Les actualités à Madagascar du Mardi 23 Juin 2020

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Midi Madagasikara350 partages

Hausse de factures de la Jirama : 50 agents suspectés d’acte de sabotage visant à semer le trouble

Beaucoup sont les usagers de la Jirama qui se sont plaints de factures anormales, avec de faux index. Les dirigeants de la société d’État ont lancé des investigations qui ont permis de confirmer qu’il y avait effectivement des erreurs. « Les enquêtes approfondies ont révélé que ces erreurs ont été commises délibérément. Une cinquantaine d’employés de la JIRAMA sont potentiellement impliqués dans cette affaire, profitant des réformes du processus de facturation pour créer le chaos. La Jirama a pris des mesures immédiates à l’encontre de 15 de ces 50 agents, dont deux Directeurs. Les investigations ont également confirmé l’existence de velléités d’utilisation des réformes entreprises pour porter atteinte à l’ordre public. Nous, dirigeants de la Jirama dénonçons fermement de tels actes, et refusons catégoriquement que la Jirama serve d’outil de déstabilisation, surtout que la société est actuellement en plein redressement », ont-ils déclaré.

Des remises. Selon la Jirama, des démarches ont été menées pour contacter les clients victimes de la hausse des factures provoquée par les erreurs d’index. « Une plateforme a été mise en place pour ce faire et les clients sont contactés soit par lettre, soit par téléphone par le biais des agents chargés de clientèles. Cette mise en relation permet au client et à l’agent de voir ensemble les anomalies dans la facture, et de faire les rectifications nécessaires. En plus de cette mesure de révision des factures des clients touchés par les erreurs d’index, la société a également décidé d’élargir à 50 kWh la première tranche pour les clients en tarif 14. Cet élargissement de limite permet à tous les clients du tarif social d’avoir une remise allant jusqu’à 15.500 Ar sur leur facture », ont communiqué les responsables auprès de la société. Bref, face à la situation, les usagers devraient suivre l’évolution des index inscrits dans chaque facture.

Antsa R.

Midi Madagasikara59 partages

Police nationale : Premier défilé avec des sabres

375 éléments de la Police participeront à la revue du 26 juin.

Répétition générale hier à Ivato pour les éléments de la Police qui participeront vendredi à la revue sur l’Avenue de l’Indépendance.

375 policiers participeront au défilé. Le 21e du genre pour la Police. 219 sont issus de l’Ecole Nationale Supérieure de Police à Ivato et de l’Ecole des Inspecteurs et Agents de Police à Antsirabe. Ce sera une grande première pour les élèves Commissaires et Officiers de Police de la promotion « Mandresy » qui arboreront pour la circonstance des sabres (au clair), signe distinctif de leur qualité d’Officiers.

Unités spécialisées. Seront aussi du défilé, la Force d’Intervention de la Police (FIP) basée à Antanimora, la Brigade Féminine de Proximité (BFP) ainsi que les unités spécialisées au sein de la Police, en l’occurrence, le Service Anti-Gang (SAG), l’Unité Spéciale d’Intervention (USI) et l’Unité d’Intervention Rapide (UIR) qui porteront pour l’occasion de nouveaux équipements.

1 000 hommes. Côté sécurité, tout particulièrement dans le périmètre d’Analakely, 1.000 hommes seront mobilisés par la Police nationale en collaboration avec l’Armée et la Gendarmerie. En tout cas, les policiers assureront leur mission classique à travers les Commissariats de Sécurité Publique et Postes de Police pour prévenir tout débordement et dérapage à l’occasion de la fête nationale. La Police veillera également au respect des mesures barrières sanitaires comme le port de cache-bouche, l’interdiction de réunion de plus de 50 personnes au Marais Masay, sur le Boulevard de l’Europe, le By- Pass, et autres endroits habituellement bondés de monde à chaque 26 juin. La Police de rappeler que l’état d’urgence sanitaire reste en vigueur sur toute l’étendue du territoire.

 R.O
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Andry Rajoelina : « Une usine de construction automobile et un tramway »

Rencontre entre le président Andry Rajoelina et les membres du gouvernement avec les membres du SEBTP au Palais Présidentiel d’Iavoloha.

Le président Andry Rajoelina choisit une stratégie offensive pour relancer l’économie et éviter une crise sociale. Des solutions adaptées ont été présentées aux entreprises du secteur du BTP, lors d’une rencontre organisée hier, au Palais d’Iavoloha.

 Des entreprises qui n’arrivent plus à couvrir leurs charges, des salariés licenciés ou envoyés au chômage technique, des filières à l’arrêt complet, etc. Ce sont les multiples dégâts de la crise de la pandémie de Covid-19, sur l’économie malagasy. Les ressources internes de l’Etat sont également très touchées, selon le président Andry Rajoelina, qui a évoqué un manque à gagner de 135 milliards Ariary, suite au report de paiement des charges fiscales et sociales des entreprises. Au niveau des banques primaires, l’Etat a également négocié le report de remboursement des emprunts des entreprises, qui concerne aujourd’hui plus de 102.000 dossiers d’un montant total de 1.054 milliards Ariary. Des mesures qui visent à alléger les difficultés financières des entreprises.

Préférence nationale. Malgré ce contexte, le président Andry Rajoelina est déterminé à poursuivre la réalisation des projets d’infrastructures, liés aux Velirano. D’après ses dires, les « entreprises Malagasy » seront favorisés dans l’attribution des marchés, pour la réalisation des travaux d’infrastructures. « Nous avons un budget de 1.043 milliards d’Ariary pour divers projets du Plan Marshall. 400 milliards Ariary seront alloués dans les infrastructures qui vont avoir des impacts directs sur vos activités, car la réalisation seront confiés aux entreprises malagasy », a-t-il déclaré aux membres du SEBTP (Syndicat des Entrepreneurs du BTP). En effet, plusieurs dizaines de projets ont été présentés par les ministres concernés, durant la rencontre. Certains d’entre ces projets sont déjà en cours de mise en œuvre, et d’autres font déjà l’objet d’appels d’offres. Selon toujours le président de la République, les entreprises locales des régions bénéficiaires des projets seront également priorisées, car les procédures d’attribution de marché seront confiées aux directions régionales des ministères concernés, en collaboration avec les gouverneurs et les députés.

Production. Selon les présentations faites au Palais d’Iavoloha, les travaux d’infrastructures avancent déjà à grand pas. Parmi les autres projets à lancer cette année, le président Andry Rajoelina a cité le tramway d’Antananarivo, qui sera opérationnel vers le début de l’année prochaine. « Les machines sont déjà arrivées. Les travaux d’installation seront lancés », a-t-il noté. Par ailleurs, le chef d’Etat d’ajouter que les entrepreneurs malagasy doivent songer à devenir de grands industriels, car Madagascar doit produire localement ce que sa population consomme. D’ailleurs, il a cité le projet de construction de l’usine de fabrication de médicaments, Farmalagasy ; ainsi que le projet de mise en place d’une usine de construction automobile baptisée Gasy Car, qui sera présentée officiellement cette semaine.

 Antsa R.

Midi Madagasikara20 partages

Ministre de la Justice : Contre l’ingérence dans les affaires judiciaires

Ces derniers temps, la Justice n’échappe pas aux différentes formes d’immixtion dans les affaires en cours. Le ministère dénonce ces faits qui portent atteinte à l’indépendance de la Justice.

Le ministère de la Justice ne digère pas l’immixtion dans les affaires qui se traitent à son niveau. A l’occasion d’une cérémonie de remise de galons aux agents pénitentiaires, le ministre responsable juge « scandaleux » des cas récents de formes d’intervention de la part des membres des autres institutions. A ces cas qui portent atteinte à l’indépendance de la Justice, Johnny Richard Andriamahefarivo, veut être ferme et affirme que « les affaires judiciaires restent une compétence exclusive de la justice ». « Je ne peux pas tolérer les ingérences », a-t-il tonné, hier à Faravohitra. Les fonctions judiciaires sont jalousement gardées par le ministère responsable au nom de la séparation du pouvoir. Les membres de l’Exécutif et les parlementaires ne devraient pas ainsi y empiéter et que chacun joue sa partition.

La multiplication des immixtions, ces derniers temps, dans les affaires judiciaires interpelle en effet, le ministère de la justice. Des magistrats se plaignent. Le ministère a dépêché au niveau des cours et juridictions une circulaire au  mois de mai dernier pour évoquer le sujet. Une correspondance qui invite les magistrats à privilégier la référence qu’à la hiérarchie en cas d’existence d’intervention sur les affaires en cours. Ainsi, le ministre de la Justice, Johnny Richard Andriamahefarivo, qui a rappelé un cas récent survenu dans le sud, invite en revanche, le personnel de la Justice à « respecter l’intégrité et les textes en vigueur » pour garantir une indépendance dans l’exercice de leurs fonctions.

Hier, le ministère de la Justice a tenu une cérémonie pour la remise de galons aux cinq nouveaux Inspecteurs en chef de l’administration pénitentiaire. A cette occasion, le ministre de la Justice a rappelé les rôles des agents pénitentiaires dans la lutte contre la corruption au niveau de l’appareil judiciaire, ainsi que la sécurisation des prisons aux infrastructures vétustes et anciennes, selon Johnny Richard Andriamahefarivo. Des prisons qui font face aussi à une surpopulation carcérale, comme le cas de Fort-Dauphin, de Toamasina ou d’Antananarivo.

Rija R.

Midi Madagasikara18 partages

Conseil National de la Vanille : Une première Assemblée Générale en début juillet

Le Conseil National de la Vanille (CNV) ayant son siège à Antalaha, la capitale de la vanille, est maintenant opérationnel après approbation en Conseil du Gouvernement.

« Cette plateforme de concertation de la filière vanille regroupe d’une part l’Etat qui est représenté par neuf ministères concernés par les chaînes de valeur, et le secteur privé de l’autre qui est représenté par tous les acteurs concernés en amont jusqu’en aval de cette filière. Une première Assemblée Générale de ce CNV aura lieu en début de juillet, soit la première semaine du mois prochain. L’objectif consiste à mieux réguler cette filière stratégique qui fait d’ailleurs l’objet d’une identité économique de Madagascar tout en maintenant notre position de leader sur le marché international », a déclaré le ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, Lantosoa Rakotomalala, lors d’une conférence de presse hier.

Neuf régions productrices. Du côté de l’Etat, « le Secrétariat d’Etat en charge de la Gendarmerie et le ministère de la Justice assurent la sécurisation de la vanille. Le ministère en charge du Travail et des Lois Sociales veille au respect des droits des enfants. Le ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation intervient dans le contrôle de la circulation de la vanille d’une région à une autre. Le ministère chargé de l’Agriculture contrôle la maturité de la production pour maintenir la qualité. Et le ministère de l’Economie et des Finances prendra des mesures liées au rapatriement de devises des exportateurs de vanille. La Banque Centrale de Madagascar y intervient également étant donné que ce produit d’export est un des grands pourvoyeurs de devises pour la nation », a-t-elle évoqué. Du côté  secteur privé, le ministre de tutelle a soulevé qu’il y aura des collèges de producteurs, de préparateurs, de collecteurs et des exportateurs de vanille. En outre, des Conseils Régionaux de la Vanille seront mis en place au niveau des neuf régions productrices, à savoir, SAVA, DIANA, SOFIA, Atsinanana, Analanjirofo, Alaotra Mangoro, Vatovavy Fitovinany, Atsimo Atsinanana et Anosy.

1 230 tonnes exportées. En fait, « ce Conseil National de la Vanille a pour mission d’établir le calendrier d’ouverture de la campagne de collecte et d’exportation tout en tenant compte des informations techniques sur la maturité de la vanille dans chaque région. La délivrance des agréments d’exportation et la détermination des prix de référence minimale des vanilles préparées et exportées, relèvent également de la compétence de cette plateforme. Toutes les décisions  visant à réguler cette filière seront ainsi prises de commun accord entre toutes les parties prenantes représentées au niveau de ce CNV . Celui-ci se charge en même temps de mener un marketing positif de notre produit stratégique à l’échelle internationale », a fait savoir le ministre de tutelle. Il est à noter que Madagascar a exporté 1.230 tonnes de vanille durant la campagne 2019-2020 jusqu’à fin mai 2020 contre 1.005 tonnes lors de la campagne précédente, avec un report de stock de 270 tonnes.

