Les actualités à Madagascar du Dimanche 23 Avril 2017

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Madagate18000 partages

France. Macron et Lepen au 2è tour de la présidentielle 2017

Ils étaient 11 candidats officiels lors du premier tour de l’élection présidentielle française de ce dimanche 23 avril 2017.

Avec respectivement 23% et 22%, ce sont les candidats Emmanuel Macro et Marine Lepen (22%) qui seront donc en finale le dimanche 7 mai 2017.

Tous les résultats par pourcentage décroissant:

Macron: 23%,

Lepen: 22%,

Fillon: 19,5%,

Mélenchon: 19%,

Hamon: 6,8%,

Dupont-Aignan: 5%,

Lasalle: 1,5%,

Poutou: 01,1%,

Asselineau: 01%,

Artaud: 00,8%,

Cheminade: 00,3%

Taux de participation dans l'Hexagone: autour des 70%

Déjà, les candidats Fillon et Hamon ont appelé à voter Macron…

Jeannot Ramambazafy – 23 Avril 2017

Madagate479 partages

Claudine Razaimamonjy. Chronologie d’un retour nocturne suspect au HJRA

Photos à titre illustratif

Que s’est-il passé à l’île Maurice? Claudine Razaimamonjy a-t-elle fait l’objet d’une expulsion ou d’une extradition, son séjour n’expirant que le 24 avril 2017.

Quoi qu’il en soit, comme on dit en malgache: «ny mpamosavy mandeha alina aza misy mahita» (les sorcières sortant la nuit sont toujours aperçues par un témoin), elle est bien revenu à Madagascar le 22 avril 2017. Et encore en nocturne comme lors de son évasion sanitaire. Le Premier ministre Mahafaly aura beau dire, rien n’a été légal dans sa fuite organisée. Ci-après la chronologie de la nuit de ce 22 avril en question.

Hôpital Joseph Ravoahangy Andrianavalona – HJRA

20h00: Arrivée de Me Henry Rabary-Njaka, conseiller du président de la république, et du ministre de la Santé, Mamy Lalaina Andriamanarivo. Il y a eu des pourparler loin des murs qui ont des oreilles mais quelle que soit la teneur des discussions, sur trois médecins, un a refé, deux ont accepté. A faire quoi et moyennant quoi ? Nous le saurons plus lois.

20h30: Entrée en scène du Premier ministre Olivier Mahafaly -qui s’est enfin manifesté directement- et de son ministre de la Justice, Charles Andriamiseza: pourquoi?

21h00: Le personnel destiné pour ce faire, a commencé à nettoyer (« nanomboka nanadio ») la chambre 126 située au rez-de-chaussée. C’est la réponse aux deux questions précédentes: l’accueillir comme une malade dans cet établissement hospitalier.

22h00 : Une ambulance don du Canada a quitté HJRA à destination de l’aéroport d’Ivato. A préciser que le chauffeur titulaire ayant refusé de la conduire, ce fut un autre qui le fit.

Aéroport d’Ivato

23H30: Atterrissage d’un Jet privé ayant eu à son bord Claudine Razaimamonjy vêtue d’une burqa (“Nanao lamba sari miloko mainty, izany hoe lamba mandrakotra ny vatana tanteraka kany maso ihany no hita. Ohatran’ireny akanjo fanaon’ny vehivavy arabo ireny”) et apparemment en bonne santé, ne nécessitant pas d’attention particulière.

Les véhicules présents à Ivato, lors de ce retour inespéré de Claudine Razaimamonjy:

Une Toyota Fortuner immatriculée EM 1530 A des bérets rouges

Une Mitsubishi immatriculée 7329 TBD du ministère de la Jeunesse et des Sports

Une Mitsubishi avec cocarde immatriculée 25264 WWWT

Un V8 avec gyrophare et à son bord des individus en tenue noire, casques et talky-walkies.

Deux véhicules d’ambassade: une Nissan Patrol blanche immatriculée 206 CD 828 et un gros Ford blanc immatriculé CD.

Dans la journée de ce 23 avril 2017, les rumeurs affirment la présence de Claudine Razaimamonjy à Fianarantsoa. Une possibilité sans être une certitude absolue. En tout cas, des habitants ont entendu le bruit du moteur d’un avion qui survolait cette ville.

En tout cas, où qu'elle soit, à présent, que vont bien raconter les tenants du pouvoir déjà décrédibilisés dans leur manière de gérer cette affaire Claudine Razaimamonjy, et quelles seront les réactions de l’opinion publique, de la communauté dite internationale, qui s'est donc impliquée grandement, et des magistrats de Madagascar? En tout cas, et une énième fois encore, le régime actuel vient de renforcer le fait qu'il agit toujours la nuit depuis son accession à ce pouvoir qui lui file lentement, mais inexorablement, entre les doigts.

Jeannot Ramambazafy – 23 Avril 2017

Madaplus.info62 partages

Emission Lazalazao: Interview de Vola RASOAMANANA sur Radio Bitsika en vue de la Nuit Blanche 2017



Pour plus d'infos voir le lien ci-joint.
L'Equipe Madaplus remercie son partenaire la Radio Bitsika.
Madagascar Tribune18 partages

Le président parle d’une tentative de coup d’Etat

Le président de la République de retour au pays depuis hier après-midi a décidé de s’adresser à la Nation dans la soirée d’hier après les évènements de samedi dernier qui a fait deux morts et dix-sept blessés. Entamant son discours, Hery Rajaonarimampianina a d’abord présenté ses condoléances aux familles des victimes du 21 avril et souhaitant le rétablissement des blessés. Pour le président, la manifestation menée par les députés au Parvis de l’Hôtel de Ville constitue ni plus ni moins une tentative de coup d’Etat du fait que la manifestation a revêtu un caractère anti-démocratique. Rappelant le vécu du pays depuis 1972 jusqu’en 2009, Hery Rajaonarimampianina a déclaré que ce genre de manifestation a déjà couté au pays des centaines de morts, des milliers de blessés mais aussi un dépérissement général du pays, une accentuation de la pauvreté. « Nous vivons jusqu’à aujourd’hui les séquelles laissées par ces évènements et c’est cette situation que mon régime s’évertue à relever ».

Alors que beaucoup avaient attendu la démission de Hery Rajaonarimampianina, ce dernier a souligné que le travail du régime continue. Il a par ailleurs mis en garde ceux qui, dans ses mots, « cultivent les troubles et invitent la population à la dissidence, visant à augmenter des blessés et des morts ». L’Etat prendra les mesures nécessaires a-t-il souligné, en ajoutant que les forces armées prendront également leurs responsabilités. « Chacun devrait savoir que le coup d’Etat n’est pas la solution dont le pays a besoin  », dixit Hery Rajaonarimampianina, tout en appelant la population au calme.

Divergence

Pourtant, les demandes de démission du président de la République se multiplient du côté de l’opposition. Une demande exprimée par les députés sur le Parvis de l’Hôtel de Ville samedi dernier. Dans les autres régions, quelques mouvements de solidarité se mettent également en place. A l’exemple de la ville de Mahajanga où une veillée de solidarité a été organisée devant l’Hôtel de Ville. Il semblerait qu’une descente au niveau de l’Hôtel de Ville est encore prévue ce jour, selon les déclarations des députés durant le week-end. D’autres acteurs de la vie publique en appellent cependant au calme. La CNIDH (Commission Nationale des Droits de l’Homme) même en dénonçant une violation des droits humains appelle les parties, tant le gouvernement que les manifestants conduits par les députés de l’opposition à la mesure ». Idem pour l’Union africaine qui a déclaré « le bureau de l’Union Africaine à Madagascar appelle au calme, à la sérénité, à la retenue et à la responsabilité de toutes les parties prenantes malagasy ». L’Union européenne a également fait une déclaration appelant à la responsabilité des parties prenantes et déplore l’utilisation de la violence. Notons que les députés entreront en session ordinaire au début du mois prochain. Beaucoup avancent que les députés devraient aussi concrétiser cette fois-ci la motion de censure à l’encontre du Gouvernement, suivant les voies légales et non plus entrainer la population à la rue.

