Les actualités à Madagascar du Dimanche 23 Juillet 2017

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Le titre d’un quotidien hier avait choqué certains lecteurs

La Une de Midi Madagasikara a fait un petit tour sur les réseaux sociaux hier jusqu’à maintenant.
« Palais d’Iavoloha : Pas de président côtier en 17 ans » tel est le titre qui a enflammé le social network hier. Pourquoi ? Tout simplement, car ce genre de titre est choquant pour la plupart des Malgaches. En effet, sur facebook, un des réseaux sociaux le plus accessibles à Madagascar, il y a un groupe qui véhicule la haine tribale surtout entre les Merina et les Côtiers, et cet article ajoute le feu à la poudre. Certes l’article est publié sur fond d’analyse, mais est-ce que tous les Malgaches le prendront sur cet angle là ? Certains disent que c’est le genre d’article qui nous fait stagner dans notre situation. D’autres affirment que cet article n’a rien de choquant, mais c’est un fait qui peut être rapporté, mais avec la culture de l’hypocrisie des Malgaches, ce genre d’article devient choquant. Tout le monde avait évoqué leurs opinions. On attendra que nous réserve 2018.
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CHAN 2018: Madagascar bat le Mozambique et se prépare pour affronter l’Angola

Bonne nouvelle pour les férus du Football malgache. La route vers la CHAN 2018 au Kenya continue pour les Barea de Madagascar.
Il ne reste plus qu’à écarter l’Angola, sortant vainqueur face à l’île Maurice, et Madagascar aura l’occasion de participer à la CHAN qui se déroulera au Kenya en 2018. Les hommes de Raux Auguste ont arraché une victoire de 2 buts à 0 à l’Estádio Nacional do Zimpeto après avoir fait un nul de 2 buts partout la semaine dernière au stade de Mahamasina. Si on résume le match, des occasions se sont présentées de part et d'autre, mais Bela ouvre le compteur à la 62e minute pour les Malgaches. Puis le fameux Njiva alourdit la marque à la 92e minute. Les barea continuent leur série de matchs sans défaite. Depuis septembre 2016, l’équipe nationale n’a essuyé aucune défaite en 11 matches : 8 Victoires avec 3 nuls.
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Circulation - Hécatombes sur les routes nationales

Non assistance des citoyens en danger mortel. Le trafic sur les routes nationales est assez intense en cette période de vacances alors que les négligences et le laisser-aller sont de temps à autre fatals pour les usagers. Peu de taxis-brousse pour beaucoup de voyageurs à cause des problèmes d’insécurité en cours de route et du mauvais état des infrastructures. En effet, une série d’accidents mortels a eu lieu sur des routes nationales ces derniers jours. Le dernier en date s’est produit vendredi aux alentours des 16 heures au lieudit Andalambiby, sur l’axe Ankazoabo-Toliara de la Rn10, objet d’une éventuelle coopération avec la Chine (cf. nos parutions du 1er et du 19 juillet).

