Les actualités à Madagascar du Mercredi 23 Septembre 2020

Modifier la date
Midi Madagasikara119 partages

Moyze Ally Wesceslache : « La culture est le socle de développement d’une Nation »

Pour Moe, Les plus belles musiques sont inspirées par la tradition.

Sans la tradition, aucune véritable éducation centrée sur le développement ne peut être transmise à la jeunesse. Pourtant l’art et la culture malagasy sont rarement abordés dans les grands débats et les émissions télévisées. Cette situation n’a pas laissé indifférent le jeune producteur malagasy Moyze Ally Wesceslache alias Moe Moyze.

Poète, chanteur, producteur, ce jeune homme de 29 ans a fait ses recherches personnelles sur la culture malagasy. Très proche du chanteur du Salegy Jaojoby, il s’est imbibé des musiques traditionnelles. Mais, il a également côtoyé les jeunes artistes comme Big Mj, Name Six, Mcco Boybad, THT.

Moyze Ally Wesceslache est convaincu que la culture malagasy est riche. Pourtant, la tradition de la Grande Ile est rarement représentée dans les ateliers aussi bien en Afrique qu’en Occident. « La culture malagasy se perçoit à travers ses traditions et ses contacts avec d’autres cultures dans la mouvance de la modernité. Madagascar a besoin d’un ajustement culturel. Et la musique doit être essentiellement entendue comme une culture du temps, de la productivité, de la haute performance et de la compétitivité ».

« Cherchons notre identité d’abord ».  Bon nombre de Malagasy déplorent que le développement à Madagascar conçu selon le modèle occidental n’a pas fait beaucoup avancer la cause de la Grande Ile. Dans beaucoup de régions d’ailleurs, la situation semble être devenue pire que durant la période coloniale car, il n’est pas seulement question de l’exploitation des Malagasy par la métropole. Il faut également se demander si la culture a été vraiment prise en compte dans les différents modèles de progrès économique présentés. Ce problème découle d’une insuffisante affirmation culturelle et d’une dépersonnalisation identitaire. Pour Wesceslache , les Malagasy doivent rechercher d’abord dans les profondeurs de leur personnalité culturelle, les causes et les remèdes de leur retard immense par rapport aux autres pays africains. Les patrimoines culturels matériels et immatériels sont mal conservés. « Les jeunes ne s’en souviennent plus des noms des rois. Les évènements marquants de Madagascar sont oubliés par les jeunes de nos jours. Une triste réalité », a-t-il dit avec une voix désespérée.

Adepte du brassage culturel. En tant que chanteur et producteur, il faut avoir le sens de l’écoute. Africaniste, Moe Moyze écoute de la musique africaine, en particulier celle de L’Afrique de l’Ouest. En effet, les pays de cette région voient leur musique monter en puissance et domine le continent tout entier. Ce professionnalisme fascine le jeune malagasy. « Nous devons prendre l’exemple des Nigérians. Ils ont su mélanger leur culture et la modernité », a-t-il expliqué. En effet, rares sont les artistes qui savent brasser la mélodie malagasy et celle des étrangers. Ils ont tendance à assimiler facilement les «  beats » de Rihanna au détriment des belles mélodies du « vako-drazana » de Mamatsara, la chanteuse de la musique traditionnelle dans la région septentrionale de l’Île.

Iss Heridiny

Midi Madagasikara6 partages

Projet Meva Boeny : Les constructions de logements décents écartées de la zone inondable

La construction de la première vague de 30 logements à Mahajanga, financée entièrement par le MATP (Ministère de l’Aménagement et des Travaux Publics) est maintenant bien achevée. Ce projet s’inscrit dans le cadre de la réalisation du « Velirano N°11 » de l’Initiative pour l’Émergence de Madagascar, qui consiste à mettre à la disposition de la classe moyenne malagasy des logements décents, et faciliter ainsi l’accès à l’habitat à toutes les couches sociales. A noter que le Programme Immobilier National (PIN) a été élaboré dans ce cadre, ayant pour objectif de construire jusqu’à 50.000 logements à travers la Grande Ile. Le projet « Meva Boeny » à Amborovy Mahajanga est inscrit dans le cadre de ce programme immobilier national, dont la réalisation a été confiée à la SEIMad, qui est l’un des organes exécutifs de l’Etat malagasy dans le domaine de l’immobilier.

Localisation. Le projet est réalisé sur une propriété d’environ 5 hectares appartenant auparavant à l’ex-province de Majunga sous la dénomination « Belvédère II », TF N° 1278-BR ; en vertu d’un acte administratif en date à Majunga du 26 novembre 1959 et du 1er décembre 1959. Selon le MATP, ladite propriété a été transférée à l’Etat malagasy en vertu de l’Arrêté N°1305/2020.MAHTP du 27 janvier 2020 afin de recevoir le projet de construction de 180 logements sociaux. Le terrain a été par la suite muté au nom de la SEIMad ; devenu « Meva Boeny », TF N°15.525-BR ; afin de permettre à cette dernière de remplir toutes les formalités et conditions requises pour réaliser le projet en collaboration avec ses partenaires techniques et financiers. A noter que le terrain en question consistait dans le temps en une vitrine d’élevage et d’agriculture et la partie périphérique est constituée de zone inondable.« Il a été ainsi décidé d’écarter du projet la zone inondable ainsi que les parties où quelques cultures subsistent toujours. Le projet n’empiète ni sur d’autres propriétés ni sur des biens d’autrui », a indiqué le vice-ministre en charge des Villes Nouvelles et de l’Habitat auprès du Ministère de l’Aménagement du Territoire et des Travaux Publics, qui assure la tutelle du projet. Bref, trois entités travaillent en étroite collaboration pour mener à bien la mise en œuvre de ce projet de logements décents à Mahajanga.

Antsa R. 

Midi Madagasikara6 partages

Délivrance de carte grise : Le Centre immatriculateur se réorganise

L’organisation est plutôt bonne du côté d’Ambohidahy

Du changement en mieux au niveau du Centre immatriculateur d’Antananarivo (CIM). Au grand bonheur des usagers qui, malgré les contraintes liées à la crise sanitaire, retrouvent  un service public mieux organisé.

Depuis le début de la semaine, le Centre  reçoit de nouveau les demandes de carte grise. Un début plutôt prometteur  puisque  tout se passe relativement bien pour les usagers qui ont fait le déplacement.

Délai raisonnable. Gestes barrières obligent, le CIM  limite pour le moment le nombre de personnes à recevoir.  « Conformément aux directives sanitaires édictées par le gouvernement, nous ne pouvons recevoir que 100 personnes par jour »,  explique le Chef du Centre Immatriculateur Velonjara Rakotonandrasana. Des dispositions particulières ont été prises  pour accélérer  les procédures. Ainsi, chaque personne a  le droit de déposer au maximum deux dossiers. Pour les particuliers, les entreprises et les associations, la réception des demandes  se fait au CIM Ambohidahy, tous les lundis, mercredis et vendredis. Tandis que les concessionnaires agréés sont servis au niveau de l’annexe du CIM à l’Alhambra Ankadimbahoaka, tous les mardis et jeudis. Le CIM s’efforce ainsi de satisfaire le maximum de demandes.  « Nous invitons les usagers à venir directement au CIM car en dehors de nos bureaux, il n’y aura aucune garantie » selon toujours le Chef CIM qui précise que si les dossiers sont complets et bien remplis, les usagers auront leur  carte grise dans un délai le plus raisonnable.  Justement, le CIM procède à une vérification de la conformité des dossiers. Par ailleurs, les coordonnées des demandeurs, en l’occurrence, le propriétaire, l’acheteur, le vendeur, ou éventuellement  le mandataire dûment autorisé sont enregistrées, afin de les contacter  pour d’éventuels problèmes.

De qualité. Grâce à cette réorganisation générale, le CIM s’efforce d’offrir des services publics de qualité pour les usagers.  Un travail qui n’est pas facile quand on sait que des milliers de dossiers sont encore en souffrance.  On rappelle en effet que, depuis les problèmes rencontrés par l’entreprise prestataire CETIS, au niveau de la carte grise biométrique, environ 37.000 dossiers sont en attente et les usagers  se contentent d’une attestation délivrée par le CIM pour  circuler et jouir de tous les droits inhérents à  la propriété de sa voiture. Mais les choses se sont arrangées depuis que HEPHALU, le nouveau partenaire opère.   La collaboration se passe plutôt bien. Ainsi  sur les 37.000 dossiers en souffrance, 3.000 ont été déjà régularisés. « Nous nous efforçons de liquider tous les dossiers  dans un délai le plus raisonnable possible »  selon toujours le Chef CIM. Et ce, en respect de  toutes les mesures sanitaires pour éviter la propagation du coronavirus.  Par ailleurs, le CIM fait preuve de transparence en publiant sur sa page facebook  toutes les informations utiles. En somme, le changement en mieux est de mise actuellement  pour ce centre qui a longtemps fait l’objet de polémique.

R.Edmond.

Midi Madagasikara4 partages

Barea – Mésentente Nicolas Dupuis-FMF : “C’est avant toute chose une incompatibilité d’humeur ”...

Jocelyn Razafimamonjy, membre du CE au sein de la FMF. (Photo Mikka Sary)

Le courant ne passe plus entre Nicolas Dupuis et la FMF, et en particulier aux membres du comité exécutif qui a raflé le plus grand nombre de voix lors des élections, et qui est en même temps président de la commission marketing et communication au sein de la FMF, Jocelyn Razafimamonjy. Après avoir encaissé injures et des coups tordus, ce dernier décide d’apporter des explications au cours d’une interview exclusive.

Midi Madagasikara : Que s’est-il passé pour que les deux meilleurs amis du monde lors de la CAN 2019 en Égypte n’arrivent plus à s’entendre ? Nicolas Dupuis semble avoir une dent contre vous alors qu’à son arrivée sur notre sol, vous étiez le premier à l’accueillir ?

Jocelyn Razafimamonjy :

« C’est dommage d’en arriver là, il aurait dû observer un minimum de respect en évitant de traiter de pseudo journaliste vieillissant. C’est peut-être sous le coup de la colère mais n’empêche, il a poussé le bouchon un peu trop loin. »

 Midi : Y a-t-il une raison à cette attitude ou mieux une explication à cette sortie médiatique malveillante qui a soulevé des vagues ?

J.R.: « C’est ce que j’essaie de comprendre. Si sa colère est liée au choix de l’équipementier des Barea, Nino que je dirige s’est volontairement mise à l’écart. Ce n’est pas la fin du monde pour notre marque dont la notoriété n’a subi aucune ride. Si c’est à cause de la publication de la liste des Barea, c’est le DTN, Debon Jean François, qui en a fait part à la presse. Et il a tous les droits car le sélectionneur a le devoir de soumettre la liste à la Direction technique nationale et au comité exécutif de la fédération. C’est la règle partout ailleurs d’autant plus que Dupuis ne se trouve pas au pays. Pour l’instant en effet, on ne peut pas cumuler le poste de sélectionneur et de DTN, et ce dernier revient à Debon. »

 Midi : Vous n’avez pas répondu à la question sur les raisons de cette colère de Nicolas Dupuis ?