Madagascar Tribune10 partages

Le calendrier scolaire connu

Le ministère de l’éducation nationale vient de sortir le calendrier scolaire de l’année 2018-2019 la semaine dernière. Un calendrier qui concrétise déjà les réformes décidées dans ce secteur, annoncées depuis un certain temps par le ministère. Ainsi, l’année scolaire 2018-2019 sera divisée en 5 périodes bien distincts avec une rentrée des élèves prévues le 19 novembre. Une période durera plus ou moins deux mois, à savoir pour la première du 19 novembre au 21 décembre, la 2ème du 7 janvier au 1er mars, la troisième du 4 mars au 19 avril, la 4ème du 29 avril au 28 juin et enfin la 5ème période du 1er juillet au 30 aout. Chaque période sera entrecoupée d’une pause de quelques jours. Les dates des examens officiels ont aussi été dévoilées par le ministère. Ceux-ci se dérouleront après la fin de l’année scolaire. Ainsi, le CEPE est prévu pour le 3 septembre 2019, le BEPC du 23 au 26 septembre 2019, le CAE/EP le 29 et 30 octobre t enfin le CAP/EP le 26 et 27 novembre 2019. Ce calendrier fait énormément débat auprès des parents et des autres concernés. Beaucoup doutent en effet de cette réforme entamée par le ministère. L’on s’interroge également sur le contenu du programme scolaire qui devrait contenir d’autres réformes.

Madagate2 partages

Claudine Razaimamonjy, signé Rolly Mercia: le pouvoir exécutif n’y a point mis ses empreintes…

Premier communiqué de presse officiel signé Harry Laurent Rahajason alias Rolly Mercia, pour son retour en tant que ministre de la Communication et des Relations avec les Institutions. Il devient ainsi le pompier de service numéro un sur qui tout le régime Hvm/Rajaonarimampianina compte pour redorer son blason. On verra s’il sera efficace. Pour le moment, le style laisse terriblement à désirer pour un texte sensé être officiel. Trop de «fantaisie», reconnaissable à mille lieues à la ronde, teintée d'un juridisme loin de la pratique effective de l'Etat de droit et de la séparation des pouvoirs à Madagascar. Et ce n’est pas faute de le lui avoir fait remarquer (je parle du style). Cela ne vaut vraiment pas son premier milliard d'ariary... Enfin, lisez.Jeannot Ramambazafy

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Football - Chan 2018 - Courte victoire des Barea

L’équipe nationale malagasy est parvenue à se défaire de son homologue du Malawi sur la petite des marges, samedi au stade de Mahamasina. Cette rencontre entre dans le cadre du 1er tour aller de la phase éliminatoire du Championnat d’Afrique des Nations (Chan) 2018 dont la phase finale aura lieu dans la Capitale du Kenya. 

Devant un public clairsemé de Mahamasina, les Barea ont eu du mal à concrétiser les innombrables occasions procurées durant la première période. Les joueurs locaux étaient à deux doigts d’ouvrir la marque mais leurs tentatives sont vaines, soit à cause des précipitations des finisseurs, soit leurs tirs heurtent le montant du but adverse. Le spectacle offert par les Barea à cette période demeure stérile, les deux équipes rejoignent ainsi les vestiaires à la pause sur un score nul et vierge. La domination des Malagasy s’avère également incontestable en début de la seconde période, mais l’efficacité des attaquants fait toujours défaut. De son côté, l’équipe visiteuse commence à être menaçante, mettant le doute dans le camp des Malagasy. A un quart d’heure de la fin, Raux Auguste, coach des Barea, a changé de stratégie en faisant entrer un pur attaquant, à savoir Dino à la place de Dax, milieu de terrain. Un coaching payant dans la mesure où c’est le nouvel entrant, d’un tir magistral à 30 m, qui libère son équipe et le public d’un match nul, synonyme d’une défaite. Dans une semaine, les deux équipes se retrouvent à Blantyre pour le match retour. Les Malawites sont tout à fait prenables, mais les Barea devront tout de même avoir l’efficacité tant souhaitée. La sélection malawite, en effet, pourrait être transcendée par son public et risque dans ce cas de jouer un mauvais tour aux Barea qui ont gagné certes, mais sont encore loin de la qualification.

Rata

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Athlétisme - Jeux de la Francophonie 2017 - Huit athlètes malagasy qualifiés

Le contingent de l’athlétisme malagasy aux Jeux de la Francophonie 2017 en Côte d’Ivoire ne cesse de s’agrandir. A une semaine de la date fatidique pour réaliser les minima, six athlètes de la Grande île viennent de franchir la barre minimale afin d’être au rendez-vous des sportifs francophones, fixé le 21 au 30 juillet prochain à Abidjan. 

Samedi dernier au stade d’Alarobia, lors du test effectué par la direction technique nationale malagasy à l’issue des 15 jours de regroupement, six athlètes ont obtenu leur passe-droit, sur terrain, pour les Jeux de la Francophonie. Il s’agit de Heritiana Rakotomalala (Cosfa) et Nicolas Rakotoniaina (Cnaps), excellents sur les 3 000 m steeple, qui ont respectivement réalisé la distance en 9 min 25 sec et 9 min 29 sec pour un minima des Jeux la Francophonie, fixé à 9 min 30 secondes. Les relayeurs malagasy sur 100m ont eux aussi passé le cap de 41 secondes en bouclant un chrono de 40’’ 90. Le relais masculin sur cette distance est composé de Tiavina Randriamananarivo, Tommy Arold, Stenny Andriantiana et Florent Ravelomanana. Ce nouveaux qualifiés rejoignent ainsi leurs compatriotes dans la même discipline et ayant déjà obtenu le minima, en l’occurrence Ali Kamé (décathlon) et Todisoa Rabearison (400m). Sur cette dernière épreuve, les relayeurs tenteront ce samedi de réaliser le minima fixé par les organisateurs.

Rata

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« Télé-crochet G5 » - 15 candidats rejoignent le Loft

 Ils étaient environ 400 garçons à s’inscrire au concours de  « Boys band G5 ». Samedi dernier, durant le troisième « prime », deux candidats à l’instar d’Andrianina et Safidy ont quitté l’aventure. Ils ne sont donc plus que 15 candidats qui ont rejoint le Loft dans la soirée.

Ces nouveaux rescapés sont Tolotra, Ulrich, Baggio, Jih Jeck, Cleancy Maxime, Kanto Idéal, Kanto, Kevin, Brian, Mahery, Manantsoa, Nathan, Manjato, Larry et Tojo.  Les garçons y resteront pendant un mois et suivront des formations, en plus de la préparation  d’un grand show.  Le spectacle d’avant-hier a été entamé par Kanto avec l’interpétation du célèbre tube de Sam Brown, « Stop ». S’enchaînaient  ensuite les autres candidats des trois groupes. Contrairement aux derniers « primes », les candidats ont interprété des slows,  comme « Mpiarakandro » de D’Gary, « Stop » de Sam Brown, «  Famille » de Soprano, « Tsy misy toa anao » de Ny Ainga, ou encore « Nofy » de Jyunii… Chaque partie du spectacle a été clôturée par une chorégraphie du groupe. 