61 pays destinataires. « A la demande des opérateurs, nous avons étendu jusqu’au 30 juin 2020, la clôture de cette campagne compte tenu de la crise sanitaire liée à la covid-19 provoquant une perturbation au niveau de la logistique. Et 140 agréments ont été délivrés mais 65% d’entre eux ont exporté de la vanille. Plus de 80% de notre production sont expédiés aux USA et au Canada, 15% autres à destination de l’Europe et les 5% restants dans d’autres pays. En tout, Madagascar exporte dans 61 pays. Une offensive de marché s’impose ainsi en menant une campagne de promotion de la vanille dans ces pays importateurs. En effet, notre prévision de production pour la prochaine campagne est de 1.800 à 1.900 tonnes alors que la demande reste stable avoisinant entre 1.100 à 1.300 tonnes par an. Avec l’opérationnalisation de ce CNV, le secteur privé opérant dans cette filière et les importateurs auront plus de visibilité », a conclu le ministre Lantosoa Rakotomalala.

Navalona R.

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Lu pour vous… : Les gens du pouvoir à Madagascar – État postcolonial, légitimités et territoire, 19...

La formation de l’Etat malagasy postcolonial est ici étudiée dans une période transversale par rapport à la création de la République suivie de la proclamation de l’indépendance. Attentif à la chronologie et à la singularité des situations, l’ouvrage s’attache moins à décrire des événements qu’à étudier les enjeux et les ressorts d’un champ de pouvoir paradoxal, caractérisé à la fois par une grande instabilité des institutions et par un processus effectif de nationalisation des carrières et des identifications politiques.Le caractère massif de la pauvreté et la multiplicité des crises politiques (1972, 1991, 2002) ne dénotent aucun effacement de l’Etat, mais plutôt l’acuité des conflits polarisés par les ressources matérielles et symboliques, auxquelles celui-ci permet d’accéder. Considérées dans l’emboîtement d’un temps beaucoup plus long, les fluctuations de la vie politique malagasy s’expliquent aussi par une profonde crise de légitimité. La greffe d’un État directement inspiré de la modernité politique européenne est attestée par le caractère majoritaire de l’idéal républicain et par la capacité de mobilisation démocratique des Églises rassemblées dans une structure œcuménique de concertation. Cette extraversion constitue cependant une violence symbolique exercée sur la mémoire collective des monarchies sacrées de la Grande Ile : solidarité cosmique de l’ordre des hommes et de celui des choses, rôle protecteur et fécondant des souverains, inégalités statutaires affectant le droit à la parole et le droit au sol. A la congruence des aspirations démocratiques et de la fidélité aux héritages, la figure de l’homme providentiel est la signature ambivalente de ce profond désarroi collectif. Historien et docteur en ethnologie, Didier Galibert est chercheur associé à l’Université de La Réunion (CRESOI) et à l’Université Paris Diderot – Paris 7 (SEDET). Il a vécu et enseigné à Madagascar de 1990 à 1996.

 

Recueillis par Maminirina Rado

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Faratsiho : Kamiao feno entana nivadika, olona roa maty voapotsitra tao

Voatery nangalàna ireny « engin » na irony fiarabe fampiasan’ny mpanao lalàna irony mihitsy nisokirana ny vatana mangatsiakan’ny mpamily sy ny mpanampy azy, tao ambanin’ity fiarabe iray tra-doza tamin’iny lalan’i Sambaina sy Faratsiho iny. Loza mahatsiravina nitranga ny harivan’ny alahady lasa teo tamin’ny lalam-pirenena faha-43 iny.

Tokony ho tamin’ny efatra ora mahery kely tany ho any no niseho ity tranga ity, araka ny fampitam-baovao azo avy any an-toerana. Fiarabe avy naka hazo avy any Ambatondradama izy io ary handeha hitodi-doha hihazo an’Ambohimandroso. Teny an-dalana anefa no niseho ny tsy nampoizina rehefa tafavoaka ny lalana ilay fiarabe feno entana, teo amin’ny toerana antsoina hoe Tetezamby, fokontany Antanetilava, kaominina Ambohibary. Nibolisatra ny kodiarana, nanaraka izay ny vatabeny nentin’ny havesatry ny entana nentiny ary niafara tamin’ny fivadihany tanaty ambony ambany. Tsy vitan’izay anefa fa mbola nahazo rindrin-tany ny lohan’ilay fiara raha iny nivadika iny ary voatsindry ny korontam-by sy ny seza tao anatiny tao ny mpamily izany fiara izany sy olona iray teo amin’ny aloha. Ireo fokonolona teny an-toerana no niolomay namonjy ireto niharam-boina ireto, kanefa, raha ny vaovao azo dia tsy vitan’ny herim-batana fotsiny ihany ny nanesotra ireo hazo (« planche ») niaraka tamin’ireo vy isan-karazany tamin’ilay fiara nivadika. Nanao izay fara-heriny ireo fokonolona sy ireo mpitandro filaminana tonga teny kanefa niha-nandroso ho alina ihany ny andro fa tsy mety voasikotra tao ambany ireo roa lahy niharan-doza. Hany herin’ireo teny an-toerana moa dia niantso vonjy ireo mpanao lalana hampindrana irony fiarabe fampiasan’izy ireny irony hibata an’ilay kamiao niharan-doza. Voalaza fa efa somary alina ihany vao azo tao ambany tao ny vatana mangatsiakan’izy ireo, ary efa nomena ny fianakaviana taorian’ny fitsirahana natao. Hatreto dia mbola tsy fantatra mazava izay tena antony nahatonga ny loza. Ny fanadihadiana ataon’ireo tompon’andraikitry ny filaminana any an-toerana angaha no heverina fa hahafahana mamantatra izay.

m.L

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Covid-19 : Quinzième décès, 44 nouveaux cas et 37 guérisons

Un homme de 65 ans vient de succomber du Covid-19. Ce nouveau décès porte à 15 le nombre de personnes décédées du coronavirus à Madagascar. Par ailleurs, 44 nouveaux cas et 37 guérisons ont été signalés, hier. Les 44 nouveaux cas ont été identifiés par le laboratoire du HJRA et par l’Institut Pasteur de Madagascar (IPM) à travers son laboratoire à Antananarivo et son laboratoire mobile à Toamasina. Dans les détails, le HJRA a identifié 27 cas (sur 44) parmi 356 tests. Les localisations géographiques de ces cas n’ont pas été indiquées. L’IPM Antananarivo, de son côté, a effectué 226 tests et a identifié 12 cas (10 localisés à Antananarivo et 2 à Antsirabe), tandis que le laboratoire mobile à Toamasina a effectué 60 tests et relevé 5 cas, tous localisés dans la région Analanjirofo. Soit un total de 17 cas (sur 44) parmi 286 tests effectués par l’IPM.

A ce jour, le cumul des cas confirmés de Covid-19 à Madagascar est de 1.640. Actuellement, 934 personnes sont en cours de traitement, parmi lesquels 8 formes graves (5 à Befelatanana et 3 au CHU Morafeno Toamasina). Et enfin, les 37 guérisons se répartissent comme suit : 13 à Tolagnaro ; 11 dans la région Atsinanana ; 2 dans la région Analanjirofo ; 1 à Toliara et 10 à Antananarivo (8 soignés à l’hôpital d’Anosiala, 1 à l’hôpital d’Andohatapenaka et 1 à celui de Fenoarivo). Au total, 18.741 tests PCR ont été réalisés depuis le début de l’épidémie à Madagascar.

Hanitra R.

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Système des Nations Unies : Appui dans la prise en charge des migrantes rapatriées du Koweït

L’arrivée des ressortissantes malgaches rapatriées le 8 juin 2020.

Des représentants du Système des Nations Unies (SNU) à Madagascar, ont effectué une visite, vendredi dernier, dans l’un des sites d’hébergement des femmes migrantes malagasy revenues du Koweït, et leur ont apporté des appuis matériels.

 

Le 8 juin 2020, 176 femmes travailleuses migrantes en situation de vulnérabilité au Koweït, ainsi qu’un bébé, ont été rapatriés, et sont en observation dans plusieurs sites d’hébergement. Ces personnes bénéficient des appuis du SNU, dans le cadre de l’Alliance 8.7 dont Madagascar est le premier pays pionnier. Le SNU à Madagascar s’est, en effet, engagé à accompagner les opérations de rapatriement et de prise en charge de ces femmes travailleuses migrantes revenues du Koweït. La descente de vendredi dernier avait pour objectif de renforcer cet appui à travers une remise de matériels et d’équipements. Pour rappel, le SNU, à travers l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), l’Organisation Internationale du Travail (OIT), et le Fonds des Nations Unies pour la Population (FNUAP) ont accompagné, depuis le retour au pays de ces ressortissantes malagasy, les efforts des partenaires nationaux, notamment le Centre de Commandement Opérationnel ou CCO Covid-19 et plusieurs ministères concernés. Ce, afin de s’assurer de la mise en œuvre, dans les meilleures conditions, des mesures spécifiques au contexte de l’état d’urgence sanitaire.

 

Besoins vitaux. Les agences du SNU ont notamment contribué, sous la direction des partenaires nationaux (CCO et ministères) à la couverture des besoins de premières nécessités, comme l’hébergement, l’alimentation et les produits d’hygiène, durant la durée de mise en quarantaine. Le transfert d’Antananarivo vers les régions et localités d’origine des migrantes, a été assuré par le SNU avec la collaboration du gouvernement. Une ligne téléphonique a été mise à disposition, gratuitement, pour leur permettre de communiquer avec leurs proches. Une assistance psycho-sociale a été proposée aux femmes ayant subi des violences, ou présentant des troubles de stress post traumatiques liés à de possibles situations d’exploitation durant leur séjour au Koweït. Plusieurs cas vulnérables ont bénéficié d’une prise en charge médicale, tandis que chacune de ces femmes a reçu un « kit de dignité ».

 

Bloqués à l’étranger. Cette assistance a été fournie dans le strict respect des mesures sanitaires en vigueur. Les principales préoccupations étant le suivi et la protection de la santé et le bien-être de ces femmes, ainsi que des personnes investies dans leur prise en charge.

Dans le contexte de la crise sanitaire actuelle, impactant fortement le secteur de l’emploi, l’OIM et l’OIT prévoient de renforcer leurs appuis, à moyen terme, en matière d’intégration socio-économique des personnes rapatriées et de prévention des migrations risquées. Le SNU, à travers des projets déjà en cours, propose des accompagnements à ces femmes pour développer des activités locales d’agriculture et d’élevage génératrices de revenus. Fait partie de ces projets en cours, celui mis en œuvre par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) qui se penche particulièrement sur la réduction du phénomène migratoire par une approche transformative sensible au genre, et l’appui aux chaînes de valeur agricoles dans la région SAVA, une des régions d’origine de la majorité de ces femmes.

Selon le ministère des Affaires Étrangères, plus d’un millier de ressortissants malagasy se trouvant dans une situation de grande pénibilité à l’étranger, sont répertoriés à ce jour.

Recueillis par Hanitra R.

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Madagascar : Le projet de loi de finances rectificative n’a pas encore pu être débattu à l’Assembl...

