros pour appuyer la Jirama dans l’amélioration de l’approvisionnement en eau potable d’Antananarivo. Ce financement est composé d’un prêt de 35 millions d’euros de la Banque européenne d’investissement, et d’un don de 30 millions d’euros de l’Union européenne à travers la plateforme d’investissements pour l’Afrique. La signature de l’accord de financement y afférant a été effectuée hier, au Palais d’Iavoloha, entre le vice-président de la Banque européenne d’investissement, Ambroise Fayolle, et le ministre malgache de l’Economie et des Finances, Richard Randriamandrato. Une cérémonie honorée par la présence du président Andry Rajoelina et de l’Ambassadeur de l’Union européenne, Giovani Di Girolamo. 

100 000 m3. Le ministre de l’Energie, de l’Eau et des Hydrocarbures, Christian Ramarolahy, le président du conseil d’administration de la Jirama, Rasamoelina Soloniaina Andriamanampisoa, et le directeur général de la Jirama, Vonjy Andriamanga, y étaient également présents ; la Jirama étant le principal bénéficiaire de ce financement de l’UE. Les travaux qui ont déjà débuté, il y a quelques temps, consistent en l’extension de la station de Mandroseza, qui sera achevée d’ici le mois d’avril 2020. Le projet « Tana Water III » contribuera également à la construction de trois nouvelles stations de forage et de traitement d’eau à Antananarivo. Il serait aussi question du renouvellement des tuyaux et canaux d’approvisionnement en eau potable au cœur de la Ville des Mille. Il convient de noter que pour la mise en œuvre de ce projet, l’État Malagasy apporte son financement propre à hauteur de 2,5 millions d’euros. À entendre les explications du directeur général de la Jirama, Vonjy Andriamanga, « Tana Water III » prévoit aussi l’installation de nouvelles bornes-fontaines au niveau de différents quartiers de la capitale. L’objectif étant, selon lui, d’augmenter progressivement l’approvisionnement en eau potable à Tana, pour couvrir les besoins des Tananariviens qui sont de l’ordre de 100 000 m3 par jour. Actuellement, on enregistre une insuffisance de 30% par rapport à ces besoins journaliers. Quoi qu’il en soit, « Tana Water III »  ravive l’espoir de la population tananarivienne qui a longtemps souffert du manque, voire de l’inexistence d’eau potable au niveau de plusieurs quartiers. À en croire les hauts responsables de la Jirama, les problèmes d’approvisionnement en eau à Tana seront réglés dans le courant de cette année 2020.

Davis R

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Ambatondrazaka: l’inondation frappe la région

La forte pluie à Madagascar a engendré des pertes en vie humaines et des dégâts matériels considérables. 22 personnes auraient perdu la vie suite au passage du mauvais temps engendrant une forte pluie. A Ambatondrazaka, un des greniers de Madagascar, les rizières, les foyers, les ponts, les routes, … ont été dévastés, à cause des pluies abondantes et du mauvais temps.
Ce n'est pas la première fois pour Ambatondrazaka. En 2001, de nombreux quartiers et routes ont été également détruits. Cette fois-ci, les dégâts sont plus intenses. En effet, les ponts sont ravagés, voire même emportés par les courants d'eau, notamment le pont bailey. De plus, le nombre de victimes ne cessent de s'amplifier. C'est la principale raison pour laquelle es responsables, représentants des habitants d'Ambatondrazaka appellent à l’aide
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Ambatovy : soutien à 6 coopératives villageoises dans la filière Grenadelle

Appuyer les membres d’association paysanne pour avoir des opportunités de marché pour écouler leurs produits agricoles, entre dans le cadre du soutien qu’Ambatovy offre aux activités génératrices de revenus des paysans, dans ses zones d’implantation.

Ainsi, Ambatovy a soutenu six coopératives villageoises regroupant près de 213 producteurs basées dans les Districts de Brickaville et de Toamasina II, à établir un accord de partenariat avec une société exportatrice, SOFREX, laquelle a fait une promesse d’achat de 1.000 tonnes de grenadelle par an. Ce partenariat entre dans le cadre du Projet CASEF (Croissance Agricole et Sécurisation Foncière) dont l’un des objectifs est d’améliorer l’accès aux marchés des membres des organisations de producteurs dans les filières litchi, grenadelle, cannelle, poivre, curcuma et huile essentielle de girofle.

Pour la campagne 2019-2020, ces producteurs comptent mettre en terre près de 40.000 pieds de grenadelle sur une surface de plantation de 40ha. Ambatovy assurera l’accompagnement des paysans-relais qui prendront en charge le transfert des techniques agricoles aux producteurs et le suivi sur terrain, tandis que le Projet CASEF fournira les intrants (dont les semences) et a déjà 40 000 pots pour la pépinière.

Des sessions de formation théorique et pratique sur la conduite de pépinière et de plantation ont été organisées à Brickaville au mois de novembre 2019. Autour de la Zone de Conservation d’Ambatovy : Signature d’un septième contrat de transfert de gestion de ressources naturelles aux communautés de base. Avec l’appui d’Ambatovy, un contrat de transfert de gestion de ressources naturelles dans les zones tampons autour de la Zone de Conservation d’Ambatovy, a été signé entre la communauté de base (COBA) MIEGNA, la Commune Rurale d’Ambohibary et la Circonscription de l’Environnement et du Développement Durable (CIREDD) Moramanga, le 20 décembre 2019 à Befotsy, dans le District de Moramanga.

Ce contrat de transfert de gestion d’une durée de 3 ans renouvelable, qui a pour but, entre autres, de responsabiliser les communautés de base dans la gestion durable des ressources naturelles, est le septième de son genre depuis 2011. C’est dans ce cadre de la protection et la conservation de l’environnement autour de sa Mine à Moramanga, qu’Ambatovy collabore étroitement avec ces COBA tout en les appuyant sur le plan technique (formations, suivis et encadrement…), pour une bonne gestion de l’association, ainsi que l’appui des membres dans des AGR ou activités génératrices de revenus.

Ambatovy contribue à l’amélioration de l’état nutritionnel des enfants à Toamasina II. Améliorer l’état nutritionnel des enfants et par la même occasion, contribuer à l’augmentation du taux de scolarisation, c’est dans ce sens qu’Ambatovy a financé la mise en place de cantines scolaires dans les Ecoles Primaires Publiques (EPP) de Vohitrambato, d’Ampihaonana et de Soamahatsinjo, à Toamasina II. Suivant le protocole d’accord qu’elle a signé avec l’Office National de Nutrition (ONN), les contributions d’Ambatovy concernent l’appui financier du projet comprenant, entre autres, la collation des élèves à la cantine scolaire, la mise en place des jardins scolaires, les frais de formation en éducation sanitaire et nutritionnelle des parents, des enseignants et des membres du comité de gestion de chaque école.

Le projet commence à porter ses fruits dans la mesure où l’effectif des élèves scolarisés dans l’EPP Soamahatsinjo, à Toamasina II, a connu une hausse durant l’année scolaire 2018-2019. A noter que plus de 17 500 plats ont été déjà servis à près de 469 élèves et une vingtaine d’enseignants, à raison de deux repas par semaine, durant l’année scolaire 2018-2019.

Andry Rakotonirainy

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Madagascar Gouvernement : Déclaration de sinistre national

COMMUNIQUE DE PRESSE

Déclaration de sinistre national

Suite au passage d'une circulation dépressionnaire dans le Canal de Mozambique, ayant provoqué des activités pluvio-orageuses intenses du 20 au 23 Janvier 2020 dernier, sept (07) régions ont été sévèrement frappées par des catastrophes énormes comme des inondations, éboulements de terrains, coupures de routes et rupture des digues, en l'occurrence les Sofia, Alaotra Mangoro, Boeny, Betsiboka, Melaky, Analamanga et Diana.

D'après le bilan provisoire dressé par le Bureau National de Gestion des Risques et Catastrophes (BNGRC) en fin de matinée, 21 décès, 20 disparitions et plus de 80.000 sinistrés ont été enregistrés dans ces sept régions les plus touchées.

Le Président de la République, le Premier Ministre et l'ensemble du Gouvernement tient à présenter leurs condoléances aux familles des victimes et à manifester leur compassion à l'endroit de tous les compatriotes sinistrés.

Une réunion d'urgence du Conseil National de Gestion des Risques et Catastrophes, dirigée par le Premier Ministre s'est tenue au Palais de Mahazoarivo en fin de matinée de ce vendredi, afin d'évaluer l'ampleur des dégâts et permettre au Président du Conseil National qui n'est autre que le Premier ministre lui-même de déclarer le sinistre national.

Selon les dispositions de la loi n°2015-031 du 12 février relative à la Politique Nationale de Gestion des Risques et Catastrophes, et celles de son décret d'application n°2019-1954 du 28 octobre 2019, un décret pris en Conseil du Gouvernement constate cette déclaration de sinistre national. Un Conseil du Gouvernement exceptionnel a ainsi eu lieu aujourd'hui même, en vue de l'adoption de ce décret. Le Gouvernement Malagasy fait appel à tous les acteurs nationaux et partenaires internationaux à venir en aide au peuple Malagasy pour les activités d'aide d'urgence, relèvement précoce, de réhabilitation et de reconstruction.

Par ailleurs, des actions de survol des régions touchées ont été menées dès hier même afin d'évaluer rapidement les besoins d'urgence. Par la suite, tentes, vivres, kits de traitement d'eau, médicaments et autres kits de survie ont ainsi été acheminés vers ces régions, tous les moyens de transport, tels que les hélicoptères, bateaux et camions ont été déployés pour que les aides d'urgence parviennent aux destinataires le plus rapidement possible.

Le Premier Ministre a donné instructions à plusieurs ministères concernés, pour que les routes nationales vitales aux activités économiques et sociales du pays, coupées ou risquant des coupures soient réhabilitées dans les meilleurs délais. Un contrôle strict des poids utiles des véhicules doit également être mené par la Gendarmerie sur ces axes routiers.

Enfin, le Premier Ministre a souligné l'importance cruciale d'une mission de vérification et de contrôle permanente que le ministère en charge du commerce doit mener dès à présent auprès des distributeurs de produits de première nécessité pour éviter toute activité de spéculation qui pourrait augmenter indûment les prix sur les marchés.

Le Chef du Gouvernement a insisté sur le renforcement du leadership national dans la gestion et la coordination unique de toutes les activités rentrant dans le cadre du sinistre national confiées au BNGRC.

Antananarivo, le 24 Janvier 2020

La Porte-parole du Gouvernement

Lalatiana ANDRIATONGARIVO

Ministre de la Communication et de la Culture

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FAMPITAM-BAOVAOFanambarana voinam-pirenena "sinistre national"

Taorian'ny fandalovan'ny tangoron-drahona mitondra rotsak'orana matevina tao amin'ny Lakan-dranon'i Mozambika ny 20 ka hatramin'ny 23 Janoary 2020 lasa teo, dia nitondra takaitra mafy noho ny tondra-drano ny faritra fito (07) eto Madagasikara. Sofia, Alaotra Mangoro, Boeny, Betsiboka, Melaky, Analamanga ary Diana no tena niharam-pahavoazana mafy. Raha ny tarehimarika vonjimaika avy amin'ny Birao Nasionaly Misahana ny Fitantanana ny Tandindon-doza sy ny Loza (BNGRC) androany maraina, dia tafakatra 21 no namoy ny ainy, 20 no mbola tsy hita popoka ary mihoatra ny 80.000 ireo traboina sy tsy manan-kialofana.

Ny fitondram-panjakana tarihin'ny Filohan'ny Repoblika, ny Praiministra ary ny Governemanta iray manontolo dia mitondra ny teny fampiononana ho an'ireo mpiray tanindrazana nanana havana namoy ny ainy, ary mankahery ireo tra-boina rehetra tsy ankanavaka.

Manoloana izany indrindra dia nisy ny fivoriana maika nataon'ny Filan-kevim-pirenena momba ny fitantanana ny tandindon-doza sy ny loza (Conseil National de Gestion des Risques et Catastrophes) androany maraina teny amin'ny Lapan'i Mahazoarivo, nahafahan'ny Praiminisitra izay Filohan'ny Filan-kevim-pirenena, nanambara ny fisian'ny "voinam-pirenena" noho ny halehibeazan'ny fahavoazana nateraky ny natiora.

Araka ny voalazan'ny lalàna lf 2015-031 tamin'ny 12 Febroary 2016 mifehy ny Politikam-pirenana momba ny Fitantanana ny Tandindon-doza sy ny Loza, nasiana fampiharana tamin'ny alalan'ny didim-panjakana lf 2019-1954 tamin'ny 28 Oktobra 2019, dia mamoaka didim-panjakana ny Governemanta hanamafisana izany fanambarana voinam-pirenena na "sinistre national" izany. Nisy araka izany ny Filan-kevitry ny Governemanta manokana androany zoma atoandro nandraisana izay didim-panjakana izay.

Manao antso amin'ny vondron'olona sy fikambanana rehetra na ny eto an-toerana na ny avy any ivelany noho izany ny Governemanta Malagasy mba hifanome tanana amin'ny fitondrana ny vonjy aina maika sy hiatrehana ny fanarenana tsy maintsy hatao.

Ankoatra izany dia efa nisy hatry ny omaly ny sidina natao tamin'ireo faritra traboina nahafahana nahafantatra ny filàna maika toy ny fialofana, sakafo, kojakojam-pianarana, fitaovana fanadiovana rano fisotro, fanafody sns... nandritra ny fivoriana notarihan'ny Praiministra ihany koa no nandrindrana niaraka tamin'ny BNGRC ny fanaparitahana haingana ireo filàna maika ireo any amin'ny distrika sy faritra traboina. Ampiasaina avokoa ireo fitaovana rehetra eo ampelatanana ahafahana manafaingana ny fanaterana ny fanampiana.

Mikasika ny lalam-pirenena tapaka na atahorana ho tapaka dia minisitera maromaro no miara-misalahy mba hanafainganana ny asa fanamboarana maika tsy maintsy atao, nanome toromarika mazava ny Praiministra mba hiasa andro aman'alina ireo orinasa hanao ny fanamboarana vonjy maika ka ho ao anatin'ny andro vitsivitsy dia hiverina amin'ny laoniny ny fifamoivoizana amin'ireo lalam-pirenena tena iankinan'ny toekarem-pirenena sy ny fiainana ara-tsosialin'ny Malagasy amin'ny ankapobeny. Mila arahamaso koa ireo fiarabe mivezivezy amin'ireny lalam-pirenena ireny mba tsy hihoatra ny lanja feran'ny lalàna ka vao maika hampitera-doza hanapaka ny lalana koa.

Toromarika hafa ihany koa no nomen'ny Praiministra mba hanamafisana ny fanarahamaso ireo mpivarotra, tsy hanararaotra hampiakatra ny vidin'entana ilaina andavanandro amin'izao vanim-potoana izao. Ho hentitra ny minisitera tompon'andraikitra ka tsy handeferana izay mety ho endrika fanararaotana fa handraisana fepetra avy hatrany.

Ilaina hoy ny Lehiben'ny Governemanta ny hanamafisana ny fitarihana sy ny fandrindrana nasionaly izay iandraiketan'ny BNGRC amin'izao voinam-pirenena izao.

Antananarivo, 24 Janoary 2020Ny Mpitondra Tenin’ny GovernemantaLalatiana ANDRIATONGARIVOMinisitry ny Serasera sy ny Kolontsaina

Madagate0 partages

Madagasikara Governemanta : fanambarana voinam-pirenena

FAMPITAM-BAOVAO

FANAMBARANA VOINAM-PIRENENA

Mahazoarivo, ny 24 Janoary 2020 - Manoloana ny voina izay nihatra tamin’ny faritra maromaro izay nateraky ny rotsak ’orana be loatra dia nampiantso fivoriana tsy ara-potoana ny filankevi-pirenena mikasika ny fitantanana ny loza sy ny tandindon-doza amin’ny maha-filoha mpitantana io rafitra io azy ny Praiminisitra, Lehiben’ny Governemanta Ntsay Christian teto Mahazoarivo androany.