L’émotion était au rendez-vous durant ce troisième 

« prime » qui s’est tenu au studio Arena à Ivandry. La plupart des candidats ont rendu hommage à leurs proches. Mais dès les premières notes de musique, Tojo a totalement charmé la salle et les membres du jury grâce à sa reprise de la chanson « Les yeux de la mama » de Kendji Girac. A la fin de la prestation, Anyah n’a pas pu retenir son émotion. A la fin du spectacle, une surprise a attendu les candidats : leurs téléphones ont été saisis et mis dans une boîte afin qu’ils puissent se concentrer sur la formation. 

Anatra R.

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Haute intensité de main-d’œuvre - Complément de revenu à 1000 ariary par heure

Révision à la hausse de l’indemnité. Désormais, chaque ouvrier qui participe aux travaux de Haute intensité de main-d’œuvre (Himo), menés dans de nombreuses localités de la Grande île, va empocher un complément de revenu fixé à 5 000 ariary par jour travaillé, soit 1000 ariary par heure.

En fait, les participants mobilisés dans ce système d’argent contre travail effectuent des travaux d’intérêts communautaires pendant 5h par jour pour bénéficier de ladite indemnité, laquelle a été de 3000 ariary par jour depuis des années. « Il ne s’agit pas d’un salaire mais d’un complément de revenu destiné à aider les familles, notamment celles qui ont subi des chocs émotionnels, en particulier lors du passage du cyclone Enawo dernièrement », fait part Onitiana Realy, ministre de la Population, de la Protection sociale et de la Promotion de la femme (Mppspf).  Dans cette optique, 420 pères et mères de familles issus de  7 « Fokontany » de la Commune d’Ankaraobato participent aux travaux Himo dans cette localité, depuis le week-end dernier. Le ministère de tutelle a déployé une quinzaine d’encadreurs et de travailleurs sociaux pour accompagner la réalisation des travaux, lesquels consistent à curer des canaux d’évacuation d’eau et d’assainissement, menés dans les  « Fokontany » d’Ifarihy, Andrasoa, Antanetisoa, Ambohibahiny, Ambodivoanjo, Ankadilalampotsy et Ankadinandriana.  Toujours dans le cadre de cette mission d’assistance aux personnes vulnérables, le Mppspf a remis des machines à coudre et des sacs  d’engrais à une association de femmes d’Ankaraobato. Une centaine de personnes âgées ont, quant à elles, été dotées de produits vitaux de  première nécessité, à savoir du riz, du sucre et du savon.

Patricia R.

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Université catholique de Madagascar - Deux nouveaux docteurs Hdr en anthropologie théologique

L’Université catholique de Madagascar (Ucm) sise à Ambatoroka, Antananarivo, compte désormais deux docteurs titulaires du diplôme d’habilitation à diriger des recherches (Hdr), l’équivalent du doctorat d’Etat dans l’ancien système.

Il s’agit du Mgr Marc Ravelonantoandro, recteur du même institut supérieur privé, et du père François Benolo qui y est aussi un enseignant-chercheur. Tous les deux ont présenté vendredi leur dossier de synthèse respectif à l’Ecole doctorale « Cadre de vie, Encrage identitaire, Développement durable et Ethique (Caddethique) de la Faculté des Lettres et Sciences humaines de l’Université de Toamasina. La réalisation de leurs entreprises intellectuelles a été placée sous la férule de l’éminent Professeur Eugène Régis Mangalaza, une figure bien connue de l’anthropologie philosophique.

Nouvel éclairage

Le travail intitulé « Regards anthropologiques et théologiques de l’humain du "fihavanana" à l’imago dei » du Mgr Marc Ravelonantoandro « s’efforce d’apporter un nouvel éclairage sur la question centrale dans la recherche de signification et de sens de la vie comme de la mort ». Selon son point de vue qui prend appui sur cette problématique, le « fihavanana » malgache s’inscrit dans la démarche d’unité dans la différence où le visible et l’invisible, le sacré et le profane, l’humain et le divin sont finalement les deux dimensions de l’existence. Dans ce sens, il met en exergue l’affirmation du Concile Vatican II disant que la culture est incontournable pour comprendre l’humain. Lors de la soutenance, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique Marie-Monique Rasoazananera a mis rejoint la ville du port pour évaluer le travail en sa qualité d’examinateur au sein du jury composé de  Robert Jaovelo-Dzao (Université d’Antsiranana, président), Pombo Kipoy (Université pontificale urbanienne de Rome, [Italie], rapporteur), Solofo Randrianja (Université de Toamasina, examinateur) et Eugène Régis Mangalaza (Université de Toamasina, examinateur). Les cinq membres du jury sont tous des professeurs titulaires.

Retour mystérieux à la vie

Pour le père François Benolo, le dossier de synthèse qui s’intitule « Les vivants à l’écoute de leurs morts chez les Ntandroy : pour quelle théologie africaine » s’intéresse à la problématique des "lolo mifoha" (« cadavre qui se réveille » ou « nouveau défunt qui sort de son sommeil cadavérique ») en Androy dont il est originaire. Selon son point de vue, « il semble qu’il y ait une interférence entre la thématique de la résurrection du Christ chez les chrétiens et celle de la réviviscence d’un "lolo mifoha" chez les Ntandroy, car dans les deux cas de figure, il est question d’un retour mystérieux à la vie après quelque temps d’existence post-mortem. Mais à regarder de près, il n’en est rien ». « En effet, pour la littérature chrétienne, la résurrection se situe d’emblée dans la positivité lumineuse du déploiement divin. A l’inverse, pour les contes et mythes ntandroy, la reviviscence se situe pour la plupart, dans la terrible négativité d’un destin marqué par la malédiction ancestrale (« hakeo »). Dans ce sens, le Ntandroy converti au christianisme est confronté à deux registres de lecture de la mort et du retour à la vie. Seul un regard de l’intérieur, dans une démarche d’anthropologie et de théologie indigènes, arrive à cerner au plus près et au plus vrai le vécu au quotidien de l’ "être-chrétien" et de l’ "être-ntandroy" ».

Prémices

Le jury ayant apprécié sa production scientifique a été composé de : Robert Jaovelo-Dzao (Université d’Antsiranana, président), Pombo Kipoy (Université pontificale urbanienne de Rome [Italie], rapporteur), Edouard Mara (Université de Toliara, examinateur), Solofo Randrianja (Université de Toamasina, examinateur) et Eugène Régis Mangalaza (Université de Toamasina, examinateur). Autant de professeurs titulaires aussi. Les recherches menées par les désormais docteurs Hdr de l’Ucm se déploient dans le champ de l’ethnophilosophie, option « ethnophilosophie » et spécialité « anthropologie théologique » laquelle étant vue comme la fusion des deux disciplines évoluant dans deux espaces qui semblent s’opposer. Elles sont les prémices de l’accord de partenariat entre l’Université de Toamasina et l’Ucm, assisté par l’archevêque de Toamasina, Mgr Désiré Tsarahazana, et non moins président de la Conférence épiscopale à Madagascar.

Manou Razafy

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Entrepreneuriat - Importance de la possession d’un réseau

Opportunité, mobilité, compréhension de l’environnement qui nous entoure ou nous partage… La possession d’un réseau est très importante dans la vie professionnelle d’un entrepreneur. C’est le message qu’a fait passer Ndrina Ralaimanisa, directeur de la communication institutionnelle et des relations publiques auprès de la banque Bni mais également enseignant, jeudi dernier, lors d’une conférence sur l’importance du réseau dans l’entrepreneuriat qui s’est tenue à Ankadifotsy.