Le projet de loi de finance rectificative doit être voté à l’Assemblée Nationale. D’ailleurs, il ne reste plus beaucoup de temps avant la fin de cette session parlementaire, plus qu’un demi-mois environ. La chambre basse a organisé deux jours, afin d’en débattre, ainsi que de voter ce projet de loi rectificative.
Cette période de deux jours a eu lieu à partir de vendredi dernier, jusqu’à ce dimanche matin, soit deux jours et demi au final. Mais aucune décision n’a pu être prise pendant ce temps de réunion. Le problème aurait été que l’Assemblée Nationale n’a pas encore les annexes de cette loi, et ne peut pas prendre de décision, en conséquence.
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Madagascar : Réhabilitation des patrimoines nationaux – 22 000 000 000 d’Ariary de budget

Le financement pour la reconstruction du palais de la reine à Manjakamiadana a été abordé au Senat. Une explication a été apportée, racontant que, pour les investissements publics réalisés par le ministère de la culture et de la communication, 22 000 000 000 d’Ariary de budget est inscrit.
La réhabilitation du palais de la reine à Manjakamiadana fait partie de cet investissement du ministère de la culture et de la communication. Les détails ne sont pas encore connus, sur les dépenses, mais le seront plus tard, selon un sénateur. A titre de rappel, toutes les dépenses concernant le palais de Manjakamiadana est à la charge de l’Etat.
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COM-Journée olympique - « Partageons ces valeurs auxquelles nous tenons »

Le 23 juin marque la célébration de la Journée internationale olympique. Elle fut célébrée pour la première fois le 23 juin 1948 par 09 CNOS. Les 54 comités nationaux olympiques membres de l’ACNOA célèbrent dorénavant cette journée. Madagascar en tant que membre à part entière se réjouit de cette célébration. Pour marquer l’évènement, le président du Comité olympique malagasy (COM), Siteny Andrianasoloniaiko, n’a pas manqué  de saluer les olympiens malagasy et du monde entier ainsi que les sportifs.En cette période d’urgence sanitaire, le président du COM a adressé quelques mots de réconfort à toutes les victimes de la pandémie et notamment aux sportifs du pays. Par le sport, changeons la vie de nos semblables. Même en cette période dure de pandémie due au Covid- 19 qui touche le monde entier et nous acteurs de l’olympisme, célébrons cet événement, partageons ces valeurs auxquelles nous tenons ». C’est par ces mots que le numéro un du sport olympique malagasy a conscientisé ses homologues.« L'olympisme énoncé par la Charte olympique se résume en une philosophie de la vie, exaltant et combinant en un ensemble équilibré les qualités du corps, de la volonté et de l'esprit.  Il allie le sport à la culture et à l'éducation. Il se veut créateur d'un style de vie fondé sur la joie dans l'effort, la valeur éducative du bon exemple et le respect des principes éthiques fondamentaux universels. Le patron du COM ne cesse d’encourager les athlètes de persévérer dans les entrainements pour atteindre les objectifs fixés. « Alefa Olympika, vive la journée olympique », conclut-il.Recueillis par E.F.


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SIRAMA - Le président du conseil d’administration remercié

Une année et demie après sa nomination au sein de la société Siramamy Malagasy (SIRAMA), le Président du conseil d’administration (PCA) Ranoelimanana Vahinisoa Seheno a été remercié, lundi dernier. Ce limogeage interpelle la curiosité vu que les employés de cette société sucrière d’Etat mènent actuellement une grève à Nosy Be Hell Ville ainsi qu’à Brickaville. Ces derniers ont d’ailleurs réclamé la tête des dirigeants de ladite société. Le directeur général de l’entreprise, Mamy Emile Ramananarivo, a alors apporté une explication sur ce point, hier, à Isoraka. «  Je tiens à préciser qu’il ne s’agit pas d’une démission. Le PCA a tout simplement terminé son mandat. Cette décision émane de tous les membres du conseil d’administration notamment le ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat. Les manifestants ne possèdent aucun pouvoir là-dessus», soutient-il fermement.Destabilisation  Quant à la manifestation des employés, le DG a évoqué une tentative de destabilisation de leur part. Ces derniers demandent le paiement de salaire ainsi qu’un treizième mois. « La société SIRAMA a accompli ses devoirs envers son personnel. Nous avons toujours payé leur salaire même durant les treize dernières années où la société n’a plus produit de sucre. Ma mission consiste actuellement à redresser la SIRAMA. Par conséquent, je procède à un assainissement de l’administration et applique une politique d’austérité. Il faut savoir que notre excédent brut d’exploitation reste encore négatif cette année. On doit encore serrer les ceintures ce qui fait que nous n’avons pas le moyen financier d’assouvir leur désir. Je pense qu’il y a quand même une tentative de destabilisation derrière toutes ces manifestations car ces grévistes sont des retraités et non des personnes actives dans l’entreprise », poursuit-il. Rappelons que le DG a récemment payé la moitié de la dette des entreprises comme les cotisations sociales et les charges fiscales. Solange Heriniaina

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Indiscipline des Tananariviens - Le Général Elack Andriankaja tape sur la table

« La distribution gratuite des masques à l’endroit de tous les Tananariviens, la réactivation ainsi que la construction des laboratoires d’analyse, ainsi que la mise à disposition des établissements sanitaires publics représentent des efforts déployés par le Gouvernement pour maintenir la propagation du coronavirus. Malheureusement, ces efforts demeurent vains et sont plutôt de l'argent jeté par la fenêtre dans le cas où personne ne respecte les recommandations sanitaires établies face à cette crise sanitaire ». Un résumé de l’intervention assez tendue du Général Elack Olivier Andriankaja, coordonateur général du Centre de Commandement Opérationnel (CCO) - Ivato, hier vers 13h à la TVM. La hausse considérable de nouvelles contaminations au coronavirus à Antananarivo, constatée ces derniers jours, a alarmé le CCO. « L’existence même du CCO est bafoué si l’on ne réagit pas à de telle situation alarmante. Je peux encore supporter le non-respect de la distanciation sociale d’un mètre, mais de là à organiser un combat de coqs occasionnant un rassemblement de gens ne sera jamais tolérable. Désormais, nous serons plus stricts face aux attroupements de badauds, sans oublier également les matchs de foot organisés clandestinement au niveau des Fokontany. Portez vos masques comme il a été toujours recommandé », martèle-t-il. Et d’ajouter qu’une réunion d’urgence a eu lieu hier entre les représentants du CCO Ivato, les chefs de Districts au niveau des 6 Arrondissements ainsi que les 192 chefs Fokontany. « Des consignes ont été passées et vont s’appliquer dès aujourd’hui (Ndlr : hier). Nous n’allons pas modifier les mesures prises par le Président de la République Andry Rajoelina. La nouvelle stratégie sera principalement axée sur la surveillance de leur application », poursuit-il.Il convient de rappeler que les mesures prises pour la Région Atsinanana ont été difficiles à appliquer, mais la bonne décision relève d’une question de vie ou de mort.  Recueillis par K.R. 

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Falsification des factures de la JIRAMA - Que les victimes se manifestent !

Suite aux falsifications des index des factures, la JIRAMA rattrape aujourd’hui le coche en contactant tous ses clients dont les factures présentent les anomalies. « Avec ces erreurs d’index, nos clients sont les premières victimes. De ce fait, nous nous activons aujourd’hui pour les joindre soit par lettre, soit par téléphone ou encore par le biais des agents chargés de clientèle. Le plus important aujourd’hui est de trouver une solution immédiate pour réduire au maximum les impacts de cette perturbation. Nos abonnés peuvent ainsi venir auprès de nos agences pour rectifier leurs factures. Chaque abonné dispose notamment d’un carnet où les releveurs marquent à chaque passage l’index de consommation. Ce carnet nous permettra alors de vérifier si les informations que nous avons recueillies sont véridiques » a expliqué Vonjy Andrimanga, directeur général de la JIRAMA, hier, lors d’une rencontre avec la presse, à Ambohijatovo Ambony. Ainsi, la direction générale de la société nationale d’eau et d’électricité estime que près de 5 000 abonnés seraient touchés par cette erreur d’index dans les factures. Toutefois, les clients de la JIRAMA pourront toujours demander des informations supplémentaires sur leur situation soit en allant en agence ou en contactant le 3547.  « Pour ceux qui ont déjà payé leurs factures malgré leur hausse, des mesures adaptées à la situation de chacun seront mises en place ensemble. Ils n’ont rien à craindre. S’ils sont concernés, nous rectifierons tout de suite notre erreur. Nous souhaitons préserver en priorité notre clientèle de ces malversations. Nous sommes donc ouverts à toute discussion pour cela » a précisé Rivo Radanielina, directeur général adjoint en charge du marketing, de la digitalisation et des ventes. Les malfaiteurs ont notamment profité des réformes du processus de facturation pour trafiquer les index. Jusque-là, en dehors de créer le chaos, les responsables de la JIRAMA n’ont pas précisé les principales raisons qui ont poussé ses agents à agir de la sorte. Mais l’enquête continue. D’autres dénouements devront notamment émerger cette semaine. En tout cas, la prise en charge des clients sera particulièrement renforcée dans les prochaines semaines. Rova Randria

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Malagasy bloqués en Inde - Appels de détresse pour un rapatriement

Composés majoritairement de malades et de leurs accompagnateurs. 96 ressortissants malagasy bloqués en Inde, particulièrement à New Dehli et Bombai, renforcent leurs appels de détresse à l’endroit des autorités compétentes. « Nous sollicitons un rapatriement le plus tôt possible, puisque la plupart d’entre nous ne disposent plus les moyens pour rester ici. De plus, le Covid-19 frappe davantage de personnes vulnérables, dont les patients qui ont subi des interventions chirurgicales. Pourtant, bon nombre d’entre nous sont venus en Inde pour des transplantations d’organes, notamment de reins. Il y a déjà beaucoup de guéris, après avoir subi les opérations et/ou suivi quelques semaines de traitement », nous confie D.S., l’un des accompagnateurs en détresse. « Je me suis fait évacuer ici pour une greffe de rein. J’étais déjà hospitalisé quand les mesures sanitaires d’urgence ont été décrétées, dont la fermeture des frontières. Cela fait maintenant 4 mois que je suis coincé ici, alors que je n’ai prévu que 2 mois de séjour. Je suis à court d’approvisionnement faute de moyens, comme nous tous ici », témoigne H.R., un patient guéri. En fin mars dernier, l’un de ces ressortissants malagasy en Inde est décédé de l’insuffisance rénale. Il a été incinéré quelques jours plus tard. Une autre compatriote y a accouché le 4 juin dernier, après avoir raté son retour au pays au mois de mars à cause du confinement. S’entraider pour survivreOutre les malades et leurs accompagnateurs, ces ressortissants malagasy coincés en Inde se composent également d’étudiants, stagiaires, personnes en formation ainsi que quelques travailleurs migrants. L’entraide constitue leur principal moyen de survie puisque la plupart d’entre eux n’ont plus les moyens de se nourrir, de payer les hôtels ni d’assurer leur traitement et les dépenses liées aux achats de médicaments. « Nous n’avons reçu aucune aide ni du Gouvernement indien ni des autorités malagasy depuis la pandémie de Covid-19. C’est la raison de notre rétention ici. Ceux qui ont encore les moyens de se nourrir et de se loger soutiennent les autres. D’autres squattent les salons et les canapés des compatriotes, surtout la nuit. Un cadre supérieur malagasy, travaillant dans l’ambassade, nous est d’une grande aide », s’exprime le porte-parole de ces ressortissants. Autant de raisons pour lesquelles ces derniers poussent des cris d’alarme à l’endroit des autorités compétentes de Madagascar, à commencer par le Président de la République Andry Rajoelina. D’ailleurs, ils se disent disposés à suivre à la lettre l’organisation pour accélérer leur rapatriement. « Les travailleuses migrantes de Koweït ont pu rentrer à Madagascar le 8 juin dernier. Nous espérons bénéficier également  de ce privilège bientôt », attendent-ils. Notons que ces Malagasy restent en contact avec l’Ambassade et le ministère des Affaires étrangères, d’après leurs dires. Ces institutions attendent la décision d’en haut avant de passer aux prochaines étapes…Recueillis par Patricia Ramavonirina

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Droit et devoir !