Fivoriana izay nandinihana sy namakafakana ireo fahavoazana misy ka ahafahana mamaritra paikady entina mitondra vahaolana sy fanampiana avy hatrany ho an’ireo traboina ary hanarenana farany izay haingana ny fahasimbana misy, indrindra amin’ireo Faritra fito izay tena nitondra takaitra. Raha ny tarehimarika voaray nandritra ny fivoriana dia fantatra fa manodidina ny 80.000ny isan’ireo tra-boina, 21 no namoy ny ainy ary 20 no tsy hita popoka, tarehimarika izay mety hisy fiovana. Misy eo ankilan’izany ny fahatapahan’ny lalana maromaro, toy ny RN4, RN6, RN7, RN1 BIS, RN3A, RN34.

Noho izany dia nanao “fanambarana voinam-pirenena” na “déclaration de sinistre national”, noho ny voina nateraky ny andro ratsy izay nitondra rotsak’orana be loatra ny Praiminisitra, ka ankoatra ny fampiasana ireo fitaovana rehetra eo am-pelatanana dia manao antso avo amin’ny rehetra izy mba hifanome Tanana amin’ny vonjy aina sy ny fanarenana ny fahasimbana.

Entanina ny rehetra ho mailo ny amin’ireo loza maro mety hiseho tahaka ny fiakaran’ny rano sy ny fihotsahan’ny tany, fahatapahan’ny andrin-jiro…; ary hanaraka ireo toromarika izay omen’ireo tompon’andraikitra.

Ny Serasera

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Madagasikara. Antso ho an’ny Tily rehetra manoloana ny voina misy eto amin’ny firenena

Miarahaba an’ise amin’ny fo feno fitiavana sy amin’ilay naniraka antsika,Iarahantsika mahalala ny «Andro ratsy» nandalo teto Madagasikara tamin’ity herinandro ity, izay niteraka voina maro hatramin’ny namoizana ain’olona. Indrisy nisy beazina «voronkely» (skoto protestanta zazavavy, 6-12 taona) aza tamin'ireo, ankoatr’izay mety tsy mbola fantatra.Manao ANTSO AVO amintsika TILY rehetra manerana ny Nosy, mba hanao soroka miara-milanja, tongotra miara-mamindra, hanao ASA SOA sy HIROTSAKA amin’ny FIARAHA-MONINA izay misy antsika tsirairay avy. Tsy voatery hifampiandry sy hifampitaona isika fa araka izay tandrifiny avy, mandra-piandry ny fandaminana mety iarahana amin’ny Faritany.

Ho fijoroantsika vavolombelona dia samy hanao marika skoto isika mandritry ny fifanampiana, manao fehi-tenda ohatra, kanefa kosa tsy atao sakana raha toa misy asa maika mila irotsahana.

Manentana ny Ray aman-dreny, Sakaiza, Tranainy sy mpikambana rehetra, samy hanangona izay mety azo ifanampiana amin’ireny tra-boina ireny, ka samy handamina fotoana ny isam-paritany amin’ny fizarana izany amin’izy ireo, toy ny akanjo, kiraro, lamba, fitaovam-pihinanana, sy kojakoja ao an-tokantrano samihafa.

Tsy mitsahatra isika mivavaka ho an’ny Firenentsika, mba homban’Andriamanitra mandrakariva ny olony.

«Fitiavana ny namana, no ekeko izao»Ny Tompo anie hanafy hery,Tànana havia.Michel RAOELIJAONA (Kalia MIARITRA)Filoha Foibe Tily eto Madagasikara

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Communiqué de presse | Appel à mobilisation

Tous les scouts Tily, dans toutes les régions de Madagascar touchées par les dernières intempéries, sont appelés à venir en aide aux communautés dans le besoin, et aux victimes dans leur entourage respectif.L'engagement citoyen et l'entraide sont au coeur de la Promesse scoute, et une manière pour chaque jeune Tily de contribuer à l'atteinte des ODD.

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ADY TANY AO ANOSY AVARATRA : Iharan’ny fandrahonana sy ny tsindrihazolena ireo tena tompon’ny tany

Araka ny fanazavan’ny tompon-tany, nila vola izy ireo ary nikasa hivarotra ny taniny amin’izay olona afaka hividy izany. 

Nanatona mpandraharaha iray nampiasa ny tany izy ireo ary nilaza tamin’ity farany fa amidy ny tany ka raha toa ka afaka mividy izany ity farany dia omena azy. Nanaiky hividy ny tany tokoa ity mpandraharaha ity ary nangataka ny taratasin’ilay tany mazava. Nentim-pahatsorana ireto fianakaviana ka nanome izany tokoa saingy namaritra fa tsy amidy miaraka amin’ny tany ny arabe eo anoloan’ny tany satria lalam-pokonolona io.

Taorian’izay, nilaza ity mpandraharaha ity fa hovidiany tokoa ilay tany saingy mila fotoana izy hanangonany ny vola ary aorian’izay ireto fianakaviana vao miverina maka ny vidin-tany. 

Notapahana tamin’io andro io ihany ny fotoana hakana ny vidin-tany sy hamenoana ny taratasy rehetra. Tsy araka izany anefa no niseho, nitolaka ity nilaza ho mpividy ny tany rehefa niverina ireto tompon-tany haka ny vola ary nilaza fa efa novidiany tany aloha tany io taratasy io ary manana dosie manamarina izany izy. 

Tankina tanteraka ireto fianakaviana ary nangataka fanampim-panazavana sy taratasy manamarina izay voalaza. Nanome taratasy ilay nibodo ny tany ary tsy nipetra-potsiny koa ireto fianakaviana voasoloky fa nanamarina izany teny amin’ny biraon’ny fananan-tany Ambohidratrimo. Nilaza nefa ny teny amin’ity birao ity fa hosoka io taratasy io satria tsy voarakitra ao anaty taratasy na ny mpividy na ny mpivarotra eny fa na ny mombamomba ilay tany mihitsy aza.

Nahazo rariny tamin’ny Fitsarana

Efa nampiakatra ny raharaha teny amin’ny Fitsarana ireto tompon-tany ary nahazo rariny rehefa nivoaka ny didy. Tamin’ny herinandro lasa teo, niroso tamin’ny fakàna ny fananany araka ny lalàna ireo tompon-tany, nentina avokoa ny vaditany sy ny mpitandro ny filaminana hanao izany araka izay voasoritry ny lalàna hatrany. Nohajaina avokoa ireo fepetra sy pitsopitsony voalaza. Nony tonga teny an-toerana hanao ny fandrodanana nefa dia nahazo antso an-telefaonina indray ireto fianakaviana  tena tompon’ny tany. Ilay mpandraharaha no niantso tamin’ io ary nilaza indray ilay mpandraharaha nisoloky ho tompon-tany fa hitondra mpitsara ambony ka tsy tokony hirosoana aloha ny fandrodanana. 

Tsy nanaiky izany ireto tompon-tany fa niresaka tamin’ny vaditany nentiny. Kelikely taorian’izay indray anefa dia nahazo antso koa ireo vaditany ary nilaza fa misy Minisitra sy olona ambony miaro ity mpandraharaha ity ka tsy tokony hiditra lalina intsony ireto farany miaraka amin’ny fianakaviany.

Manao antso avo amin’ny fitondram-panjakana

Eo indrindra no tena mampitaraina ireto fianakaviana tompon-tany satria manahy izy ireo ndrao misy kolikoly avo lenta na fanamparam-pahefana ity raharaha ity.  Nanao valan-dresaka ho an’ny mpanao gazety moa izy ireo nampahafantatra ity tranga ity ary manao antso avo amin’ny Filoham-pirenena sy ny fitondram-panjakana koa hijery akaiky izany raharaha izany.  

“Tsy tokony hisy ambonin’ny lalàna intsony satria mba mpanaraka vaovao ihany izahay ary fantatray ny finiavan’ny Filoham-pirenena amin’ny ady amin’ny kolikoly. Mitaraina izahay satria misy mena ambonin’ny mena aty amin’ny faritra misy anay ka anaovanay antso avo” hoy ny fitarainan’ireo tompon-tany ireto. Fantatra koa moa ankoatra ireto fianakaviana voasoloky farany ireto dia mbola manana raharaha hafa koa ity mpibodo tany ity ary efa malaza ratsy amin’io sehatra io.

Ny Fanoratana

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SAVA : Tratra tany Bekily ilay lehiben’ny dahalo nandositra sy ny vola 20 tapitrisa Ariary

Tamin’ity  fotoana ity  izao  ny dahalo  dia  nisandoka  ho  mpivarotra  akoho avy any Ambilobe mankany  amin’ny Faritra Sava, rehefa voarebirebin’izy ireo  amin’ izay  ny  mponina  tao  an-tanàna  dia  izay  vao  ampihorohoroan’ireto  farany  sy  robainy. Araka ny  loharanom-baovao  voaray  bebe kokoa  mahakasika ny  raharaha dia  voasambotry ny Zandary tany Bekily, Faritra Androy ny lehilahy iray, lehiben’ny dahalo izay nampihorohoro tao  amin’ny Faritra Sava. 

Avy hatrany  moa dia naverina  tao  Sambava ilay  lehilahy  sarona  mba  hatao  famotorana. Vaky  bantsilana tamin’izay  fotoana izay  fa tafiditra tao anatin’ny fanafihana mpivarotra tany Andranomifototra, Kaominina Maroambihy Sambava izy io,  ny faha 14 desambra 2019, izay nahavery vola 20 tapitrisa Ariary teo ho  eo.  Raha tsiahivina  dia  naratra mafy vokatry ny fifandonana tamin’izany ny mpivady tompon-trano voatafika. 

Tamin’io andro io ihany,   dia raikitra  ny fanarahan-dia nataon’ny fokonolona ka  dahalo miisa  telo no tratra.  Tsy  namelan’ireto  mpanara-dia raha tsy tapitra avokoa ny ain’ireo  olon-dratsy,  hany  ka matin’ny fitsaram-bahoaka izy  ireo. Ny efatra tamin’izy  ireo  kosa  no tratran’ny Zandary avy ao  Sambava raha toa ka  ny iray izay nitondra basy niaraka tamin’ny  lelavola halatra, izay lehiben’izy ireo  no izao tratra farany tany Bekily izao. 

Jiolahy  efa raindahiny  sy  manana paikady  amin’ny  fangalarana izy  ity raha ny  tatitra  hatrany   saingy  tra-tehaka  ihany  ny  farany. Natolotra ny Fitsarana ambaratonga voalohany  tao Antalaha,  omaly,  ny  raharaha.

Tatianà R.

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NAMONTANA ANOSIBE : Saika voaolana ilay ramatoa tompon-trano, 02 lahy nadoboka eny Tsiafahy

Tokantrano iray no lasibatra tamin’izany ary  fantatra fa jiolahy  miisa dimy  no niditra an-keriny tao amin’izy ireo  izay  naka ny vola tao an-trano. Lasan’ireo mpanafika nandritra izany ny firavaka sy ny finday rehetra. Tsy vitan’izany fa saika niharan’ny fanolanana ihany koa ilay ramatoa tao an-trano.  Soa  ihany  fa  tonga ara-potoana teny an-toerana ny avy eo anivon’ny BC3 niaraka tamin’ny Polisin’ny SAG. 

Raikitra avy  hatrany  ny fikarohana ireo jiolahy ka ny alin’io 21 janoary 2020 io ihany dia voasambotra ny tovolahy iray izay anisany nandray anjara tamin’ilay fanafihana. Mbola tratra teny aminy ny basy vita gasy izay entiny manao ny asa ratsiny. Nitohy  ny  fikarohana  ka  taorian’ny fijerena sy ny fidinana ifotony ary ny fisafoana ny manodidina nataon’ny Polisy hatrany no mbola nahatrarana ny namany iray hafa. Tratra teny aminy ihany koa ny baoritra nisy ireo ampaham-bola azon’izy ireo tao amin’ilay tokantrano notafihana, etsy  andanin’izay, nahatrarana antsy ihany koa teny aminy. Natolotra ny Fitsarana izy  roa lahy ireo ka  nidoboka am-ponja vonjimaika any Tsiafahy.

Tatianà R.

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FIANAKAVIAMBEN’NY FAMPIANARANA : « Vonona hanohy ny asa fampianarana izahay »

Nanambara koa izy ireo fa vonona hanolo-tanana ny Filoham-pirenena ho fampandrosoana ny firenena. Efa maro, hoy ireo mpampianatra mivondrona ao amin’ny SPEED ireo fotodrafitrasa  maro vitan’ny fitondram-panjakana eo amin’ny sehatry ny fampianarana  amin’izao fotoana izao. Tafiditra ao anatin’ izany ny fananganana sekoly manara-penitra maherin’ny 80 isa manerana ny Nosy sy ny fizaràna ny fitaovam-pianarana ho an’ny mpianatra. 

«  Izahay mpampianatra mpanabe no mameno ny roa ampahatelon’ny mpiasam-panjakana, noho izany dia raisinay ho adidy sy andraikitra ny misaotra anao tamin’ny fampitomboana karama 13% Amin’ny velirano 13 izay nataonao Andriamatoa Filoha ary amin’ny mahakasika ny fanabeazana manokana dia vonona izahay mpampianatra mpanabe hifanome tanana aminao amin’ny fanatanterahana izany. Manantitra ny fiarahabana sy ny firariantsoa ho an’ny Minisitra koa izahay amin’izao asaramanitra izao  », hoy ny fanambaran’izy ireo nandritra ny fifampiarahabana izay nataony, omaly.Nirary soa ho an’ny Minisitry ny fanabeazam-pirenena, Volahaingo Marie Thérèse  koa ny fianakaviamben’ny mpampianatra, ankoatra izay. 

«  Hitam-poko, hitam-pirenena ny asa mivaingana vitanao tao anatin’ny fotoana fohy nitantananao ny Minisiteran’ny fanabeazam-pirenena sy fampianarana ara-teknika sy arak’asa, ny fahaiza-mitarika anananao nanamafisana ny fifankatiavana sy ny firaisankinan’ny mpampianatra tsy hozarazarain’ny mpanao Politika. Mangarahara tanteraka ny fandraisana mpampianatra ho mpiasam-panjakana, tsy nikely soroka ianao miaraka  amin’Andriamatoa Filoham-pirenena amin’ny fametrahana ireo sekoly manara-penitra ka dia mankasitraka izahay mpampianatra noho izany rehetra izany  », hoy hatrany ny fanambaran’ireo mpampianatra. Nanantitra koa ny SPEED fa hanao soroka miara-milanja sy tongotra miara-mamindra izy ireo hanatsarana ny kalitaon’ny fampianarana sy hanasoavana ny zaza malagasy.

Ny A

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FAMATSIAN-DRANO AN-DRENIVOHITRA : 65 tapitrisa Euros hanarenana ny orinasa Jirama

Ny 35 tapitrisa Euros amin’io vola io dia vola averina avy amin’ny Banky Eropeana fa ny 30 tapitrisa ambiny kosa dia vola tsy averina fa fanampiana ho an’i Madagasikara manokana.  Natao sonia omaly teny Iavoloha ny fiaraha-miasa hanatanterahana ity tetikasa goavana ity ary nanatrika izany ny Filoham-pirenena, Andry Rajoelina.Araka ny fantatra, tsy ampy hatrany amin’ny 30 isan-jato ny famatsiana rano eto Antananarivo renivohitra. 