PréoccupantLe car, ayant transporté une vingtaine de passagers d’Ankazoabo en direction de la ville du soleil, est sorti de la route au moment où il allait aborder un virage en forme de descente. Le bolide a fait un triple tonneau et a fini sa course dans un ravin suite au blocage de la barre de direction. Le lendemain, un enfant de 2 ans et un gendarme ont succombé à leurs blessures sur les lits d’hôpital de Toliara. L’état d’un autre gendarme est plus ou moins préoccupant, alors que les autres victimes ont la vie sauve en dépit de sérieuses lésions. Toujours sur la Rn10, mais au niveau de Beroroha, un accident de circulation a coûté la vie à un « mpiandry » et a blessé plusieurs autres voyageurs. Sur cette route, si ce n’est pas les infrastructures décrépies ou les imprévus dus au laxisme qui tuent, ce sont les criminels qui s’occupent des passants à bord de véhicules bondés sans que des solutions idoines soient appliquées jusqu’ici.IrresponsabilitéLa nationale 2 reliant Antananarivo-Toamasina est également parmi les plus grandes tueuses. Un camion, lâché par son frein, a mortellement percuté un homme d’un certain âge, gardien et père de huit enfants, au niveau d’Ampangalantsary Andasibe, Moramanga, tôt dans la matinée de mercredi dernier. Pourtant, la veille, c’est-à-dire mardi, un taxi-brousse assurant la ligne régionale Andasibe-Moramanga a provoqué un accident ayant occasionné le décès immédiat d’un passager. 21 des 24 rescapés sont toujours sous traitement médical au centre hospitalier du District de la Capitale bezanozano. Une fois de plus, l’insouciance et l’irresponsabilité ont été fatales pour des innocents.PsychotropesRappelons que cette portion de route était le théâtre d’un quintuple homicide involontaire commis par un métis sous l’emprise des psychotropes l’an passé. Un policier et une femme enceinte étaient parmi les victimes. Aux dernières nouvelles, le tueur a écopé d’une peine de 2 ans d’emprisonnement ferme seulement, plus une amende de 100 millions d’ariary. Voilà combien coûtent les vies humaines chez nous !Partant, un camion taxi-brousse opérant sur la ligne Tolagnaro-Antananarivo, la nationale 13, s’est renversé à 25 km d’Ihosy avec près d’une centaine d’adultes et d’enfants à bord. La cause de l’accident provient d’une crevaison soudaine de la roue avant gauche du véhicule. Le nombre de blessé a excédé les 60. Même si aucune perte humaine n’a été déplorée, le refus du propriétaire d’assurer les frais médicaux de ses clients en vertu de l’assurance est révoltant.Souffrance populaireDu coup, l’on se demande sur le sérieux de l’Agence des transports terrestres (Att). La plupart des transporteurs sont certes trop négligents. Ils ont un comportement désastreux. Pourtant, ils sont rarement punis. Un regard accusateur se lève également sur l’exécution des visites techniques de ces véhicules défaillants et les agents de circulation qui ont l’habitude de ramasser de l’argent au lieu d’être stricts sur la sécurité des personnes et de leurs biens. Une réunion tripartite a eu lieu au Toby Ratsimandrava, vendredi dernier. Ensemble, la Gendarmerie nationale, l’Att et les transporteurs ont pris de nouvelles mesures à déployer dès ce week-end. Leur efficacité reste à prouver. « C’est la politique qui reste une priorité pour nos dirigeants et non la souffrance populaire », s’écrie un responsable à Toliara face à la situation qui prévaut chez nous.Manou Razafy

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Soavina - Un trentenaire se tranche le cou

Vision de cauchemar et digne d'un film de genre « thriller » dans un foyer privé, samedi vers le début de l'après-midi à Analampanga sud, Commune de Soavina Atsimondrano. Le corps sans vie d'un célibataire de 32 ans reposait dans une flaque de sang qui a souillé le bas-flanc et le parquet de l'appartement. Radô, puisqu'il s'appelait ainsi, s'est volontairement tranché le cou avec une hache pour mettre un terme à son existence. Motif évoqué : un profond désespoir face à la vie, avance-t-on parmi les voisins de la victime.

C'étaient des enfants, en jouant près de sa maison, qui auraient constaté en premier les faits et se sont vivement alarmés. Ils étaient accourus auprès des adultes pour les prévenir à leur tour sur la triste fin du trentenaire. La Gendarmerie a été à son tour mise au courant des faits et a dépêché des éléments pour ouvrir une enquête sur place. En attendant, le geste désespéré de Radô a provoqué l'émoi total chez ses voisins de quartier. Au cours de la semaine dernière, les signes avant-coureurs de sa volonté pour mettre fin à sa vie, n'ont pas trompé. De retour à l'inhumation de sa mère à Antsirabe, le malheureux était profondément abattu. De plus, il n'a pas cessé de raconter que des fantômes l'ont harcelé et cherché à lui faire la peau. « Vendredi, il a parlé de l'obligation de se suicider. Mais ses voisins l'en ont vivement empêché et l'ont bien surveillé. Le lendemain, alors que tout le monde a cru que tout était finalement rentré dans l'ordre car Radô a retrouvé son calme, ce dernier était  finalement parvenu à son funeste objectif en décidant d'agir à leur insu, c'est-à-dire en solitaire chez lui », explique un riverain de cette Commune d'Atsimondrano. De son vivant, le trentenaire, pour survivre, se mettait au service de ses voisins, qui lui a confié leur ravitaillement en eau. Sans doute, la solitude lui aurait pesé également. Il n'avait aucun proche avec qui il a pu se confier en ville.  A en voir plus près, la nostalgie d'Antsirabe où tous les siens sont domiciliés et surtout la perte de parents lui ont affecté l'esprit au point de l'altérer. A preuve, ses visions où il raconte souvent que ces « présences » lui en voulaient à mort, une situation qu'il a fini par ne plus supporter. Ses colocataires se sont chargés des formalités de décès et du transfert de sa dépouille mortelle à la ville d'eaux. Franck Roland