Lénine disait un jour « A chacun ses responsabilités, de chacun son devoir et après tout le droit ! » Vladimir Ilitch Oulianov 1870-1924), de son vrai nom, voulait haranguer ses partisans venus nombreux l’écouter, lors d’un meeting, sur la priorité du concept des responsabilités et du devoir bien avant la notion de droit. Que chacun prenne ses responsabilités et s’acquitte de son devoir d’abord avant de réclamer son droit !Le secteur privé dans son ensemble  a fait savoir sa déception pour ne pas dire son rejet pur et simple du plan de relance multisectoriel présenté par le Chef de l’Etat lors de la rencontre du 17 juin à Iavoloha. Devant un parterre de patrons de société et de capitaines d’industrie regroupés au sein du FIVPAMA et GEM, le Président Rajoelina Andry, en présence du PM Ntsay Christian et des membres du Gouvernement a esquissé la stratégie globale que l’Etat compte mettre en œuvre dans le cadre de la relance de l’économie  nationale. Durement affecté par la pandémie de Covid-19, le tissu économique du pays peine difficilement à se remettre par soi-même.L’Etat ne voulait pas déroger à son rôle principal de facilitateur et a pris ses responsabilités dans la remise en route de l’économie nationale. Le Chef de l’Etat a annoncé la mise sur pied d’un programme  de redressement soutenu à la base par un crédit global, un plan Marshall, financé par les ressources publiques propres d’un montant total de 1.040 milliards d’ariary, un plan multisectoriel touchant les grandes activités relevant du secteur privé. Aucun domaine dans lequel évoluent les opérateurs du GEM et du FIVPAMA n’a été ignoré.Seulement voilà, les chefs d’entreprise et les capitaines d’industrie réunis ce jour du 17 juin ont affiché leur déception. Ils s’attendaient à une aide d’urgence de trésorerie, entre autres, payements  des salaires de leurs employés et le plan de relance attendra. Une requête que l’Etat par la voix du Grand argentier ne peut satisfaire. Apparemment, les opérateurs économiques s’égarent sur une fausse piste. Ils se croient être en droit de réclamer à l’Etat certaine chose qui relève de leurs propres responsabilités sinon de leur devoir respectif. En effet, l’Etat ne peut pas en aucun cas prendre la place dévolue aux patrons de société ou d’entreprise pour se charger du paiement par la caisse publique des rémunérations de leurs salariés. Une confusion totale dans la conception du principe du « devoir » avec la notion de « droit ».Le lundi 22 juin à Iavoloha, lors de la rencontre avec les opérateurs du BTP, le Président Rajoelina a réitéré en situant le cadre légal au sein duquel l’Etat peut ou doit agir. Toujours en sa qualité de facilitateur, le Chef de l’Etat dévoile un train de mesures s’inscrivant dans le cadre du plan Marshall, annoncé auparavant avec les opérateurs du FIVPAMA et du GEM, qu’un ensemble de grands travaux d’infrastructure sera lancé et financé par l’argent public. Les entrepreneurs nationaux du BTP, toute catégorie, bénéficieront l’essentiel des marchés. Il n’y aura ni des faveurs spéciales pour untel ni du copinage ni de la corruption au profit de quelque gros bonnet que ce soit. Tout le monde sera mis sur le même pied d’égalité. A chacun donc de prendre ses responsabilités, l’Etat a déjà pris le sien.Ndrianaivo  

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Grave incendie à Andohatapenaka - Trois personnes décédées, une centaine de maisons dévastées

Une intense fumée noire montait dans le ciel de la Capitale, hier vers 16h 30. Les sirènes des voitures des sapeurs-pompiers traversant les différents quartiers de la ville ont fait penser à un fort incendie quelque part dans la ville. « Au moins quatre camions des soldats du feu,  issus de la caserne de Tsaralalàna, sont passés par ici pour rejoindre le quartier des 67 ha », narre un quadragénaire d’Antohamadinika. Vu de loin, le feu paraît embraser plusieurs quartiers ou secteurs dans cette localité de 67Ha « Vatobe ».La triste information est livrée d’une manière officieuse en début de soirée. Trois personnes auraient péri dans l’incendie et une centaine de maisons, en bois ou en dur, sont dévastées par les flammes. Un bilan non confirmé pourtant par les sapeurs-pompiers. « Nous n’avons pas encore des informations fiables à vous donner pour l’instant. Nos hommes sont encore sur terrain pour combattre le feu. Je ne peux pas dresser un quelconque bilan pour le moment »,  rétorque un responsable au sein de la caserne de Tsaralalàna avant de couper la liaison téléphonique. Peu d’informations circulaient ainsi autour de cet incendie dévastateur à l’heure où nous mettons sous presse. Seulement des témoins affirmaient que le feu est parti d’une maison occupée par des restaurateurs avant de toucher les habitations tout autour. « C’était l’huile de friture versée par inadvertance sur la plaque de cuisson qui serait l’origine du feu dans la maison d’un restaurateur », affirme un habitant du secteur.Les sapeurs-pompiers ont eu du mal pour atteindre les parties atteintes par le feu dans la mesure où celles-ci se trouvaient dans un endroit difficilement accessible. Ils leur ont  fallu plus de trois tours d’horloge pour maîtriser le feu. En pareille circonstance, les personnes malveillantes profitent de l’occasion pour subtiliser les biens sortis à la hâte. C’est la raison pour laquelle les policiers ont interdit aux badauds et autres de pénétrer ou même de s’approcher  du lieu, causant du coup la colère de certains habitants bloqués par ce barrage de sécurisation.La Rédaction

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Rovan' Antananarivo - Deux dates à choisir pour son inauguration

Presque fait. 24 ans après l’incendie qui l’a complètement réduit, le Rovan ’Antananarivo renaîtra de ses cendres. Un pari lancé par le Président Andry Rajoelina et que lui et son équipe sont en passe de réaliser. Comme il a été annoncé, les travaux de réhabilitation du Rovan’ Antananarivo seront achevés avant la célébration du 60e anniversaire de l’indépendance, soit le 26 juin 2020. Pari gagné, à preuve,   le drapeau national flotte de nouveau sur le toit du Palais de Manjakamiadana depuis quelques jours. Ce qui signifie dans les coutumes  des Malagasy la fin des travaux. « Etant donné l’Etat d’urgence sanitaire à Madagascar interdisant ainsi toutes les festivités et réunions publiques, les manifestations prévues autour de la célébration du 60e anniversaire de l’indépendance sont reportées au 14 octobre, date marquant la naissance de la République malagasy », a annoncé le Président Andry Rajoelina. Et comme l’inauguration du Rovan ‘Antananarivo figurerait  sur la liste des manifestations prévues, le maintien s’avère ainsi improbable.Hier, à l’inauguration du laboratoire d’analyses médicales malagasy (LA2M) à Androhibe, la ministre Lalatiana Andriatongarivo Rakotondrazafy a été interrogée sur ce point. « A l’heure actuelle, nous ne sommes pas encore fixés sur la date de l’inauguration, mais elle sera communiquée incessamment. Deux dates sont à choisir à savoir le 14 octobre 2020 où les festivités dans le cadre du 60e anniversaire de l’indépendance devraient se  tenir. La seconde date est celle du 6 novembre, ce qui correspond à l’incendie du Rovan ‘Antananarivo. Cette proposition émane du comité scientifique. On sera fixé d’ici peu entre ces deux dates qui sont toutes symboliques tout comme le 26 juin », explique la ministre de la Communication et de la Culture. Elle a tenu également à apporter ses explications concernant la mise en place de muséographie au Palais de Manjakamiadana. « Pour sa réalisation, un appel d’offres classique pour les marchés publics n’est pas nécessaire. Etant donné la spécificité des travaux, une consultation  a été faite auprès des sociétés qui pourraient répondre aux attentes. C’est la société Présence France qui a rempli les conditions pour la mise en place de muséographie d’où la décision de lui attribuer le marché. Je tiens à préciser que les dénigrements envers cette société basée en France sont dépourvus de fondement. Elle a l’expérience de réaliser ce genre de travaux contrairement aux dires de certains », martèle Lalatiana Andriatongarivo Rakotondrazafy qui, au passage, a précisé que c’est un projet présidentiel.Les dés sont ainsi jetés concernant la réhabilitation du Rovan ‘Antananarivo, tout le monde est impatient de connaitre la date de son inauguration et notamment celle de sa réouverture au grand public.La rédaction

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Nouveau laboratoire LA2M - La capacité de 1000 tests par jour sera atteinte

Une étape importante dans la lutte contre le Covid-19. La capacité de réalisation de tests pour le dépistage de ce virus redoutable augmente désormais grâce à l’opérationnalisation du laboratoire LA2M (Laboratoire d’analyses médicales malagasy) sis à Androhibe. La nouvelle infrastructure a été inaugurée au cours d’une cérémonie officielle en présence du Président Andry Rajoelina hier.Le laboratoire a été équipé de matériels sophistiqués à l’exemple du QuantStudio 7 qui permettra  d’effectuer 384 tests en une journée, si les autres laboratoires  ne peuvent en effectuer que 94 jusqu’à maintenant. A ce rythme, le nombre de tests effectués quotidiennement par le LA2M à lui seul peut augmenter jusqu’à 700 tests ou plus. Nous pourrions ainsi atteindre facilement voire dépasser la barre des 1000 tests par jour, en ajoutant les tests émanant des autres laboratoires comme l’Institut Pasteur, le Centre d’infectiologie Charles Mérieux et le laboratoire de l’ HJRA. La rapidité des résultats est également assurée dans un délai de 72 heures. D’après le Président, toutes les analyses au sein de ce nouveau laboratoire seront effectuées gratuitement.Priorité à la santéMadagascar se dote ainsi de son premier laboratoire épidémiologique destiné à détecter les maladies épidémiques telles que la peste, le choléra, la tuberculose, le paludisme, le VIH/SIDA ainsi que le Covid-19.  Une avancée significative dans le contexte de célébration du 60ème anniversaire du retour d’indépendance de la Grande île. Dans son discours, le Chef de l’Etat a souligné que l’inauguration de cette nouvelle infrastructure démontre le caractère primordial de la santé de la population pour l’Etat malagasy. D’ailleurs, cela entre dans la concrétisation du 5ème Velirano du Président visant à assurer une santé pour tous.Le numéro un de l’Exécutif a également insisté sur les multiples efforts déployés par le régime pour endiguer la pandémie, tout en mettant un accent particulier sur la situation des membres du personnel médical. « Nous avons soutenu et encouragé sans cesse les agents de santé et les scientifiques malagasy dans cette lutte contre le Covid-19. L’équipement des personnels de santé ainsi que la mise en place de ce type d’infrastructure ont été primordiaux dans notre stratégie afin de faire face à cet ennemi invisible », a déclaré le Président. Notons qu’outre quelques membres du Gouvernement, la représentante de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a répondu présente lors de la cérémonie d’hier.La Rédaction

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Mahajanga : Nodimandry omaly ny vadin’i Zoto