Expert dans le domaine, Ndrina Ralaimanisa a expliqué les différents points qui font du réseau un outil incontournable pour la réussite d’un entrepreneur. « Les réseaux représentent avant tout une opportunité pour les entrepreneurs. Les clients vont venir vous chercher, vous serez incontournables. Vous serez sollicités par beaucoup de gens, et ce sera à vous de choisir. Les réseaux permettent également la mobilité. A Madagascar, malheureusement, on fonctionne en cercle, donc il faut trouver des passerelles », a exposé le conférencier. D’autre part, les réseaux permettent de comprendre l’environnement qui nous entoure, « mais il ne faut pas oublier qu’il existe aussi des mauvais réseaux », a expliqué Ndrina Ralaimanisa. « Il faut définir le champ d’action. Il faut connaître le contexte sur lequel on opère, afin de cadrer les interlocuteurs », a-t-il souligné.Exploitation des réseaux sociauxD’après le directeur, un des obstacles auquel les jeunes entrepreneurs malagasy font face actuellement est l’absence de réseau. Le réseau où les jeunes sont les plus intégrés étant les réseaux sociaux comme « Facebook », il faut ainsi savoir les exploiter et les utiliser à bon escient. « Parmi les questions que vous devez vous poser, on peut mentionner : quel réseau social opte-t-on pour le choix de votre business ? », a illustré le conférencier. Soulignons toutefois que le réseau virtuel ne peut pas exister sans un réseau réel, qui commence par la famille, les amis, les collègues de travail, et plus tard les différents réseaux créés en intégrant les associations ou clubs.Réseau ou piston, positif ou négatif ?D’après les explications de Ndrina Ralaimanisa, un réseau n’est pas forcément un piston, souvent assimilé à une image péjorative pour un jeune qui intègre le monde du travail. « Un réseau peut être bon ou mauvais. Si une personne a recours à son réseau pour faire valoir ses compétences, cette initiative est plus que souhaitable. Par contre, ce sera très mal vu si une personne a recours à un réseau pour intégrer une entreprise alors qu’elle n’est même pas compétente », a expliqué le directeur. Quoi qu’il en soit, la possession d’un réseau dépend des motivations de chaque entrepreneur et de ses objectifs professionnels.Tiasoa Samantha

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Sécurisation foncière - Un guichet unique à Sainte-Marie

Plus besoin de débourser des frais exorbitants. Les habitants de l’île Sainte-Marie peuvent désormais demander des titres ou préparer d’autres dossiers relatifs à la sécurisation foncière dans ce District même.

Ceci suite à la mise en place d’un guichet foncier dans cette localité, inauguré samedi dernier. En fait, les usagers ont été contraints de se déplacer à Fénérive-Est, ancien rattachement de la Direction des services fonciers d’Analanjirofo, pour les demandes de prestations. Un éloignement qui a engendré des dépenses considérables. Pourtant, ce District enregistre actuellement 3 325 demandes de titres fonciers en attente, outre les 1 618 titres déjà établis. « Sainte-Marie recense de nombreux touristes qui y font des allers-retours, sans oublier les opérateurs touristiques qui s’y implantent. Raison pour laquelle le ministère de tutelle a décidé d’y mettre en place un guichet foncier. Ce dernier se chargera également des questions relatifs au domaine, la topographie et à l’aménagement du territoire », fait part Narson Rafidimanana, ministre auprès de la Présidence en charge des Projets présidentiels, de l’Aménagement du territoire et de l’Equipement (M2pate). Ce guichet unique, le 3e de la Région d’Analanjirofo, est le 9e service foncier dans la Province de Toamasina. 

Opération domaniale concentrée

Avant l’inauguration du guichet foncier de Sainte-Marie, la délégation du M2pate a procédé à la distribution de titres à Barikadimy Toamasina dans le cadre de l’opération domaniale concentrée (Odoc), vendredi dernier. Pour la première phase de ladite opération, 120 titres ont été distribués aux bénéficiaires, lesquels ont attribué chacun 400 000 ariary pour obtenir sa parcelle. En tout, 8 Ha de terrain viennent d’être cédés à ces usagers. Ces derniers devraient toutefois respecter le plan d’urbanisme dans les constructions. D’ailleurs, le ministre de tutelle n’a pas manqué de renforcer les sensibilisations à ce sujet, notamment face au pullulement des constructions illicites ou hors normes, ces derniers temps. Pour rappel, l’Etat a levé le défi de tripler le nombre de titres fonciers à distribuer auprès des Communes pour cette année 2017. Ce chiffre a toujours tourné autour de  5 000 à 10 000 titres par an ces dernières années. Le but étant d’atteindre l’objectif qu’est de réconcilier les Malagasy avec leurs terres.

Recueillis par  Patricia Ramavonirina

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Immobilier - La concurrence déloyale continue

Inégalités sur le marché. Les investisseurs malagasy opérant dans le secteur immobilier dénoncent un manque de transparence des prix dans la vente des produits. En effet, une délimitation inégale des coûts des maisons, villas et appartements par les différentes agences immobilières dans la Grande île, et notamment dans la Capitale, existe depuis plusieurs années maintenant.

Pour les promoteurs immobiliers malagasy, le problème est de taille. Les grandes agences, notamment étrangères, ne se gênent pas pour doubler ou même tripler le prix des bâtiments. « Les maisons proposées sont tout à fait identiques, mais leurs prix sont diffèrents. Le prix normal étant par exemple de deux millions d’ariary, des agences osent proposer cinq millions d’ariary pour un même produit », explique le gérant d’une grande agence immobilière malagasy, opérant dans le secteur depuis plus de quinze ans. Il explique que les nouvelles agences, souvent gérées par des étrangers, sont les principales initiatrices de cette inégalité des coûts. Le gérant dénonce ainsi les conséquences néfastes de cette inégalité sur le plan socio-économique. « La population malagasy se fait escroquer, puisque certains propriétaires, avides d’argent, osent mettre à la porte les occupants d’une maison juste parce qu’une personne propose le double du loyer actuel. D’autre part, beaucoup de clients se font anarquer, puisqu’ils payent une somme qu’ils ne devraient pas », s’indigne-t-il. Une politique à instaurerLe principal problème se situe au niveau du manque de suivi rigoureux du secteur immobilier par l’Etat, entraînant ainsi un laisser-aller, un manque de transparence et de la corruption en tout genre dans ce secteur. « L’instauration d’une politique immobilière et d’une plus-value, ainsi que la mise en place d’un dialogue entre les promoteurs immobiliers et l’Etat sont les solutions », propose l’interlocuteur. D’autre part, les clients des agences immobilières exigent également une formalisation du secteur. « Il existe des agences immobilières informelles. Cela semble incroyable mais c’est le cas. Ces agences osent afficher des prix exorbitants quand elles savent que le client n’a pas d’autre choix », explique Rakotoniaina Clarisse, une cliente.Tiasoa Samantha

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« Evasion sanitaire » - Claudine Razaimamonjy de retour… à l’hôpital Hjra

Départ en catimini, retour en douce. Claudine Razaimamonjy, proche conseillère du Président Hery Rajaonarimampianina est bel et bien de retour au pays. La prévenue a débarqué au pays depuis l’île Maurice à bord d’un vol privé dans la nuit de samedi, vers 23 heures et a aussitôt été réadmise à l’hôpital Hjra.

