Les actualités à Madagascar du Jeudi 23 Juillet 2020

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Ressortissants français malades du covid-19 : Evacuation vers La Réunion pour les formes sévères

Selon Christophe Bouchard, ambassadeur français, face à la progression de la pandémie dans le pays son équipe est disposée à répondre à tous les cas de figure.

L’ambassade de France à Madagascar préconise une évacuation sanitaire vers La Réunion pour les formes sévères de la maladie du covid-19 ou en cas de symptômes modérés mais de facteurs de morbidité importants. Cette option est ouverte pour les ressortissants français à Madagascar qui présentent des symptômes graves de la pandémie tout en n’écartant pas l’hospitalisation en structures locales de santé à ces formes sévères, mais nécessitant notamment, selon toujours l’ambassade, une oxygénothérapie à haut débit. Cette mesure est privilégiée car la disponibilité des places d’hospitalisation dans les établissements publics et privés du pays est « fluctuante d’une structure et d’un moment à l’autre » a signalé la représentation française. Toutefois, l’ambassade affirme que « le coût d’un vol médicalisé vers La Réunion est très élevé, environ 10.000€ ». En revanche, pour les formes mineures à modérées de la maladie du coronavirus, la prise en charge des Français est basée sur un suivi à domicile avec l’appui de sociétés médicales et médecins partenaires de l’ambassade. Par ailleurs, une filière spécifique de prélèvements pour examens virologiques (PCR) a également été mise en place deux jours par semaine, pour les Français, en partenariat avec l’Institut Pasteur de Madagascar.

Recueillis par Rija R.

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RMDM-Diaspora : Une nouvelle plateforme de l’opposition voit le jour

Fanirisoa Ernaivo , présidente de la plateforme « Rodoben’ny Mpanohitra ho an’ny Demokrasia eto Madagasikara-Diaspora ». ( Photo d’archives)

Au vu de sa déclaration, cette plateforme,, établie à l’étranger, adopte le même ton de son homonyme implanté dans la Grande Ile.    

Une nouvelle plateforme dénommée « Rodoben’ny Mpanohitra ho an’ny Demokrasia eto Madagasikara-Diaspora » vient de voir le jour. Et qui n’en est que la branche internationale du RMDM Madagascar. Selon le communiqué remis à la presse, « elle regroupe des partis politiques, société civiles, associations et individus partageant le même constat de la défaillance de l’Etat sur tous les plans : économique, social et surtout dans le domaine de la santé publique dans le cadre de la lutte contre le Covid-19 ».

Mission. Toujours d’après le communiqué, cette plateforme se donne comme mission de combattre de toutes ses forces et par tous les moyens, dans le respect de la loi et de la démocratie. Elle a cité notamment le détournement de la situation d’urgence sanitaire comme prétexte à des abus de pouvoir en bafouant la Constitution, les procédures et les lois du pays, la mauvaise gestion des priorités dans les plans d’action de l’Etat ne mettant pas l’intérêt général au cœur des décisions, la gouvernance par la répression et la terreur par l’emprisonnement abusif de ceux qui osent critiquer le pouvoir et le manque de transparence dans la gestion des finances publiques et des aides reçues des partenaires internationaux dans le cadre de la lutte contre le Covid-19. Notons que cette plateforme est présidée par Fanirisoa Ernaivo  avec six vice-présidents, à savoir, Rajaonarivony Manu (TIM France), Ramparany Anthelme (HVM France), Ramiandrisoa Christiane (GTT), Ambroise Rakotozafindrabe Tsimiroso (Ratsirakiste Fédéraliste), Razafisambatra Louis de Mon Désir (FPO) et Ratovoarisoa Tovo (Indépendant). Certains d’entre eux ne sont pas des inconnus du moins sur le plan politique pour ne parler que de sa présidente.

Recueillis par Dominique R.

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Amoron’i Mania : 12 cas de Covid-19 dont 5 à l’École de la gendarmerie à Ambositra

De source officielle, on a appris du préfet d’Ambositra, Richard Rakotomalala, lors de l’émission « Radio Miara-manonja » du mardi 21 juillet en fin d’après-midi, que 12 cas positifs de Covid-19 ont été confirmés dont 2 dans la commune de Soatanana Manandriana et 10 dans la commune urbaine d’Ambositra dont 5 cas au sein de l’EGNA (École de gendarmerie). Face à cette situation plus que préoccupante, des mesures ont été prises par la préfecture, à savoir, le renforcement des mesures barrières. La circulation d’Ambositra à Antsirabe et d’Ambositra à Fianarantsoa est suspendue. Couvre-feu est décrété et ce à partir de 20h jusqu’à 5h du matin. Fermeture des magasins à 13h. Aucune circulation des personnes n’est autorisée à partir de 13h. Les marchés hebdomadaires dans le district d’Ambositra et de Manandriana sont suspendus. Les écoles sont fermées ainsi que les édifices cultuels. Seuls les véhicules transportant des biens essentiels sont autorisés à circuler. Les autorités sanitaires exhortent le public à aller à l’hôpital dès l’apparition des premiers symptômes du Covid-19. Toutes ces dispositions sont prises jusqu’à nouvel ordre, a conclu le préfet.

Anastase

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Lutte contre le coronavirus : Réduction du prix de l’eau aux bornes-fontaines

(crédit photo : Aina Princy)

L’eau est essentielle dans la lutte contre la pandémie de Covid-19 puisqu’elle permet d’entretenir une bonne hygiène. Malheureusement, l’accès à l’eau pour la population malagasy, que ce soit en zone rurale ou en zone urbaine, demeure encore problématique. Pour remédier à ce problème de taille, l’UNICEF, le ministère de l’Eau, de l’Hygiène et de l’Assainissement, ont décidé de trouver une solution qui permettrait de faciliter l’approvisionnement en eau des ménages vulnérables à Antananarivo, Toamasina et Moramanga. La résolution consiste donc à réduire le prix de l’eau aux bornes-fontaines pour les trois prochains mois. Un arrêté communal a fixé les tarifs de l’eau à travers le tarif subventionné pour les trois villes citées précédemment [20 Ariary le bidon de 20 litres si auparavant la même quantité d’eau coûtait 50 Ariary, Ndlr.]. 2.000 bornes-fontaines adopteront ce nouveau tarif qui profitera à plus de 600.000 personnes vulnérables selon les estimations.

Cette opération est baptisée « Avotr’Aina ». La réduction du prix de l’eau ne vient pas seule, elle est accompagnée d’une campagne de sensibilisation dans les quartiers par l’association ASOS. L’objectif est de tenir au courant la population du rôle primordial de l’eau dans la lutte contre le Covid-19, mais aussi du respect des gestes barrières pour toutes les personnes qui viennent se ravitailler en eau au niveau des bornes.

Recueillis par Anja RANDRIAMAHEFA

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Basket – France : Kiady et Rija changent de club

Rija Lahontan évoluera avec US Aubenas.Kiady Razanamahenina a rejoint Get Vosges.

Deux internationaux malagasy s’envolent pour de nouveaux horizons. Il s’agit de Kiady Razanamahenina et de Rija Lahontan. Ces deux joueurs évolueront avec leur nouveau club pour la prochaine saison. Kiady Razanamahenina, le meneur-scoreur a signé avec Get Vosges du championnat N1. Évoluant en N2 à Sorgues, le joueur de 1,85 m, âgé de 23 ans apportera de la fraîcheur à l’équipe des Vosges. Avec Saint-André-les-Vergers, il fut un des meilleurs marqueurs de France en Nationale 3 (21,5 points de moyenne). Il a déjà joué avec Cergy (N2), le FC Mulhouse Basket Ball et le club du Vaucluse. En 2014, il a défendu les couleurs malagasy à l’Afrobasket U18 à domicile. Une belle expérience qu’il a encore envie de revivre. « J’aimerais mettre la main à la pâte pour le basket ball malagasy et travailler main dans la main avec le staff et l’effectif, faire avancer ensemble et positivement le basket malagasy », a-t-il déclaré dans une interview. Un autre joueur international a décidé de changer le cap également. Rija Lahontan vient de signer avec l’US Aubenas au championnat de France de basket ball NM2 en quittant Poissy Basket Association après deux saisons. A 28 ans, l’international malagasy ayant disputé les Jeux des Îles à l’Île Maurice et les préliminaires de l’Afrobasket 2021, attend impatiemment la reprise des rencontres sur le parquet.   « D’abord, je connais le club de réputation et pas mal de joueurs y sont passés. Un club sérieux avec un bon projet. Je suis un homme d’aventures et de défis », a-t-il déclaré dans une interview.

T.H

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Jirama Toliara : Mardi lugubre à Toliara : Ni eau, ni éclairage

Depuis près de dix mois, les Tuléarois n’ont connu ni délestage, ni pénurie d’eau. La Banque mondiale avait financé la réhabilitation des tuyaux et pompes, par le truchement de Pic2 (Pôle Intégré de Croissance, 2e volet) pour un travail bien fait. Mais que s’est-il passé ?Le délai d’assurance se serait-il déjà écoulé ?

Ce mardi 21 Juillet, c’était un jour sans eau et noir, pour les consommateurs de Toliara. Ils ne l’oublieront pas de sitôt. Tôt le matin, la Jirama a procédé au délestage de toute la Cité du Soleil. Puis petit à petit, la lumière est revenue en commençant par l’Ouest puis le Centre vers midi, enfin à 17h10 pour le reste de la ville. Imaginez un instant ce qui s’est passé pendant ce temps. Selon un médecin, l’angoisse était palpable dans les hôpitaux. Un centre hospitalier c’est des personnes qui attendaient des interventions chirurgicales, des bébés dans des couveuses, d’autres qui se trouvaient déjà dans les salles de réanimation. Personne ne s’attendait à cette panne.Toliara a besoin de 7,5 Mw de courant. La Jirama ne pouvait pas les fournir entièrement, d’où l’appel à Enelec du Groupe Filatex pour la Centrale Hybride (soleil et fuel) en marche depuis septembre 2019. Et c’est dans la liaison Jirama-Enelec que la panne s’était produite.

En ce qui concerne l’eau, c’est une autre déconvenue. Depuis vendredi dernier, l’eau ne montait plus durant la journée. Tout le monde s’approvisionnait la nuit. La pompe du Forage N°3 est tombée en panne, celle qui faisait partie du lot remplacé en 2019. Le siège d’Antananarivo va envoyer une autre, et sera opérationnelle vendredi 24. D’après la même source autorisée de la Jirama, quatre« pompes immergées » ont été remplacées en 2018-19 par une entreprise chinoise qui avait assuré les travaux, dans le cadre de PIC2. Déjà, une pompe du Forage N°6 était tombée en panne dès la fin janvier 2020, soit six mois après son installation. Elle fut remplacée par une ancienne, en bon état de marche, mais qu’il a fallu remplacer suivant les termes du contrat conclu avec Pic2. Quid des garanties que bénéficient ces genres d’installation du circuit « eau et électricité » ?

Charles RAZA

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Lutte contre le Covid-19 : 1 201 concentrateurs d’oxygène à trouver

Les demandes de lits d’urgence sont croissantes dans cette crise sanitaire en évolution.

Gouvernement et ministère de la Santé semblent être en désaccord quant aux besoins primordiaux devant permettre de mieux lutter contre le Covid-19.

1 201 concentrateurs d’oxygène de 12 litres de volume seraient nécessaires pour permettre une meilleure prise en charge des patients atteints de la forme sévère du Covid-19 si l’on se réfère à une liste dressée par le ministre de la Santé publique et adressée aux partenaires techniques et financiers du pays. Une lettre d’appel au secours qui semble avoir irrité le gouvernement mais qui relaterait les besoins imminents ainsi que les réalités du terrain selon l’opinion publique. Une demande d’équipements qui permettrait de prendre en charge – selon les normes – les patients du Covid-19 présentant des formes graves et en détresse respiratoire aiguë. Ainsi, en plus des besoins en concentrateurs d’oxygène, le pays aurait encore besoin de 337 respirateurs, de 600 masques à haute concentration et de 600 manodétendeurs. Par ailleurs, le contenu de la liste donne une piste aux questions relatives au besoin en lits des soins intensifs du pays dans un contexte de crise sanitaire qui tendrait à ne pas être maîtrisée. Ce, dans la mesure où un lit d’urgence de traitement de covid-19 devrait impérativement être doté d’un respirateur artificiel. Outre les équipements, le ministère de la Santé publique a également fait le souhait d’être appuyé dans le paiement des primes et déversement des indemnités pour les agents de santé travaillant aux fronts auprès des centres de traitement Covid-19.