Tsy toha ilay nofinofy ! Sembanin-drahona omaly maraina ilay vinavinan’izy dimy mianaka, Zoto sy ny fianakaviany, hitety an-tongotra sy am-bisikleta an’i Madagasikara. Nodimandry tao amin’ny CHU Androva, tao Mahajanga, mantsy ilay renim-pianakaviana andry niankian’ity fianakaviana kely ity, Rtoa Alphonsine, vadin’Atoa Randrianarison Maurice, fantatry ny rehetra amin’ny anarana hoe Zoto II. Araka ny fampitam-baovao azo dia ny alin’ny zoma teo izy no nanomboka narary ary nentina avy hatrany tao amin’ity hôpitaly tao Mahajanga ity. Ny alin’ny alahady hifoha alatsinainy, tokony ho tamin’ny iray ora maraina no tapitra ny ainy, rehefa nihombo ny aretiny. Araka ny angom-baovao azo tetsy sy teroa dia voalaza fa toa hoe fijanonan’ny fo tampoka no nahafaty ity renim-pianakaviana ity. Nanampy trotraka izay ny harerahana tamin’ireo dia an-tongotra vita hatramin’izay. Izy rahateo, raha ny vaovao hatrany, dia voalaza fa toa hoe misy « tension ». Na izany na tsy izany anefa dia nambaran’ny vaovao fa tsy nahitàna soritry ny tsimokaretina SARS-Cov-2 na ny tsimokaretin’ny Covid-19 tao aminy. Raha ny fitantaran’i Zoto (II), tamin’ny haino aman-jery iray tany an-toerana moa dia hoe teo amin’ny roa na telo andro taorian’ny nahatongavany tao Mahajanga no nahare narary tao amin’ny lohany  Ramatoa Alphonsine. Ary izay indrindra aza no nahatonga azy ireo handray fiara tao Ambondromamy mandra-pahatonga tao Mahajanga fa tsy nandeha tongotra intsony. Nihombo moa ny aretiny ary izao nitondra azy tamin’ny fahatesana izao. 43 taona Ramatoa Alphonsine io nodimandry io ary namela an’i Zoto (II) ho irery sy kamboty telolahy. Anio, raha tsy misy ny fiovàna no hanainga any Mahajanga hihazo an’i Manaraka ny razana, raha nandrasana tao Aranta, Marolaka, tao an-drenivohitr’i Boina kosa omaly alina. Tsiahivina fa aman’arivony kilaometatra mahery ny lalana vitan-dry Zoto (II) mianakavy, an-tongotra sy am-bisikleta. Niainga avy any Antsiranana nihazo an’iny morontsiraka antsinanana nipaika hatrany Vangaindrano, nihodidina indray avy eo nihazo an’i Androy sy Toliara, ary ny lalam-pirenena fahafito iny, tonga teo an-drenivohitra, iray volana mahery kely teo izay, ary nitodi-doha nihazo ny lalam-pirenena fahefatra hanatratra an’Antsiranana, rehefa handalo an’i Mahajanga, kanefa dia izao nolalovan-draho-mainty izao.

Nangonin’i m.L

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Festival d’art vidéo Boda Boda Lounge 2020 : 15 œuvres africains à sélectionner

À l’occasion du festival d’art vidéo Boda Boda Lounge 2020, l’association La Teinturerie hébergera en ces lieux, l’organisation et la diffusion du festival.

Boda Boda Lounge lance actuellement un appel à soumission d’œuvres d’art vidéo, films et court-métrage réalisés par des artistes basés en Afrique ou de la Diaspora africaine. Les œuvres sélectionnées seront projetées dans une exposition collective à travers le continent. Le thème de cette édition, « now bite the hand that feeds you ». Monte ta vidéo et dépose ton dossier pour pouvoir participer au festival. Un droit de diffusion de 200$ à la clé pour chacun des 15 participants sélectionnés dans toute l’Afrique. Les artistes sont invités à s’exprimer sur le dialogue que la communication visuelle établie avec ce système de dépendance, en mettant en œuvre une forme passive de protestation par la créativité comme vecteur de libération et en rappelant que nos propres mains sont les véritables mains qui nous nourrissent. En d’autres termes, l’autosuffisance l’emporte sur la dépendance.

Quelque part dans ce qu’on appelle le Nord, quelqu’un achète et accumule des marchandises. Ces mêmes biens comme les vêtements et nourriture, sont ensuite jetés et exportés vers un pays du Tiers-Monde dans ce que l’on conçoit généralement comme un acte de charité, alimentant un système d’intermédiaires qui en tirent profit. Tandis qu’un autre pays du Sud vend les mêmes vêtements usagés sur un trottoir, au lieu de les produire localement. Cette circulation a donc diverses implications. Une grande dépendance entraîne une grande vulnérabilité. Dans la communication du « développement », l’image d’un enfant appauvri et misérable est souvent manipulée en surimpression pour l’associer à l’image d’une femme bienveillante, rappelant ainsi une autre version du sentiment de miséricorde. Cette idée d’un enfant vulnérable et sans défense incarne la véritable identité d’entreprise de l’action mondiale d’aide humanitaire. Un monde où l’aide devient un commerce et où les récits ankylosés renforcent le fossé hiérarchique entre les deux hémisphères.Il est peut-être temps de remettre en question cette image de la main tendue, en amputant avec elle ce système de dépendance cachée. Contrairement à la maxime populaire, il vaut mieux  » mordre la main qui te nourrit« . Dans ce monde proposé, l’intuition et l’ingéniosité sont des valeurs fondamentales dans la tentative de recadrer les récits ,et de réinventer l’humanité. Ici, la non-formalité en vient à représenter une sorte de capitulation – au sein de la production créative – comme moyen de libération, s’opposant clairement, ou complétant des cadres plus formulés et contrôlés, et établissant un contraste sévère avec l’agenda de la modernité et le projet colonial. » Now bite the hand that feeds you », est une proposition  avec le duo d’artistes João Roxo  de Maputo et Russel Hlongwane  de Durban comme commissaires. Ce duo a été invité par le Centre d’art Waza et Visual Art Network South Africa (VANSA).

 

Recueillis par Zo Toniaina

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Solidarité Madagascar en musique : Dodol Dolod : metteur en scène en ligne le temps d’une crise sanitaire

: Détente sur la terrasse à Ampefiloha Cité en attendant le prochain invité de Dodol. (crédit photo : Princy)

L’ancien footballeur qui s’est reconverti dans la musique en montant son groupe avec ses enfants se rend compte de la difficulté de la population malagasy durant cette crise sanitaire. Ce qui l’a poussé à trouver un moyen afin de venir en aide aux artistes locaux, notamment en organisant des shows en direct sur la page Facebook « Dodol Dolod ». De sa demeure à Ampefiloha Cité, il a permis à une vingtaine d’artistes de se produire en direct sur sa page Facebook, avec son matériel et son équipe de musiciens professionnels pour accompagner certains performers. Les vidéos sont diffusées tous les mercredis et samedis après-midi, et sont très suivies dans plusieurs pays étrangers, notamment à Rodrigue, à Mayotte, la Belgique, les îles de l’Océan Indien, aux Etats-Unis ou encore au Luxembourg. Selon les chiffres communiqués par Dodol lui-même, chaque diffusion est suivie par près de 2.000 internautes. Un moyen qui permet donc aux artistes de gagner en visibilité surtout en cette période où les concerts ne peuvent encore reprendre. Mais pas que grâce à ce direct live, Dodol peut aussi collecter des fonds qu’il utilise pour acheter des sacs de riz qu’il offre à ses artistes invités ; de quoi tenir bon jusqu’à la reprise de la scène. C’est donc un moyen pour l’artiste de témoigner sa solidarité envers ses compères musiciens, d’ailleurs il a nommé cette action : « Solidarité Madagascar en musique ».

Anja RANDRIAMAHEFA

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Présentation du détail du plan Marshall du chef de l’Etat

La présentation des projets d’infrastructures immobilières entrant dans le cadre du « plan Marshall » du président de la République s’est tenue devant un parterre d’opérateurs économiques malgaches. Il s’agissait de porter à leur connaissance le détail de ces « velirano » annoncés lors de la rencontre avec le secteur privé s’étant tenu récemment. L’exposé avait le mérite d’être clair, mais ce sont surtout les chefs d’entreprise du BTP qui ont pu en tirer profit. Dans le contexte actuel, il s’agit de perspectives, souriantes certes, mais qui ne peuvent se réaliser qu’à moyen ou long terme. La lutte contre le Covid-19 et les problèmes sociaux qui en découlent constituent l’urgence du moment.

Présentation du détail du plan Marshall du chef de l’Etat

Le président de la République avait parlé de ce « plan Marshall » lors de sa rencontre avec le secteur privé. Il en avait fait une priorité pour la relance de l’économie. De nombreux opérateurs économiques n’avaient pas caché leur déception car de nombreuses questions concernant leur avenir étaient restées en suspens. Le chef de l’Etat a donc décidé d’aller de l’avant. Les projets d’infrastructures immobilières qui seront réalisés sont d’utilité publique. La construction de CSB2, d’hôpitaux et d’EPP dans différentes régions de la Grande Île servira grandement la population. Les entreprises soumissionnaires devront être opérationnelles et prouver leur savoir-faire. Les appels d’offre se feront dans la transparence. Présentées comme telles, ces perspectives sont encourageantes et devraient permettre à ces dernières de participer pleinement au développement du pays. A présent, la communauté nationale va attendre la suite donnée à ces projets qui, s’ils se réalisent, donneront un coup de fouet à l’économie nationale. Mais ce ne sont que des annonces. Leur effectivité se vérifiera dans les temps à venir. Dans l’immédiat, c’est la réponse à crise sociale frappant les plus pauvres qu’il faut apporter.

Patrice RABE

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Ambatondrazaka : Un homme arrêté pour vol de voiture et empoisonnement

Recherché pour vol d’un véhicule Sprinter et emprisonnement depuis le mois de mars, un homme de 48 ans vient d’être arrêté par la 3e section de la Brigade criminelle Anosy, vendredi dernier. Selon l’information, ce véhicule a été loué pour récupérer des matériels de traitement de Covid-19 à Toamasina quand le présumé l’a détourné après avoir empoisonné le chauffeur et son aide dans un hôtel où ils séjournaient à Toamasina. Cela s’est passé le 22 mars quand le présumé a diné ensemble avec le chauffeur et son aide. Après le repas, ces derniers ont vomi avant d’être tombés dans un sommeil profond. Le malfaiteur a alors fait main basse sur la clé et les papiers du véhicule ainsi que les téléphones portables de ces victimes. Depuis, le Sprinter a disparu. Ainsi, les victimes ont alors déposé une plainte auprès de la Police judiciaire de Toamasina qui a, à son tour, transmis l’enquête à la Brigade criminelle d’Antananarivo à cause de la restriction de la circulation suite à l’état d’urgence sanitaire. Ainsi, le véhicule a été retrouvé dans la région Alaotra-Mangoro, entre Vohidiala et Ambatondrazaka. Le suspect était en train de le conduire quand il a été arrêté. Durant son interrogatoire, il a reconnu son forfait en avouant avoir administré un somnifère à ces victimes. L’enquête a également révélé que cet individu était un récidiviste, déjà incarcéré à quatre reprises à la prison d’Antanimora pour le même motif.

T.M.

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Suite de l’affaire SIRAMA : Les employés passent à la grève générale

Cela fait quatre semaines que des représentants des salariés de l’industrie sucrière SIRAMA sont dans la capitale pour cause de revendications. Nous avons déjà parlé de leurs multiples plaintes et de leurs requêtes dans nos colonnes durant les semaines précédentes. N’ayant toujours pas obtenu de réponse favorable à leur demande, ces derniers ont décidé d’entamer la grève générale depuis le lundi 22 juin 2020. Ces salariés l’ont annoncé hier, lors d’une conférence dans la cour de la direction centrale de la SIRAMA à Anosy. « Nous entamons notre grève générale comme nous l’avons déjà annoncé car aucune réponse favorable ne nous a encore été donnée jusqu’à présent. Depuis les 4 semaines où nous parcourons tout Antananarivo pour expédier des lettres auprès des responsables, aucun compromis n’a toujours pas été trouvé. De ce fait, à compter de ce jour, tous les employés des deux sites de la SIRAMA, à Nosy-Be et Brickaville, n’accorderont plus aucun intérêt aux ordres du directeur général. Et nous demandons qu’il soit licencié tout de suite», ont-ils tonné.