 

 Alors qu’elle devait regagner la prison d’Antanimora dès son retour au pays après deux semaines d’« évacuation », la milliardaire d’Ivato a regagné son lit d’hôpital à l’Hjra Ampefiloha. D’après nos recoupements sur les lieux, deux chambres au niveau du service Neurochirurgie de cet hôpital public lui ont été spécialement affectées. Des chambres dont les portes sont rigoureusement gardées par deux agents pénitentiaires. Plusieurs de ses proches sont massivement venus lui rendre visite et remplissaient quasiment le vestibule de sa chambre d’hôpital. Aucun baron du régime n’a été aperçu dans les environs au moment de notre passage à l’hôpital.  Bon nombre d’observateurs avaient prédit un départ définitif de la prévenue, mais le Premier ministre Olivier Solonandrasana, dans sa déclaration de vendredi, avait recommandé de patienter jusqu’à son retour pour « laisser la Justice faire son travail ». Il est donc attendu que la décision de justice à l’encontre de la conseillère présidentielle soit effectivement appliquée.  Sur sa page « Facebook », la présidente du Syndicat des magistrats de Madagascar, Fanirisoa Ernaivo a déclaré qu’« une personne détenue doit être en prison et non à l’hôpital ni où que ce soit d’ailleurs, sans titre légal ». Une manière de dire que la prévenue devait regagner illico la maison centrale d’Antanimora. Cette déclaration est confortée par une source pénitentiaire qui soutient que « normalement, elle devrait être amenée à la prison d’Antanimora dès son retour et y subir la consultation d’un médecin de la prison si nécessaire ». La direction de l’administration pénitentiaire qui devrait s’exprimer sur le sujet est restée injoignable jusqu’au moment de notre rédaction.

Attente de rebondissements 

Pour un rappel chronologique des faits, Claudine Razaimamonjy a été déférée devant le Parquet de la Chaîne pénale anti-corruption, le 7 avril dernier. Un déferrement qui fait suite aux investigations du Bureau indépendant anti-corruption (Bianco) pour plusieurs charges dont le favoritisme dans l’attribution des marchés publics, le détournement de deniers publics, le recel de détournement de deniers publics, l’abus de fonction et le blanchiment d’argent. La juridiction a, par la suite, ordonné son placement sous mandat de dépôt à la prison d’Antanimora. Prise d’un malaise à l’annonce de cette décision, la prévenue a été admise à l’hôpital Hjra Ampefiloha avant d’être évacuée discrètement à l’île Maurice, le lundi 10 avril, précisément au sein de la Fortis Clinique Darné de Curpipe, pour une soi-disant angiographie cérébrale. Plus d’un se demande, pourquoi l’opératrice économique a été autorisée à rester à Maurice après sa sortie de la clinique quelques jours seulement après son admission, au lieu de rejoindre directement le pays. Pour l’instant, aucune source hospitalière n’a pu éclairer sur les raisons de cette réadmission. Ce retour au pays de Claudine Razaimamonjy devrait, en outre, ouvrir la voie à de nouveaux rebondissements dans cette affaire puisque le Bianco avait annoncé l’implication de 4 autres complices dans cette affaire. Histoire à suivre !

Sandra R. 

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Insécurité - Un prêtre tué et un séminariste grièvement blessé

La communauté catholique continue de payer fort l’insécurité dans le pays. Ses religieux, en effet, continuent de subir la foudre des actes de banditisme. Après les bonnes sœurs dans la Région de Vakinankatra, victimes de vols suivis de viols, c’est au tour des prêtres de subir une attaque meurtrière.

Elle s’est produite hier à Antsohihy, plus précisément dans la localité d’Ambendrana. Des bandits ont investi le local des prêtres qui est situé non loin de l’église où ils officient. L’un d’eux, du nom de Djiva Lucien, a malheureusement payé de sa vie tandis qu’un frère séminariste fut grièvement blessé à l’issue de ces actes barbares et inadmissibles. Le malheureux a reçu trois balles sur le corps et a été tué sur le coup. Cependant, le but des assaillants armés était tout autre : s’emparer de la cloche de l’église en question.    Les criminels ont nuitamment visité le site une semaine auparavant. En entendant leur manœuvre nocturne, le prêtre Djiva Lucien a eu le courage de les affronter en sortant dans la cour. Armé de fusils d’assaut, les assaillants l’ont menacé avant de déguerpir sans avoir pu mettre la main sur l’objet désiré. Mais comme ils n’ont pas voulu lâcher prise, ils sont revenus avec la ferme détermination d’éliminer définitivement le prêtre qui a représenté une gêne à leurs yeux. Dans la nuit de samedi, le prêtre Djiva Lucien a couru hors de son appartement pour voir ce qui s’était passé. C’était sans compter sur la détermination des bandits à balayer tous ceux qui se dressaient sur leur chemin afin d’atteindre leur objectif : emmener  à tout prix le carillon. « Le père a entendu les agresseurs chahuter et n’a pas hésité à sortir pour voir. D’ailleurs, c’était dans ces circonstances que les bandits l’ont visé et éliminé », apprend-on sur place. Les projectiles ont transpercé le corps de la victime au niveau de la poitrine et du dos. Parallèlement, un frère séminariste a failli emboîter le pas à son homologue prêtre lorsqu’en entendant les coups de feu, il était accouru afin de chercher à secourir l’ecclésiaste, alors en pleine agonie. Le pauvre frère a reçu des projectiles et fut sérieusement blessé. L’on craint pour sa vie et il demeure sous contrôle médical, selon toujours une information recueillie sur place.  Le meurtre de ce religieux est la dernière de la série de cinq attaques à main armée signalées dans la Région de Sofia en un seul mois. Toujours à Tsimingia, une des riches Communes rurales de la même Région, des groupes d’individus qui allaient faire des achats au marché local sont tombés nez à nez avec une bande armée qui leur a extorqué de l’argent d’un montant total de 32 millions d’ariary. Une famille de commerçant indo-pakistanais dans le  « Fokontany » d’Ambendrana, à Antsohihy, a aussi subi l’attaque des brigands munis de fusils « Kalachnikov » une semaine plus tôt. Après avoir sérieusement agressé le père de famille en lui cassant une jambe, ils ont emporté de l’argent d’une valeur indéterminée avec des objets de valeur. Un fait similaire était signalé dans le « Fokontany » de Mahialambo, toujours à Antsohihy, un mois passé quand un transporteur local était victime des mêmes traitements. Pour le moment, les enquêteurs de la Gendarmerie n’ont encore aucune piste.  « Je ne reproche rien au nouveau commandant du groupement de la Gendarmerie nationale de la Sofia qui venait de rejoindre son poste d’affectation à Antsohihy. Mais la réaction de ses supérieurs à la circonscription régionale (Cirgn) de Mahajanga m’écœure. Ils semblent minimiser ces méfaits qui font souffrir la population de la Sofia. Ils doivent être remplacés. Des natifs de la Région sont suffisamment compétents pour s’en occuper », a regretté notre informateur qui garde l’anonymat. Maintenant que la hiérarchie supérieure de la Gendarmerie nationale et de la Police nationale vient de connaître un lifting, on doit s’attendre à des changements en cascade concernant les responsables de la sécurité régionale et locale défaillante. La vie nationale ne cesse de s’enfoncer dans l’absurdité la plus totale et une bassesse d’esprit  inégalée et alarmante. Ces tristes évènements survenus hier matin à Antsohihy l’attestent. On tue pour un vulgaire carillon et cela semble ne pas faire ciller les hauts dirigeants du pays, malgré leur démagogie afin de prendre des décisions adéquates ou autres nouvelles stratégies visant justement à combattre le banditisme sous toutes ses formes. 

Franck Roland  et Manou Razafy

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Une vague de contestation face au référendum de Andry Rajoelina

L’ancien président Marc Ravalomanana, le KMF/Cnoe, des politiciens et même de simples observateurs politiques montent tous au créneau suite à la convocation des électeurs pour un référendum, décrétée en conseil des ministres le vendredi 19 avril dernier. A l’unanimité, ils appellent au respect de la Constitution. Pour les acteurs de la vie politique nationale, c’est surtout la durée de convocation des électeurs qui est source de polémique. Le référendum serait en effet jumelé aux élections législatives du 27 mai prochain. Or l’article 51 de la loi organique 2010-008, relative au régime général des élections et des référendums indique que « les collèges électoraux sont convoqués quatre-vingt-dix (90) jours au moins avant la date du scrutin ».