Tsy maharaka ny isan’ny mponina intsony ny vokatra misy ka faritra maro no mizaka ny tsy eran’ny aina amin’ny fahatapahan-drano matetika. Noho izany indrindra dia nanapa-kevitra ny Fitondram-panjakana amin’ny alalan’ny orinasa Jirama fa tsy maintsy hampitomboina ny famatsiana rano fisotro madio mba ho samy hahazo izany ny isan-tokantrano. Hisy araka izany ny fametrahana toby famokarana sy fanadiovan-drano lehibe miisa telo. Hatsaraina sy halehibeazina toy izany koa ny toby famokarana rano eny Mandroseza ary havaozina ireo fotodrafitrasa mamatsy rano, toy ny fantsona sy ny paompin-drano.  

Amin’ny alalan’ilay tetikasa «  JIRAMA et Water3  » no hanatanterahana ity tetikasa ity ary misy fandraisan’anjaran’ny Fanjakana Malagasy mitentina  2, 5 tapitrisa Euros. Izao fanaovan-tsoniam-piaraha-miasa izao moa dia manamarika avy hatrany ny fanombohan’ny tetikasa. Afaka hamokatra rano hatrany amin’ny 100 000 m3 ity tetikasa vaovao ity ary vinavinaina hamaha tanteraka ny olan’ny tsy fahampian-drano eto an-drenivohitra. Nilaza ny Masoivohon’ny Vondrona Eropeana fa hanova ny fiainana andavanandron’ny mponina ity tetikasa ity ary hanamafy ny fiaraha-miasan’i Madagasikara sy ny Vondrona Eropeana.

Ny A.

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FAKANA TANY AN-KERINY : Mikasa hitady lalana ambanin’ny tany ilay orinasan-tserasera efa resy

Efa resy tanteraka tao amin’ ny Fitsarana Tampony na «  Cour Suprême  »  ity orinasa ity rehefa tsy nahita hirika tamin’ ny fahalavan’ ny tanany, ny taona 2019 lasa teo mahakasika ny adin-tany etsy Antanandrano ao anatin’ ny Kaominina Ankadikely Ilafy. Nisy ny didy tsy azo ivalozana navoakan’ ny Fitsarana Tampony araka ny Arrêt n° 586. Voarakitra ao anatin’ ity farany ny hoe “ CASSE ET ANNULE sans renvoie l’arrêt n° 1041 du 22 août 2016 de la chambre Civile de la Cour d’ Appel d’ Antananarivo   ». 

Tamin’ io Arrêt n°1041 io, ny orinasan-tserasera S. A no nandresy. Saingy rehefa nampiakatra ny tompon-tany dia rava io didy io ary tsy afaka mampiakatra intsony ity orinasa ity.  Taorian’ ny fandresena miezinezina azon’ ireo Malagasy tompon-tanindrazana, nangataka “ Main-Levée ana  “ prénotation ” teo anatrehan’ ny Fitsarana ireo mpandova. Nahazo ny didy “ arrêt n° 13271” izay nivoaka tamin’ ny 6 desambra 2019 ka nahafahana nahazoana grosse. Nentina teo anatrehan’ ny Sampan-draharan’ ny fananan-tany Avaradrano ireo antontan-taratasy rehetra ireo. Nivoaka tamin’ izany ny Juridique amina  «  titre  » maromaro an’ ilay tany. Telo tamin’ ireo sivy no navoakan’ ny Sampan-draharahan’ny Fananan-tany. Nivoaka tamin’izay koa ny «  Plans  » rehetra.

Efa nandresy tao amin’ny «  Pil  » ny tompon-tany

Hatramin’ ny niantombohan’ ny ady ka hatramin’ izao, tsy manana na dia taratasy iray aza ity Orinasa ity ilazany fa azy ny tany. Tsiahivina fa tao anatin’ ny 17 taona no efa nisy ity adin-tany ifanolanan’ ny Karana tompona orinasan-tserasera ity sy ireo Malagasy maromaro. Tamin’ ny 14 desambra 2012 dia efa nandresy tao amin’ ny Pil tao amin’ ny Fitsarana tampony ireo Malagasy tompon-tany ireo. Saingy, noho ny halavan’ ny tanànan’ ity orinasa ity, tamin’ ny taona 2014 dia nampiditra ady vaovao ilay orinasa. Na efa vita tanteraka aza ny fitsarana ilay ady tany Antanandrano dia nanomboka notsaraina fanindroany indray izany. 

Noravain’ ny mpitsara iray tao amin’ ny Fitsarana ambaratonga voalohany ny didy navoakan’ ny Fitsarana Tampony tao amin’ ny Pil. Didy nivoaka tamin’ izany ny hoe  “foanana ny Titre eo am-pelatanan’ ireo Malagasy tompon-tanindrazana ka soratana amin’ilay orinasan-tserasera ny tany”. Nampiakatra hatrany kosa ireo Malagasy. Soa ihany fa mampanjaka ny tany tan-dalàna sy ady amin’ ny kolikoly ny Fitondrana amin’izao fotoana, ka rehefa tonga tamin’ ny Fitsarana Tampony indray ilay raharaha dia hentitra ny didim-pitsarana nivoaka fa resy ilay orinasana Karàna ary tsy afaka mampiakatra intsony izy. Nohamafisin’ ny Prôkirera jeneralin‘ ny Fitsarana Tampony fa tsy misy intsony ny Pil azo atao. Manao antso avo amin’ny Filoham-pirenenaIty tany ao Antanandrano ity izay mirefy 30 ha dia tsy tanim-panjakana fa tanin’ olon-tsotra. Efa talohan’ ny Fanjanahantany no efa nanana taratasy manamarina ny maha azy io tany io ny tompony sy ny fianakaviany tany aloha tany. Tsy vitan’ izay fa ny fasan-drazan’ ireo olona ireo izay misy fasana bongan-tany maro dia eo amin’ ilay tany. Manana ny taratasy ara-dalàna ireo mpandova, saingy noho izy ireo marefo ara-pivelomanana dia lasa atody miady amam-bato. Soa ihany anefa ny ao amin’ ny Fitsarana tampony fa mijery araka ny hitsiny ka antony nampandresy ireto vahoaka ireto. 

Tafiditra ao anatin’ ny Veliranon’ ny Filoha Andry Rajoelina ny hoe “ tsy maintsy haverina amin’ ny Malagasy ny tany izay nobodoin’ ireo teratany vahiny an-keriny ”. Amin’ izao fotoana, manahy ireo tompon-tany fa sao ho vitan’ ity orinasa ity indray ny hamerina ny ady hotsaraina fanintelony indray. Tamin’ ity raharaha ity mantsy dia tsy voahaja mihitsy ilay hoe  : “autorité de la chose jugé ”. Ny endri-javatra toy izao izay manaratsy endrika ny Fitondrana ka tokony handray fepetra hanara-maso azy ity ny Filohan’ny Repoblika sy  ny Praiminisitra. Matoa mantsy ny teratany vahiny mahavita manao mazimazia tahaka izao dia misy foana ireo tompon’andraikitra ambony manao volo ngita mifandray tendro aminy.

Ny Fanoratana

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Fetraniaina Rakotondrasoava - « J’aspire à contribuer à l’autonomisation des jeunes… »

Journaliste et présentateur du journal du soir de Viva TV jusqu’en 2015. Responsable puis coordinateur média au sein de l’ONG « Search for Common Ground ». Bénéficiaire d’une bourse d’étude du gouvernement japonais dans le cadre du programme « Africa Business Education for Youth » ou ABE Initiative. Mamimbahoaka Fetraniaina Rakotondrasoava Andrianirina est actuellement de retour à Madagascar. Ce jeune leader âgé de 30 ans compte apporter sa contribution dans le redressement et le développement du pays, notamment au profit de la jeunesse.Connu sur le petit écran sous le nom de « Fetraniaina Mamimbahoaka ». Ce jeune homme a suivi des études supérieures en Droit à l’université d’Antananarivo et auprès du Centre national de télé-enseignement de Madagascar où il a obtenu un diplôme de Magistère en études juridiques avec une spécialisation en droit pénal. Parallèlement à ses études, Fetraniaina a commencé à travailler dans le journal « Telonohorefy » de son grand-père en 2007. Ses articles lui ont permis d’obtenir le prix du « Journaliste Champion des Droits de l’Enfant »  attribué par l’UNICEF Madagascar. « Grâce à ce prix, j’ai pu renforcer mes capacités en communication et en journalisme. Puis, j’ai intégré Viva TV et FM en 2008. J’ai commencé comme journaliste-reporter de terrain et a gravi les échelons pour d’abord devenir le présentateur du journal en version malagasy et française de la chaîne, et en même temps s’occuper de la rédaction en étant rédacteur en chef adjoint puis rédacteur en chef », relate t-il.

Petit fils d’un journaliste politique, Fetraniaina s’est intéressé à ce sujet depuis son enfance. « J’ai été façonné par les débats politiques au sein de ma famille. Je me souviens des discussions que j’avais avec mon grand-père quand j’avais eu 7 ans. C’était durant la transition dirigée par Norbert Lala Ratsirahonana, avant la réélection de Didier Ratsiraka. Comme un adulte, j’ai été briefé sur les raisons de l’empêchement du professeur Albert Zafy », se souvient le jeune journaliste.

Jeune leader

Fetraniaina dirige une association de jeunes travaillant dans la promotion des droits des enfants, notamment le droit à l’éducation. En même temps, il est membre d’une autre association de jeunes travaillant pour le développement durable. En tant que jeune leader, il a pu représenter les jeunes malagasy à plusieurs rencontres internationales sur la jeunesse. « En 2012, j’ai participé au congrès mondial des jeunes et a travaillé dans le groupe de travail sur l’éducation. Nos propositions ont été présentées à la conférence des Nations Unies sur le développement durable qui a élaboré les objectifs de développement durable », illustre -t-il. Récipiendaire d’une bourse de l’ABE Initiative, le jeune homme a suivi ses études en Relations Internationales auprès de l’« International University of Japan » où il a décroché son diplôme de « Master of Arts in International Peace Studies ». Intéressé par la résolution pacifique des conflits et de la construction de la paix, cette filière lui a permis d’avoir plus de connaissances et d’expériences à ces sujets.

Après deux années passées au Japon, Fetraniaina a décidé de rentrer au pays pour contribuer au redressement de Madagascar, en s’inspirant du Japon. « Outre la politique éducative axée sur la recherche continuelle de l’innovation, de la perfection et de la qualité, le développement du capital humain figure parmi les secrets de la transformation du Japon. Aussi, j’aspire à contribuer à l’autonomisation et au renforcement des capacités de jeunes, pour que nos jeunes puissent contribuer pleinement au développement de Madagascar. Nous n’avons plus le droit de rater l’opportunité que nous avons aujourd’hui pour accélérer les efforts, travailler ensemble et rattraper le retard de développement de notre pays. Nous devons travailler ensemble et permettre à nos jeunes élites de contribuer pleinement. D’autre part, nous devons investir plus dans l’éducation de base, l’enseignement supérieur, et développement du capital humain », ambitionne-t-il. D’ailleurs, ce jeune diplômé a commencé un projet d’étude sur la participation politique des jeunes dans la reconstruction des pays qui ont vécu un conflit.

Inciter l’investissement

« Madagascar a besoin de créer des emplois pour son développement. La création d’emplois, quant à elle, nécessite le développement de l’industrie. Aussi, nous avons besoin d’inciter l’investissement à Madagascar. Un travail que j’ai commencé au Japon et que je compte continuer, afin de contribuer au développement de Madagascar, est la promotion de Madagascar comme destination, non seulement touristique, mais aussi une destination pour les investisseurs. Avec sa position géostratégique, Madagascar peut être un « HUB » pour les investisseurs de l’Asie et de l’Inde dans l’océan Indien, voire une porte d’entrée en Afrique subsaharienne. La capitalisation de cette position nous permettra d’intercepter la délocalisation des grandes industries et de la technologie venant d’Asie et de l’Inde pour après servir à travers Madagascar le marché et le débouché non seulement de la partie subsaharienne de l’Afrique mais du continent dans son ensemble surtout avec la concrétisation de la Zone de libre-échange continentale », s’exprime Fetraniaina. Le jeune homme a ramené des contacts d’entreprises japonaises souhaitant s’implanter à Madagascar. En décembre 2019, il a pu accompagner des émissaires d’une entreprise japonaise, spécialiste dans le développement et la production d’huile moteur, qui ont fait une visite de prospection dans la Grande île.

Avec les participants au programme ABE Initiative du gouvernement japonais, Fetraniaina travaille aujourd’hui dans la mise en place d’une plateforme qui nous permettra de booster la relation économique avec le Japon. « Il y a beaucoup d’opportunités de coopération entre nos deux pays, des opportunités qui restent à découvrir. Madagascar étant également une île qui intéresse les Japonais par sa biodiversité, ses ressources, et par les similitudes qui existent entre nos deux peuples », conclut-il.Recueillis par Patricia Ramavonirina

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Environnement - Aucune action de conservation concrète engagée

Nous venons tout juste de tourner la page du lancement officiel de la campagne nationale de reboisement pour cette nouvelle année. A l’occasion du 60ème anniversaire de l’indépendance de la Grande île, 60 millions de jeunes plants seront notamment mis en terre tout au long de la campagne. Une action très louable. Toutefois, pour pouvoir reverdir Madagascar, le reboisement n’est pas la seule solution. En effet, à quoi cela servirait de planter des arbres alors que la coupe et l’exploitation abusive continuent de régner dans toutes les régions du pays ?Dossier réalisé par la Rédaction

La menace plane toujours sur les forêts de Madagascar. L’initiative de reboiser près de 40 000 hectares par an est méritoire. Toutefois, il ne faut pas oublier qu’annuellement, nous perdons régulièrement au moins 100 000 hectares de forêts naturelles. Jusque-là, aucune action de conservation et de protection concrète n’a été engagée par le ministère de l’Environnement et du Développement durable (MEDD). La superficie des forêts qui disparaissent ne cesse d’augmenter. « Des actions expéditives d’application des lois afin de  stopper les défrichements devraient aussi être effectuées en parallèle avec le reboisement, à l’instar de sanctions exemplaires envers les criminels environnementaux. En outre, l’application des lois devra toujours être accompagnée d’action de développement durable et à grande échelle, ce qui permettrait d’impacter positivement sur la réussite de la conservation de nos forêts, à l’exemple du développement du grand Sud pour limiter les migrations, du montage d’une vraie vision sur la gestion durable des ressources naturelles, ou encore une revue de la valeur de nos ressources en biodiversité », suggère l’Alliance Voahary Gasy, un collectif d’organisations de la société civile engagé dans la protection de l’environnement.

Actuellement, plusieurs réserves naturelles comme Menabe Antimena ou encore Ankarafantsika (elles ont beaucoup fait parler d’elles l’année dernière) doivent en effet subir les conséquences de la migration des populations du Sud. Ces migrants brûlent les forêts pour y planter du maïs principalement. Il y a également la fabrication de charbon de bois, principale origine de la déforestation et des feux de brousse dans le pays. A cet effet, le ministère de tutelle a notamment sorti une note interdisant cette activité pour préserver notre patrimoine forestière. Ainsi, seules les personnes en possession d’un domaine forestier peuvent l’exercer. Toutefois, cette interdiction n’a pas vraiment été suivie de près. Les voyages sur les routes nationales le prouvent bien. Effectivement, tout au long des routes nationales 2 et 4, nous pouvons apercevoir des piles de sacs de charbon à vendre. Les quantités sont restées inchangées, que ce soient avant ou après la mise en place de cette mesure interdiction. La non-application des lois laisse ainsi libre cours aux exploitants illicites. Gaspillage des ressources forestièresMenabe, Antimena et Ankarafantsika sont des réserves naturelles. Pourtant, des personnes osent s’attaquer à elles. Il n’y a rien d’étonnant à ce que les zones forestières qualifiées de « normales » finissent par disparaître au fil des années. Dans la partie sud de Madagascar, dans la région d’Anosy, toutes les forêts risqueront de disparaitre dans les dix prochaines années, si aucune action de conservation n’est lancée par les autorités concernées. Malheureusement, aucune alerte n’est lancée, et la pression est bel et présente, et surtout imminente. « Malgré le reboisement, si les activités d’exploitation abusive de la forêt persistent, toutes les forêts dans la région d’Anôsy pourraient disparaitre. La majorité de la population est habituée à une mauvaise exploitation de la forêt, générant ainsi un gaspillage de cette ressource. Ils pratiquent surtout le " tavy ". Modifiée au cours des dernières années, cette pratique est devenue l’une des plus nocives. Les étapes dans le temps ne sont plus respectées, diminuant ainsi la qualité du sol », se désole Lucas Scherpereel, directeur du Domaine de la Cascade situé à Taolagnaro, une des rares forêts non altérées par les activités humaines.