De son côté, le directeur général actuel s’est invité à cette conférence pour donner sa version des faits. « La SIRAMA est en période d’assainissement en ce moment. Elle ne produit pas et est en phase de redressement. C’est d’ailleurs ma mission lorsqu’on m’a affecté à ce poste au mois de février. Ces histoires de non-paiement des frais médicaux ne sont que des affirmations gratuites, et cela peut se vérifier. Pour ce qui est du 13e mois réclamé par les employés, il s’agit d’une gratification qu’on offre aux employés pour leur productivité; or la société n’a rien produit depuis 2007. Où est-ce que la SIRAMA doit-elle donc trouver les moyens pour leur payer cela ? De plus, cette gratification a été suspendue dans la convention collective signée en novembre 2019 par l’administration de la société à cette époque », a-t-il expliqué. Mais malgré les explications du DG de la société, les employés ne veulent rien entendre et comptent bien entamer leur grève générale.

Anja RANDRIAMAHEFA

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Kick-boxing – Atsinanana : Reprise progressive des entraînements

Lors de la visite du CTR au Club Black Lion 501.

Les férus des sports de combat, plus précisément ceux du kick-boxing de la ligue Atsinanana sont montés graduellement sur le ring. En effet, les dojos ont rouvert leurs portes et les coaches ont  profité du confinement progressif pour redonner des séances d’entraînement aux combattants. De ce fait, les dirigeants, eux aussi se mobilisent. Le week-end dernier, le conseiller technique régional Willis Razafimahandry a visité le Club Black Lion 501 de maître Chrispine, « C’est une initiative personnelle, mais en tant que CTR, c’est mon devoir de veiller sur les clubs. Le but est de motiver les maîtres de salle, de présenter leur valeur aux combattants et surtout de vérifier s’ils ont le certificat requis pour cette responsabilité. Ainsi, il est important de contrôler la gestion de chaque club sur le respect des gestes barrières préconisées pour se protéger au Covid-19 », a-t-il fait savoir. Ce travail va continuer dans les autres clubs, selon ses explications.

Puisque Toamasina est encore l’épicentre de l’épidémie de Covid-19, la ligue n’a pas encore des dates officielles sur la suite du programme pour cette saison. D’ailleurs il faut attendre la levée du confinement et le feu vert du ministère de tutelle. Pourtant le CTR encourage les kick-boxeurs de continuer les entraînements pour maintenir la forme. Atsinanana possède une dizaine de clubs actuellement qui se répartissent dans trois sections, à savoir Brickaville, Mahanoro et Toamasina. Il faut savoir que ces dix dernières années, les résultats étaient encourageants puisqu’ il y a toujours des combattants sortant de la ligue qui renforcent  l’équipe nationale.

Manjato Razafy

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SwioFish 2 : Une antenne de surveillance des pêches en place à Nosy-Be

Inauguration de l’antenne du CSP, hier à Nosy-Be.

Le Centre de Surveillance des Pêches est désormais présent à Nosy-Be. Une antenne de cet organisme rattaché au MAEP (Ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche) a été mise en place, hier. « Nous avons inauguré le bureau et les équipements. Une vedette rapide neuve fournie par le Projet SwioFish 2 est à disposition des cinq membres de l’équipe qui travaillent dans cette antenne à Nosy-Be. Parmi eux figurent deux inspecteurs des pêches, deux inspecteurs stagiaires, et un motoriste », a affirmé le DG de la Pêche et de l’Aquaculture, Bemanaja Etienne, lors de l’inauguration. D’après ses explications, ce projet s’inscrit dans le cadre du PEM (Plan Emergence de Madagascar) et de la vision du président de la République relative à la protection de la biodiversité et de la gestion durable des ressources naturelles.

Contrôles. Egalement présent lors de la cérémonie, le directeur exécutif par intérim du Centre de surveillance des pêches (CSP), Rakotoniaina Andrianaivonavalona a indiqué que cette antenne coordonne et surveille le respect des réglementations régissant le secteur de la pêche à Madagascar. La première antenne de la région DIANA est mise en place à Nosy-Be, car cette zone est très riche en produits de la pêche marine, selon les explications. Pour sa part, le coordonnateur national du projet SwioFish 2, Randria Nirina Gervais a noté que la région Diana figure parmi les zones stratégiques, car elle a produit 18.760,708 tonnes de produits de pêche, en 2019. Selon lui, la zone BATAN (Baies d’Ampasimbava, Tsimipaika, Ambaro et Nosy Be) compte 20.617 pécheurs, dont 6.041 disposent déjà de cartes de pêcheur. En outre, 4.480 pirogues de pêches sont immatriculées sur cette zone. A noter que le MAEP et le CSP sont appuyés par SwioFish 2, financé par la Banque Mondiale, pour leurs actions dans le secteur de la pêche. Outre celle de Nosy-Be, quatre autres antennes du CSP seront encore mises en place cette année.

 

Antsa R.

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Basket – 3 x 3 : Les « Youth Leader » se dévoilent

Wendy Maura a été sélectionnée pour la ligue de Boeny.

Lentement, mais sûrement. Ils sont passionnés par le basket-ball et veulent apporter leur part de contribution dans la promotion et la vulgarisation de la formule 3 x 3.

Après étude de dossier et enquête, la commission 3 x 3 au sein de la Fédération malgache de basket-ball procède à la publication des noms des 22 jeunes retenus pour le programme « Youth leader ». Ces jeunes vont mettre en place au sein de leur ligue d’origine la politique de la fédération en matière de basket 3 x 3. Ils sont tous basketteuses et basketteurs et sont âgés entre 20 à 25 ans. Pour l’heure, sept noms ont été dévoilés avec une unique joueuse retenue en la personne de Wendy Maura Randrianjafy. Représentante de la ligue de Boeny, Maura âgée de 22 ans est une fervente basketteuse. Pépinière de talents, la ligue de Boeny est l’une des plus actives dans la promotion du basket-ball 3 x 3 à travers l’organisation de plusieurs compétitions dont le Big Soma.  « Grâce à l’amour que j’ai pour ce sport, je ferai en sorte que les jeunes et ma région soient mis en valeur afin que nous puissions montrer notre capacité au monde entier », a-t-elle déclaré. Une trentaine de candidatures a été retenue lors de cet appel d’offre. Parmi les joueurs retenus, Loïc Razafitsiferana (Analamanga – 24 ans), Anthony Rotsiniaina (Bongolava – 19 ans), Sen Chan Zico Lucandro (Analanjirofo – 21 ans), Thony Setra Rarivoarison (Vakinankaratra – 22 ans), Handry Ny Aina Razafiminoharison (Betsiboka – 22 ans) et Etienne Richardson (Diana – 24 ans). 14 autres jeunes vont compléter cette liste pour les 22 ligues régionales.  « Cette sélection entre dans la mise en place d’une petite commission 3 x 3 au sein des ligues régionales. Ces jeunes vont par la suite participer à une formation à Antananarivo pour la mise au point et sur l’organisation des compétitions, l’enregistrement des joueurs et toutes les facettes du 3 x 3. Cela va permettre aux ligues de faire bouger le 3 x 3, qui est d’ailleurs une discipline olympique à part entière », a annoncé Rina Randrianarisoa, de la commission 3 x 3 au sein de la Fédération malgache de basket-ball. Ils suivront Un des 22 « Youth leader » qui va participer au camp d’entraînement IBF Youth Lions Camp au Zimbabwe prévu pour le mois de décembre.

T.H

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Jesosy Mamonjy : Obsèques du Pasteur Léon Ratafy

C’est hier qu’a eu lieu l’inhumation du Pasteur Léon Ratafy, président de l’association cultuelle Jesosy Mamonjy, au cimetière de l’église Jesosy Mamonjy à Ivato. Après un dernier culte à Ankorondrano où on a pu noter la présence sur les lieux du Secrétaire général du parti politique Tiako i Madagasikara, Rina Randriamasinoro, le convoi funèbre a rejoint Ivato. Des milliers de fidèles de l’église se sont joints au cortège funèbre sous la protection de la préfecture.

Anja RANDRIAMAHEFA

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Mahery Lanto Manandafy : Liberté provisoire depuis hier

Trois jours après son mandat de dépôt à la maison centrale d’Ambalatavoahangy (Toamasina), Mahery Lanto Manandafy dit Malama a bénéficié d’une libération provisoire depuis hier. Il n’a pas tardé à partager ses émotions sur facebook : « le petit Malama est libéré et son séjour en prison s’est bien passé : des agents pénitenciers accueillants, il y avait aussi des gens que je ne connaissent pas avant, mais qui m’ont offert à manger et des équipements nécessaires pour mon incarcération ». Il a tenu, encore une fois, fait une excuse publique à l’endroit du plaignant, M. Benessy Sébastien, sénateur et docteur de son état. La date de son procès n’est pas encore connue. Cette libération serait le signe d’une clémence de la part des autorités envers le concerné. Pour rappel, il a été poursuivi pour diffusion de fausses nouvelles via son compte facebook. Une chose qu’il a tenté de réparer pour éviter toute poursuite judiciaire. En vain. La partie civile a engagé sa plainte dès le lendemain de l’acte et deux semaine après, Malama s’est retrouvé en prison. Fils du président fondateur du parti politique MFM, sa présence sur le réseau social gêne plus d’un, surtout du côté de l’administration. Il n’en est pas à sa première frasque judiciaire et son visage est devenu familier aux enquêteurs du service cybercriminalité. Sur certains cas, il a déjà frôlé la porte de la prison mais a toujours réussi à esquiver ses charges. A travers quelques-unes de ses publications, il savait qu’un jour ou l’autre, il finirait par croupir en prison avec des coups purement politiques. Son intuition a fini par se produire à la seule différence que son incarcération n’est pas d’origine politique mais à la suite d’un litige avec un particulier. En tous cas, ses « followers » sur le réseau social sont ravis de la décision de la justice sur la libération provisoire. Pour eux, Malama est un élément clé des « 6% », ces facebookers qui sont omniprésents, bien que virtuels, dans les débats publics et qui sont devenus en quelque sorte des gardiens de la bonne gouvernance.

D.R

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Mahajanga : 120 dockers lancent un SOS au pouvoir

Leur travail consiste à décharger diverses marchandises notamment du sucre des bateaux et à les charger ensuite sur des camions. Aujourd’hui, le gagne-pain quotidien de 120 dockers est sérieusement  menacé, suite à la déclaration d’un opérateur chargé de l’exportation de sucre qui estime qu’ils n’ont plus le droit de travailler sur le Quai Orange.

575 familles. Face à la situation, les dockers concernés lancent un véritable SOS au pouvoir. Ils demandent au président de la République, au Premier ministre et au ministre des Transports qui a sous sa tutelle l’APMF, d’intervenir pour qu’ils puissent continuer de travailler sur le Quai Orange. Déjà impactés par le confinement, ces « petits travailleurs malagasy » craignent de perdre leurs moyens de subsistance à cause de cet opérateur qui veut monopoliser la manutention du sucre en provenance de Namakia. Au risque de laisser un goût amer à ces 120 dockers qui font vivre 575 familles.

R.O
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Restructuration de l’Armée : Andry Rajoelina remet les drapeaux aux Chefs d’Etat-Major

La restructuration de l’Armée Malagasy est désormais effective. Les Chefs d’Etat-Major des différentes branches de l’Armée ont officiellement pris fonction hier. Une cérémonie militaire, hautement symbolique s’est déroulée au 1er Régiment des Transmissions et de Soutien (RTS) à Fiadanana. Conformément à la tradition militaire, le président Andry Rajoelina, Chef suprême des Forces Armées a remis les drapeaux de leur Etat-Major respectif au général de division Rabenaivoarivelo Jean Claude, Chef d’État-Major des Armées ; le Chef d’État de l’Armée de Terre le général de brigade Rakotoniaina Jean-Aimé ; le Chef d’État-Major de l’Armée de l’Air le général de brigade Aérienne Radona Ratiarivelo Ellis ; ainsi que le Chef d’État-Major de la Marine nationale le capitaine de Vaisseau GA Jacquy Honoré. L’Armée malagasy avance davantage dans la concrétisation des décisions de restructuration prises lors de l’atelier organisé au Centre de Conférence International d’Ivato au mois de janvier dernier. Une initiative rentrant dans le cadre de la réalisation du Velirano numéro Un du président Andry Rajoelina qui consiste à promouvoir la paix et la sécurité.