Andry Rajoelina qui a prêté serment sur la Constitution trois mois plus tôt est en train de la bafouer, s’insurge l’ancien président Marc Ravalomanana. « J’ai accepté les résultats de l’élection présidentielle prononcée par la Haute Cour Constitutionnelle (HCC) par respect de la loi en vigueur dans le pays, mais on ne peut pas accepter qu’on viole la Constitution », a -t-il déclaré lors d’une conférence de presse tenue à son domicile à Faravohitra, hier en fin de la journée.

Dans une déclaration faite dans hier après-midi, le KMF/Cnoe- Education citoyenne appelle notamment les acteurs politiques à respecter les lois en vigueur, notamment dans le cadre de l’organisation de ce référendum. « Nous voulons mettre en place un État de droit à Madagascar, pour cela, nous estimons que le respect des lois en vigueur serait préférable et permettrait d’organiser les élections législatives qui auront lieu bientôt, et le référendum à une date opportune et conformément aux prescriptions de la loi et suivant la consultation des forces vives du pays ».

En se référant à une décision prise par la HCC en 2007, le porte-parole du gouvernement, Lalatiana Rakotondrazafy Andriatongarivo indique sur une publication sur sa propre page Facebook que « La jurisprudence de la HCC indique clairement qu’il n’y a pas de durée particulière exigée entre la date de prise d’une décision d’organiser un référendum et la date du scrutin. Et que les 90 jours exigés pour les convocations des électeurs dans les élections ne sont pas obligatoires dans les élections référendaires ».

L’article 161 de la Constitution en vigueur dans le pays indique par ailleurs qu’ « Aucune révision de la Constitution ne peut être initiée, sauf en cas de nécessité jugée impérieuse ». L’article suivant (162) ajoute que « L’initiative de la révision, en cas de nécessité jugée impérieuse, appartient soit au Président de la République qui statue en Conseil des Ministres. Le projet ou proposition de révision doit être approuvé(e) par les trois quarts des membres de l’Assemblée Nationale et du Sénat. Le projet ou la proposition de révision ainsi approuvé(e) est soumis à référendum ».

A cause certainement de la vacation des postes à l’Assemblée nationale, en attendant la tenue des élections législatives, le régime dont le président a déjà reçu les pouvoirs de légiférer, en vertu de l’article 104 de la Constitution, à la place des parlementaires, estime que ces pouvoirs lui permettent de tout faire. Cet article précise toutefois que ce pouvoir de légiférer est pour un temps limité et pour un objet déterminé. Cela autorise uniquement le président de la République à prendre, par ordonnance en conseil des ministres, des mesures de portée générale sur des matières relevant du domaine de la loi.

L’article 163 de la Constitution indique par ailleurs que « Les pouvoirs exceptionnels détenus par le président de la République dans les circonstances exceptionnelles ou de trouble politique ne lui confèrent pas le droit de recourir à une révision constitutionnelle ». Ainsi, le débat s’impose concernant la tenue de ce référendum à cause de nombreux manquements sur les textes en vigueur.

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Du référendum et des législatives jumelés en 2019

Toavina Ralambomahay porte un certain intérêt aux affaires nationales. Il a travaillé dans l’urgence avec quelques politistes, juristes de tous bords et quelques politiciens qui ont bien voulu entamer leur week-end pascal vu que la campagne électorale référendaire commence le 27 avril soit dans 4 jours. Il est auteur d’ouvrages politiques.

Le décret de convocation pour un référendum est-il légal ?

Selon les tenants du pouvoir : oui. Selon eux, un référendum n’a pas à être convoqué 90 jours avant le scrutin comme une élection. Les partisans du président Rajoelina se réfèrent à la pratique de Ravalomanana. Dans ce cas, on pourrait même convoquer un référendum un jour avant le scrutin. Or la loi 2018-008 qu’ils invoquent disent que la campagne référendaire commence 30 jours avant le scrutin. Ils rétorquent que tant que ce délai est respecté même un jour avant, c’est légal. Pour notre cas, ils ont convoqué les électeurs 7 jours avant la campagne électorale ! Leur argument est très discutable. Mais ils sont au pouvoir et très peu de Malgaches sont opposant déclarés, encore une fois.

Ailleurs, y-a-t-il des exemples ?

Coïncidence ? En France, en février de cette année, le président Macron aurait pensé organiser un référendum le…26 mai ! Il aurait pris 3 mois ou 90 jours. Le fera-t-il encore aujourd’hui ? La Suisse, spécialiste en référendum, impose 4 mois. Le principe c’est de donner du temps de réflexion aux électeurs.

Le président peut-il convoquer un référendum sans passer par le Parlement ?

Oui, selon l’art 55 al 5 de la Constitution. Non selon l’art 162 où le texte doit passer par le Parlement. La Constitution est confuse. Et la Constitution interdit au président de faire une révision constitutionnelle quand il a des pouvoirs exceptionnels. Les tenants du pouvoir ne pensent donc pas que le pouvoir de légiférer du président est exceptionnel. Derechef, ils sont au pouvoir.

Mais faut-il vraiment amender cette Constitution ?

Oui, tout le monde est d’accord qu’il faut soit l’amender soit le changer complètement. Même l’ancien président Rajaonarimampiaina a voulu la modifier mais la société civile a fait barrage sous prétexte qu’il était en fin de mandat. Aujourd’hui, le nouveau président Rajoelina est en début de mandat.

Pour ceux qui contestent la légalité de ce référendum, que doivent-ils faire ?

Il y a plusieurs solutions. La première qui est la plus facile est de demander l’annulation du décret via des communiqués, des sit-in, etc. Puis il y a le recours auprès de la HCC (Avis de la HCC). Mais il y a peu d’espoir que des citoyens le fassent et la réponse de la HCC est aléatoire.

Ensuite, voter « non ». Or, à ce jour, les questions ne sont pas connues et la campagne commence dans 6 jours ! Enfin, le boycott. Mais c’est difficile car le mot est anglais. La société civile enseigne que le vote est un devoir alors il serait curieux que ces entités-là prônent le boycott. Il y a donc le vote blanc ou nul mais qui légitimise et reconnaît la légalité de la convocation.

Ce décret passe-t-il par le contrôle de constitutionnalité à la HCC avec l’habilitation du président de légiférer ?

En principe non, puisque c’est un décret. Maintenant si quelqu’un l’attaque, oui.

La société civile parle de « référendum prématuré, inattendu » ? Est-ce justifié ?

Sous l’ancien président Rajaonarimampianina, elle disait que c’était trop tard… Le président Rajoelina a tout de même annoncé qu’il devra y avoir un référendum. Et cette Constitution de 2010 a toujours été remise en cause. Aujourd’hui, elle l’est par son auteur même. Les Malgaches mécontents devaient alors s’organiser depuis 9 ans pour pondre deux ou trois textes à soumettre au référendum. Mais nous ne l’avons pas fait, nous préférons subir et toujours quémander un délai pour préparer une nouvelle Constitution. Le président Rajoelina et ses partisans, eux sont prêts.

Justement, à propos du contenu ?

Le gouvernement n’est pas précis, ce qui nous permet de deviser à partir du peu d’éléments que l’on a. Mais on doit le faire puisque la campagne débute dans 4 jours… Le président veut nommer des gouverneurs en expliquant que c’est donner du pouvoir aux Régions. Faux ! Tant que les responsables locaux ne seront pas élus mais nommés et révoqués par le gouvernement central, c’est de la centralisation.