Pourtant, ce cas de la Région du Sud n’est pas un cas isolé. En effet, la plupart des exploitants forêstiers dans les différentes Régions du pays n’ont aucun savoir-faire agricole, d’où le phénomène du gaspillage. Ils brûlent les forêts pour en faire du charbon afin d’y planter ensuite du maïs ou encore du manioc. Avec ces cultures, le sol devient infertile. De ce fait, ces exploitants  recommencent le processus pour pouvoir cultiver sur une autre parcelle de terres. Ils n’arrivent pas à comprendre les conséquences irrévocables de leurs actes. Le manque de sensibilisation fait que jusque-là, il n’y a aucune prise de conscience évidente de l’importance des forêts pour le pays. Tout ce que ces gens savent, c’est qu’un arbre est synonyme d’argent, et que les revenus sont rares dans la Région. En plus, la demande reste illimitée. « Avec cette pratique, les forêts reculent de plus en plus vite, soit une destruction de près de 50 000 hectares ces dernières années. De plus, les rivières disparaissent également. Sans les arbres, les eaux de pluie n’arrivent plus à s’infiltrer dans la terre, asséchant celle-ci et ses environs. Si cela continue, la culture du riz pourrait complétement disparaître vu qu’il n’y aura plus de sources d’eau pour irriguer les rizières », rajoute le gérant du domaine.

Le basculement énergétique

Quand il est question de destruction des forêts, le basculement énergétique reste un point majeur à aborder. Si nous en sommes toujours là aujourd’hui, c’est parce que nous n’avons pas encore de solutions pérennes pour lutter efficacement contre la déforestation, outre le reboisement massif. Effectivement, les consommateurs ont besoin d’une source d’énergie accessible à leur pouvoir d’achat. Et jusque-là, cette source d’énergie reste principalement le charbon de bois. Et tant qu’il y aura de la demande, il y aura toujours de l’offre pour la satisfaire. Tant que cet effet de cause à effet ne sera pas supprimé ou du moins allégé, la destruction de nos forêts continuera. Le MEDD a notamment déjà lancé l’année dernière, une vente en détail de gaz domestique. Mais actuellement, personne n’a donné suite concernant la période d’essai, si elle a été fructueuse ou non. Pourtant, la mise en place de cette alternative pourrait être vraiment bénéfique pour la préservation de nos forêts. En 2012 par exemple, selon les chiffres exposés par le Fonds mondial pour la nature (WWF Madagascar), il a fallu détruire près de 15 000 ha de forêts pour pouvoir subvenir aux 28 500 tonnes de demande en charbon d’une seule ville. Donc, ces chiffres seraient multipliés au moins par dix pour satisfaire les besoins de tout le pays. La forêt n’est pas la seule victimeIl s’avère que les problèmes liés à la déforestation ne concernent pas seulement les forêts. Elles ne sont pas les seules victimes. Avec la destruction des zones forestières, les animaux perdent également leur habitat naturel, nuisant considérablement à leur survie. Dans certains pays de l’Afrique, les touristes font des safaris pour pouvoir observer des animaux à leur état sauvage. Malheureusement, à Madagascar, cette activité n’est pas possible. Effectivement, la majorité de la faune présente dans l’île Rouge se réfugie désormais dans les zones protégées comme les parcs ou les différentes réserves. Dans ces zones, ces réseves animaliers sont sûrs de ne pas mourir de faim ou de mourir tout court. Outre la destruction de leur habitat naturel, le braconnage menace également leur bon développement. Il n’y a qu’à voir ce que les pêcheurs ont fait au bébé dauphin malade retrouvé dans la région de Taolagnaro. Aucun réflexe de sauvetage ou autre action n’a été entreprise, sauf de la vantardise sur les réseaux sociaux. Pourtant, les touristes, internationaux ou nationaux, dépensent des sommes faramineuses pour pouvoir observer ces espèces de plus près. Aujourd’hui, même l’espèce emblématique du pays,  notamment le lémurien, est menacé d’extinction. Et la principale cause est la destruction des forêts.

Vu tous ces points, les autorités concernées, ainsi que chaque citoyen, doivent développer d’autres initiatives d’accompagnement du reboisement afin de préserver notre patrimoine naturel mais aussi pour arriver à reverdir Madagascar. Des critiques constructives de l’AVGL’Alliance Voahary Gasy soutient l’initiative du ministère de tutelle pour la relance du reboisement à Madagascar. L’AVG déplore de ce fait les critiques négatives éménant des personnes ou organisations qui n’ont rien avancé à ce propos depuis l’indépendance de l’île. Etant donné que certains des membres de l’AVG ont des expériences prouvées en matière de foresterie (Association des ingénieurs forestiers de Madagascar, SAF FJKM, etc…),  l’AVG émet toujours des remarques constructives afin de garantir la réussite d’une telle initiative. Alliance Voahary Gasy en tant qu’Institution a déjà apporté sa contribution le 21 décembre dernier et le fera de nouveau ce mois-ci. Elle encourage que les reboisements se fassent intégralement au mois de décembre afin que les jeunes plants puissent bénéficier des précipitations de toute la saison des pluies. Le suivi de la plantation (regarnissage, pare-feu, démariage, etc.) devra se faire en saison sèche et au moins pendant deux années. C’est une étape tout aussi importante qui mérite également des mobilisations officielles.

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Mialy Rajoelina - Association Fitia - Deux couveuses pour le Centre hospitalier de Soavinandriana

140 bébés prématurés sur 1 000 naissances annuelles. Tels sont les chiffres estimatifs émanant du Centre hospitalier de Soavinandriana (CENHOSOA). La majorité de ces bébés nés prématurés ont besoin d’être placés en couveuse pour que leur organisme puisse bien se former et afin qu’ils gagnent le poids requis. Pourtant, cet hôpital ne disposait que de 3 couveuses, un nombre insuffisant par rapport à la demande. « Mon mari et moi étions émus lors de notre visite au service pédiatrie et néonatologie, le 24 décembre dernier, en constatant que des enfants qui ont besoin de soins d’urgence doivent attendre faute d’équipements, dont les couveuses. Cette situation est inadmissible, c’est pourquoi nous avons fait don de 2 couveuses pour le service », affirme Mialy Rajoelina, Première dame et présidente fondatrice de l’association Fitia. C’était hier après-midi, lors de la remise des donations au CENHOSOA. « Ces nouvelles couveuses du dernier cri s’avèrent d’une grande aide pour l’hôpital, notamment le service néonatologie, puisqu’elles peuvent également assurer la réanimation. Désormais, nous disposons de 5 couveuses, ce qui allégera les attentes surtout à une certaine période », s’exprime le médecin général Rakoto Fanomezantsoa, directeur général de l’établissement.Une semaine à 3 mois d’incubationUn bébé prématuré est né 3 semaines avant le terme normal de la grossesse. Cette prématurité s’explique par la présence de maladies virales, des problèmes anatomiques de la mère et de l’enfant. Le stress, la fatigue ou encore le style de vie et l’état de santé s’ajoutent aux éventuelles causes. Le placement du bébé en couveuse lui laisse le temps de terminer son développement, surtout pour le fonctionnement de ses organes, encore immatures lors de sa naissance prématurément. Pour ce faire, le nouveau-né a besoin d’une semaine à 3 mois d’incubation, selon le degré de prématurité et son état de santé. Outre le placement en couveuse, la technique de maman kangourou constitue un autre moyen de prendre en charge un bébé prématuré. D’ailleurs, la plupart des services pédiatriques disposent d’une salle destinée pour ce faire, selon le directeur général du CENHOSOA. Mialy Rajoelina a exprimé sa reconnaissance envers les personnels de santé, lesquels assurent leur travail de donner et sauver des vies ou encore octroyer les soins adéquats, malgré l’insuffisance des matériels et équipements médicaux. Elle a également tenu à encourager les parents ayant des enfants malades et hospitalisés. « Je me souviens de la fois où mon fils, âgé de 2 mois à l’époque, a été admis au service de réanimation pédiatrique du CENHOSOA à cause de ses problèmes respiratoires. Je sais que ce n’est pas facile », s’est-elle adressée aux parents. La Première dame a sollicité tout un chacun à atteindre le même objectif, notamment une meilleure santé de la mère et de l’enfant, garante du développement du pays…Patricia Ramavonirina

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Secteur minier - Une nouvelle règle de jeu à compter de cette année

Un grand changement. Le Gouvernement entame des réformes dans le secteur minier pour que celui-ci soit un pilier pour le développement de Madagascar. A compter de cette année, les retombées économiques palpables priment pour l’Etat. « Nous procédons à plusieurs réformes, à commencer par celle du Code miner. Pour cela, il faut que l’Etat, la population locale et les entreprises elle-mêmes gagnent tous des intérêts dans l’exploitation de nos sous-sols. Jusqu’à ce jour et malgré les grands investissements dans le domaine de l’industrie extractive, les zones d’exploitation et la population environnante restent pauvres. Cependant, nos richesses minières sont épuisables et non renouvelables », explique Ntsay Christian, le chef du Gouvernement. Une consultation nationale a déjà débuté en décembre dernier. Elle se poursuivra encore cette année avant l’adoption définitive de ladite loi.Par ailleurs, le Gouvernement envisage de maîtriser toutes les chaînes de valeur du secteur aurifère à partir de l’exploitation jusqu’à l’exportation et la vente. C’est une raison pour laquelle on a créé la Centrale de l’or. « Les petits exploitants vendent directement les produits tirés de la mine dans leur état brut, sans savoir leur valeur réelle. La Centrale de l’or se chargera ainsi de la transformation de l’or et de sa vente. Toutes les exportations passent désormais par cet organisme. La Banque centrale y achètera également de l’or si elle souhaite consolider les réserves d’or », annonce le ministre des Mines et des Ressources stratégiques, Fidiniavo Ravokatra. Effectivement, le ministère de tutelle recense seulement 2 tonnes d’or exporté alors qu’en réalité, Madagascar en exporte au total 20 tonnes chaque année. Dans ce cas, une cinquantaine de comptoirs de l’or seront mis en place dans toute l’île afin de faciliter la traçabilité des produits. Avant juin 2020, quatre Régions vont également bénéficier d’unité de fonderie, notamment Maevatanàna, Dabolava, Betsiaka et Mananajary. En parallèle, le Gouvernement formalisera environ 200 000 orpailleurs d’ici le mois de décembre prochain.Solange Heriniaina

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Culture à grande échelle dans le Bas-Mangoky - Aucun petit producteur mis de côté

Au bénéfice du plus grand nombre. Le ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche vient récemment de signer un protocole d’entente avec LLC Elite, une société émiratie spécialisée dans le développement du système agricole, pour le développement d’une exploitation de culture à grande échelle dans le Bas-Mangoky. Toutefois, malgré la venue de cette grande firme dans le pays, aucun petit producteur ne sera mis de côté. « Au contraire, comme la grande majorité de la population active malagasy travaille dans le milieu agricole, de nombreux projets sont en cours de développement pour appuyer l’extension de ses activités. L’exploitation du Bas-Mangoky ne viendra pas ainsi piétiner les activités déjà présentes, mais plutôt les accompagner pour une meilleure évolution. Effectivement, à travers le protocole signé, cette entreprise aura pour obligation d’apporter son savoir-faire ainsi que les innovations technologiques y afférentes, sans oublier le capital d’investissements. D’ailleurs, des superficies seront notamment aménagées pour le développement des domaines agricoles familiaux ou encore l’entrepreneuriat en milieu rural », a expliqué Lucien Ranarivelo, ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, avec de plus amples détails, hier, dans ses locaux à Anosy. La production sera donc à la charge de la société, et la recherche de débouché des produits sera prise en compte par l’Etat. Outre ces terrains aménagés, ce grand domaine générera également des emplois pour la population locale et améliorer les revenus des ménages dans la Région, plus particulièrement dans le District de Manja. « L’installation des infrastructures dans les zones concernées est en cours de mise en œuvre. La route nationale 9 sera notamment réhabilitée. Un pont sera également construit pour permettre la traversée du fleuve », a précisé le ministre. L’idée étant d’aménager d’ici la fin de l’année près de 5 000 hectares dans la Région. En termes de règlementations, des projets de loi et de cadre légal sont en cours d’élaboration. Il ne faut pas oublier que le contrat définitif ne sera signé qu’après une première année d’activité réussie. Rova Randria

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Rencontre de la diaspora - Les avis divergent sur RNS à Paris et l’évènement CSM à Bordeaux

La diaspora malagasy divisée en deux. Le CSM organise cette année à Bordeaux une première édition du tournoi de la diaspora, les 11-12-13 avril alors que la RNS se tiendra également à CERGY aux mêmes dates.« Le cumul de plusieurs malaises, couplé avec une soif de transparence et une envie de retrouver la valeur familiale, fait naître le Collectif Sport Malagasy (CSM) qui devient un concurrent frontal pour la RNS.», lit-on dans un site.La RNS réunit une vingtaine d’associations de la diaspora malagasy dans l’Hexagone et partout en Europe depuis une quarantaine d’années. Un rendez-vous incontournable pour celle-ci. Mais pour le CSM, au fil des générations qui composent le CEN, comité qui organise cet événement, les mentalités changent, les méthodes également.En scission. Un autre évènement de même type que la RNS, initié par le CSM (Collectif de Sportif Malagasy), composé par les anciens dirigeants,  aura lieu aussi le même weekend pascal à Bordeaux. Plus précisément à Pessac, à 7 minutes de Bordeaux.  Ces deux événements se tenant en parallèle mettent les habitués à ce rendez-vous confus. Pour le CSM, Plusieurs associations et groupements sportifs se sont déjà prononcés pour jouer cette année à Bordeaux, au lieu d’aller à la RNS.Chacun à son argument mais pas le même esprit pour choisir sa destination que ce soit à Cergy ou à Bordeaux. Apparemment, c’est classique dans le milieu associatif/cultuel de la diaspora malagasy.  Et cette division se reflète déjà sur Internet avec les avis qui divergent de la part de la diaspora sur les deux évènements. Ce qui est exceptionnel ici c’est que la RNS a tenu 45 ans tout seul avant cette scission. En conclusion, tout est devenu business en lisant les avis postés par les internautes. « Certes, mais ceux qui sont moins dans la magouille, ceux qui ont fait la renommée de ces rencontres sportives malgaches jusque-là, ceux qui privilégient le sport et la fraternité seront à Bordeaux. Après comme on dit, c’est comme les goûts et les couleurs, on n’en discute pas », exprime Joany. « Cergy est pour moi beaucoup plus pratique, géographiquement et financièrement », réplique Lalabe.« Des rencontres sportives malgaches en région parisienne, c’est suffisamment rare pour être signalé. Bon et bien rendez-vous est pris pour les 11,12 et 13 avril 2020 à Cergy et alentours alors. En tout cas, ça m’arrange plus que … Bordeaux par exemple », commente un autre. « A cause des conflits d’intérêt,  combien de « Fiangonana » ou d’association de la diaspora se sont constituées suite à une scission ? Mon analyse est que le milieu associatif/cultuel est généralement l’endroit où les membres peuvent se démarquer, car souvent en milieu professionnel ils sont souvent noyés dans la masse pour ne pas dire insignifiants. Ce qui fait que tout le monde veut devenir chef à la place du chef pour satisfaire son égo, et chaque divergence de point de vue dans l’association est sujet à tout remettre en cause jusqu’à la création d’une structure parallèle », se désole un internaute sur les réseaux sociaux.Elias Fanomezantsoa