Réforme. Le Chef de l’Etat insiste pour mettre en place une Armée proche de la population et participant pleinement aux actions au développement et à l’émergence de Madagascar. Cette réforme vise non seulement à améliorer l’efficacité du  » Tafika malagasy « , mais aussi à instaurer des Forces armées plus proches de la population, garant de la stabilité et de la souveraineté. Lors d’une brève prise de parole, le président Andry Rajoelina a rappelé les missions de l’Armée malagasy qui consiste à protéger la population, notamment en cette période de guerre contre le COVID-19. Cette cérémonie militaire a été une occasion pour les différentes branches de l’Armée, de présenter un avant-goût du défilé militaire qui aura lieu vendredi prochain à Analakely pour la célébration du 60e anniversaire de l’indépendance de Madagascar.

Davis R

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Football – Reboza Cyrille : Plaidoyer pour le beach soccer

Voulant faire écho aux différents articles de ces derniers jours sur le sort du beach soccer, l’ancien membre du Comité exécutif et néanmoins ancien ministre et ancien sénateur élu, Reboza Cyrille sort de son silence pour parler de cette discipline qui le tenait à coeur. L’ancien président de la Commission beach soccer laisse parler son cœur. Pour sauver ce qui peut encore l’être..

Midi Madagasikara : Monsieur le ministre, le beach soccer que vous dirigez il n’y a pas si longtemps est en train de sombrer. Pire, il a été le grand oublié de la Conférence Nationale alors que la commission beach soccer existe toujours au sein de la Fédération Malgache de Football..

Reboza Cyrille : « C’est malheureux d’en arriver là. Le beach soccer est pourtant la route la plus courte pour faire connaître Madagascar au monde entier .Nous étions champions d’Afrique en 2015 et de fait, nous avons participé au championnat du monde au Portugal. C’est une sacrée performance car à ma connaissance, le beach soccer est la seule discipline collective à se qualifier à une phase finale d’une épreuve comptant pour le titre Mondial. »

Midi : A vous entendre, vous ne semblez avoir des regrets ?

R.C. : « En tant qu’amoureux du beach soccer, c’est un devoir de sauver ce qui peut encore l’être. Des regrets ? Bien sûr qu’il y en avait puisqu’il ne manquait pas grand-chose pour aller au moins vers les demi-finales mais les joueurs ont, pour une raison qui reste à élucider, lâché prises. Mais pour tout dire, Madagascar n’était pas loin. On avait un collectif bien pris en main par Solofo Ramarolahy. On avait des cadres exceptionnels avec le gardien Jhorealy, Toky,Ymelda et Del qui est à mes yeux, le meilleur joueur du lot. Bref, Madagascar avait une équipe que tout le monde enviait. Même les Russes qui sont déjà champions du monde reconnaissent que les Barea leur ont donné du fil à retordre malgré la sévérité du score. »

Midi : L’ancien président de la commission beach soccer a-t-il alors un mot à dire sur cette discipline championne d’Afrique en 2015, mais qui est en train de disparaître corps et biens ?

R.C. : « Je voudrais tout d’abord souligner une chose, le beach soccer est une de nos meilleures armes pour nous faire connaître du monde entier après notre titre. Il peut aussi générer des emplois pour les joueurs qui ont le potentiel pour faire partie des grands clubs européens.

A ce titre, j’estime que l’Etat doit tout faire pour aider le beach soccer dont les installations ne coûtent même pas le centième des besoins d’un seul stade synthétique du football à 11. Des gradins et une plage de sable fin suffisent au bonheur du beach soccer car assez souvent, les ballons et les poteaux sont fournis par la fédération africaine ou internationale. Mais même sur ce dernier point, on peut très bien confectionner des poteaux et des filets par nous-mêmes. Au pire, on mettrait aussi des gradins de fortune, mais l’essentiel est d’avoir une aire pour permettre aux jeunes talents de montrer ce qu’ils ont dans le ventre pour prendre la relève car nos cadres ont un certain âge.

L’organisation des compétitions permettrait alors de renouveler l’équipe championne d’Afrique mais je le dis et redis que les Malagasy sont doués de nature au beach soccer. Je peux dire que Del ou Ymelda ont leur place dans des équipes professionnelles. »

Propos recueillis par

 Clément RABARY

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Grands hommes : Les personnalités presque oubliées de l’histoire

Ralaimongo, Ravoahangy, Raseta, Rabemananjara sont les quatre noms souvent prononcés lorsqu’on parle de la lutte anticoloniale. Pourtant, il y avait également des noms qui ont contribué à l’indépendance de Madagascar mais sont négligés, voire ignorés par la génération actuelle. Ces personnages ont joué un rôle dans la lutte anticoloniale à leurs manières. Loyalistes ou partisans de l’indépendance, Padesm ou MDRM, ces hommes ont leurs points de vue et voulaient faire de la Grande Île une grande Nation.

Alexis Bezaka .Né le 8 mars 1916 à Mananara Nord en pleine colonisation française, Alexis Bezaka est un Indépendantiste et anticolonialiste que la ville de Tamatave n’a jamais connu. Ce personnage fait partie des grandes personnalités qui ont marqué le XXe siècle. Il a fait ses études primaires à l’école de Mananara Nord. Ensuite à la Mission catholique de Sainte-Marie en 1928. Bezaka Alexis a suivi ses études au Séminaire préparatoire de Fénérive-Est en 1930, au Petit et Grand séminaire d’Ambatoroka en 1937 où il a pu noter l’égalité de traitement entre séminaristes, sans tenir compte des origines et où une quelconque forme de discrimination n’effleure personne.. Lors de l’insurrection de 1947, il s’est fait arrêter et condamné à 15 ans d’emprisonnement derrière les barbelés de Nosy-Lava. Après neuf ans, les colonisateurs libèrent le nationaliste, une occasion pour lui de poursuivre son engagement. En novembre il est élu maire de la ville de Tamatave. En 1957, il est devenu ministre de la Santé publique et de la Population et travaille à Tananarive. Deux ans après, il retourne à Tamatave et est réélu maire.

Félix Totolehibe .Né vers 1909 à Mandritsara , décédé le 1er février 1951 à Analava , il est sénateur de Madagascar de 1948 à 1951. Il a fait ses études à l’école normale Le Myre de Vilers de Tananarive et devient rapidement professeur. Exempté en 1939, il ne participe pas aux combats durant le second conflit mondial. Convaincu que le développement social et politique de la Grande-Ile dépend de la résolution du problème de l’enseignement malagasy, il entre en politique. Ancien membre du comité directeur du Parti des déshérités de Madagascar (Padesm), Félix Totolehibe, passé à l’Union démocratique côtière pour lutter contre la prédominance des « Hova », accède à la vice-présidence de l’Assemblée provinciale de Majunga et de l’Assemblée représentative de Madagascar en janvier 1947.

Justin Bezara .S’il était toujours inconnu dans les années 1920, en 1932, il entretient des rapports avec Jean Ralaimongo. C’est à cette époque qu’il est devenu dépositaire du journal « L’Aurore malgache » dirigé par le Réunionnais Dussac. Malgré son caractère, qui se fond toujours dans le décor, élu en septembre 1946 président de la section locale du MDRM de Diégo-Suarez, il a créé avec un accord du comité politique MDRM de Tananarive le journal « Ny Fivondronana malagasy » qui se traduit par « Bloc malgache ».  Mésentente, malentendu entre les insurgés, ce sont les principales causes de la difficulté de la réalisation de l’insurrection dans le Nord de Madagascar en général, et à Diégo-Suarez en particulier. Alors, l’insurrection de mars 1947 a été tuée dans l’œuf. Il est quand même condamné à 10 ans de détention.

Pascal Velonjara. Né en janvier 1898 à Ambatoharanana, décédé le 18 novembre 1967 à Antananarivo, il futdéputé de Madagascar de 1951 à 1955. De 1908 à 1918, Pascal Velonjara fait des études à l’école des frères de Tamatave. De 1918 à 1927, il est commis au greffe du tribunal de première instance de Tamatave. Il se marie dans cette ville en 1924, et devient père de six filles entre 1928 et 1943. Signe d’une insatisfaction ou d’une ambition, il démissionne de l’administration pour devenir clerc de notaire, toujours à Tamatave, de 1928 à 1935. En l’absence de toute école de droit dans le pays, c’est sur le tas qu’il acquiert son bagage juridique. En 1936, il s’établit comme agent d’affaires, une sorte de conseiller juridique qui, côté malagasy, joue le rôle d’intermédiaire entre l’Administration et la population.

Recueillis par Iss Heridiny

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Loi de finances rectificative : Riposte au Covid-19 et poursuite des projets des « Velirano »

Le développement agricole figure parmi les clés de l’émergence de Madagascar

La loi de finances rectificative est actuellement examinée par les députés. Normalement le vote aura lieu demain.

 Une loi de finances de crise. La loi de finances rectificative 2020 l’est avec un taux de croissance fortement revue à la baisse. En effet, par rapport aux prévisions macroéconomiques, la LFR 2020 table sur un taux de croissance de 0.8%, soit 4.7 points en deçà du baseline de la LFI 2020 qui était de 5.5%.

Effets conjugués

Une révision de croissance consécutive, aux « effets conjugués des inondations du début de l’année et de la pandémie de Covid-19, qui ont provoqué une perte de l’ordre de 700 millions USD pour l’année 2020 en termes de Produit Intérieur Brut nominal » selon l’exposé des motifs de la LFR. « A l’instar de tous les pays touchés par le Covid-19, Madagascar a déclaré l’état d’urgence sanitaire et a procédé au confinement,ainsi qu’à la restriction des transports au niveau domestique et international. Ces mesures, bien que drastiques car induisant une baisse généralisée des activités de production, ont dû être prises et ont entraîné une chute vertigineuse des recettes fiscales et douanières de l’ordre de 26% par rapport à la prévision initiale ». Et c’est avec ce budget rectifié à la baisse que l’Etat aspire à combler le manque à gagner en matière de recettes fiscales, supporter les charges supplémentaires liées au Covid-19, prendre en compte des appuis budgétaires reçus des Partenaires Techniques et Financiers, redresser les effets des inondations, optimiser le financement de la nouvelle structure gouvernementale, faciliter la relance post-crise et remettre le pays sur la trajectoire de l’Émergence via l’accomplissement des « Velirano ».

Emergence

En somme, tout en parant aux urgences et limiter ainsi les dégâts de la crise sanitaire, l’Etat aspire à poursuivre les efforts pour l’émergence de Madagascar. « Tous les projets figurant dans les « Velirano » et qui pourront porter rapidement des effets palpables sur la vie quotidienne de la population seront poursuivis, voire mis à l’échelle. Toutefois, à cause de la situation exceptionnelle due à la pandémie, plusieurs grands chantiers prévus pour l’année 2020 seront reportés ultérieurement ; certains programmes seront réorientés suivant le contexte, tels ceux dans le secteur énergie. Il s’agira, par exemple, de l’hybridation des alimentations en énergie au niveau des établissements hospitaliers : dix-neuf installations de système photovoltaïque au niveau de Centres Hospitaliers de District, et trente-neuf au niveau de Centre de Santé de Base. Le système d’éclairage public bénéficiera également d’un appui conséquent ; ce qui pourra amener une transformation totale des paysages des villes ».