Ensuite, devront venir les élections municipales. Les maires seront-ils sous la coupe des gouverneurs nommés par le président ? Ce qui n’aurait pas de sens. Les maires n’auront-ils aucun compte à rendre aux gouverneurs du président ? alors à quoi bon ?

Enfin, en cas de cohabitation, donc le gouvernement appartient à l’opposition, les gouverneurs seront la chasse gardée du président ; il y aura incohérence constitutionnelle avec deux pouvoirs exécutifs ? On verra le texte proposé.

A propos de la suppression du sénat ?

Le ou les décrets ne sont pas précis. Mais si vraiment le président veut supprimer le sénat, il supprime une institution donc on passe à la 5ème république…Toutes les élections sont à refaire, dont celle du président… Ensuite, si le sénat est supprimé, qui remplacera le président Rajoelina s’il rempile en 2023 ? Car la Constitution demande au président candidat de quitter son poste. Sauf, si la révision autorise le président à rester. Je vais étonner, mais demander à un président de démissionner s’il veut être candidat est farfelu. En tous les cas endémiques à Madagascar. Mais là, on devise encore puisque le gouvernement n’est pas précis.

Vous avez parlé de boycott, mais il y a deux scrutins le même jour. D’ailleurs, est-ce normal ?

Oui, il est légal de voter pour les députés et pas pour le référendum. Oui, Madagascar connaît bien les scrutins jumelés. C’était le cas en 2013 (deuxième tour des présidentielles et législatives), c’est le cas pour les mairies et les conseillers municipaux, etc. Aux Etats-Unis, le jour des présidentielles, il y a 100 référendum en même temps, etc. Mais je voudrais rebondir sur ces élections jumelées.

Oui ?

La HCC en début 2018 dans un Avis a justement voulu séparer les législatives du deuxième tour des présidentielles. Ce qui nous a conduit à cette situation où on n’a plus d’Assemblée nationale et un président législateur. Tout cela parce que la HCC a voulu donner une majorité au président élu. Mission de la HCC jusqu’alors insoupçonnable… Ce référendum nous fait vivre encore les conséquences de cet avis…

Conséquences ?

D’abord, si un Malgache pense que le président a fait un acte illégal pour avoir fait cette convocation, il n’y a pas de député car pas d’Assemblée nationale pour mettre en branle une motion de déchéance. Et comme, il n’y a pas de chef de l’opposition non plus, le président a tous les pouvoirs ! Remarquez que la HCC maintient au moins le président de l’Assemblée nationale jusqu’à la nouvelle Assemblée, donc, un chef de l’opposition aurait pu survivre et d’ailleurs devait survire à la disparition de l’Assemblée nationale.

Parlez-nous des conséquences du chevauchement ?

Oui, aujourd’hui, nous allons vivre un chevauchement des campagnes électorales des législatives et référendaires. Or justement, le motif légal de la séparation des législatives du deuxième tour est d’éviter le… « chevauchement ». La campagne électorale référendaire commence le 27 avril (30 jours avant le scrutin selon la loi), celle des législatives, le 6 mai. Les candidats aux législatives peuvent donc faire campagne pour le référendum dès le 27 avril. Les IRMAR prôneront les révisions constitutionnelles. On verra qui osera refuser ces révisions et oseront-ils se déclarer opposition légaliste ?

Pourquoi forcément « opposition légaliste » ?

Si des candidats se déclarent contre la révision et que la révision gagne, ce serait malhonnête après de se rallier au gouvernement ou même d’en faire partie. Chacun étant libre, bien sûr de changer d’avis…

Il y aura encore transhumance ?

Cette constitution étant floue, elle l’autorise à l’art71, l’interdit à l’art 72. La HCC de 2014 a refusé le retournement de veste, puis quand les membres ont changé, la HCC a permis la transhumance et lors de la motion de déchéance de 2018, elle a semblé reprendre l’échiquier des partis de l’Assemblée nationale originale. Rien n’est plus sûr non plus…

Que diront les autorités garantes des scrutins ?

Tant pis pour la HCC, la Ceni, et la société civile qui veulent légaliser la précampagne ! De toute façon, il serait fou de créer une loi pour une précampagne. A la limite, si le poste de chef de l’opposition avait été occupé, la campagne électorale aurait commencé le lendemain, sinon le jour même de la prestation de serment du nouveau président. La politique ne connaît ni Pâques ni Eid-el-Barak.

Les autorités peuvent-elles faire campagne ?

Dans le monde entier oui. A Madagascar, on dirait que non. Mais peut-être qu’en cas de référendum, les autorités se le permettront. Et comme il y a chevauchement entre législatives et référendum, les candidats « […] Miaraka amin’Andry Rajoelina » sauront en profiter légitimement.

En principe, le président lui-même devrait faire campagne, ainsi que le gouvernement, les futurs gouverneurs et tous ceux qu’ils ont nommé. Et si jamais ils ne gagnent pas, des dirigeants comme De Gaulle, Cameron ou Renzi ont démissionné. Pourvu que le président gagne car la culture de la démission n’est pas encore parvenue chez nous. Et comme bizarrement, la stabilité prime sur la justice et la légitimité à Madagascar depuis 2013 notamment, il vaut mieux qu’il gagne.

Les futurs gouverneurs ?

Même si c’est de la centralisation, il serait bien que les futurs gouverneurs fassent campagne. Ils essaieront d’avoir un minimum de légitimité et ce ne sera plus des nominations surprises.

Et si le taux d’abstention est juste très élevé ?

Ce sera un manque de légitimité selon la culture politique malgache. Nul ne peut prévoir les conséquences. Cela renforcera juste la perception du désengagement du citoyen face à la politique et à la vie de la nation. On dirait que les citoyens décomposés en fonctionnaires, enseignant, société civile dont les journalistes et les hommes et femmes d’église, businessman, étudiants, simple citoyen, sont neutres face aux affaires nationales.

Les tenants du pouvoir sont très libres face à des citoyens léthargiques qui refusent de s’organiser en opposition avec ceux qui se contentent de tirer indéfiniment la sonnette d’alarme dans la société civile.

Sur la convocation, le chevauchement (inspiré de l’avis de la HCC du 16 février 2018) et la durée de la campagne :Sur la convocation :Arrêt n°1 HCC/AR du 27 avril.Loi organique 2018-008Art 51 : les collèges électoraux sont convoqués 90 jours au moins avant la date du scrutin par décret pris en conseil du gouvernement […].Convocation en Suisse :Lois fédérales sur les droits politiques du 17 décembre 1976 (Etat le 1er novembre 2015) :1 bis : le Conseil fédéral fixe, au minimum quatre mois avant le jour de la votation, les objets qui feront l’objet de la votation. Le délai de quatre mois peut être raccorci pour les lois fédérales déclarées urgentes.3. […] La chancellerie fédérale publie, su support électronique et au plus tard six semaines avant le jour de la votation, les textes soumis à la votation […].Sur le chevauchement (inspiré de l’avis de la HCC de février 2015) :

Art 51 al2 : Afin d’éviter le chevauchement des campagnes électorales et des scrutins correspondants, l’élection du président de la République, celle des députés et celle des sénateurs doivent se tenir à des dates distinctes. […]Avis de la HCC du 16 février 2018 : http://www.hcc.gov.mg/avis/avis-n01-hcc-av-du-16-fevrier-2018-relatif-a-une-demande-davis-sur-le-sens-et-linterpretation-des-dispositions-de-larticle-69-alineas-premier-et-2-de-la-constitution/ fbclid=IwAR2hKmpuq6HLh6GkaHuvmOR-d7lKHgvZZOcrgjq9BmRXWe7HrMtYK9nr9zESur la durée de la campagne :

Art.56 : La durée de la campagne électorale et référendaire est de 30 jours pour le référendum.