J.R. : « Je me demande pourquoi il est allé aussi loin. L’une des explications serait qu’il peut être trop pris par ses nombreuses activités. Il est sélectionneur des Barea, responsable au FC Fleury 91, consultant de Canal Plus, consultant au ministère des Sports. L’autre raison qu’il ne dit pas, c’est qu’il est sous pression en vue de cette double confrontation contre la Côte d’Ivoire qui ne sera pas facile. »

Propos recueillis par

Clément RABARY

Midi Madagasikara4 partages

CFIM – SEG : Un accord de partage d’informations maritimes

Le Centre de Fusion d’Informations Maritimes (CFIM), représenté par son directeur général le Capitaine de Vaisseau Razafindraibe Frank Aimé et le Secrétariat d’Etat chargé de la Gendarmerie (SEG), représenté par le Général de Division Njatoarisoa Andrianjanaka viennent de signer un protocole d’accord hier. Il s’agit notamment d’un accord d’échange et de partage d’informations maritimes qui vise à établir et renforcer la coopération entre les deux parties dans les domaines de la défense et de la sécurité intérieure.

Suivi en temps réel. Plus précisément, cet accord a pour objet d’améliorer la connaissance de la situation maritime à travers une Image Maritime Reconnue ou IMR de l’espace maritime malagasy. Il permet en même temps d’assurer le suivi des activités maritimes en temps réel ou proche du temps réel en vue d’accélérer la planification et l’organisation des réponses opérationnelles aux risques et menaces maritimes. Le renforcement de capacités des acteurs concernés, n’est pas en reste afin de s’approprier des connaissances et de la technique de fusion d’informations maritimes. Cet accord permet également de décrire un cadre de coopération sur le partage et l’échange d’informations, de données et de renseignements au niveau de la sécurité intérieure, de l’action de l’Etat en mer et aux frontières relevant du domaine de la gendarmerie nationale ainsi que la sécurité et la sûreté maritime.

Alerte avancée. Il est à rappeler que le Centre de Fusion d’Informations Maritimes (CFIM) est un établissement à caractère administratif. Il oeuvre dans la collecte, l’analyse et la fusion d’informations maritimes en vue d’établir une alerte avancée en cas d’existence ou de détection d’un risque maritime potentiel ou avéré dans l’espace maritime malagasy. Dans le cadre de ses missions, ce centre développe des partenariats comme celui avec le SEG, pour améliorer les conditions d’anticipation de ces risques ou menaces maritimes dans les zones sous juridiction de Madagascar.

Navalona R.

Midi Madagasikara4 partages

Universités de Toliara et d’Ankatso II : La thèse d’un incendie criminel privilégiée

D’après les informations, le nom d’un ancien Conseiller spécial auprès de la Présidence de la République aurait été cité comme étant l’instigateur de ces actes.

Un acte de déstabilisation politique. Les premiers éléments des enquêtes relatives aux incendies qui se sont produits ces derniers temps au niveau des universités de Toliara et d’Antananarivo sont sortis et ont révélé des actes manifestement programmés. La thèse d’incendies criminels aurait été confirmée. Les feux auraient été déclenchés dans des bâtiments inoccupés au moment des faits. En raison de l’état d’urgence sanitaire, les étudiants ont quitté la cité universitaire pour rejoindre leurs familles. La piste d’un court-circuit aurait donc été écartée. D’après les informations, des produits hautement inflammables, suffisants pour faire exploser tout un bloc universitaire auraient été utilisés. Ce serait le cas notamment lors de l’incendie qui s’est produit samedi dernier au Bloc amical des étudiants à Ankatso II. De sources proches de l’enquête, le nom d’un ex-Conseiller spécial de l’ancien président Hery Rajaonarimampianina aurait été cité comme le cerveau de ces incendies à caractère criminel. Ce dernier aurait été aperçu dans les campus universitaires avant les incendies. Sa présence à Toamasina ces derniers temps incitent aussi les services des renseignements et les responsables des enquêtes auprès de la Gendarmerie nationale, à déduire que l’université de cette localité pourrait être la prochaine victime de ce projet machiavélique, où le principal objectif serait de provoquer des actions de déstabilisation contre le régime en place.

Vol et détournement. Selon nos sources, cet ancien baron du  » Hery Vaovao ho an’i Madagasikara  » serait actuellement dans le collimateur des Forces de l’ordre. Il convient de noter que cet ex-Conseiller à la Présidence a déjà été emprisonné à Antanimora en 2019 pour une affaire de vol, de détournement de matériels et de biens mobiliers appartement à la Présidence de la République. Alors que les préparatifs sont en cours en vue des élections sénatoriales du mois de décembre prochain, la tension commence à monter d’un cran au niveau de l’échiquier politique. Après le confinement, place aux règlements de compte politique. La trêve politique dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire semble avoir pris fin. L’opposition multiplie les interventions médiatiques pour dénoncer des irrégularités. La dissolution de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) est même réclamée. A l’approche de ce scrutin, on pourrait s’attendre à une effervescence de la situation sur le terrain.

Davis R

Madaplus.info0 partages

Madagascar : Code municipal d'hygiène - Niaina Andriatsitohaina s'exprime

Il n'y a pas beaucoup de temps que le code municipal d'hygiène a été partagé aux habitants de la commune urbaine d'Antananarivo. La population n'a pas semblé en être content, beaucoup de critiques a été engendrées, notamment sur les réseaux sociaux, ciblant de code d'hygiène mais également le Maire d'Antananarivo Niaina Andriatsitohaina.
Ce dernier s'est exprimé, pour la première fois après la publication du CMH. Celui ci a expliqué le fait que la population confond « taxe et amende ». Ce code a été établi dans le but d'harmoniser la vie commune d'Antananarivo, et le Maire ne compte pas faire machine arrière sur l'application de ces nouvelles règles. Niaina Andriatsitohaina est prêt à laisser à la population de la capitale le temps de s'habituer.
Madaplus.info0 partages

Madagascar : Une campagne de vaccin contre la rougeole est en cours

La rougeole a été une épidémie dangereuse pour les enfants malgaches l'année dernière. Celle ci a trouché plus de 200 000 personnes, dont des adolescents également. Le taux de mortalité était élevé à plus de 900 décès, pendant la période de propagation, vers 2018-2019.
Cette fois ci, afin de prévenir une éventuelle deuxième vague, l'état organise la campagne de vaccin contre la rougeole. Il s'agit, en effet, d'un rappel pour les enfants entre 15 à 18 mois. Plus de 200 000 enfants en sont ciblés par cette campagne.
La Vérité0 partages

Palais d'Iavoloha - L'ambassadeur « malgachophone » fait ses adieux

Il s'est démarqué par ses habitudes de s'exprimer parfaitement dans la langue malagasy à chacune de ses interventions. Il, c'est l'ambassadeur de la Corée du Sud à Madagascar, Lim Sang - Woo qui arrive désormais au terme de sa mission à Madagascar après 3 ans de service. Pour faire ses adieux, il a été reçu par le Président de la République, Andry Rajoelina au palais d'Iavoloha hier.

 

En matière de coopération bilatérale avec Madagascar, la Corée est sur tous les fronts. Du domaine de la santé, à l'environnement et même le sport. En effet, la Corée du Sud a aussi soutenu les Barea de Madagascar. Faut - il rappeler que la veille du séjour de cette équipe nationale malagasy en Egypte pour la participation à la Coupe d'Afrique des Nations, l'ambassadeur de la Corée leur a offert un lot de ballons pour effectuer les entraînements. L'Ambassade coréenne, via son compte Facebook, n'a d'ailleurs pas manqué d'adresser des félicitations et encouragements au team « Maitso - fotsy - mena » à chacune de ses victoires en Egypte dans le cadre de ce championnat de foot sur le continent africain.

Plus de 40 ans de coopération

La Corée a aussi beaucoup aidé la Grande île dans la lutte contre la Covid-19 à travers l'appui dans la mise en place du laboratoire LA2M à Androhibe. Pas plus tard qu'avant - hier, la République de Corée par le biais de son ambassadeur a remis des dons de 100 000 masques au Gouvernement malagasy, représenté par le ministre des Affaires étrangères, Djacoba Tehindrazanarivelo.

Les relations diplomatiques entre les deux pays remontent en 1962 avant d'être suspendues en 1972 pour reprendre en 1993.L'ambassadeur coréen a déjà fait le tour des institutions dans le cadre de sa tournée d'adieu au pays. Lors de son entretien avec le Président, le diplomate s'est dit convaincu par la politique de gouvernance initiée par le Président de la République en vue de l'émergence de Madagascar.

Plus tôt dans la matinée, le Président de la République a également reçu le nouvel ambassadeur de l'Egypte à Madagascar, Usama Saeed Khalil. Ce dernier a remis ses lettres de créances au Chef de l'Etat. Durant la rencontre, plusieurs projets de coopération ont été abordés comme la construction d'infrastructures ou encore l'exploitation d'énergie solaire.

La Rédaction

La Vérité0 partages

Détournements à la CNAPS - L’Exécutif amorphe contre Raoul Arizaka Rabekoto

Le 18 juin dernier, le pouvoir judiciaire émet un mandat d’arrêt contre Raoul Arizaka Rabekoto. Ancien directeur général de la Caisse nationale de prévoyance sociale (CNaPS), celui-ci, sur ce mandat d’arrêt signé par le magistrat instructeur, est inculpé d’abus de fonction, de favoritisme, de détournements de deniers publics et de faux en écriture publique et usage de faux. Au lieu de se défendre face à ces chefs d’inculpation, Raoul Arizaka Rabekoto a préféré prendre le large en emmenant dans ses bagages la présomption d’innocence. Une fuite rocambolesque qui l’a emmené d’Ambanja, Mayotte, La Réunion et en Suisse. Président de la Fédération nationale de football (FMF) en exercice, « Raoul » pour ses proches, se trouverait à Zurich (Suisse), siège de la fédération internationale, selon les uns.

Les autres avancent qu’il est au Canada où cet enseignant de l’INSCAE, donnerait des cours dans une université locale. Qu’importe, Suisse, Canada, France, Zanzibar ou autres, l’inaction du pouvoir exécutif à ramener le fugitif interpelle. Contrairement au pouvoir judiciaire qui a fait son travail jusqu’au bout en lançant un mandat d’arrêt international à l’encontre de Raoul Arizaka Rabekoto par le magistrat en charge du dossier, selon une attestation datée du 2 juillet 2020 signée par le procureur général près la Cour Suprême, l’Exécutif donne lui l’impression au grand public de traîner des pieds dans l’arrestation du président de la FMF. Aucune action des membres du Gouvernement, concernés par cette affaire, en vue d’une quelconque action contre Raoul Arizaka Rabekoto, n’a été communiquée jusqu’ici. Qu’en est-il par exemple du suivi du dossier auprès des pays ayant un accord de coopération judiciaire avec Madagascar ou faisant partie de l’Interpol pour l’exécution du mandat d’arrêt international ?

En attendant, l’ex-DG de la CNaPS continue sa vie comme si de rien n’était. En sa qualité de président de la FMF, il a récemment participé au 70è Congrès de la Fédération internationale de football qui s’est tenue par visioconférence. Un geste qui peut être interprété comme un véritable pied de nez à l’endroit de l’autorité centrale malagasy. Les ministres concernés sont ainsi appelés à faire preuve de plus détermination dans cette affaire pour faire appliquer la tolérance zéro prônée par le Président de la République dans le cadre de la lutte contre la corruption et les détournements. Pour rappel, au mois de février de cette année, le BIANCO a déclaré qu'il enquêtait sur Rabekoto dans des affaires de " détournements de fonds résultant d'actes suspectés de corruption grave commis avec la CNaPS ". Les enquêtes sont en rapport avec le "détournement présumé de plusieurs dizaines de milliards d'ariary ". L'ancien directeur général de la CNaPS ne s'est pas présenté dans les bureaux du BIANCO pour répondre de ces accusations. Une Interdiction de sortie du territoire avait été prise contre Rabekoto. Le président de la FMF avait déclaré dans le passé être disposé à faire face à la justice, avant de fuir vers d’autres cieux.