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Réhabilitation du Palais de la Reine d’Antananarivo - Grands travaux achevés, place aux finitions…

Inauguration maintenue durant la célébration du soixantenaire de l’Indépendance de Madagascar. Les grands travaux de réhabilitation du Palais de la Reine d’Antananarivo sont désormais achevés. Les travaux de finition en cours seront bouclés d’ici le mois de mai. « Tous les délais fixés au départ sont respectés quant à la reconstruction du Palais. L’objectif du Président de la République étant d’inaugurer le « Rova » réhabilité, y compris la modernisation de l’intérieur, le 26 juin 2020 », avance Lalatiana Andriatongarivo, ministre de la Communication et de la Culture. C’était lors d’une visite sur place, samedi dernier, afin de constater de visu les avancées des travaux. « En tant que patrimoine national, l’infrastructure et l’architecture du Palais n’ont été touchés mais restent les mêmes que celles lors de la construction à l’époque de la Royauté. Mais comme les autres musées, l’intérieur du Palais a été modernisé suivant l’époque actuelle », ajoute le ministre de tutelle. Sécurité renforcéeIncendié dans la nuit du 6 novembre 1995. Le Palais royal d’Antananarivo n’a pas pu renaître de ses cendres, malgré les initiatives et les levées de fonds entreprises depuis. Il a fallu que le Président Andry Rajoelina tienne compte de la réhabilitation de ce monument historique parmi ses priorités pour faire bouger les choses. Les travaux y afférents ont ainsi été lancés le 11 avril 2019. Pour éviter un éventuel incendie ou autres incidents, le système de sécurité a été renforcé, avec l’utilisation des nouvelles technologies. En outre, un comité scientifique composé entre autres d’historiens, archéologues, experts en patrimoine suivent de près les travaux de réhabilitation et de modernisation du « Rova ». Ce comité valide tous les travaux et actions effectués, même l’emplacement et la restauration des patrimoines sauvés de l’incendie.Rappelons que le Palais de la Reine d’Antananarivo constitue à la fois un symbole historique de l’unité nationale et le reflet de la souveraineté. Ce grand monument historique se compose du Palais de Besakana et celui de Manjakamiadana, sans parler des autres patrimoines marquant l’histoire d’Antananarivo et de Madagascar, renfermés à l’intérieur.Recueillis par Patricia Ramavonirina

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Ministère de la Communication et de la Culture - La bonne gouvernance porte ses fruits !

« Si nous sommes parvenus à apporter des améliorations quantitatives et qualitatives à la Télévision malagasy et à la Radio Malagasy, ce n’est pas le fruit du hasard. C’est grâce à la bonne gouvernance, la volonté d’avancer de toute une équipe et la rigueur budgétaire ». Ces propos sont de la ministre de la Communication et de la Culture (MCC), Lalatiana Andriatongarivo, interrogée par une journaliste lors de l’inauguration hier du nouveau studio de la Télévision malagasy, coïncidant avec le lancement de la nouvelle émission matinale « Karakory » où mis à part l’information et le divertissement, l’éducation civique et citoyenne aura une place prépondérante. 

Il s’agit d’un studio de 500 m2 multifonctionnel pour servir non seulement à l’émission matinale, mais également au tournage d’autres productions et de représentation artistique. La ministre Lalatiana Andriatongarivo a d’ailleurs révélé hier que  l’ORTM a conclu son exercice par un bénéfice, ce qui n’a jamais été le cas auparavant. Preuve d’une bonne gestion et de rigueur, recommandée par la ministre à ses collaborateurs.

Par ailleurs, les téléspectateurs ont remarqué une nette amélioration des images de la TVM et ce, grâce aux investissements au niveau de la DIT, tant à Ambohimitsimbina qu’à Anosy, d’après l’explication d’un haut responsable auprès du MCC. La ministre, durant son intervention d’hier, a énuméré les réalisations de son département durant ces douze derniers mois, financées par les fonds propres du ministère, et ce, malgré le peu de moyens à sa disposition. Elle a mis en exergue l’achat de la retransmission en direct de la phase finale de la CAN de football en Egypte d’une valeur de 2 milliards d’ariary, l’installation des émetteurs dans différentes localités,  la rénovation du studio de la TVM, le basculement en mode stéréo de la RNM et bien d’autres.

La Rédaction

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Conférence nationale de football - Une première étape vers l’ouverture

Un comité de conseil a fait le tour du pays pour recueillir les avis venant de tous les férus de football.  La Fédération malagasy de football (FMF) organisera ainsi une conférence nationale de football pendant deux jours, les 28 et 29 janvier afin d’établir une feuille de route à partir d’avis de toutes les parties prenantes du football. D’ailleurs, tous les dispositifs sont prêts pour accueillir cet évènement tant attendu. Une occasion favorable pour le président de la FMF d’écouter tous les acteurs et ce, pour le développement du football.

 

L’objectif de la Conférence nationale est de retrouver l’unité. En effet, la discipline n’appartient pas à une minorité. Le football malagasy a été toujours miné par le comportement véreux des « Tompom-baolina », traduction libre, propriétaire du ballon, autrement dit, la camaraderie dans le football, que ce soit sur le terrain ou en dehors du terrain. Les dirigeants doivent être ouverts à toute critique. Par exemple, après un match, un compte Facebook sera ouvert sur les réseaux sociaux pour que tout le monde puisse s’exprimer sur les façons de voir les choses et lesquelles seront remises aux techniciens qui l’analyseront ensuite.

Le recueil de conseils dans les 22 régions a été entamé par les émissaires de la FMF. Des représentants, élus et désignés, seront présents à Antananarivo durant la conférence. A noter que 250 délégations sont attendues dans la Capitale durant ces deux jours. Elles seront composées d’entraîneurs,  de dirigeants de clubs, des médecins de sport, des supporteurs, des journalistes, d’anciennes gloires ainsi que de simples individus. Bien sûr, des représentants de l’Etat seront également de la partie.  Huit commissions vont être établies pour dresser un bilan sur les propositions des congressistes. C’est à partir de ce bilan que les dirigeants du football malagasy vont se référer pour le développement de la discipline.

Recueillis par Elias Fanomezantsoa

 

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Malversations à la Kraoma - SA L’ancien DG devant le Pôle anti-corruption

Après quelques jours de garde à vue au sein de la Police économique, Arsène Rakotoarisoa, ex-DG de la société d’Etat Kraomita Malagasy, sera présenté devant le Pôle anti-corruption (PAC). Les enquêtes policières bouclées, le dossier afférent à cette suspicion de détournement d’une somme astronomique de la Kraoma, aurait dû être transféré au Parquet hier avec le présumé accusé, mais a été reporté à une date indéterminée. Des sources avancent pourtant la tenue de ce déferrement aujourd’hui ou lundi au plus tard. Entre temps, l’ancien Dg de la Kraomita est toujours placé en garde à vue dont la prorogation  pour le besoin de l’enquête a été effectuée.

Arsène Rakotoarisoa, dont la gestion de la Kraoma a été émaillée de malversations financières, est accusé de détournement de fonds. La partie plaignante dans cette affaire est constituée de l’équipe dirigeante actuelle de la société dont la situation est aujourd’hui peu enviable. Le bilan 2018 présenté par le cabinet Delta Audit et le rapport d’Audit de gestion effectué par le cabinet PWC mentionnent en effet des pratiques peu catholiques perpétrées par l’ex-DG Arsène Rakotoarisoa durant sa présence à la tête de cette société d’Etat. On parle d’un vol de 34.000 tonnes de chrome, d’exportation frauduleuse des produits, des créances douteuses, favoritisme, détention et usage personnel des biens de la société etc…. Des méfaits  qui expliqueraient la descente aux enfers de la société depuis 2018 où elle a présenté un bilan négatif de 30 milliards Ar contre un résultat positif de 1,2 milliard Ar l’année précédente. Au total, on avance un préjudice de 101 milliards d’Ar. Un joli pactole impossible à détourner, selon des observateurs, sans la protection ou la complicité des hauts dirigeants de l’époque. Des noms ont été cités en l’occurrence celui de l’ex- première Dame et l’ex-homme fort du HVM, Henri Rabary-Njaka. Sans l’ombre d’un doute, Arsène Rakotoarisoa, qui notons-le était un proche du couple Rajaonarimampianina, a certainement  balancé ces noms durant son enquête. Mais à part ces deux personnalités citées par les observateurs, d’autres personnes pourraient être elles aussi  touchées de près ou de loin  dans cette affaire qui a causé une perte colossale à la société Kraoma SA.

Délaissé par ses commanditaires, complices et autres bénéficiaires de cette « affaire honteuse », Arsène Rakotoarisoa est seul face à la Justice malagasy pour répondre de ses actes. Dossier à suivre de très près…

La Rédaction

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Boeny et Betsiboka - Le Président Rajoelina accélère les actions de secours

Avec  80 000 sinistrés et plusieurs routes coupées, les dernières intempéries qui ont duré plusieurs jours à Madagascar ont laissé un lourd bilan. Hier, le Président de la République n'a pas attendu la baisse des eaux pour accourir vers les zones les plus sinistrées dans les Régions Boeny et Betsiboka en l'occurrence. A bord d'un hélicoptère, la délégation présidentielle incluant le ministre de la Défense nationale a pris la direction de plusieurs Districts dont Mahajamba où le Chef de l'Etat est littéralement venu au secours des sinistrés.

Se trouvant complètement sous les eaux à l'image d'autres Districts de cette partie de la Grande île, la localité compte plus de 6570 sinistrés qui ont besoin d'aide. Devant cette grande désolation, le Président Andry Rajoelina a ordonné l'accélération des secours des victimes. En effet, certains compatriotes n'ont pas manqué de critiquer la lenteur des actions de sauvetage des sinistrés allant même jusqu'à pointer du doigt le Bureau national de gestion des risques et catastrophes (BNGRC). L'homme fort du pays en personne a participé dans le transport des victimes à bord de vedettes rapides. Ainsi, d'autres vedettes et des hélicoptères seront mobilisés pour assurer le sauvetage des victimes de ces intempéries.

Condoléances et remise de dons

Plutôt dans la matinée, le Chef de l'Etat et sa suite ont visité le District de Maevatanàna. Dans ce district qui est également inondé, les fortes pluies de ces derniers jours ont fait 10 morts et 05 disparus. La route reliant Antananarivo et Mahajanga est également coupée. D'après les constations de la délégation, la plupart des villages sont inondés et les gens grimpent sur les arbres ou sur les toits. Du coup, le déplacement s'effectue à bord de petits pirogues. A entendre les doléances du parlementaire élu à Maevatanàna, Mahazomà, une des communes situées dans ce district se trouve aujourd'hui complètement isolée.

Pour alléger la souffrance des familles, l'équipe présidentielle n'est pas venue les mains vides et a procédé à la remise de dons composés de riz, de légumineuses. Le volet  santé n'a pas été négligé non plus puisque des véhicules de soins ont été amenés comportant chacun un médecin et des médicaments. Après Maevatanàna, les sinistrés dans le District de Mitsinjo n'ont pas été en reste car ayant bénéficié de produits de première nécessité comme le riz, l'huile, savons, etc. La délégation Présidentielle a aussi présenté ses condoléances aux familles de personnes décédées.

La Rédaction

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Intempéries - L'Etat déclare le sinistre national

Réactivité. Sans perdre de temps, les autorités ont déclaré officiellement le sinistre national. Tous les moyens pourront être déployés pour venir en aide aux victimes.

21 décès, 20 disparitions, plus de 80.000 sinistrés, sept régions sévèrement frappées par des catastrophes naturelles, comme des inondations, éboulements de terrain, coupures de routes et ruptures de digues. Tel est le bilan provisoire dressé par le Bureau national de gestion des risques et des catastrophes, hier en fin de matinée à la suite du passage d'une circulation dépressionnaire dans le Canal de Mozambique, ayant provoqué des activités pluvio-orageuses intenses du 20 au 23 janvier derniers. Un bilan lourd qui a contraint l'Etat a déclaré le sinistre national au lendemain de la sortie du territoire national de la zone de perturbation.

Un décret pris lors d'un conseil de Gouvernement exceptionnel a constaté cette déclaration de sinistre national. Un conseil de Gouvernement faisant suite à une réunion d'urgence du Conseil national de gestion des risques et catastrophes dirigée par le Premier ministre s'est tenue au Palais de Mahazoarivo, hier en fin de matinée. Et ce, destinée à évaluer l'ampleur des dégâts et permettre au président du Conseil national qui n'est autre que le Premier ministre, lui-même, de déclarer le sinistre national.

Par cette déclaration de sinistre national, le Gouvernement malagasy fait appel à tous les acteurs nationaux et partenaires internationaux à « venir en aide au peuple Malagasy pour les activités d'aide d'urgence, relèvement précoce, de réhabilitation et de reconstruction ».

Instructions

Par ailleurs, dès hier même, avec l'amélioration des conditions climatiques, des actions de survol des Régions touchées ont été menées afin d'évaluer rapidement les besoins d'urgence. Par la suite, tentes, vivres, kits de traitement d'eau, médicaments et autres kits de survie ont ainsi été acheminés vers ces Régions. De plus, tous les moyens de transport tels que les hélicoptères, bateaux et camions ont été déployés pour que les aides d'urgence parviennent à leurs destinataires le plus rapidement possible, selon le rapport du conseil de Gouvernement.

Hier, le Premier ministre a également donné instructions aux ministères concernés pour que les routes nationales vitales aux activités économiques et sociales du pays, coupées ou risquant des coupures soient réhabilitées dans les meilleurs délais. Un contrôle strict des poids utiles des véhicules doit également être mené par la Gendarmerie  sur ces axes routiers, selon les consignes du Gouvernement.

Enfin, le Premier ministre a souligné l'importance cruciale d'une mission de vérification et de contrôle permanente que le ministère en charge du Commerce doit mener dès à présent auprès des distributeurs de produits de première nécessité pour éviter toute activité de spéculation qui pourrait augmenter indument le prix dans les marchés. Le chef du Gouvernement a insisté sur le renforcement du leadership national dans la gestion et la coordination unique de toutes les activités rentrant dans le cadre du sinistre national confiées au BNGRC.

Notons que le Président de la République, le Premier ministre et l'ensemble du Gouvernement tiennent à présenter leurs condoléances aux familles des victimes et à manifester leur compassion à l'endroit de tous les compatriotes sinistrés.

La Rédaction

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Concours d'entrée à l'INFA - « L'un des plus propres », dixit la ministre Ranampy

La journée d'hier a été marquée par la rentrée officielle de la dernière promotion de l'Institut national de formation administrative, pour le compte de l'année 2020-2022. Une cérémonie officielle s'est tenue à cet égard au siège de l'établissement à Androhibe. Les 376 candidats, ayant réussi aux examens organisés à la fin du mois d'avril 2019, suivront une formation de deux ans au niveau de l'INFA. Le ministre du Travail de l'Emploi, de la Fonction publique et des Lois sociales, Gisèle Ranampy, a assisté à la cérémonie officielle.