Constitution Article 55 qui permet au président de ne pas passer par le Parlement- Le Président de la République : 5° peut, sur toute question importante à caractère national, décider en Conseil des Ministres, de recourir directement à l’expression de la volonté du peuple par voie de référendum.

Art 162 qui ne permet pas au président de prendre seul, l’initiative : Le projet ou proposition de révision doit être approuvé(e) par les trois quarts des membres de l’Assemblée Nationale et du Sénat. Le projet ou la proposition de révision ainsi approuvé(e) est soumis à référendumArt 163 qui interdit au président de recourir à un référendum en période exceptionnelle : Les pouvoirs exceptionnels détenus par le Président de la République dans les circonstances exceptionnelles ou de trouble politique ne lui confèrent pas le droit de recourir à une révision constitutionnelle.

Deux avis contraires sur le rôle qu’a la HCC pour donner une majorité au Président de la République :A- « …que le choix de cette dénomination est librement consenti par les membres de ce groupement politique qui ont bien voulu exprimer leur soutien à l’endroit du Président de la République et pour permettre aux électeurs d’identifier les candidats décidés à soutenir la politique générale de l’Etat ; qu’une telle perspective répond à une pratique d’un régime semi-présidentiel tel le cas de Madagascar pour permettre de donner une plus grande cohérence dans le fonctionnement des Institutions de la République… ». Avis de la HCC du 28 mars 2019.« C’est pour cela […] que la Cour a recommandé de séparer les élections présidentielles et les législatives. Les législatives doivent servir à chercher une majorité claire pour le Président de la République. Si on arrive a dégagé une majorité présidentielle, on aura un système politique beaucoup plus stable » (Jean-eric Rakotoarisoa, 3 août 2018, in L’Express Madagascar).

B- « L’Assemblée nationale ne doit en aucun cas être instrumentalisée par le parti au pouvoir, c’est-à-dire celui duquel le Président de la République est issu. […] Aucune manœuvre dilatoire visant à faire de l’Assemblée nationale un instrument présidentiel ne doit être autorisée ». Jean-eric Rakotoarisoa, Ketakandriana Rafitoson, Noro Razafimandimby, Estelle Andriamasy, Sandratririna Andriambolatiana, Lucien Razafindraibe, et Jean-Aimé A. Raveloson (Constitution annotée, FES 2010).

HCC :Sur la compétence de juger un décret concernant les élections :Avis n°06-HCC/AV du 5 septembre 2018 relatif à une demande d’avis sur la nature juridique d’un décret portant convocation des électeurs et sur la compétence des juridictions en cas de contentieux relatif audit décret.

Article 2- Le contentieux relatif au décret portant convocation des électeurs pour une élection présidentielle relève de la compétence de la Haute Cour Constitutionnelle.

Sur les deux avis qui semblent contraires sur la transhumance ou retournement de veste à l’assemblée nationale :Refusant la transhumance :

Arrêt n°11-CES/AR.14 du 06 février 2014 portant proclamation officielle des résultats définitifs des élections législatives de la 4ème RépubliqueAvis n°01-HCC/AV du 17 février 2014 portant interprétation des dispositions de l’article 54 de la ConstitutionAutorisant la transhumance :

Avis n°01-HCC/AV du 29 avril 2015 sur la constitutionnalité de la création d’un groupe parlementaire dont les membres sont issus d’un autre groupe parlementaire portant la même dénomination mais différenciée seulement par un numéro d’ordre.Considérant que par décision n°12-HCC/D3 du 11 février 2015, la juridiction de céans a statué que « le député, mandataire de l’autorisation à exercer le pouvoir œuvre dans l’intérêt de la Nation et la représente entièrement et non les individus qui l’ont élu et encore moins le parti ou groupe de partis qui l’a représenté aux élections, d’où le port du titre officiel de député de Madagascar ; que d’autre part, le député-représentant est, en droit, libre dans l’exercice de son mandat, comme l’indiquent les dispositions de l’article 71 in fine, « le député exerce son mandat suivant sa conscience et dans le respect des règles d’éthique déterminées dans les formes fixées à l’article 79 » ; qu’il a entière liberté d’opinion, de parole et même de vote, selon les dispositions de l’article 73 alinéa 1er de la Constitution » ;Utilisant l’Arrêt et l’Avis refusant la transhumance :Article 4.- Le Président de la République met fin aux fonctions du Gouvernement et procède à la nomination d’un Premier Ministre de consensus, dans un délai de 7 jours pour compter de la publication de la présente Décision, sur une liste d’au moins trois noms, conformément aux dispositions de l’article 54 de la Constitution et aux termes de l’Avis n°01-HCC/AV du 17 février 2014 portant interprétation des dispositions de l’article 54 de la Constitution et sur la base de l’Arrêt n°11-CES/AR.14 du 06 février 2014 portant proclamation officielle des résultats définitifs des élections législatives de la 4ème République. in Décision n°18-HCC/D3 du 25 mai 2018 Relative à une requête en déchéance du Président de la République Hery RAJAONARIMAMPIANINA.

- Lectures :« La démocratie : l’enjeu du taux de participation », Bulletin de l’académie malgache, Tome LXXXIX/ 2, juillet –décembre 2010. 005.« Pourquoi les Malgaches ne s’engagent-ils pas en politique ? », DL : juin 2018.« La loi sur l’opposition à Madagascar : un mal nécessaire », L’harmattan, 113p, nov.2016.
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Respect difficile des mesures sanitaires imposées dans les transports en commun

Après plus d’un mois d’inactivité, les transports en commun ont commencé à circuler à nouveau dans les rues de la capitale hier. Le retour progressif à la normale des activités professionnelles a été également constaté hier pour la plupart des secteurs. A cet effet, les véhicules de transport en commun ont été d’une grande aide pour les travailleurs et les élèves qui ont dû regagner leurs écoles hier. Mais le seul hic était le respect des mesures sanitaires.

Port de masque obligatoire, nombre de passagers limité ou mis à disposition de gels hydroalcooliques à l’entrée des bus, dans la plupart des cas, ces dispositions n’ont pas été respectées dans sa totalité. D’autant plus que les contrôles par les forces de l’ordre se faisaient rarement et moins rigoureusement dans la journée d’hier.

Rivo, un chauffeur d’une ligne reliant Tanjombato à Andranomena explique que c’est difficile de respecter à la lettre toutes les mesures imposées. Les passagers pressés de rentrer, ont dû mal à accepter la limitation du nombre de place dans le bus. Un receveur d’une ligne reliant Ambohibao à Analakely regrette qu’il n’y ait pas de gel désinfectant dans son véhicule.

Le pire des scénarios reste celui des minibus de 18 places en temps normal qui assurent certaines lignes de la capitale. Lors de cette reprise, ils mettent trois personnes à chaque banquette et visiblement la distanciation d’un mètre est loin d’être respectée. Mais un receveur de la ligne 184, reliant Ambanidia – Mahamasina explique qu’il ne fait qu’appliquer les dispositions indiquées par l’Agence de transport terrestre, nonobstant en effet le risque de propagation rapide par contact de la maladie.

Malgré la reprise, de nombreuses personnes ont quand même eu des difficultés à rentrer chez eux l’après-midi. Sur certains arrêts, comme à Behoririka, les voyageurs se piétinent et se bousculent pour entrer dans les bus. Les uns et les autres sont pressés de rentrer chez eux, mais à cause des mesures restrictives qui s’imposent, ils ont dû mal à entrer dans les bus qui commençaient par ailleurs à se faire rare à partir de 13h.