Désaveu. La réaction du gouvernement – via un communiqué signé par sa porte-parole – ne s’est pas faite attendre. Mais si le gouvernement affirme être consterné par la lettre émanant du ministère de la Santé publique, les besoins évoqués par ce département sont réels. Pour la demande concernant les concentrateurs d’oxygène par exemple, le communiqué du gouvernement fait savoir que l’Etat a décidé d’en importer 2.400 avec tous les accessoires nécessaires. Des équipements qui seraient attendus dans les prochains jours si l’on se fie au communiqué émanant du gouvernement. Le document faisant également savoir les efforts menés par l’Etat dans le renforcement du système de santé publique dans la lutte contre le Covid-19. Des questions se posent quant à la position réelle du gouvernement dans la suite des actions de lutte contre le Covid-19. Par exemple, le fait de dire ouvertement que l’Etat a décidé d’importer des concentrateurs d’oxygène ne confirmerait-il pas l’existence des besoins des plus urgents listés par le ministère de tutelle compte tenu de l’évolution de la maladie ? Une chose est sûre, la faiblesse de l’Exécutif à faire face à la crise a été rendue publique par les polémiques engendrées par l’affaire. La crise s’annonçait longue, le lavage des linges sales en public ne serait pas prêt de s’arrêter.

José Belalahy

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Gestion du COVID-19 : Le Pr Ahmad Ahmad désavoué par le Gouvernement

La ministre Lalatiana Rakotondrazafy Andriatongarivo répond au professeur Ahmad Ahmad.

Dans un communiqué, le Porte-parole du gouvernement, Lalatiana Rakotondrazafy Andriatongarivo a dénoncé une initiative personnelle sans concertation.

 » Cette démarche de s’adresser aux Chefs d’agences et Institutions partenaires du Développement sanitaire relevant d’une décision stratégique n’a jamais été prise ni au niveau du Conseil du gouvernement ni au niveau du Conseil des ministres et le ministre des Affaires Étrangères n’a pas non plus été saisi comme il est d’usage dans ce genre de correspondance « . C’est la réplique du gouvernement suite à la  » Requête urgente pour l’appel à la lutte contre la pandémie du COVID-19  » que le ministre de la Santé publique a adressée aux partenaires techniques et financiers. En effet, la riposte du gouvernement n’a pas tardé. Selon un communiqué signé par le Porte-parole du gouvernement, la ministre de la Communication et de la Culture, Lalatiana Rakotondrazafy Andriatongarivo,  » Il s’agit d’une initiative personnelle prise par le ministre de la Santé sans concertation « . Une déclaration qui se présente comme un désaveu du Professeur Ahmad Ahmad par le gouvernement et l’Exécutif. Certainement, Lalatiana Rakotondrazafy Andriatongarivo n’aurait pas fait ce communiqué sans le feu vert du président Andry Rajoelina et du Premier ministre Ntsay Christian. Le communiqué exprime même la consternation du gouvernement face à cette décision unilatérale du ministre de la Santé publique. Le porte-parole du gouvernement ne mâche pas ses mots et pointe du doigt l’incapacité du premier responsable de la Santé publique et de son équipe à gérer convenablement la pandémie du coronavirus.  » Le contenu de cette lettre reflète l’état de débordement dans lequel se trouvent le ministre et son entourage « , soutient le communiqué. Et d’ajouter qu' »à la lecture des besoins urgents listés en annexe de cette lettre de requête, force est de constater que nombreux points cruciaux dans la gestion de cette crise sanitaire ont échappé à la vigilance du ministère de la Santé publique « .

Echec. En quelque sorte, le gouvernement dénonce l’échec du ministre Ahmad Ahmad et de son équipe dans la gestion du COVID-19. Un échec reflété par les grognes qui se font entendre à travers les réseaux sociaux, notamment à propos de la lenteur de la publication des résultats des dépistages, ou encore les problèmes autour de l’accueil des patients dans les hôpitaux. Lalatiana Rakotondrazafy Andriatongarivo rappelle les mesures déjà prises par l’Etat pour améliorer la gestion du COVID-19, notamment par la mise en place à Antananarivo et dans les autres régions touchées par la pandémie, de centres de traitement et de centres médicaux qui ont permis d’augmenter de 100% en deux mois la capacité d’accueil des malades. Des efforts ont également été fournis pour augmenter la capacité de dépistages par la création du Laboratoire d’Analyses Médicales Malagasy (LA2M) et la dotation d’un centre de prélèvements et de tests à l’hôpital HJRA.

Demandes. Le gouvernement considère aussi comme  » incompréhensible  » la décision du Professeur Ahmad Ahmad de demander 1.201 concentrateurs d’oxygène aux Institutions partenaires alors qu’il sait déjà que l’Etat a déjà pris la décision d’importer 2.400 concentrateurs d’oxygène équipés de tous les matériels nécessaires et que ces équipements seront réceptionnés à Antananarivo dans les jours qui viennent. En effet, dans sa lettre, le ministre de la Santé publique formule une demande urgente de 35.350 kits de prélèvements par le diagnostic par PCR et 35.350 kits d’analyses par PCR , 4.000 TDR à anticorps, 337 respirateurs, 1.201 concentrateurs d’oxygène 12 litres, des bouteilles d’oxygène, 600 masques à haute concentration, 600 manodétendeurs, 2.603 oxymètres de pouls, ainsi que des médicaments tels que de l’azithromycine et de l’hydroxychloroquine. Il a aussi demandé des équipements de protection individuelle dont 968.600 masques FFP2, FFP3 et N95, 57.000 visières de protection, 2.300.000 masques chirurgicaux, 697.000 paires de gants, ainsi que 533.200 surblouses. Ahmad Ahmad demande aussi auprès des Institutions partenaires des primes et indemnités pour les agents de santé, comprenant des primes et motivation pour les agents au front et des indemnités de risques pour tous ceux qui participent à la lutte contre le coronavirus.

Carences. Le communiqué signé par la ministre de la Communication et de la Culture affirme pourtant que l’état des stocks des équipements de protection individuelle remis au gouvernement par le ministère la Santé n’a pas du tout évoqué une insuffisance de ces équipements. Pour enfoncer le clou, Lalatiana Rakotondrazafy Andriatongarivo affirme dans le communiqué que le président de la République et l’ensemble du gouvernement sont en connaissance des doléances des patients qui sont confrontés à des difficultés notamment la non-gratuité des soins, la longue période d’attente des résultats des tests, l’insuffisance de places dans les hôpitaux, le manque d’orientations claires dans l’accès aux soins…  » Des difficultés dues essentiellement à des carences dans la gestion de la pandémie du COVID-19 « , martèle-t-on.

Démission. Durant la journée d’hier, ce communiqué qui pointe du doigt ouvertement l’inefficacité de l’équipe du ministère de la Santé a fait le buzz sur les réseaux sociaux. Comme à l’accoutumée, bon nombre des facebookers se sont rangés derrière le Professeur Ahmad Ahmad. Le hashtag  » Je suis Ahmad Ahmad  » a occupé les photos de profil. Pourtant, pas plus tard qu’il y a deux semaines, ce membre du gouvernement a été attaqué de toute part et accusé d’avoir failli à sa mission. Hier, tout le monde  s’attendait à ce que le décret relatif à l’abrogation de sa nomination soit pris, comme ce fut le cas lors de l’affaire de l’ex-ministre de l’Education nationale, Rijasoa Andriamanana. Sauf qu’hier, il n’y a pas eu de Conseil des ministres par visioconférence. Des rumeurs sur une démission possible du ministre concerné ont toutefois circulé dans la journée mais ceci n’a pas encore été confirmé. Bon nombre d’observateurs estiment que le Professeur Ahmad Ahmad semble dépassé par les évènements. Des sources gouvernementales ont laissé entendre qu’à maintes reprises, il a déjà annoncé en Conseil des ministres qu’il est prêt à quitter son  » seza « . Mais pour l’heure, il reste le ministre de la Santé. Quoiqu’il en soit, cette affaire risque de fragiliser davantage la solidarité gouvernementale et porter atteinte à la stratégie de gestion du COVID-19. Ce jour, la Fédération syndicale du ministère de la Santé va rencontrer la presse, certainement afin d’exprimer leur solidarité à leur ministre. Histoire à suivre.

Davis R

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Madagascar : Plus de 700 comoriens bloqués à Madagascar

Plus de 700 comoriens sont bloqués à Madagascar et n'ont pas pu rentrer à cause de la fermeture des vols aériennes. Les Comores avait, néanmoins, prévu un rapatriement. Mais dû à un « contre temps», ce rapatriement n'a pas pu être réalisé.
En effet, le vol qui devait effectuer le rapatriement n'a pas pu avoir les documents nécessaires à temps, ce qui a poussé l'Ambassade des Comores à annoncer l'annulation du vol. Les personnes, ayant déjà réservé seront, bien sûr, remboursées, a affirmé également l'Ambassade. Un prochain vol est organisé, avec, peut-être, une autre compagnie aérienne. En effet, celle qui a eu le marché de rapatriement déplore qu’on veuille à tout prix couper leurs ailes et on leur mets souvent des battons dans les roues. Selon toujours cette compagnie, c’est la raison pour laquelle, le rapatriement n’a pas eu lieu.
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Madagascar : Plus de six cent cas confirmés de coronavirus le mercredi 22 juillet

Madagascar a atteint un nouveau record, au niveau des nombres des personnes infectés par le coronavirus. Ce mercredi 22 juillet, le professeur Vololontiana Hanta Marie Danielle a annoncé six cent quatorze nouveau cas, dont plus de cinq cent localisés à Antananarivo.
Plus de 6000 cas, sur 7540 enregistrés depuis me début de la propagation de l'épidémie le 22 mars 2020, se situent à Antananarivo. La capitale est aujourd'hui le foyer de cette épidémie à Madagascar. En deuxième place l'Antsinanana qui compte 855 cas, bien que l'épidémie se soit déjà atténuée dans cette région. Plus de quatre mille patients ont déjà été guéries. La grande île déplore actuellement 69 décès.
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Accidents de la circulation - Trois cas spectaculaires en plein confinement

Comme de nombreux autres pays du monde, le nôtre est confronté à la crise sanitaire liée à la propagation sans précédent du virus du Covid-19. Mais dans la Capitale, la pandémie a les accidents de la circulation comme toile de fond. Ce second fléau semble se multiplier d’un coup.

Au cours des six derniers jours, au moins trois cas, tous spectaculaires, ont été enregistrés dans différents endroits de la ville, et dont les conséquences sont lourdes car ils ont fait des victimes collatérales. A commencer par la collision survenue dans la journée d’hier à Analakely où une jeune motocycliste a payé le plus lourd tribut lorsqu’un 4x4 l’y a percutée. La victime qui se trouvait dans un état critique était évacuée d’urgence dans un centre de soins de la Capitale. Dans la nuit du mercredi dernier, un véhicule de l’Armée venant d’Ivato, et qui faisait office d’une ambulance pour la circonstance, a fait une sortie de route pour terminer sa course folle contre une habitation. Les dégâts sont importants. Cependant, l’on ne déplore aucun décès,  mais plutôt des blessés.  Une perte de contrôle chez le conducteur, phénomène lié à la situation occasionnée par le crachin, rendant ainsi la chaussée glissante, en serait une explication.  Le véhicule militaire en question devrait  évacuer d’urgence une personne souffrante à l’hôpital luthérien lorsque l’accident l’a guetté à un virage à Ambohibao. 

Toujours  au cours de cette même nuit, un 4x4 Toyota Fortuner a fait une embardée avant de terminer sa course folle sur un flanc. L’on ne parle plus des dégâts. Seule consolation, l’on ne déplore aucun décès dans cet accident, selon l’information. Pour le moment, la cause n’a pas été encore élucidée. Inutile de rappeler la terrible collision survenue au cours du week-end dernier à Antanimena,  entre deux véhicules tout-terrain dont l’un appartenant au centre opérationnel anti covid-19. Le choc était tel que les véhicules avaient été projetés plusieurs mètres l’un de l’autre. Là aussi, l’on n’a signalé aucun décès malgré l’extrême gravité des heurts.