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Formation et emploi - Madagascar bien loin derrière Maurice

A l’occasion du Salon de l’entreprenariat et de l’emploi, une conférence sur l’importance de la formation dans le système économique s’est faite vendredi dernier. Pour la peine, le ministre mauricien du Travail, des Relations industrielles, de l’Emploi et de la formation, Soodesh Satkam Callichurn est venu à Madagascar pour présenter l’exemple mauricien. En effet, après quelques années, l’île Maurice a connu une grande évolution dans son économie. Dans ce sens, elle est devenue un vrai modèle à suivre dans l’océan Indien mais plus particulièrement dans tout le continent africain. Et la formation a une grande part de responsabilité dans cette évolution économique.

Le thème de la conférence s’est porté sur : « investir dans la formation : l’exemple mauricien ». Le ministre a donc présenté en quelques lignes les programmes de formation dont disposent les Mauriciens. Il a stipulé clairement que « l’éducation mauricienne est gratuite allant de l’école primaire à l’université et aussi obligatoire jusqu’à l’âge de 16ans ». Et pour faciliter leurs déplacements, le transport en commun est aussi gratuit pour tous les élèves et les étudiants.Des programmes pour abolir le chômageLe « Dual training program » est un programme mis en place par l’Etat et le secteur privé pour permettre aux étudiants d’étudier et d’effectuer des stages professionnels en même temps. En suivant ce programme, les jeunes bénéficient d’une allocation mais également d’une grande possibilité d’embauche, parce qu’en effet, avec la collaboration citée ci-dessus, les entreprises doivent embaucher au moins 50% de leurs stagiaires. Depuis sa mise en place en 2015, plus de 2 000 jeunes ont pu jouir du programme à travers plus de 120 entreprises. Et ce n’est qu’un programme parmi tant d’autres vu que Maurice dispose de programmes dédiés aux femmes ou encore aux jeunes diplômés au chômage. Et tout programme dispose d’une allocation dédiée, par exemple pour le programme féminin d’une durée de 6 à 12 mois, elles reçoivent une somme de 6 000 roupies. Ces financements résultent d’un fonds spécialement dédié par l’Etat et qui est géré par l’Human research development country ainsi qu’avec la contribution du secteur privé. Dans ce sens, Maurice déploie des grandes forces pour diminuer le taux de chômage dans l’île parce qu’en 2 ans, le chômage est passé de 8,1% à 7,23 %. Mais elle veut encore atteindre 4% d’ici 3 ans. Ancienne colonie comme Madagascar mais qui n’a obtenu son indépendance que 10 ans après ce dernier, elle a su se redresser alors qu’au début, l’économie mauricien s’est basée sur une monoculture de la canne à sucre et sur aucune ressources naturelles exploitables. Quant à Madagascar qui dispose de tous les ressources nécessaires, la Grande île stagne encore économiquement.Rova R.

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Décevant !

Le clash d’Antaninarenina, ce haut lieu des Finances, publiques et privées confondues, continue de focaliser les attentions. Observateurs ou analystes et simples citoyens avisés s’accordent à émettre le même constat qu’il s’agit d’une grande première de la République, particulièrement dans le domaine des Finances. Faisant partie des quatre ou cinq départements de souveraineté, le ministère des Finances et du Budget, un domaine régalien de l’Etat, n’a jamais été confié qu’à une personnalité de confiance, fidèle parmi les fidèles d’Iavoloha.