Notons que durant l'organisation de ce concours d'Etat, un partenariat a été établi entre le MTEFPLS et le Bureau indépendant anti-corruption, dans l'organisation, la correction et le traitement des résultats. Une initiative qui cadre avec la mise en place d'une politique de transparence et de prévention de toutes formes de corruption afin de favoriser les candidats les plus intelligents et réellement méritants. Lors de sa prise de parole, la ministre Gisèle Ranampy a tenu à mettre en avant la transparence de ce concours d'entrée dans la fonction publique qui fait, selon elle, partie des plus propres en matière de transparence et de corruption. Et le numéro un du MTEFPLS de rappeler que la lutte contre la corruption constitue le Velirano numéro 3 du Président de la République. Faire cesser les mauvaises habitudes, au niveau des concours d'entrée dans les grandes écoles de formation administrative, constitue d'ailleurs l'un des objectifs de la ministre, conformément à cet engagement du Chef de l'Etat. La ministre a également adressé un message et sensibilisé les candidats aux futurs concours d'entrée dans la fonction publique « actuellement, des efforts sont menés afin que les postes dans la fonction publique soient accessibles à tout le monde, afin que les vrais méritants et les plus compétents puissent avoir leurs chances, et ce, dans l'objectif de rendre meilleure l'Administration ».

La Rédaction

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Consommation - Un milliard d’ariary de produits nocifs saisis

Compléments alimentaires, savon et thé amincissants. Après identification et analyse des compositions, l’Agence de contrôle sanitaire et de la qualité des denrées alimentaires (ACSQDA) a qualifié ces produits de dangereux pour la santé. C’est pour cette raison que l’Administration douanière malagasy a procédé à la saisie de près d’un milliard d’ariary (1 721 100 239 ariary) de produits, hier. « Nous avons mené nos enquêtes avant d’en venir à cette saisie. Effectivement, dès leur arrivée au port de Toamasina, ces produits ont déjà paru suspects. La valeur des droits et des taxes à payer pour leur importation était trop basse que la normale. Nous avons donc décidé de plomber le conteneur.

Et nous avons attendu d’être dans la Capitale avant de faire une visite intégrale », a expliqué un agent des douanes malagasy. Dans les détails, en tout, 916 kg de compléments alimentaires interdits, d’une valeur de 1 234 033 439 ariary, 30 048 pièces de savon amincissant d’une valeur de 198 316 800 ariary et du thé amincissant d’une valeur de 288 750 000 ariary ont été saisis par la Douane. Selon les explications fournies par les autorités concernées, « en provenance de la Chine, ces produits ont été introduits et commercialisés sur le territoire national sans avoir reçu une autorisation de la part du ministère de la Santé publique. Effectivement, ils n’ont pas obtenu un certificat de consommabilité de l’ACSQDA requis pour cette catégorie de marchandises ».

Sur le marché

En tout cas, bien avant cette saisie, les importateurs ont déjà commencé la mise en vente des produits sur le marché. « Les ventes se sont surtout faits sur les réseaux sociaux, notamment Facebook, mais aussi dans des rubriques de santé et de bien-être. Ils y vantent notamment les mérites de leurs fameux produits pour convaincre le plus grand nombre d’acheteurs. Le produit dénommé « Essence de kangaroo », vendu à 10 000 ariary la pièce, figure parmi les plus prisés par les consommateurs pour ses "soi-disant" vertus aphrodisiaques », a précisé la Douane. Cette situation montre bien à quel point les consommateurs doivent rester vigilants dans leurs achats sur la toile, plus particulièrement avec la prolifération des vendeurs en ligne. « Nous lançons ainsi un appel à toute la population pour signaler toute forme de commercialisation de marchandises suspectes, mais aussi d’être vigilante quant à la provenance des produits achetés, tout cela pour éviter de consommer n’importe quoi à cause d’une bonne publicité », concluent les responsables.

Rova Randria

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Bekily : Lehiben-dahalo voasambotra

Rehefa nokarohana sy natao hazalambo nandritra ny andro maromaro, voasambotry ny Zandary tany Bekily, Faritra Androy, ny lehilahy iray, izay lehiben-dahalo mitam-basy nampihorohoro tany amin’ny Faritra Sava. Taorian’izay, naverina avy hatrany tany Sambava nofotorana lalina ity lehiben-dahalo ikoizana nitam-piadiana ity, ary omaly izy no natolotra ny Fampanoavana tao Antalaha. Raha ny vaovao voaray, ity lehiben-dahalo azo sambo-belona ity no atidoha nikotrika fanafihana mpivarotra tany Andranomifototra, Kaominina ambanivohitra Maroambihy, Distrikan’i Sambava, ny 14 desambra lasa teo ; izay nahaverezana vola 20 tapitrisa Ariary eo. Naratra mafy vokatry ny fifandonana tamin’ireo olon-dratsy kosa ny mpivady tompon-trano. Tamin’io andro io ihany, vokatry ny fanarahan-dia nataon’ny Fokonolona, dahalo telo no tratra, ka matin’ny fitsaram-bahoaka. Ny efatra kosa voasambotry ny Zandary Sambava, ary ny iray izay nitondra basy niaraka tamin’ny volabe nitsoaka, izay lehiben’izy ireo, izao tratra farany tany Bekily io. Raha ny fantatra, mody nivarotra akoho avy any Ambilobe nankany amin’ny Faritra Sava ireto andian-dahalo ireto, ka rehefa misy ireo tompon-tanàna nanaiky niara-niasa tamin’izy ireo, dia roso avy hatrany ny asa fandrobana sy fampihorohoroana.

Eric Manitrisa

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Haltérophilie, une belle machine à médailles

Le dossier du jour rend hommage à la belle performance au cours de la saison 2019 de l’haltérophilie malgache, qui a tout gagné et qui a permis à Madagascar de briller de mille feux, souvent devant des nations pourtant plus fortes. Un tour de magie de la bande à Jean Alex Harinelina Randriamanarivo.

Incroyable, mais à l’heure du bilan de la saison 2019, on retombe inévitablement sur cette belle moisson de l’haltérophilie malgache qui a réussi à sauver Madagascar d’une situation difficile.

Une véritable machine à gagner à l’origine de cette 10ème place aux Jeux africains de Rabat, où les protégés de Harinelina Jean Alex Randriamanarivo se sont même payé le luxe de battre notre record de quatre médailles d’or – lors de l’édition kenyane – en ramenant du Maroc cinq des six médailles d’or qui sont tombées dans l’escarcelle malgache

L’exploit de Rosina. La petite Rosina Randafison a laissé tout le monde sans voix en s’offrant les trois médailles d’or des moins de 48 kg, tandis que Ricardo Ramiaramanana s’est contenté de deux médailles d’or de l’arraché et du total olympique des moins de 55 kg.

La sixième médaille d’or est l’œuvre du basket-ball 3 x 3.

Outre cette très belle performance qui a permis au camp malgache de terminer devant des grandes nations africaines tels le Cameroun, la Côte d’Ivoire, le Ghana ou le Burkina Faso, les haltérophiles malgaches ont tout simplement été d’un ton au-dessus lors des Jeux des îles à Maurice, lors desquels ils ont raflé plus de la moitié des médailles, grâce notamment au triplé attendu de Rosina Randafison et de Ricardo Ramiaramanana, qui évoluent déjà en étage supérieur.

D’autres champions. Outre les indétrônables Rosina Randafison et Ricardo Ramiaramanana, la cavalerie était au rendez-vous, à l’image de Vania Ravololoniaina (-65 kg) qui a rajouté deux autres médailles d’or ; et de Claudio Randrianavalona chez les moins de 81 kg, qui raflait les trois médailles d’or de sa catégorie, en réalisant 122 kg à l’arraché contre 150 à l’épaule-jeté, pour un total olympique de 272 kg.

Il y a aussi les frères Andriantsitohaina qui ont réussi le triplé lors des Championnats d’Afrique de la Zone 3, avec Eric chez les moins de 61 kg, et Tojo chez les moins de 67 kg, qui a signé au passage le record d’Afrique de l’arraché avec 136 kg. C’est énorme !

Mais l’exploit ne s’arrête pas là, et on se demande d’ailleurs jusqu’où cela va s’arrêter car à chaque événement, le directeur technique national d’haltérophilie, Thomas Rakotoarisoa, parvient à sortir de sa botte d’autres champions. En l’occurrence Sitraka Randrianandrasana, qui a pris l’or chez les dames des moins de 78 kg ; mais également Ny Hasina Andriamitantsoa, auteure d’un triplé chez les moins de 49 kg, en réalisant 60 kg à l’arraché contre 80 kg à l’épaule-jeté, pour un total de 140 kg. Sans oublier Angeline Rakotoarisoa qui a ouvert son compteur chez les moins de 51 kg .

Un vrai travail d’orfèvre en fait, mais qui montre que l’haltérophilie reste en tête de toutes les disciplines, du moins à l’échelle africaine. Car dans la région de l’océan Indien, elle entre en concurrence avec l’athlétisme. À elles seules, ces disciplines constituent près de 90% des médailles de Madagascar.

Difficile de faire mieux…

 Dossier réalisé par Clément RABARY

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Ambohimanarina : Pôlisy voaendaka, lasa ny « talkie walkie »

Fahasahiana mihoam-pampana ny an’ity lehilahy iray voasambotry ny Oôlisy teny amin’lalan’ny digue Arts Malagasy iny. Sahin’ingahy akintsirano mihitsy mantsy ny nanendaka Oôlisy iray miasa ao amin kaomisarian’ny boriborintany fahenina, raha mbola variana nanao ny asany ity farany. Ireny karazana fitaovam-piseraseran’ny mpitandro filaminana, « radio portatif » na « talkie walkie » hoy ny fitenentsika mahazatra no lasa tamin’io fotoana io. Ny alarobia lasa teo no nitrangan’io toe-javatra hafakely io araka ny fampitam-baovao azo avy amin’ny polisim-pirenena. « Nandritra ny fandrindrana ny fifamoivoizana no nandalo avy ao aorinany ity lehilahy iray nandeha scooter, avy amin’ny Iveco ho any amin’ny Rocade ». Marihana fa teny am-povoan-dalana ity Oôlisy ity no nijoro nanao ny asany ary tamin’izay no nararaotin’ity lehilahy ity. « Avy hatrany dia nisintona ny radio teny am-pelan-tananan’ilay Oôlisy ilay lehilahy ary nampiriminy haingana tao anaty « boite à gants » izany no sady nanohy ny lalany ihany izy ». Raikitra teo ny fifanenjehana ary nampilazana ihany koa ireo Oôlisy hafa miasaha iny faritra iny. Voasakana teo akaikin’ny sampanan-dalana hivily ho any Ambohitrimanjaka moa ny lehilahy. Nosamborina ary nentina natao famotorana teny amin’ny biraon’ny kaomisaria Ambohimanarina. Asa, mba inona re no nandalo tao an-dohan’ity rangahy iray ity e ? Sa izany toko ny hoe sasatry ny miaina …

m.L

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BFM – Ministère des Mines : Une structure d’achat d’or à installer

Lors de la signature de l’accord de partenariat entre les deux parties. (Photo : Nary Ravonjy)

Une réserve d’or sera constituée dans le but de stabiliser l’Ariary par rapport aux effets néfastes de l’inflation et à sa parité face aux devises de référence. C’est l’objet de la signature d’un accord de partenariat entre le ministre des Mines et des ressources stratégiques, Fidiniavo Ravokatra, et le gouverneur de la Banky foiben’i Madagasikara (BFM), Henri Edmond Rabarijohn, hier à Antaninarenina. « L’objectif consiste à intégrer ou réintégrer la filière or dans la Balance des Paiements. Toute exportation aurifère devrait ainsi rentrer dans les finances de l’Etat, au même titre que la vanille et le cacao », a expliqué  le gouverneur de la BFM. Ainsi, une structure ou une société sera à installer bientôt pour acheter ou collecter de l’or pour le compte de l’Etat afin de constituer cette réserve d’or au niveau de la Banque centrale. Celle-ci déterminera également le prix de celui-ci. Et il ne sera jamais question de monopole d’Etat », a précisé le ministre de tutelle. 

Affinage de l’or. Par contre, avant tout, il faut s’assurer de la traçabilité de la filière or. « Les milliers d’orpailleurs doivent recevoir la juste contrepartie de leurs produits exploités. La formalisation des opérations d’achat et des opérations d’exportation de l’or s’avère également importante. En effet, le pays a comptabilisé au maximum 3 tonnes d’or exportées. C’est ridicule. En effet, c’est largement en dessous des chiffres que nous recevons des acheteurs internationaux », a soulevé le gouverneur de la banque centrale, Henri Edmond Rabarijohn. Et à part la mise en place de cette structure qui se charge d’acheter et de collecter l’or, ce responsable a ajouté qu’il faut ensuite procéder à l’affinage de l’or pour que celui-ci soit au grade de l’or monétaire pouvant être comptabilisé comme réserve. « Il est important de développer une approche plus industrielle de la filière or. Ainsi, il va falloir qu’on noue un partenariat avec une société professionnelle spécialisée en matière d’affinage de l’or. Cette activité d’affinage de l’or n’existe pas encore à Madagascar », a-t-il enchaîné. 

Par ailleurs, le ministre des Mines et des ressources stratégiques, Fidiniavo Ravokatra, a évoqué que la traçabilité de la filière aurifère, tout en professionnalisant les acteurs concernés, contribue à l’augmentation des recettes de l’Etat. En outre, « la durée de cet accord de partenariat entre les deux parties s’étend sur cinq ans. Et c’est encore prorogeable », a-t-il conclu.     

Navalona R.

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Célébration de l’année du Rat : Communion et convivialité à l’ambassade de Chine

L’ambassadeur de la République populaire de Chine souhaite un amitié durable entre les deux peuples.

Hier, à l’ambassade de Chine à Nanisana, s’est tenue la célébration anticipée du Nouvel An chinois, qui aura lieu officiellement le samedi 25 janvier prochain. Chinois et Malgaches sont venus pour fêter ensemble le premier jour du calendrier chinois.  

Sur invitation de l’ambassadeur de la République populaire de Chine, SEM Yang Xiaorong, de hauts dignitaires malgaches tels le président de la Haute Cour  Constitutionnelle, Jean Eric Rakotoarisoa, le président du Sénat, Rivo Rakotovao, la ministre de l’Education nationale, Marie Thérèse Volahaingo, ainsi que le nouveau maire de la Ville des Mille, Naina Andriantsitohaina, ont été présents pour honorer ce grand évènement.

À 11h30, des chorégraphes chinois et malgaches ont émerveillé le public présent dans la cour de l’ambassade. Chansons chinoises et démonstration de kung-fu ont été offertes par les étudiants de l’Institut Confucius de l’Université d’Antananarivo. Cela montre que la culture chinoise tient une place prépondérante dans les échanges culturels entre la Chine et Madagascar. De plus, elle est très appréciée par les jeunes malgaches.

Lors de son allocution, l’ambassadeur  Yang Xiaorong a fait une rétrospective de l’année 2019. Celle-ci était une année importante pour les relations sino-malgaches. « La coopération entre la Chine et Madagascar a connu un grand progrès », a-t-elle précisé. À part la relation diplomatique, qui remonte à 1975, la liaison sino-malgache est aussi marquée  par des échanges culturels. Les Malgaches s’intéressent à la langue chinoise, et la communauté chinoise installée dans la Grande Île essaie de comprendre les us et coutumes de la population locale. En guise de conclusion de son discours, la diplomate chinoise a projeté une perspective positive en termes de collaboration entre l’Empire du milieu et l’Île rouge. Elle espère une longue amitié entre les deux peuples.