Cette situation n’a pas laissé le ténor de la Brigade des accidents (Bac) de la Police à Tsaralalàna de marbre. Récemment, le commissaire commandant ladite brigade a particulièrement lancé une mise en garde aux automobilistes. « Il leur faut éviter l’excès de vitesse. Et surtout, il ne faut pas prendre le volant quand on est alcoolisé car cela risque d’entraîner des conséquences dramatiques sur autrui », déclare-t-il. Face aux motocyclistes, il déplore que beaucoup d’entre eux n’ont pas de permis mais circulent encore. Toujours à l’endroit des motards, il a insisté sur l’importance du port du casque tout en évitant l’excès de vitesse. Enfin, les piétons sont exhortés à marcher uniquement sur le trottoir, et que les charretiers doivent équiper les véhicules de catadioptre et apprendre le code de la route. 

Franck R.

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« Fady zaza kambana » - Davantage de parents récupèrent leurs enfants

Un des facteurs d’exclusion des femmes au sein de la communauté. Le « fady zaza kambana » ou tabou des jumeaux maudits fait partie des pratiques néfastes nuisant aux droits des femmes à Madagascar, notamment dans une partie de la Région Sud-est. Ce phénomène d’abandon et de rejet d’enfants jumeaux, considérés comme source de malheur dans la famille, persiste encore dans les ethnies Antemoro et Antambahoaka. Toutefois, la Grande- île note des évolutions significatives quant aux fléchissements de cette pratique.

Cette évolution se constate notamment au centre d’accueil « Fanantenana » localisé à Mananjary, l’un des établissements accueillant les enfants jumeaux reniés ou  encore ceux orphelins. « Les enfants de ce centre ne sont plus donnés en adoption puisque de plus en plus de parents, soit plus de la moitié, reviennent chercher leurs enfants ces dernières années. Ceci après 3 mois, 6 mois ou 1 an de placement. Après avoir rempli les critères requis, les parents peuvent récupérer l’un ou leurs jumeaux mais seulement durant les vacances, afin d’éviter la perturbation de la scolarité des enfants », fait part Estelle Razanadrakoto, secrétaire générale du Conseil national des femmes de Madagascar (CNFM). « D’un autre côté, le centre accueille 10 à 12 enfants par an, y compris les orphelins. Un chiffre qui a beaucoup baissé ces 5 dernières années grâce aux actions de sensibilisations ou encore au soutien matériel et financier auprès des parents qui acceptent de garder leurs enfants jumeaux chez eux », ajoute notre source. Actuellement, le centre recense 86 enfants qui y bénéficient d’une prise en charge complète, grâce au parrainage des bailleurs et bénévoles français. 

Des « Ampanjaka » plus ouverts

Le tabou des jumeaux maudits reste vivace à Mananjary, malgré quelques fléchissements. Les familles ayant un niveau élevé d’instruction, celles chrétiennes ou celles qui ont dépassé la tradition ne le suivent plus. A cela s’ajoutent les familles aisées, les seules acceptées dans le « Tranobe » ou la résidence traditionnelle. Des « Ampanjaka » (notables ou leaders traditionnels) ont toutefois osé braver cette tradition néfaste, en donnant leur bénédiction aux parents qui veulent garder leurs jumeaux. C’est le cas dans la Commune de TanyVelona, à NosyVarika, où la levée des tabous régionaux a été célébrée en grande pompe en 2012. Actuellement, toutes les familles ayant des jumeaux sont acceptées dans le « Tranobe », qu’elles soient riches, modestes, chrétiennes ou autres. Mais dans certaines localités, les rares personnes qui ont essayé de convaincre les « Ampanjaka » ont reçu soit un refus catégorique, soit ni acceptation ni interdiction, à en croire la secrétaire générale du CNFM. Aussi, les difficultés économiques pourraient expliquer la persistance de cette coutume. Dans ce cas, le respect de la tradition devient un alibi pour expliquer l’acte d’abandon des jumeaux. 

Face à la persistance de cette pratique, notre source recommande la mise en place d’un comité villageois, intégrant les leaders traditionnels et religieux, afin de renforcer les capacités de sensibilisation pour y mettre un terme. La poursuite, voire l’intensification des dialogues communautaires, dans le but de rejeter les pratiques traditionnelles néfastes aux femmes et aux filles, constitue également une solution. Une stratégie globale pour éliminer les pratiques traditionnelles discriminatoires envers les femmes sera aussi une issue.

Recueillis par Patricia Ramavonirina

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Prise en charge des patients du Covid-19 - Les personnels de santé affirment leur engagement

Sur le front d’une guerre biologique. Les  médecins fonctionnaires, les odontologistes et stomatologistes, les infirmiers et sages-femmes de Madagascar, les personnels administratifs du ministère de la Santé publique  réunis au sein de la Fédération syndicale du ministère de la Santé publique  ont uni leur voix hier pour affirmer leur engagement à sauver des vies en cette pandémie. 

« En ce temps de crise sanitaire, le plus important  dans le maintien de la propagation  du Covid-19 repose sur les solutions et non la polémique. En 4 mois de lutte, nombreux sont les collègues qui ont contracté le virus. Leur protection  ainsi celle des patients doivent toujours demeurer  primordiales tout en rappelant qu’ils méritent également d’être primés pour leur dévouement. Toutefois, les travailleurs de la santé expriment leur reconnaissance à l’endroit des partenaires, qui ont été et /ou seront  à leur côté  dans l’exercice de leurs fonctions »,  souligne le Paramed Ralibera hier lors d’un point de presse. Lors de son intervention, ce représentant des professionnels de la santé n’a pas manqué de préciser leur souhaits de s’impliquer davantage  en tant que techniciens  notamment dans l’élaboration ainsi que l’opérationnalisation du plan de riposte Covid-19.  « Nous appelons à une solidarité nationale entre concitoyens pour combattre cet ennemi commun », a-t-il conclu.  

Rappelons qu’en cette situation d’urgence, les travailleurs de la santé sont contraints de travailler dans des conditions inhabituelles et, parfois, atypiques.  Comme l’a toujours dit le Paramed Ralibera, ce qui rend difficile leur travail  porte sur le  manque de formation, des Equipements  de protection individuelle (EPI) ainsi que de motivation.  Ils  sont en première ligne de la lutte quotidienne pour contenir la propagation du Covid-19 et surtout afin de sauver des vies. Leur risque de contamination au coronavirus est ainsi assez élevé en étant en contact direct avec les patients testés positifs. Ils sont des centaines de personnels de santé contaminés par le coronavirus dans tout Madagascar. 

K.R.

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Accusations de détournement des financements - Donnez des preuves ou taisez – vous !

Depuis le début de la crise sanitaire liée au Covid-19, les accusations de détournement des financements venant des partenaires internationaux s’enchaînent. Alors que certains fonds n’ont pas encore fait l’objet d’un décaissement en bonne et due forme, les critiques continuent d’aller bon train. Les membres de la Société civile tout comme l’opposition se relaient pour pointer du doigt un hypothétique détournement de fonds.

 

Lors de sa dernière intervention sur la chaîne nationale, il y a plus d’une semaine, le Président Andry Rajoelina avait déjà assuré qu’une entière transparence sera opérée dans l’utilisation des financements extérieurs. Il avait aussi répondu aux attaques des opposants qui faisaient un raccourci sur le rapport de la Banque mondiale faisant état d’un détournement d’une aide budgétaire à hauteur de 193 millions de dollars vers les paradis fiscaux. Ledit rapport résulte d’une enquête menée sur la période entre 1990 à 2010 et l’Etat malagasy s’est proposé de collaborer avec la Banque mondiale pour rapatrier les fonds en question. Après cette réponse claire du Président, les détracteurs du régime orientent aujourd’hui les débats vers les aides budgétaires obtenues au cours de la crise du Covid-19. Des membres de la Société civile ont écrit une lettre à l’attention du Centre de commandement opérationnel (CCO) sis à Ivato afin de demander des comptes sur la gestion des fonds obtenus.

Entre allégations et réalité

Au cours d’une intervention sur une chaîne privée avant – hier, la directrice de communication à la Présidence de la République, Rinah Rakotomanga, avait assuré que le Président suit de près l’utilisation des fonds et ne permettrait jamais qu’un Ariary soit utilisé de manière inconvenable ou détourné. D’ailleurs, pour jouer la carte de la transparence, elle a aussi annoncé que les détails sur les dépenses de l’Etat pourront être consultés par le public sur le site officiel du ministère des Finances.

En tout cas, les personnes ou organisations qui évoquent à tout bout de champ des soupçons de mauvaise utilisation voire de détournements doivent apporter des preuves de leurs dires sans verser dans de simples allégations sans le moindre fondement. Lutter pour la transparence ne se limite pas à faire des déclarations médiatisées mais exige aussi des actions concrètes. Elles peuvent ainsi se tourner vers les organes en charge de lutter contre ce genre de malversations,  BIANCO, Pôle anti-corruption (PAC) ou pourquoi pas, s’adresser directement aux médias à des fins de dénonciation avec des preuves à l’appui. 

Parler de détournements sans donner la moindre preuve revient tout simplement à créer un climat de paranoïa qui n’arrange rien dans cette lutte acharnée contre la pandémie liée au Covid-19.

La Rédaction

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Lutte contre le coronavirus - L’opposition quémande des postes ministériels…

Les membres du « Rodoben’ny mpanohitra ho an’ny demokrasia eto Madagascar », littéralement, la grande marche des opposants pour la démocratie à Madagascar, remettent de nouveau le couvercle. Au cours d’une conférence de presse hier, ces politiciens réputés être en mal de postes ont de nouveau critiqué de manière très peu constructive et peu convaincante la gestion de la crise sanitaire  causée par le coronavirus, ils ont tenté de décrédibiliser le pouvoir en place aux yeux de la population.

Au lieu d’avancer des solutions sérieuses, à la crise sanitaire, ils ont de nouveau demandé, pince sans rire, la démission de l’actuel Gouvernement et la formation d’un Gouvernement de salut national. Ils soutiennent que le nouveau Gouvernement mis en place est le seul remède à la crise actuelle et affirment leur disponibilité à intégrer ce nouvel attelage gouvernemental… Pour quiconque suivant l’actualité malagasy, il s’agit d’un refrain entendu à maintes reprises.  Tout observateur doté de bon sens se demandera comment les leaders de ce RMDM peuvent faire une déclaration aussi dénuée de toute signification. Que se passe-t-il après ? Rien évidemment. Il n’y a que ces politiciens qui peuvent croire qu’il leur suffit de réclamer, même pas dans la rue, la démission du Gouvernement, pour qu’un Premier ministre, surtout du calibre de Ntsay Christian, aille promptement soumettre la démission de son Gouvernement au Président de la République Andry Rajoelina. Réclamer pour un oui et pour un non la démission d’un Gouvernement démocratiquement élu, c’est méconnaître le respect dû à un choix souverain exprimé en son âme et conscience par l’électorat lors du dernier appel aux urnes. En réclamant aujourd’hui et de cette manière la  démission d’un Gouvernement, de la part d’une plateforme dont le titre compte le mot démocratie, le RMDM se drape de ridicule. Pour les observateurs, ce RMDM devrait jouer son rôle véritable d’opposition, et qui de plus est essentiel dans une démocratie fonctionnelle, en avançant un contre-programme, en proposant des solutions pertinentes aux problèmes dont certains ont été avancés par eux-mêmes. L’on attend par exemple d’une opposition digne de ce nom d’avancer des solutions pour aider le pays à lutter contre la pandémie actuelle. Car réclamer la démission d’un Gouvernement n’en est pas une, loin s’en faut.  

 La Rédaction

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Discipline et discipline !

La discipline qui impose à la population le respect des consignes est une chose, la discipline de parti  qui dicte aux membres une conduite à refuser le bien-fondé sinon le bienfait d’un remède en est une autre.

Face à la lutte contre la pandémie de Covid-19, les hauts responsables politiques de toutes les nations et les officiels de l’OMS parlent d’une même langue à savoir « le strict respect des consignes est le seul moyen le plus efficace et le plus rapide pour terrasser dans les meilleurs délais le virus du Covid ».