La Rédaction

La Vérité0 partages

Encadrement juridique des élections - La CENI avance des « amendements »

La CENI a présenté hier la synthèse des recommandations pour l'amélioration de la gestion du processus électoral au lendemain des élections de 2018-2019. Elle avance des amendements de l'encadrement juridique des élections et non une refonte.

« Nous écoutons avec calme, les critiques apportées à l'encontre de la CENI actuellement. Nous respectons les avis des autres, puisque nous sommes parmi les entités qui assurent la promotion de la démocratie à Madagascar ». C'est ce qu'a affirmé hier le président de la Commission Electorale nationale indépendante, Hery Rakotomanana, en début de son allocution lors de la présentation de la synthèse des recommandations de la gestion du processus électoral au lendemain des élections de 2018-2019, au siège de la Commission à Alarobia.

 

C'est par ces critiques, ces avis, ces recommandations des parties prenantes et de ses propres expériences que la Commission a pu élaborer cette synthèse en vue d'améliorer la gestion du processus électoral. Ainsi, un document de 85 pages a été présenté à ces parties prenantes, entre autres, les partis politiques, les organisations de la société civile, les partenaires techniques et financiers, les trois pouvoirs (exécutif, législatif et judiciaire), et surtout le destinataire final, les électeurs. Ce document de synthèse vise à apporter des amendements au processus électoral et non pas une refonte totale.

Les amendements avancés par la Commission se regroupent autour de 9 thématiques suivant l'évolution du processus électoral : la liste électorale et les cartes d'électeurs ; le calendrier électoral et la convocation du collège électoral ; le dépôt de candidature et les conditions d'éligibilité ; la campagne électorale qui concerne le financement et la régulation de la communication médiatisée ; les bureaux de vote ; les opérations électorales à proprement parler ; le traitement des résultats ; les contentieux électoraux et enfin l'organe de gestion des élections.

Le rapporteur général de la Commission, Fano Rakotondrazaka, a apporté quelques précisions concernant ces amendements. Tel est le cas par exemple de la gestion de la précampagne. La CENI recommande que les candidats puissent se préparer et préparer le terrain un an avant la tenue des élections pendant la période dite « préliminaire ». Le rapporteur général a également touché un mot sur le remboursement de la caution. La CENI a suggéré que le candidat puisse récupérer sa caution s'il obtient 5% des voix exprimés et non plus 10%.

Quoi qu'il en soit, la gestion d'un processus électoral n'est pas chose facile. Le président de la Commission Electorale nationale indépendante l'a reconnu. Il a avoué que : « Gérer les élections est un sacerdoce.

Il faut toujours déployer des efforts pour l'amélioration du processus électoral sans attendre un retour de la part des candidats, ni des politiques. Tout simplement revêtir l'étoffe des patriotes qui cherchent le bien pour leur pays ». Il a ajouté que « la CENI ne reçoit aucune instruction de la part de qui que ce soit. Nous n'entretenons aucune relation qui puisse nuire l'intégrité du processus électoral, avec qui que ce soit ».

Toutes les parties prenantes aux élections bénéficieront de ce document de synthèse. Chacune pourra apporter de nouvelles recommandations ou critiques. Mais le dernier mot appartient aux autorités concernées qui ont le pouvoir de modifier l'encadrement juridique des élections, à savoir le pouvoir exécutif et le pouvoir législatif, sous le contrôle de l'autorité judiciaire.

La Vérité0 partages

Jeu périlleux !

De l'incendie un peu partout. Au figuré comme au propre, l'édifice prend feu. Certes, on n'est pas encore au stade d'un incendie déclaré à 100%, calciné ou carbonisé, mais le feu avance. Et nous semblons nous préoccuper ailleurs, des foyers de feu détruisent nombre de bâtiments  administratifs ou appartenant à des particuliers. Evidemment, nos princes au pouvoir ont d'autres chats à fouetter surtout en cette période difficile plombée par l'état d'urgence sanitaire. Néanmoins, il faut se rendre à l'évidence. L'ancien président français Jacques Chirac commençait son discours à Johannesburg le 2 septembre 2002 lors du Quatrième Sommet de la Terre, par cette historique phrase devenue célèbre depuis « Notre maison brûle et nous regardons ailleurs ».

 

C'en est trop ! Ces derniers temps, il n'y a pratiquement pas un jour sans que les médias évoquent des cas d'incendie parfois graves et dévastateurs. Lesquels feux trop fréquents se doivent d'interpeller les différents responsables. Etant vu le nombre élevé dépassant l'entendement de ces incendies, il nous échappe la possibilité d'afficher la liste exhaustive. Les contraintes du temps et de l'espace nous obligent à nous contenter sur quelques cas révélateurs.

Pas plus tard qu'avant hier, le feu ravagea quinze maisons d'habitation à Mangarano (Toamasina-ville). Il a fallu de peu pour que la station-service à proximité ne s'explose. Le week-end dernier, le bloc de l'Amicale des étudiants d'Ankatso II partait en fumée. Presque au même moment, le feu dévorait les 112 logements des étudiants de Toliary. A Bebandro Ambalananirana (Tsiroanomandidy), des feux de brousse intentionnels dévastèrent entièrement l'école communautaire. A Manjakandriana, l'école catholique « Notre Dame de Lourdes » totalement ravagée par le feu. En avançant à reculons, le grand et historique immeuble de l'Office national de l'environnement (ONE), à Antaninarenina, a été calciné par un terrible incendie. A Ampasika (67 Ha), le feu réduit en cendres une centaine de cases d'habitations de petites gens. Et si on remonte encore dans le temps, l'incendie du Palais de la Reine en 1995 reste encore bloqué en travers de la gorge. Tous ces incendies criminels demeurent non-élucidés. Les zones protégées n'en sont pas épargnées. Des écosystèmes,  richesses naturelles endémiques du pays, sont menacés de disparition. Et continue à jouer avec le feu. On trame, sous la trappe, des incendies criminels. Certains y trouvent leur compte.

Au figuré, des acteurs politiques, pleinement conscients de la gravité du contexte qui prévaut, jouent périlleusement avec le feu. Certains voyant leur avenir politique bouché, d'autres craignant la traversée du désert durer, jettent de l'huile sur des points chauds couvant le feu. D'autres encore, n'ayant aucune chance de sortir gagnants au prochain scrutin, télescopent le processus électoral. En somme, de minables hommes et femmes politiques revendiquant le statut d'opposants bombardent les préparatifs des sénatoriales du 11 décembre 2020. Les arguments fallacieux, des balles « à blanc » qui n'émeuvent point les tenants du pouvoir, la cible privilégiée, tournent autour du pot et amusent aigrement le public. Tel un chanteur de variété qui bégaie, les politicards se rendent ridicules de leur propre prestation. Tout le monde se doit de prendre au sérieux les enjeux pour la relance du pays.

Quand on s'aventure à jouer avec le feu, on se livre à un jeu périlleux précipitant le pays dans le ravin de l'incertitude.

Ndrianaivo

La Vérité0 partages

Agriculture - Reconversion de 200 000 paysans vers les produits « bio »

L’offre largement inférieure à la demande. La pandémie a boosté les besoins en produits « bio » à l'échelle mondiale, à l’exemple des huiles essentielles qui ont connu un accroissement fulgurant  en termes d’exportation. Etant donné que ce type de produit permet d’accumuler des devises et contribue à hauteur de 94 millions d'euros dans la balance commerciale du pays, le Syndicat malgache de l'agriculture biologique (SYMABIO) a signé une convention de partenariat avec le programme « Fihariana » afin de promouvoir et développer l’agriculture biologique dans le pays. L’objectif étant de reconvertir les agriculteurs vers le bio. A l’heure actuelle, les 25 000 paysans travaillant avec les soixante membres du syndicat s’avèrent insuffisants pour approvisionner le marché extérieur.

D’où la cérémonie de signature, réalisée hier à Ankadivato entre Gaëtan Etancelin, président de SYMABIO et Zafindravaka Valérie, secrétaire exécutive du programme « Fihariana ». En effet, ce programme appuie déjà des coopératives et possède une ligne de crédit à taux bonifié permettant d’augmenter la productivité. « Nous recevons déjà des commandes, que ce soit dans le secteur vanille, cacao ou huiles essentielles. Le problème réside plutôt au niveau de l'offre. La productivité reste faible. Grâce à ce partenariat, les paysans travaillant avec ledit syndicat possèdent des moyens financiers afin de développer leurs activités. Nous pouvons également bénéficier d’un surplus de main-d’œuvre en collaborant avec les coopératives soutenues par « Fihariana ». Avec ce partenariat, nous accompagnerons 200 000 agriculteurs à franchir le cap de l’agriculture biologique et à obtenir la certification bio », explique Gaëtan Etancelin, président du SYMABIO.

D’après Zafindravaka Valérie, plus de 48 % des dossiers traités par « Fihariana » sont issus du secteur agricole. Outre le financement, ces paysans bénéficient également d’un accompagnement technique notamment lié à la formation ainsi que l’accès au marché local et international.

Solange Heriniaina 

La Vérité0 partages

Pollution des eaux à Andrakaraka - QMM rappelée à l'ordre par le ministère

Descente inopinée. La ministre de l'Environnement et du Développement durable, Vahinala Baomiavotse Raharinirina, effectue actuellement une tournée dans la partie sud-est du pays. Cette tournée a surtout comme objectifs de constater de visu tous les problèmes rencontrés par le secteur de l'environnement dans cette partie de l'île et d'ouvrir la discussion avec les acteurs concernés pour dégager des solutions. En passant dans la Région d'Anôsy, la ministre a ainsi fait une mission de contrôle auprès de l'industrie minière QMM, exploitant l'ilménite à Taolagnaro. « Après l'obtention du permis environnemental auprès de l'Office national de l'environnement, l'industrie doit s'engager à respecter les normes sociales et environnementales qui y incombent. Par la suite, le ministère pourra contrôler si c'est vraiment le cas », a notifié la ministre de l'Environnement et du Développement durable.

 

Cette descente a ainsi permis aux autorités de voir la souffrance de la population d'Andrakaraka depuis la mise en place d'un déversoir dans cette zone, sachant que leurs moyens de subsistance se basent sur l'agriculture ainsi que la pêche maritime et en eau douce. « Les poissons se raréfient depuis, alors que ce sont nos principaux moyens de subsistance. L'eau est polluée. La forêt est détruite. Nos revenus sont ainsi presque inexistants », se plaint un père de famille. Selon les informations fournies, ces paysans gagnaient entre 60 000 à 100 000 ariary, mais aujourd'hui, ils peinent à trouver 1 000 ariary. Face à ces doléances de la population, la ministre s'est entretenue avec le directeur général de QMM afin de trouver une solution qui conviendra aux deux parties.