Chinois de Tana, « faites comme chez vous ! ». A son tour, le maire d’Antananarivo, Naina Andriantsitohaina, a souligné que la communauté chinoise à Antananarivo occupe une place importante. « Je demande à la communauté chinoise de décorer Behoririka !  Faites-en un ‘Chinatown’, mettez du rouge partout, mettez des lanternes… Montrez que vous êtes Chinois. Comme nous sommes encore en pleine fête du Nouvel An chinois, amenez-vous avec un dragon rouge sur le parvis de l’Hôtel de ville, et allumez des feux d’artifice comme cela se fait chez vous ! », a-t-il ajouté.  Le discours du maire a été rassembleur et a mis un point d’honneur sur le brassage culturel.

Après la série de discours, les invités se sont rassemblés autour de mets chinois.  Nouilles, salades de fruits de mer, riz sauté et autres arts culinaires chinois ont été exposés sur les tables. Le public a pu se régaler. La convivialité était au rendez-vous.

Le rat, symbole de prospérité. Selon l’astrologie chinoise, 2020 est l’année du Rat. Elle commencera le 25 janvier 2020 avec le Nouvel An chinois, et se terminera le soir du 11 février 2021 pour laisser place au signe chinois du bœuf. Illustrée par douze animaux, l’astrologie chinoise se renouvelle tous les douze ans. En effet, les Chinois accordent une importance particulière aux douze animaux du calendrier : le rat,  le bœuf, le tigre, le lièvre, le dragon, le serpent, le cheval, la chèvre, le singe, le coq,  le chien et le cochon. D’après  l’horoscope chinois,  « le rat est passionné et souhaite accéder à un certain niveau social. Il est intelligent et a l’esprit vif. Il est ambitieux et déterminé, et motivé par ses propres intérêts qui, souvent, incluent l’argent et le pouvoir. Il est persuasif, énergique et plein de ressources, et peut trouver son chemin au milieu des obstacles et s’adapte aux environnements de façon simple. Il a de l’humour. Le rat traitera de façon loyale ses amis en les protégeant et en étant généreux avec eux. Le rat est très attaché à sa famille. Même s’il garde son argent, le rat est très généreux avec sa famille et amis ».

Cet animal, le premier dans l’ordre d’arrivée du zodiaque chinois,  est l’emblème de la timidité et de la mesquinerie. Cependant, il est aussi le symbole de l’industrie et de la prospérité, étant donné son ingéniosité et son habileté à trouver et entasser d’importantes réserves de nourritures. Dans l’astrologie chinoise, chaque année, il y a également soit une expression du yin ou du yang, soit un élément. L’année du rat relève d’une expression yang et de l’élément métal.  L’année du rat  est alors pleine de ressources et de vitalité.  Ce sera d’ailleurs une année de toutes les possibilités, l’année des challenges et d’une belle réussite professionnelle.

Iss Heridiny 

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Ponts coupés : Situation rétablie sur la RN7

Des ponts s’effondrent, des routes s’écroulent pendant que les techniciens réparent les premiers dégâts des intempéries de cette semaine. Selon les informations officielles, la route coupée à Maneko, au PK525+600 de la RN6 a été rétablie dans la nuit de mercredi dernier à 20h00. Depuis hier, le nouveau pont de Vohiposa sur la RN7 est également opérationnel. Selon les informations fournies par la Direction régionale de l’Aménagement, de l’habitat et des travaux publics (DRAHTP) de Matsiatra Ambony, les travaux de réhabilitation du pont de Vohiposa  sont achevés et la circulation est déjà rétablie. Cependant, d’autres dégâts se sont produits sur la RN44 entre le PK141 et le PK150 à Vohidiala. « Le pont bailey a été emporté par l’eau. Nos techniciens sont déjà sur les lieux pour trouver la meilleure solution pour rétablir la circulation. Sur la RN4, la route est également coupée à Maevatanàna et Andranomamy à cause de crues éclair. Sur la RN34, il y a également une menace de coupure du pont Iandratsay », a indiqué le MAHTP (Ministère de l’Aménagement, de l’Habitat et des Travaux Publics).

Antsa R.

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Portrait : Victor Hugo sous les tropiques

Victor Hugo (1802 – 1885), un visage immuable du XIXème siècle français.

Défenseur des « Misérables », ceux que la société lâchait en pâture à la mendicité, l’indifférence, la famine et l’extrême vulnérabilité… Victor Hugo aurait été un chantre de la justice en ce XXIème siècle. Toutefois, c’est durant le XIXème siècle que cet « immortel » de la littérature française a vécu et a dédié à l’histoire son génie. 

Dans une France raciste, le XIXème siècle a particulièrement été prolifique dans ce domaine. Sans oublier que c’est le siècle de la « civilisation », justifiant ainsi la colonisation de l’Afrique. Voilà sans doute pourquoi le littéraire a aussi été idolâtré sous les cieux malgaches par des auteurs reconnus, dont le plus notoire est Dox, traduisant en vers « Les Misérables », en « Ireo fadiranovana ». Démontrant autant le génie du barbu français que le haut niveau langagier du poète malgache.

Né le 26 février 1802 à Besançon en France (une naissance au moment où le siècle a complètement lâché son dernier souffle), Victor Hugo a sûrement hérité de cette époque sa soif de justice et son humanisme qui sont, sans doute, ses principaux traits. Cependant, le sillage laissé par ces glorieuses décennies a beaucoup influencé le siècle à venir.

Dans la littérature malgache, Victor Hugo semblait être juché au firmament des monstres sacrés. Son entrée dans le milieu des écrivains et érudits malgaches s’est faite durant la colonisation. Introduit dans le programme scolaire, son nom était attaché à une forme d’influence occidentale légitime. Si en France il était une référence de la pensée nationale, voire européenne, logiquement, l’administration coloniale estimait qu’il en était ainsi d’un peuple sous son emprise.

Raciste . Sans oublier le courant du fangalana tahaka, ou recopiage, les littéraires malgaches avalaient tout cru tout ce qui leur venait de la mère patrie. Dans le domaine artistique, faisant probablement sourire de satisfaction la communauté des colons, l’acculturation était alors plus subtile. Elle générait même la considération de l’occupant, à la fois haï et craint mais vénéré.

Victor Hugo avait ainsi une ascendance à Madagascar et dans toute l’Afrique colonie francophone. Un astre brut, dont les engagements politiques reflétaient également le trouble d’un homme de son époque. Il a par exemple été exilé avant d’être rétabli. L’ambiguïté de sa position envers ce milieu lui a valu maintes reproches d’être à la fois de gauche et de droite. D’où sa réputation d’opportuniste. Tout cela, l’écrivain y répondait avec des œuvres littéraires monumentales.

Il a fallu attendre le XXIème siècle pour voir la face cachée de cet écrivain éminent. Des archives rappellent son racisme sans équivoque caché sous un masque de paternalisme. Son discours prononcé devant une association des « Amis des noirs », l’académicien français inhumé au panthéon de Paris en est une démonstration, frôlant la verve hitlérienne. « Au dix-neuvième siècle, le blanc a fait du noir un homme, au vingtième siècle, l’Europe fera de l’Afrique un monde… Allez peuple, emparez-vous de cette terre [l’Afrique]. Prenez-la. À qui ? À personne… ».

Un autre discours passerait mal actuellement, quand le sacré Victor rendait hommage à John Brown, un raciste de la même espèce. « […] La République française, cette initiatrice du monde, avait des nègres parmi ses représentants… ». Cependant, il estimait avec une forte conviction que les noirs et les blancs étaient frères. Le discours d’un schizophrène bipolaire ne saurait mieux convaincre.

Maminirina Rado

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Charbon de bois : Légère hausse des prix

Le charbon de bois se fait rare chez les détaillants dans certains quartiers de la capitale ces deux derniers jours en raison des intempéries persistantes depuis la fin de la semaine dernière. Les consommateurs constatent auprès des détaillants auprès de plusieurs quartiers de la capitale, une légère hausse des prix de ce combustible domestique le plus utilisé au pays. Pour 500 ariary de produit acheté, la quantité est nettement moindre qu’auparavant, tandis qu’un grand sac proposé jusqu’ici à 18.000 ariary dépasse actuellement la barre des 20.000 ariary chez certains détaillants.

Cette hausse est à mettre sur le compte de l’abondance des précipitations qui ont affecté les productions. Selon un marchand de charbon de bois, ses stocks commencent à s’amenuiser alors que les livraisons tardent à arriver. « Les produits sont encore disponibles auprès des exploitants mais le problème c’est qu’ils ont été infiltrés par l’humidité, tout comme les fours à charbon de bois. Les productions sont à l’arrêt quand il pleut trop », a-t-il été expliqué.

On ne parle pas encore de pénurie pour l’instant. Le produit reste disponible sur le marché. Seulement, les consommateurs craignent une flambée des prix dans les jours qui viennent si la situation ne s’améliore pas. Aux dernières nouvelles, l’excès de pluie engendré par les intempéries des derniers jours n’est plus à craindre, la dépression s’éloignant déjà de la Grande île. Néanmoins, les précipitations restent de saison en ce mois de janvier.

Hanitra R.

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Vendredi joli

Glacier Analakely

Du kombitsiky mafana avec Willy

Ambiance kombitsiky mafana à l’horizon. Pour Willy et ses danseurs, animer une soirée au Glacier est une partie de plaisir. Comme tout bon chanteur de « mozika tropikaly », lui et ses complices de scène feront vibrer une fois de plus le public. Précurseur de ce style, il emmènera les noctambules dans une foulée de déhanchés et de rythmes endiablés à souhait, avec des morceaux tous aussi entraînants les uns que les autres. Sans oublier, bien sûr, les titres romantiques comme le  fameux « Médicament d’amour » qui a fait un carton ces derniers mois.

No comment bar Isoraka

Mily Clément ramène son salegy

Du salegy certes, mais c’est aussi du zouk, biggin, reggae sud’af et toute une parure de couleurs qu’offrira le seul et unique Mily Clément, ce soir. Cette figure emblématique du salegy malgache continue sur sa lancée et retrouvera le chemin du No comment bar à isoraka, pour le bonheur de ses fans. En effet, le chanteur de « Banja malalaka » reprendra ses titres phares qui ont fait sa notoriété, il y a maintenant quelques années. Un vrai régal musical à consommer sans modération aucune.

Bonara be 67 ha

Soirée « trad » avec Janga Ratah 

Janga Ratah, cet artiste qui envoûte les adeptes de musique traditionnelle, revient de plus belle. Ce soir, c’est au Bonara Be que le chanteur retrouvera les noctambules pour une soirée au gré des rythmes du terroir. Evidemment, son répertoire sera composé des morceaux populaires tels que  « Maragnitry jaolahy », « Ampondra aoe » et « Za mbô ngôgno » qui font partie de ses dernières pontes.

Jao’s Pub Ambohipo

Fandrama dans la place

Véritable phénomène musical de la Grande Île, Fandrama investira les planches du Jao’s Pub ce soir. Faiseur d’ambiance reconnu, il est un habitué des soirées endiablées qui séduisent toujours autant les noctambules avides de rythme. La bande donnera le ton dans la tanière du roi du Salegy, pour ceux qui aiment les morceaux effrénés et les soirées dynamiques. Un moment à ne pas manquer pour les amateurs de musique « mafana ».

Cemes Soanierana

Onja et Khaleba en duo 

Pour Onja, la date de la Saint-Valentin est encore trop loin pour rencontrer ses fans. Voilà pourquoi la belle du Sud a décidé d’assurer la soirée au Cemes Soanierana. Elle partagera la scène avec Khaleba. Si Onja est connue pour sa voix gutturale à  la fois chaude et grave, elle n’a pas perdu son déhanché à couper le souffle. Quant à Khaleba, il vogue aisément entre les slows, les tsapiky et les mangaliba. Avec ces deux grands noms aux animations, les inconditionnels ne risquent pas de s’ennuyer.

Piment Café Behoririka 

Du lourd avec Iraimbilanja 

Le vendredi, tout est permis! C’est le moins que l’on puisse dire avec Iraimbilanja. Ce soir encore, la bande à Batata frappera fort. Rendez-vous donc au Piment café Behoririka pour une énième soirée bon enfant. Le groupe aura, une fois de plus, l’occasion de remettre l’ambiance rock des années 80 à l’honneur pour le grand plaisir des habitués des lieux. De quoi réjouir les amateurs de son genre musical.

Zo Toniaina

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Afrobasket – Pré-qualifications : Madagascar triomphe en prolongation

Madagascar s’impose au bout de la prolongation, par 98 à 91, devant la Zambie à Harare (Zimbabwe). Les Malgaches sont toujours en tête du groupe E avec 4 points.

Revirement de situation. La décision tardive de la FIBA Afrique, mercredi soir, a obligé Madagascar et la Zambie à monter à nouveau sur le terrain.N’ayant pu se départager mercredi soir en se quittant sur un score de parité de 84 partout à la fin du temps règlementaire, les protagonistes ont dû attendre quatorze heures après la fin de la rencontre pour connaître le vainqueur. Et c’est par 98 à 91 que Madagascar s’est imposé face à la Zambie, pour le compte de la deuxième journée des matchs entrant dans le cadre des pré-qualifications à l’Afrobasket 2021 du groupe E à Harare (Zimbabwe). Contrairement à la veille où les protégés de Tojo Rasamoelina ont été menés par leurs adversaires tout au long de la rencontre, les Malgaches ont démarré en trombe lors de la prolongation. Ils ont su corriger les erreurs de la veille. Emmenés par Rija (5 points) et Arnold (6 points), les Malgaches ont vite pris leur distance devant Chona (3 points) et ses coéquipiers zambiens qui ont eu du mal à contrer les offensives malgaches. Avec 14 points marqués contre 7 pour la Zambie, Madagascar est sorti vainqueur. Un deuxième succès qui conforte la place de Madagascar en tête du groupe E, composé également de la Zambie et du Zimbabwe. Avec quatre points contre un pour ses adversaires, Madagascar est sur la bonne voie pour remporter le ticket qualificatif des zones 6 et 7 pour les éliminatoires de groupe de l’Afrobasket 2021 qui se dérouleront au Rwanda du 17 au 25 février 2020. Il en est de même pour la Tunisie, la République centrafricaine et la RD Congo. Sauf changement de calendrier, Madagascar affrontera de nouveau la Zambie ce soir, pour le match retour. 

T.H

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Urgence en la demeure

Meurtrières. Les intempéries qui s’abattent sur la Grande Ile le sont. Un bilan provisoire publié hier par le Bureau National de Gestion des Risques et Catastrophe (BNGRC) fait état de 5 décès, 22 personnes portées disparues et de 40.193 sinistrés. 

Urgence en la demeure

Ce n’est pas la première fois que Madagascar doit faire face aux catastrophes naturelles en début d’année. Tous les ans, des régions de l’île sont en proie à des pluies torrentielles qui font énormément de dégâts. Mahajanga, Maevatanana et d’autres localités du Nord du pays sont sous les eaux. Avec les moyens du bord, qui ne sont pas forcément suffisants, les autorités locales tentent, tant bien que mal, de placer les sinistrés dans des abris de fortune, avec ce que cela suppose de promiscuité et de risques de propagation de maladies. Le risque économique est là, lui aussi, avec les inondations qui frappent la région Alaotra Mangoro, plus particulièrement du côté de Tanambe, réputée pour être le grenier à riz de Madagascar. Et malheureusement, la coupure d’un pont à l’entrée de la ville d’Ambatondrazaka constitue le signe avant-coureur de l’isolement de cette zone rizicole, avec en plus un risque de pénurie de riz. Les jeunes font également partie des victimes de ces intempéries, en raison de la fermeture de nombreuses écoles dans les zones sinistrées. Mais le pire est encore à craindre avec l’annonce, depuis ces derniers jours, d’une dépression qui pourrait traverser le pays d’Ouest en Est. Face à l’ampleur des dégâts matériels et humains provoqués par ces intempéries meurtrières, les pouvoirs publics commencent à prendre les mesures qui s’imposent, notamment à travers le BNGRC qui intervient, du moins dans les zones faciles d’accès. On attend également des actions de la part de la Primature et de la Présidence de la République pour déclencher des opérations de sauvetage avec une entité qui dispose d’une capacité d’intervention rapide. L’Agence Française de Développement, par exemple, dispose de ce que l’on appelle un prêt de contingence, un outil financier innovant, d’un montant de 10 millions d’euros, permettant de réaliser des interventions immédiates en cas de catastrophes naturelles de grande ampleur. Il y a en tout cas urgence en la demeure, et c’est durant ce type de période sombre que les dirigeants doivent démontrer qu’ils méritent la confiance du peuple qui a voté pour eux.