Secteurs clés

La coopération internationale sera également mise à contribution pour maintenir les performances au niveau des secteurs clés de l’économie. C’est le cas notamment dans le domaine agricole où « en coopération avec l’Inde, le Japon, l’Allemagne, la Banque mondiale, le FIDA, le fonds de l’OPEP, etc., plusieurs dizaines de milliers d’hectares de périmètres agricoles seront aménagés, réhabilités et protégés contre l’érosion, gardant ainsi le cap fixé pour atteindre l’objectif de 100.000 ha de nouveaux périmètres agricoles, plus précisément rizicoles, aménagées et 500.000 ha réhabilitées. Entre autres, le gouvernement assurera la réalisation des travaux réguliers d’entretiens et de réhabilitations des systèmes d’irrigation. Concernant particulièrement l’élevage bovin, le ministère responsable acquerra mille vaches laitières, outre la construction des abattoirs « manara-penitra » et des aires d’abattage en sus de ceux construits en 2019. Pour ce qui est de la restauration forestière de la Grande Île, l’Etat redoublera d’efforts à travers l’intensification du reboisement, l’utilisation de drones pour la reforestation, le choix utile des espèces à planter ,et la lutte contre les feux de brousse et de forêt, notamment par l’achat d’un avion bombardier d’eau ». Des projets qui auront bien évidemment leur pesant d’or sur le futur économique post-Covid de Madagascar.

R.Edmond.

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Protection de l’environnement : Un agent forestier pour 200 000 Ha de forêts

Plusieurs hectares de l’aire protégée de Menabe Antimena ont été ravagés par des feux la semaine dernière.

Les aires protégées du pays font actuellement face à des difficultés majeures en matière de gestion, mais surtout en matière de protection de l’environnement.

« La situation de crise liée au Covid-19 a eu des impacts néfastes sur la richesse en biodiversité du pays. Il y a actuellement une hausse à 100% de la pression anthropique. La protection de l’environnement est d’autant plus difficile face au contexte actuel ». C’est ce qui a été avancée hier lors d’une rencontre entre la ministre de l’Environnement et du Développement durable, Vahinala Andrianirina, et les responsables des aires protégées du pays à Ambatobe hier. « Les difficultés financières des différents ménages vivant à proximité des aires protégées causées par la crise actuelle » ont été avancées comme une des premières causes de la situation. Il y aurait également « le manque manifeste d’agents forestiers » chargés de patrouiller ou de protéger les ressources forestières du pays. En effet, selon les explications de Vahinala Raharinirina « au niveau du ministère de l’Environnement et du Développement durable, on compte un agent forestier pour 200.000 Ha si l’on compte un agent pour 800 Ha dans les îles comme La Réunion. Le chiffre de couverture forestière diminue lorsqu’on descend au niveau des aires protégées. On compte un agent pour 5.000 Ha à peu près ». Propos confirmés par le Dr Mamy Rakotoarijaona qui avance « on pourrait actuellement dire qu’à notre niveau, on compte un agent forestier pour 8.000 ha de forêts ». Avant de continuer « vous pouvez imaginer à partir de ce chiffre que la lutte est plus que difficile pour les acteurs ».

Pistes. En attendant le recrutement, le ministère de l’Environnement et du Développement durable opte pour « l’intégration des communautés locales, les fokonolona dans la lutte pour la sauvegarde de l’environnement . Nous avions auparavant une bonne pratique qui consiste à mobiliser les fokonolona en cas de détection de feu. Le ministère fait, actuellement, en sorte de remettre en place les comités anti-feu dans les communautés. Ce qui devrait également permettre de renforcer le système d’alerte mis en place par le ministère ». La collaboration entre le ministère, les gestionnaires des aires protégées et les fokonolona, a également été avancée par le Dr Mamy Rakotoarijaona comme solution, devant permettre de changer la donne tout en tenant en compte du manque de ressources humaines. L’investissement dans des matériels et équipements de pointe devraient également permettre de remédier à la problématique de manque de ressources humaines. Le facteur humain est un maillon essentiel de la lutte contre la destruction de l’environnement. Avec la situation actuelle qui prévaut dans la Grande Île, on est encore très loin des Green Cops – qui sillonnent les forêts et traquent sans relâche les braconniers – de l’Afrique du Sud.

José Belalahy

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Fenerivo atsinanana : Tovolahy 22 taona tsy hita popoka

Nitrangan’ny loza an-dranomasina teo Fenerivo atsinanana ny faran’ny herinandro teo. Tovolahy iray antsoina hoe Zico, 22 taona, mpanarato, monina ao amin’ny fokontany Fenerivo Doany, no tsy hita popoka rehefa niala an-trano nandeha nanarato ny zoma 19 jona tokony tamin’ny 08 ora maraina. Efa nisy ny filazana nataon’ny haino aman-jery amin’ny fisian’ny andro ratsy talohan’izay, fa tsy nahasakana an’ity tovolahy ity nandeha nanarato izany, dia izao loza izao no nitranga. Ny sabotsy 20 jona no fantatra fa efa hita ny lakana sy ny haratony iray, saingy ny vata-mangatsiakin’ilay tovolahy 22 taona kosa tsy mbola hita popoka hatreto. Mifanome tanana ho fikarohana azy izao ny fianakaviany sy ny fokonolona ary ny tompon’andraikitra isan’ambaratongany ao Fenerivo atsinanana, manara-maso ny moron-dranomasina Fenerivo atsinanana. Nitohy hatramin’ny alahady sy ny alatsinainy teo ny fikarohana azy fa tsy nahitam-bokany hatreto. Efa nisy tranga tahaka izao tao amin’ny fokontany iray tao Manakatafana, distrikan’i Fenerivo atsinanana hatrany. Roa andro nentin-dranomasina nivezivezy teny ilay lakana sy ny tao anatiny, ka trondro manta no sakafon’ilay tovolahy tao anatin’ny roa andro nahitana azy taty aoriana, saingy tsy hay na toy izany izy ity satria efa hita ny lakana sy ny haratony iray tamin’ny sabotsy ihany.

Rakoutou

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Atsinanana : Matin’ny fitsaram-bahoaka ilay tovolahy nahafaty olona

Olona roa no indray maty tao amin’ny fokontany Safotaka, kaominina Vohipeno, distrikan’i Fenerivo atsinanana, faritra Analanjirofo, ka isan’izany Ingahy Théophile raim-pianakaviana 40 taona. Raha ny fanazavana dia nisy nandodona ny tranon’Ingahy Théophile tokony ho tamin’ny 11ora sy sasany tany ho any, ka nanokatra izany ny tenany. Vao nisokatra anefa ny varavarana tsy misy ny arahaba akory dia daroka fanoto avy hatrany no nahazo ilay tompon-trano ka voa ny loha sy ny hatok’Ingahy Théophile. Taitra ny tao an-trano nahare izany ka niezaka  niantso vonjy sy nanenjika ireo nahavanon-doza, izay nandositra avy hatrany raha vita ny fidarohana an’i Théophile tamin’ny fanoto. Tsy namelan’ny fokonolona raha tsy tratra ireto andian-jiolahy ireto ka avy hatrany dia niharan’ny fitsaram-bahoaka. Tsy misy faty nohetsehina ireto faty roa ireto, ka niantso zandary avy any Fenerivo atsinanana izy ireo hanao ny famotorana. Ny sabotsy vao tonga ny zandary ka nanao ny famotorana, ka taorian’izay dia samy nandray ny razany ireto fianakaviana tsirairay avy, ary samy nanao taratasy izy ireo fa tsy hifampitory fa samy handevina ny azy avy. Ny mahagaga anefa, araka ny loharanom-baovao avy any an-toerana ihany, dia takian’ny zandary vola 04 tapitrisa ariary ireto finakavian’i Théophile, ilay voadaroky ny fanoto teo amin’ny lohany sy hatony. “Tsy azo ekena ny toy izany”, hoy ny Kly Andriamambasoa Rindraniaina, komandin’ny vondrotombim-paritry ny Zandary Analanjirofo. Tsy maintsy hanokafana fanadihadiana ny trangan-javatra toy izao, hoy ity kolonely ity, nantsoina tamin’ny antso finday. Koa andrasana izay ho tohin’izao raharaha izao tsy ho ela…

Malala Didier

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Drapeau national : Référence et code

La maison des anciens combattants, sise à Analakely, abrite actuellement une référence/code du drapeau national. Une des responsables de cette exposition a donné ainsi des explications sur ce que l’on devrait savoir sur le drapeau malagasy. Elle a ainsi parlé des supports pour les bâtiments, l’imprimerie numérique, le métal, les tissus, la conception pour impression, et la conception pour vidéo et photo ou web ainsi que la référence/code correspondant. Il a été exposé également, les différents drapeaux avant l’indépendance, à savoir le drapeau du royaume Merina de 1810 à 1885, le drapeau du protectorat français de Madagascar de 1885 à 1896, du drapeau français de la colonie de Madagascar de 1896 à 1958 et du drapeau présidentiel.

Couleurs du drapeau. Notons que le drapeau de Madagascar est composé de trois couleurs (blanc, rouge et vert) avec une bande verticale blanche, et deux bandes horizontales rouge et verte. Les couleurs du drapeau reflètent l’unité des peuples qui composent la population de la Grande Île. Il a été créé par Ranaivoson Andrianome haut fonctionnaire du service de l’architecture et de l’urbanisme, et présenté officiellement à la population malagasy le 21 octobre 1958 par le sénateur Norbert Zafimahova. Toujours est-il qu’à quelques jours de la célébration du 60e anniversaire de l’indépendance, bon nombre de particuliers ne hissent pas encore le drapeau national. Pourtant,il est non seulement la marque de notre souveraineté, mais aussi un signe de nationalisme.

Dominique R.

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LFR 2020 : Vote ajourné à l’Assemblée nationale

Faux bond à l’Assemblée nationale. Le vote qui était prévu se dérouler hier dans l’après-midi, concernant l’adoption du projet de loi de finances rectificative 2020, n’a pas eu lieu. Il a été ajourné pour demain dans la matinée, rapporte une dépêche du service de communication de cette institution. Les députés préfèrent gagner du temps dans l’examen du document budgétaire au niveau des travaux de commissions de la Chambre basse qui se poursuivent jusqu’à ce jour. Les deux jours, notamment les vendredi et samedi derniers, prévus initialement pour ces travaux de commissions, ne suffisaient pas aux députés de boucler le document en vue de son adoption en séance plénière. Le ministre de l’Economie et des Finances, quant à lui, a annoncé sa présence aujourd’hui à l’Assemblée nationale pour défendre ce projet de loi proposé par son ministère.

Rija R.

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Santé : Le Centre Kintana pour accueillir les cas graves de Covid-19 à Antananarivo

Le Centre Kintana de la fondation Akbaraly ouvre officiellement ses portes ce jour. Situé à Ambatomena, ce centre va permettre de soigner les cas graves de Covid-19 durant la crise sanitaire. Equipé de matériels haut de gamme et complets (respiratoires, centrale d’oxygène, lits avec deux bouches d’oxygène, moniteurs, etc.), le centre Kintana compte 10 lits pour recevoir les patients. Il revient au ministère de la Santé d’y transférer les personnes atteintes d’une forme grave de la maladie selon les explications du Dr Francesco Cimino, médecin responsable, lors de l’inauguration du centre hier lundi 22 juin 2020. Toutefois, ce centre pourra accomplir sa mission principale qui concerne la prévention des maladies oncologiques dès que le coronavirus sera endigué à Madagascar. Pour l’heure, étant donné la situation actuelle, la fondation a jugé plus nécessaire de venir en aide au gouvernement face à cette pandémie qui ne cesse de gagner du terrain. D’ailleurs, une partie des équipements du centre Kintana ont été mis à disposition de l’hôpital Manara-penitra de Toamasina au mois de mai, suite à la demande du président de la République.

Notons que le centre Kintana dispose d’un groupe électrogène et d’un personnel qualifié pour prendre en charge les formes graves du Covid-19 (réanimateurs, infirmiers, etc.). Il est également ouvert 7 jours sur 7 et 24h sur 24. Selon la présidente de la fondation Akbaraly, Cincia Catalfamo Akbaraly, ce troisième centre de santé « est prêt à accueillir les malades graves de cette maladie et elle espère que cette maladie sera éradiquée rapidement à Madagascar ».

Anja RANDRIAMAHEFA