Face à ces plaintes de la population locale, les responsables au niveau de la QMM ont admis leur part de responsabilité face à la dégradation de l'environnement dans cette zone. De ce fait, la ministre a demandé à ce que cette situation soit vite inversée. « Tout comme Taolagnaro, les petites localités comme Andrakaraka doivent aussi pouvoir bénéficier des avantages et du développement apportés par l'exploitation d'ilménite. L'intérêt public doit ainsi être considéré face à la dégradation de l'environnement. Il faudra donc que QMM propose des alternatives pour fournir de l'eau potable aux communautés concernées par les eaux polluées », soutient-elle.

Cette industrie minière a déjà renforcé sa politique de reboisement pour pallier à la dégradation des zones forestières dans la Région. En tout cas, le ministère de tutelle veillera particulièrement à la concrétisation des remarques faites lors de cette descente. La ministre a même déclaré que les missions de contrôle de ce genre seront multipliées.          

Rova Randria

La Vérité0 partages

Antananarivo - Environ 34 000 véhicules circulent sans carte grise

Les contrôles routiers exigent des papiers en règle dont la présentation d’une carte grise. Or, aux dernières nouvelles, des milliers de véhicules n’en disposent pas à Antananarivo.

 

Selon Velonjara Rakotonandrasana, chef du Centre immatriculateur de Madagascar (CIM) sis à Ambohidahy, entre le mois de juillet 2018 - période de résiliation du contrat avec la société CETIS, premier fournisseur du secteur biométrie auprès du CIM - et le mois de mai 2019, début de collaboration avec Hephalu Madagascar, le CIM Antananarivo a délivré 37 000 attestations provisoires de circuler en attendant la reprise des opérations techniques afin d’obtenir la carte grise. Une fois que les activités du centre ont repris, 3 000 usagers concernés ont entamé une démarche de mutation de cartes grises et ont directement obtenu la version biométrique. Ce qui implique qu’il existe encore actuellement 34 000 voitures en circulation qui ne disposent pas ce certificat d’immatriculation.

Les usagers se demandent actuellement si leurs papiers sont en règle avec seulement une attestation en leur possession. D’autant plus que quelques agents de la circulation n’approuvent pas ce document et pénalisent ainsi les conducteurs. « Les attestations délivrées constituent un document officiel. Des numéros ont déjà été attribués avant la remise dudit  document aux propriétaires de véhicule, et c’est juste la carte grise proprement dite qui manque. De ce fait, ces attestations restent valables et vérifiables auprès du CIM »,

affirme le premier responsable du CIM Ambohidahy. Et d’ajouter que son département assure 200 dossiers par jour, sans préciser leur délai de traitement. Du point de vue mathématique, le CIM peut donc écouler ses arriérés sur environ 6 mois.

Cependant, les nouvelles demandes de carte grise ayant commencé depuis lundi dernier s’entassent déjà. Et selon la précision du chef CIM, elles représentent actuellement la priorité des équipes mobilisées. « Depuis 2019, aucun dossier n’est en instance. Dans le cas où les demandeurs n’ont pas encore reçu leur attestation,  leur dossier a été sûrement rejeté par manque de papiers ou de signature », souligne ce responsable.

Outre ces 34 000 voitures sans carte grise, le CIM d’Ambohidahy a également recensé à ce jour 1 000 demandes de carte grise non traitées.  Celles-ci ont été déposées à partir de l’année 2017 jusqu’en mi-2018. Pourtant, les sommes correspondantes ont déjà été encaissées et versées à la Trésorerie générale.

K.R.

La Vérité0 partages

Incendies survenus dans les Communes - Des feux partout, des pompiers inexistants

Les flammes font des ravages ! Ces derniers temps, bon nombre de Communes urbaines et rurales enregistrent de cas d’incendies destructeurs. Les dégâts matériels y sont considérables, malgré l’absence de perte en vie humaine. Celui survenu le 12 septembre dernier à Tsiroanomandidy, touchant un magasin grossiste à cause d’un court circuit, en fait partie. Même origine pour l’incendie au Collège Notre Dame de Lourdes à Manjakandriana, samedi dernier. Les feux ont été difficiles à maîtriser pour les résidents qui s’en sont chargés. En fait, ces Communes ne disposent pas de corps de sapeurs-pompiers, malgré le nombre conséquent d’habitants et d’infrastructures qu’elles abritent.

Les Communes d’Ambatondrazaka, de Moramanga, de Mahitsy, etc., font aussi face à cette situation. « La création d’un corps de sapeurs-pompiers ne figure pas encore parmi nos priorités. D’ailleurs, les travaux d’adduction en eau potable pour la Commune sont en cours, quoique l’installation de bouches d’incendie n’entre pas encore dans ce projet avec nos partenaires », avance Fitia Fenohery Rakotondrahiratra, maire de ladite Commune urbaine de 2e catégorie, dans la Région Analamanga.

Aucun fonds de catastrophe

Pas de budget spécifique. La prise en charge des victimes d’incendie se fait, dans la plupart des cas, en collaboration avec les partenaires, associations et personnes de bonne volonté. « La majorité des Communes refusent d’inscrire un fonds de catastrophe dans leur budget. Ce fonds facilitera pourtant la mise en œuvre de réponses rapides en cas d’incident. Les responsables communaux préfèrent solliciter le soutien de l’Etat, même si l’ampleur des dégâts semble limité », informe Paolo Emilio Solonavalona, directeur des études et de la gestion des risques auprès du BNGRC (Bureau national de gestion des risques et des catastrophes). D’un autre côté, l’équipe locale de secours devrait être opérationnel pour assurer le système d’alerte précoce, y compris la communication montante et la remontée d’informations. Les membres de cette équipe, dirigée par le président du Fokontany, devraient également s’occuper des secours

d’urgence des victimes. Le BNGRC a déjà dispensé une série de formations y afférentes, outre la dotation d’équipements. Quoi qu’il en soit, les comités régionaux, ceux des District et ceux Communaux de GRC devraient mettre en œuvre leurs plans de contingence multirisques, y compris pour les incendies, dans leurs localités respectives. La conscientisation et la prévention des catastrophes font partie des activités proposées dans ces documents stratégiques.

Patricia Ramavonirina

La Vérité0 partages

Occupants illicites des pavillons d'Ampanotokana - Un délai de 15 jours pour libérer les lieux

Un avertissement pour les loueurs illicites. Environ 70 pavillons de la Commune urbaine d'Antananarivo, se trouvant au marché d'Ampanotokana, sont transformés en local illicite depuis 2011. Après que le maire de la Capitale, Naina Andriantsitohaina, s'est penché sur l'assainissement des pavillons, villas et autres logements de la CUA, il est passé à l'action. Les occupants illicites des pavillons du marché d'Ampanotokana, et ceux d'Ambatomaro sont avertis pour quitter les lieux dans un délai de 15 jours. D'après ses explications, ces endroits sont destinés à l’habitation mais non pour effectuer du commerce.

« Aucune convention n'a été faite avec la CUA et aucune taxe n'a été payée. Pourtant ces familles ont toujours payé leurs loyers », avance-t-il. Le directeur de cabinet adjoint, Reilly Solofoniaina, a réitéré que les actuels occupants des pavillons ne sont pas ceux qui ont finalisé le contrat avec la Mairie à l'époque. A vrai dire, ce sont des nouveaux locataires.

Durant une descente effectuée par une délégation présidée par le maire dans ces endroits, il a déploré les conditions dans lesquelles vivent les occupants des lieux.

Actuellement, la Commune dispose de 391 logements répartis sur 26 sites. 26% d'entre eux sont occupés par des agents de la Commune en fonction tandis que le reste loués à des montants infimes, c'est-à-dire entre 7 500 à 80 000 ariary. Depuis des années, ces montants n'ont jamais augmenté, même si ces villas et appartements sont utilisés comme une source de revenus pour les locataires. Durant la prochaine réunion du Conseil municipal, la révision à la hausse des loyers figurera à l'ordre du jour.

 Anatra R.

La Vérité0 partages

Incendie à Ampatsakana - Un entrepôt de produits textiles prend feu, les riverains au bord de l'asphyxie

Décidément, ces derniers jours, les incendies font rage dans la Capitale et ses environs. Hier, au cours de l'après-midi, l'air était devenu pratiquement irrespirable dans la rue faite de pavés qui passe à Ampatsakana via la CNaPS, et cela à cause d'un grave incendie. Là, c'est un entrepôt, situé au pied d'un grand immeuble en cours de finition qui a pris feu, dégageant ainsi une fumée particulièrement épaisse, sinon âcre. Pire, au fur et à mesure que les flammes aient pris de l'essor, des craquements sinistres et des petites explosions se faisaient entendre de la construction en feu. Même si l'on ne déplore aucune perte en vie humaine, ni blessé, les dégâts sont très importants. Cependant, leur coût n'a pas été encore déterminé.  

 

Bien que la cause du sinistre n'ait pas encore été officiellement élucidée, il existe une certitude : la majorité des produits ou des marchandises qui y ont été stockés, sont constitués d'éléments chimiques. Cela a été prouvé par le fait que des passants étaient au bord de l'asphyxie. De leur côté, les commerçants de rue du coin ont rapidement plié bagages, de crainte d'une éventuelle catastrophe. « Je préfère quitter l'endroit et gagner un autre quartier au plus vite, car on ne sait jamais ce qui va se passer. Je crains énormément que l'incendie va provoquer une explosion à cause des constituants chimiques de ces produits, comme cela s'était produit dans un pays étranger en août dernier », explique un vulcanisateur du coin. La panique observée chez les passants, était telle qu'en un rien de temps, tout le secteur situé en  aval, c'est-à-dire la portion de rue menant vers Tsaralalàna, s'est vidée de ses piétons.

« Regardez, les murs du batiment se sont lézardés. Cela veut dire que tout risque de s'exploser à tout moment », s'écrie un badaud dont les images ont été filmées par un amateur. En revanche, un grand attroupement de curieux était observé justement à proximité du local de la CNaPS. L'impossibilité pour s'y frayer un passage fut telle que la circulation fut momentanément interrompue à l'endroit par quelques éléments de la Police municipale.

Pour rejoindre Tsaralalàna via Anosy, beaucoup d'automobilistes ont dû chercher une déviation à l'improviste, le sinistre s'étant produit à un moment où la circulation était encore assez dense sur place.

Quelques moments après avoir reçu l'alerte, les sapeurs-pompiers étaient déjà sur les lieux. On a assisté à une grande mobilisation et un déploiement sans précédent de moyens matériels, de leur part. Car outre leurs efforts pour tenter de repousser les flammes, ils ont également le souci de les empêcher à tout prix de s'étendre sur les constructions voisines, la plupart d'entre ces dernières étant constituées de boutiques, de petits ateliers, ou de restaurants.

Il était 17h 30 hier lorsqu'une source auprès de la caserne de Tsaralalàna s'était finalement exprimée sur l'affaire. « A présent, on nous a informés que nos éléments envoyés sur place ont finalement réussi à maîtriser la situation, sinon éteindre le feu », s'est-elle contentée de dire.

Il s'agit donc du deuxième incendie dévastateur survenu en l'espace de quelques jours seulement dans la Capitale. Le premier du genre, on le sait, est survenu dans la nuit du samedi dans la cité d'étudiants à Ankatso II, et dont les dégâts étaient également lourds. Si certaines sources ont avancé la thèse d'un incendie criminel, en revanche, aucune version officielle n'a été fournie pour tenter d'expliquer l'origine du sinistre qui s'était produit à Ampatsakana, hier. Enfin, on ne peut s'empêcher d'attirer l'attention de l'opinion et des autorités en place concernant ces enchaînements anormaux d'incendies, observés récemment dans la ville.