R.Edmond.

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Appel à projets : Africa Art Lines se lance sur le continent noir

L’ambiance lors des précédentes éditions d’Africa Art Lines.(crédits photos : Africa Art Lines)

A Madagascar, les appels à projets se bousculent en ce début d’année. En Afrique, l’Africa Art Lines est le premier à se lancer dans cette aventure artistique, sous la houlette d’Afrikayna. Ainsi, un appel à projets a été émis à tous les pays du continent, destiné « aux artistes et aux opérateurs culturels porteurs de projets artistiques entre le Maroc et les pays d’Afrique afin que ceux-ci puissent bénéficier d’une bourse pour leurs frais de voyage. Africa Art Lines est ouvert aux artistes et opérateurs vivant et travaillant à l’intérieur du continent, et aux projets en lien avec le Maroc ». Cerise sur le gâteau, comme on a l’habitude avec les appels nationaux, celui-ci s’adresse également aux anglophones.

Loin des perspectives francophones d’ici ou d’ailleurs, l’objectif d’Africa Art Lines est de multiplier les échanges entre les pays africains, sans exception. Le barrage de la francophonie est donc jeté aux oubliettes. Pour pouvoir postuler, le porteur de projet doit être un artiste, un groupe ou une organisation artistique indépendant – non gouvernemental, fondé et dirigé par un ou des artistes ou opérateurs culturels d’Afrique. La date limite de dépôt des candidatures est fixée au 5 février prochain à minuit. Pour faciliter l’inscription, une plateforme est disponible sur le web, à l’adresse « www.africaartlines.la ».

Recueillis par Maminirina Rado

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Infrastructures routières : Les travaux de construction de la nouvelle rocade achevés à 50%

La nouvelle Rocade d’Antananarivo, en construction.

Des chantiers routiers en cours d’exécution ont été visités hier par le vice-président de la Banque Européenne d’Investissement (BEI), Ambroise Fayolle, lors d’une descente conduite par le ministre Hajo Andrianainarivelo. 

Les travaux d’infrastructures routières avancent très bien. C’est ce qu’a indiqué la délégation officielle qui a fait une visite des chantiers de construction et de réhabilitation d’infrastructures hier. « Pour la nouvelle Rocade, la réalisation du projet est achevée à 50%. Les travaux avancent bien malgré les fortes pluies, dans le but de terminer la construction avant la date limite prévue. En outre, nous sommes en train d’appliquer une nouvelle technique améliorée », a déclaré le ministre de l’Aménagement, de l’habitat et des travaux publics, Hajo Andrianainarivelo. D’après ses explications, les propriétaires des terrains et maisons expropriées dans le cadre de ce projet ont déjà été dédommagés, pour 97% des cas. En effet, un guichet unique a été mis en place pour faciliter les procédures de paiement de ces dédommagements.

Projets multiples. La nouvelle rocade d’Antananarivo n’est pas le seul site visité par la délégation composé du vice-président de la BEI, Ambroise Fayolle, de représentants de l’AFD (Agence française de développement), de l’Union européenne et de l’Agence routière. La délégation a également visité les projets « Post-catastrophe » et les voiries urbaines de plus de 47kms réhabilitées. Hier, la délégation a visité les axes sur la RN3 et RN7. A noter que les premiers décaissements des partenaires techniques et financiers, dans le cadre de ce projet de réhabilitation des routes de Tanà ont déjà atteint plus de 13 millions d’euros. D’autres projets ont également bénéficié de l’appui de ces partenaires, entre autres, la rénovation des digues contre les inondations, les travaux de confortement des berges sur 6 sites etc. Le Ministère de tutelle a cité la modernisation du réseau routier financé par la BEI et l’Union européenne, dont la réhabilitation de la RN6 et la RN13 qui desservent l’accès à deux ports d’envergure économique au nord et au sud du pays, deux zones connues pour leur fort potentiel industriel, agricole et halieutique et pour leurs industries extractives.

Antsa R.

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Amboasary Atsimo : Miaramila mamo nitifitra olona tsy salama saina

Nisesisesy tato ho ato ny fitifirana ataona miaramila olona tsy manan-tsiny, ka tokony hojeren’ny tompon’andraikitra akaiky ity trangana fihoaram-pefy ity, fa mandoto endrika ny fitondrana misy ankehitriny ; izay mametraka ny tany tan-dalàna amin’izao. Miaramila kilasy faharoa avy ao amin’ny DAS Andamilamy Distrikan’ Ambovombe Androy no mamo,  ny talata teo, ka nitifitra olona tsy salama saina tao an-tsenan’i Fenoaivo, any amin’ny Kaominina ambanivohitra Ifotaka, Distrika Amboasary Atsimo. Raha ny vaovao voaray, tapaka voatifitra ny tongotra havanan’ity adala izay niantefan’ny bala, ka mbola manaraka fitsaboana ao amin’ny hopitaliben’ Ambovombe Androy, ny niharan-doza hatramin’izao. Efa nalefa ao Ambovombe Androy ihany koa moa ilay miaramila nahavanon-doza, ka  harahintsika eto hatrany ny fivoaran’ny raharaha.

Eric Manitrisa

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Raharaha « kidnapping » : Misy tsy manantsiny mitaraina mizaka ny tsy rariny

Tsy azo lavina ary hita misongadina fa tena ao anatin’ny fikarohana ireo tompon’antoka sy ati-doha nikotrika ireny asa fakana an-keriny mba hitakiana vola (kidnapping) nitranga teto amin’ny firenenena ireny ireo mpitandro ny filaminana. Nisy ny vokatra ary efa maro ireo voasambotra sy natolotra ny Fitsarana tamini’ireo voalaza fa voarohirohy tamin’ity asa ratsy ity. Na eo aza izany fahombiazana izany dia misy ihany ireo mitsikera. Tsikera izay azo heverina ho mitombina  raha  araka ny fitarainan’ireto andian’olona ireto. Fianakiavan’ireo olona voarohirohy tamin’ireo resaka fakana an-keriny « kidnapping » ireto miresaka. Mitaraina izy ireo fa ny havany dia efa nohafan’ny fitsarana na koa efa nahavita ny saziny raha voarohirohy tamin’izany asa raty izany. Efa manana ny fiainany sy miasa ara-dalàna ary tsy misy ifandraisana amin’io asa io intsony ireo olona ireo. Maneho alahelony anefa ireo andian’olona,  izay nilaza fa efa nitondra fitarainana  hatrany amin’ny lehibe faratapony miandraikitra ny fikarohana momba ity raharaha ity, fa mbola tonontonana foana ny anaran’ny fianakaviany izay efa tokony  hilamina any amin’izay misy azy any. Tsy vitan’izay fa voatery mizaka ny tsy rariny hono izy tsy maintsy miatrika ireo mpitandro filaminana tonga manao fanadihadihana any aminny fotoana izay itrangan’izany. Fomba fiasa izay kihanin’ireto andian’olona ireto fa tsy rariny ary tsy manaja ny zon’olombelona ka tokony ho jerena manokana. Manoloana izany raharaha izany, izay heverin’ireto fianakaviana ireto fa manohitohina ny fiainan’izy ireo sy ny zo maha olona azy dia miangavy izy ireo ny mba handraisan’ny tomponandraikaitra ambony sy mahefa andraikitra amin’ny fanahara-maso ny asan’ireo mpanao fanadihadiana momba ity raharaha fakana an-keriny ity.T.M.

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Logiciel AUGURE : Le nouveau matériel remis aux ministères

Le ministère de l’Economie et des finances a réceptionné, hier, l’équipement informatique pour l’application du logiciel AUGURE.

Avec un logiciel AUGURE amélioré, grâce au travail des techniciens malgaches et à l’appui de l’Union européenne, la gestion des ressources humaines de l’Etat va nettement s’améliorer.

Remis officiellement au gouvernement, lors d’une cérémonie qui s’est déroulée il y a une semaine au ministère des Affaires étrangères, les équipements informatiques et de réseaux pour les ministères utilisateurs du logiciel AUGURE (Application Unique pour la Gestion Uniforme des Ressources humaines de l’Etat) vont être opérationnels d’ici peu.

Célérité. Chef de file de l’opération d’amélioration de l’AUGURE, le ministère de l’Economie et des finances a fait preuve de célérité dans la répartition puisque tous les départements utilisateurs de ce matériel, dont le ministère de la Fonction publique, du travail et des lois sociales, l’ont déjà réceptionné. Le MEF a reçu le matériel hier, lors d’une cérémonie qui a vu la présence de son Secrétaire général, Bien-Aimé Raoelijaona, et de Mailan Chiche, chargée de programme de la section Gouvernance de l’Union européenne qui, rappelons-le, est le bailleur de fonds de cette importante dotation en équipements informatiques pour l’AUGURE. Une cérémonie marquée par la signature des documents officiels de réception du matériel entre les deux parties. « Il nous est important d’apporter notre soutien à l’Etat malgache dans l’application de la bonne gouvernance. Nous souhaitons une réussite dans l’utilisation de ce logiciel Augure », a souligné la représentante de l’Union européenne. Le Secrétaire général du MEF a émis, pour sa part, le souhait du gouvernement malgache de renforcer ce genre de partenariat avec l’Union européenne, pour une meilleure gestion de l’administration publique.

Sites centraux. On rappelle que les sites centraux de ces deux ministères seront équipés de 4 serveurs et 10 ordinateurs complets avec accessoires. 68 ordinateurs complets avec accessoires seront, par la suite répartis, auprès des autres départements ministériels dont 3 pour le ministère de l’Education nationale, de l’Enseignement technique et professionnel, 3 pour le ministère de la Sécurité publique, 2 pour le ministère de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche, et 1 poste chacun pour les autres départements ministériels. 1 poste sera par ailleurs attribué à chaque démembrement régional du ministère de l’Economie et des finances et du ministère de la Fonction publique, du travail et des lois sociales. Divers matériels seront affectés à la mise en place de réseaux informatiques. Ces derniers permettront de résoudre, en partie, les problèmes de fluidification de l’application Augure, notamment avec des serveurs indépendants, des postes de travail dédiés exclusivement à la gestion des ressources humaines, ainsi que des matériels de mise en réseau. A titre de rappel, l’octroi de ce matériel entre dans le cadre de la mise en œuvre du projet « Ny Fanjakana ho an’ny Daholobe », entre l’Union européenne et le gouvernement malgache et dont le principal objectif est de contribuer à l’instauration d’une gestion publique plus efficace, à la lutte contre la corruption et à l’effectivité des sanctions en cas de corruption. Le but étant également de permettre une gestion plus transparente et efficiente des ressources humaines de l’Etat.

R.Edmond.

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Ponts coupés : Situation rétablie sur la RN7

Des ponts s’effondrent, des routes s’écroulent pendant que les techniciens réparent les premiers dégâts des intempéries de cette semaine. Selon les informations officielles, la route coupée à Maneko, au PK525+600 de la RN6 a été rétablie dans la nuit de mercredi dernier à 20h00. Depuis hier, le nouveau pont de Vohiposa sur la RN7 est également opérationnel. Selon les informations fournies par la Direction régionale de l’Aménagement, de l’habitat et des travaux publics (DRAHTP) de Matsiatra Ambony, les travaux de réhabilitation du pont de Vohiposa  sont achevés et la circulation est déjà rétablie. Cependant, d’autres dégâts se sont produits sur la RN44 entre le PK141 et le PK150 à Vohidiala. « Le pont bailey a été emporté par l’eau. Nos techniciens sont déjà sur les lieux pour trouver la meilleure solution pour rétablir la circulation. Sur la RN4, la route est également coupée à Maevatanàna et Andranomamy à cause de crues éclair. Sur la RN34, il y a également une menace de coupure du pont Iandratsay », a indiqué le MAHTP (Ministère de l’Aménagement, de l’Habitat et des Travaux Publics).

Antsa R.

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Vohémar : Famonoana sy fandrobana mpandraharaha sinoa, jiolahy 4 voasambotra

Taorian’ny fanafihan-jiolahy nitam-piadiana nitranga ny 30 oktobra lasa teo, tokony ho tamin’ny fito ora sy sasany alina, nahafaty tao an-tranony mpandraharaha sinoa anti-dahy 70 taona, izay tompona toeram-pivarotana lehibe iray ao Vohémar, ka voaroba nandritra ny fanafihana ny vola iray baoritra, izay volam-barotra maty ny tontolo andro. Rehefa nanao fikarohana an’ireo olon-dratsy ny mpitandro filaminana any an-toerana, dia voasambotry ny Polisim-pirenena ny efatra tamin’ireo jiolahy. Taorian’ny famotorana lalina natao, natolotra ny Fampanoavana tany Antalaha ireto jiolahy tra-tehaka, ary taorian’izany no naiditra am-ponja vonjimaika miandry ny fotoam-pitsarana azy izy efa-dahy. « Ary mbola an-dàlam-pikarohana an’ireo jiolahy telo ambiny any am-pandosirana kosa izahay », raha ny nambaran’ny « Commissaire de Police » Ramorasata Joro, tamin’ny antso an-tariby nifanaovanay taminy, omaly antoandro. Raha tsiahivina, jiolahy fito nitondra basy sy zava-maranitra no niditra an-keriny tao amin’ny tranombarotra « Chez Tony », izay toeram-pivarotana sady fonenan’ity sinoa zanatany ity sy ny vadiny. Ora telo taorian’ny fanafihana vao nahazo fampandrenesana ny mpitandro filaminana, ka nananosarotra ny fikarohana an’ireo jiolahy. Noho ny fiaraha-miasa matotra nisy teo amin’ny Polisy sy ny olona tsara sitrapo nanome loharanom-baovao marim-pototra, dia voasambotra tany Antalaha ny roa tamin’ireo jiolahy, raha tao Vohémar kosa ny roa ambiny.

Eric Manitrisa

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Fondation Viseo : Don d’un véhicule à l’Akamasoa

Soutenir les actions sociales en faveur des plus démunis, tel était l’esprit qui a marqué l’initiative de la fondation Viseo mercredi dernier. En effet, l’association humanitaire Akamasoa dirigée par le célèbre Père Pedro s’est vue offerte un véhicule de marque CheryTiggo 5. La cérémonie de remise du don a été effectuée mercredi en présence de Patrick Rajoelina, représentant la fondation et le Père Pédro. Il convient de noter que l’organisme œuvre dans le domaine social à Madagascar et enregistre plus d’une centaine d’œuvres à son compte. Entre autres, l’agrandissement de l’hôpital des enfants à Tsaralalàna, la construction de plus d’une vingtaine de salles de classe durant l’année d’exercice 2019 ou encore des opérations de reboisement dans la région Analamanga. Travaillant de concert avec des groupes industriels donateurs, la fondation projette de bâtir et réhabiliter au moins cent salles de classe dans les cinq années à venir. Outre le domaine de l’éducation, la fondation envisage également de mettre son empreinte dans le domaine de la santé publique. Concourir aux structures de santé œuvrant au service des enfants dans les zones rurales et les quartiers défavorisés des grands centres urbains est donc son objectif.

José Belalahy