Le tandem entre elle et le Chef de l’Etat coule de source. Un portefeuille, donc, qui n’est guère octroyé à n’importe qui.  C’est un fait rare, voire unique dans un pays comme le nôtre qu’un ministre des Finances quitte de son propre gré, pour un désaccord ou pour une quelconque contrariété, le Gouvernement. D’autant plus qu’il tenait à donner publiquement les raisons essentielles de son départ. Normalement, le démissionnaire devrait respecter, en pareil cas, le principe de l’obligation de réserve. Une loi non dite ni écrite mais qui régit, en général, le comportement des concernés dans ce genre de situation.L’évènement suscita un certain intérêt à l’opinion dans la mesure où il a permis d’y voir encore plus net le dysfonctionnement et l’incohérence qui existent au sein de l’équipe dirigeante du pays. Phénomène qui explique clairement le blocage du régime conduisant la Nation vers la débâcle.Par contre, le clash fit naître un certain espoir parmi les citoyens du fait qu’il donnerait l’occasion aux hauts dirigeants de l’Etat de procéder à un « nettoyage », une bonne fois pour toute, du Gouvernement. D’ailleurs, le Chef de l’Etat le fit savoir, plus d’une fois, qu’il existe des hauts responsables inaptes et… ineptes dans l’entourage du pouvoir et qu’il allait prendre des mesures sévères à leur encontre. Le Premier ministre, de son côté, ne mâchait pas, non plus, ses mots pour fustiger les brebis galeuses qui ternissent l’image du régime, sinon de l’Etat. Ainsi, on s’attendait à un « balayage » de grande envergure ou à un « lavage » complet, pourquoi pas ! Il en faut.Grande fut la déception, voire le dépit. Le Chef de l’Etat, au lieu de profiter l’occasion qui se présente, il se contente d’opérer à un bouche-trou. On s’habitue, en fait, à des grandes déclarations peu suivies d’actes concrets. Les discours solennels, du stade mythique de Mahamasina au palais d’Etat d’Iavoloha, se suivent et se ressemblent, tout juste pour amuser la galerie. Et ils continuent à berner le pays. La situation va de mal en pis !Le sociologue politique de renom, Rasolo André, voit clairement vrai dans sa perception des faits. A travers une « lettre ouverte à la Communauté internationale (Ci) », il dénonça, désespérément, la gravité et la dangerosité de la situation qui prévaut à Madagascar en ces temps-ci et qu’il supplia la Ci de faire le nécessaire pour épauler le pays afin de pouvoir se débarrasser de ce « mal ». Espérons que les tenants du pouvoir verront les choses de la même manière ! Les chances s’avèrent très minces à ce qu’ils partageraient la même vision. En tout cas, il s’agirait d’une attitude politiquement incorrecte et antipatriotique. Le pays s’enfonce au fil des jours. Un geste criant et décevant de leur part.

Ndrianaivo

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Football - Chan 2018 Les Barea qualifiés

Les Barea terminent fort à Mozambique. Après un match nul mitigé (2-2) à l’aller du deuxième tour de la qualification pour le championnat d’Afrique des nations (Chan) qui se déroulera au Kenya en janvier 2018, les Barea de Madagascar n’ont pas tremblé au match retour face au Mozambique ce dimanche 23 juillet.  Les hommes de Raux Auguste, sélectionneur malgache ont disposé 2-0 les Mambas à domicile durant le match retour. En effet, Bela a commencé la délivrance sur un joli but à la  62e (1-0).

Mais ce score n’était pas encore suffisant pour envoyer l’équipe dans la prochaine étape. Il a fallu attende le capitaine de l’équipe Ando qui a clos le score dans les temps additionnels 90+2 pour sauver le navire malgache. Les poulains d’Auguste Raux joueront leur billet face à l’Angola les 11 et 18 août prochains. Sur dix matchs, Madagascar n’a pas encore été battu avec 8 victoires et deux matchs nuls dans les échéances internationales. Dans un autre horizon, à l’île Maurice, les Barea U17 ont été battus par les jeunes Mambas (2-0).  Menés 1-0 à Edilson Luis à la 6è minute,  les Barea ont vu leur capitaine Mamisoa rater un penalty à la 27è minute. Celton Jamisse double la mise à la 83è minute. Score final 2-0.Ainsi la sélection d’Analamanga, en lice au Cosafa U17, a deux défaites sur autant de sorties.Elias Fanomezantsoa

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Meurtre du jeune Golo Achimo à Nosy Be - Un inspecteur de police accusé de complicité

L’affaire sur le meurtre du jeune Golo Achimo Moucharaphe dit Houssen, âgé à peine de 15 ans, survenu à Nosy Be dans la nuit du vendredi 3 mars dernier vers 19h, connait un nouveau rebondissement. La mère de la victime et le reste de la famille crient à l’injustice et dénoncent la complicité d’un inspecteur de police dénommé T. dans cette affaire. Selon la mère de Golo Achimo Moucharaphe avec qui nous avons eu un entretien hier, un des assassins de son fils a été arrêté le lendemain (samedi 4 mars) grâce à la collaboration du « fokonolona ».