Franck R.

Midi Madagasikara0 partages

Patrimoine : Les « Tsingy » réagissent comme des bonbons

Les Tsingy rouges situés au sud d’Antsiranana sont le fruit de plusieurs siècles de processus érosion/gravité.

Les recherches des mathématiciens de l’Université de New York ont dévoilé le processus de formation des « Tsingy » malagasy grâce à des expériences sur des sucreries. Une hypothèse qui semble la plus probable pour le moment.

Les forêts de roches ou « Tsingy » se trouvant à Madagascar et en Chine révèlent de plus en plus leurs secrets grâce à une récente recherche d’universitaires américains de New York aux Etats–Unis. Depuis le 9 septembre, les résultats ont été publiés dans la revue scientifique « The Proceedings of the National Academy of Science ».

Par le biais d’expérience effectuée sur des bonbons, une équipe de l’Applied Math Lab, c’est-à-dire  des mathématiciens, ont pu déduire grâce à des phénomènes simples comme la gravité et l’érosion que les Tsingy étaient « formées par dissolution ». En noyant un bloc de sucrerie dans une eau dégazée et à température ambiante, les chercheurs ont découvert la magnifique dégradation de la matière dure dans un espace de temps limité.

« Les roches solubles comme le calcaire, la dolomite et la gypse sont submergées sous l’eau, où les minéraux se dissolvent lentement. L’eau plus lourde coule alors sous l’effet de la gravité vers le bas et les écoulements forment progressivement des topographies karstiques. Lorsque l’eau se retire, les piliers et les forêts de pierre émergent », a expliqué Leif Ristroph, professeur à l’Université de New York.

Ce qui laisse supposer donc que les sites dans lequel se trouvent les « Tsingy de Bemaraha » ou les « Tsingy rouges » dans le nord, ont été immergés dans l’eau il y a des milliers, voire des millions d’années. Par exemple, celui de Bemaraha se trouve à environ 170 mètres d’altitude. A l’échelle du temps humain, la formation des pointes a nécessité un long processus.

L’expérience de l’équipe des deux chercheurs Leif Ristroph et Michael Shelley, ont toutefois abouti à l’effondrement de la structure de pierres épineuses. A se demander si ce résultat final pourrait être extrapolé sur les fameux « Tsingy » malagasy.

Maminirina Rado

Midi Madagasikara0 partages

Santé de la reproduction : La planification familiale comme levier de développement

Cela fait maintenant plusieurs années que divers organismes œuvrent pour la promotion de la planification familiale à Madagascar. Les efforts ne sont pas vains. Néanmoins, le taux de recours à la contraception et autres méthodes de planification familiale demeure insuffisant. « Aujourd’hui, force est de constater que le pays compte plus de personnes à charge que de personnes pour s’en occuper. Et encore, dans certains foyers, un seul parent travaille pour subvenir aux besoins de son conjoint et de ses enfants », a expliqué le Dr Onisoa Ralidera, Country Lead Options du projet WISH2ACTION. Une situation qui n’est pas du tout favorable au développement et qui doit impérativement changer. Aussi, chaque personne doit se poser plusieurs questions avant de concevoir un enfant : “ dispose-t-on des moyens financiers pour assurer la santé de la mère et de l’enfant ? Avons-nous les moyens pour bien nous occuper de l’enfant ? Combien d’enfants sont à notre charge ? Pouvons-nous scolariser nos enfants ?” Et bien d’autres questions touchant tous les secteurs. Un enfant ne doit pas représenter un frein au développement, c’est pourquoi il est plus qu’important de maîtriser la naissance selon les experts qui suggèrent quelques réformes et de nouvelles politiques : l’amélioration de la qualité du capital humain surtout en termes d’éducation et de santé ; l’accélération des investissements en faveur de la planification familiale ; la promotion de l’égalité entre les sexes ; la promotion de la transparence et de la bonne gouvernance ; le renforcement des institutions publiques ; ainsi que la mise en œuvre des réformes économiques (marché du travail et technologies de l’information et de la communication).

« Avec un taux de dépendance économique plus faible, on peut espérer une augmentation des revenus par habitant », assurent les experts du projet WISH2ACTION. Même chose en ce qui concerne l’augmentation de la productivité économique par une main d’œuvre plus âgée et plus expérimentée. Toutefois, tout ceci ne signifie pas qu’il ne faut plus faire d’enfant, il s’agit plutôt de planifier la naissance de manière à ce qu’elle soit favorable au développement de la communauté, et à une vie familiale plus harmonieuse.

Anja RANDRIAMAHEFA

Midi Madagasikara0 partages

Lova Renée, afaka CEPE teto Toamasina : « Hanao dokotera na hanao mpanao gazety, ny vinavinako… »

Taorian’ny nahafan’i Lova Renée ny fanadinam-panjakana voalohany teo, ny CEPE 2020 teto Toamasina izany, dia noraisin’ny governoran’ny faritra Atsinanana Atoa Rafidison Richard Théodore ny tenany sy ny ray aman-dreniny omaly tolakandro tamin’ny 03ora sy sasany. Tamin’izany no nilazan’ny governoran’ny faritra Atsinanana, fa noho izy ity tena nandray anjara tamin’ny fanentanana ny vahoaka tamin’ny fanajana ny lalam-pahasalamana mikasika ny Covid-19, no antony tena nisaorana azy ; izay niampy ny fahafahany CEPE 2020 ihany koa. Isany niara-niady tamin’ny faritra Atsinanana nandresen’ny faritra ny Covid-19 i Lova Renée, amin’ireo fanentanana ataony amin’ny onjam-peo sy fahitalavi-pirenena saika isan’andro. Nisy ny fanomezana natolotry ny governora azy, teo koa ireo fitaovam-pianarana ho famporosihana azy hanoy ny fianarany, ka ny « ho dokotera na ho mpanao gazety » no faniriany rahatr’izay araka ny nambaran’i Lova Renée ihany. Nomarihany ihany koa, fa kisendrasendra no nahatonga azy nalaza tamin’ny tambajotran-tserasera tamin’ny ady natao tamin’ny Covid-19 ireny ; satria sary nalain-drainy tamin’ny sangisangy nifanaovany tamin’ny rahavaviny no nisy dia lasa nalaza ho azy tao anaty « facebook » dia notohizana fotsiny. Misaotra ny mpankafy azy sy ny vahoaka malagasy nihaino ny hafatra nataony tamin’ny Coronavirus koa anefa i Lova Renée, satria raha tsy nisy izy ireo dia tsy tonga amin’izao lazany izao ny tenany, ary mbola vonona ny hanohy izany hatrany. Nomarihany hatrany, fa tohizo hoy izy ny fanaovana aro tava, ny elanelana 1m, ary ny fanasana tànana amin’ny savony sy rano madio, raha tiantsika ho resy hatramin’ny farany ity Covid-19 ity.

Malala Didier

Midi Madagasikara0 partages

Pétanque – Sambava : Sacre de Zakir, Gaël et Nono

Un très beau cadeau pour la triplette formée par Michel Zakir, Gaël Bernard et Nono à l’occasion du tournoi de l’inauguration du nouveau boulodrome beach de Sambava. Après des mois de travaux, le nouveau boulodrome est enfin fonctionnel, grâce à quelques opérateurs économiques qui se sont mobilisés pour offrir une infrastructure aux normes aux amoureux de la balle de fer. Une inauguration qui s’est déroulée samedi dernier en présence du député de Madagascar élu à  Sambava, du maire de la commune urbaine et du directeur régional des sports de la Sava. Et en parallèle, un tournoi a été organisé dans l’après-midi qui a vu la participation de 25 équipes triplette de Sambava, d’Antalaha, de Vohémar et d’Andapa. Un très beau plateau pour les boulistes de la Sava qui n’ont pas ménagé leurs efforts pour s’offrir la victoire. La finale opposait entre deux triplettes de Sambava. Michel Zakir, Gaël Bernard et Nono ont remporté haut la main le tournoi en battant par 13 à 5 l’équipe de la Star. Michel Zakir n’est pas à sa première victoire car en 2019, il a déjà survolé le concours pétanque Bohras.

T.H

Midi Madagasikara0 partages

Rugby : Mise en place d’une base de données

Vive la digitalisation. Le Malagasy Rugby (MR) prévoit actuellement la mise en place d’une base de données pour tous les acteurs  du rugby à Madagascar. En effet, l’initiation à cette nouvelle méthode avait été déjà étudiée par la Fédération en collaboration avec le ministère de la Jeunesse et des Sports pendant ces temps de pause de confinement. La Fédération procède actuellement à l’information de toutes les ligues et les associations affiliées. « La Fédération n’a pas cessé ses activités durant cette période de confinement. La digitalisation est parmi les travaux que nous avions étudiés. En effet, la création d’une base de données est une recommandation du World Rugby. Cela concerne tous les acteurs du rugby, à savoir les dirigeants, les clubs, les joueurs, les journalistes, etc. », a précisé Marcel Rakotomalala.

A ce propos, le président du MR tient à informer tous les clubs de régler ou de renouveler leur affiliation auprès de cette instance nationale pour pouvoir les mettre ensuite dans la base de données de la Fédération. Puisqu’après la date butoir de règlement des dossiers, ceux qui ne sont pas en règle ne seront plus membres de la famille du rugby. « La feuille de route est déjà tracée, il ne reste plus aux clubs qu’à s’y conformer. J’adresse aussi aux autres clubs d’Analamanga de régulariser leur certificat de conformité auprès de la fédération », ajoute encore Marcel Rakotomalala. La Coupe du Président sera toujours le premier sommet pour le lancement de la nouvelle saison dont la date dépend encore de l’Etat. Pourtant, les compétitions avec ou sans spectateurs ne sont pas encore autorisées pour les rugbymen.

Manjato Razafy

Midi Madagasikara0 partages

Fisolokiana sy seky tsy misy anto-bola : Mpibizina fiara iray antsoina hoe « Sedy », karohin’ny polisy ...