Un langage commun qui défend le mérite d’une discipline stricte. Il faudra saisir la nuance entre « discipline » et « dictature » ! Si la première consiste à faire respecter un ensemble de règles ou de lois en vue d’un code de conduite utile pour la communauté, la seconde vise à imposer le respect de la pensée unique d’un homme ou d’un parti au pouvoir au détriment du grand nombre.

Le combat contre la pandémie du nouveau coronavirus impose à tout le monde sans distinction un ensemble de consignes auxquelles il faut une obéissance totale même aveugle.  En fait, au rythme actuel de la propagation du virus, à Antananarivo ou ailleurs, chacun d’entre nous est soumis à une seule alternative : obtempérer ou … mourir. Au stade où nous en sommes, le Covid assiège la cité des Mille. Tous les quartiers sont contaminés. Et personne,  riche ou pauvre, nantie ou démunie, ne peut prétendre qu’elle se trouve au-dessus de la mêlée. L’invisible ennemi ne fait aucun détail. Ainsi, il n’y a aucune option autre que se soumettre. La voie de la discipline est l’unique issue.

Ne pas sortir de la maison qu’en cas de nécessité impérieuse. Le confinement, le numéro un des dispositifs de défense contre la pandémie est une mesure incontournable.  Que chacun s’autodiscipline à rester confiné chez lui. Le port de masque à bouche/nez nous protège efficacement. Il s’agit là d’une consigne simple mais très utile. Le respect du geste barrière, la distanciation de un mètre, sur la place publique (marchés ou autres), évite toute propagation rapide du Covid-19. En somme, la discipline s’impose.

Une autre « discipline » fait jaser l’opinion : la discipline du parti TIM de l’ancien Président Ravalomanana Marc. Elle dicte des lois, plutôt ridicules, aux membres et à leurs sympathisants.  Ravalo interdit à ses ouailles la consommation du Covid-Organics ou le CVO, ce remède à base d’artémisia mis au point par l’IMRA et proposé par le Chef de l’Etat Rajoelina au peuple malagasy pour vaincre le Covid. Dommage qu’une telle « discipline » s’interpose pour écarter l’usage de ce remède-miracle dont la pertinence contre ce virus se constate même au-delà du territoire national. Le Président de la Guinée Bissau, Umaro Sissoko Embalo en témoigne. Il a confirmé qu’il a retrouvé la guérison après avoir pris le Covid-Organics. Certains parlementaires TIM à l’image du député Andriamanjato Liantsoa Bina, élu dans le District d’Andramasina et celui  d’Antsirabe ont décidé de braver la consigne, de trop, du parti. Ils ont témoigné publiquement de l’efficacité du Tambavy CVO dans le traitement du Covid-19.

En fin de compte, s’il y a une discipline citoyenne nécessaire, il y  en a  une autre insensée à éviter !

Ndrianaivo

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Global Greengrants Fund - Kivalo reconnu comme exemple d’écotourisme villageois réussi

Face à la dégradation des forêts de mangroves dans l’ouest du pays, à Kivalo, les villageois ont décidé de prendre les choses en main afin d’instaurer une gestion durable de ces ressources. Effectivement, ils ont compris que ces forêts leur apportent beaucoup que ce soit en termes de produits de pêche ou encore de protection du littoral. Ils décident ainsi de leur rendre la  pareille. Pour ce faire, une association communautaire « Analamaitso tsy ho gnan’olo » a été mise en place pour identifier les opportunités économiques et développer ainsi un business inclusif mais surtout respectueux de la nature.

Aujourd’hui, cette ressource est à la fois exploitée durablement et préservée. Les efforts déployés par les membres de l’association ont porté leurs fruits. Aujourd’hui, Kivalo est alors reconnu comme un exemple de l’écotourisme réussi dans la Région. Et avec l’appui de l’Agamo, l’Association des guides agréés de Morondava, de l’Office régional du tourisme de Menabe et l’accompagnement technique du WWF Madagascar, elle a même reçu une subvention de reconnaissance d’un montant de 4 350 dollars, soit plus de 16 millions d’ariary, de la part du Global Greengrants Fund. Ce dernier est notamment une fondation qui octroie des subventions à des organisations de causes environnementales méritantes dans le monde, en dehors des Etats-Unis et de l’Europe de l’ouest. Ce financement devra notamment contribuer à l’amélioration des sources de revenus de la population de la Région. Il ira surtout au bénéfice du développement de l’entrepreneuriat féminin à Kivalo. L’association pourra par exemple se doter d’équipements sanitaires et de réfrigération pour étendre leurs activités vertes. 

Toutefois, avant d’arriver à ce résultat, l’association a notamment dû faire face à des circonstances difficiles comme des conditions de pêches défavorables ou encore l’arrêt des activités touristiques en raison de la pandémie. Pour empêcher la surexploitation des ressources naturelles et pallier les revenus manquants, il a été plus qu’indispensable de créer de nouvelles activités économiques pour le bénéfice commun de l’environnement et de la population. En tout cas, la Région se prépare déjà pour la prochaine saison touristique. 

Rova Randria

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Confinement total - Des secteurs non-essentiels mais vitaux procèdent au licenciement

Des milliers de personnes en grande difficulté. La Région d’Analamanga clôture sa troisième semaine de confinement total. Face à la propagation considérable de la pandémie de coronavirus dans la Capitale, les autorités ont décidé le retour au confinement total de la Région depuis le 06 juillet dernier. Ainsi, plusieurs entreprises issues de secteurs d’activités différentes se sont retrouvées en arrêt du jour au lendemain, parce qu’elles ne figurent pas parmi les secteurs essentiels décrétés par le Gouvernement. Ces dernières se retrouvent ainsi dans une situation critique.

En effet, des sociétés opérant dans des secteurs non-essentiels, mais du moins vitaux, doivent aujourd’hui procéder au licenciement de leurs employés ou au chômage technique parce qu’elles ne peuvent pas tourner normalement. Ces secteurs sont notamment qualifiés de vitaux dans la mesure où la survie de plusieurs milliers de ménages dépend de leur fonctionnement. C’est le cas des entreprises franches. « Aujourd’hui, entre 30 à 50% des entreprises franches ont dû interrompre leurs activités, de manière temporaire ou définitive, vu qu’elles n’ont plus les moyens pour faire tourner leur usine. Elles auraient bien évidemment voulu continuer de tourner, malheureusement, les moyens ne suffisent plus » explique Herilanto Rakotoarisoa, président du Groupement des entreprises franches privées de Madagascar (GEFP). Avec ces mesures, des milliers de personnes se retrouvent dépourvues de sources de revenus. Elles n’ont donc pas les moyens nécessaires pour se confiner comme le Gouvernement le demande afin de combattre la propagation constante de la pandémie.

Clients ou Gouvernement ? 

Toutefois, malgré la situation, des entreprises franches ont décidé de maintenir leurs activités. « Le problème est que le déconfinement progressif au cours des derniers mois s’est accompagné du déconfinement de nos principaux marchés en Europe mais aussi aux Etats-Unis. Les commandes ont ainsi repris timidement. Et puis, nous avons été frappés par ce confinement total. Les entreprises sont obligées de faire un choix, le Gouvernement ou leurs clients. Bien sûr que ce n’est pas évident. Mais les clients passent toujours en premier, c’est pourquoi elles préfèrent continuer de travailler et respecter leurs commandes », précise le président du GEFP. Les entreprises franches sont en effet en pleine campagne d’été, facilement négociable que celle de l’hiver. Le respect des commandes leur permet ainsi de se maintenir à flots. « De plus, dans certains cas, ce sont les employés qui demandent à travailler. Contrairement aux fonctionnaires publics, les employés du secteur privé ne reçoivent pas d’indemnités quand ils ne travaillent pas, surtout que l’Etat n’a pas voulu soutenir le secteur privé, travaillant dans la formalité. Et ils le savent très bien. Des gendarmes sont même venus pour stopper les activités des entreprises, mais ils se sont confrontés aux travailleurs », rajoute ce représentant des entreprises franches. 

Vu la situation, le Gouvernement pourrait donner une dérogation à ces secteurs non-essentiels mais vitaux pour qu’ils puissent travailler. Mais cette dérogation sera octroyée sous condition pour préserver les employés comme le respect des barrières sanitaires et la mise en place des moyens de transport. 

Rova Randria

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Bekopaka-Antsalova : Un ancien maire menacé de mort par un militaire

Outre la crise sanitaire à laquelle le pays fait face à l’heure actuelle, les agissements de certains militaires, ces derniers temps, dans l’accomplissement de leurs missions risquent de générer un autre problème dans la société malagasy. Après le cas d’un soldat qui a tiré sur un civil pour non-port de masque à Andohan’Ilakaka et celui d’un autre qui a tabassé un sexagénaire toujours pour le même motif à Toamasina, Francklin Miandrizoky, ancien maire de Bekopaka, dans le district d’Antsalova se plaint, lui aussi, victime des exactions commis par des militaires en mission dans la localité. Non seulement ces militaires abusent de leur autorité en terrorisant les civils, certains d’entre eux sont allés jusqu’à menacer de mort les personnes qui osent dénoncer leurs dérives. Ainsi se résume le témoignage de cet ancien élu. « Des militaires m’ont menacé de mort en disant qu’ils vont passer à l’acte si je le cherche. Cela s’est passé devant un assistant parlementaire le matin du dimanche 19 juillet 2020 », a-t-il raconté. Il affirme avoir été obligé de s’enfuir à Belo-sur-Tsiribihina, le lundi 20 octobre pour préserver sa vie. Il a fait ce témoignage à travers un film vidéo pour éveiller l’attention des autorités compétentes sur les agissements de ces militaires qui seraient selon ses dires, des éléments de la force de pacification opérant dans la localité. Il a tenu à souligner qu’il n’est pas contre la présence de ces militaires dans la localité, mais il dénonce leur manière d’agir qui bafoue la valeur et la structure de la société, ainsi que l’image de l’Armée malagasy. Interrogé sur ces faits, le responsable de la communication auprès de l’Etat-Major des Armées à Andohalo répond que son service est actuellement en train de recouper la véracité de ces accusations. « Un adjoint au maire m’a également parlé de ce problème, mais, dans un cas pareil, nous devons enquêter afin de pouvoir prendre de décision », explique-t-il.

T.M.

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Tsaratanàna – Betsiboka : Jiolahy ekipan’i Del kely antsoina hoe » Lemenangita » tra-tehaky ny Zan...

Noho ny firongatry ny asan-dahalo izay manao sesilany any amin’ny disitrikan’i Tsaratanàna, ato anatin’ny faritra Betsiboka, efa ho tapa-bolana lasa izay, nahavery omby dimapolo mahery, tao amin’ny fokontany Marosakoana, kaominina keliloha, any amin’ny disitrika izay voalaza etsy aloha, dia tsy nikely soroka tamin’ny fikarohana ireo olon-dratsy ny mpitandro ny filaminana any an-toerana. Ny alatsinainy 20 jolay lasa teo, dia mbola saika nanao tampody fohy tamin’io tanàna io, ireo malasa. Soa ihany fa mailo ny Zandary sy ny fokonolona, ka tra-tehaka nandritra izay ity jiolahy antsoina hoe « Lemenangita » ity, izay voalaza fa ekipan’i Del kely, tratra ambodiomby teo am-panaovana ratsy, raha tafaporitsaka kosa ireo namany. Raha ny vaovao voaray dia tra-tehaka niaraka taminy ny basim-borona sy basy poleta vita gasy, miampy moara sy odim-bala. Raha ny fantatra dia mbola notazomina ao amin’ny fonjakelin’ny Zandaray atao famotorana ny tenany, saingy mbola mitohy kosa ny fikarohana ireo malaso ireo. Ireto avy moa ireo dahalo anisan’ny tena manahirana ny mikaroka azy, noho izy ireo manana olona ambadika: Fidel dit Del kely, George be, Kotovelobe, Radada dit Lemenamaso, Bobola, Sandanah, Rajao, Tsidonga, Zanadrakoto dit Lemarijy, Celesy Kataka, Dezy, Lepila, Selesy. Ireo ny dahalo raindahiny any amin’ny disitrikan’i Tsaranàna, mpamono olona sy mpanao takalon’aina ikoizana sy manao fanafihana mitam-piadiana.