On se souvient que sans l’intervention de la famille de la victime, le présumé coupable serait lynché. La famille du petit Houssen, en dépit de sa douleur, n’a pas jugé utile de procéder à une justice expéditive. « Nous avons confiance aux Forces de l’ordre et en la Justice », ont-ils déclaré. Toujours d’après la mère de la victime, c’est elle qui a appelé les éléments de la Gendarmerie. « J’ai appelé les gendarmes parce qu’ils étaient les premiers à accourir quand le corps sans vie de mon fils a été découvert par des voisins. Ils se sont rendus à l’hôpital et ne nous ont pas quittés durant la veillée funèbre », a-t-elle déclaré. C’est pour ainsi dire que le dossier sur le meurtre de ce garçon a été confié à la Gendarmerie. Mais curieusement, la Police, après l’arrestation par les gendarmes d’un des présumés coupables de ce meurtre, s’est dépêchée d’aller chercher ce dernier en prétextant que l’affaire lui a été confiée. « La Police affirme avoir été la première à s’être rendue à l’hôpital après la découverte du corps sans vie de mon fils, mais c’est faux ! », a expliqué la mère de Golo Achimo Moucharaphe. Mais ce qui l’a étonnée le plus, devait-elle continuer, c’est le fait de voir cet inspecteur l’interroger à son domicile et lui demander de signer dans son agenda. « J’ai bien demandé à cet inspecteur de police si l’homme qui a été arrêté a dénoncé ses complices. Il a alors répondu que l’homme en question a agi seul, alors que nous sommes nombreux à avoir entendu les aveux de l’assassin de mon fils selon lesquels ils étaient nombreux à avoir pris part au meurtre de celui-ci », a indiqué la mère de Golo.« L’inspecteur de police a imité ma signature »« Vous ne pouvez pas imaginer mon étonnement quand le jeudi 9 mars dernier, le juge des enfants m’a appelée pour me demander pourquoi je n’ai pas porté plainte contre l’assassin de mon fils. Mon cœur a failli s’arrêter. Le juge m’a montré la lettre attestant mon désistement et sur laquelle est apposée ce qui ressemble à ma signature. Mais ce n’est pas la mienne et j’ai tout de suite su que c’est l’œuvre de cet inspecteur de police dénommé T. C’est ce dernier qui a imité ma signature », s’est indignée la mère de la victime.Sans perdre du temps, celle-ci a porté plainte contre ce fameux inspecteur de police pour faux et usage de faux et complicité de meurtre et a pris un avocat. « J’ai été enquêtée au mois d’avril dernier mais jusqu’ici, l’inspecteur de police n’a jamais été inquiété », a-t-elle continué avant d’ajouter qu’elle ignore également le sort réservé au présumé assassin de son fils qui a été arrêté. Du coup, la famille du jeune Golo Achimo Moucharaphe lance un appel au pouvoir central, en l’occurrence au ministre de la Sécurité publique et celui de la Justice afin de châtier les coupables du meurtre de leur progéniture et cet inspecteur de police devenu complice de ces assassins.Le dossier entre les mains de la Justice Interrogé sur le dossier de ce fameux inspecteur de police lequel se vanterait, selon nos sources, d’avoir le bras long, des responsables de la Police affirment que ce dossier se trouve déjà entre les mains du procureur. Par ailleurs, toujours d’après nos interlocuteurs, en aucun cas, le ministère de tutelle et encore moins la direction régionale de la Police ne cherchent pas à protéger cet inspecteur de police ou à étouffer cette affaire. Si tel est le cas, des observateurs de cette partie Nord de la Grande île osent alors espérer que toutes les personnes impliquées dans l’affaire de meurtre du jeune Golo Achimo Achraphe soient traduites en justice dans le meilleur délai. Affaire à suivre.A. Lepêcheur

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La société civile pointe du doigt la déclaration d’autorité publique abusive

Le dernier Conseil des ministres en date du 11 juillet dernier avait décrété une expropriation pour cause d’utilité publique des terrains et immeubles touchés par l’exploitation de Toliara Sands. Aussi, les procédures d’expropriation des propriétaires touchés par l’exploitation devraient-elles commencer dans les semaines à venir. Ces propriétaires avaient alors exprimé leurs inquiétudes concernant notamment le paiement de leurs indemnités. La question posant toujours des problèmes aux populations qui se font expulser au profit d’exploitations minières.