Antontan-taratasy maromaro no efa miandry an’Andriamiarana Sedy eny amin’ny mpitandro filaminana. Efa betsaka tokoa mantsy ireo olona lasibatra ary nametraka fitoriana teny amin’nypolisy. Hatreto tsy mbola hita ity olona ity ary voatery namoaka taratasy fampikarohana ireo mpanao fanadihadiana. Resaka fisolokiana, fivadiham-pitokisana, fampiasana taratasim-bola tsy misy anto-bola akory. Ireo no vesatra hanenjehana an’ity lehilahy izay karohina fatratra ity amin’izao, araka ny voarakitry ny taratasy fampikarohana navoakan’ny teo anivon’ny polisy ekonomika etsy Anosy. Efa amina tapitrisa maro no vola lasany, raha ny fanazavana azo ary efabetsaka ireo mitaraina sy nametraka fitoriana fa efa lasibatra ingahy Sedy. Ireo izay mivarotra fiara moa tena ataony mahita faisana mihitsy. Fomban’ireo mpisoloky tokoa mantsy no tsara resaka sy mahay mandresy lahatra aok’izany. Rehefa raikitra ny varotra dia amin’ny alalan’ny taratasim-bola no handoavany ny vidin’ilay fiara. Rehefa handeha haka an’io vola io amin’izay anefa ilay nandray izany dia nolavin’ny banky satria dia tsy misy vola akory ao amin’ny compte-ny. Teny Alasora moa no nahitàna azy farany no sady toeram-ponenany rahateo ,saingy efa nanjavona sy tsy hitapopoka ilay mpanao ratsy. Toy izao no momba momba azy, araka ny vontoatin’ilay taratasy hatrany : « Andriamiarana Sedy, 31 taona, mitondra ny kara-panondro 101 231 140 884 natao ny 27 aogositra 2007 tao Antananarivo III. Iangaviana izay mahita na mahalala ny misy ity lehilahy amin’ny sary ity mba hampandre ny polisy ekonomika etsyAnosy varavarana faha-120, na hiantso ny laharana. Nypolisim-pirenena dia manome toky fa tànana ho Tsiambaratelo ny mombamomba ny mpanome vaovao. Ampahafantarina ny rehetra fa izay mampiantrano na mitahiry na manafina olon-dratsy dia naman’nympiray Tsikombakomba aminy ka tsy maintsy hohenjehana amin’ny lalàna. Olona maromaro hono no mitory azy fa ny « sommes » mbola tsy ananany fa mbola ao anaty « enquête » hono izany ».

m.L

Midi Madagasikara0 partages

Parti Harena : Pour la tenue d’une table ronde entre tous les partis politiques

Lezava Fleury président du parti Harena. (Photo d’archives)

Face à la paupérisation qui ne cesse de gagner du terrain au sein de la population malagasy, le parti Harena a son mot à dire. Selon un communiqué émanant de cette formation politique de Lezava Fleury, « les dirigeants et les partis politiques ne cessent de se dénigrer sans penser à prendre les dispositions qui s’imposent pour sortir le pays de sa situation actuelle ».  Ce parti invite ainsi ceux qui sont pour les tenants du pouvoir ou ceux qui sont dans le camp de l’opposition à laisser de côté leurs divergences, notamment du point de vue politique mais penser plutôt au redressement du pays, qui a été terrassé par la crise sanitaire.  « Harena » a également lancé un message à l’endroit de tout un chacun à se concerter à tous les niveaux où il se trouve à chercher une stratégie afin de faire face à la Covid-19, et à l’appauvrissement  qui sévit dans le pays. Toujours d’après le communiqué, il devrait y avoir une table ronde avec la participation de tous les partis politiques, ainsi que les représentants du pouvoir central pour trouver ensemble  les priorités pour le pays.

Recueillis par Dominique R.

Midi Madagasikara0 partages

Amélioration du processus électoral : L’opposition boycotte une réunion avec la Ceni

La commission électorale fin prête pour les sénatoriales malgré les contestations.

L’opposition décline l’invitation de la commission électorale pour assister à la présentation des recommandations pour améliorer le processus électoral.

La Commission Electorale Nationale Indépendante invite aujourd’hui à son siège à Alarobia, les parties prenantes au processus électoral, notamment les partis politiques et la société civile, le gouvernement et les partenaires techniques, ainsi que la presse, pour leur présenter « la synthèse des recommandations pour l’amélioration du processus électoral au lendemain des élections de 2018-2019 », période à laquelle se sont tenues l’élection présidentielle et les législatives. Habituellement, une telle séance dévoilera au grand jour les résultats des observations menées durant le processus électoral. Un rendez-vous que les parties prenantes ne manqueront à jamais. Seulement cette fois-ci, les partis de l’opposition vont bouder la partie. Ils ne seront pas présents à Alarobia aujourd’hui, a souligné une déclaration dépêchée à la presse, hier.

Croisade. La date des sénatoriales est le fond de la discorde entre l’opposition et l’entité chargée de gérer les prochaines consultations. La commission électorale a attiré la foudre de l’opposition depuis la publication de la date du 11 décembre prochain pour tenir les élections sénatoriales. Cette date, proposée par la commission électorale, est torpillée par les parlementaires et les partis d’opposition, qui ont d’ailleurs, saisi la Cour constitutionnelle aux fins d’annulation de  la convocation des électeurs à l’occasion de ce scrutin.  L’opposition est donc partie pour une croisade contre la commission électorale. A l’issue d’une réunion tenue la semaine dernière à l’hôtel Panorama, ils ont discrédité la formation dirigée par Hery Rakotomanana.

Impossible. L’opposition est revenue sur l’affaire des doublons de la carte nationale d’identité que l’ancien vice-président de la commission électorale, Thierry Rakotonarivo, a publiée en février dernier. Elle demande encore des éclaircissements de la part de la commission électorale sur cette affaire qui a fait beaucoup de vagues. Des cas d’électeurs qui disposent le même numéro de carte nationale d’identité existent réellement, a révélé cet ancien vice-président de la commission électorale. Face  à la presse, Thierry Rakotonarivo, ce cas de doublon concerne 1.162.512 électeurs dans la dernière mise à jour de la liste électorale issue de la révision annuelle 2019-2020. Des affirmations que le ministre de l’Intérieur et de la décentralisation a niées. « Il est  pratiquement impossible que les numéros de carte nationale d’identité reviennent plusieurs fois et de ce fait, il est difficile de croire que les chiffres qui ont été avancés par Thierry Rakotonarivo tiennent la route »,  a repliqué, en début mars, Tianarivelo Razafimahefa.

Rija R.

Midi Madagasikara0 partages

Total Madagascar : Mainlevée de l’IST de son DG et son directeur commercial

Ayant fait les grands titres de quotidien de la Capitale et rapporté également dans les médias le mercredi 16 et le jeudi 17 septembre derniers, le Directeur général de Total Madagascar, ainsi que son directeur commercial ont été frappés d’Interdiction de Sortie du Territoire (IST) de la République de Madagascar suivant la décision N°062-MID/SG/DGAT/DIE/SCM du 04 septembre 2020. Cette mesure administrative a été prise suite à la plainte  contre ces deux responsables de cette compagnie pétrolière auprès du tribunal. Le plaignant les poursuit pour faux et usage de faux ; falsification de compte ; falsification d’échéances ; débit illégal de 32.340.000 Ar présenté comme un loyer alors que sans aucun contrat – mise en jeu de caution bancaire pour un montant de 247 millions Ariary en utilisant la fausse facture de 32.340.000 Ar ; refus de vente depuis février 2019 alors que le contrat expire seulement fin septembre 2020 et que les comptes de ce client sont créditeurs. Cette affaire est actuellement en cours auprès de la police nationale, les concernés ont été auditionnés auprès de la police économique depuis lundi et cela a continué hier. Pourtant, ils ont pu obtenir une mainlevée de cette interdiction.  En quelques jours donc, pour ne pas dire en quelques heures, ces personnes ont pu « faire bouger » la situation et provoquer la décision d’une mainlevée. Une décision qu’elles auraient voulu faire connaître au public dès le vendredi 18 septembre. Ces individus ont affirmé qu’ils n’ont pas été au courant de cette IST que lorsque ça a été annoncée par voie de presse. Ce qui a beaucoup surpris le plaignant est la célérité de cette prise de décision de la Justice.  Ce qui est également étonnant est d’entendre que le magistrat à l’origine de l’IST et celui qui l’a levée seraient une même et unique personne. Il est également étonnant de se précipiter à faire lever une IST alors qu’on n’a même pas passé le stade de l’enquête selon la procédure habituelle.

T.M.

Midi Madagasikara0 partages

Roland Garros : Tessah Andrianjafitrimo au second tour des qualifs

Belle entrée. La joueuse française d’origine malagasy, Tessah Andrianjafitrimo vient de passer le premier tour des qualifications du tournoi de Roland Garros. Elle poursuit son bonhomme de chemin à la prestigieuse compétition de tennis à la Porte d’Auteuil en se qualifiant pour le second tour des qualifications. Hier après-midi, elle a eu le dessus sur l’Espagnole Nuria Parrizas-Diaz en deux sets à un.  Elle a concédé la première manche par 3/6 face à l’Espagnole, classée 225e mondial. Tessah revient à hauteur en remportant le deuxième set après une rude bataille par 7/5. Au troisième set, Tessah n’a pas fait de dentelle pour remporter facilement le troisième set en 6/3.

T.H

Midi Madagasikara0 partages

Week-end : De l’humour et de la musique au Point d’Exclamation

Les nuits chaudes pointent au Point d’Exclamation Lounge Bar.

Les choses sérieuses reprennent au Point d’Exclamation Lounge Bar à Analakely depuis quelques semaines, ce week-end, plusieurs activités y sont proposées pour les fêtards et fêtardes de la Capitale. A commencer par la nouvelle formule « Hall of fame » qui va rendre un hommage en orchestre à Whitney Houston, Mariah Carey et Adèle. La soirée se tient également samedi à 13 h.

Le « Stand Up Comedy Show » avec Sombiniaina, étoile montante de la comédie malagasy, débutera à partir de 16 h. Décidément, cet humoriste aux dizaines de milliers de réactions sur les réseaux sociaux s’y trouve désormais dans son jardin. S’il cartonne sur ses vidéos partagées via Internet, il ose le défi de la scène physique. Et apparemment, depuis que ses séries de spectacles ont été lancées avant la pandémie, il réussit son pari.

Malgré ces cinq mois et quelques semaines d’arrêt d’activité, le Point d’Exclamation Lounge Bar a gardé la formule « after work » démarrant à partir du mercredi jusqu’au samedi. L’heure n’a pas changé, entre 15 h et 23 h. Le Dj Herwell’s se trouvera aux platines pour diffuser les ambiances électro, nineties…

Sûrement, au fil de l’évolution de la Covid–19 à Madagascar, surtout à Antananarivo, ce haut lieu de l’art musical local pourra de nouveau accueillir les concerts de métals et de nouveaux talents qui ont fait sa renommée. Au niveau de l’organisation, les responsables assurent un respect rigoureux des mesures sanitaires. Pour ce week- end donc, deux grands rendez–vous et des ambiances à remettre à flot.

Maminirina Rado

Midi Madagasikara0 partages

Miss Monde : Nellie Anjaratiana reçoit la bénédiction de Lalatiana Andriatongarivo

La ministre de la Communication et de la Culture Lalatiana Rakotondrazafy-Andriatongarivo a reçu la Miss Madagascar Nellie Anjaratiana à la Bibliothèque nationale de Madagascar hier à 10 heures. La ravissante malagasy représentera la Grande Île au concours Miss monde 2021. Cet évènement sera la 70e cérémonie du concours.

Une annonce a été faite le 2 juillet 2019 dans l’émission Good Morning Britain sur ITV, qui annonçait la tenue de la cérémonie de Miss Monde 2020 en Thaïlande. Cependant, le 22 janvier 2020, lors de la venue de Miss Monde 2019 à l’Île Maurice, le ministre mauricien du tourisme fait état de négociation pour accueillir le concours sur son île. Cependant, avec la crise de la COVID-19 qui sévit dans le monde, l’organisation Miss Monde a décalé la cérémonie au second semestre 2021, le temps que la pandémie se calme et que toutes les restrictions de voyager soient levées. La gagnante succédera à la Jamaïcaine Toni-Ann Singh à la fin de la cérémonie.

Zo Toniaina

Midi Madagasikara0 partages

Dépenses sur la Covid-19 : Le RMDM Diaspora veut une commission d’enquête

Fanirisoa Ernaivo, présidente du RMDM Diaspora.