Ratantely

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Impacts de Facebook sur 5 ans : Une croissance attendue de 57 milliards USD en Afrique-Subsaharienne

Le développement numérique affiche des impacts économiques considérables à Madagascar, tout comme dans l’ensemble de la région d’Afrique subsaharienne. Cette semaine, la société Facebook a publié les résultats de l’étude intitulée « L’impact des initiatives de connectivité de Facebook en Afrique Subsaharienne », menée par Analysys Mason. Ce rapport souligne comment les investissements de Facebook dans les infrastructures et la connectivité dans la région apporteront plus de 57 milliards de dollars en avantages économiques au cours des cinq prochaines années (2020-2024).

Connectivité. La téléphonie mobile a permis de contourner de nombreuses contraintes pour l’accès aux technologies digitales. Selon l’Economist Intelligence Unit – Inclusive Internet Index 2020, plus de 800 millions de personnes en Afrique subsaharienne ne sont pas connectées à Internet. « Depuis plusieurs  années, Facebook investit dans des infrastructures et des partenariats afin d’éliminer les obstacles à la connectivité, tels que le manque d’infrastructures ou le coût de l’accès à internet. Les investissements en infrastructures et les initiatives de connectivité de Facebook visent également à proposer des apports financiers et techniques qui peuvent rendre les infrastructures plus faciles et moins coûteuses à déployer sur le continent », a indiqué cet organisme.

Infrastructures. Outre ses investissements directs, les apports financiers et techniques faits par Facebook dans la région concernent en grande partie les infrastructures favorisant la connectivité à Internet. La société a cité les câbles sous-marins qui permettront d’augmenter l’offre de bande passante internationale, de réduire les coûts des fournisseurs d’accès à Internet et de combiner une plus grande connectivité et des prix plus bas pour les utilisateurs finaux.

Croissance. Il y a également les réseaux de pointes, permettant aux fournisseurs d’accès à internet et aux opérateurs de réseau mobiles, d’accéder au contenu de la plateforme Facebook, plus près de leurs propres réseaux. Selon les explications, cela augmente la qualité du service et réduit les coûts, en réduisant les coûts de connectivité internationale et de transit. 70% du trafic de Facebook en Afrique subsaharienne est désormais desservi depuis la région, et les investissements dans les réseaux de pointe et la capacité internationale permettront au trafic internet d’augmenter de 9% d’ici 2024 et de générer une augmentation du PIB de 53 milliards de dollars sur une période de cinq ans. Par ailleurs, Facebook apporte également des investissements dans la fibre optique, et soutient les opérateurs de téléphonie mobile, par des initiatives de facilitation.

Antsa R.

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Anosizato : Arahi-maso ara-pitsaràna ilay lehilahy saika hanao anomboletra barazy

Fiara tsy mataho-dalàna no saika hanao amboletra sy hampihatra ramatahora tamin’ireo zandary nanao ny asany tetsy Anosizato, ny faran’ny herinandro teo. Nosamborina avy hatrany moa ity farany  ary nentina natao fanadihadiana. Afak’omaly no natolotra ny Fampanoavana ary izao iharan’ny fanaraha-maso akaiky izao  mandra-pahatongan’ny fotoam-pitsaràna azy.

Tsy fanajàna fepetra, fanaovana amboletra sakana ataon’ny mpitandro filaminana ary fanevatevàna ireto farany amin’ny fampiharana ny lalàna. Mety ho ireo no vesatra nanenjehana ity mpamily iray tsy nety nijanona tetsy Anosizato ity. Araka ny fanazavàna azo dia saika hanitsy fotsiny ireo zandary saika hisàva azy izy. Fiara tsy mataho-dalàna moa no nentiny tamin’io fotoana io. Rehefa nolazaina izy ireo fa tsy tokony hivezivezy intsony dia izy ireo indray no avo vava ary tonga hatramin’ny fanevatevàna ireo zandary mpanao barazy mihitsy aza. Marihana fa tatsambo miasa amin’irony sambo mihaja mpitondra mpandeha irony ity lehilahy ity, raha ny fanazavàna azo ary sendra izy migadona an-tanety izao izy saika tsy hiraharaha ny fepetra napetraka izao.

Efa voalazan’ny avy eo anivon’ny zandarimariam-pirenena foana ombieny ombieny fa tsy hanavahana an’iza n’iza ny fepetra efa noraisina, tsy hiparitahan’ity valan’aretina mamoa-doza ity sy ny fampiharana ny lalàna. Teo no ho eo ihany dia nasaina nidina ny fiara ilay rangahy, nosamborina sy voatery natao andrimaso teny anivon’ny biraon’ny zandary tetsy Anosizato. Ary io nampiakarina teny anivon’ny Fampanoavana io afak’omaly. Fanaraha-maso ara-pitsaràna moa no fanapahan-kevitr’ireo mpitsara mpanao famotorana. Fanaraha-maso izay midika ho tsy fisiana fahalalahana ihany satria dia tsy maintsy fantatra amin’ny antsakany sy andavany ny zavatra rehetra atao ary maro ireo fepetra maro tsy maintsy hajaina, toy ny tsy fahazoana mivoaka ny faritra voalazan’ireo mpitsara, tsy fahazoana mihaona amin’ny olona voafaritra, ny tsy maintsy hanaovana fanamariham-pisiana eny anivon’ireo ambaratonga mahefa, sns…

m.L

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Covid-19 : Analamanga maintient une courbe ascendante avec 614 nouveaux cas et 4 décès

La courbe continue sur sa lancée ascendante pour Analamanga car hier encore, 614 nouveaux cas de Covid-19 ont été annoncés, ainsi que 4 nouveaux décès dont 1 dans le Boeny, 2 à Anosiala et 1 à l’hôpital Joseph Ravoahangy Andrianavalona (HJRA).

Les 4 derniers décès d’hier portent à 69 le nombre de décès à Madagascar. Sur les 614 nouveaux cas, 548 sont localisés dans la région Analamanga ; 27 à Arivonimamo, région Itasy ; 1 à Morondava, région Menabe ; 7 dans la région Bongolava ; 12 dans la région Amoron’i Mania (10 à Ambositra et 2 à Manandriana) ; 8 à Tolagnaro, région Anôsy ; 5 à Maevatanana, région Betsiboka ; 4 dans la région Vatovavy Fitovinany (1 à Mananjary, 2 à Farafangana et 1 à Manakara).

Détails des tests et résultats. Il faut savoir que ces nouveaux cas ont été identifiés parmi les tests réalisés sur deux jours (20 et 21 juillet 2020) par le laboratoire du HJRA et le LA2M, ainsi que les résultats des tests de la seule journée du 21 juillet par l’Institut Pasteur de Madagascar (IPM) et le Centre d’infectiologie Charles Mérieux (CICM). Dans les détails, l’IPM a identifié 62 cas positifs sur 259 tests ; le CICM a identifié 26 cas positifs sur 60 tests ; le HJRA a identifié 206 cas positifs sur 544 tests (122 positifs sur 299 tests le 20 juillet et 84 positifs sur 245 tests le 21 juillet) ; le LA2M a identifié sur deux jours 296 cas positifs sur 462 tests). S’y ajoutent les tests geneXpert réalisés dans 4 localités : HJRB (24 tests dont 12 positifs) ; région DIANA (2 tests, aucun positif) ; Tolagnaro (13 tests dont 8 positifs) ; région Vatovavy Fitovinany (15 tests dont 4 positifs).

 Formes graves et guérisons. Quant aux formes graves, au nombre de 84 hier, les patients sont actuellement suivis au HJRB (48), HJRA (17), hôpital militaire (7), CHU Anosiala (3), hôpital de Fenoarivo (2), Andohatapenaka (4) ; Antsirabe (1) et hôpital d’Andrainjato Fianarantsoa (2). Et enfin, au chapitre des guérisons, 376 patients rétablis ont été annoncés hier, dont 334 à domicile à Analamanga, 2 à domicile dans l’Atsinanana et 40 à l’hôpital (1 au HJRA ; 15 au HJRB ; 2 à Andohatapenaka ; 1 à l’hôpital Ambohimiandra ; 1 à Arivonimamo ; 15 à Ambatondrazaka ; 4 à Analanjirofo ; 3 à l’hôpital Analakininina).

Le tableau récapitulatif de l’évolution de l’épidémie fait état d’un total de 8.162 cas confirmés dont 3.431 cas actifs actuellement, 4.662 guérisons et 69 décès. Au jour du 21 juillet, 35.268 tests PCR ont été réalisés.

Hanitra R.

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Nouvel  envol

C’est maintenant effectif. Le partenariat stratégique tant décrié entre  Air Madagascar et Air Austral est résilié. Une résiliation  qui finalement, ne surprend personne puisqu’elle a été attendue pour des raisons aussi logiques.

Nouvel  envol

Tout d’abord, elle exprime cette volonté – raisonnable ou non, c’est selon  – de l’actuel régime d’effacer au maximum  tout ce qui a un relent des précédents dirigeants. Ensuite, c’est parce que dès le départ, ce partenariat stratégique était considéré par certains observateurs comme voué à l’échec. Ne serait-ce que par le fait que c’était à une compagnie régionale réunionnaise péjorativement qualifiée de « compagnie créole » que les responsables avaient recours pour sauver une compagnie nationale. Dans tous les cas, une page vient d’être tournée dans l’histoire de l’aviation civile de Madagascar. Tout le monde espère maintenant qu’après plusieurs années de disette, Air Madagascar puisse maintenant retrouver le chemin de la croissance et regagner dans les années qui viennent son statut de porte-étendard de la Grande Ile. Les responsables actuels affichent une volonté certaine de relever le défi de la relance. Mais, il faut le dire, la tâche ne sera pas facile avec le lourd passif qu’hérite la compagnie, non seulement sur le plan financier, mais également du point de vue des ressources humaines. Qui plus est, un  désaccord  semblerait s’installer au niveau des hautes sphères politique, même sur le sujet sensible de la nomination du nouveau Directeur général  après le départ controversé de Besoa Razafimaharo.  Mais le plus grand problème auquel la compagnie aérienne malagasy doit faire face, c’est de pouvoir monter une riposte adéquate contre  les effets néfastes de la crise sanitaire. Même les plus grandes compagnies aériennes du monde n’ont pas pu échapper à une suppression massive d’emplois. Une feuille de route pour la relance d’Air Madagascar est actuellement attendue. On saura ce qu’elle va donner mais de toute façon, cette relance d’Air Madagascar sera un test grandeur nature de la capacité de l’actuel régime à gérer les dossiers sensibles.  La bonne gouvernance c’est aussi cela.  Quoi qu’il en soit, espérons que ce nouvel envol soit enfin le bon car il y va de l’intérêt de tout un pays.

R.Edmond

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Groupe de la BAD : Note AAA reconfirmée par l’agence Fitch Ratings

La note AAA est la meilleure qui soit, pour une institution financière qui se veut être crédible et fiable. Le 21 juillet dernier, l’agence Fitch Ratings a confirmé cette note et a ajouté une perspective stable, pour la Banque Africaine de Développement (BAD).  « La note AAA de la Banque est le résultat de l’extraordinaire soutien de ses actionnaires, évalués AAA par Fitch Ratings. La politique de gestion du risque de la BAD est excellente et prudente, à l’image de celles de ses homologues régionaux notés eux aussi AAA », a indiqué l’agence dans son communiqué. Fitch Ratings estime que le profil de liquidités de la Banque est excellent, lui attribuant une note ‘AAA’, tant pour ses réserves de liquidités que pour la qualité de celles-ci, et que la capitalisation de la Banque est solide, reflétant un très bon ratio entre capitaux propres et actifs.

Augmentation de capital. L’agence de notation internationale prend en compte « une souscription à hauteur de 125 % du capital de Banque, à partir de 2021, dans le cadre de la 7e augmentation générale de capital approuvée en octobre 2019 », en faisant remarquer que « tous ses actionnaires non régionaux devraient réaliser leurs premiers versements avant octobre 2021 ». A noter qu’en avril dernier, le Conseil d’administration de la BAD a approuvé une facilité de réponse au Covid-19 dotée de 10 milliards de dollars américains et destinée aux emprunteurs actuels afin d’atténuer l’impact de la pandémie sur l’économie de ces pays. Pour les dirigeants de la BAD, le large soutien des actionnaires est essentiel pour que cette institution continue de jouer son rôle de premier plan dans l’aide au développement en Afrique. Par ailleurs, la notation « AAA » avec perspective stable de la BAD par Fitch Ratings fait suite à une notation antérieure identique attribuée par l’agence américaine Standard and Poor’s Global Rating.