Des organisations de la société civile se sont également prononcées sur ce cas en dénonçant une utilisation abusive de l’autorité de l’État à travers l’expropriation. Dans un communiqué transmis à la presse hier, le CRAAD-OI et l’Association MA.ZO.TO, la CRAAD-OI, le Collectif pour la défense des terres malgaches – TANY, l’association Tafo Mihaavo, le KMF-CNOE, le WWF Madagascar, Ilontsera, l’association FENASOBE et le Réseau pour la Transparence et la Redevabilité Sociale à Madagascar (RTRSM) ont dénoncé l’usage de plus en plus abusif de la Déclaration d’Utilité Publique au bénéfice des intérêts privés étrangers des opérateurs du projet Toliara Sands, et au détriment des membres des communautés concernées qui seront obligés de quitter des terres qui étaient leur propriété́ et leur moyen de subsistance traditionnel.

« Nous attirons l’attention des responsables étatiques concernés sur le caractère inacceptable de l’éviction forcée de centaines de milliers d’occupants des terres qu’ils s’apprêtent à faire au moyen de cette Déclaration d’Utilité Publique, et qui aura des conséquences désastreuses sur les droits civils, politiques, fonciers, économiques, sociaux et culturels fondamentaux de ces occupants, que ce soit individuellement ou collectivement. Il est intolérable que la protection des investisseurs étrangers justifie la destruction de ce que les victimes des évictions forcées prévues ont travaillé à édifier pendant des dizaines d’années, et la disparition de leurs moyens d’existence, de leur vie culturelle, communautaire, familiale, et de leurs foyers mêmes. Nous rappelons aux autorités qu’elles sont les premières responsables du respect et de la protection des droits des communautés concernées, et qu’en tant que membres de la société civile, nous assumerons pleinement nos rôles de veille et d’interpellation à cet égard », ont-ils déclaré.

De nombreuses manifestations villageoises se sont tenues depuis l’établissement de la société Toliara Sands Sarl dans cette région de l’ile. Ces groupes de population avaient déjà exprimé le refus de ce projet d’extraction d’ilménite et de métaux lourds précieux. Malgré cette opposition exprimée notamment dans un mémorandum en date du 5 novembre 2014 par les représentants de 17 fokontany des communes d’Ankilimalinike, de Milenake, de Tsianisiha, de Marofoty, d’Ankililoaka, et de Manombo Sud qui ont pris la parole au cours de l’audience publique du 19 octobre 2014 à Toliara, ce projet minier destructeur de l’environnement et des moyens d’existence des communautés locales a reçu son permis d’exploitation en juin 2016. Au mois de décembre 2017 et février 2018, la communauté des pêcheurs Vezo a organisé des manifestations publiques conjointement avec l’Association MA.ZO.TO. pour s’opposer catégoriquement à la construction du port nécessaire au projet Toliara Sands sur la plage d’Andaboy qui constitue non seulement leur unique aire de loisirs mais aussi un site cultuel important pour la communauté Vezo. La procédure veut qu’en matière juridique, la nécessité publique doit être légalement constatée pour que soit exigée l’expropriation, sous la condition d’une juste et préalable indemnité.

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Un journaliste investigateur décédé du Covid-19

La presse malgache en deuil en perdant un de ses journalistes investigateurs. Tolotra Rakotoniaina, journaliste de la Radio Bongolava sise à Tsiroanomandidy a succombé au coronavirus à 41 ans hier, au Centre hospitalier universitaire d’Anosiala, selon l’annonce sur les réseaux sociaux de l’ONG FAMI, propriétaire de ladite radio. Tolotra était parmi les quatre (04) personnes décédées annoncées hier par la porte-parole du centre CCO-Covid-19.

Après avoir présenté les symptômes du Covid-19, Tolotra avait été hospitalisé à Tsiroanomandidy le 13 juillet. Il a été confirmé positif, et suite à la complication de son état, les autorités sanitaires locales ont décidé de l’évacuer au CHU d’Anosiala.

Depuis le 17 juillet dernier, les locaux de la radio Bongolava ont été fermés pour 15 jours à la suite du résultat positif au coronavirus de ce journaliste, selon l’ONG FAMI. Officiellement, Tolotra est le premier journaliste confirmé décédé du Covid-19.

Le système des Nations-Unies (SNU) à Madagascar a annoncé également hier le décès du docteur Noel Ramboavy Andriamamonjy. Selon la nécrologie communiquée par le SNU, le docteur Noel avait servi aux côtés du personnel du dispensaire des Nations-Unies pour renforcer la capacité dudit dispensaire face à la lutte contre le coronavirus.