Visiblement la Diaspora établie à l’étranger bouge ces derniers temps. Il en est ainsi du RMDM Diaspora. Selon un communiqué signé par sa présidente Ernaivo Fanirisoa, cette plateforme apporte son point de vue sur ce qui se passe dans le pays. Elle est  implantée à l’étranger pour dénoncer ainsi ce qu’elle considère de « violations répétitives de la Constitution dans le pays ». Elle n’a pas manqué aussi de lancer des piques à l’endroit des membres de la Haute Cour Constitutionnelle qui, selon ce RMDM Diaspora, feint d’ignorer la réalité. Et les critiques ne s’arrêtent pas là, car pour cette plateforme, les droits de l’Homme sont bafoués dans la Grande Ile. Elle a parlé entre autres, de l’emprisonnement abusif de ceux qui sont dans le camp de l’opposition ainsi que du détournement de deniers publics. En outre, elle revendique la mise en place d’une commission d’enquête sur les dépenses engagées concernant la Covid-19.

Forcing. Cette plateforme demande également qu’une enquête soit menée concernant les doublons de carte d’identité nationale. Et d’enchaîner qu’il ne faudrait pas procéder à d’autres élections tant que la liste électorale n’est pas assainie. Par ailleurs, cette plateforme a également déclaré qu’elle partage les points de vue de différents partis qui se sont réunis à l’hôtel Panorama le 17 septembre dernier. Faut-il rappeler que ces partis sont en général issus de l’opposition et qu’ils s’opposent notamment à l’organisation des sénatoriales du 11 décembre prochain. Une élection considérée comme un forcing à leurs yeux. Pour en revenir au RMDM Diaspora, notons que cette plateforme se donne comme mission de combattre de toutes ses forces et par tous les moyens le respect de la loi et de la démocratie. Mais est-ce qu’elle sera entendue ?

Recueillis par Dominique R.

Midi Madagasikara0 partages

KMF-CNOE sur les sénatoriales : Le Conseil d’Etat s’est déclaré incompétent

Les membres du KMF-CNOE, hier, au siège du Conseil d’Etat à Anosy.

Le Conseil d’Etat n’a pas donné suite à la requête pour annulation du décret de convocation des grands électeurs déposée par le KMF-CNOE concernant les sénatoriales. La juridiction s’est déclarée incompétente, selon son verdict rendu public hier à son siège à Anosy. Dans le camp du requérant, la décision a stupéfié les membres de cette organisation de la société civile. « Nous sommes étonnés à l’annonce de ce verdict du conseil d’Etat alors qu’en 2008 un cas similaire, relatif à une annulation d’un décret gouvernemental, a été déjà traité par cette juridiction, et crée, à cet effet, une jurisprudence », a soutenu Andoniaina Andriamalazaray, président de l’organisation. Pourtant, le verdict ne décourage pas le Cnoe, qui promet de « toujours dénoncer » la tenue des élections sénatoriales à la date du 11 décembre prochain. « On respecte la décision du Conseil d’Etat mais on ne compte pas non plus rester bouche cousue face à ce que nous jugeons être des cas de violation des textes en vigueur », a martelé Andoniaina Andriamalazaray. Le KMF-CNOE juge que, tenir les élections sénatoriales en décembre prochain est inopportun et illégal. Convoquer ainsi les grands électeurs en décembre pour élire les nouveaux membres du sénat ne tient pas la route. La semaine dernière, cette organisation de la société civile, expérimentée en matière de gouvernance électorale, a aussi déposé une requête auprès de la Cour constitutionnelle demandant l’annulation du décret de convocation des grands électeurs en vue de la tenue du scrutin de 11 décembre prochain.

Rija R.

Midi Madagasikara0 partages

Danil Radjan : Réquisition de sa puce téléphonique

Toutes les pistes ne semblent pas être écartées par la brigade criminelle pour l’enquête sur l’assassinat de Danil Radjan. Outre l’analyse des images de vidéo surveillance, les limiers se penchent à retracer les récentes correspondances téléphoniques de la victime. Un croisement de ces techniques vise à élucider les circonstances et ainsi de tenter d’identifier les probables auteurs du crime. Sa famille, notamment sa femme et ses enfants, a décidé de briser le silence pour manifester sa douleur face au tragique événement qu’elle a subi. « De son vivant, des gens n’ont pas cessé de salir l’image de mon mari et des dossiers étaient montés de toutes pièces. Il a déjà été incarcéré pour des choses dont il n’était pas responsable : affaire bombe artisanale, trafics d’or et j’en passe. Malgré tout ces bâtons dans les roues, il a décidé de rester dans le pays et d’assumer sa vie, sa vie de famille. A partir du moment où il y a une élimination physique, je pense qu’ils sont allés trop loin. Mes enfants se retrouvent sans père et moi sans époux, je ne vous décrirai pas la galère que nous subissons désormais. Nous restons solidaires, nous essayons d’être forts malgré tout » dit sa femme. Un témoignage inhabituel puisque les “Karàna” dans la capitale ont l’habitude de se taire quelque soit le choc que subit leur proche ou leur communauté. La dame, devenue veuve avec trois enfants déplore l’insécurité grandissante à Tanà et encourage les enquêteurs à aller jusqu’au bout de leur investigation, pour que justice soit faite. Elle s’abstient de dire les éventuels mobiles du crime mais elle n’écarte pas non plus la thèse d’une vengeance ou d’un règlement de compte. Toutes les instances habilitées aux enquêtes sont maintenant saisies de cette affaire. Outre la police criminelle, la représentation française sur place est aussi informée du crime qui touche un Indopakistanais de nationalité française. Avec ces multiples saisines, la femme de Danil espère que les investigations portent leurs fruits et les autorités du pays, ou pourquoi pas des deux pays, se soutiennent pour une meilleure avancée de l’enquête.

D.R

Midi Madagasikara0 partages

Vers une normalisation progressive de la vie nationale

La Covid-19, même si elle semble maintenant faire moins peur, est toujours présente. Mais le virus n’est plus aussi virulent qu’avant. Les Malgaches ont parfaitement assimilé la notion de distanciation sociale et de gestes barrières qui les protègent de la contamination. Néanmoins, le retour à une vie normale ne permet pas une reprise rapide d’une économie dont les rouages n’ont fait que gripper durant la longue inactivité provoquée par le coronavirus. Les entreprises solides ont bien supporté le choc, mais les grandes unités pourvoyeuses de devises ont été mises à terre à cause de la conjoncture internationale. Les habitants de la Grande île sont en train de retrouver le rythme d’avant l’épidémie de Covid-19,mais il faudra encore du temps pour remonter entièrement la pente.

Vers une normalisation progressive de la vie nationale

Le Premier ministre a affirmé que l’épidémie avait été, dans l’ensemble, maîtrisée. Il s’est permis de le dire malgré les cas de contamination annoncés quotidiennement par la porte-parole du CCO. Il ne s’agit pas d’une propagation exponentielle, mais de quelques cas contacts répartis dans plusieurs localités. Ce sont maintenant les hôpitaux qui prennent en charge les malades. Le ministère la Santé est totalement responsable de la gestion de la crise sanitaire, les brigades spéciales qui avaient été mises en place étant dissoutes. Le pays n’est donc plus en état de guerre contre l’épidémie et les mesures prises, tout en étant strictes, n’ont pas cet aspect coercitif qui avait été suggéré auparavant. Les recommandations sont toujours impératives, mais on s’aperçoit qu’elles sont bien suivies par la population. Il y a toujours des inconscients qui ne portent pas le masque, mais ils sont vite recadrés par les forces de l’ordre. Cette nouvelle quinzaine de l’état d’urgence est peut-être la dernière ou l’avant-dernière à être mise en place. Les autorités veulent aller petit à petit vers une normalisation de la vie nationale.

Patrice RABE

Midi Madagasikara0 partages

Ikalamavony : Manakorontana ny fiarahamonina i Pety Rakotoniaina

Miantso vonjy amin’ny fitondram-panjakana, hamaha ny olam-piarahamonina ateraky ny fanakorontanana ataon’ny solombavambahoaka teo aloha Pety Rakotoniaina, efa am-bolana maromaro ankehitriny, ny vahoakan’ny distrikan’Ikalamavony. Mitaraina ireo mponina any an-toerana ny amin’ny fandrobana ny fananan’ny tantsaha, arahana fandrahonana hanagadra azy ireo ataon’ity mpanao politika ity. Tany sy omby maro no efa azony tamin’izany raha araka ny fijoroana vavolombelona nataon’ny olobe avy any amin’ny kaominina Fitampito, izay toerana fiavian’i Pety Rakotoniaina. « Efa fanaony tamin’ny fotoana nitondrany fanjakana ny fakana fananan’olona an-keriny toy izao, saingy niato kely izany hatramin’ny nitazonana azy tany am-ponja, ka izao averiny izao indray », hoy ihany ity olobe ity nanamafy. Noraisiny ho ohatra amin’izany ny nanjo ity raim-pianakaviana izay voalaza fa havan’i Pety Rakotoniaina ihany, nefa dia nivadihany tsotra izao ka nakany am-pitaka ny tanimbariny tao Miandralanitra, fokontany Lainjanony, kaominina Fitampito. « Nolazainy, fa azony tamin’ny lavanty, fony izy mbola ben’ny Tanànan’i Fianarantsoa  ny tanimbarinay ka nampandroahany vadintany izahay sy ny mpifanila vodirindrina taminay, rehefa tsy nanaiky handoa vola 10 tapitrisa ariary taminy », hoy ny tompon-tany. Tsy nisy akory anefa io lavanty io na dia nampiseho taratasy nilaza izany aza izy. Afaka nanaporofo ny maha hosoka izany teo anatrehan’ny Fitsarana moa ilay voasoloky, raha niakatra Fitsarana ity raharaha ity, ny herinandro lasa teo, ka dia naverin’ity farany tamin’ny tompony soa aman-tsara io tanimbary io ankehitriny. Miangavy ny fandraisana andraikitra avy amin’ny Fitondram-panjakana ary ny mponina any Ikalamavony mba hahafahan’izy ireo hiaina milamina sy hiroso amin’ny asa fampandrosoana ity faritra ity.

T.M.

Midi Madagasikara0 partages

Catastrophes naturelles : 100 millions de dollars de pertes en matière d’infrastructures chaque année

Madagascar occupe le troisième rang mondial des pays les plus exposés aux cyclones tropicaux.

L’insularité de Madagascar l’expose à différentes catastrophes naturelles chaque année. Les dégâts en matière d’infrastructures sont énormes.

A Madagascar, les catastrophes naturelles reviennent chaque année et avec elles, les diverses pertes aussi bien en matière de vie humaine qu’en infrastructure. Ces pertes s’élèveraient à environ 100 millions de dollars chaque année d’après les dires du général Mamy Razakanaivo, Secrétaire exécutif (SE) auprès de la Cellule de Prévention et de la Gestion des Urgences (CPGU) lors d’un atelier de formation des personnes responsables des marchés publics sur les normes relatives aux infrastructures à Madagascar hier. Des pertes qui ont des impacts néfastes sur le processus de développement du pays si l’on s’en tient toujours aux explications du général Mamy Razakanaivo. « Chaque année, les infrastructures subissent les forces des catastrophes naturelles. Les dépenses liées à la réhabilitation des infrastructures après la survenance des catastrophes naturelles sont énormes et se soldent à des millions de dollars. De l’argent que nous pouvons investir dans d’autres domaines et secteurs de développement dont le pays a urgemment besoin », a interpellé le SE auprès de la CPGU. Outre les impacts financiers et économiques, les catastrophes occasionnent également des conséquences sociales dans les régions concernées.