 Antsa R.

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Chambre africaine de l’énergie : Sensibilisation pour la production et la consommation de gaz naturel

Les énergies renouvelables s’imposent de plus en plus sur le marché. Les pays d’Afrique ayant des potentialités dans le gaz naturel doivent miser sur ce secteur, pour changer l’Afrique, selon le nouveau comité de gaz naturel auprès de la Chambre africaine de l’énergie. Ces nouveaux membres du Comité ont accumulé des décennies d’expérience dans les secteurs public et privé à travers toute l’Afrique et partagent une même conviction que le gaz naturel peut propulser le développement économique de l’Afrique. « Le comité contribuera à conseiller la Chambre sur plusieurs projets et initiatives visant à stimuler les investissements dans les infrastructures gazières à travers le continent, et à développer des campagnes de sensibilisation au gaz pour stimuler la demande et la consommation », a communiqué le Conseil consultatif.

Ressources importantes. Le gaz naturel prend une place de plus en plus importante dans le mix énergétique du continent. L’Afrique abrite les plus grandes découvertes récentes de gaz au monde, en particulier au Sénégal et au Mozambique, selon la Chambre. Les gouvernements du continent reconnaissent, de plus en plus, les avantages de l’utilisation du gaz africain pour stimuler la croissance économique. Cependant, la plus grande partie du gaz africain est, jusqu’ici, restée sous-développée ou exportée, et son potentiel de création de valeur locale est resté sous-exploité.

Pour sa part, la Chambre africaine de l’énergie vise à soutenir et étendre plusieurs initiatives de monétisation et de valorisation du gaz telles que : l’augmentation de l’utilisation du GNC dans les transports. La Chambre ambitionne, également, parvenir à l’expansion des réseaux de PNG pour les ménages et les industries, le développement des infrastructures de GNL à petite échelle, le soutien aux projets gas-to-power, de pétrochimie et d’engrais, et l’amélioration de l’accès aux données sur l’offre et la demande de gaz sur le continent. Bref, pour la Chambre africaine de l’énergie, le gaz naturel présente d’énormes potentiels pour soutenir la transition énergétique.

Antsa R.

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Talem-paritry ny mponina Toamasina : Fanolorana « kitwash » ho an’ireo olona 500 mpisitraka

Nosantarina androany ny fanomezana avy amin’ny mpiara-miombona antoka mikasika ny “kitwash” ho an’ireo olona marefo eny amin’ny fokontany miisa 500. Ahitana ireo manana olana ara-batana sy ara-pahitana ary ara-mpitenenana, ireo zokiolona, ary ireo manana ny olana ara-molotra. Hitohy mandritra ny herinandro ny fanolorana izany isam-pokontany sy isan’olona tokony hahazo ilay fanomezana. Ny fikambanana Medair no misahana ny fanampiana avy amin’ireo mpira-miombona antoka ireto, ka ahitana fitaovana fakana rano, zinga, fitehirizan-drano 10 litatra, ary savony, ireto fanomezana tafiditra ao anatin’ny “kitwash” ireto. Niatrika ity lanonana ity ny ben’ny Tanana sy ny talem-paritry ny mponina atsinanana ary ny solon-tena ny talem-paritry ny rano atsinanana, teo ny Medair sy ireo solon-tenan’ny mpiara-miombona antoka rehetra tamin’izao fanomezana izao. Tafiditra tsara ao anatin’ny ady ataontsika amin’ny valan’aretina Coronavirus izao fanomezana izao, satria tena mbola eto amintsika ny aretina ka tsy tokony hitamatama isika amin’ny fitandremana, sy fandraisana ireo fepetra maro ara-pahasalana nambaran’ny fanjakana. Nambaran’ny ben’ny Tanana, fa tena mbola ao anatin’ny ady amin’ny valan’aretina covid-19 tanteraka isika izao, satria mbola misy ireo marary tsaboina amin’izao fotona izao ary tsy mbola mitsaha-mitombo ireo voa eto amintsika tato ho ato izay. “Arovy ny vatanao, arovy ny hafa” hoy ny ben’ny Tanana, satria ny fiarovan-tena amin’ny fanaovana arotava sy ny fampanajana ireo fepetra ara-pahasalamana nambaran’ny fanjakana ihany no mahomby amin’ity ady ataontsika ity, mba miaraka mandresy ny Covid-19 ity isika.

Malala Didier

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Sefo Zap nanolan-jaza : Voaheloka higadra 30 volana an-tranomaizina niampy onitra dimy tapitrisa ariary

Ny alatsinainy lasa no nivoaka ny didy mahakasika ilay raharaha nahavoasaringotra Sefo Zap iray tany amin’iny distrikan’Ifanadiana iny. Voampanga moa ity farany fa nanolana ankizivavy tamin’izany fotoana izany. Voaheloka higadra an-tranomaizina roa taona sy tapany niampy onitra dimy tapitrisa ariary no sazy azon’ity tompon’andraikitry ny fampianarana ity. Sazy mihatra avy hatrany

Raha tsiahivina ny raharaha izay efa niseho volana maromaro lasa izay dia ny zanaky ny mpampianatra iray, teo ambany fifehezany ihany no nampiharan’ity rangahy ity ny filan-dratsiny. Nametraka fitoriana avy hatrany teny amin’ireo ambaratonga mahefa ity ramatoa mpampianatra ity ary natao avy hatrany ny fanadihadiana sy ny famotorana an’Ingahy Sefo Zap. Efa niakatra fitsaràna tao Mananjary ny raharaha, raha ny angom-baovao azo, tamin’ny voalohandohan’ny taona teo. Saingy raha ny fantatra dia tsy nahazo rariny ilay ramatoa nanana zanaka niharan’ny herisetra ara-nofo. Afaka madiodio ilay tompon’andraikitra. Tsy nihanona fotsiny tamin’io anefa ireo mpitory fa nampiakatra ny raharaha teny anivon’ny « Cour d’appel ». Ary dia izao nahitàm-bokany izao izany rehefa nisy ny fanadihadiana lalina nampanaovin’ireo mpitsara. Vao io nivoaka tamin’ny alatsinainy io moa ny didy dia efa nisy niaraka tamin’izany ihany koa didy fampisamborana azy any amin’izay toerana ahitana an’ity Sefo Zap ity. Marihana mantsy, raha ny angom-baovao azo hatrany, fa toa hoe nafindra toerana avy hatrany izy ity taorian’io fitsaràna tany Mananjary io.

m.L

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Rijade : Plus de quatre titres seront diffusés

L’auteure de Riziky réservera une bonne surprise à ses fans.

La dernière fois que ses fans l’a entendu, c’était lors de son duo avec Basta Lion. Ensuite, elle a pris un élan pour mieux sauter. Actuellement, la membre de Bj Label est en train de préparer des morceaux pour distraire ses inconditionnels en ces temps de crise sanitaire. Des grosses pointures comme Black Nadia et Dah’mama seront de la partie. « J’ai invité ces artistes parce qu’elles comptent beaucoup pour moi. Elle sont talentueuses. Nous avons le même style« , a-t-elle attesté. Les rythmes seront de différents couleurs. En effet, Rijade s’ouvre à d’autres sonorités. Chanteuse de slow au début de sa carrière, elle s’adapte à tous les tempos. En ce qui concerne les clips, Rijade réalisera les clichés en France.  » Je voulais que mes clips soient tournés à Madagascar mais la pandémie ne l’a pas permis« , a-t-elle conclu.

 Iss Heridiny

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Décès : Nono Raberanto, un grand de la musique s’en est allé

Nônô Raberanto, la voix du groupe Raberanto, une icône des années ‘80.

Un monument de la musique tananarivienne s’est éteint hier. Nono Raberanto a laissé un héritage au patrimoine musical malagasy. Il a été emporté par une maladie au niveau des reins.

Le groupe Raberanto vient de perdre sa voix, en la personne de Nono ou Jean Noel Raberanto, hier dans la journée à 61 ans. C’est dans l’émoi que le milieu de la musique à Antananarivo a reçu la nouvelle. En outre, en cette période de trouble de crise sanitaire, le décès de ce parolier et chanteur ne fait qu’ajouter encore plus de désarroi à l’ambiance générale. Cependant, selon les premières informations recueillies, il aurait succombé d’une maladie du rein.

Une des figures musicales des années ’80 et ’90 vient de quitter ce monde. Même si son succès n’a pas été aussi retentissant que celui des autres artistes de sa génération. Sa musique a gagné le respect de ses pairs et de celle des artistes venus après. Des titres comme « Revy samy manana ny azy », un morceau culte à la radio nationale à une certaine époque. Ou encore, « Teo am–bavahady », une balade amoureuse qui a réussi à traverser les décennies.

Sans oublier, le « Vetson’ny kamboty », un succès qui a laissé pour la postérité le nom de Raberanto dans le firmament des groupes ayant porté sa contribution à l’édifice de la variété malagasy. Le groupe Raberanto a percé les sphères de la célébrité du temps des « K7 ». Son style a été une sorte de transition entre la variété acoustique, rapidement catégorisé de folk de l’époque et une variété plus européenne.

Le groupe touchait presque à tout dans ses textes, l’amour, la vie des jeunes, le spirituel… Les chansons chrétiennes ont cependant été son apanage plus tard. Cependant, plusieurs artistes ont déjà repris ses chansons, renforçant encore l’image d’artiste incontournable des années ’80 et ’90 de ce grand monsieur. A côté de la musique, Nono Raberanto était un grand sportif et un spécialiste du travail du bois. Un métier qui a aussi fait sa renommée.

Face à la douleur et à la situation qui prévaut, les funérailles se tiendront ce jour à partir de 10 h où il rejoindra sa dernière demeures à Tanjombato. Sûrement, le milieu de la musique malagasy va lui rendre un hommage mérité.

Maminirina Rado

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Ambohimangakely : Zandary mpiana-draharaha nitifitra ny namany, zandary iray naratra mafy

Voatery nampidirina tao amin’ny sampana vonjy taitran’ny hopitaly mihitsy ity zandary mpiana-draharaha iray, noho ny ratra mafy nahazo azy, vokatry ny tifitra nataon’ny namany zandary iray, izay mpiana-draharaha ihany koa. Zava-nitranga teo amin’ny sakana ara-pahasalamana teny amin’iny faritra Ambohimangakely iny, ny talata lasa teo.

Tendrom-po tsy mba namana … indrindra fa hoe misy fitaovam-pidiana mora raisina eny am-balahana. Tranga tsy dia fahita firy tokoa no nitranga tetsy Ambohimangakely ny alin’ny talata lasa teo. Zandary mpiana-draharaha iray no nifamaly tamin’ireo namany izay samy miambina sakana ara-pahasalamana eny an-toerana, ary niafara tamin’ny fandraisana fitaovam-piadiana izany. Raha ny fampitam-baovao azo dia tsy fantatra mazava izay tena anton’ny fifamaliana kanefa dia samy  mpirahalahy am-piadiana avokoa izy ireo. Niha-niakatra avo nony avy eo ny feo ary niha-mahery ireo teny nivoaka. Tampoka teo, nirefotra ny basy, nanaitra ireo manodidina. Zandary mbola mpiana-draharaha iray no nitolefika moramora rehefa nivoa-drà ny lamosiny. Tsy nahetsika intsony ity farany ka ireo namany nahita ny zava-nitranga no nitondra azy haingana tany amin’ny hopitaly. Raha ny voalaza dia tena voa mafy dia mafy tokoa ity farany. Fa ankoatra io dia fantatra fa mbola nahatifitra olona roa hafa teny an-toerana ihany koa ity farany : ny iray tamin’izy ireo dia olon-tsotra izay voasafon’ny bala fotsiny ihany teo amin’ny sofiny ary ny iray, zandary izay sefon’izy ireo. Tsy dia naninona moa ity farany raha ny vaovao azo satria dia toa voarangotry ny bala fotsiny ihany koa ny sorony.

Tonga nitsidika ity zandary naratra ity moa ireo tompon’andraikitra ambony eo anivon’ny zandarimariam-pirenena, izay nisolo tena an’Atoa Jeneraly Sekreteram-panjakana, omaly. Nohamarinin’izy ireo tamin’izany fa raisin’ny avy eo anivon’ny zandarimariam-pirenena iray manontolo ny fikarakaraka amin’ny fitsaboana ity naratra ity. Voalaza ihany koa fa efa nandray ny andraikiny ireto farany amin’ny fanaovana fanadihadiana sy ny famotorana rehetra mahakasika ity tranga ity. Fantatra moa araka izany fa efa nesorina teny amin’ity zandary nahatifitra ny namany ity ny basiny ary notanana natao andrimaso ity farany, ary eo am-panaovana famotorana lalina ireo tompon’andraikitra.

m.L

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Transport aérien : La compagnie aérienne Madagascar Airways se dit victime d’un « harcèlement du rég...

Madagascar Airways est une compagnie aérienne dirigée par des Malgaches.

Le secteur aérien malagasy pourrait être miné par un malaise qui est en train de s’y installer.

Du « harcèlement de la part du régime ». C’est ce que subirait actuellement la compagnie aérienne privée Madagascar Airways. C’est du moins l’avis d’une source proche du dossier et qui s’est exprimé hier, devant quelques journalistes, sous couvert de l’anonymat.

Sur la touche. Taxée d’être proche de l’ancien Président Hery Rajaonarimampianina, Madagascar Airways, qui a opéré en ligne régulière depuis 2016, ne peut plus assurer ses vols depuis le 12 avril. Et pour cause, notre source d’expliquer que l’Aviation Civil de Madagascar ainsi que le ministère des Transports et du Tourisme ont tout tenté pour mettre la compagnie sur la touche. « Madagascar Airways a été tout simplement désignée comme une cible à abattre à tout prix », explique notre source en racontant les péripéties de cette bataille sur fond de « favoritisme ». La décision de suspension du certificat de transport aérien (CTA) de Madagascar Airways est tombée le 24 février 2020. Une décision jugée irrégulière et qui a amené la compagnie à saisir le Conseil d’Etat. Comme il s’agit d’une saisine suspensive de la décision de suspension par l’ACM, Madagascar Airways, qui a continué à bénéficier de la confiance des usagers, a pu poursuivre certains de ses vols. Entre-temps, la compagnie a tout fait pour corriger la seule non-conformité mineure qui a motivé la suspension du CTA. Finalement après audit, le certificat de transport aérien a été rétabli, permettant ainsi à Madagascar Airways de continuer à opérer. Ce d’autant plus que la compagnie a reçu beaucoup de demandes, notamment, pour des vols de rapatriement de ressortissants étrangers pendant le confinement.

Rapatriement aux Comores. Parmi ces demandes figure celle de l’ambassade comorienne qui a voulu rapatrier 800 ressortissants comoriens. En effet, l’ambassade des Comores à Madagascar a lancé un appel d’offre à plusieurs compagnies dont Madagascar Airways. Ayant présenté la meilleure offre et ayant déjà une certaine expérience, Madagascar Airways a été retenue. Malheureusement et selon toujours les explications de notre source, le ministère des Transports et le ministère des Affaires Étrangères sont intervenus afin que les premiers vols pour une première vague de 100 personnes ne soient pas opérés par Madagascar. Au motif, entre autres que même si Madagascar Airways a retrouvé son CTA, elle ne dispose pas encore d’une autorisation d’auto-assistance à l’escale. Dès lors, le vol prévu pour le 21 juillet dernier a été annulé. Provoquant l’indignation et le désespoir des ressortissants comoriens qui voulaient rentrer chez eux. En tout cas, cette affaire témoigne du malaise qui risque de miner le secteur aérien malgache.

R.Edmond.

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Pétanque : Un grand concours pour les Malagasy en France

Ce sera la première sortie pour les boulistes malgaches en France.

La grande famille de boulistes malagasy dans l’Hexagone se réunira le 8 août prochain à l’occasion du « Grand concours de pétanque gasy de toute la France ». Un événement unique dont le but est de renforcer leur solidarité.

Pour une première fois après une longue période de confinement, voici une occasion pour laquelle les Malagasy résidant en France de pouvoir se rencontrer à nouveau. Il s’agit d’un événement sportif, plus précisément d’un grand concours de pétanque pour les Malagasy de toute la France, qui se déroulera dans l’après-midi du 8 août 2020 à Noisy Le grand. « En effet, on avait déjà organisé plusieurs événements comme celui-ci mais c’est le thème qui change à chaque fois. Cette année, j’ai choisi le thème « Grand concours de pétanque gasy de toute la France », première édition. Et ce sera un événement unique réservé uniquement aux Malagasy» a fait savoir l’organisateur, Timain Rarivoarivony.

Puisque c’est un concours de doublette, on verra un duo formé par un membre de l’élite et un Boss selon le règlement. Ainsi, le maillot homogène sera obligatoire pour tous les participants. Selon ses explications, une centaine de boulistes sera attendue à ce rendez-vous. La date limite des inscriptions sera pour la fin de cette semaine. « A part le côté sportif, l’objectif de cet événement, c’est de renforcer l’union des férus de la pétanque dans l’Hexagone. Ce serait aussi une occasion de se rencontrer. Il y aura des barbecues sur place », a-t-il ajouté. Le droit d’inscription s’élève à 100 euros par équipe. Les clubs auront donc deux semaines pour s’entraîner.

Manjato Razafy

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Rapport international sur la liberté de la religion : « 25% de la population malagasy sont musulmans »

L’effectif des musulmans dans le pays grimpe, si l’on croit aux chiffres publiés par le rapport international sur la liberté de la religion de Madagascar 2019 de l’ambassade américaine. « Les musulmans constituent actuellement entre 20 et 25 % de la population », lit-on dans ce rapport qui vient d’être publié. Soit environ 6.500.000 personnes sur la totalité des 26,3 millions de Malagasy estimés par la représentation américaine. Les chiffres avancés dans ce rapport sont basés par les « estimations des dirigeants musulmans et les universitaires locaux », souligne le document. Les musulmans du pays sont actuellement de plus en plus nombreux s’ils sont en situation marginale dans les années 90. Lors du recensement de 1993, selon toujours ce rapport, seuls 7% des Malagasy revendiquent être affiliés à l’islam. Mais durant ces dernières décennies, ils progressent dans le pays et « prédominent dans les zones côtières du nord-ouest » selon l’étude de l’ambassade américaine, si les chrétiens sont plus nombreux sur les Hautes terres.

Indo-pakistanais. La communauté musulmane du pays devient alors de plus en plus importante. « Les citoyens d’origine indienne et pakistanaise ainsi que les immigrants comoriens représentent la majorité des musulmans », soutient le rapport. Ces étrangers sont bien présents dans différents secteurs d’activités dans le pays. Les Indo-pakistanais sont une communauté très influente dans le secteur économique. Ils pèsent lourds dans le secteur de la banque, de l’hôtellerie, de la télécommunication, du bâtiment et travaux publics, de l’immobilier, du commerce et de la pharmacie. Pourtant, la communauté musulmane dont « la majorité sont des sunnites » selon le rapport de l’ambassade américaine, se fait plus discrète. L’étude soutient également qu’« un nombre croissant de convertis malgaches » est aussi remarqué.

Histoire. Face à cette progression de l’islam, les chrétiens, quant à eux, occupent toujours une place importante dans le pays. Selon l’étude menée par l’ambassade américaine, « les groupes religieux locaux déclarent que près de la moitié de la population est chrétienne ». Ils sont accueillis, selon le rapport de l’étude, par les quatre principaux groupes chrétiens notamment, l’église catholique romaine, l’église Presbytérienne de Jésus-Christ, l’église luthérienne ainsi que l’église anglicane. Ces dernières forment le Conseil œcuménique des églises chrétiennes et bâtissent leur influence de par leur poids dans l’histoire du pays, ainsi que le nombre de leurs fidèles qui occupent des places importantes dans la société. Au niveau du gouvernement, par exemple, les chrétiens sont majoritaires. En termes d’effectifs, les chrétiens des églises historiques sont talonnés par les églises évangéliques connaissent « un accroissement du nombre des fidèles » selon l’étude de l’ambassade américaine. D’autres religions chrétiennes demeurent, en revanche, minoritaires, affirme le rapport international sur la liberté de la religion Madagascar 2019 de l’ambassade américaine. Il s’agit  de l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours, les Témoins de Jéhovah, les Adventistes du septième jour.

Recueillis par Rija R.

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Impacts du covid-19 : Croissance la plus rapide du nombre d’Africains souffrant de la faim

La Covid-19 favorise la paupérisation et la faim.

Même avant l’apparition du covid-19, l’Afrique était déjà confrontée à un problème récurrent d’accès aux aliments sains et frais.

Et d’après le rapport  intitulé « L’État de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde » ou (SOFI), publié par la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture), en collaboration avec quatre autres agences onusiennes, cette crise sanitaire liée à la pandémie aggrave la situation. En effet, l’Afrique présente la plus forte prévalence de la sous-alimentation, soit plus que le double de la moyenne mondiale. Et comparée aux autres régions, elle enregistre la croissance la plus rapide du nombre de personnes souffrant de la faim.

Perte de potentiel. La faim progresse dans toutes les régions d’Afrique, en particulier en Afrique subsaharienne, incluant Madagascar, et une alimentation saine est devenue un luxe qui est hors de portée de nombreux Africains. Si les tendances récentes persistent, l’Afrique devancera l’Asie en 2030 et deviendra la région comptant le plus grand nombre de personnes sous-alimentées, soit la moitié du nombre total. Cela représente une énorme perte de potentiel pour les individus, les communautés, les économies et les nations, a-t-on révélé dans ce rapport mondial considéré le plus fiable. En outre, de nombreux ménages, en particulier les plus pauvres et les plus vulnérables, ont de plus en plus de difficultés à avoir accès aux aliments nutritifs, en raison des perturbations de l’approvisionnement alimentaire et des moyens d’existence, provoquées par cette crise sanitaire. Les projections préliminaires présentées dans le même rapport suggèrent que la pandémie de COVID-19 pourrait faire augmenter le nombre de personnes sous-alimentées dans le monde de 83 à 132 millions de personnes.

Dépourvus de moyens. En prenant le cas de Madagascar, il y a également une hausse incessante du nombre de ménages souffrant de la faim, même dans la Capitale à cause de cette pandémie. En effet, la majorité de la population vit dans l’informel en gagnant leur vie chaque jour. Les mesures restrictives liées à cette crise sanitaire ne leur permettent plus ainsi de survivre. A part cela, de nombreuses entreprises ont dû mettre leurs employés au chômage technique. Rien que dans le secteur du tourisme, une perte de 40.000 emplois est déjà enregistrée alors que la propagation du covid-19 est encore inquiétante dans le pays. Du jour au lendemain, bon nombre de ménages sont dépourvus de moyens financiers leur permettant de survivre. Cependant, l’aide offerte par l’Etat n’arrive pas à soutenir tous les ménages les plus vulnérables qui souffrent déjà de la faim même avant l’apparition du covid-19.  En tout, une grave crise alimentaire est ainsi à craindre non seulement dans le pays mais aussi dans toute l’Afrique.

Mesures rapides. Par ailleurs, le coût d’une alimentation saine est supérieur au seuil de pauvreté internationale. Ce qui signifie que les personnes qui gagnent moins de 1,90 dollar par jour n’ont pas les moyens pour consommer suffisamment d’aliments sains. En Afrique subsaharienne, une alimentation saine coûte 3,2 fois plus que le seuil de pauvreté. Les politiques gouvernementales doivent ainsi favoriser des transformations qui contribueront à réduire le coût des aliments nutritifs et à renforcer le pouvoir d’achat des pauvres. Elles doivent également s’efforcer de réduire les pertes de nourritures. Il faudrait entre autres, soutenir les petits producteurs pour faire arriver les fruits et légumes sur les marchés à faible coût. Investir dans les réseaux routiers n’est pas en reste. « Si des mesures rapides ne sont pas prises pour inverser la tendance en matière de la faim et permettre un accès facile aux régimes alimentaires sains à tous les Africains, les progrès réalisés pendant des dizaines d’années seront compromis. Nous ne devons pas permettre que cela se produise », a évoqué Abebe Haile-Gabriel, Sous-Directeur général et Représentant régional de la FAO pour l’Afrique.