Contrôle. La formation des personnes responsables des marchés publics sur les normes relatives aux infrastructures à Madagascar entend être un moyen devant permettre « de renforcer les dispositifs de contrôle » en matière de construction d’infrastructures à Madagascar. Ce, dans la mesure où les personnes responsables des marchés publiques devraient connaître les normes relatives aux infrastructures dans toutes les étapes liées à la passation des marchés publics. « Il est important que les personnes responsables connaissent ces normes. Cela devrait permettre de les imposer afin d’avoir des infrastructures qui garantissent la sécurité des investissements, celle des personnes et de leurs biens, mais surtout du processus de développement », a fait savoir le Secrétaire exécutif de la CPGU. Avec une échelle de 6 à 9 destructions d’infrastructures sur 10 à chaque passage de catastrophe naturelle, Madagascar fait partie des pays les plus vulnérables aux aléas climatiques.

José Belalahy

Midi Madagasikara0 partages

Ambondromamy : Olona telo kilan’ny afo, nodorana niaraka tamin’ny tranony

Nitrangana loza mahatsiravina tao an-tananan’i  Vohitsara, fokontany sy kaominina Ambondromamy, distrikan’i Maevatanana ny alin’ny Alatsinainy hifoha Talata teo tamin’ny misasak’alina. Trano tafo bozaka iray no may raha mbola tena tao anatin’ny torimaso tanteraka ny tompon-trano. Tsy fantatra marina no nanombohan’izany afo izany fa araka ny voalazan’ny zandary izay manao ny famotorana amin’ity raharaha ity dia tamin’ny efa tamin’ny 1 ora sy 45 minitra izy ireo no nahazo antso avy amin’ny an-telefaonina nataona mponina iray tao amin’io tanàna io. Nidina tany an-toerana avy hatrany ny zandary avy ao amin’ny borigady Ambondromamy. Hita tamin’izany fa may tanteraka ilay trano ary olona telo no hita fa maty may tao. Ramatoa renim-pianakaviana 24 taona ny iray ary  ny roa kosa dia ankizilahy kely vao 2 sy 4 taona monja. Araka ny fanampim-baovao hatrany dia toa hoe mpianaka ireto olona ireto. Ny fanadihadiana vonjy maika nataon’ny zandary no nahitana fa niniana nodorana ity trano ity. Mitohy arak’izany ny fikarohana izay nahavanon-doza tamin’izao raharaha izao.

T.M.

Midi Madagasikara0 partages

Ikalamavony : Dahalo nifampititra teo am-pizaràna ireo omby halatra

Noho tsy fifankaha zoan’ireo dahalo teo am-pizarana ireo « remby » azon’izy ireo, dia nisy fifamaliana ary niafara hatramin’ny fifampitifirana mihitsy aza moa izany, tany amin’iny distrikan’Ikalamavony iny, ny faran’ny herinandro teo. Toe-javatra izay nanamora ny asan’ireo mpitandro filaminana ! Dahalorain-dahiny roa antsoina hoe Bemainty sy ny rahalahiny antsoina hoe Namby no maty voatifitry ny zandary tao amin’ny kaominina Ambatomainty, distrika Ikalamavony. Fantatra fa lehiben’ny dahalo any amin’iny faritra iny izy ireo. Raha ny fanazavana azo, dia nisy ny fifamaliana teo amin’i Bemainty sy ireo miaramilany mahakasika ny fomba hizaràna ireo omby halatra azon’izy ireo tao Antsoro, fokontany Mahasoa. Tonga hatramin’ny fandraisana fitaovam-piadiana izany fifamaliana izany ka dia naratra voan’ny  bala ilay lehiben’izy ireo. Nentina niakatra tanàna, nikarohana fitsaboana ihany moa ity farany, narahana dahalo teo amin’ny 11 lahy teo. Tao amin’ny fokontany Ivola izy ireo no nahita mpitsabo, kanefa tamin’izay ihany koa dia nigadona tao an-tanana ireo zandary, izay efa nahazo filaz ana mialoha. Raikitra tamin’izay indray ny fifandonana teo amin’ny tarik’iBemainty sy iretsy zandary. Voalazan’ny fampitam-baovao moa fa mafy dia mafy ny fifandonana satria dia fitaovam-piadiana mahery vaika tokoa no nampiasain’ireo olon-dratsy. Tsy nampihemotra an’ ireo zandary anefa izany ka vaky nandositra ireo dahalo namela ilay lehiben’izy ireo teo, izay tsy afaka nandositra noho ny ratra nahazo azy. Ity farany sy ny rahalahiny no niezaka nanao izay ho afany tamin’ny alalan’ny tifitra ihany saingy tsy nahaleo ireo mpitandro filaminana tsarahofana moa ka dia samy maty voatifitra avokoa. Basy « kalach » iray moa no azo tenyam-pelan-tanan’izy ireo niaraka tamin’ny bala 7.62mm enina. Mbola mitohy kosa ny fikarohana ireo naman’izy ireo tafatsoaka tamin’io andro io, raha ny vaovao hatrany.

m.L

Midi Madagasikara0 partages

Lutte anti-pollution marine : Exercice de simulation mené à Fort-Dauphin

Le déversement de produits pétroliers en mer peut avoir des conséquences terribles sur l’environnement marin, surtout sur la biodiversité marine. Pour prévenir ce genre de catastrophe, l’OLEP effectue périodiquement des exercices de simulation d’intervention.

Cette fois, la pratique a été organisée à Fort-Dauphin. Il s’agit d’un exercice organisé, chaque année par l’OLEP (Organe de Lutte contre l’Événement de Pollution marine par les Hydrocarbures) rattaché au Ministère de l’Environnement et du Développement Durable (MEDD). Lors de la cérémonie d’ouverture présidée par le ministre (MEDD) Voahary Rakotovelomanantsoa, les initiateurs de l’événement ont noté qu’il s’agit d’exercices en salle et de pratiques en mer, en guise de formation pour la prévention et la lutte contre le déversement des hydrocarbures. Pendant trois jours, Fort-Dauphin a été le théâtre de l’exercice, car cette partie de Madagascar est hautement exposée à ce genre de risques à cause des milliers de tonnes d’hydrocarbures transportés dans le Canal de Mozambique et de l’Océan Indien. « L’exercice à Fort-Dauphin fait partie de la mise en œuvre des conventions internationales relatives à la protection de l’Environnement ratifiées par Madagascar. Cette simulation a également pour objectif de tester les réflexes des décideurs de la structure administrative et de vérifier l’efficacité du plan de lutte avec le renforcement des capacités de participants. Cet échange leur permettra ainsi de mieux assimiler et d’appliquer le plan de lutte, afin d’avoir un automatisme local », a indiqué Damy J.B Ratolojanahary, Directeur général de l’OLEP.

Risques fréquents. Face au désastre écologique causé par le naufrage d’un navire à l’Ile Maurice, en sa qualité de premier responsable concernant la pollution marine à Madagascar, l’OLEP a annoncé un motif de plus pour prendre l’initiative d’organiser cet exercice de simulation à Fort-Dauphin pour le renforcement des capacités en vue de la prévention des pollutions marines et côtières et pour le renforcement des capacités de lutte contre les pollutions des hydrocarbures. Selon les organisateurs, un scénario a été choisi pour mener cet exercice regroupant d’acteurs concernés, entre autres, les forces de l’ordre, les pompiers et les autres services déconcentrés. Six cellules, notamment celles des opérations, de la logistique, de l’évaluation, des finances, de la communication, de l’histoire et de la documentation, ont été ainsi mises en place pour faire face à l’accident. Outre les questions se rapportant aux causes et conséquences de déversements d’hydrocarbures, on a noté des questions juridiques et le tout couronné par une pratique en mer.

Antsa R.

Midi Madagasikara0 partages

Exploitation forestière : Les marchés locaux approvisionnés en bois illicites

L’exploitation illicite de bois se poursuit malgré la publication de la note circulaire.

« Nous réclamons la levée de l’interdiction de coupe, d’exploitation et d’exportation de bois, et l’évacuation des stocks de bois d’une quantité de 6 000 m3 », a déclaré Razanarisoa Rose, la présidente du groupement national des exploitants forestiers de Madagascar

La déforestation et la dégradation de forêts s’accentuent au fil des ans malgré les mesures prises étant donné que les solutions apportées restent insuffisantes. Le Groupement National des Exploitants Forestiers de Madagascar (GNEFM) l’a dénoncé lors d’un atelier organisé en partenariat avec le ministère de tutelle et les différents acteurs de la filière bois hier à Ambatobe. En outre, une note circulaire publiée en janvier 2019, qui interdit la coupe, l’exploitation et l’exportation des bois, ne fait qu’aggraver la situation. En effet, l’application de cette note n’a pas fait un suivi sérieux d’ailleurs, selon toujours  le GNEFM. Et les marchés locaux continuent d’être approvisionnés en bois illicites.

Camions chargés de bois illicites. « Nous respectons bien la réglementation en vigueur puisque nous sommes des exploitants forestiers formels. Nous n’exploitons, entre autres, que les arbres ayant une grandeur marchande. Et encore, nous nous engageons à investir dans les reboisements d’une quantité cinq fois plus que le nombre de pieds exploités, en partenariat avec les communautés de base. Depuis la publication de cette note circulaire, nous arrêtons de travailler alors que c’est notre gagne-pain. En revanche, nous avons constaté de visu de nombreux camions qui sont chargés de bois exploités illicitement et qui circulent librement depuis nos sites d’exploitation jusqu’au marché », a révélé Rabenarivo Benoît, un exploitant forestier. Tous les autres acteurs œuvrant dans la filière bois comme les commerçants, les menuisiers et les artisans se disent également être victimes.

Plus de matières premières. Face à cet état de fait, « nous réclamons la levée de cette interdiction de coupe, d’exploitation et d’exportation de bois pour que tous les acteurs puissent continuer à travailler normalement. L’évacuation des stocks de bois d’une quantité de 6.000 m3 inventoriés auparavant s’avère également prioritaire », a déclaré Razanarisoa Rose, la présidente du groupement national des exploitants forestiers de Madagascar. En effet, bon nombre d’acteurs, pour ne citer que les artisans et les autres transformateurs, voire même les commerçants qui s’approvisionnent auprès des exploitants forestiers formels, témoignent qu’ils ne disposent plus de matières premières. Il faut savoir également que des centaines de milliers de personnes vivent directement de cette exploitation forestière.

Navalona R.

Midi Madagasikara0 partages

Covid-19 : 63 nouveaux cas dont 6 en provenance de l’Europe, un décès en 24 h

Les données enregistrées ces dernières 24 heures.

La Covid-19 continue de faire des victimes dans la Grande Île. Les statistiques officielles publiées par le centre de commandement (CCO) Covid-19, hier, font état de 63 nouveaux cas enregistrés ces dernières vingt-quatre heures. Les données officielles faisant également savoir que six de nouveaux cas ont été observés chez des passagers d’un vol en provenance de l’Europe. Le Centre de commandement opérationnel Covid-19 d’informer également que le pays a observé 61 guérisons ces dernières vingt-quatre heures. Un décès a été enregistré dans la région Analamanga si l’on s’en tient toujours aux informations officielles recueillies auprès du CCO. La situation d’épidémie court toujours dans la Grande Île. Entre les nouveaux cas rapportés quotidiennement et le laisser-aller, on ne serait nullement surpris d’un retour à la hausse du nombre des contaminés comptabilisés prochainement.

Recueillis par José Belalahy