Navalona R.

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COVID-19 : Son impact sur les ménages

L’Institut National de la Statistique (INSTAT) a mené une enquête auprès de 1.240 ménages sur l’impact du Covid-19 sur les conditions de vie des ménages à Madagascar. Une enquête par téléphone assistée par ordinateur afin de respecter les mesures barrières et la distanciation sociale. La collecte des données de cette première vague a commencé au début du mois de juin 2020 et s’est terminée mi-juin 2020. L’enquête ménage s’articule autour des différents thèmes portant sur le niveau de connaissance des ménages des mesures à prendre pour réduire le risque de contamination du virus et les comportements à adopter face à l’épidémie mais aussi les principaux canaux tels que leurs accès aux services essentiels, la situation d’emploi de la population et les sources de revenus, l’insécurité alimentaire, la portée et l’impact des mécanismes par lesquelles les ménages sont susceptibles de se confronter.

Recueillis par Dominique R.

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Musicothérapie : Volahasiniaina, une pépite de la musique traditionnelle

Volahasiniaina Linda armée de son instrument de prédilection.

Volahasiniaina, une valeur sûre de la musique malagasy. Ses doigts magiques sauront vous transporter à travers le son de sa valiha et de ses percussions. Une musique qui donne des ailes à la pensée et exhale l’âme !

Passionnée, Volahasiniaina, musicothérapeute, musicienne éducatrice, entrepreneure culturelle, joue de la valiha, l’instrument emblématique de Madagascar, ainsi que des instruments traditionnels de la Grande île tels le jejy ou jejo voatavo, le kabôsy, la flûte traditionnelle et les percussions. Membre fondateur de l’orchestre de valiha de Madagascar Akombaliha, c’est depuis 1992 que la jeune femme est passée de simple amateur à une passionnée professionnelle.

Mais plus elle jouait, plus elle se découvrait une passion pour les instruments traditionnels malagasy qui, plus tard, allaient devenir ses instruments de prédilection. Elle ne cessa donc de travailler ses techniques. Elle a également consacré une grande partie de son talent à la danse grâce à sa remarquable maîtrise technique combinée à son talent de compositrice pour avoir été pendant plusieurs années l’auteure de diverses compositions originales jouées en live des pièces chorégraphique de la compagnie Rary de 1997 à 2009 dont certaines pièces ont fait l’objet de tournées internationales telles « Mpirahalahy Mianala», en 1999, qui a obtenu le 2e prix Sanga II, le prix Rfi Danse, et a été sollicitée pour des tournées en Europe, dans toute l’Afrique, et aux Etats-Unis; « Rana », pièce créée en septembre 2005, présentée au Centre Culturel Albert Camus, au Festival St-Denis Danse, au Kaay Fecc Festival-Sénégal… Au sein de cette compagnie de danse, elle a aussi assuré les fonctions d’administratrice, d’enseignante de musique, d’éclairagiste, de technicienne et d’animatrice d’ateliers tels « Ankisôma : atelier sur la recherche et la créativité », « Mpamaliha »  atelier d’initiation musicale qu’elle a initié.

En 2009, Volahasiniaina a créé son Centre d’éducation artistique qui se base sur l’enseignement de la valiha, des percussions et la pratique des jeux traditionnels malagasy. De là est né « Mpamaliha », un ensemble de joueurs de valiha issus de son centre en 2012. Elle a organisé au sein de son centre, des ateliers gratuits d’initiation aux percussions, surtout pour les adolescents et les jeunes parce que faire de la musique est un cadeau qui n’a pas de prix ! A tous les jeunes qui sont sur le chemin, n’abandonnez jamais ! Continuez et allez jusqu’au bout de vos rêves, ça en vaut vraiment la peine.

Recueillis par Zo Toniaina

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Covid-19 : Niampy iray ny mpanao gazety lavony

Ora vitsivitsy taorian’ny nahatongavany tao amin’ny hopitaly Anosiala dia tsy tàna intsony ny ainy. Nodimandry omaly Rakotoniaina Tolora, fantatry ny maro amin’ny solon’anarana « Big Tolotra », fiantso azy rahateo eo amin’ny tontolon’ny asa fanaovan-gazety. Izy no isan’ny mpanao gazety voalohany teo anivon’ny Radio Bongolava izay feno 25 taona tamin’ity taona ity. Efa nanomboka ny 13 jolay teo izy no narary tany Tsiroanomandidy. Nihombo ny aretiny ary tsy maintsy nampiakarina haingana teto an-drenivohitra mba ho fanavotàna ny ainy. Tafiditra tao anatin’ny antsoina hoe « forme grave » izy ary avy hatrany dia nentina teny Anosiala. Vao maraina omaly dia vaovao ratsy no heno tamin’ny fianakaviany dia ny fahalasanany izany. Namela mananon-tena sy kamboty roa i Big Tolotra izay lavon’ny Covid-19 teo amin’ny faha-41 taonany. Omaly ihany dia natao ny fanitrihana azy teny amin’ny fasan-drazany eny Ampangabe. Fanindroany izao no nisy mpanao gazety lavon’ity valanaretina ity. Ny iray dia miasa eo anivon’ny onjam-peo iray eto an-drenivohitra ary nisafidy ny tsy hanononana anarana azy ny fianakaviany. Fantatra koa ankehitriny fa misy ireo miasa eo anivon’ny tontolon’ny haino aman-jery no mitondra ny valanaretina ankehitriny. Misy mihitsy aza ny miady aman’aina ary tsaboina any amin’ny hopitaly mifanandrify amin’izany. Izany rehetra izany dia midika fa isan’ny sehatra tena tafihan’ny Covid-19 ity sehatra ity. Ny antony dia satria miasa izany ao anatin’izao vanim-potoanan’ny hamehana ara-pahasalamana izao. Misedra olana ny mpanao gazety ankehitriny satria lasa miady irery amin’ny ady atrehina amin’ny fahavalo tsy hita maso. Maro ny orinasa izay mandraharaha eo amin’ilay sehatra no voatery nampihena ny karama na koa nanala vonjimaika mpiasa noho ny fihenan’ny vola miditra. Vokatr’izany dia betsaka ny mpanao gazety very asa na koa miasa fa amin’ny karama kely. Raha mihiboka ny daholobe, ny mpanao gazety kosa dia miasa isan’andro. Ankehitriny izy ireo dia mahatsapa fa mila tohana satria lasa miady irery loatra. Raha marary vokatry ny asa dia tokony mba hamoraina ny fanaovana « test » sy fidirana hopitaly, satria niasa ho an’ny tanindrazana amin’ny maha-sehatra « requisitionné » azy. Toraka izany koa, mila tohana amin’ny fitaovana izay farafahakeliny entiny miady amin’ny valanaretina. Hatreto dia mividy am-paosy ny arovava sy ny tsiranoka mamono valanaretina izy ireo. Ireo anefa ny farafahakeliny.

D.R

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Nutrition dans le Sud : 2,2 millions USD pour une assistance d’urgence à 144 000 personnes

Enregistrement numérique d’un bénéficiaire lors d’une séance de distribution à Ambovombe le 16 juillet dernier.

Depuis janvier 2020, une assistance alimentaire par transfert monétaire a été distribuée à la population des zones reculées du Grand Sud. Les dernières distributions ont  lieu ce mois de juillet.   

144 000 personnes dans les districts d’Ambovombe, Bekily, Tsihombe et Ambovombe, dans la partie sud de Madagascar, ont bénéficié depuis le mois de janvier, d’une assistance alimentaire sous forme de transfert monétaire. La distribution de cette aide d’urgence a été effectuée sur le terrain par le Programme alimentaire Mondial (PAM) sur un financement de l’Union Européenne, à hauteur de 2,2 millions de dollars. Cette assistance alimentaire par transferts monétaires a été réalisée via une plateforme numérique pour faciliter les opérations dans ces zones reculées. Les distributions finales ont lieu ce mois de juillet dans les districts de Beloha et d’Ambovombe.

Cette assistance est fournie dans le cadre du système national de protection sociale du gouvernement de Madagascar, souligne le PAM, et est mise en œuvre sous la coordination du ministère de la Population, de la Protection sociale et de la Promotion de la femme ainsi que du Bureau National de Gestion des Risques et Catastrophes (BNGRC) en collaboration avec le Fonds d’Intervention pour le Développement, et en partenariat avec la Banque Mondiale et l’UNICEF.

 Vulnérabilité. « Les populations rurales dans le sud subissent avec peine les effets de la sécheresse. Depuis fin 2019, il n’y a pas eu de pluies ni récoltes ni opportunités de travail. Et dans le contexte actuel de crise sanitaire, les besoins sont encore plus critiques. Le PAM est reconnaissant envers l’UE pour ce soutien qui a permis d’apporter une assistance vitale à ces populations », a déclaré Moumini Ouedraogo, représentant du PAM à Madagascar. Pour sa part, Giovanni Di Girolamo, ambassadeur de l’Union Européenne à Madagascar, a souligné que ce soutien a produit des réalisations concrètes aux populations rurales du Sud.

Selon l’analyse de la vulnérabilité des districts du Grand Sud à la sécurité alimentaire ou Cadre Intégré de Classification de la Sécurité Alimentaire (IPC), publié en avril 2020, 1,6 million de personnes  se retrouveront dans une situation d’insécurité alimentaire pour la prochaine période de soudure, à partir de septembre 2020. Parmi elles figurent 554.000 personnes qui ont besoin de soutien urgent pour ne pas compromettre leurs moyens de subsistance à moyen terme.

Hanitra R.

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Concours Francojeunes : Mayotte hôte de la 17e édition

Le Conseil Départemental de Mayotte organise la 17e édition du festival Francojeunes. Il s’agit de faire vivre la langue française dans la région Sud-Ouest de l’Océan Indien. Francojeunes est avant tout un concours d’écriture dans la langue française. Il est ouvert aux jeunes de moins de 25 ans (Collège, Lycée et Hors-catégorie). Les candidats doivent écrire dans le genre de leur choix, un conte, une nouvelle, une poésie ou un slam sur la base des 10 mots fournis par l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), et suivant les termes du règlement du concours. Un jury délibère dans chaque pays participant. Tous les lauréats se réunissent dans un pays hôte durant une semaine d’activités pluridisciplinaires. Francojeunes, un festival itinérant. Le concours se termine par un festival qui réunit pendant une semaine d’activités pluridisciplinaires les lauréats des pays suivants : Mayotte, Madagascar et Union des Comores. Depuis peu, le Conseil Départemental, grand financeur et parrain du festival, a ouvert celui-ci aux autres pays de la région comme les Seychelles, la Tanzanie, le Mozambique, le Kenya (Mombasa) et Djibouti. Cette démarche traduit ainsi sa volonté d’ancrage de Mayotte dans son environnement géographique. Francojeunes, pour faire se rencontrer. Les jeunes s’approprient cet espace mis à leur disposition pour se découvrir, échanger, partager, nouer des relations et donc exister. Un règlement du concours précise les conditions d’écriture, de sélection et de participation des lauréats au festival final de Francojeunes .

 Recueilli par Iss Heridiny

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ASIEF : Le championnat national risque d’être reporté

La santé des fonctionnaires est la priorité avant tout.

Les dates prévues pour le Championnat national de l’Association sportive interministérielle pour l’entretien des fonctionnaires (ASIEF) avancent à grand pas. En effet, ce sommet national est prévu se dérouler du 15 au 25 septembre à Mahajanga. Vu la situation actuelle liée à la crise sanitaire engendrée par le Covid-19, ce rendez-vous pourrait être reporté à une date ultérieure. Selon le président Jean Aimé Andrianarison dit John Love, les membres du comité exécutif attendent encore une réunion pour revoir ce calendrier, et décider de ce qu’il faut faire de ce championnat. Il a affirmé que personne ne possède le bon calendrier. D’autant plus, on est encore en plein combat contre cette épidémie. A noter que le président en personne vient d’être guéri du Covid-19. Pourtant John Love assure que l’événement aura lieu à Mahajanga. D’ailleurs, la région hôte de la compétition s’est préparée dès le début de la saison.

Manjato Razafy